L’Occident a déclaré la guerre à la Russie

Nous sommes entrés dans la troisième guerre mondiale.
Les historiens -si tant est que l’histoire se prolonge suffisamment longtemps- retiendront sans doute comme date de départ de la troisième guerre mondiale le 24 février 2022.

Les trois guerres mondiales auront débuté par l’agression d’un petit pays (petit dans le sens : ayant peu de poids sur la scène mondiale) par une grande puissance : la Serbie en 1914, la Pologne en 1939 et l’Ukraine en 2022.
Les deux premières ont dégénéré en guerres mondiales quelques jours après la première agression ; il en est de même cette année, où l’on peut placer l’entrée officielle en guerre des autres nations au 1er mars (mois qui tire son nom du dieu de la guerre !).
Officielle car ce jour-là un ministre de l’alliance contre la Russie a vendu la mèche, révélé le pot-aux-roses, dit tout haut les vraies raisons de l’activisme occidental envers la Russie en réaction à l’agression de l’Ukraine.

Cet homme c’est Bruno le Maire, ministre français de l’économie et des finances, qui en a dit trop, sur l’antenne de la radio France Info le 1er mars à 8h30 du matin. Il s’est exprimé si franchement et si clairement qu’il a fallu par la suite démentir certains de ses propos, mais il était trop tard, le mal était fait, il avait maladroitement révélé les intentions profondes de l’Occident.

Nous allons étudier ses propos et constater qu’ils constituent une véritable déclaration de guerre de l’Occident à la Russie, non seulement en paroles, mais en actes.

Bruno le Maire, porte-parole presque officiel de l’Occident

Resituons le contexte : la France, on va le voir, est le fer de lance des Etats-Unis en Europe, c’est elle qui dirige l’Europe et les Européens, et pas seulement parce qu’elle préside l’Union pour six mois. Des trois pays capables de diriger les autres (France, Allemagne et Royaume-Uni), c’est à dire de leur imposer des directives, la France est le seul qui se soit particulièrement mis en avant dans l’affaire ukrainienne.
Donc déjà, il faut savoir que la France a pris la main sur le dossier, plus que les autres, en association étroite avec la Commission Européenne à Bruxelles et avec les Etats-Unis. Elle fait partie de ceux qui dirigent les opérations, ce trio constituant l’État-major en quelque sorte, ce que Bruno le Maire expliquera et confirmera dans ses propos.

Deuxièmement, il faut savoir que ce 1er mars, Bruno le Maire sortait de plusieurs jours de travail intenses sur ce dossier, ne se consacrant qu’à cela (les sanctions économiques et financières contre la Russie), multipliant les réunions longues avec ses homologues européens et américains ; il a lui-même déclaré sortir de plusieurs heures de réunion avec la Secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen.
Donc le ministre Bruno le Maire était gonflé à bloc sur ce dossier, et parfaitement au courant des décisions prises, puisque lui-même en est un acteur principal et non pas un simple exécutant (la nuance est essentielle !), et chargé de les centraliser et les coordonner au niveau européen.

Troisièmement, et c’est important, il s’exprime en direct sur une radio, c’est à dire qu’il n’y pas la possibilité de couper ses paroles ou de les reprendre au montage ; la radio est le média de l’immédiat, c’est celui où les hommes sont les plus francs et les plus directs parce que, malgré leur préparation, les mots sortent naturellement et trahissent souvent les pensées les plus cachées ou les motivations profondes. De plus, on notera que ce matin-là, Bruno le Maire était parfaitement calme, serein, détendu, en présence de journalistes bienveillants posant manifestement des questions décidées à l’avance ; il consultait ses notes et s’exprimait sur un sujet, on vient de le dire, tout frais, et dans lequel il est personnellement partie prenante.

Quatrièmement, et là aussi il convient de le souligner tout particulièrement, Bruno le Maire a bien pris soin de ne s’exprimer qu’au nom du groupe qu’il représente : il dit tout le temps « Nous« , et ce nous, ce sont : l’Union Européenne, les Etats-Unis et le G7. Rien que ça.
Donc Bruno le Maire était ce matin-là le porte-parole de l’Occident puisqu’il s’exprimait au nom de tous, et après avoir consulté tous ces pays et décidé des actions à mener. Nous avons eu droit à un compte-rendu des décisions prises et non pas à une liste d’intentions. Là encore la nuance est importante à saisir.
Et dans ses propos, il révèlera que non seulement ils ont pris des décisions, mais qu’ils ont aussi prévu de contrôler étroitement la bonne application par les pays concernés des actions décidées : un G7 des ministres des finances était prévu l’après-midi même (le 1er mars, donc), et il avait convoqué pour le lendemain (2 mars, donc) une réunion des ministres des finances européens pour s’assurer de la bonne exécution de ces sanctions. Convoqué ! Pas pour débattre mais pour s’assurer qu’ils obéissent ! Vous voyez tout l’intérêt du direct à la radio ; on ne se situe pas dans l’invitation mais bien dans l’impératif : le maître enseigne la leçon et ramasse les copies pour vérifier si elle est bien apprise.

Enfin, Bruno le Maire n’évolue pas uniquement dans les chancelleries et les ministères ; vu son rôle, il est forcément aussi en contact avec l’oligarchie financière mondiale occulte qui dirige le monde et orchestre, du moins en partie, cette affaire. Via les loges et même peut-être plus directement encore. Il ne s’exprimerait pas ainsi, et surtout il n’imposerait pas si facilement à ses partenaires -des Etats censés être souverains je le rappelle- des mesures aussi dures et aussi coercitives, s’il n’en avait pas reçu la garantie (l’ordre ?) d’en haut. Et en-haut, ce ne sont pas seulement les Etats-Unis, mais la hiérarchie au-dessus des nations. Un signe qui ne trompe pas : la Suisse, traditionnellement neutre quelles que soient les circonstances, y compris lors des deux premiers conflits mondiaux, vient cette fois-ci de rejoindre l’Occident dans son hystérie anti-russe, ce qui prouve que les directives partent de très haut. Autre signe, la proposition anglaise de retirer à la Russie son siège au Conseil de sécurité de l’ONU : là, on va très loin. Trop loin et sur trop de domaines à la fois.
Et certains osent dire encore qu’ils ne sont pas en guerre contre la Russie ?
Voyons un peu.

La déclaration de guerre de l’Occident à la Russie éventée par Bruno le Maire

J’ai isolé les passages les plus significatifs de cette intervention de Bruno le Maire sur France Info du 1er mars 2022, ils sont particulièrement instructifs sur la détermination, le point de vue et l’état d’esprit des dirigeants de l’Occident dont Bruno le Maire fut le porte-parole improvisé.
Je le répète, il s’est exprimé de façon posée et réfléchie, consultant ses notes, parfaitement maître de ses propos dont il n’a pas hésité à souligner l’importance par le ton employé ; il sait ce qu’il dit, il sait ce que cela signifie : ce jour-là, pour notre gouverne et pour son malheur, il en a trop dit.
Se rétracter ne servait à rien ; tout le monde a compris, et bien sûr les russes ont compris.

J’invite les lecteurs à bien mesurer le sens des mots et des phrases employés ; ils feront date ; ils sont sans ambiguïté ; ils sont clairs ; s’exprime le raisonnement froid et implacable d’une caste de techniciens à qui on a donné l’ordre de détruire l’adversaire par tous les moyens (ici il détaille le volet financier ; ses collègues s’occupent des autres volets).
Quand on l’écoute, on comprend qu’ils savent ce qu’ils font, ils savent ce qu’ils disent, ils savent où ils veulent en venir.
Allons-y ; c’est Bruno le Maire qui parle :

« Je ne veux laisser planer aucune ambiguïté sur la détermination européenne sur ce sujet ; nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.
Question : à la Russie ou à Vladimir Poutine ?
R : à la Russie, à Vladimir Poutine, à son gouvernement, mais le peuple russe en paiera aussi les conséquences. Soyons clairs : nous voulons viser le cœur du système russe, nous visons Vladimir Poutine, nous visons les oligarques, mais nous visons aussi toute l’économie russe.
Nous avons donc préparé un train de sanctions qui sont en cours d’étude actuellement, avec la Commission Européenne, avec le Secrétariat d’Etat américain au trésor, avec une réunion du G7 cet après-midi sur le sujet
[c’est-à-dire le 1er mars] et j’ai convoqué demain [2 mars] une réunion des ministres des finances européens pour m’assurer de la bonne exécution de ces sanctions. Elles doivent frapper vite, elles doivent frapper fort et on en voit déjà les effets : le rouble s’est effondré de 30%, les réserves de change russes sont en train de fondre comme neige au soleil, et le fameux trésor de guerre de Vladimir Poutine est déjà réduit à presque rien. On voit l’effondrement du marché ; on voit également l’augmentation de l’inflation (…) Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe. »

« Le rapport de forces économique et financier est totalement en faveur de l’Union Européenne »
« Je vais être clair avec vous, Marc Fauvel : c’est la Russie qui va souffrir, pas l’Europe. C’est l’économie russe qui va souffrir. Et c’est le système financier russe qui va s’effondrer sous nos yeux. L’Europe, elle, la seule conséquence qu’elle peut avoir dans les semaines qui viennent, c’est une petite augmentation des prix en fonction de l’augmentation des prix de l’énergie. »

« La banque centrale russe est au cœur de cette guerre économique et financière totale que nous voulons livrer contre la Russie. Nous n’allons pas geler uniquement les avoirs en devises de la banque centrale russe qui représentent 650 milliards de dollars. Au total, c’est presque mille milliards de dollars d’avoirs russes que nous allons geler. Vous voyez que nous sommes déterminés à aller le plus loin possible dans la guerre financière et économique que nous livrons à la Russie« .

Il a utilisé au moins par trois fois le terme de guerre économique et financière.
Il a ajouté que celle-ci était totale et qu’ils étaient déterminés à aller le plus loin possible.
Je rappelle qu’il s’exprime après ses réunions avec les américains et ses homologues européens et du G7, et qu’il s’exprime en leur nom.
Quand vous êtes un dirigeant russe et que vous entendez cela, qu’est ce que vous en concluez ?
Que c’est du bluff ?
D’accord, alors la liste des sanctions et le nombre et la qualité des pays qui l’appliquent, c’est toujours du bluff ?
Et le rétropédalage du même Bruno le Maire quelques heures après, et du président Macron le lendemain, étalant leur hypocrisie et leur lâcheté à la face du monde, quelle valeur ont-ils ?
Que valent des paroles face aux actes ?
Or Bruno le Maire a détaillé un certain nombre d’actes et pour une fois, dans un accès de franchise dû à son implication dans le dossier et à l’arrogance de cette oligarchie sûre de sa puissance, il n’a pas caché la véritable nature de ces actes: ce sont des actes de guerre !
C’est sur les actes que l’on juge les hommes, et les Russes ont bien compris le message.

Ils menacent la Communauté internationale

Second volet à noter : la menace implicite faite aux autres pays, et notamment à ceux qui auront le courage de soutenir la Russie. Ils les menacent de la force de frappe du groupe qu’ils constituent.
Ecoutons-le :
« Etats-Unis et Europe ensemble sont de très loin le continent économique et financier le plus puissant de la planète. Et c’est un message aussi que nous adressons à tous les régimes autoritaires qui veulent contester l’efficacité, le poids politique des démocraties sur la planète : économiquement, financièrement, l’Europe et les Etats-Unis ensemble ont un pouvoir d’action qui est absolument considérable.  (…) Nous irons jusqu’au bout. On veut cibler Vladimir Poutine, mais le peuple russe va souffrir aussi. On ne peut pas faire autrement».

L’observateur avisé notera que dans leur esprit, Etats-Unis et Europe ne font qu’un continent ; les peuples n’en ont peut-être pas conscience, mais qu’ils sachent que leurs dirigeants raisonnent et agissent déjà ainsi.
Ce continent s’autoproclame la démocratie, ce n’est pas nouveau, ce qui sous-entend que tout pays non affilié à ce groupe peut à tout moment être considéré comme un danger pour la démocratie (lire : pour eux), qu’ils appelleront alors régime totalitaire. Peu importe que ledit régime soit dirigé par des personnes régulièrement élues. Et qu’il s’expose, lui aussi, à des sanctions financières et économiques, quand elles ne sont pas militaires. La liste est longue. Qui a envie de la rejoindre ? Voilà pourquoi nombreux sont les pays très discrets sur cette affaire, voire neutres, y compris ceux réputés proches de la Russie comme l’Iran ou la Chine.

La justification par une dialectique mensongère et manipulatrice

Mais au fait, comment justifient-ils cette guerre totale envers la Russie ? Elle n’a pas attaqué l’Europe que je sache, ni même menacée ?

« C’est Vladimir Poutine qui fait peser la menace d’une guerre militaire, avec toutes les conséquences que l’on connaît, sur les peuples européens. Nous, nous ripostons. Je ne suis pas sûr que Vladimir Poutine s’attendait à une riposte aussi unie, aussi ferme, aussi radicale sur le plan économique et financier de la part de l’Union Européenne et des Etats-Unis. Nous irons jusqu’au bout. Nous irons jusqu’au bout le temps qui faudra. Nous visons prioritairement Vladimir Poutine, les oligarques et tout le système politique russe. » (…)
 Il précise :
« C’est la liberté européenne qui est attaquée »
A la question : « Deux médias russes, Russia Today et Sputnik suspendus de diffusion partout en Europe dès aujourd’hui, c’est ce qu’annonce ce matin le commissaire européen Thierry Breton, ça veut dire quoi ? »
Réponse : « Quand on livre une guerre de riposte à un état qui vous attaque, il vaut mieux éviter la propagande ».

Alors à ce stade, apparait toute la mauvaise foi et la manipulation des esprits par leur dialectique mensongère : Bruno le Maire dit que la Russie fait peser la menace d’une guerre militaire sur l’Europe. Ceci reste à prouver, la Russie n’a jamais menacé l’Europe d’une guerre. Et l’Ukraine n’est pas l’Europe mais en Europe.
C’est ainsi qu’il justifie leur action : Nous, nous ripostons. Mais une menace n’est pas une attaque ! Une menace est, à la rigueur, une intention : comment peut-on riposter à une intention ?
Soyons clair : selon le dictionnaire, riposter c’est répondre à une attaque par une attaque : or l’Union Européenne, et encore moins les Etats-Unis ne sont et n’ont pas été attaqués ! Donc ils ripostent à une attaque inexistante. Pour cela, il faudrait que l’Ukraine soit membre de l’UE, ce n’est pas le cas, ou de l’OTAN, ce n’est pas le cas, ou liée par un pacte de défense mutuelle avec l’UE ou l’OTAN, ce qui, encore, n’est pas le cas !
Par conséquent, la mauvaise foi de l’Occident est évidente et prouve que le front ukrainien n’est qu’un prétexte.
D’où la phrase révélatrice de Bruno le Maire : il pense que Vladimir Poutine ne s’attendait pas à une telle riposte ; évidemment, puisque l’Occident n’était pas visé, il n’avait aucune raison de riposter, et encore moins de riposter dans de telles proportions.
De telles paroles peuvent faire penser que la Russie est tombée dans un piège tendu par l’Occident : on l’a poussé à la guerre parce qu’on avait des intentions pas très nettes derrière.
Voilà pourquoi ils bloquent les médias russes et le justifient par l’inversion accusatoire classique : il ne faut pas laisser la Russie dévoiler la vérité, ou se justifier, afin que leur propre propagande (très largement constatée !) puisse entièrement occuper le terrain… et les esprits.

Bruno le Maire continue sa justification :
Parce que « le dirigeant russe a décidé d’envahir un pays souverain, et que nous ne connaissons pas la suite de ses intentions (…), la politique et le choix stratégique qui a été retenu par le Président de la République, c’est la riposte massive, tous azimuts, économique, financière, médiatique, militaire également », ajoutant :
« Les démocraties ont été trop naïves face à la montée en puissance des régimes totalitaires ».

Là, ces propos correspondent à ce que nous disions : alors qu’ils ne sont pas personnellement agressés, ces Etats organisent une riposte massive tous azimuts parce qu’ils ne connaissent pas les intentions russes, disent-ils. Mais en droit, on ne punit pas une intention, et heureusement. On peut montrer à l’adversaire (ou celui considéré comme tel) que l’on n’est pas dupe, et préparer sa défense, mais si cette défense se transforme en attaque, alors soyons clairs : ces attaques sont une déclaration de guerre en bonne et due forme de l’Occident à la Russie.

D’ailleurs la Russie ne s’y est pas trompée. Le jour même, Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité de la Russie et ancien Président, a répondu sur Twitter en français : «Un ministre français a dit aujourd’hui qu’ils nous avaient déclaré la guerre économique. Faites attention à votre discours, Messieurs ! Et n’oubliez pas que les guerres économiques dans l’histoire de l’humanité se sont souvent transformées en guerres réelles.».
A menaces, menaces aussi. Et à attaque présentée en riposte, riposte aussi.

L’autre mensonge consiste à présenter la Russie comme un régime totalitaire, afin de légitimer leur agression. Mais la Russie n’est pas du tout un régime totalitaire, c’est une démocratie dont Vladimir Poutine est le Président, régulièrement et valablement élu, devant rendre des comptes devant un Parlement, élu également. Et côté totalitarisme, les soi-disant démocraties européennes et américaines ont démontré en deux ans de crise covidienne une dérive totalitaire avérée, foulant aux pieds les droits imprescriptibles de la personne humaine et les libertés les plus fondamentales, bien plus que le régime russe.

Le détail des sanctions

Puisqu’on juge les hommes, et les Etats, à leurs actes, voyons rapidement en quoi consistent les sanctions financières qui ont été prévues.

La veille, 28 février, le même Bruno le Maire détaillait sur le perron de l’Elysée « les sanctions économiques et financières contre de la Russie et contre les oligarques russes » :
« En accord avec nos partenaires européens et américains :
– nous avons retiré du système de paiement swift un certain nombre de banques russes
– Un G7 des ministres des finances aura lieu demain sur ce sujet
[donc 1er mars après-midi] et nous poursuivrons la coordination, au titre de la présidence française, sur la mise en oeuvre effective du retrait des banques russes du circuit de paiement swift ;
– par ailleurs, l’intégralité des avoirs de la banque centrale russe ont été gelés cette nuit ; cela représente des sommes très significatives, en dizaines de milliards d’euros, qui entament largement les réserves de change de la banque centrale russe et sa capacité à financer le commerce russe en devises. (…)
– Nous poursuivons le recensement complet des avoirs financiers, des biens immobiliers, des yachts, des véhicules de luxe, qui appartiendraient aux personnalités russes sous sanction européenne.
– Nous allons également identifier toutes les personnalités russes ayant des avoirs en France qui pourraient être ajoutées à la liste de sanctions européennes en raison de leur proximité avec le pouvoir russe. Nous nous doterons des moyens juridiques de saisir l’intégralité de ces biens. »

Concernant SWIFT, nous savons depuis que pour le moment, 7 banques russes dont VTB, la deuxième plus grosse banque de Russie, seront déconnectées du système Swift à partir du 12 mars. Mais ils ont parlé d’exclure 60 à 70% des banques russes.
Concernant la banque centrale russe, Bruno le Maire apportait des précisions le lendemain (voir plus haut dans l’article), estimant à mille milliards de dollars les avoirs et actifs gelés.
Concernant ceux qu’ils appellent « les oligarques russes » censés proches du pouvoir, et estimés à 488 personnes en Europe, les détails donnés par Bruno le Maire sont la manifestation d’un acharnement à titre personnel, autant indécent que déplacé :
 «J’ai mis en place une task force pour repérer l’ensemble des oligarques russes, leurs biens, leurs avoirs qui se trouvent en France, au nom des oligarques, de leurs conjoints, de leurs enfants, de leurs sociétés civiles immobilières. Pour qu’ils ne puissent pas se dissimuler derrière des montages financiers. Nous sommes en train de travailler juridiquement avec la chancellerie pour que le gel devienne une saisie, nous allons toucher au cœur le pouvoir russe (…) Aucun oligarque ne passera entre les mailles de nos filets, c’est notre objectif».
Oui mais ces gens-là sont des voleurs, car Bruno le Maire explique la différence entre gel et saisie : « Nous allons faire en sorte qu’il ne s’agisse pas simplement d’un gel des avoirs mais d’une saisie des avoirs. Qu’est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire que lorsqu’il y a gel, vous ne pouvez plus user de votre yacht, de votre voiture ou de votre appartement, quand on le saisit, vous perdez la propriété de cet appartement, de ce yacht ou de cette maison. »

Sur le même sujet, on notera l’acharnement des gouvernements et des médias occidentaux sur la personne de Vladimir Poutine ; ils parlent relativement peu de la Russie d’une manière générale, ni de son entourage, on subit une focalisation démesurée, presque obsessionnelle, sur la personne du Président, Vladimir Poutine, comme s’il était le diable en personne, ou un personnage mythique derrière lequel les structures s’effacent devant l’importance de l’individu, comme l’Antéchrist.
On croirait, à les entendre, que seul le Président russe est responsable de tout, décideur de tout, et à la limite, que sa disparition résoudrait tout.
On sent une haine individualisée et focalisée sur la personne du Président Poutine ; parce qu’il est le chef de la Fédération de Russie ou parce qu’il représente tout ce que déteste l’Occident aujourd’hui: le mâle blanc, hétéro, chrétien, patriote et viril ?

Outre l’exclusion de certaines banques russes du système Swift, le gel des actifs de la Banque centrale russe, et le vol caractérisé des oligarques, de nombreux pays ont décidé :
– l’exclusion des vols commerciaux et privés russes de leur espace aérien ;
– l’interdiction des échanges commerciaux de certains biens et/ou entreprises, par exemple dans les secteurs stratégiques de l’armement et des semi-conducteurs ;
– la pression sur certaines multinationales qui opèrent dans la Fédération de Russie ;
– la suppression ou la limitation d’achats d’hydrocarbures (pétrole et gaz) ;
Etc…

Mais si nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, nous dit-on, peut-on m’expliquer en quoi consiste une guerre économique et financière ?

Et d’autre part, même si les Occidentaux ne prennent pas le risque d’envoyer leurs soldats au front, ils ont livré des tonnes de matériel militaire à l’Ukraine, et particulièrement des armes sophistiquées en grand nombre : missiles anti-aériens Stinger, missiles antichars Javelin, lances-roquettes NLAW et AT4, et bien entendu drones militaires.
N’est-ce pas une façon indirecte de faire la guerre ?

Le rôle particulier de la France 

Ceux qui croient que la France n’est qu’un pays parmi les autres, ou le valet bien obéissant des Etats-Unis se trompent : la France est, aux côté des Etats-Unis, le fer de lance, le coordinateur et l’organisateur en Europe de la stratégie internationale. Elle est partie prenante et même à l’origine de certaines initiatives.
Voilà encore, de la part de Bruno le Maire, des propos bien révélateurs :

« Avec le Président de la République nous travaillons sur ce sujet, nous renforçons les sanctions ; j’ai poussé sur Swift pour qu’on déclenche Swift le plus rapidement possible, j’ai poussé personnellement pour qu’on l’élargisse au plus grand nombre de banques possibles, nous avons pris la décision, avec le Président de la République, de cibler la banque centrale russe, c’est notre proposition, l’idée d’avoir gelé les intégralités de la banque centrale de près de mille milliards de dollars, c’est une proposition française. »

Donc les russes savent que l’idée d’intensifier Swift, c’est nous, que geler les avoirs de leur banque centrale, c’est encore nous. Et ce nous, cette fois-ci, désigne personnellement le gouvernement français.
Donc les russes savent qu’ils ont deux adversaires qui sortent du lot et se distinguent par leur agressivité, qu’ils transmettent et même imposent aux autres : les Etats-Unis et la France.
Quand viendra l’heure des comptes et des châtiments, qui sera privilégié à votre avis ?

Et ce n’est pas fini : le lendemain 2 mars, le Président de la République Emmanuel Macron s’adressait solennellement aux français et y annonçait, entre autres, la convocation d’un sommet européen à Versailles les 10 et 11 mars : deux jours, c’est beaucoup, mais pour parler de quoi ? De l’indépendance énergétique (en clair : ne plus dépendre des russes sur ce plan) et de l’organisation d’une vraie défense européenne.
Voici une synthèse des propos d’Emmanuel Macron rapportés par le Figaro :
«Nous ne pouvons plus dépendre des autres pour nous nourrir, nous soigner, nous informer, nous financer», a poursuivi Emmanuel Macron. «Nous devrons promouvoir un nouveau modèle économique fondé sur l’indépendance et le progrès.» Sur l’énergie, «nous ne pouvons plus dépendre du gaz russe pour nous déplacer, nous chauffer, faire fonctionner nos usines», a déclaré Emmanuel Macron, qui a affirmé vouloir défendre «une stratégie d’indépendance énergétique européenne». Sur le volet défense, «notre défense européenne doit franchir une nouvelle étape», a estimé le président. Celui-ci va convoquer un sommet des chefs d’État et de gouvernement européens les 10 et 11 mars prochains à Versailles, «qui aura à décider sur ces sujets», a-t-il annoncé.

Là encore, Macron n’agit pas et ne parle pas comme un chef d’Etat parmi les autres mais comme un chef tout court ; un chef qui dicte aux autres européens la conduite à tenir, et qui les convoque (!) sous une semaine pour décider (ce sont ses termes) de ce qu’il convient de faire, c’est à dire, pour entériner les propositions qui leur seront faites. Des propositions élaborées par qui ? Sûrement pas par un collectif des 27, mais comme toujours, par l’establishment oligarchique occulte qui dirige le monde et dont Macron est un éminent porte-parole. Cela veut dire que ces hommes, qui se targuent de défendre la démocratie à tout bout de champ, se comportent eux-mêmes, publiquement, de façon autoritaire : je vous convoque tous d’ici une semaine chez moi, non pas pour discuter mais pour prendre des décisions… à partir de dossiers préparés à l’avance. Sympa pour les petits Etats baltes dépendants à 100% du gaz russe ! Belle démocratie que voici.
Pareil pour la défense : c’est facile d’aborder le sujet quand on sait qu’il n’y a que deux nations en Europe (la France et le Royaume-Uni) disposant d’une armée capable d’intervenir en opérations extérieures, et dotées de la puissance atomique… qui va, là encore, imposer sa volonté à tous les autres ? Et ils osent parler de démocratie ?

Et puis ces deux sujets ne sont qu’un prétexte ; s’ils se réunissent, c’est aussi pour aborder d’autres sujets plus confidentiels, que nous ne connaissons pas mais pouvons supposer, avec en filigrane un choix de civilisation présenté à chaque nation : soit on est avec eux, soit contre eux.
Or être avec eux, c’est accepter la domination d’une société socialo-libérale, aux mœurs dégénérées (LGBT, idéologie transgenre, avortement…), aux pratiques totalitaires (contrôle numérique des populations), aux populations déracinées et submergées par une invasion migratoire obligatoire, à la morale laïque fondamentalement antichrétienne, et défendant une science contre-nature et antinaturelle. Joli programme que certains pays en Europe, comme la Pologne ou la Hongrie, continuent à désapprouver sur certains points. Ils veulent les mettre au pied du mur, les obliger à choisir leur camp. Mais comme l’autre camp est présenté comme celui d’abominables nazis totalitaires et antidémocratiques, le choix en réalité est unique : seule leur civilisation pourrie est disponible. Sinon on vous écrasera comme on écrase actuellement la Russie. Voilà le message, il est clair, et ceux parmi les 27 qui ne sont pas d’accord ont une semaine pour préparer une négociation qui s’annonce ardue, devant le monarque et ses amis qui les a convoqués, comme de vulgaires subalternes, dans son château.

Macron qui a osé répéter ce soir-là que nous n’étions pas en guerre contre la Russie.
Il n’y a pas seulement de l’hypocrisie, mais aussi de la lâcheté. Ces gens-là se croient et se disent très forts, mais en même temps sont-ils vraiment à l’aise ? N’auraient-ils pas peur au fond d’eux-mêmes ? Voilà pourquoi ils font la guerre des hypocrites, sans déclaration de guerre officielle, et la guerre des lâches, à distance (avions, missiles, drones…), la guerre par ordinateurs, par banques interposées, la guerre qui pénalise en premier le petit peuple, qui se prend de plein fouet l’inflation, la fermeture des banques, les coupures d’électricité, les fermetures d’entreprises et le chômage, les difficultés d’approvisionnement. Une guerre de lâches parce que les petites gens ne peuvent ni se venger, ni s’en prendre aux fauteurs de ces maux.

Conclusion

Soyons lucides : nous avons déclaré la guerre à la Russie. Dans un accès de franchise dû à son implication dans le dossier, Bruno le Maire n’a fait qu’exprimer en paroles ce qu’ils ont fait en actes. Et ces actes sont des actes de guerre, comme il l’a dit, tous azimuts : économiques, financiers, médiatiques et militaires. Une guerre présentée comme une riposte à une agression envers l’Union Européenne et les Etats-Unis qui n’a pas eu lieu.
La Russie le savait, et pourtant elle a attaqué quand même l’Ukraine. Pourquoi ?
Est-ce seulement pour libérer les Républiques pro-russes du Donbass, démilitariser et dénazifier l’Ukraine (c’est à dire la libérer de ses dirigeants corrompus et décadents) et l’empêcher d’adhérer à l’OTAN, comme elle l’affirme ?
Aurait-elle pris tant de risques pour ça, alors que seule l’adhésion à l’OTAN aurait pu justifier cette intervention, mais celle-ci n’avait pas été entérinée ?
Ou bien est-ce parce qu’il existe en filigrane un désaccord fondamental sur la nature de la civilisation que l’Occident est en train de bâtir et d’imposer au reste du monde, par la force s’il le faut, une civilisation si pourrie, si contre-nature, si dépravée, si perverse, que même des pays comme la Russie, qui n’est pourtant pas un modèle de vertu, ou peu s’en faut, non seulement refusent, mais décident de combattre ouvertement.
Et si la Russie était le bras armé de la Sainte Vierge pour bloquer l’avancée de ces satanistes et les châtier, eux et leurs peuples dégénérés ?
Là on entre dans la dimension eschatologique, une dimension sur laquelle nous reviendrons, mais elle expliquerait bien des choses, et particulièrement cette étonnante détermination des élites dirigeantes occidentales à vouloir abattre le gouvernement russe, non pas pour défendre l’Ukraine, mais pour faire sauter le dernier obstacle à leur hégémonie, parce que celui-ci est encore le seul à défendre la chrétienté et les valeurs chrétiennes.
Cette Troisième guerre mondiale, c’est la bataille de l’Armageddon, qui se met en place sous nos yeux.

Louis d’Alencourt, le 7 mars 2022

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Ukraine ou Syrie ?

Il est temps je pense de proposer une autre grille de lecture aux événements qui se passent actuellement autour de la Russie et du supposé conflit ukrainien qu’elle envisagerait. Je propose d’étudier les faits non pas sous l’angle de la désinformation gouvernementale et médiatique occidentale, ni sous celui de la riposte russe, ni sous celui des analyses géopolitiques de tous bords, forcément influencées par la politique officielle, mais sous l’angle des véritables enjeux et des projets des véritables donneurs d’ordres.
Je n’affirme pas avoir raison, je n’oblige personne à croire les explications du dessous des cartes que je vais donner, mais j’incite le lecteur à se poser la question : à quoi sert le conflit ukrainien ? Notamment pour les occidentaux, puisque ce sont eux qui soupçonnent à grand bruit la Russie de vouloir envahir l’Ukraine, et s’agitent bien visiblement depuis deux mois sur ce sujet. S’agitent politiquement, diplomatiquement et militairement.
Pourtant, toute personne qui réfléchit un tant soit peu et qui se renseigne un minimum, conclura très vite que la Russie n’a aucun intérêt à attaquer et envahir l’Ukraine et qu’au contraire, elle a tout à y perdre. Ne serait-ce à cause de l’attention extrême que porte l’Occident à ce sujet et à sa capacité de nuisance bien réelle dans les domaines économiques, financiers, commerciaux, politiques, sociaux, voire militaire.
Il faut avoir également à l’esprit que l’Occident (c’est à dire principalement les Etats-Unis et l’Union Européenne) agite sous le nez de la Russie deux menaces contigües et pourtant séparées et séparables : des mesures de rétorsion en cas d’invasion de l’Ukraine et l’éventualité pour cette dernière d’adhérer à l’OTAN.
Or pour la Russie, autant un conflit armé avec l’Ukraine est un risque qu’elle n’est pas prête de prendre, ce qu’elle n’arrête pas de répéter (il y a trois semaines, le chef de la marine allemande a même déclaré que c’était une ineptie, propos de bon sens pour lesquels il a été viré), autant l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN constitue une grave menace pour sa sécurité nationale et l’intégrité de son territoire, raison pour laquelle elle s’oppose formellement à ce projet et déclare qu’il s’agirait d’une ligne rouge à ne pas franchir. Là, les menaces de la Russie sont bien réelles. Chacun son tour.

Pourquoi donc les Occidentaux provoquent-ils la Russie à ce point, en jouant sur les deux tableaux (un conflit imaginaire et la menace de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN) et en entretenant l’amalgame et l’ambiguïté sur deux sujets pourtant bien différents, et en refusant à la Russie tout dialogue sincère, franc et de bonne foi ?
En d’autres termes, qu’est-ce que ça cache ? Quels sont les véritables enjeux derrière ces provocations à peine voilées ?

Pour répondre à ces questions, il est nécessaire d’essayer de comprendre quels sont les projets et les enjeux de ceux qui dirigent véritablement le monde ; de ceux qui font et défont les Présidents, ou plus exactement qui placent en position éligible des hommes ou des femmes dociles, formés au Nouvel ordre mondial, acquis et soumis à leur domination, quel que soit leur degré d’initiation.

Bien comprendre qui dirige le monde

Nous n’avons pas la place ici de donner une description complète et détaillée du pouvoir occulte mondial, nous nous contenterons d’en brosser rapidement les contours, et surtout de mettre en exergue les enjeux qui les préoccupent, ou plus exactement d’essayer de comprendre leur stratégie véritable.
De toute façon, personne n’a une idée véritablement précise de leurs projets ; on ne peut que procéder par estimations, et corriger celles-ci à partir des faits et des événements, car seuls les faits peuvent nous renseigner sur les décisions finales qui ont été prises, mais aussi sur les dissensions ou les tensions qui agitent ce (tout petit) milieu.
Tout ceci dépasse de loin les propos ou les choix effectués par tel ou tel chef d’Etat, qui ne fait qu’appliquer les décisions de ses donneurs d’ordre, en utilisant des prétextes servant à masquer les véritables motifs.

Le petit groupe qui gouverne le monde est constitué de la haute aristocratie juive contrôlant la finance mondiale, et de ses satellites judéo-maçonniques répartis dans quantités de sociétés plus ou moins secrètes. Le centre réel de décision se situe donc au niveau de la haute finance apatride, à laquelle sont associées les haute hiérarchies des principales sociétés secrètes ; en tout, quelques dizaines de personnes (300 avancent certaines sources).
Voilà. Sont donc prises des décisions collégiales -c’est très important à intégrer- qui sont appliquées ensuite par Etats interposés ; de même que les éventuels conflits entre ces messieurs, ou entre factions, se résolvent là encore par Etats interposés. Et ceci est capital à comprendre !

Capital car le groupe qui dirige le monde n’est pas totalement homogène. Il est, pour simplifier, réparti en trois factions, trois principaux blocs, que les membres soient juifs ou pas :
le sionisme libéral d’inspiration révolutionnaire, de loin le plus puissant et le plus riche,
le sionisme impérialiste à tendance nationaliste-populiste, devenu au fil du temps un dangereux challenger,
– et ceux qui ne veulent pas prendre parti entre les deux, probablement le plus grand nombre.
On retrouvera le même schéma derrière les gouvernements des pays, selon qu’ils se rattachent à la faction libérale, ou impérialiste, ou neutre (mais toujours sioniste, n’oublions pas – c’est l’impératif de base).
Et ceci explique la très grande majorité des tensions.
Par exemple, la présidence Trump fut le vol par la faction impérialiste-populiste d’une chasse gardée de la faction libérale, d’où sa fureur. Le Président Trump fut le seul président américain combattu avec acharnement sur toute la durée de son mandat (!), et qu’on essaiera de virer (procédure d’impeachment) jusqu’au bout… du jamais vu de mémoire américaine. Et il faudra aux sionistes libéraux tricher ouvertement pour récupérer la Maison Blanche, ce que TOUS savaient, même nous.

Les rivalités bien réelles entre les deux factions sionistes n’expliquent pas tout, bien sûr, mais permettent de comprendre bien des faits.
Et cette rivalité ne date pas d’hier. Voici un extrait de la préface de Pierre Hillard du livre Le réseau Rampolla :
« Parmi les nombreux éléments préparant le deuxième conflit mondial, la lutte entre Trotski et Staline fut, en arrière-fond, une bagarre à mort entre deux factions.
Celle de Trotski financée par la City et Wall Street, comme cela a été prouvé par l’historien Antony Sutton, représentait un courant messianique sanglant chargé de répandre l’esprit de la Révolution dans le cadre d’un chambardement complet du monde en vue de préparer l’arrivée d’un « Messie » mettant à l’honneur la Synagogue au dépens d’une Eglise abattue.
En revanche, la faction représentée par Staline n’était pas messianique, mais impérialiste. Celui-ci souhaitait d’abord consolider la révolution bolchevique en Russie, quitte ensuite à la renforcer en soumettant des pays au communisme. Un esprit impérialiste repose sur un calcul matériel d’avantages et de désavantages, le tout dans le cadre d’un rapport de force. D’une certaine manière, une certaine logique anime ce courant. C’est tout autre chose en ce qui concerne le courant messianique qui sublime un idéal religieux, d’essence satanique, faisant fi, ou du moins portant peu d’attentions aux considérations matérielles. »
Ce que Pierre Hillard appelle la faction messianique révolutionnaire, c’est la faction libérale, qui tient actuellement les Etats-Unis de Joe Biden, la France d’Emmanuel Macron, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et probablement le Royaume-Uni (quoique Boris Johnson me semble faire partie des neutres), et depuis peu, l’Israël de Naftali Bennett.
Et la faction impérialiste-populiste tient actuellement la Chine, la Russie de Vladimir Poutine, le Brésil de Bolsonaro, la Hongrie de Victor Orban, pour les plus importants, après avoir perdu coup sur coup -ce qui n’est pas un hasard- deux ex-belles conquêtes : les Etats-Unis de Trump et l’Israël de Benjamin Netanyahu. Et place un peu partout des challengers, comme Zemmour en France.

Par conséquent, le conflit actuel par Ukraine interposée est un épisode, probablement majeur, de l’affrontement entre la faction libérale messianique (USA-UE) et la faction impérialiste-populiste (Russie-Chine, mais ici principalement Russie, le plus gros morceau).
Voilà le filtre, la grille de lecture indispensable pour comprendre le véritable enjeu de ce conflit car celui-ci n’est pas l’Ukraine, très secondaire, mais autre chose ; un autre chose lié aux projets du clan libéral, qui a perdu quatre ans avec Trump, ne l’oublions pas, et qui doit accélérer le processus parce qu’il a pris du retard sur son calendrier.
Autre chose qui leur paraît indispensable et sur lequel la Russie les bloque depuis neuf ans, et pour le débloquer ils ont enclenché l’ignoble double chantage du conflit ukrainien (qu’ils pourraient déclencher eux-mêmes en accusant la Russie d’être l’agresseur, technique éprouvée et efficace ; Poutine le sait) et surtout de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.

Et cet autre chose, je me demande s’il ne s’agit pas de la Syrie.

Pour cela un peu d’histoire…

Tout bascule en septembre 2013

Rappelez-vous : l’oligarchie mondiale décide de stabiliser et redresser la Russie en la dotant d’un Etat fort, fiable et durable en confiant le pouvoir exécutif à Vladimir Poutine, choisi dans le sérail (ex colonel du KGB) et suffisamment jeune pour orchestrer un redressement dans la durée. Il s’agissait alors d’opérer la reconversion de la Russie en la faisant muter du modèle communiste soviétique devenu désuet au modèle communiste moderne rendu possible par l’informatisation, et qui permet de concilier collectivisme et libéralisme en une sorte de fusion qui prendra le nom de mondialisme.

Pour cela, on dote Vladimir Poutine de pouvoirs forts et on lui déroule le tapis rouge, en l’occurrence un cours mondial du pétrole élevé (les cours sont entièrement manipulés par l’oligarchie financière), la Russie tirant principalement ses revenus des exportations d’hydrocarbures. Cours qui restera élevé toute la durée de son « mandat », jusqu’aux sanctions dont nous allons bientôt parler.
Manque de chance, Poutine semble rapidement rejoindre le camp des impérialistes, choisissant à nouveau un positionnement à la Staline, à savoir un pouvoir fort, certes sioniste, mais d’abord patriote avant d’être libéral-messianique (un peu comme « l’Europe des nations » de Jean-Marie Le Pen) et c’est ce rapprochement de Poutine avec le clan nationaliste-populiste qui va, je pense, leur donner de l’espoir et un regain de puissance, qui leur permettra de (re)lancer petit à petit des vagues populistes un peu partout dans le monde, y compris dans les chasses gardées des libéraux, à savoir l’Amérique du Nord et l’Europe.
Ceci explique aussi pourquoi des hommes comme Poutine ou Trump ne peuvent être éliminés comme de vulgaires Kennedy ou Luciani (Jean-Paul Ier) : parce qu’ils ne sont pas seuls, il y a derrière eux une organisation puissante et elle aussi multimilliardaire, capable de rétorsions suffisantes pour décourager le clan libéral de recourir à des mesures expéditives.

Ce ralliement de Poutine aux populistes se vérifie à plusieurs reprises, et notamment dans les choix affichés d’une politique sociale et culturelle conservatrice, restaurant plutôt la civilisation chrétienne là où les libéraux la détruisent (car cela ne gêne pas les nationaux-populistes dans la mesure où ce christianisme reste soumis au sionisme, façon Vatican II), mais aussi quand il freinera la carrière de quelques oligarques milliardaires, presque tous juifs, qui s’étaient indécemment goinfrés lors du démantèlement de l’Union Soviétique, afin de reprendre en main et de contrôler les destinées financières et industrielles du pays.

Ces écarts de la Russie de Poutine sont tolérés par l’oligarchie judéo-maçonnique libérale dans la mesure où ce pays continue à collaborer – ou du moins ne s’oppose pas- à l’émergence du mondialisme et au déroulement du « plan ».

Le plan justement. Parlons-en quelques secondes. Israël, nous le savons tous, au propre comme au figuré, est le point central du monde. L’Etat juif estime, pour sa sécurité, qu’il doit éliminer toute menace autour de lui. Voilà pourquoi, depuis des décennies, il travaille soit à soumettre ses voisins, soit à les déstabiliser. Les pays soumis (ou « alignés ») sont connus : Jordanie, Arabie Saoudite, Turquie. Les autres, souvent considérés comme ennemis, ont été déstabilisés, ou doivent l’être. Ce fut le cas du Liban et de l’Irak, puis ce fut le rôle du « printemps arabe » dont la principale fonction avait pour but de déstabiliser les derniers « non alignés » : Egypte, Lybie et surtout Syrie ; les autres (Tunisie, Yémen etc.) servent de dérivateurs pour faire croire à un mouvement plus vaste, et pour certains de régler quelques comptes. Restera l’Iran, le plus gros morceau.
Seulement voilà : ces fausses contestations orchestrées par des services secrets s’avèreront un demi-échec : la tentative en Egypte dure à peine un an et se solde par une reprise en main du pays par un militaire affilié au clan nationaliste-populiste. Et surtout la Syrie ne tombe pas ; contre toute attente, et malgré les efforts conjoints des pseudos-contestataires et de l’Occident, curieusement hostile au régime de Damas et ouvertement pro-rebelles (ce qui s’explique mieux quand on connaît le dessous des cartes rappelé ici), le régime de Bachar el-Assad résiste et se maintient au pouvoir, rapidement soutenu puis épaulé militairement par Moscou.

Nous l’avons tous vécu et tous vu : la résistance du régime syrien posait un très gros problème à l’oligarchie mondialiste (on l’a vu via les réactions des gouvernements Occidentaux) et constituait un imprévu non programmé parce que contrariant le plan.
Nous esquisserons un peu plus loin une explication de leur motivations profondes.

Mais il y a le plan. Et le plan, à l’époque, consistait à déstabiliser durablement la Syrie en commençant par renverser -préalable impératif- le régime de Damas. Les Occidentaux, qui jouent en façade le rôle qu’Israël joue en coulisse, vont donc insister lourdement pour que la Syrie tombe ; après l’échec de septembre 2013, dont nous allons parler, ils iront même jusqu’à créer une milice spéciale, baptisée « Etat islamique » dont le but était de continuer à déstabiliser toute la région, y compris la Syrie, et de servir de réservoir et de base pour un pseudo terrorisme islamique créé pour l’occasion.
Les Occidentaux donc, et derrière eux l’oligarchie sioniste libérale, tentent par tous les moyens, depuis 2011, de faire tomber le régime syrien en multipliant les provocations, la guerre civile, les menaces, les mesures de rétorsion, et les attaques sous faux drapeau.

Le point d’orgue est atteint le 21 août 2013 (jour anniversaire de la mort de Trotski ! Donc il n’y a pas d’ambiguïté sur les forces en présence : ce sont bien les financiers de Trotski, le clan libéral messianique, qui affronte le clan nationaliste-populiste dont Vladimir Poutine est un des champions), lorsqu’une attaque au gaz sarin attribuée au régime syrien fait de nombreuses victimes. Comme si Damas allait prendre un tel risque sachant qu’il est étroitement surveillé par les Occidentaux, qui ont massé leurs navires à proximité, et n’attendent qu’un prétexte pour le couvrir de bombes. On regrettera au passage le manque d’imagination des services secrets, qui recouraient déjà régulièrement au gaz sarin (on était, je crois à la troisième attaque de ce type !), et continueront à le faire, alors que ce produit est un des moins crédibles du point de vue tactique, autant militaire que politique ; peut-être pour ses capacités émotionnelles sur les populations occidentales ?
Cette énième attaque sous faux drapeau, opportunément attribuée au régime de Bachar malgré ses dénégations, avait été choisie pour enclencher enfin la phase d’écrasement de la Syrie, et forcer la main à Moscou. Barak Obama était prêt à attaquer, avec le soutien de la France de François Hollande, petit caniche aux ordres du maître, l’autre seule puissance capable d’intervenir militairement s’étant prudemment mise en retrait (un signe de plus qui confirmerait que les britanniques font partie des neutres, c’est à dire de ceux qui ne veulent pas prendre parti entre les libéraux et les populistes).
Début septembre la décision était prise et allait s’enclencher ce qui était probablement le début de la troisième guerre mondiale, car l’écrasement de la Syrie aurait probablement enclenché l’embrasement des pays musulmans, sans compter les troubles graves dans les pays occidentaux à forte immigration musulmane.
Le sommet est atteint le 3 septembre : ce jour-là les navires américains « testent » le dispositif de défense syrio-russe en lançant plusieurs missiles vers la Syrie ; c’est à la fois un test et le déclenchement du conflit. Et une façon de forcer la main à Poutine. Ce dernier ne cède pas et montre qu’il est prêt à s’opposer aux Occidentaux, et donc au clan sioniste libéral : les missiles sont détruits par la défense anti-aérienne russe installée en Syrie.
Rappelons que les Etats-Unis n’attaquent que les petits pays, ceux incapables de se défendre ; mais ces gens sont en réalité des couards, des lâches ; la Russie leur fait peur, et ils savent qu’elle a la capacité non seulement de les affronter, mais de les affronter victorieusement.
Cet épisode fut un échec cuisant pour le clan libéral, une claque retentissante.

Car, je le répète, il y avait derrière cela un plan, un plan qui n’a pas pu s’accomplir.
Deux jours après, au somment du G20 à Saint-Pétersbourg des 5 et 6 septembre 2013, où ces messieurs pensaient probablement négocier les suites de la guerre avec un Poutine rageur mais soumis, c’est au contraire une paix forcée qui leur est imposée ainsi que, très probablement, un point essentiel : désormais le sort de la Syrie -et par extension toute guerre d’envergure- dépend du bon vouloir de la Russie, et donc du clan nationaliste-populiste.

Voilà. Alors que faire pour faire plier la Russie, l’obliger à rentrer dans le rang, l’empêcher d’imposer d’insupportables conditions ?

La parade : l’ouverture du front ukrainien

Eh bien ces messieurs vont chercher une parade, un moyen de pression sur la Russie. Et ils vont en trouver une : l’Ukraine.
L’Ukraine est le berceau historique de la Russie slave, une partie de sa population est russophone quand elle n’est pas russe tout court, et son sort est étroitement lié à celui de son grand voisin.
Coup de théâtre : tout à coup, contre toute attente et sans véritable justification, le président ukrainien Viktor Ianoukovytch décide, en novembre 2013, de renoncer à un rapprochement avec l’Union Européenne, pourtant largement déjà négocié. Nous nous situons, rappelons-le, à peine deux mois après les événements de septembre.
Là encore, contre toute attente et très étonnamment, cette décision entraîne une révolution dans le pays, qui conduira au renversement du gouvernement et à des troubles favorisant la sécession de la République autonome de Crimée, qui proclame son indépendance puis vote par référendum son attachement à la Russie le 16 mars 2014. Dans la foulée, la Russie accepte le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie.
Poutine est tombé dans un piège, via la Crimée, car ces événements, non reconnus par la Communauté Internationale (c’est à dire en clair par le clan sioniste libéral) vont permettre à cette dernière de s’en servir comme moyen de chantage et de pression.
N’oublions pas que les sionistes libéraux sont des spécialistes de la Révolution contrôlée, les multipliant au gré de leurs besoins (Printemps arabe, Ukraine, Kazakhstan… on retrouve toujours le même processus : le peuple utilisé en chair à canon agité pour une cause en réalité occulte).

Il faut rappeler que, parallèlement aux événements de Crimée, tout à coup la Russie devient le vilain petit canard de la communauté internationale : celle-ci (c’est à dire, une fois encore les pays occidentaux) découvre que la Russie défend une conception chrétienne de la famille et des mœurs et s’oppose à l’idéologie LGBT occidentale, ce qui n’était pas nouveau. Elle est donc soupçonnée de sexisme et d’homophobie, qui s’ajoutent à sa dérive présentée comme anti-démocratique en Ukraine ; cela sera suffisant pour la menacer de boycotter les JO de Sotchi en février 2014 puis, une fois la Crimée rattachée à la Russie, ce sera une avalanche de sanctions : sortie du G8 pour revenir au G7, sanctions politiques, financières, commerciales, et bien entendu, l’outil le plus efficace : baisse du cours mondial des hydrocarbures. Et hostilité déclarée des Occidentaux avec résurgence de menaces de guerre, comme au bon vieux temps de la guerre froide.
Depuis fin 2013 la Russie est l’ennemi du monde occidental, accusée de tous les maux : de vouloir faire la guerre un peu partout, d’être homophobe, raciste et anti-démocratique, et de multiplier de prétendues tentatives de déstabilisation en tous genres (cyber-attaques, ingérence dans les élections américaines en novembre 2016, etc.).

Pourquoi ? Parce qu’elle a bloqué la troisième guerre mondiale, parce qu’elle n’obéit pas au bloc libéral, parce qu’elle est le champion du clan national-populiste, parce qu’elle est la seule capable de résister physiquement aux sionistes libéraux (militairement comme économiquement grâce à son rapprochement avec la Chine, autre puissance à tendance impérialiste) et donc parce qu’elle contrarie fortement l’accomplissement du plan !
La Russie n’est pas un bouc émissaire, elle est un empêcheur de tourner en rond, elle constitue un blocage qu’il faut faire sauter à tout prix !

Pourquoi la Syrie ? Pourquoi relancer ce conflit ?

Le lecteur avisé nous demandera à ce stade : mais pourquoi ces cabalistes patentés s’obstinent-ils sur la Syrie ? Que représente-t-elle vraiment ?
A cela, il y a trois réponses :

1) Un enjeu géopolitique évident : on l’a déjà évoqué, je serai donc bref. Israël n’a jamais caché que sa survie, du moins sa sécurité, dépendait notamment d’une stratégie d’affaiblissement de ses adversaires, surtout quand ils sont limitrophes. Or la Syrie est un ennemi déclaré d’Israël et ne s’en cache pas. De plus, le régime fort établi à Damas avait réussi à établir une cohésion nationale le rendant d’autant plus dangereux parce que stable. Sans compter ses contacts et ses alliances avec d’autres organisations et régimes hostiles, tels que le Hezbollah ou l’Iran. Déstabiliser la Syrie profite donc à qui vous savez.

2) La vengeance est un plat qui se mange froid. Israël n’a pas oublié ce jour du Yom Kippour 1973 (6 octobre) où il fut attaqué par surprise simultanément par la Syrie d’Hafez el-Assad et l’Egypte d’Anouar el-Sadate. Il est vrai qu’il y a des choses qui ne se font pas ; que dirions-nous si nous étions attaqués un jour saint comme le dimanche de Pâques ou le jour de Noël ? Toujours est-il que la vengeance d’Israël envers les auteurs de ce forfait devait et DOIT s’accomplir. Pour le Président égyptien, la punition fut évidente puisqu’il fut assassiné le 6 octobre 1981. En choisissant cette date, Israël a voulu que le monde entier sache que ce 6 octobre funeste pour Sadate était la réponse à un autre 6 octobre.
Quant à Hafez el-Assad, trop méfiant, il n’a pas pu être atteint de son vivant. Le fils paiera pour le père, mais il est évident pour moi qu’Israël n’a jamais oublié l’affront et tient à présenter la facture au fils. Ceci explique l’insistance des occidentaux à pointer constamment sur le chef du régime, comme un homme à abattre, du moins à destituer, en priorité, comme si changer la tête était le remède adéquat. Politiquement ça ne se justifie guère, dans le cadre de cette vengeance, cette volonté fixe s’explique.

3) Il y a enfin une dimension eschatologique majeure : l’oracle sur Damas.
En effet, nous ne devons jamais perdre de vue que l’oligarchie au pouvoir se compose de cabalistes la tête fourrée en permanence dans les livres saints, de hauts initiés qui raisonnent non pas en citoyens habituels, mais en élite chargée par Dieu d’accomplir son plan afin de bénéficier de ses promesses. Jésus-Christ lui-même a précisé que « pas une lettre, pas un accent de l’Ecriture ne seront effacés, mais que tout se réalisera » (Matthieu 5:18). Bien entendu ils ne se réclament pas de Notre-Seigneur, mais ils sont animés du même état d’esprit.
Or, que je sache, l’oracle sur Damas qui ouvre le chapitre 17 d’Isaïe et qui prédit la destruction de la ville ne s’est pas encore réalisé :
« Voici Damas retirée du nombre des villes,
Elle ne sera plus qu’un monceau de ruines
. » Isaïe 17:1
Mais le meilleur n’est pas là, il est dans la suite : car la destruction de Damas inaugure une longue liste de ruine d’autres Etats : la Samarie, l’Assyrie, l’Ethiopie, l’Egypte, Babylone, Edom, l’Arabie, Tyr… pour se terminer au chapitre 24 par la fin des temps, la destruction de la terre et le jugement général. Chacun ira chercher dans la mystique juive à quoi correspondent aujourd’hui ces anciennes dénominations, ce n’est pas très important : il s’agit en définitive de la malédiction et de la punition des nations païennes ennemies d’Israël.
On le voit donc, la réalisation de l’oracle sur Damas ne consiste pas seulement en la neutralisation d’un ennemi de l’état juif moderne et en une vengeance envers Bachar el-Assad, c’est surtout l’enclenchement d’un processus de destruction de toutes les nations considérées comme hostiles à Israël, tombant comme autant de dominos, de la chrétienté au monde musulman, en passant par bien d’autres.
Je soupçonne l’oligarchie mondialiste de caresser ce vieux rêve et d’avoir déjà voulu l’enclencher il y a neuf ans. Là encore, le jeu du donnant-donnant s’envisage très bien : je laisse tomber la souricière ukrainienne, tu laisses tomber la Syrie.

Le lien avec Fatima : une mystique sous-estimée ?

Je vais avancer ici une vision personnelle de ces enjeux en abordant le sujet cette fois-ci sous l’angle eschatologique, mais pas selon la vision des cabalistes qui dirigent le monde, non, dans une perspective catholique qui viendrait éclairer ces mystères. Je le répète, je vais avancer ici une thèse qui m’est personnelle et qui risque d’indisposer les esprits catholiques trop étroits.
Nous le savons tous, dans les secrets de Fatima, la Russie joue un grand rôle, et même un double rôle : d’une part être le propagateur d’un mal planétaire féroce et mortel (tout le monde a compris que c’était le communisme, surtout lorsque la Sainte Vierge l’annonce la même année que la révolution bolchevique), et d’autre part être, dans une seconde période, le garant de la paix.
Curieux, ce double rôle a priori antagoniste.
Mais arrêtons-nous plus précisément sur la phrase de la Vierge Marie qui nous intéresse :
« À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. »
Que nous dit-elle ?
Qu’on sera « à la fin »
Que son Cœur Immaculé triomphera
Que le pape consacrera la Russie
Qu’elle se convertira
Qu’il sera donné au monde un « certain » temps de paix, qui comprend deux notions : on peut estimer que la Russie en sera l’acteur principal, puisqu’elle vient d’être citée, et qu’il y a (a priori) corrélation entre sa conversion et le temps de paix obtenu, et que ce temps de paix ne sera pas éternel : un certain veut dire qu’il aura une fin et qu’après… on ne sait pas. Ou plus exactement, à charge pour les spécialistes, les eschatologues, de faire le lien avec d’autres textes, comme l’Apocalypse, pour compléter le tableau.

Que pouvons-nous constater ? Je reprend le schéma en sens inverse :
– nous avons eu un temps de paix certain depuis 2013 (si Obama et Hollande avaient envoyé leurs missiles, nous vivrions actuellement dans un chaos indescriptible), et même depuis plus longtemps, et ce temps de paix nous a été obtenu grâce à l’obstination de la Russie ;
– depuis l’arrivée de Poutine, la Russie s’est convertie, c’est indéniable. Son retour à la foi Orthodoxe ne peut être nié, ni dans son ampleur, ni dans sa sincérité ;
– par conséquent, on est obligés d’admettre que la consécration de Jean-Paul II du 25 mars 1984 fut valable, car cette date sera suivie de la chute du Rideau de fer en 1989, qui permettra la résurrection de la Russie et ce qui s’ensuivit, tels que nous avons pu historiquement les constater ;
– MAIS cette consécration ayant été incomplète et imparfaite, les effets obtenus seront eux aussi perfectibles, voilà pourquoi la Russie ne s’est pas convertie au catholicisme ;
– et enfin le triomphe du Cœur Immaculé de Marie s’observe de trois façons : d’une part par la conservation en Occident d’une minorité traditionaliste active, d’autre part par le maintien d’une piété mariale véritable dans toute la chrétienté, et enfin par le fait que Vladimir Poutine étant né un 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire, il est l’instrument de la Vierge, peu importe qu’il en soit conscient ou pas, et toute la Russie avec lui. Sachant qu’à Fatima, le 13 octobre, la Dame a dévoilé son nom : « Je suis Notre-Dame du Rosaire » ; on ne peut donc pas se tromper.

Conclusion

Le conflit ukrainien est entièrement factice. Il a été créé en novembre 2013 afin d’enrayer les velléités de la Russie à contester les plans secrets de l’oligarchie sioniste libérale et de la forcer à collaborer à ce plan, bon gré ou mal gré, sur fond de désaccord et d’affrontement entre les deux blocs sionistes qui se partagent la domination du monde par nations interposées : le bloc libéral-révolutionnaire, le plus puissant, qui contrôle, pour simplifier, les pays du G7, et le bloc national-populiste qui contrôle la Russie, le Brésil et en partie la Chine. L’actuelle crise ukrainienne a été ravivée aujourd’hui parce que le bloc dominant se prépare à passer à l’étape suivant celle du Covid, étape qui, selon moi, peut prendre l’aspect d’un conflit généralisé commençant par la Syrie. Je suppose cette intention cachée parce que le seul domaine dans lequel Moscou gêne vraiment les mondialistes depuis presque neuf ans, c’est précisément la Syrie. Et on peut soupçonner les cabalistes de vouloir passer à l’accomplissement de l’Oracle sur Damas, prélude, dans le livre d’Isaïe, à un embrasement global. Or cet embrasement n’est pas à exclure, cela pourrait être, pour eux, l’étape finale du grand reset, car après le baptême satanique que constitue le vaccin, il faut refondre le monde sur de nouvelles bases, par le chambardement dont parle Pierre Hillard, cité au début.
Voilà à quoi sert l’Ukraine : à faire plier la Russie sur le dossier syrien. Voilà ce qui se négocie en sous-main. Si c’est bien le cas, on le saura vite, soit par l’ouverture d’un nouveau conflit en Syrie, cette fois-ci décisif car autorisé par la Russie, soit par l’ouverture des hostilités en Ukraine pour faire plier Poutine coûte que coûte. Pour cela, une attaque sous faux drapeau sera nécessaire.
Tout ceci s’inscrit dans un contexte eschatologique majeur, celui annoncé par Fatima, où la Russie jouera un grand rôle, autant dans la diffusion du mal via le communisme (ce qui s’est historiquement passé, et ce de façon mondiale), que dans la concession d’un temps de paix, là encore mondial, et là encore avéré depuis neuf ans. Mais tout a une fin, y compris ce certain temps de paix : y serions-nous arrivés ? Dans l’esprit de l’oligarchie mondialiste, c’est probable. Auront-ils l’autorisation du Ciel ? Nous verrons bien, mais il est permis de croire que le temps de Babylone (le monde moderne) est compté. Compté, pesé, divisé. Place à la justice divine : la chute de Babylone.

F

Illustration : la rencontre entre Poutine et Macron du 7 février 2022 ou le choc des deux oligarchies, et la volonté de l’une de bien montrer sa distance avec l’autre. C’est à la fois un défi et une humiliation. Un défi parce que le russe montre à l’oligarchie libérale que la pandémie qu’elle a inventée et orchestrée peut se retourner contre elle, en appliquant à son porte-parole des mesures de précaution aussi ridicules que vexatoires, comme celles qu’elle impose à tous les peuples. Et une humiliation parce que le Président français est traité comme un vulgaire citoyen de seconde zone, comme un pesteux qu’il ne faut pas approcher.


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Gouvernement mondial : mythe ou réalité ?

Je continue par cet article à démystifier un certain nombre de secrets, ou plus exactement de partis-pris qui bloquent de sains discernements. La réponse à la question « le gouvernement mondial est-il en place ou à venir ? » n’est pas anodine, parce qu’un très grand nombre d’exégètes, d’eschatologues ou de spécialistes mettent toujours ce gouvernement mondial au futur, y compris en ce début d’année 2022, tout simplement parce que dans l’imaginaire collectif, un gouvernement mondial doit avoir la forme classique d’un régime, élu ou non, dirigé par une entité visible et dûment constituée comme telle, avec à sa tête une sorte de « Président du monde ».
Et la plupart sont persuadés que ce dirigeant suprême sera l’Antéchrist.
L’enjeu est donc de taille car il implique une définition précise à la fois de l’Antéchrist, de sa façon de diriger, du contexte dans lequel il exerce son pouvoir, et du moment où il apparaît, ou plus exactement il est reconnu comme tel, parce qu’il correspondra -enfin- à des critères prédéfinis.

Oui mais… n’est-ce pas un peu scolaire ? Il est temps de corriger aujourd’hui ces fameux critères prédéfinis, en se basant non pas sur l’adéquation à ces critères, mais sur l’observation des faits, car :
– Ce qui importe, ce n’est pas le monde tel qu’on l’imagine, ou qu’on le souhaite, mais tel qu’il est.
– Deuxièmement, les hommes confondent souvent deux choses : qu’une situation soit réalisée et le fait qu’elle soit connue de tous ; ce n’est pas parce que la plupart des gens n’en ont pas conscience qu’une chose, ou une idée, n’existe pas. C’est négliger aussi la capacité de duplicité, de dissimulation et de manipulation de certains (puissants) groupes.
– Et troisièmement, il n’existe pas une seule forme de gouvernement mais plusieurs ; or je constate que la plupart des analystes attendent un gouvernement mondial sous une seule forme possible, comme s’il n’en existait pas d’autres, comme si on ne pouvait pas envisager plusieurs types de gouvernements.

En d’autres termes, ce n’est pas la façon dont on exerce le pouvoir mondial qui prime, mais le résultat : s’il existe des décisions prises à l’échelle mondiale et ce de façon régulière, ou un consensus mondial constaté sur tel ou tel sujet, alors il y a gouvernement mondial, même si sa forme n’est pas celle qu’on attendait en théorie.
Toujours la même différence entre la théorie et la pratique, entre les intentions (ce qui devrait ou pourrait être fait) et la réalité sur le terrain (ce qui est réalisé concrètement).
Et je m’étonne que, malgré ces évidences, il y ait si peu de spécialistes qui mettent à jour d’eux-mêmes ces fameux critères prédéfinis théoriques et les considèrent en voie de réalisation quand ils sont déjà appliqués depuis longtemps.

Le lecteur l’aura compris : le gouvernement mondial existe bel et bien et ce, depuis des décennies, depuis la création de l’ONU en 1945 et même dès sa première forme, son embryon pourrais-je dire, la SDN de 1919.
Il est inutile, illusoire et même néfaste de le mettre au futur car toutes les analyses seront alors biaisées, faussées, et de nombreuses définitions déformées ou inadaptées. Bref si on n’a pas une vision claire et adéquate de la situation, on ne peut pas envisager correctement le futur.

Pourquoi beaucoup ne sont-ils pas capables de constater l’existence du gouvernement mondial ?

1) A cause de la confusion entre pouvoir monarchique et pouvoir démocratique
La plupart confondent entre pouvoir personnel et pouvoir collectif, ou plus exactement pouvoir détenu par un groupe.
On oublie trop souvent que la Révolution est passée par là. Or la Révolution a pour régime de prédilection la démocratie.
Ce qui veut dire que par la Révolution, on passe de l’individu au collectif, notion insuffisamment étudiée par les auteurs, et qui explique une des différences majeures du communisme (qui repose sur le collectif) avec les autres régimes, et par là le secret de l’Antéchrist. En l’espace d’un siècle, le monde est passé majoritairement de la monarchie (pouvoir personnel par définition) à la démocratie (pouvoir du peuple c’est à dire du groupe qui est censé le représenter), qui elle-même évolue en ploutocratie, à savoir le maintien au pouvoir de ce groupe par l’entretien de l’illusion d’une offre variée. Voilà pourquoi les hommes sont interchangeables là où ils étaient inamovibles. C’est ainsi que le groupe peut se cacher derrière des individus.

Le malentendu vient du fait qu’on a toujours un individu comme chef de la nation ; mais là où le roi était par définition un monarque absolu, laissant plus ou moins de pouvoir de décision à ses ministres, le président ou le premier ministre d’un régime démocratique est sous le contrôle du parlement ; il n’est que le représentant ou le chef d’un groupe majoritaire. C’est le groupe qui dirige.
Or toutes les définitions de l’Antéchrist ont été faites à une époque où régnaient des monarchies absolues, et l’époque moderne n’a fait que reprendre, et même aggraver, ces définitions, alors qu’en réalité l’Antéchrist est apparu sous et derrière des régimes démocratiques, d’où l’erreur fondamentale de lui attribuer un pouvoir absolu et personnel alors que par définition, dans ce type de régime, c’est le groupe, ou du moins un petit groupe, qui détient principalement le pouvoir, et non le chef, qui n’est que « le premier parmi ses pairs » -quand il n’est pas un simple pantin- et ce de façon temporaire.

Or -et c’est très important- on peut prouver qu’au-delà des hommes, interchangeables par définition en régime démocratique, un certain groupe a pu mener une politique continue sur le long terme, depuis au moins la seconde moitié du XIXè siècle, agissant ainsi comme un monarque absolu dont l’autorité grandit au fur et à mesure que sa politique s’impose et s’étend ; cette notion de durabilité et de continuité dans les objectifs et dans les faits ne pouvait s’accomplir qu’à travers un groupe cohérent et à la fois suffisamment puissant et homogène, où les successeurs continuent l’œuvre des prédécesseurs. Mais la puissance, ici, est dans le groupe, qui revêt par lui-même et dans les faits les attributs du monarque. Et donc de l’Antéchrist.

2) Le groupe dirigeant, pour sa survie, ne peut qu’agir par dissimulation
La dissimulation est une nécessité car le groupe dirigeant, par définition, ne peut être constitué que d’un nombre restreint de personnes, autour duquel gravitent un certain nombre de profiteurs. Cette faible densité de décideurs est compensée par leur puissance de décision, souvent financière mais pas seulement (l’Etat est en lui-même une source de pouvoir presque infinie), mais leur faiblesse numérique constitue un risque face à la masse. Il a donc tout intérêt à diriger avec discrétion, sans révéler au grand public l’étendue de son pouvoir réel, d’où l’écran bien commode de la démocratie.
De même qu’ils ont tout intérêt à se coopter entre eux les postes-clés afin que le contrôle des grandes institutions et des centres de pouvoir reste entre des mains sûres de façon suivie et pérenne.

Or qui mieux qu’Israël, qui considère que la direction du monde lui revient de droit, pouvait être à la tête de ce conglomérat tout puissant ?
D’où la formation par ce que j’appelle la haute aristocratie juive, associée pour la circonstance aux élites protestantes et à la haute bourgeoisie en les unissant par un objectif commun, l’argent et par là le pouvoir, de puissantes sociétés secrètes (franc-maçonnerie et dérivés) ainsi que de puissants groupes financiers apatrides et déjà multinationaux, les deux étant associés pour la conquête des Etats, par démocratie interposée, ou par le communisme, qui n’est qu’une forme plus rapide de prise du pouvoir (par le coup d’état dissimulé derrière une révolte dite populaire).
Or la réussite d’une telle entreprise, à savoir la prise progressive du pouvoir mondial par ce petit groupe, ne pouvait se faire que par la dissimulation, sinon il se serait heurté à l’opposition d’une majorité facilement mobilisable (sans compter le risque d’une union des contraires, par exemple chrétiens et musulmans, le temps de battre un ennemi commun : l’union fait la force, thème de prédilection de certains résistants comme Kontre Kulture), et quelle meilleure dissimulation y a-t-il que la démocratie, qui donne l’illusion à la majorité de se diriger par elle-même, alors que ses représentants sont tous « sous contrôle » du petit groupe judéo-maçonnique ? Et qui donc contribuent à appliquer et répandre le même programme d’inspiration judéo-maçonnique sans discontinuer, quelle que soit leur couleur politique.
N’oublions pas que le petit groupe judaïque a bien pris soin de s’allier avec les élites protestantes et de la haute bourgeoisie, qui sont devenus les premiers « judaïsés » ; il n’y a qu’à voir le nombre pharamineux de mariages entre la haute bourgeoisie et les familles juives (Bettencourt, Bolloré, Trump, Poutine etc) qui ont forcément une influence sur l’état d’esprit de ces familles, unies par les liens de l’argent, qui sont autant de servitudes.

La forme du gouvernement mondial

Depuis quand y a-t-il un gouvernement mondial ? Depuis qu’il existe des organisations mondiales prenant des décisions appliquées à tous les pays.
Le gouvernement mondial existe donc avec certitude depuis la création de l’ONU en 1945.
Comment fonctionne-t-il ?
À trois niveaux : une face visible, une face cachée, une face semi-visible (c’est à dire visible par tous mais dont le rôle véritable n’est pas compris par le grand public).

La face visible : une forme soi-disant démocratique
La face visible du gouvernement mondial présente l’immense avantage de se dissimuler derrière un simulacre de démocratie où chaque Etat, théoriquement, a autant de poids que les autres, quelle que soit sa taille.
Ce gouvernement est constitué des Nations-Unies (ONU) et de ses satellites, qui interviennent mondialement dans les principaux domaines : santé (OMS), commerce (OMC), Culture (Unesco), agriculture (FAO), finances (FMI), enfance (Unicef), droit international etc…
Contrairement à l’impression générale, l’ONU est tout de même organisée hiérarchiquement car, tout le monde le sait, le Conseil de Sécurité possède d’importants pouvoir qui font de lui, y compris de manière presque officielle, un organe dirigeant à part entière. Or le Conseil de sécurité n’est constitué que de 5 Etats permanents, qui disposent chacun du droit de veto : Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie.
Donc, même si en théorie le gouvernement mondial repose sur des institutions démocratiques, sur le terrain se détachent un petit nombre de pays dotés de pouvoirs largement supérieurs à la moyenne des autres. Mais il repose toujours sur un groupe et non pas sur une personne.
J’insiste sur cette notion de groupe, de collectif, car il s’agit là d’une forme de gouvernement à part entière, un peu comme si le monde était dirigé par un vaste conseil d’administration (l’Assemblée générale de l’ONU) où chaque pays dispose d’un siège et d’une voix, lui-même chapeauté par un premier cercle de 5 pays aux pouvoirs élargis. Double structure de direction, donc.
Pour mieux faire comprendre cette notion, je vais utiliser un exemple historique : en cas d’empêchement de gouverner, le gouvernement du Maréchal Pétain avait élaboré « un acte constitutionnel secret en septembre 1943, qui instituait un collège de 7 membres destiné à remplir provisoirement les fonctions de Chef de l’Etat« . En d’autres termes, la fonction de chef de l’Etat aurait été assurée par un collège de 7 personnes et non plus une seule personne ; eh bien, n’est-ce pas le même modèle qui sert au gouvernement mondial actuel ? Le pouvoir, qu’il soit visible ou occulte, est aux mains d’un petit nombre d’hommes qui constituent, en eux mêmes, la Présidence. Pas besoin d’un Président entouré d’un conseil des ministres, c’est le conseil des ministres qui assure la fonction de Président.
Et cette structure est à la fois plausible et logique : aurait-on pu former une structure encore plus pyramidale ? Rien n’est moins sûr. En effet, on ne dirige pas 7 milliards de personnes comme 30 millions. Il n’y a pas homogénéité des nations mais diversité de peuples, langues, races, ethnies, histoires, régimes politiques, religions, cultures, poids démographiques et même civilisations, qui rendent impossible une centralisation observable dans une seule nation ; et encore !
Dans la structure actuelle, les nations sont reconnues chacune comme souveraine, ce qui flatte l’égo des peuples et des dirigeants, mais en réalité elles reconnaissent toutes une souveraineté supérieure des entités internationales, certains pays « gendarmes » se chargeant de le rappeler par la force si la nécessité se fait sentir.

La face cachée : franc-maçonnerie et haute finance élaborent les programmes
Même s’il s’agit de suppositions, de nombreux auteurs ont montré et démontré le rôle essentiel des organisations secrètes au sein des organisations internationales. Toutes les décisions qui sont prises le sont à partir de dossiers préparés par quelques milliers de fonctionnaires internationaux. Quand les chefs d’Etats se déplacent à une AG de l’ONU pour y signer une charte ou un document, celui-ci est déjà prêt. Ceux qui font les dossiers, ceux qui en rédigent le contenu, et qui l’imposent aux autres, ceux-là sont ceux qui ont le réel pouvoir. Mais QUI élabore les programmes, rédige les directives, prépare et propose les décrets, les lois, les résolutions, QUI donne et transmet les instructions ? Ce réseau de dirigeants et fonctionnaires internationaux est verrouillé par les sociétés secrètes contrôlées par la franc-maçonnerie et la finance apatride. Le contenu des grandes décisions est élaboré en loges ou dans les bureaux de grands banquiers internationaux, ou dans quelques cercles occultes de kabbalistes, et il ressort ensuite de façon « démocratique » au sein de telle ou telle organisation internationale, pour être adopté, pour la forme, par la majorité.

La face semi-cachée : le G7 dirige le monde
Il y a des choses qui se vivent mais ne se disent pas. D’où le doute soigneusement entretenu par les médias, les gouvernements et de multiples penseurs, économistes ou philosophes agissant comme autant d’idiots utiles servant à noyer le poisson. Là encore, l’illusion démocratique est remarquablement pratique pour entretenir le doute et désorienter les esprits. Et combien sont ceux qui, même dans nos milieux, s’abreuvent à cette illusion démocratique ? Ils sont légions.

Je veux parler de la façon dont le monde est dirigé : il l’est par un tout petit groupe de pays, et ce de façon visible et notoire, non dissimulée, et pourtant, si jamais quelqu’un affirmait cette évidence, tous les pays la main sur le cœur affirmeraient le contraire.
Ce petit groupe, pour simplifier, c’est le G7.
Il faut savoir que les Européens ont pris la mauvaise habitude, depuis bien des siècles, de décider pour tout le monde. A l’exception du Japon, le G7 n’est constitué que d’européens (le Canada et les Etats-Unis étant peuplés d’ex-européens, ce qui revient au même).
Avant, déjà, ils prenaient leurs décisions tout seuls et les imposaient unilatéralement à la planète. Prenons trois exemples, mais il y en a plein d’autres : Greenwich, le calendrier grégorien et Yalta.
Toutes les coordonnées de positionnement géographique (GPS) du monde entier, tous pays confondus, sont calculées à partir du méridien de Greenwich, décision prise par… deux pays, la France et le Royaume-Uni, et personne ne peut passer outre.
Quant au calendrier, nous sommes en 2022… après Jésus-Christ à cause d’une décision prise par les autorités civiles de quelques pays européens, sur initiative du Vatican, et qui l’ont imposée au monde entier ; pourtant 2022 n’est pas le calendrier initial de très nombreux pays ou civilisations, par exemple les musulmans, les chinois ou les juifs, qui doivent faire cohabiter deux calendriers.
Enfin, l’ONU est créée à Yalta ; ils ne sont que trois chefs de gouvernements, l’américain, le russe et le britannique, et à eux trois ils vont créer le gouvernement mondial qui sera adopté… par tous ! Adopté ou imposé ?

Et ceci n’a pas changé. À l’issue du dernier G7 le 14 juin 2021, ils ont déclaré que « Le G7 s’engage à vacciner 60% de la population mondiale d’ici l’année prochaine ». Quand je vous dis que sept pays décident pour tout le monde… ils ne s’en cachent pas, et personne ne le relève, alors qu’ils ont employé le verbe s’engagent : ce n’est pas rien ; ici le gouvernement mondial n’est même plus dissimulé. Et même Boris Johnson a affiché la volonté de « vacciner toute l’humanité d’ici la fin 2022« . Ces gens-là savent qu’ils ont un pouvoir énorme, et seuls CES quelques dirigeants peuvent se le permettre ; que je sache, on ne voit pas les présidents chinois ou russe tenir de tels propos. Parce que derrière le G7 il y a la haute maçonnerie et la haute finance.

Et puis il y a une certaine logique : les plus gros donnent des ordres aux plus petits, et dans ce domaine les européens ont pris une longueur d’avance, une sorte d’habitude. Même la Chine n’ose pas prendre des décisions pour le monde entier, alors que certains membres du G7, si.
À l’AG de l’ONU, le Président de la Barbade peut se croire l’équivalent du Président des Etats-Unis le temps d’un vote ; c’est l’avantage de ce que j’appelle l’illusion démocratique. Mais il n’osera jamais modifier le texte qu’on lui demande de voter, et encore moins avancer une proposition qui engage le monde entier, alors que le Président des Etats-Unis, lui, ne se gênera pas pour le faire.
Deux poids deux mesures car il y a bien, en réalité, quelques pays qui dirigent les autres et prennent des décisions d’ordre mondial, même si l’illusion démocratique fait croire le contraire. Et ces pays ne sont pas forcément les plus gros, à l’exception des Etats-Unis.
Même au sein du G7, tous ne sont pas égaux ; je ne vois que trois chefs d’Etats capables de parler au nom du monde entier et de l’engager dans leurs décisions : le Président américain, le Premier ministre britannique et le Président français. Ni les allemands, ni les italiens, ni les canadiens, ni les japonais n’osent parler au nom du monde. Ni aucun autre.

Prenons un autre exemple concret de cette domination du G7 sur le monde : le 5 juin 2021, le G7 Finances s’engageait sur un taux mondial d’impôt sur les sociétés «d’au moins 15%» : «Nous sommes parvenus à un accord sur la taxation internationale du 21ème siècle», a salué Bruno Le Maire à l’issue de la réunion du G7 finances, hier 5 juin, à Londres.
« Réunis à Londres depuis hier, les ministres des Finances du G7 ont annoncé avoir conclu un accord, ce samedi, sur une réforme fiscale visant les multinationales et l’instauration d’un impôt minimum mondial sur les sociétés. Les membres du G7 se sont notamment mis d’accord sur le principe d’un «impôt minimum mondial sur les sociétés» pour les grandes entreprises, au taux fixé à «au moins 15%». » (Figaro du 06/06/21)
C’est énorme, et personne n’a relevé : des ministres (ce ne sont même pas les Présidents !) ont décidé un taux mondial de taxation et l’annoncent sans dissimulation. Que dit Bruno le Maire ? Qu’avec ses potes du G7, ils ont tranquillement décidé pour tout le monde et que pour eux, les jeux sont faits, la décision est prise, et qu’elle s’applique mondialement ! Nous sommes parvenus, entre seulement 7 bonshommes, à un accord qui concerne le monde entier. Voilà, pour eux c’est clair et simple : nous décidons, vous exécutez. En d’autres termes, ils connaissent leur pouvoir et quelquefois, leurs propres termes les trahissent.
Et que s’est-il passé ensuite ? Pour la forme, la décision est passée de pays en pays, qu’on a fait semblant de devoir convaincre (elle est bien bonne !), et puis tout le monde a approuvé, sans modification, ce taux de 15% : le 31 octobre suivant le G20 entérinait définitivement l’accord sur la taxation minimum des multinationales.
Ceci s’appelle bien un gouvernement mondial non dissimulé : quelques hommes ont décidé pour 8 milliards d’êtres humains et les représentants des 8 milliards n’ont pas eu d’autre choix que d’approuver. Ça c’est la réalité.
Et c’est pareil pour les COP : tous les pays signent la même chose, à savoir un protocole d’accord préparé par un tout petit groupe. Et ceci engage en profondeur le monde entier.
Et c’est pareil pour l’agenda 2030
Et c’est pareil pour la charte des Droits de l’homme ou la libéralisation des mœurs façon LGBT, ce sont des « valeurs » mondiales imposées à tous, seuls quelques pays musulmans ou communistes formulant encore quelques réserves ici ou là… mais celles-ci ont peu d’importance dans la mesure où dans le plan maçonnique, c’est d’abord et surtout les populations chrétiennes qu’il convient de pervertir et de dépraver. Et sur ce plan-là, c’est gagné. Les autres étant déjà des enfants de Satan, qu’ils le soient un peu plus ou un peu moins ne change rien, sauf sur le plan de la diversité : là encore ces vilains petits canards dans le domaine des mœurs entretiennent l’illusion de souverainetés nationales préservées. Elles ne le sont que lorsque le pays reste aligné sur les critères jugés essentiels par l’élite judéo-maçonnique. Sinon, le chef d’Etat récalcitrant risque de rejoindre Kadhafi, Saddam Hussein, Kennedy ou Lech Kaczynski. Et les valeurs LGBT ne sont essentielles que pour les pays chrétiens…
Et c’est pareil bien sûr pour la gestion mondiale du Covid. Même si localement il existe des différences, le monde entier applique à peu près les mêmes directives. Et quand les patrons du monde, au G7, s’engagent à vacciner 60% de la population mondiale, tous les autres savent qu’ils devront appliquer cette décision, c’est un ordre du gouvernement mondial ; et je n’ai pas entendu une voix s’élever pour le contester, même ceux dont les populations dépassent le milliard et demi d’habitants. Ce ne sont pas eux qui dirigent le monde, mais on le fait croire. Qui le fait croire ?
Justement ceux qui prennent des décisions qui engagent le monde entier et qui ont bien besoin de détourner l’attention vers ceux qui sont, en réalité, de bons élèves obéissants. Merci la Chine.

Conclusion

La bête, dans sa composante universelle, c’est le mondialisme. Quand toutes les nations se réunissent en une seule assemblée, c’est ça le gouvernement mondial.
Surtout quand on s’aperçoit que quelques structures (ONU, OMS, FMI etc) organisent, définissent et règlementent les politiques économiques, financières, culturelles, sociales, sanitaires et écologiques de l’ensemble des pays du monde sous la forme d’un consensus présenté comme démocratique alors qu’en réalité il est imposé par un petit nombre, qui ne cache pas sa toute-puissance.
Sous sa forme politique, la bête qui semble morte et renaît, c’est la SDN qui s’arrête et qui renaît en ONU. Puisque le collectif prend le pas sur les individus, puisque de petits groupes dirigent là où auparavant des monarques absolus régnaient, il faut réviser la définition de l’Antéchrist : ce n’est pas un seul homme qui dirige mais un petit collectif, pour un résultat exactement identique. Autrement dit la bête de l’Apocalypse et l’Antéchrist sévissent déjà sous la forme du système actuel et correspondent rigoureusement aux définitions bibliques données.

On peut bien entendu estimer que ces structures sont destinées à évoluer vers une forme plus pyramidale et autocratique au sommet de laquelle l’Antéchrist-personne émergerait enfin : en est-on vraiment sûr ? Ne veut-on pas se rassurer par un Antéchrist enfin visible et correspondant beaucoup (trop) facilement aux idées préconçues qu’on s’en est fait ? Et puis pourquoi un tel personnage apparaitrait-il quand le système remplit exactement le même office et parvient aux mêmes résultats ? Ne serait-ce pas plutôt un leurre de plus suggéré par le prince des menteurs qui a tout intérêt, dans ce domaine, à annoncer au futur ce que l’on vit au présent afin de brouiller les repères et d’empêcher de prendre les bonnes décisions au bon moment ?

N’oublions pas les leçons du passé : pourquoi a-t-on rejeté Jésus ? Parce qu’il ne correspondait pas à l’image que les juifs s’étaient faite du Messie et à la mission qu’on lui supposait, et même qu’on lui attribuait.
Il en va de même pour le gouvernement mondial : beaucoup ne le reconnaissent ni ne l’admettent parce qu’il ne correspond pas à l’idée et au schéma qu’ils s’en sont faits. Or la question n’est pas de savoir si le gouvernement mondial doit correspondre aux critères des uns et des autres, mais s’il existe réellement. Je le répète souvent, si les auteurs anciens vivaient à notre époque, ils réviseraient d’eux-mêmes leurs propres écrits et leur vision.

Et pourtant le Nouvel ordre mondial se révèle de plus en plus ; en juin dernier (2021), un de mes correspondants m’adressait l’observation suivante : « Je pense que nous venons d’assister à la mise en place du nouveau paradigme, après le G7 qui a été, cette année, la révélation au monde entier de ce gouvernement mondial. »
Propos qui corroborent ceux de Cyril Leysin, auteur du livre « Le nouvel ordre mondial » paru chez Chiré en décembre 2019 :  » Le gouvernement mondial est déjà quasiment en place par le biais des accords de libre-échange, et par les liens entre les sociétés secrètes qui vont largement au-delà des frontières et des guerres entre clans oligarchiques. (…) Nous ne soupçonnons pas à quel point le projet du Nouvel ordre est avancé, ni quelles en sont les ramifications souterraines. »

Permettez-moi d’aller plus loin : dès 1945 ils ont gagné le pouvoir mondial : ONU, charte des droits de l’homme, création d’Israël, etc., mais aussi influence décisive du matérialisme juif sur le monde et surtout la chrétienté. Mais il faudra attendre Jean XXIII et surtout Nostra Aetate (28 oct 1965) pour que cet état d’esprit soit adopté par l’Eglise. Pour le plus grand malheur du monde.
Et c’est tout ça l’Antéchrist : ce système, ces valeurs, ces mœurs, ces idées, cette mentalité entièrement opposés au Christ, à son Eglise, à la chrétienté et à la loi naturelle, et non pas un homme mais des hommes, qui ont mis leurs talents et leurs intelligences au service du vice, de la malignité et de l’inversion. L’Antéchrist règne quand ces hommes règnent sur le monde entier ; c’est chose faite.

Illustration : l’emblème de l’ONU (le plus grand à gauche) et les logotypes de l’OMS, de l’UNIDO, de l’Unicef, de l’UNEP, de l’UNHCR, de l’UPU, de l’OHCHR, du WFP, de l’UNESCO, du FAO, de la Banque Mondiale et de l’OMC.

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Le plus beau cadeau de Dieu au monde

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Pour les 9 ans du Grand Réveil que nous fêtons aujourd’hui, en l’honneur de sa protectrice et parce que le blog lui est dédié, nous honorons l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, à la veille de cette si belle fête, en republiant le même article déjà paru en décembre 2016 et 2019 :

Le plus beau cadeau qu’ait fait Dieu au monde, c’est la Très Sainte Vierge Marie. Il n’y a pas créature plus belle, plus pure, plus sage, plus noble, plus aimante, plus humble, plus sainte, plus resplendissante qui ait mérité l’honneur le plus insigne et le plus élevé d’être la Mère de Dieu.

Avec saint Louis-Marie Grignon de Montfort et le pape Pie IX, nous allons pénétrer dans le plus beau des mystères de Dieu pour en découvrir toute la profondeur et la beauté.

Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, saint Louis-Marie Grignon de Montfort a écrit ce qui est probablement parmi les plus belles pages sur la Sainte Vierge.
Car pour comprendre le mystère de Dieu enfermé dans la Vierge Marie, nous avons besoin d’explications éclairées, inspirées par le Saint-Esprit ; pour aimer nous avons besoin de la lumière du Ciel, qu’il nous transmet par ses saints.

C’est pourquoi il est essentiel de lire et méditer de ces quelques extraits, afin de prendre connaissance de la richesse spirituelle et théologique insoupçonnée qui se cache derrière le nom si doux et si humble de l’Alma, la Vierge, l’étoile de la mer (Stella maris).
(tous les extraits de textes sont en italique – les autres textes sont mes réflexions personnelles)

Le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge : pénétrer dans les mystères de Marie

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L’alpha et l’omega du monde terrestre : Marie

« Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge Marie depuis qu’il l’a formée, il est à croire qu’il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite. Dieu le Père n’a donné son Unique au monde que par Marie. Quelques soupirs qu’aient poussés les patriarches, quelques demandes qu’aient faites les prophètes et les saints de l’ancienne loi, pendant quatre mille ans, pour avoir ce trésor, il n’y a eu que Marie qui l’ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père, il l’a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. »

Jésus, notre divin maître et créateur de toutes choses, est l’Alpha et l’Omega de tout l’univers, du monde visible et invisible. Mais sa Sainte Mère, du fait de son statut au-dessus de tous les autres êtres humains (« Bénie entre toutes les femmes » veut dire bénie et élevée entre tous les êtres humains) peut être considérée comme l’Alpha et l’Omega de notre monde sensible, la terre.

Dieu est admirablement glorifié par Marie

« Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour. »

 « O admirable et incompréhensible dépendance d’un Dieu que le Saint-Esprit n’a pu passer sous silence dans l’évangile -quoiqu’il nous ait caché presque toutes les choses admirables que cette Sagesse incarnée a faites dans sa vie cachée – pour nous en montrer le prix et la gloire infinie. Jésus-Christ a plus donné de gloire à Dieu son Père par la soumission qu’il a eue à sa Mère pendant trente années, qu’il ne lui en eût donné en convertissant toute la terre par l’opération des plus grandes merveilles. Oh! Qu’on glorifie hautement Dieu quand on se soumet, pour lui plaire, à Marie, à l’exemple de Jésus-Christ, notre unique modèle ! »

Marie, le fruit béni de la Sainte Trinité

« Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu’il a nommé la mer ; il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu’il a appelé Marie. Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis. Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu’il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l’a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c’est par elle qu’il applique ses mérites à ses membres, qu’il communique ses vertus et distribue ses grâces; c’est son canal mystérieux, c’est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes. Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout par Marie ; car ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie. Voilà les sentiments de l’Eglise et des saints Pères. »

« Mais il faut prendre garde de concevoir en cette dépendance quelque abaissement ou imperfection en Jésus-Christ. Car Marie étant infiniment en-dessous de son Fils, qui est Dieu, ne lui commande pas comme une mère d’ici-bas commanderait à son enfant qui est au-dessous d’elle. Marie, étant toute transformée en Dieu par la grâce et la gloire qui transforme tous les saints en lui, ne demande, ne veut ni ne fait rien qui soit contraire à l’éternelle et immuable volonté de Dieu. »

Saint Louis-Marie nous rappelle ici avec justesse qu’il ne faut pas idolâtrer Marie pour autant. Elle n’est pas Dieu et sa conception n’est pas divine. Mais elle se plie à la volonté divine, tout comme nous, qui veut qu’elle soit la dispensatrice de toutes grâces et la médiatrice entre Dieu (son divin Fils) et les hommes.

nd-guadalupe

Qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père : la preuve de l’infamie des hérétiques

« Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle, il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père. C’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont pas Marie pour mère. Car s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie.

Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé d’avec un prédestiné, c’est que l’hérétique et le réprouvé n’ont que du mépris et de l’indifférence pour la Très Sainte Vierge tâchant, par leurs paroles et exemples, d’en diminuer le culte et l’amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes. Hélas! Dieu le Père n’a pas dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu’ils sont des Esaüs. »

Outre l’absence de croyance en la Présence Réelle, la caractéristique principale des protestants et dérivés (luthériens, calvinistes, baptistes, évangéliques, Témoins de Jéhovah, mormons etc…) est le refus de rendre un culte à la Sainte Vierge ; ils entretiennent même souvent une véritable haine à son égard. Ces hérétiques ont plus de souci à se faire pour leur âme que les musulmans sincères qui eux, reconnaissent et prient la Sainte Vierge, la mère de Jésus. Même s’ils ne reconnaissent pas -encore- la divinité de Jésus-Christ, ce tendre amour sera pour beaucoup le signe du salut le moment venu, car Marie saura les mener à son Fils. Privilège qui ne sera pas accordé aux cœurs de pierre que sont les protestants, que leur haine de la Mère de Dieu éloigne considérablement du salut.

Tous ces hommes, dont certains sont protestants sans le savoir (quoiqu’ils en aient les principales caractéristiques mais sans pour autant appartenir à une église particulière), sont d’autant plus aveuglés qu’ils croient rendre un culte agréable à Dieu alors qu’ils ne sont que les Caïns de la chrétienté.
Un vrai chrétien, un être humain qui aime sincèrement Dieu, se reconnaît d’abord à cette caractéristique principale : il a un amour et une dévotion instinctives envers la Sainte Vierge.

Marie, Reine des cœurs

« Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. »

« Marie est la Reine du ciel et de la terre par la grâce, comme Jésus en est le Roi par nature et par conquête. Or, comme le royaume de Jésus-Christ consiste principalement dans le cœur ou l’intérieur de l’homme, selon cette parole : le Royaume de Dieu est au dedans de vous, de même le royaume de la Très Sainte Vierge est principalement dans l’intérieur de l’homme, c’est à dire dans son âme, et c’est principalement dans les âmes qu’elle est la plus glorifiée avec son Fils que dans toutes les créatures visibles, et nous pouvons l’appeler avec les saints la Reine des cœurs. »

La dévotion à la Sainte Vierge est nécessaire au salut

« La dévotion à la Très Sainte Vierge est nécessaire au salut, et c’est une marque infaillible de réprobation que de ne pas avoir d’estime et d’amour pour la Sainte Vierge, et au contraire c’est une marque infaillible de prédestination de lui être entièrement et véritablement dévoué ou dévot. »

Le monde devra son salut à la Sainte Vierge, car elle mène à Jésus

« C’est par Marie que le salut du monde a commencé, et c’est par Marie qu’il doit être consommé. »

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 « Comme elle est l’aurore qui précède et découvre le soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit. Etant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la première fois, elle le sera encore lorsqu’il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière. Etant le moyen sûr et la voie droite et immaculée pour aller à Jésus-Christ et le trouver parfaitement, c’est par elle que les saintes âmes qui doivent éclater en sainteté doivent la trouver. Celui qui trouvera Marie trouvera la vie, c’est à dire Jésus-Christ, qui est la voie, la vérité et la vie. Mais on ne peut trouver Marie qu’on ne la cherche ; on ne peut la chercher qu’on ne la connaisse : car on ne cherche ni ne désire un objet inconnu. Il faut donc que Marie soit plus connue que jamais, à la plus grande connaissance et gloire de la Très Sainte Trinité. »

Saint Louis-Marie écrivait ces lignes au 17ème siècle : elles étaient prophétiques. En effet, plus le monde va s’enfoncer dans les griffes de Satan, plus la Sainte Vierge sera présente. Le 19ème siècle est indéniablement le siècle de Marie, ponctué de nombreuses apparitions qui génèreront d’innombrables pèlerinages -qui perdurent à ce jour- dans des sanctuaires mariaux devenus célèbres: Lourdes, Fatima… car la dynamique de la dévotion mariale continuera au 20ème siècle. Les deux derniers dogmes de l’Eglise catholique, proclamés avec une grande solennité, concernent tous les deux la Vierge Marie : l’Immaculée Conception le 8 décembre 1854 et l’Assomption le 1er novembre 1950.

Les enfants du monde sont les esclaves de Satan

« Non seulement Dieu a mis une inimitié, mais des inimitiés, non seulement entre Marie et le démon, mais entre la race de la Sainte Vierge et la race du démon ; c’est à dire que Dieu a mis des inimitiés, des antipathies et haines secrètes entre les vrais enfants et serviteurs de la Sainte Vierge et les enfants esclaves du diable ; ils ne s’aiment point mutuellement, ils n’ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres. Les enfants de Bélial, les esclaves de Satan, les amis du monde (car c’est la même chose) ont toujours persécuté jusqu’ici et persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la Très Sainte Vierge, comme autrefois Caïn persécuta son frère Abel et Esaü son frère Jacob, qui sont les figures des réprouvés et des prédestinés. »

Attention à ceux qui aiment le monde et apprécient cette société qui a rejeté Dieu de ses institutions, de sa culture, de sa vie économique et sociale, et même des têtes. Ce sont des enfants de Bélial, des esclaves de Satan… nous le répétons souvent sur ce blog, les amis du monde sont autant de damnés en puissance.

On arrive à Jésus par l’intercession de la Vierge Marie

« Dieu, voyant que nous sommes indignes de recevoir ses grâces immédiatement de sa main, nous dit saint Bernard, il les donne à Marie afin que nous ayons par elle tout ce qu’il veut nous donner ; et il trouve aussi sa gloire à recevoir par les mains de Marie la reconnaissance, le respect et l’amour que nous lui devons pour ses bienfaits. Il est donc très juste que nous imitions cette conduite de Dieu. C’est ce qu’on fait par notre dévotion : on offre et consacre tout ce qu’on est et tout ce que l’on possède à la Très Sainte Vierge, afin que Notre-Seigneur reçoive par son entremise la gloire et la reconnaissance qu’on lui doit. On se reconnaît indigne et incapable d’approcher de sa Majesté infinie par soi-même : c’est pourquoi on se sert de l’intercession de la Très Sainte Vierge. C’est ici une pratique d’une grande humilité, que Dieu aime par dessus les autres vertus. Une âme qui s’élève abaisse Dieu, une âme qui s’humilie élève Dieu. Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles. »

Le secret de la Très Sainte Vierge Marie : l’humilité. C’est pourquoi l’Eglise reconnaît en elle la co-rédemptrice de l’humanité, la médiatrice de toutes grâces, et la plus digne et la plus sûre intercession entre Dieu et les hommes.
Adopter une telle attitude est non seulement un signe d’amour mais aussi d’humilité.

Nous devons imiter pour notre salut les quatre vertus pratiquées par la Sainte Vierge le jour de l’Annonciation : la pureté, l’obéissance, l’humilité et l’amour.
La pureté : Marie se savait pure, sans tache ; elle se savait consacrée à Dieu depuis sa plus tendre enfance et c’était pour elle la plus grande des joies. Conserver cette pureté fut son unique préoccupation lors de l’annonce de sa maternité par saint Gabriel.
L’obéissance : le Fiat de Marie est un cri d’obéissance : que la volonté de Dieu soit faite et non la sienne. Il n’est pas besoin de comprendre ni même de connaître les motivations divines, mais de s’abandonner à ses choix sans broncher, sans discuter, sans poser de question. C’est oui tout de suite. L’obéissance implique la confiance.
L’humilité : Marie glorifie Dieu mieux que personne parce qu’elle s’efface devant lui ; bénir, glorifier et rendre grâce à Dieu sont l’unique objet de ses paroles et de ses gestes. Elle est l’exemple parfait de l’humanité qui s’efface devant la volonté du Seigneur et l’accepte avec joie, quelles qu’en soient les conséquences. L’homme doit être conscient de sa petitesse face à la grandeur et à la puissance divine ; en cela, Marie est son modèle.
L’amour : le mystère de la Rédemption était subordonné à celui de l’Incarnation. L’amour de Dieu pour les hommes nécessitait l’Incarnation de son Fils sur terre d’une façon en tous points identique aux autres hommes. Il ne pouvait s’incarner qu’avec une personne, non seulement pure, mais aussi débordant d’un même amour. Pourquoi Marie est-elle pure, obéissante, confiante, humble ? Parce qu’elle fut la première personne au monde à aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces. Par cet amour, elle partage le dessein de Dieu pour l’humanité et le rend possible.

L’Immaculée Conception : plus qu’un dogme, une certitude, une évidence

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Pour découvrir, apprécier et connaître ce merveilleux mystère qu’est la conception immaculée de la Vierge Marie, nous nous appuierons sur des extraits de la constitution apostolique Ineffabilis Deus promulguée par Pie IX le 8 décembre 1854 lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.
Il est important, après les saints, de voir comment l’Eglise catholique s’exprime sur la Vierge Marie.

Marie : le seul être humain au-dessus de tous les autres, par la grâce et la volonté de Dieu

« Dieu destina dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s’étant incarné, il naîtrait , dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit , il lui marqua sa place dans l’ordre de ses desseins ; il l’aima parmi toutes ses créatures d’un tel amour de prédilection qu’il mit en elle, de façon singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C’est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l’abondance de toutes les grâces célestes, et l’enrichit avec une profusion merveilleuse afin qu’elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l’esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d’innocence et de sainteté qu’on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

« Devenue toute entière le domicile et le sanctuaire de toutes les grâces de l’Esprit-Saint, elle est, à l’exception de Dieu seul, supérieure à tous les êtres, plus belle, plus noble, plus sainte, par sa grâce native, que les chérubins eux-mêmes, que les séraphins et toute l’armée des anges. »

L’Immaculée Conception : une certitude forte dès les origines de l’Eglise

Alexandre VII décrit parfaitement la pensée de l’Eglise, vieille de plusieurs siècles, dans la constitution Sollicitudo omnium ecclesiarum du 8 décembre 1661 :
« C’est assurément une ancienne croyance que celle des pieux fidèles qui pensent que l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, en vue des mérites de Jésus-Christ son fils, Rédempteur du genre humain, dans le premier instant où elle a été créée et unie à son corps, a été, par un privilège et une grâce spéciale de Dieu, préservée et mise à l’abri de la tache du péché originel et qui, dans ce sentiment, honorent et célèbrent solennellement la fête de sa Conception. » C’est pourquoi, dans ce même document, Alexandre VII réaffirme, 300 ans avant le dogme, en s’appuyant sur les constitutions et décrets de nombre de ses prédécesseurs, que « l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, dans sa création et au moment de son union avec le corps, a été dotée de la grâce du Saint-Esprit et préservée du péché originel. »

Cette préservation du péché originel avait un but bien précis : étant Dieu, Jésus est la pureté parfaite, il ne pouvait s’incarner que dans un écrin également pur, exempt de toute souillure. Pie IX rappelle donc que « la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, en prévision des mérites de Jésus-Christ, notre Seigneur et Rédempteur, n’avait jamais été soumise au péché originel ; mais qu’elle avait été entièrement préservée de la tache d’origine, et par conséquent rachetée d’une manière plus sublime. »

Il s’agit bien de la seule exemption connue et admise dans l’histoire du monde, puisque, le concile de Trente l’a rappelé dogmatiquement, « il est établi et défini que tous les hommes naissent atteints du péché originel. »

Jésus et Marie unis dans la même bénédiction divine

Partageant ainsi le sentiment des Pères de l’Eglise, Pie IX souligne que la Sainte Vierge « n’avait jamais été soumise à la malédiction, mais avait partagé avec son Fils la perpétuelle bénédiction qu’elle avait méritée d’entendre de la bouche d’Elizabeth, inspirée par l’Esprit-Saint : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. »

 « Pour les Pères de l’Eglise, Jésus et Marie sont unis dans la même bénédiction divine et la plénitude de grâce ne se trouve pas en Marie seulement au moment où elle devient Mère ; elle existe en elle depuis toujours comme condition préalable à sa maternité divine et à son rôle. »

La définition du dogme

Voici la définition exacte du dogme de l’Immaculée Conception telle qu’elle a été promulguée par le pape Pie IX :
« Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. »

Le texte ajoute, pour bien montrer qu’on ne discute pas un dogme de foi :
« C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi, et cessé d’être dans l’unité de l’Eglise. » Si l’Eglise actuelle continuait de s’exprimer ainsi à propos de tous les points essentiels de la foi, ses fidèles ne seraient pas autant en proie à la confusion et ne sombreraient pas dans l’apostasie.

Il est important de noter que « la Conception Immaculée est définie non pas simplement comme une vérité ou conclusion théologique certaine, mais comme une vérité divinement révélée. »

Immunité par préservation

« Il y a eu de la part de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, application non seulement anticipée, mais spéciale, de ses mérites à sa Mère bénie. Aux autres, il applique le fruit de ses mérites pour les délivrer du mal où ils sont tombés ; à sa Mère, il applique ce fruit, c’est à dire la grâce, au premier instant de son existence, pour qu’elle ne tombe pas dans le mal ; Marie est ainsi rachetée d’une façon plus noble que les autres. »

Le privilège de Marie Mère de Dieu

« La vérité plus générale où le privilège est contenu, semble être la notion de Mère de Dieu, non pas la notion abstraite qui énonce simplement le rapport de génération physique, mais la notion concrète de Marie Mère de Dieu, telle que celle-ci nous apparaît dans la Révélation intégralement, c’est à dire Marie traitée en Mère par son divin Fils et constituée, dans l’œuvre de la réparation, nouvelle Eve, associée au nouvel Adam. C’est cette notion concrète de Marie Mère de Dieu, suffisamment indiquée par la Sainte Ecriture et corroborée par le sentiment de l’Eglise, qui est devenue pour les anciens Pères comme une valeur première dont ils ont exploité l’inépuisable contenu. Sous cet aspect, l’Immaculée Conception rentre, comme un détail, dans la sainteté ou les perfections propres à la Mère du Verbe incarné, telle qu’il l’a voulue, et décemment voulue. C’est Marie sainte et pure, quand son âme sort des mains du Créateur et s’unit au corps qui devait porter l’Homme-Dieu : sainte et pure alors comme en sa naissance, comme au jour de l’Annonciation, comme dans l’ineffable nuit de l’enfantement divin, comme dans toutes les circonstances de sa vie unique. »

Conclusion

Soyons reconnaissants au Seigneur de nous avoir donné un tel cadeau. Le plus beau cadeau qu’il ait fait aux hommes avec son divin Fils.
Sa fille bien-aimée. Sa sainte Mère. Sa bienheureuse épouse.
Une mère pour nous aimer.
Une protectrice pour nous défendre.
Une médiatrice pour nous aider.
Une rédemptrice pour nous sauver.
La première porte du Ciel, qui mène immanquablement à la seconde : son divin Fils.
Car nul ne vient au Père que par Jésus mais nul ne vient à Jésus que par sa Mère. Et qui mieux que Marie peut nous mener à son divin Fils ?

Jésus est l’alpha et l’oméga du monde créé, de l’univers visible et invisible ; sa Sainte Mère est l’alpha et l’oméga du monde sensible, de la terre des hommes. Le choix divin pour sauver les hommes fut de revêtir la nature humaine, d’en accepter toutes les conditions à l’exception du péché. Pour revêtir cette nature humaine, Dieu a choisi de naître d’une femme. Tout part de là.
De la Mère le salut est parti, de la Mère le salut viendra.

C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, c’est aussi par elle qu’il (re)viendra régner sur le monde.

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Illustration principale : Notre-Dame de la médaille miraculeuse rue du Bac à Paris.

Quand les hommes diront paix et sécurité

« Quand les hommes diront :  » Paix et sécurité!  » alors une ruine soudaine fondra sur eux comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’y échapperont point.
Mais vous, frères, vous n’êtes point dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour ; nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. »

(1 Thessaloniciens 5:3)

Cette prophétie de saint Paul a été réalisée.
Quand ? Le 11 février 1945
Où ? à Yalta.
Par qui ? Par les deux plus grandes puissances du monde, les Etats-Unis et l’URSS, réunies autour du pays symbolisant le mieux les maîtres du monde derrière les décisions de cette Conférence : le Royaume-Uni. Parce que ce dernier représente parfaitement la haute finance apatride et cosmopolite (la haute aristocratie juive et ses alliés) et ses principaux relais de subversion, à savoir les sociétés secrètes dont la plus emblématique, et la plus visible, est la franc-maçonnerie.

Parce que, lors de la Conférence de Yalta, il a été décidé la création d’une Conférence des Nations-Unies pour la sauvegarde de la paix et la sécurité. La future ONU.
Oui, vous avez bien lu.
Et cette décision, d’envergure mondiale, va décider du sort et de la conduite de l’humanité pour les années et les décennies qui suivront.
Depuis, les invocations à la paix et la sécurité seront régulières, mais le point de départ, la décision, se situent au 11 février 1945.

Dans quelle mesure une ruine soudaine va frapper les nations à la suite de cette décision ?
C’est très simple ; on a dit qu’à Yalta les deux grandes puissances se sont partagées le monde. C’est exact : à partir de 1945 les nations n’auront plus que deux choix possibles : le capitalisme libéral ou le communisme révolutionnaire. Eh bien ces deux systèmes politiques, économiques, culturels et sociaux ont tous deux la même origine et la même finalité : le matérialisme athée.
A partir du 11 février 1945, il n’y a qu’un seul vainqueur : le démon, et une cible : la chrétienté.
À partir de cette date, la bête possède définitivement l’ensemble des leviers de décision mondiaux, sachant que de tous temps, seul un petit nombre de pays décident pour tous les autres, et sonne alors le glas du catholicisme et de la chrétienté au sens large.
Oui c’est une ruine soudaine pour l’humanité, qui sort d’une guerre mondiale groggy sans se rendre compte que les vainqueurs vont lui mener une autre guerre, d’une autre nature, mais bien plus dévastatrice, la guerre des âmes, et personne n’y échappera.
Le bébé est né nous dit saint Paul, dans les douleurs de l’enfantement grâce à deux guerres mondiales, il s’appelle la synagogue de Satan, sa tête est le judaïsme vainqueur, ses deux bras sont le capitalisme libéral et le communisme, ses deux pieds sont les droits de l’homme et le Progrès, son âme le matérialisme athée, et son dieu Lucifer.
Les exégètes lui donnent un autre nom : l’Antéchrist.

La date du 11 février, dernier jour de la Conférence où les accords sont signés, n’est pas fortuite non plus. Elle est emblématique des avancées de la bête de l’Apocalypse et signale ses étapes les plus importantes :
11 février 1929, accords de Latran : début du règne des « 7 rois »
11 février 1945, Conférence de Yalta et création des Nations Unies : « paix et sécurité »
11 février 2013, Benoît XVI annonce sa démission : le « Katéchon » est écarté pour faire place à l’Antéchrist-personne.
Trois dates, trois références bibliques certaines concernant la période de l’Antéchrist, d’abord en tant que système (les 7 rois) puis, au final, incarné en une personne humaine (le 8è et dernier « roi »).
Notre-Dame nous avait avertis à Lourdes en choisissant cette date, afin de pouvoir faire le lien plus tard avec la bête, via trois événements à la fois significatifs et d’envergure mondiale.
On ne peut pas se tromper.

11 février 1945, le jour où la paix et la sécurité sont proclamées

La conférence de Yalta réunit en Crimée, du 4 au 11 février 1945,le dirigeant de l’URSS Joseph Staline, le Président des États-Unis Franklin D. Roosevelt, et le Premier ministre britannique Winston Churchill.
Ces trois hommes vont poser les fondations du fameux Nouvel Ordre Mondial, qui n’est donc pas à venir mais existe depuis 76 ans, au nom de la paix et de la sécurité. Seulement trois 3 pays -et même deux en réalité- vont imposer au monde entier la création d’une Conférence pour l’organisation du monde, selon leurs propres termes. Ce n’est pas rien.
Nous devons donc considérer ce fait comme majeur, du fait de son ampleur, puisqu’il concerne le monde entier, de son implication (c’est bien un nouvel ordre qui s’instaure) et de sa pérennité (non seulement il a perduré mais il est impossible de le remettre en cause). Trois caractéristiques qui, je le rappelle, sont exclusives de la bête de l’Apocalypse (appelée aussi Antéchrist), puisqu’elle doit avoir une domination mondiale sans partage.

Voici quelques extraits des accords signés à Yalta le 11 février :

« Nous sommes résolus à créer avec nos alliés, aussitôt que possible, une organisation internationale générale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité.
Nous croyons qu’une telle organisation est essentielle pour empêcher de nouvelles agressions et éliminer les causes politiques, économiques et sociales de guerre, au moyen d’une collaboration étroite et permanente de tous les peuples pacifiques.
(…)
Nous avons convenu de convoquer, le 25 avril 1945, à San Francisco, une Conférence des Nations unies, qui établira, sur la base des entretiens officieux de Dumbarton Oaks, la charte de l’organisation dont il s’agit. Le gouvernement de la Chine et le gouvernement provisoire de la France vont être immédiatement consultés et priés de s’associer, pour les invitations, aux gouvernements des États-Unis, de la Grande Bretagne, de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. »

Cette notion presque sacrée de Paix et Sécurité est rappelée dans les derniers paragraphes de l’accord :

« Ce n’est qu’en poursuivant et en élargissant cette coopération et cette entente entre nos trois pays et toutes les nations pacifiques que l’on pourra réaliser la plus haute aspiration de l’humanité : une paix sûre et durable qui, selon les termes de la Charte de l’Atlantique, assure à tous les êtres humains de tous les pays la possibilité de vivre leur vie durant à l’abri de la crainte et du besoin.
La victoire dans cette guerre, et l’établissement de l’organisation internationale qu’on envisage, fourniront la meilleure occasion de toute l’Histoire de créer, pour les années à venir, les conditions essentielles d’une telle paix. »

Le protocole d’accord signé entre les trois grands précise ensuite la teneur exacte de l’Organisation mondiale qui a été décidée (on notera au passage qu’on ne demande nullement leur avis aux autres nations) :

« Il a été décidé:

1° Qu’une Conférence des Nations unies sur l’organisation mondiale envisagée sera convoquée pour le mercredi 25 avril 1945, et se tiendra aux États-Unis d’Amérique.

2° Les nations invitées à cette Conférence seront :
a) Les Nations unies, telles qu’elles existaient au 8 février 1945, et
b) Les nations associées qui auraient déclaré la guerre à l’ennemi commun avant le 1er mars 1945. (A cet effet, le terme « nations associées » signifiait les huit nations déjà associées et la Turquie.) Quand se tiendra la Conférence sur l’organisation du monde, les délégués du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique défendront une proposition tendant à admettre parmi les membres fondateurs deux Républiques socialistes soviétiques : l’Ukraine et la Russie Blanche.

3° Que le gouvernement des États-Unis, au nom des trois puissances, consultera le gouvernement de Chine et le gouvernement provisoire de la France, sur les décisions prises lors de la présente conférence concernant le projet d’organisation mondiale. »

Dans ce texte préfigurent déjà les cinq pays qui constitueront le fameux Conseil de Sécurité des cinq nations disposant du droit de veto, donc d’une prééminence certaine sur toutes les autres : les trois pays présents (USA, URSS et RU) mais aussi la France et la Chine.
Nous noterons au passage que ce nom, conseil de « sécurité » n’est pas anodin, il fait encore et toujours référence aux termes clés employés par saint Paul.
L’ajout de la France est normal : elle faisait partie des pays les plus puissants du monde, les autres grandes puissances restantes étant disqualifiées (Allemagne, Italie et Japon). Reste le choix de la Chine : pourquoi ? A l’époque celle-ci n’était pas une grande puissance, sauf peut-être sur le plan démographique. Peut-être parce que -j’avance ici une hypothèse personnelle- la programmation de son intégration dans les puissances communistes avait déjà été entérinée, ce qui rétablissait l’équilibre entre puissances libérales (USA et R.U.) et puissances communistes (URSS et Chine), la France étant entre les deux puisque, tout le monde le savait, de Gaulle avait amené avec lui les communistes et que ceux-ci participaient au gouvernement de la France libérée.

Et la « ruine soudaine » a fondu sur l’humanité

Je ne suis pas le seul à avoir compris la collusion du communisme et du capitalisme, partis tous deux des mêmes sources : de nombreux auteurs l’ont expliqué et démontré.

Par exemple, Léon de Poncins en 1932 dans son ouvrage Les juifs maîtres du monde :
« Dans le domaine social, les influences juives ont produit d’une part le mercantilisme industriel et d’autre part le socialisme marxiste, inspirés tous deux et dominés par une conception matérialiste économique du monde. »
Léon de Poncins explique en substance que les juifs sont maîtres du monde d’abord par la pensée et les idées, par LEUR SYSTEME qu’ils ont fait adopter par toutes les nations, grâce à l’internationale du sang (socialo-communisme) et à l’internationale de l’or (capitalisme).

Jérôme et Jean Tharaud, dans leur livre publié en 1933 « Quand Israël n’est plus roi » quelques mois après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, avaient bien compris eux aussi cette unicité du capitalisme et du communisme parce que provenant d’une seule et même origine, l’esprit judaïque :
« Ce n’est que par une contradiction apparente que ce peuple, qui s’est montré de tout temps le plus acharné à demeurer lui-même, se trouve être aussi le peuple le plus internationaliste. Précisément parce qu’il est original et personnel à l’excès, son génie le pousse à s’attaquer à ce qu’il y a de plus original et de plus personnel dans les sociétés où il vit, pour créer à la place un type de société uniforme, d’où les traditions particulières à chaque nation seront exclues, où les nations elles-mêmes perdront leur caractère propre et où le Juif, lui, sera d’autant plus fort qu’il aura gardé intact son caractère particulier et contribué plus que personne à constituer cette vie nouvelle.
Le capitalisme où il excelle, que ce soit le capitalisme bourgeois ou le capitalisme d’Etat, c’est à dire le communisme, est dans ses mains l’instrument le plus parfait de cette unification du monde. En uniformisant les conditions de la vie ouvrière, le capitalisme bourgeois a fait du travailleur un être sans instinct, sans pensée personnelle, dénationalisé, dénaturé pour ainsi dire, bref un prolétaire, un esclave. Et le capitalisme d’Etat n’est qu’une entreprise de même sorte, mais à une autre échelle, où ce n’est plus seulement l’ouvrier mais toutes les classes et toutes les nations qui seront réduites à l’esclavage, pour réaliser finalement cet idéal de l’unité, vers laquelle tend l’esprit juif par une inclination invincible. »

On va me répondre : mais nous ne sommes pas en esclavage. Bien sûr que si, le pire des esclavages, même : nous sommes esclaves de nos passions, de nos désirs, de nos besoins matériels, bref le système capitaliste, libéral ou communiste, nous rend esclaves de nos sens, sans le barrage salutaire de la vie spirituelle, par la grâce et les sacrements, qui justement nous conduisait au contraire à nous en détacher, afin de préserver l’équilibre entre vie terrestre et vie éternelle.
Mais, encore bien pire parce que sous-évalué, et presque invisible, cet esclavage est aussi intellectuel : nos esprits, notre mentalité, nos raisonnements sont influencés, inspirés et guidés par le matérialisme ambiant. Nous ne raisonnons et réfléchissons QUE dans le cadre d’une perception matérialiste de la vie et de la société, ce qui veut dire que nos pensées mêmes sont déformées, détournées, parfois inversées par rapport à la réalité, c’est à dire la loi naturelle et le cadre divin dans lequel nous sommes censés vivre (la royauté sociale du Christ). Pour résumer, nos référents de pensée ne sont pas les bons, et c’est bien plus dévastateur qu’une guerre nucléaire.

Les frères Tharaud montrent aussi que certaines caractéristiques de notre société (internationalisation des échanges, cosmopolitisme des idées, multiculturalisme, métissage, etc) ont une origine bien déterminée et ne sont pas des phénomènes spontanés mais participent d’une stratégie de déstructuration des peuples et des nations dans le but final d’éteindre une civilisation (chrétienne) pour lui en substituer une autre.
La voilà la ruine soudaine à laquelle personne n’échappera.

Troisième citation, toujours aussi instructive, datant de 1938, choisie comme les autres avant 1945 pour montrer que le processus était enclenché et que d’un côté leurs dénonciateurs (Léon de Poncins, frères Tharaud, Mgr Delassus, abbé Meinvielle etc..) ne se trompaient pas, et que d’un autre côté l’élite occulte était parfaitement consciente de la nature de son plan.
Il s’agit de l’interrogatoire de Christian Rakovski, très haut initié de l’élite occulte, arrêté sur ordre de Staline et interrogé le 26 janvier 1938. Ce texte exceptionnel est miraculeusement arrivé jusqu’à nous. Or que dit Rakovski ? Que les deux internationales (l’internationale prolétaire et l’internationale financière) qui s’affrontent en apparence, sont dirigées par le même petit groupe de banquiers mondiaux, qu’il désigne déjà comme les maîtres du monde, les appelant « une organisation cosmopolite » pour ne pas dire les juifs ; elles forment en réalité « l’internationale révolutionnaire« , ce qu’il appelle « le haut marxisme« . Il explique également que les grand banquiers sont les « inventeurs de la révolution » et que tout travaille en réalité au « communisme réel » (il accuse Staline de pratiquer un communisme formel et non réel). « L’arme double » consiste à créer des contradictions (et donc des antagonismes) des deux côtés : côté système bourgeois et côté prolétariat.
Pour eux « la révolution est le seul absolu« , ils veulent le « pouvoir absolu » et « jusqu’à présent, on n’a pas encore inventé d’autre machine de pouvoir total que l’Etat communiste« . Il ajoute que « le monde entier leur est soumis aujourd’hui » parce que « l’argent est pouvoir » , le « centre de gravité général » : il ne cache pas que ce pouvoir royal de l’argent est entre les mains de gens qui ne sont pas des chrétiens mais des cosmopolites.
On comprend mieux pourquoi les gouvernements des nations occidentales œuvrent depuis plusieurs années à l’établissement d’un pouvoir totalitaire équivalent au communisme sans en dire le nom, et nous préparent une société « à la chinoise » : parce que cela reste pour eux le meilleur moyen de parvenir au pouvoir total.
L’observateur perspicace aura noté que cet interrogatoire a eu lieu exactement le même jour que la fameuse aurore boréale annoncée par la Vierge à Fatima (26 janvier 1938). C’est extraordinaire ! Car que dit la Vierge ? Que ce sera le signe d’une guerre totale contre la chrétienté.
La Sainte Vierge indique la finalité, Rakowski et les autres précisent les acteurs et les moyens utilisés.
Et il n’y a pas de doute : c’est bien l’empire juif qui attaque en tenaille la chrétienté, par le capitalisme d’un côté et le communisme de l’autre, et c’est bien ce système, ce « siècle juif » qu’annonce l’aurore boréale.

Tout cela se résume dans une formule que j’appelle le matérialisme mystique du judaïsme.
Car ces auteurs du début du XXè siècle ont compris qu’est apparu à la charnière des deux siècles (XIXè et XXè) un combat à mort entre deux civilisations, le christianisme d’une part, et ce que l’on pourrait appeler le « matérialisme mystique du judaïsme » d’autre part, qui a eu l’intelligence de conquérir le monde à travers deux courants en apparence opposés, mais en réalité ayant la même racine (le matérialisme athée), seule la politique pour y parvenir étant différente : le capitalisme et le socialo-communisme.
Les circonstances ont voulu que les deux systèmes finissent par fusionner dans le mondialisme, mais malgré cela, la tendance penche nettement sur un totalitarisme inspiré du communisme (état policier, économie dirigée, libertés entravées, contrôle des populations…).

La véritable racine de la Révolution : le Progrès

La clé de compréhension des motivations finales de ces hommes et du système qu’ils mettent en place nous est fournie par Victor Hugo. Celui-ci, dans Les Misérables, publié en 1862, fait l’apologie de la Révolution, qu’il considère comme nécessaire et salutaire pour l’avenir de la France et du monde. Il justifie à plusieurs reprises le mouvement révolutionnaire initié en 1789, y compris les atrocités de 1793, ainsi que ceux qui ont suivi : révolutions de 1830, puis 1832/34…
Et sa justification repose principalement sur le matérialisme déjà déifié (je rappelle qu’il écrit en 1862 et se réfère aux événements de 1789 à 1832) ; ses termes sont très révélateurs d’un état d’esprit typiquement matérialiste :
« Le bien-être de l’homme, voilà ce qu’ils voulaient extraire de la société.
Ils élevaient les questions matérielles, les questions d’agriculture, d’industrie, de commerce, presque à la dignité d’une religion. »
Et Hugo ne se trompe pas sur leur véritable nature : « Ces hommes se groupaient sous des appellations différentes, mais qu’on peut désigner tous par le titre générique de socialistes. »

Mais, plus intéressant encore, c’est la façon dont Victor Hugo parvient à justifier les hallucinantes exterminations de 1793, en avançant comme raison toujours la même illusion socialiste, cette mystique et cette philosophie (la fin) qui justifient les moyens, à savoir, principalement, l’extermination des élites chrétiennes. Ce qui prouve le véritable inspirateur de cette mystique, l’impitoyable adversaire de Dieu, le démon, et sa vraie nature, l’éradication de la chrétienté pour édifier un monde qui l’imite, mais sous la coupe du diable (c’est en cela que réside l’illusion, car comment croire un seul instant que du bon va sortir de Satan ?) . Mais écoutons plutôt Hugo :
« En 93 (…) ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire, déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils ? Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme, l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous, l’idée pour tous, l’édénisation du monde, le Progrès ; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout, hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche. C’étaient des sauvages, oui ; mais les sauvages de la civilisation.
Ils proclamaient avec furie le droit ; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit. »
Il faut bien méditer ces propos car ils sont l’exacte illustration de la mentalité d’aujourd’hui : dans l’esprit de notre société, le Progrès avec un grand P, comme l’écrit Hugo, est considéré comme la nécessité absolue du bonheur des hommes et du peuple. Le progrès exclusivement matériel. Or plus une société s’enrichit matériellement plus elle s’appauvrit spirituellement et creuse sa tombe. Nous en avons la preuve après 150 ans de progrès effréné, ce progrès que réclamaient, la massue au poing et la bave aux lèvres, les révolutionnaires, et qu’exigent toujours, pour les mêmes raisons, leurs héritiers et descendants.

Mais ce progrès matériel engendre exactement le contraire des bénéfices que leur fait miroiter le démon. Ce matérialisme saint bon et doux tel que le proclame Hugo génère en réalité chaos, haine et désespoir, parce qu’il aboutit à la mort éternelle. Voilà la véritable nature de leur civilisation :elle conduit les hommes à vivre dans et du péché et à se révolter contre Dieu et sa loi naturelle.
D’ailleurs Hugo involontairement désigne le monde des ténèbres comme origine de cette philosophie, car il écrit lui-même qu’ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit ; or saint Paul, dans le texte cité en préambule, insiste sur la différence entre les fils de lumière (avec le Christ) et les fils de la nuit (contre le Christ) ; cela veut dire que les hommes illusionnés par le Prince des ténèbres prétendent incarner la lumière, mais c’est une fausse lumière, celle de l’homme qui se fait Dieu, se divinise par son pouvoir sur la matière, ce qu’il affirme dans les Droits de l’homme et le Progrès, érigés comme uniques sources du bonheur. Un bonheur exclusivement matériel qui tue l’âme par asphyxie progressive.

« Nous voulons un progrès en pente douce » précise Hugo plus loin, à cause des excès de la Révolution, et il ajoute « Dieu y pourvoit« . On voit ici jusqu’où le démon est capable d’illusionner les hommes, parce que justement, ce progrès en pente douce est celui que les hommes ont connu durant les siècles du christianisme et qui, selon Hugo et les siens, aurait été incapable de procurer du travail, du pain pour tous et de la liberté… où ont-ils vu ça ? Leur monde de progrès a-t-il été meilleur dans ces domaines ? Pas vraiment. Mais le Seigneur va les prendre au mot et les punir en les laissant entièrement aux mains du démon et celui-ci va leur fournir non pas un progrès en pente douce mais un progrès en pente accélérée, du jamais vu en six mille ans de vie humaine connue. Un piège fatal.
Et c’est ce progrès, qui part véritablement en flèche à partir de 1945, cette fameuse mystique matérialiste qui se concrétise via les deux bras de la synagogue de Satan, deux bras exclusifs dont on ne sort pas : le capitalisme libéral et le capitalisme d’Etat (communisme) dont on parlait tout à l’heure, et qui sont dominants depuis Yalta. Ils finiront par muter en fusionnant dans le mondialisme.

Conclusion

Le passé éclaire l’avenir. C’est souvent la méconnaissance du passé qui fausse nos visions d’avenir. J’observe également que le prince du mensonge multiplie depuis plusieurs années, et surtout en ce moment, les fausses apparitions de faux Christs ou de fausses Vierges Marie qui tous annoncent l’Antéchrist au futur. L’Antéchrist arrive me dit-on, surtout en ce moment. Tous ces mensonges permettent surtout de ne pas prendre conscience de la présence de l’Antéchrist parmi nous depuis bien longtemps, ni de sa véritable nature. En réalité L’Antéchrist n’est pas un homme mais un système et des hommes.
Evidemment, ça change tout. Mais il n’est pas dans l’intérêt de Satan que nous le sachions.
De même qu’il s’arrange pour que nous ne fassions pas le lien entre l’origine de l’ONU (paix et sécurité) et la prophétie de saint Paul, afin que nous ne prenions pas conscience que ce monde fondé sur le matérialisme athée (capitalisme ou communisme) constitue la ruine soudaine (de la chrétienté) à laquelle nul homme n’a effectivement échappé… sauf les fils de lumière, c’est à dire les quelques catholiques restés fidèles à Jésus-Christ et à sa doctrine.
Ruine soudaine et certaine parce que la chrétienté, pour la première fois de son histoire, au lieu de combattre cette philosophie, ces mœurs et ce système pervers, les a adoptés… En accueillant la bête en son sein il y a exactement 63 ans (28 octobre 1958) par l’élection de Jean XXIII et via son œuvre (le concile et ses conséquences), Rome a perdu la foi et est devenue le siège de l’Antéchrist, accomplissant ainsi une autre prophétie majeure : l’abomination de la désolation

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