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Et descendit de Caelis

Nous ne savons pas quand le Seigneur descendra du ciel. En est-on sûr ? En réalité, la date est connue depuis toujours, mais elle ne se révèle qu’aux temps fixés.
« Dieu ne fait rien de grand sur la terre, dit le prophète Amos, sans avoir auparavant révélé son secret à ses serviteurs. » (Amos 3:7)
Mais ce secret ne peut se révéler que progressivement, par paliers, et au fur et à mesure que les événements s’accomplissent selon l’Ecriture. Notre défaut est de vouloir comprendre trop tôt et donc de conclure trop vite. Mais un jour la révélation sera complète et les derniers secrets auront été révélés aux hommes.
Nous sommes proches de cet instant, de ce point final tant redouté dans l’histoire de l’humanité.
Ce point final, nous le savons, c’est le retour en gloire du Christ, qui reviendra pour juger les vivants et les morts : nous l’affirmons chaque dimanche dans le Credo.

Comment se fera ce retour ?
Nous le savons déjà, puisque Notre-Seigneur en personne nous l’a dit :
« Alors le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande majesté. » (Matthieu 24:30)

Voilà, c’est très simple. Il ne s’agit plus de la venue humble et discrète d’un nouveau-né dans une étable, mais du retour de Jésus-Christ dans la gloire, venant sur les nuées, c’est à dire du ciel et dans le ciel.
Ceci concorde avec les propos des deux anges aux apôtres le jour de l’Ascension :
« Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là les yeux fixés au ciel ? Ce Jésus, qui vient d’être enlevé au ciel, en reviendra un jour, comme vous l’y avez vu monter. » (Actes 1:11)

C’est donc très clair, les modalités de retour du Christ ne font aucun doute :
Il revient dans la gloire, tel qu’il est parti (donc à 33 ans), venant du Ciel, et visible par tous les hommes sur terre.

Reste à escompter la date.
Il y a dans les saintes écritures des non-dits volontaires, des sous-entendus nécessitant des explications théologiques inspirées. Car la vie de l’évangile continue après le départ de Jésus ; c’est le rôle de l’Eglise, de ses pères, docteurs et confesseurs, de traduire en doctrine et en liturgie le message divin, et de l’expliquer, l’enrichir, l’expliciter, le rendre accessible au plus grand nombre.
Par exemple, le premier miracle de Jésus aux noces de Cana est accompli à la demande de sa sainte Mère ; pour la comprendre, la réponse de Jésus « Mon heure n’est pas encore venue » doit être complétée par le sous-entendu « jusqu’à ce que vous me le demandiez ».

 On a exactement le même procédé et le même sens dans le message de l’apparition de la Vierge à Pontmain en 1871 : « Mon Fils se laisse toucher » sous-entendu « par ma demande« .

Par conséquent, la fameuse phrase sibylline qui a fait couler tant d’encre durant des siècles : « Quand au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36) doit être rapprochée du verset d’Amos cité tout à l’heure, et donc complétée par le sous-entendu : « jusqu’à ce que nous, la Sainte Trinité, décidions de le révéler« .
Ce qui semblerait logique sachant que tous les versets précédents du même chapitre sont la description d’une succession de signes avant-coureurs nécessaires à l’identification de cette période, ce qu’indique justement Jésus deux versets avant : « quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, qu’il est à la porte. »
Une lecture littérale et rapide de ce texte pourrait laisser penser que le Seigneur se contredit : il donne la liste des signes annonciateurs de son retour, pour finalement conclure qu’on ne peut en connaître la date. Curieuse démarche. En réalité, il n’y a rien de contradictoire : il faut attendre le moment venu pour comprendre et savoir  et alors le voile se lèvera.

Ceci concorde avec les propos de saint Thomas d’Aquin il y a 700 ans, dans l’Humanité de Jésus-Christ :
« C’est pourquoi, malgré ces signes, le jour de l’avènement du Seigneur pourra encore rester inconnu, selon ces paroles de saint Paul: « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur de nuit, tandis que les hommes diront: « Nous sommes dans la paix et la sécurité, la mort tombera sur eux à l’improviste. » (I Thess., V, 2-3). Il n’est pas défendu de croire néanmoins que ces signes feront connaître à tous le jour même du jugement, et l’incertitude du temps du dernier avènement se rapporterait alors à l’époque où ils commenceront à se produire. »

Nous n’allons pas ici lister à nouveau les preuves des signes de la fin des temps, nous le faisons régulièrement sur ce blog depuis cinq ans, mais nous allons nous attacher à tenter d’identifier cette fameuse date de retour du Christ, en justifiant notre démarche.

La réflexion est simple, parce qu’au final, les secrets divins sont simples à comprendre. Il suffit que le Seigneur soulève la membrane qui nous cachait la vue, comme à Bruno Cornacchiola à l’apparition des 3 Fontaines.

La date à laquelle notre Seigneur et Sauveur est descendu du Ciel est connue, nous la répétons chaque dimanche à la messe dans le Credo :
Et Descendit de Caelis

La phrase exacte est :
« Qui propter nos homines, et propter nostram salutem, descendit de caelis »
« C’est lui qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux« 

Cette date est celle de l’Incarnation du Christ, nous la connaissons tous par cœur, c’est le
25 mars

Et puisque les deux anges vêtus de blanc de l’Ascension nous ont dit qu’il viendrait comme il est venu, et puisque nous savons qu’il descendra du ciel, nous sommes autorisés à penser qu’il descendra du ciel le même jour où il est déjà venu.

Pour quoi y aurait-il répétition le 25 mars ?
Parce que c’est la date la plus importante dans l’histoire de l’humanité, de son début (création de l’homme) à sa fin, de l’Incarnation du Sauveur à la Rédemption du monde.

Voici le rappel des points-clés à connaître sur le 25 mars. Extrait d’un article écrit le 19 mars 2015 :

 

25 mars, date la plus importante de l’histoire de l’humanité

Il existe une date plus importante que les autres. Une date essentielle dans l’histoire de l’humanité. Celle où tout a commencé et où probablement tout finira.
Une date qui réunit l’Alpha et l’Omega.
Celle à partir de laquelle le calendrier a commencé.
Cette date nous la connaissons tous, nous en connaissons la signification sans en saisir l’inestimable valeur.
Cette date, c’est le 25 mars.

Le 25 mars cumule en effet trois événements majeurs qui ont influencé directement le destin de l’humanité, sans aucune contestation possible :
1) La création d’Adam
2) L’Incarnation du Christ
3) La mort du Christ et la Rédemption de l’humanité au même instant.

Commençons par Notre Seigneur.

1) Le 25 mars : Incarnation de Jésus-Christ
La date du 25 mars n’a pas été choisie au hasard, elle est réelle. La tradition, les Pères de l’Eglise, la reconstitution des faits grâce aux historiens de l’époque ont permis de connaître avec certitude la date de l’Incarnation du Christ : le 25 mars.
Information confirmée par Marie d’Agréda dans son livre La vie de la Très Sainte Vierge Marie : « Marie avait alors quatorze ans, six mois et 17 jours » ce qui renvoie bien au 8 septembre, date de la naissance de la Sainte Vierge fixée également par la Tradition. Et Marie d’Agréda de continuer « Tout ceci s’accomplit un vendredi, le 25 du mois de mars, à l’aurore. »

Que nous enseignent les Pères de l’Eglise ? Qu’à l’instant précis où Marie accepte la divine mission, être mère du Sauveur, donc au moment de son « fiat » (« Qu’il me soit fait selon votre parole ») le Saint-Esprit descend sur elle et…
Incarnatus est (Il a conçu du Saint Esprit)
Et Homo factus est (Et il s’est fait homme)
Et Verbum caro factum est (Et le Verbe s’est fait chair)

C’est donc bien à l’Annonciation, au moment précis du Fiat de Marie que Jésus s’incarne et se fait homme, ce n’est pas à Noël : il est déjà un homme de 9 mois !
Les points essentiels du Credo renvoient au 25 mars et non au 25 décembre, car le mystère de l’Incarnation s’accomplit le 25 mars.

 

2) Le 25 mars : mort du Christ et Rédemption du monde
Là aussi, il semblerait qu’il y ait incertitude sur la date exacte de la mort du Christ sur la croix, et donc de la Rédemption du monde, mais cette controverse est récente. Nos ancêtres la connaissaient et la Tradition l’a perpétuée. Seules les attaques de nos ennemis depuis deux siècles, y compris à l’intérieur de l’Eglise, ont permis d’introduire cette confusion.
Mgr Gaume, qui a étudié les anciens textes, plus dignes de foi que les écrits issus du siècle des prétendues Lumières et de leurs successeurs, nous rappelle que :
« C’était le vendredi 25 mars, la 34ème année de l’ère chrétienne et la 18ème du règne de Tibère, sous le consulat de Rubellius Geminus et de Rufius Geminus. »
Il se base, entre autres, sur les témoignages et écrits de Tertullien, saint Augustin, saint Jean Chrysostome, Bède le vénérable, et même le Martyrologue romain.
C’est la raison pour laquelle le chiffre 333 signifie probablement la gloire du Christ, car « par sa mort sur la croix, il a donné la vie au monde ». Or le 25 mars 34, le Christ avait 33 ans et 3 mois, puisque son 33ème anniversaire remontait au 25 décembre précédent.

Le Ciel, qui est merveilleux et parfait dans les moindres détails, fait s’accomplir la Rédemption du Monde le jour même où le Sauveur du monde s’est incarné.
Les Justes attendaient depuis 4000 ans cet événement afin de pouvoir enfin entrer au Ciel, c’est pourquoi le Christ ira lui-même les chercher aux Limbes (c’est le sens des mots du Credo « Est descendu aux enfers »).

Il est donc très probable que le Vendredi Saint ait réellement eu lieu un 25 mars.
D’après mes études, il n’y a que trois dates possibles pour le Vendredi saint : 25 mars, 3 avril ou 14 avril. Soit les calendriers 2015, 2016 et 2017. Ceci ne s’invente pas, et c’est après ces travaux que j’ai découvert la coïncidence des calendriers.
Sur ces 3 dates, le 25 mars est la plus probable.
Mais est-ce en 33 ou 34 ?

Le seul point sur lequel une correction peut être effectuée concerne l’année.
Car le pape Pie XI a célébré le 19ème centenaire de la mort et de la Résurrection du Christ en l’année 1933. Il y a donc un décalage d’un an par rapport aux indications de Mgr Gaume (an 34).
Or je considère que l’Eglise sainte étant d’une part assistée par le Saint-Esprit, et ayant accès d’autre part à des documents très anciens, et possédant une richesse d’informations inégalée via la Tradition, n’a pu se tromper sur le calendrier. Seule la contestation habituelle des ennemis de l’Eglise, évidemment reprise par certains idiots utiles jusque chez les catholiques eux-mêmes, surtout depuis un siècle, a introduit le doute sur la fixation du calendrier.
Il n’en est rien et le pape Pie XI a eu raison de fixer le 19è anniversaire en 1933.
On peut seulement admettre une légère erreur de calcul non pas sur la date de la Rédemption mais sur la fixation de la date de naissance.
Car là aussi, il n’y a pas d’erreur, et le 25 décembre n’est pas une date symbolique fixée après coup, mais bien une date réelle parce qu’à l’époque l’Eglise possédait LA connaissance, directement issue du Saint-Esprit, et ne pouvait se tromper sur des décisions aussi importantes.
Le Seigneur a voulu néanmoins que le doute subsiste -de peu- afin d’empêcher le diable de connaître la date réelle de la naissance de Jésus. J’expliquerai plus tard pourquoi.
On peut aujourd’hui révéler le calendrier exact en expliquant la petite erreur commise par Denys le Petit et l’Eglise avec lui : ne pas compter l’an 0.
Or il faut le compter, de la même façon que le méridien de Greenwich est le point 0 mais il compte bien comme une ligne à part entière ; idem pour l’Equateur. Donc ce raisonnement est valable aussi pour l’intervalle entre l’année -1 et l’année +1.
Le Christ est bien né le 25 décembre de l’an -1 et donc il est bien mort en l’an 33 de notre ère (grégorienne) à l’âge de 33 ans et 3 mois pile, le 25 mars 33.
Le débat entre 33 et 34 s’explique par le fait qu’il faille ajouter l’année 0 et la compter comme une année pleine et entière au même titre que les autres. Sinon il serait né en -2.

Revenons à la Rédemption au 25 mars : on va voir, toujours en fouillant dans la Tradition, que cet événement oh combien inestimable pour les hommes, en rejoint un autre tout autant symbolique.

 

3) Le calvaire, lié à Adam
En approfondissant la Passion, nous apprenons que le Golgotha, une des collines du mont Moria, est aussi le lieu où Abraham sacrifia Isaac. Premier symbole fort.
Mais il y a mieux : cet endroit s’appelait Calvaire ou « lieu du crâne » parce que le premier homme, Adam, a été enterré à cet endroit, et que s’y trouvait son crâne.
Ainsi donc, nous apprenons par la tradition que le premier habitant de la Judée fut le premier homme, après son expulsion du jardin d’Eden. Et que Noé avait recueillit ses ossements, et les enterra au Golgotha après le déluge. C’est pourquoi, celui que l’Eglise appelle le nouvel Adam, renouvelle la vie au monde sur la tombe de celui qui l’avait perdue.

 

4) Le 25 mars, création d’Adam
Cette symbolique du calvaire est déjà extraordinaire en soi, mais la réalité est encore plus incroyable.
Tout à l’heure, nous citions Marie d’Agréda à propos du 25 mars.
Voici la phrase complète :
« Tout ceci s’accomplit un vendredi, le 25 du mois de mars, à l’aurore, à la même heure où Adam avait été créé, trois mille neuf cent soixante ans auparavant. »

Laissons de côté le calcul des dates et des générations, qui fit l’objet ultérieurement d’un article passionnant sur le sujet, pour nous concentrer sur l’essentiel : nous apprenons que le premier homme, Adam, a été créé lui aussi un 25 mars, à la même heure que le Christ.

Par conséquent, le calendrier de l’histoire de l’humanité se calcule au 25 mars, quel que soit le calendrier retenu d’ailleurs. Il s’agit du 25 mars de l’année grégorienne, ceux qui le souhaitent peuvent retrouver son équivalent dans d’autres calendriers, cela ne changera pas le fond ni la date.

 

5) La loi mosaïque et la sortie d’Egypte confirment le 25 mars
On comprend mieux maintenant pourquoi Dieu avait donné pour instruction à Moïse de fixer le premier jour de l’année (1er Nizan) à la nouvelle lune la plus proche de l’équinoxe de printemps. Car non seulement le 1er Nizan tombe presque toujours au mois de mars, mais il savait à l’avance que cette date coïnciderait avec la Pâque.
Qu’est-ce que la Pâque ? La commémoration par les hébreux de la sortie d’Egypte, la nuit du 14 au 15 Nizan. Or, et c’est dans tous les évangiles, le Christ est mort la veille de la Pâque, donc le 14 Nizan puisque la Pâque commence le 14 au soir.
Eh bien Fernand Crombette, dans ses calculs, était parvenu à la conclusion que les hébreux étaient sortis d’Egypte la nuit du 25 au 26 mars 1226 avant J.C.
Encore et toujours la même date.

Au passage, notons que la nuit du 14 au 15 Nizan est celle aussi de la 10ème plaie d’Egypte, celle où tous les premiers nés meurent, des hommes aux animaux domestiques.

Voilà. Ce que j’écrivais en 2015 n’a pas pris une ride, et le 25 mars reste notre date de référence.
Nous allons maintenant compléter notre réflexion avec deux nouveaux calculs que je n’ai encore jamais dévoilés.

 

Notre-Dame nous a indiqué la durée totale de la nuit satanique

Dans ce qu’il convient d’appeler le deuxième secret de Fatima, la Sainte Vierge nous donne une information capitale :
« Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père. »

Tous les exégètes, les eschatologues et les analystes sont d’accords : l’aurore boréale visible dans toute l’Europe la nuit du 25 au 26 janvier 1938 constitue :
– un événement exceptionnel du point de vue astronomique et météorologique
– un repère sans équivalent et sans conteste par rapport aux paroles de la Vierge
– et par conséquent un point de départ.

Un point de départ…
Si le Ciel nous donne sans ambiguïté le point de départ, peut-être nous donnera-t-il des indices pour trouver le point d’arrivée.
D’abord, c’est le point de départ de quoi ? Du grand châtiment des hommes, de la punition divine, de ce qu’il convient d’appeler les tribulations dernières.
La Sainte Vierge prend bien soin de placer ce départ sous le pontificat de Pie XI et en 1938 afin que l’on comprenne bien que ce signe ne désigne pas uniquement la seconde guerre mondiale, mais une guerre bien plus vaste et plus longue, car elle combat aussi la foi et l’Eglise, de façon autant externe qu’interne. Donc le point de départ se situe au 26 janvier 1938.

Quel est le point d’arrivée ?
Qu’est ce qu’une aurore boréale ? Une lumière dans la nuit, c’est à dire un espoir dans l’obscurité.
Comment les Ecritures et les prophéties désignent-elles le règne du mal, la puissance de Satan ? Par la nuit, l’obscurité, les puissances obscures.
Donc la Sainte Vierge nous donne le point de départ d’une très longue nuit.
Or nous avons dans la prophétie des papes un certain Jean-Paul Ier, de son nom Luciani (lumière en italien) ayant pour devise « de la moitié de la lune« .
Ce pape a pour originalité de s’intercaler la même année que deux autres papes, Paul VI et Jean-Paul II, pour un pontificat de 33 jours, qui commence le 26 août pour s’achever le 28 septembre 1978.
Mais, et c’est important à souligner, son prédécesseur était mort le 6 août précédent, jour de la Transfiguration du Seigneur, c’est à dire de son apparition en gloire, préfiguration de son retour à la fin des temps ; cette date n’est donc pas anodine. Quant à son successeur Jean-Paul II, il est élu le 16 octobre, soit la date de la consécration de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre en 1919. Quand on connaît l’importance du Sacré-Cœur dans l’économie de la fin des temps, on comprend donc que Jean-Paul 1er s’intercale, avec ses 33 jours qui rappellent les 33 ans du Christ, entre deux dates porteuses elles-mêmes d’une signification eschatologique.
Ça commence à faire beaucoup, surtout quand on sait qu’Albino Luciani est né un 17 octobre, soit le jour de la fête de sainte Marguerite-Marie, elle-même indissociable de la dévotion au Sacré-Coeur.

Revenons à sa devise : de la moitié de la lune.
Qu’est-ce que la lune ? L’astre de la nuit.
Par conséquent cette devise peut aussi vouloir dire « de la moitié de la nuit ».
Quelle nuit ? Celle qui a commencé à l’aurore boréale du 26 janvier 1938.
Quand est élu Jean-Paul Ier ? Un 26 août.
Quel est son nom ? Luciani (lumière) comme celle de l’aurore boréale.
Donc le Ciel nous donne une information géniale : la moitié de la nuit, c’est à dire des Tribulations, se situe au 26 août 1978, soit très exactement 40 ans et 7 mois après le 26 janvier 1938.

Qu’est-ce que le chiffre 40 symbolise dans l’Ecriture sainte ? La durée d’une purification.
40 ans dans le désert avant d’entrer dans la terre promise, 40 jours pour une femme avant de présenter le nouveau-né au temple, 40 jours pour Jésus de retraite au désert…

Mais au 26 août 1978, nous n’en sommes qu’à la moitié. Pourquoi ?
Parce que l’Apocalypse précise bien que le châtiment de Babylone sera doublé : « Rendez-lui au double selon ses œuvres; dans la coupe où elle a versé à boire, versez-lui le double » (Apoc. 18:6). Or Babylone, c’est bien notre monde christianisé qui est retombé dans le paganisme, la cité du Bien reconquise par Satan pour redevenir la cité du mal.
40 ans prolongés de 7 mois, en deux tranches.

Il suffit donc d’ajouter 40 ans et 7 mois au 26 août 1978 pour connaître la date de la fin : c’est le 25 mars 2019 !
On retombe toujours sur la date-clé du 25 mars.

2019 ça paraît loin.
Mais il y a un espoir, de taille : la promesse de Jésus de raccourcir ce temps.
« Et, si ces jours n’étaient abrégés, nul n’échapperait ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » (Matthieu 24:22)
De combien seront-ils abrégés ? Nous allons le savoir avec la seconde révélation.

 

Benoît XVI nous dévoile le secret du 155

Après Jean-Paul 1er, le deuxième pape à nous fournir des indications, bien involontairement d’ailleurs, c’est le pape Benoît XVI.
Il a été élu le 19 avril 2005, une année de jubilé du Puy, c’est à dire lorsque le vendredi saint tombe le 25 mars, donc quand le vendredi saint tombe à sa date réelle, comme nous venons de le voir.
Déjà, cette coïncidence n’est pas fortuite.

Mais le plus intéressant sont ses points communs avec les apparitions de Lourdes.
Joseph Ratzinger est né le 16 avril ; cette date est celle de la fête de sainte Bernadette Soubirous, la voyante de Lourdes.
C’est aussi une des dates possibles de la vraie date de Pâques, comme indiqué tout à l’heure.
Premier point.
Il annonce sa démission le 11 février 2013, soit le jour anniversaire des apparitions de Lourdes, car la première apparition a eu lieu le 11 février 1858.
Il y a 155 ans entre les deux dates, sachant que les apparitions s’étendent du 11 février au 16 juillet 1858, soit sur 155 jours.

Le choix du 11 février n’est pas fortuit, Benoît XVI connaissait bien les apparitions de Lourdes. Il n’est pas possible de savoir s’il était conscient ou non du double 155, mais ceci s’apparente à un signe du Ciel, une indication, un indice. La foudre qui tombe sur le Vatican ce soir-là prouve l’importance du jour.
On sait aussi que cet événement mémorable permettra à Satan d’investir totalement le Vatican cette fois-ci pour de bon, puisque le successeur de Benoît XVI se révèlera être le faux prophète de l’Apocalypse, et même probablement l’Antéchrist-personne.
Le 11 février 2013 fut donc un événement majeur, un tremblement de terre dirait un texte prophétique.

J’ai longtemps cherché la signification de ce double 155, qui n’est pas là par hasard, et qui n’est pas un chiffre satanique. Le Ciel a autorisé le diable à installer la bête au Vatican, accomplissant ainsi les prophéties, mais il s’arrange en même temps pour nous donner un signe : le 155.

Rappelons aussi que la Sainte Vierge réunira elle-même les dates du 25 mars et du 8 décembre, car c’est le 25 mars 1858 qu’elle dit son nom à Bernadette en prononçant cette phrase si belle et si pure : « Je suis l’Immaculée Conception« .
Il est donc logique que je révèle le secret de Notre-Dame de Lourdes un 8 décembre.

Voilà le secret du 155 :
Le 11 février 2013, Benoît XVI annonce sa démission 155 ans jour pour jour après la première apparition de Lourdes.
Ces apparitions durent 155 jours.
Il manque un 155. Il en faut trois tout simplement parce que Dieu est Trinitaire.
Nous avons les jours et les années. Que manque-t-il ? Les mois.
Le troisième 155 est une durée en mois, de 155 mois soit 12 ans et 11 mois, ou 13 ans à un mois près.
Quand commencent ces 155 mois ?
C’est facile : qui donne l’indication ? Benoît XVI.
Il nous donne, à son insu, la durée totale de son pontificat, règne de la bête incluse, et par là même la durée limite fixée à la bête. Qu’elle ne connaît pas forcément d’ailleurs.
Benoît XVI ayant été élu pape le 19 avril 2005, si on ajoute 12 ans et 11 mois à cette date, on tombe très exactement sur le 19 mars 2018, c’est à dire le jour même de l’intronisation du pape François, pile cinq ans après son élection.

Pour mémoire :
1) j’avais trouvé qu’une durée finale de 5 ans s’appliquait à la bête, donnée par les dates-clés du 23 septembre et du 21 décembre 2012 ; leurs échéances sont en 2017 et toujours valables. Il s’agit de la bête de la terre. C’était expliqué ici.
Mais pour la bête de la mer, nous découvrons qu’elle aussi a une échéance de 5 ans, légèrement décalée, mais elle est soumise à la même règle.

2) le soir même de son élection, le 13 mars 2013, le pape François écrit au grand rabbin de Rome. Or la principale information qu’il lui donne dans cette lettre, outre son élection, est qu’il sera intronisé pape le 19 mars, comme si cette date servait de repère. Nous savons maintenant pourquoi.

3) Le 19 mars est la fête de saint Joseph, patron de l’Eglise universelle. Il est juste que le saint patron de l’Eglise fixe lui-même la date de l’échéance à l’imposteur qui a investit son Eglise.
Nous y voyons un signe de plus confirmant l’authenticité du signe du « 155 ».

 

Conclusion

Nous avons donc trouvé que la Sainte Vierge à Fatima nous a donné, via Jean-Paul Ier, la durée totale de la nuit des tribulations : 25 janvier 1938 – 25 mars 2019.
Nous avons trouvé que Benoît XVI en annonçant sa démission le 11 février 2013, nous a en même temps donné le dernier calendrier : fin au 19 mars 2018.
La promesse de Jésus de raccourcir les tribulations serait donc d’environ un an, peut-être même plus, car nous ne devons pas oublier qu’il reste encore deux étapes à accomplir : la résurrection des témoins pour achever la 6ème période, puis entrer dans la 7ème : la moisson.
La moisson correspond à la chute du monde présent, au châtiment des méchants et à la purification de la terre. Car à ce moment-là les témoins, c’est à dire les justes, seront tous inscrits au livre de vie, ils n’auront rien à craindre.
Tout porte à penser que le mois de mars 2018 verra la conclusion de cette moisson ce qui veut dire qu’il faut s’attendre d’ici là à des événement défiant toute imagination.
Ou du moins il constituera une étape essentielle dans la transition entre le monde actuel et la Jérusalem céleste qui s’annonce. Mais cette transition, j’en suis certain doit commencer en 2017 car ce sera le signe de l’intervention de la Sainte Vierge, et probablement avant Noël.

Le 25 mars est le jour choisi de tous temps par le Seigneur pour manifester au monde sa puissance, c’est le jour où il signifie à l’humanité ses volontés et accomplit les gestes décisifs.
Le 25 mars 2018 nous fêterons les Rameaux, c’est à dire l’entrée triomphale de Dieu dans sa cité. Pour une fois, nous sommes autorisés à considérer ce signe dans son sens littéral.

Rendons grâce au Seigneur pour ses bienfaits et pour l’aurore de justice qui s’annonce.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Et descendit de Caelis

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Il est temps d’entrer dans l’arche

Oui il est temps d’entrer dans l’arche car, nous allons une fois de plus le démontrer ici, mais avec des arguments inédits, il est inutile d’attendre de nouveaux signes avant que ne s’enclenche la chute de Babylone, le châtiment des méchants et la purification de la terre par le feu du ciel.
Dans quelle arche ? L’arche du salut.

Quelle est cette arche ?
La Très Sainte Vierge Marie.

Lors de la première éradication totale des méchants de l’histoire de l’humanité, le déluge, le Seigneur fit construire à Noé un immense bateau dans lequel furent sauvegardées les espèces animales et quatre couples d’êtres humains : 8 personnes.
Il ne restait sur terre qu’un juste (Noé) et 7 personnes méritant d’être sauvées, elles le furent au moyen d’une solution matérielle (l’arche) face à un péril lui aussi matériel : le déluge.

A la fin des temps, la problématique est différente : les tribulations du peuple de Dieu ne se limitent pas aux persécutions sanglantes habituelles mais ont pris la forme d’une attaque sans précédent contre la foi d’une part, et contre les esprits (c’est à dire la façon même de penser) d’autre part. La problématique qui se pose alors n’est pas de sauvegarder matériellement quelque chose, hommes, bêtes et biens, mais de sauvegarder les âmes.

En effet, les âmes sont en grand danger, d’autant plus important que la persécution n’est pas estimée à sa juste valeur. Aux persécutions sanglantes classiques -toujours en cours dans certains pays- sont venues s’ajouter des persécutions religieuses, sociales, culturelles, démographiques, judiciaires, économiques, intellectuelles… c’est tout notre univers familial, social et culturel qui progressivement est passé d’un esprit chrétien à un esprit païen, d’un monde où Jésus régnait spirituellement et socialement à un monde où Satan a progressivement pris toute la place. Sauf que le peuple de Dieu (les chrétiens) s’est habitué à cet univers, il a même voulu se rendre compatible avec lui lors du concile Vatican II, comme si on pouvait concilier deux façons de penser, de vivre et de prier totalement antagonistes. Dans ce suicide collectif, il est devenu certain que celle qui a pris le pas sur l’autre est la mauvaise, mais l’obscurcissement des esprits générés par une telle situation empêche pour la plupart la prise de conscience de cet immense piège.
En d’autres termes, une très grande majorité d’âmes se damne sans même le savoir.

Nous ne devons jamais oublier qu’il y a eu un changement de paradigme total lors de la venue de Jésus-Christ. Dieu le Fils s’est incarné sur terre et nous a transmis la Foi. Surtout, nous allons le voir un peu plus loin, il a donné à chaque homme la possibilité d’être un temple du Saint-Esprit. Ce sont ces pierres vivantes qu’il convient de préserver.
Par conséquent, l’enjeu de la fin des temps est spirituel : ce sont les âmes qu’il faut sauver, préserver du déluge du mal qui a recouvert la terre et menace de noyer totalement les enfants de Dieu.

 

A problématique spirituelle, solution spirituelle

Depuis très longtemps, l’Eglise considère la Très Sainte Vierge Marie comme co-rédemptrice et co-médiatrice de toutes grâces.
Elle est l’aurore du soleil de justice, la porte du ciel, et l’arche de la nouvelle alliance.
Cela veut dire qu’au même titre que son Fils, la Sainte Vierge participe au mystère de la Rédemption des hommes et prodigue aux hommes les grâces du divin Sauveur.
Elle précède et annonce le Fils, comme l’aurore précède le soleil, et constitue la première porte d’entrée au Ciel, celle qui mène au Fils, donc à Dieu, passage indispensable pour parvenir au Père. Pour aller au Fils, il faut d’abord passer par la Mère.
Pourquoi ? Parce que le Seigneur s’est donné au monde par une femme, une Vierge qui l’a enfanté de façon miraculeuse. Il est passé par une femme pour nous sauver, pour venir à nous ; il veut que nous passions par la même Femme, mère de l’Eglise et de tous les croyants, pour venir à lui.

La Très Sainte Vierge Marie ne vit que par et pour son Fils, les deux sont indissociables, ils sont unis par le plus beau mystère qui préside au sort de l’humanité : le mystère de l’Incarnation.

La pensée moderne, influencée par le protestantisme, qui montre par là son essence satanique, commet une double erreur : refuser un culte à la Mère de Dieu, et vouloir dissocier le Fils de la Mère.

Pourtant, pas de Fils sans la Mère, pas de Mère sans le Fils.

Sans Marie, pas d’Incarnation du Sauveur, pas de venue de Dieu sur terre. Pas de rédemption des hommes, pas de rémission des péchés. Pas de résurrection.
Sans Marie, pas d’ouverture du Ciel, pas de suppression de la malédiction due au péché originel.
Sans Marie, pas de révélation de la Parole divine, pas d’enseignement de l’Evangile, pas de révélation des mystères divins.
Sans Marie, pas de création de l’Eglise, pas d’avènement du Royaume de Dieu, pas de continuité apostolique de l’œuvre de Jésus-Christ.
Sans Marie pas de sacrements, pas de baptême pour effacer le péché originel, pas de vie divine en nous, pas de pierres vivantes rendues « temples du Saint-Esprit« , pas d’Eucharistie.
Sans Marie, pas de civilisation chrétienne, pas d’évangélisation du monde, pas de rois et de peuples très chrétiens, pas de règne d’amour, de charité et de paix.
Sans Marie, pas d’Emmanuel, pas de Dieu avec nous, l’homme reste seul sur terre avec le démon.
Pas de salut.

C’est effrayant de penser à ce qu’aurait été le monde sans la Vierge Marie.
Seul un esprit corrompu par les puissances du mal peut vouloir un monde sans la Vierge Marie, peut repousser son aide et son amour, peut lui refuser son cœur et sa vie.

Dans un discours récent, Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité saint Pie X, nous ramenait au fondamental : « Retenons bien les enseignements et les demandes de Marie, toujours Vierge et Mère de Dieu. Selon ses propres paroles, son Cœur sera notre refuge et le chemin qui conduit à Dieu. »

L’Eglise enseigne que la Sainte Vierge est l’arche de la nouvelle alliance, celle instituée par Jésus-Christ. C’est en Marie que nous trouverons refuge et réconfort. C’est Marie qui met fin aux hérésies et écrase la tête du serpent. C’est la frêle et pure Marie qui affronte avec ses légions d’anges la bête et les esprits mauvais.
Marie est co-rédemptrice avec son Fils Jésus : sous sa protection on ne risque rien.
Elle est la première porte qui mène à Jésus tout simplement parce qu’il n’y a pas de chemin plus sûr qui mène à « la Vérité, le chemin et la vie« .
Elle est co-médiatrice de toutes grâces c’est à dire qu’elle nous transmet à profusion les grâces de son divin Fils, que nous recevrons d’autant plus que nous les lui demandons à elle.
Car son Fils veut que nous passions par Elle :la gloire de Marie c’est le Sacré-Cœur et la gloire du Sacré-Cœur c’est le Cœur Immaculé de Marie.

Il ne faut pas, on ne peut pas dissocier les deux : en ces jours où nous venons de fêter l’apparition de la Très Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré rue du Bac à Paris, souvenons-nous que Marie sur la médaille miraculeuse, fait inscrire un grand M surmonté de la croix, ainsi que les deux cœurs de Jésus et de Marie : celui de Jésus est entouré d’une couronne d’épines, celui de Marie transpercé par un glaive. Les deux cœurs unis de la Mère et du Fils, comme le M de Marie et la croix qui sont eux aussi indissociables.

Le XXème siècle aura été celui de Satan, celui où pour la première fois il va pouvoir étendre son règne (presque) totalement sur le monde.
Mais le Ciel déploya parallèlement un remède imparable, car ce siècle fut aussi celui d’une dévotion mariale sans précédent, dans le monde entier et dans toute l’Eglise, même celle apostate issue du concile Vatican II. Cette dévotion mariale, promise à Fatima, est la réponse du Ciel au pouvoir donné à Satan, elle le contrebalance et lui sera même fatale.

Noé a eu cent ou cent vingt ans pour construire son arche ; la durée est du même ordre pour l’arche spirituelle que constitue la Vierge Marie. Depuis plus de cent ans, 187 si on compte la première apparition eschatologique, celle de 27 novembre 1830 rue du Bac où elle apparaît comme la Femme de l’Apocalypse, la Sainte Vierge par de multiples apparitions, nous a prévenus du danger, recommandé la pénitence et la prière, et donné les deux seuls remèdes aux tribulations : se réfugier sous sa protection, sous son arche spirituelle, par le rosaire et la dévotion à son Cœur Immaculé.
Car, on l’a vu tout à l’heure, le Cœur Immaculé de Marie mène immanquablement au Sacré-Cœur de Jésus.

Marie est la solution à tout, il suffit d’aller se réfugier chez elle, par la prière et la pratique des sacrements.
Elle est la solution pour les musulmans, qui l’honorent, et qu’elle mènera vers son divin Fils.
Elle est la solution pour les infidèles, les athées, les matérialistes, les païens, tous ceux qui vivent sans Dieu : il leur suffit de tourner le regard vers elle.
Elle est la solution pour les chrétiens hérétiques et schismatiques, qui eux aussi doivent placer toute leur confiance dans la Vierge Marie pour retrouver le chemin de la grâce et du salut.

L’arche de la fin des temps c’est Marie.
Tout ce que Dieu demande aux hommes est de tourner un regard sincère d’amour vers sa Mère, et de placer dans leur cœur un désir de contrition de leurs péchés. Marie fera le reste.
Car, comme nous l’avons dit tout à l’heure, sans Marie pas de salut. Ce qui marche dans un sens marche dans l’autre.
Saint Jean Bosco avait eu une vision où, durant les heures sombres des tribulations, il vit Marie avec un grand manteau sous lequel venaient se mettre à l’abri les enfants de Dieu. Par une consécration à la Vierge, un chapelet quotidien, une prière régulière, un cierge dans une église, peu importe… il faut que les hommes aillent vers Marie pour être sauvés, c’est une condition impérative.
A Notre-Dame des Victoires, où nous l’honorons sous le vocable de Refuge des pécheurs, la statue de la Sainte Vierge est actuellement -et exceptionnellement- drapée d’un grand manteau : prophétique? Le Saint-Esprit est toujours là à veiller sur ses enfants.

 

Il faut faire vite, car le temps nous est compté.
Il a été beaucoup débattu sur ce blog des signes annonciateurs des derniers temps, de ceux qui doivent précéder le grand jour de la colère divine, celui où il éradiquera le mal et les méchants et renouvellera le monde selon le premier verset du chapitre 21 de l’Apocalypse : « et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre. »
Or le point clé pour se situer dans la fin des temps réside dans l’identification et la définition de l’Antéchrist : si on sait qui il est et quand il règne, alors on aura une meilleure idée de la proximité du jour de la colère qui causera la chute de Babylone.

Nous allons développer ici une nouvelle explication de l’Antéchrist, complémentaire aux précédentes mais inédite, afin de mieux cerner de quoi et de qui il s’agit.
Pour comprendre le combat de titans entre les forces du démon et celles du Ciel, il est nécessaire de remonter à la source : Jésus-Christ, et à la raison qui causera la chute de Lucifer : l’union hypostatique.

 

L’union hypostatique, clé de compréhension de l’enjeu majeur de la fin des temps

Pour expliquer l’union hypostatique, nous utiliserons les excellents passages du Traité du Saint-Esprit de Mgr Gaume (1864) :

Mgr Gaume commence par citer Suarez : « Il faut tenir pour extrêmement probable que le péché d’orgueil commis par Lucifer a été le désir de l’union hypostatique, ce qui l’a rendu dès le principe l’ennemi mortel de Jésus-Christ. Nous avons montré que tous les anges avaient eu révélation du mystère de l’union hypostatique qui devait s’accomplir dans la nature humaine. Il est donc infiniment croyable que Lucifer aura trouvé là l’occasion de son péché et de sa chute. »

« En effet, après avoir déjà une première fois introduit son Fils dans le monde, le Père éternel le proposa une seconde fois à l’adoration des anges et leur révéla le mystère de l’Incarnation. Or à cette révélation, Lucifer et ses anges refusèrent à Jésus-Christ leur adoration et leur obéissance. Suivant la doctrine commune des Pères, le démon a péché par envie contre l’homme. »

 « Quand il sut que le Verbe devait s’unir à la nature humaine afin de la diviniser, et en la divinisant l’élever au-dessus des anges, au-dessus de lui-même Lucifer, alors il ne se tint pas dans la vérité. L’orgueil entra en lui ; l’orgueil amena la révolte ; la révolte, la haine ; la haine, la chute. »

 « Le dogme de l’Incarnation suffit pour expliquer la chute de Lucifer, [car] ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin. »

La connaissance de l’union hypostatique et de sa nécessité absolue dans le plan divin, éclairent parfaitement le mystère de l’Incarnation, mais éclaire aussi la véritable stratégie de Satan.

Mgr Gaume explique :
« Descendue de Dieu, toute la création, matérielle humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul. Mais une distance infinie sépare le créé et l’incréé. Pour la combler un médiateur est nécessaire. Formant le point de jonction, et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu.
Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Etre divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur maître. »

« Lucifer n’a pas péché en ambitionnant d’être égal à Dieu ; il était trop éclairé pour ignorer qu’il est impossible d’égaler Dieu, puisqu’il est impossible qu’il y ait deux infinis. Aussi le prophète Isaïe ne lui fait pas dire « je serai égal » mais « je serai semblable à Dieu« .

« Il est évident que Lucifer a péché en désirant d’une manière coupable la ressemblance avec Dieu. C’est ainsi qu’il désira l’union hypostatique, l’office de médiateur et la place réservée à l’humanité du Verbe, comme lui convenant mieux qu’à la nature humaine, à laquelle il savait que le Verbe devait s’unir. »

On comprend mieux maintenant la finalité du plan de Satan et son objectif réel en cette fin des temps où Dieu l’a autorisé à jouir d’un pouvoir qu’il n’avait jamais eu. Il ne s’agit pas seulement de pervertir les âmes, de les ravir à Dieu et d’en emporter le plus possible en enfer. Il ne s’agit pas d’un concours pour savoir qui remplira le plus son domaine, s’il y aura plus d’âmes en enfer qu’au Paradis. Non, il s’agit pour Lucifer de parvenir à ce qu’il a toujours ambitionné parce que ce fut la cause de sa chute : être le médiateur entre l’homme et Dieu, usurper au Verbe le trait d’union qu’il est entre les hommes et Dieu.

Puisque « ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu » alors Satan a pour ambition d’inverser cette médiation, d’être lui-même le médiateur qui unit la création à un faux Dieu, lui-même, qui s’est rendu semblable à Dieu selon la formule d’Isaïe.

Satan ambitionne de prendre la place réservée au Verbe ; non seulement il entraîne les âmes en enfer, mais il détrône son Seigneur et maître en prenant sa place non seulement dans le cœur des hommes, mais dans celui de ses propres enfants. Car il ya deux types d’hommes : ceux appartenant à Dieu (les enfants de Dieu c’est à dire les chrétiens baptisés) et les autres, païens, infidèles, athées etc… qui appartiennent déjà à Satan et constituent le monde selon saint Paul. D’où son attaque, non plus uniquement extérieure comme avant, mais intérieure ; d’où l’unique autorisation du Seigneur de pouvoir -enfin- entrer dans son Eglise, ce qu’il n’avait jamais pu faire, afin de corrompre les enfants de Dieu eux-mêmes.

Avant d’entrer dans l’explication qui nous intéresse le plus, précisons que l’union hypostatique est parfaitement accomplie dans la Très Sainte Vierge Marie car elle fut la première et la seule personne humaine à connaître et à vivre la réalisation parfaite de cette union hypostatique.
Elle fut le premier être humain à vivre cette divinisation dans sa chair, son âme et son esprit.

 

En quoi consiste la divinisation de l’homme par l’union hypostatique du Verbe ?

Il est essentiel à ce stade de comprendre en quoi consiste la divinisation de l’homme par l’union hypostatique.
La divinisation de l’homme trouve son accomplissement dans l’utilisation à bon escient de ses capacités spirituelles. Spirituel veut dire « qui vit de l’Esprit » mais le sens de ce mot est très souvent détourné de son contexte et de sa véritable signification : le seul Esprit valable, c’est le Saint-Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité. La divinisation de l’homme consiste donc à le faire vivre du Saint-Esprit, c’est à dire à créer une union entre la créature et son Créateur, créer un lien entre l’homme et Dieu, ce que saint Paul appelle devenir le Temple de Dieu«Ne savez-vous que vous êtes le temple de Dieu (1 Corinthiens 3, 16) ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? (1 Corinthiens 6, 19)».
L’homme divinisé l’est donc par ses facultés spirituelles, mises en sommeil lors du péché originel, que Jésus est venu réveiller, réactiver en quelque sorte, en nous donnant le Saint-Esprit par le baptême et la Sainte Eucharistie.
Tous ceux qui utilisent le mot « Esprit » ou le mot « Spirituel » en dehors de cette définition (relié au Saint-Esprit) font une grave erreur et contribuent à détourner ces mots de leur sens réel.

On comprend mieux pourquoi, à la messe traditionnelle, nous nous agenouillons au moment de la phrase « et Homo factus est » (et il s’est fait Homme). C’est un hommage à l’union hypostatique et au mystère qui a provoqué la chute de Lucifer et de ses anges : l’Incarnation est le plan de Dieu de tous les temps pour diviniser l’homme par son Fils. On s’agenouille pour remercier le Seigneur d’un tel don et on lui rend grâce pour sa magnificence et la grandeur de ce mystère.

Comment cette divinisation s’accomplit dans la vie de tous les jours ?
Jean-Pierre Dickès, dans son livre La blessure, l’explique en quelques mots :
« Pour vivre ainsi dans le Christ, les moyens sont nombreux; Ce sera la pratique de l’oraison mentale, la prière, la messe, la communion. Tout cela doit entraîner une transformation de l’âme. C’est aussi l’examen particulier, issu de la méthode de saint Ignace. C’est, bien sûr, la recherche de ses propres défaillances, tous les jours de la vie. Et enfin l’accomplissement des devoirs d’état en esprit d’oraison. Tout a été humilité au quotidien dans la vie du Christ. A chacun de mettre dans chacune de ses actions, même banales, une intention surnaturelle. »
Monsieur Olier répétait souvent cette phrase de saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis ; c’est le Christ qui vit en moi » (par le Saint-Esprit).

 

Le secret de l’Antéchrist : l’union hypostatique entre l’homme et Satan, c’est à dire la divinisation de l’homme par la chair

Le lecteur commence à comprendre à ce stade l’immense supercherie mais aussi l’intelligence suprême de Satan : diviniser l’homme non plus par l’Esprit mais par la chair.

L’homme en union hypostatique avec Dieu n’a qu’un seul but : faire grandir ses facultés divines pour améliorer ses conditions de vie spirituelle.
L’homme en union hypostatique avec Satan utilise ses facultés divines pour améliorer ses conditions de vie matérielle.

L’homme divinisé par Notre-Seigneur souhaite vivre du Saint-Esprit et avec le Saint-Esprit. Il est un temple de Dieu, il le sent et il le sait. Pour lui, les éléments matériels sont au service de sa vie spirituelle, ils sont utiles et nécessaires mais secondaires, ils sont un moyen et non une fin. Les fruits de cette vie selon le Saint-Esprit sont visibles dans sa vie humaine, saint Paul nous les a donnés : « Le fruit de l’Esprit, au contraire, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. » (Galates 5:25)
L’homme divinisé par Satan cherche à vivre matériellement le mieux possible, il voudra améliorer non seulement son confort de vie, de travail, de vie familiale, mais aussi sa santé et sa vie biologique, mais aussi les relations humaines, c’est à dire améliorer les rapports humains via des solutions matérielles.

Pour la première fois dans l’histoire du monde, la période Antéchristique va permettre à Satan de réaliser la promesse faite à Eve : « Vous serez comme Dieu » (Gen. 3:5)

Pour la première fois, Satan va avoir l’autorisation de réaliser par lui-même cette union hypostatique entre lui et les hommes, via un médiateur : l’Antéchrist.
On a vu tout à l’heure que le Christ réalise en tant que médiateur l’union hypostatique entre Dieu et les hommes. Mais le Christ est Dieu lui-même.
On a vu aussi que le diable avait pour ambition d’être semblable à Dieu mais qu’il ne pouvait en être son égal. Lucifer va donc se faire passer pour Dieu, c’est bien ce qui ressort des textes de ceux qui pratiquent au plus haut niveau le culte de Lucifer, les palladistes, à commencer par ceux d’Albert Pike, premier grand pontife de cette église de Satan.
Mais comme Lucifer ne peut être l’égal de Dieu, il n’aura jamais la possibilité de voir s’incarner l’équivalent du Messie, car cela voudrait dire que lui aussi peut être Dieu fait homme, ce qui non seulement est impossible, mais lui est interdit. La seule solution qui lui reste pour malgré tout réussir à être semblable à Dieu, est de réaliser cette union hypostatique entre lui et les hommes, lui comme pseudo-Dieu, de la même façon que le Christ la perpétue sur terre depuis deux mille ans via l’Esprit-Saint. C’est à dire non pas matériellement, via un homme, mais mystiquement via un esprit.

Cette prise de pouvoir du diable dans le cœur des hommes s’apparente à la fameuse « abomination de la désolation dans le lieu saint » dont parlent le Christ, saint Paul et Daniel à propos de la fin des temps, car Satan s’installe alors dans le Temple de Dieu, c’est à dire en chaque homme, en lieu et place du Christ, et de la même manière : par une union hypostatique qui divinise l’homme, mais cette fois-ci par la chair et non par le Saint-Esprit.

Le démon s’assoit bien dans le sanctuaire de Dieu puisqu’il prend possession de l’homme ; or l’homme n’est-il pas le sanctuaire de Dieu depuis Jésus-Christ ?
Il y a substitution de divinité, récupération et inversion de la médiation divine.

L’union hypostatique nécessite un médiateur : ce sera l’Antéchrist.
Elle permettra de réellement diviniser l’homme, mais à la manière de Satan.
Étudions ces deux notions.

 

L’Antéchrist est un démon

Nous avons donc maintenant l’explication de l’abomination de la désolation. Reste à comprendre comment celle-ci s’accomplit et identifier celui qui joue le rôle du médiateur pour réaliser l’union hypostatique entre le diable et les hommes puisque Satan ne peut s’incarner dans un homme, dans un équivalent-Messie.

Le médiateur c’est l’Antéchrist.
Qui est l’Antéchrist ? Un démon.
Un démon particulièrement puissant.
Diana Vaughan a raison, les palladistes ont raison, mais on ne les croit pas parce que le démon a la suprême intelligence de faire croire, y compris à ses fidèles, qu’à la fin l’héritier apparaîtra.
A force de le répéter sur tous les tons, par le biais autant des satanistes patentés, francs-maçons en tête, par les juifs qui annoncent leur Messie, et même par de fausses apparitions de la Vierge et du Christ (relisez Matthieu 24, le Seigneur nous met en garde à plusieurs reprises contre ceux qui se feront passer pour des envoyés du Ciel), il a fini par persuader tout le monde que son règne se terminerait obligatoirement par celui d’un seul homme, l’Antéchrist.
C’est vrai et faux.

C’est faux parce qu’en réalité, il ne s’agit pas d’un homme mais de plusieurs hommes, pas d’un Antéchrist mais des Antéchrists, tels qu’Emmanuel Macron ou le pape François.
C’est vrai parce qu’il s’agit surtout d’un type d’homme, le citoyen du monde contemporain, dans lequel l’union hypostatique entre lui et Satan est réalisée. Dans ce sens, on peut donc en parler au singulier.

Et puis c’est vrai aussi parce que l’Antéchrist est bien une personne en particulier, mais pas une personne humaine : c’est un esprit, un démon.
Un démon lâché pour une période précise (la fin des temps) et une mission précise : être le médiateur entre Lucifer -faux dieu- et les hommes.
C’est pourquoi, j’explique depuis longtemps que l’Antéchrist est à la fois une période, un système multiple (7 têtes 10 cornes) un état d’esprit et un type d’homme.

La parole de saint Paul parlant du fils de la perdition allant « jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu » s’éclaire car elle s’entend spirituellement, c’est à dire que le démon Antéchrist prenant la place de médiateur dans le cœur des hommes permet aux hommes de se diviniser selon la chair. Et d’adorer sans le savoir celui qui leur a permis une telle prouesse, leur nouveau dieu, Satan.

L’existence du démon Antéchrist a été révélé par Diana Vaughan, ex-grande maîtresse du culte luciférien et convertie sur la fin au catholicisme, dans son livre Symboles du palladisme :
« A la Rédemption de l’humanité par l’adorable sacrifice de Jésus, la haute maçonnerie des triangles lucifériens oppose la venue de l’Antéchrist, qu’elle appelle Anti-Christ, et qui est désigné par le nombre 666.
La tradition de l’occultisme palladique, fondée sur le sentiment de plusieurs démonologues, est qu’un démon nommé Antichrist existe au royaume du feu et qu’il s’incarnera le 25 décembre 1961 et naîtra le 29 septembre 1962 sous le nom d’Apollonius Zabah, et établira sur la terre le règne de Lucifer. L’opinion des démonologues porte seulement sur l’existence du démon Antichrist, le reste a été ajouté par les docteurs de la secte, principalement Albert Pike. »

Diana dénoue les fils pour nous : à la Rédemption donc à l’action bienfaitrice de Jésus-Christ sur le monde correspond une action du démon Antéchrist sur le monde, en réalité une contre-union hypostatique ou plus exactement une autre union hypostatique via ce démon.
Ceci est sûr, puisque confirmé par les démonologues ; par contre, tout le reste et notamment une éventuelle incarnation de ce démon sur terre, sous une forme inconnue d’ailleurs mais probablement humaine pour imiter le Christ, sont des ajouts d’Albert Pike qui a très bien pu introduire ces fausses précisions, soit par ambition satanique (l’orgueil du démon étant d’égaler Dieu), soit pour brouiller les pistes. Il est tout de même le grand pontife du prince du mensonge.
Par contre, si on prend ce texte dans son sens spirituel, donc mystique -Satan imitant l’Ecriture Sainte-, le 25 décembre 1961 est le jour de la convocation officielle du concile Vatican II, et neuf mois après, le 11 octobre 1962, à l’ouverture du concile, le bébé naît c’est à dire que le démon Antéchrist est à l’œuvre au sein même de l’Eglise catholique.
Quand on sait que le 11 octobre était le jour de la fête de la maternité divine de Marie depuis le pape Pie XI, on comprend beaucoup mieux maintenant l’allusion -et même l’aveu- satanique : il s’agit bien ce jour là d’une naissance divine, mais inversée, celle d’une fausse divinité, le démon Antéchrist.
Comme quoi, Jean XXIII et sa garde rapprochée savaient très bien ce qu’ils faisaient.
Seuls les « 29 septembre » répétitifs de Pike, guidé par une vieille rancune, nous induisent en erreur sur les vraies dates, mais pas de beaucoup.

Diana Vaughan montre aussi comment sur terre le démon Antichrist est représenté par des Antéchrists potentiels :
« Le démon Antichrist est figuré par le nombre 666, nombre que l’Apocalypse indique. (…) Il y a des Mages Élus qui portent ce nombre empreint sur la chair même ; ce sont ceux qui font pacte particulièrement avec le démon Antichrist. »
Ces pactes avec le diable sont réels, Emmanuel Macron en est la preuve vivante, par son deuxième anneau, qui trahit son alliance avec Satan. Comme la bague en forme de serpent de sa femme.

D’autre part, dans le tome 1 du Diable au XIXè siècle (1894), on lit :
« L’Antéchrist est un des esprits de lumière ayant haut degré à la cour du royaume divin [de Satan]. Selon Sophia Walder, il serait un des démons qui président aux œuvres de nécromancie. C’est lui qui est désigné pour venir sur terre, quand le culte d’Adonaï sera près de son écroulement. (…) Alors la papauté sera à jamais abolie, la religion chrétienne détruite, et par des prodiges surpassant tout ce que l’on peut imaginer, l’Antéchrist préparera le règne de Lucifer sur notre globe. En attendant, ce démon habite les enfers, le royaume du feu divin et éternel, selon l’expression des palladistes. »
Seconde confirmation, par un autre biais, de l’existence du démon Antéchrist.

 

La divinisation de l’homme

Récapitulons : le seul moyen pour Satan de parvenir à égaler le Christ n’est pas de faire paraître un homme qui lui soit semblable, l’Antéchrist, mais de parvenir à remplacer l’union hypostatique entre l’homme et Dieu par une union hypostatique entre lui et l’homme, se substituant au Christ et le remplaçant dans les cœurs. L’Antéchrist-Antichrist existe bien, ce n’est pas un homme, mais un démon.
Satan parvient au même résultat que le Christ, diviniser l’homme matériellement là où Dieu le divinise spirituellement, mais il lui permet bien d’accéder à des capacité divines qui étaient jusque là réservées au Créateur et à lui seul.

C’est là que ça devient intéressant parce qu’à partir des deux dates-repères que nous avons, l’extraordinaire progression technique et scientifique de l’homme lui a permis d’accéder à des fonctions divines.
Ces deux dates sont 1864, début du déchaînement des forces du mal selon la Salette, et le 13 octobre 1884, feu vert donné à Satan pour dominer la terre (dialogue de Léon XIII) pour une période de 100 ans + la durée de vie du Christ (ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle l’Antéchrist).

Quelles sont ces capacités divines données à l’homme par Lucifer, qui l’amènent à se proclamer Dieu, à s’adorer lui-même comme Dieu (puisqu’il en a les mêmes capacités) et à adorer indirectement son bienfaiteur, Satan, qui lui a procuré un tel pouvoir ?
La liste est longue, nous n’en retiendrons que cinq à titre d’exemples incontestables :
1) l’aviation
2) la génétique
3) la contraception
4) la santé
5) l’électricité
On aurait pu aussi parler de l’automobile, la société de consommation, l’agriculture intensive, l’homme qui commande aux éléments naturels et bien entendu l’audio-visuel et l’informatique… toutes ces choses que l’Ecriture appelle des prodiges, rendus possibles par la divinisation de l’homme selon la chair.

 

L’aviation
De tout temps le rêve de l’homme a été de voler ; c’était un rêve inaccessible et impossible, jusqu’à… l’invention du moteur grâce à la fée électricité (que je traiterai en dernier – le meilleur pour la fin).
Même si nous y sommes habitués, il ne faut pas se leurrer : cette possibilité est une capacité divine, accordée par le dieu Lucifer.

La génétique
Parvenir à connaître puis à maîtriser l’ADN des plantes, des animaux et de l’être humain est une capacité récente. Elle touche aux fondements de la création eux-mêmes, donc de ce qui a été créé par Dieu ; c’est une fonction divine par excellence. D’ailleurs les acteurs du transhumanisme ne se targuent-ils pas d’ambitionner de créer de nouvelles cellules, meilleures que les originales ? Oui vous avez bien lu, l’homme pense pouvoir faire mieux que Dieu. Si ceci n’est pas la preuve de la divinisation de l’homme, qu’est ce que c’est ? L’homme avait-il besoin de posséder un tel pouvoir ? et quand il créée des OGM (organismes génétiquement modifiés) n’a-t-il pas pour ambition de modifier les plantes selon ses désidératas, considérant la nature comme perfectible ? Pourtant la nature est bien faite, et tout a été prévu par le Créateur. Il s’agit donc bien ici, non seulement d’une ambition démesurée de créer une nouvelle vie à l’égal de Dieu, mais aussi d’un cri de révolte vis à vis de l’organisation de la vie naturelle, considérée comme inadaptée aux exigences de la nouvelle humanité. Laquelle ? Celle des enfants de Dieu ou celle des enfants de Satan ? La question ne se pose pas pour celui qui vit selon l’Esprit : il n’en a pas besoin car il se soumet à son Créateur et à sa création, pour laquelle il lui rend grâce. Soulignons que l’homme n’est parvenu à ce pouvoir qu’à partir du moment où Satan régnait en maître, u ne fois l’Antéchrist « incarné » dans le monde, c’est à dire après les années 60.

La contraception
Autre domaine que l’homme rêvait de maîtriser : le processus des naissances. Soumis à la rude loi de la reproduction sexuée, l’homme ne pouvait laisser libre à cours aux pulsions sexuelles que Satan lui insuffle fort opportunément. On sait que le péché d’impureté est celui qui mène le plus de monde en enfer ; il fallait donc « libérer » l’homme de ce carcan pour que puisse déferler la société de la liberté sexuelle, et toutes les abominations qui s’en suivent.
La maîtrise des grossesses par la contraception est là aussi une fonction divine puisque l’homme interfère sur une loi naturelle immuable et inaltérable, jusqu’à ce qu’il ait le pouvoir de la modifier. Seul Satan dans la dernière partie de son règne pouvait lui procurer un tel pouvoir.

L’avortement, résurgence des sacrifices humains
Permettons-nous un petit aparté à ce sujet. Le signe de la société de Satan est facilement reconnaissable dans la société d’aujourd’hui, ne serait-ce par cette liberté sexuelle, permise par ces fonctions divines acquises par l’être humain sur la maîtrise de la vie. J’ai lu récemment qu’à « Jérusalem, la vallée de la Géhenne est maudite parce que des rois impies ont cru s’attirer les faveurs divines en y sacrifiant leurs fils et leurs filles. » N’est-ce pas ce que nous reproduisons exactement avec l’avortement, érigé en droit dans notre société, alors qu’il s’agit ni plus ni moins d’une résurgence réelle des sacrifices humains faits à Satan ?
Dans l’Antiquité, le meurtre des enfants à naître était considéré comme un crime. La contraception et l’avortement sont des preuves de l’enfer sur terre, d’un règne réel et tangible de Satan sur nos sociétés, rendu possible par une divinisation de l’homme par ses soins.

La santé
Là aussi, l’homme s’est considérablement éloigné des limites que lui avait imposées le Seigneur depuis le péché originel. N’avait-il pas été condamné à gagner son pain à la sueur de son front ? Et la femme à enfanter dans la douleur ? La mort n’est-elle pas apparue à cause du péché originel ? Alors d’où vient ce pouvoir -lui aussi récent- d’éradiquer les maladies et les épidémies, de supprimer la douleur, de vouloir prolonger artificiellement la vie humaine, de vouloir supprimer les infirmités ou les handicaps et leurs causes, les maladies génétiques, de savoir réparer l’homme dans des proportions inouïes, de vouloir réduire voire supprimer tous les petits désagréments que doit supporter le corps humain ?
La maladie, la douleur, les malformations, les épidémies sont des conséquences du péché, elles permettent à l’homme d’une part de se purifier et d’expier ses péchés par une souffrance salutaire, et d’autre part de prendre conscience des fléaux envoyés par Dieu pour les péchés collectifs. C’est pourquoi l’homme qui vit selon l’Esprit, non seulement a toujours cherché à soigner les maladies humaines par des procédés naturels, mais n’a jamais acquis une telle science de la santé parce qu’il préférait demander à Dieu la solution à ses problèmes. En d’autres termes, l’homme s’en remettait à la Providence divine pour remédier à ses maux terrestres ; il n’en possédait pas la capacité technique parce que Dieu ne l’avait pas autorisé à l’avoir, afin de l’amener à toujours faire un lien entre le péché et les épidémies ou les catastrophes naturelles.
Aujourd’hui, la façon de penser des hommes est directement inspirée du cri de révolte du démon : je refuse la douleur, je refuse la maladie comme conséquence du péché, je remplace la Providence divine par l’Etat-providence, l’homme dorénavant se tournera vers lui-même pour solutionner ses problèmes et non plus vers Dieu. Cet état d’esprit est partagé par tous, y compris les catholiques. Si j’explique que la solution première au sida ou au cancer consiste en des prières et des processions et dans une volonté collective du combat contre les péchés à l’origine de ces maladies, tout le monde va rire. Parce que nous mettons nos espoirs dans des solutions humaines et matérielles, mais aussi parce que nous avons acquis un immense pouvoir dans ce domaine, il faut le reconnaître, nous hissant une fois de plus à une fonction divine, mais aggravée du cri de révolte démoniaque.
Il s’agit bien d’un refus de la loi naturelle, et d’une capacité qui nous est enfin donnée de la transgresser et même de la contrer. C’est pourquoi une des premières actions du démon au pouvoir fut de créer la Sécurité Sociale : c’est l’Etat qui paye afin que les hommes entrent de façon irrémédiable dans le cercle vicieux satanique du refus de la sentence divine : tu accoucheras dans la douleur et devras gagner ton pain à la sueur de ton front.
Notre société du confort matériel à outrance est un refus réel et vivant de l’ordre divin. Mais ce refus ne fut possible qu’à partir du moment où l’homme, une fois de plus accéda à des fonctions divines dans le domaine de la santé humaine. Reconnaissons aussi que ce piège est hyper séduisant : qui refuserait une telle amélioration de ses conditions de vie ? Même au prix du refus de la loi divine et de la transgression de la loi naturelle ?
L’acharnement sur les vaccins, sur la prolongation de la vie humaine (personnes âgées), sur la recherche de solutions thérapeutiques afin de remédier aux désagréments ou aux désordres (mérités!) que subit le corps humain ne sont-ils pas des signes de cet état d’esprit luciférien qui a soumis à sa loi TOUTE la société, y compris celle des enfants de Dieu, sous le prétexte d’un meilleur bien-être et de la réduction des souffrances ? En contrepartie de la multiplication des péchés.
Le domaine de la santé est symptomatique de cette société antéchristique et illustre bien la capacité du démon à parvenir à l’union hypostatique avec l’homme en le piégeant sur ce qui lui tient plus à cœur : son corps. Et son âme alors, l’aurait-il oubliée ? Oui, et c’était le but recherché. La Sécurité Sociale, ne l’oublions pas, est une invention socialo-communiste, un terrible piège.
Pour s’en sortir, l’homme doit renoncer à ce pouvoir et revenir à une démarche et à une mentalité où la loi naturelle est dominante et respectée, et où l’adéquation entre vie humaine et vie spirituelle rétablit l’équilibre. Soulager, soigner, guérir par des méthodes naturelles, oui ; le reste non.

Pour conclure sur ce sujet, la santé, la biologie et la génétique sont les trois grands domaines où l’Antéchrist excelle car on touche là aux capacités divines de l’homme mises au service non pas de l’Esprit-Saint mais de l’amélioration de la vie humaine, en considérant non seulement que la création divine est perfectible, mais que l’homme a la capacité de la modifier pour l’améliorer.
Non seulement l’homme prouve par là qu’il a des capacités divines, mais en plus il insulte son Créateur en refusant les lois naturelles et biologiques établies par ce dernier. Il veut et il peut mieux faire que Dieu. Ainsi l’homme s’adore lui-même en tant que Dieu et cet esprit est observable chez tous les hommes, y compris chez les enfants de Dieu, car quels sont ceux qui remettent en cause cette utilisation de nos capacités divines à tenter de faire mieux que Dieu ?

 

Il faut choisir entre vie spirituelle et vie matérielle : voilà le rôle qu’a abandonné l’Eglise

 Le problème s’est posé quand l’Eglise voulu cumuler les avantages de la vie selon la chair et de celle selon l’Esprit. Mais ils sont incompatibles, il faut choisir.
Tout le drame du concile Vatican II est là : compte tenu des évolutions scientifiques, techniques et sociétales depuis le début du XXème siècle, les catholiques sentaient confusément que leur état d’esprit, issu de leur doctrine, s’opposait de plus en plus à ce nouveau mode de vie et de pensée.
La différence et l’opposition des vies devenaient insupportables. L’Eglise a donc cherché à concilier cette progression du confort matériel et tout ce qui s’ensuit, avec sa doctrine bi-millénaire, parce que les hommes ne voulaient plus abandonner ces avantages matériels en échange d’une meilleure vie spirituelle. L’homme était déjà piégé par l’esprit de l’Antéchrist, il voulait continuer à vivre de sa foi tout en profitant des avantages matériels du monde de Satan. Mais l’équation est impossible et on connaît le résultat.

« Mon royaume n’est pas de ce monde » car il est spirituel ; cependant vivre selon l’Esprit s’accomplit bien sur terre, cette vie n’empêche pas la vie matérielle, mais elle s’oppose à la vie selon la chair.
L’enfant de Dieu est censé rechercher le bien-être spirituel avant le bien-être matériel.

Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde c’est à dire qu’il n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit. Or dans ce monde, le Christ nous a montré la voie :
– notre trône, c’est la croix
– notre couronne est d’épines
Car le monde, c’est à dire celui de ceux qui vivent selon la chair, nous hait et ne peut nous comprendre car nos finalités, notre état d’esprit et nos motivations sont diamétralement opposées.
Nous ne cherchons pas à modifier la création divine et la loi naturelle en faveur d’un bien-être matériel supérieur, en faveur d’une science progressant dans l’humain, nous préférons faire progresser la science de Dieu (la théologie), la connaissance de Dieu (l’enseignement de sa Parole) et l’harmonie avec Dieu (la spiritualité). L’homme qui vit selon l’Esprit considère le créé comme une œuvre de Dieu, parfaite comme lui, mais aussi repositionnée à cause du péché originel, lui rendant dorénavant la vie dure, car l’homme doit gagner son pain à la sueur de son front. La vie sur terre est dure parce que nous l’avons méritée ; l’homme qui vit selon l’Esprit ne se révolte pas contre cette sentence divine, mais organise sa vie pour en alléger le fardeau et les difficultés tout en se soumettant à la loi naturelle, et non en la modifiant selon des désirs déréglés.

Le drame du concile Vatican II, en voulant concilier l’inconciliable, va faire basculer l’Eglise dans l’union hypostatique avec Satan, c’est à dire qu’elle va se transformer petit à petit en religion de l’homme, privilégiant le matériel au spirituel. Même si elle continue à poser des limites aux extravagances de la science, elle n’en remet en cause ni l’esprit, ni le cadre, ni la finalité. Ce basculement de l’Eglise va la mener elle aussi à privilégier l’homme et les solutions humaines, reléguant Dieu dans les hautes sphère de l’abstrait. Désormais elle se préoccupe plus des corps que des âmes. Elle devient compatible avec les droits de l’homme, oubliant que les droits de Dieu lui sont supérieurs et que ces droits de l’homme sont le fruit de l’Antéchrist et de son union hypostatique avec l’homme. Elle considère aujourd’hui le respect de la dignité humaine comme primordial, elle a oublié que son rôle n’est pas d’accompagner la divinisation de l’homme selon la chair mais de travailler à son salut par la divinisation selon l’Esprit. Il n’y a pas le Saint-Esprit à l’ONU et dans les ONG caritatives, qui soulagent les misères humaines sans se préoccuper des misères de l’âme et du salut des âmes. Pourtant, les papes de Vatican II voient dans l’ONU et dans des structures étatiques ouvertement païennes la solution et le remède aux problèmes humains. Et le Christ ? Et le règne social du Christ, où sont-ils ? Le Vatican a-t-il oublié que la paix sans le Christ est vaine ?
A force de privilégier l’humain et de mettre Dieu au service de l’homme alors que cela devrait être le contraire, l’Eglise a abandonné sa mission première qui est de procurer le salut aux hommes par la connaissance de Jésus-Christ, d’en faire des enfants de Dieu par le baptême, et de construire une société civile chrétienne qui mette en application dans la vie sociale, culturelle, juridique, et économique les principes du Christ.

Le dernier pape est l’aboutissement de cette logique : Bergoglio ne se préoccupe plus des âmes ni de la place de Jésus-Christ dans le monde, mais de la dignité de la personne humaine et de l’amélioration du sort matériel des populations. Il est logique avec cette nouvelle forme de pensée. Ce faux prophète joue exactement le rôle que lui a assigné l’Antéchrist : parfaire l’union hypostatique de l’Eglise avec Lucifer, son nouveau dieu. Pour Lucifer, Jésus-Christ a la même valeur que Bouddha : le pape François vient d’en faire la démonstration en Birmanie.

 

L’électricité : feu du ciel et 5ème élément

Dernier point qui restait à étudier : l’électricité.
Je possède dans ma bibliothèque un livre édité en 1894 dont le titre est « Le Feu du ciel » et le sous-titre : histoire de l’électricité.
Intéressant tout de même de comprendre ce qu’est en réalité l’électricité : la maîtrise du feu du ciel, donc encore une capacité divine offerte à l’homme.
Par qui ?
On y découvre que durant plusieurs siècles, l’homme tâtonne autour de l’électricité sans jamais réussir à en tirer quelque chose de viable, jusqu’au « feu vert » : là aussi, la véritable maîtrise de l’électricité ne viendra qu’après 1864.
Or tout vient de l’électricité : c’est le moteur qui grâce à l’électricité permettra l’aviation, le ferroviaire, l’automobile, les bateaux à moteur, puis la robotique, l’industrie et enfin la chimie, la santé, la biologie et l’informatique !

Sans le vouloir, ce livre nous révèle la vraie nature de l’électricité dans le plan de Satan :
« La science s’est enfin emparée des éléments et en a fait ses esclaves ; elle en a découvert un cinquième plus puissant et plus mystérieux que les quatre autres, et l’a dompté. Cet élément, c’est le feu du ciel. »
Oui, l’électricité est le cinquième élément ! Celui de l’Antéchrist, celui qui lui donnera sa puissance parce qu’il s’appuiera dessus pour donner à l’homme ses capacités divines rendues possibles par les progrès de la science et de la technique grâce à l’électricité.
L’utilisation des énergies fossiles, à laquelle l’homme se refusait jusque là, décuplera encore plus ses possibilités.

L’électricité ne se répand vraiment qu’à la fin des années 1880.
L’expo universelle de 1889 fut celle de l’électricité reine et triomphante, et où furent présentées ou confirmées de nombreuses inventions. C’est le point de départ des applications industrielles et à grande échelle de l’électricité. Elle est à Paris et on y inaugure la tour Eiffel, alors plus haut monument du monde. Satan est devenu le nouveau Tau.
La tour Eiffel est le symbole du point de départ du triomphe de Satan car l’homme a réussi à vaincre la matière et à percer les secrets de la nature pour en acquérir la même force via l’électricité.

Ce livre, qui je le rappelle date de 1894, conclut que grâce aux « immenses progrès réalisés par la nouvelle science, l’électricité est la force de l’avenir ».
« L’homme, nouveau Prométhée, a enfin conquis par son audace et par son courage le feu du ciel. Espérons que la Pandore moderne ne réserve au monde que des bienfaits. »
Bien vu le rapprochement avec la boîte de Pandore (Prométhée vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes) ; la boîte de Pandore renferme tous les maux de l’humanité ; or la béatitude matérielle permise par l’électricité est aussi l’ouverture des plus grands fléaux pour l’humanité, et surtout le plus grand de tous : en oublier son Dieu et Maître, l’ignorer et même se croire capable de rivaliser avec lui et de le remplacer.

Et justement, le livre se termine par ces phrases prophétiques :
 » Qu’elle apporte quelque adoucissement, ou même quelque commodité nouvelle à la vie des braves gens, et nous la remercierons comme bienfaitrice de l’humanité« .
Oui, la béatitude matérielle est devenue indispensable aux hommes aujourd’hui. Ils préfèreront se damner plutôt que de renoncer à leurs acquis matériels. D’ailleurs cet état d’esprit se perçoit quand on parle d’un événement qui réduirait à néant les réseaux électriques : on dit que l’humanité retournerait à l’âge de pierre, ou au Moyen-âge. Non c’est faux, il reviendrait à la seconde moitié du XIXè siècle : est-ce si grave ?

Et enfin l’auteur conclut en ces termes :
« Je crois pour ma part que les difficultés matérielles de l’existence seront singulièrement aplanies par cette nouvelle force. »
Justement c’est le but de Satan ! Plus de difficultés matérielles dans SON monde, donc plus besoin de s’adresser à Dieu pour améliorer notre quotidien.

Il faut bien avoir à l’esprit que le monde de Satan est remarquable, il nous a procuré une béatitude matérielle sans précédent, en échange de nos âmes, avec même une pseudo-spiritualité qui ressemble à la vraie. Tout est contrefaçon dans son monde. Mais tout est noir aussi. Car « on sait bien à quelles actions mène la chair: débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, meurtres, colère, envie, divisions, sectarismes, rivalités, orgies et beuveries et tous les excès du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. » (Galates 5:19)

En commentaire de l’évangile de la fin du monde (Matthieu 24) mon missel romain explique que « les bouleversements inquiétants dont parle l’évangile, sont des épreuves nécessaires pour rompre nos attaches à ce monde«  et nous détacher des biens matériels.
N’est-ce pas à l’inverse que travaille Satan, avec une intelligence et une capacité de séduction sans précédent ?
N’est-ce pas là le piège le plus redoutable, celui qui permet à la bête de faire la guerre aux saints et de les vaincre ? (Apoc. 13:7) et n’est-elle point là la puissance de la bête sur tous les hommes ?

 

Conclusion

Une fois de plus, nous avons démontré que les leurres de Satan son nombreux, qu’il ne faut pas attendre d’autres signes exceptionnels que ceux que nous avons déjà, parce qu’ils témoignent déjà en eux-mêmes du caractère exceptionnel de notre époque, et qu’ils constituent une domination satanique jamais vue sur la terre jusqu’à maintenant, parvenant jusqu’à séduire et endormir les justes eux-mêmes. Je sais, nous sommes blasés et habitués à vivre avec tant de prodiges, de même que les contemporains de Noé devaient être blasés eux aussi de leur façon de vivre et de penser.
Cela va se finir de la même manière.
L’homme est divinisé aujourd’hui, mais selon la chair ; il met ses capacités divines au service de sa vie matérielle et néglige, voire oblitère, sa vie spirituelle. La vraie, celle avec le Saint-Esprit. Et l’Eglise joue le jeu dangereux de vouloir concilier les deux vies, les deux mentalités, ne s’apercevant pas qu’en définitive, ceci l’amène à apostasier sa foi et à se transformer en religion de l’homme.

Il est vrai que de voir régner un Antéchrist-personne clairement identifié aurait été préférable pour beaucoup ; c’était sans compter sur la malignité de l’adversaire et sur les enseignements de Jésus-Christ, qui nous a appris à comprendre les choses de façon spirituelle et non matérielle ; « que celui qui a des oreilles entende » est répété sept fois dans l’Apocalypse.
C’est avec le Saint-Esprit en soi que l’on peut comprendre les trésors cachés des Saintes Ecritures et la symbolique des prophéties.
Le secret de l’Antéchrist ne pouvait être compris avant que la période ne se soit accomplie. Les Pères de l’Eglise ne pouvaient pas saisir ce à quoi correspondrait réellement l’Antéchrist car le secret du roi ne doit pas être révélé avant le temps fixé. Leurs écrits gardent néanmoins toute leur valeur quand on les prend dans leur sens mystique, spirituel.

Le règne de Satan s’achève, il le sait. Il peut faire croire ce qu’il veut, bientôt il n’aura plus la main et ses sombres projets ne seront peut-être pas mis à exécution.
La Sainte Vierge va intervenir. Comment ? Oh elle ne fera rien elle-même, elle est trop pure, trop humble et trop obéissante pour cela. Elle ira voir son divin Fils et lui dira « Ils n’ont plus de vin » c’est à dire : mes enfants, le petit reste, les justes, ceux qui se sont regroupés sous mon arche protectrice sont à bout, exsangues, ils n’ont plus de force. Puis è nous elle dira « Dieu vous exaucera en peu de temps, mon Fils se laisse toucher ». Alors Jésus, accompagné de saint Joseph, ouvrira la source de vie, nous fera soulever la pierre sous laquelle une fontaine jaillira, et il changera cette eau en vin, c’est à dire en grâces.
Et les bêtes, le dragon, et les hommes qui font le mal seront balayés par saint Michel et ses armées.
Tout ce que nous avons à faire est de nous réfugier auprès de Marie, l’arche du salut, lui confier nos vies, placer en elle nos espérances, renoncer aux biens matériels, et nous soumettre à la Providence divine. Nous devons faire nôtre la dernière parole du Christ en croix : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » c’est à dire ma vie, mes espoirs, mon avenir, mon salut.
Et tout ira bien durant l’ultime bouleversement.

Je recommande à ceux qui le souhaitent de se consacrer à la Vierge Marie, et à préparer la fête de l’Immaculée Conception (8 décembre) par une neuvaine. C’est le moment ou jamais d’entrer dans l’arche.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Il est temps d’entrer dans l’arche

 

Acte de consécration à la Très Sainte Vierge

Très Sainte Vierge, Mère de Dieu et ma mère, reine du ciel et de la terre, miroir admirable de toutes les vertus, laissez-moi me jeter à vos pieds pour vous offrir l’hommage de ma reconnaissance, de mon amour et de ma profonde vénération.
Prosterné au pied de votre trône, en présence de mon ange gardien et de toute la cour céleste, je vous choisis dès maintenant pour ma reine et ma souveraine maîtresse, pour ma patronne et ma bien-aimée Mère, et je vous consacre, par une totale et irrévocable donation, mes biens, mon corps, mon âme, mes facultés, ma personne, ma vie, et surtout mon cœur.
Je prends la résolution de ne jamais rougir de votre culte, de défendre votre honneur contre tous ceux qui, devant moi, tenteraient de l’attaquer, et de me faire toujours une gloire d’être votre serviteur fidèle, votre enfant docile et soumis. Je ne laisserai passer aucun jour sans penser à vous, sans vous invoquer du fond du cœur, sans vous rendre mes hommages et vous adresser mes vœux.
Vierge bénie, me voici dès ce moment tout entier consacré à vous et à votre service. Je suis tout à vous, je me donne à vous, je veux vous appartenir pour toujours. O Marie ne me rejetez pas. Daignez agréer mes hommages, mon respect, mon amour. Cachez-moi sous votre manteau ; recevez-moi sous votre sauvegarde ; dirigez toute ma vie et gouvernez-moi selon votre bon plaisir. Je remets mon âme entre vos mains, et je m’abandonne sans réserve à votre très pur et très miséricordieux Cœur Immaculé, ô bonne, ô clémente, ô douce Vierge Marie.
Que tous les cœurs vous soient pour toujours consacrés !
Que toutes les bouches s’ouvrent pour publier et célébrer vos gloires !
Que le ciel redise sans fin à la terre : amour, honneur et bénédiction à Marie !
Pour moi, je ne cesserai jamais de chanter avec tous les chœurs des anges : vive Jésus, vive Marie pendant tous les siècles !
Amen
(extrait de l’ouvrage « Neuvaines, litanies et prières à Marie enfant« , éditions Saint Gabriel).

Lien pour télécharger le fichier pdf de l’acte de consécration : Acte de consécration à la Très Sainte Vierge

Saint Joseph les deux églises

Avec l’aide de saint Joseph, nous allons tenter de continuer à décrypter le mystère de la Passion de l’Eglise, point central de compréhension de la fin des temps. Cet article fait suite à celui sur le troisième secret de Fatima qui met en exergue deux choses : d’une part ce troisième secret annonce essentiellement -si ce n’est uniquement- la Passion de l’Eglise par l’apostasie du plus grand nombre jusqu’à sa tête elle-même (le pape), et d’autre part que la foi sera conservée par un petit nombre de fidèles regroupés dans ce que l’on appelle la Tradition, qu’elle soit de fait ou de cœur.

Dans un autre article récent, j’avais aussi fait le rapprochement entre la France et le Vatican, montrant que les deux plus grandes victoires de Satan sur l’Eglise, prophétisées par Albert Pike, avaient eu pour corollaire, de façon historique, un changement de régime en France :
– La chute des Etats Pontificaux, fin du règne temporel de la papauté et 3ème coup de canon de Pike, le 20 septembre 1870, fut précédée trois semaines avant de la chute de Napoléon III et de la proclamation de la 3ème République.
– La chute du pouvoir spirituel du Vatican, programme en plusieurs étapes rendu possible par l’élection du « Judas » Jean XXIII le 28 octobre 1958, et 4ème coup de canon de Pike, fut précédée quelques semaines avant de la chute de la 4ème République et de la proclamation de la 5ème.

D’où le titre de cet article, clin d’œil à l’artisan en France du nouveau régime -toujours en cours- parce qu’il a trait, parallèlement, à l’événement le plus important de l’histoire de l’Eglise : l’entrée dans sa Passion. Cet événement est hautement eschatologique car il a été prophétisé dans l’Apocalypse, et démontré, que seule la période de pouvoir de l’Antéchrist pourrait correspondre à une victoire -de courte durée- des forces du mal sur l’Eglise du Christ.
Mais Notre-Seigneur a promis, d’un autre côté, que son Eglise ne mourrait pas et qu’il resterait toujours avec elle.
Comment concilier deux paroles à priori contradictoires, celle d’une bête à qui « il fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre » (Apoc. 13:7) et la promesse de Jésus à son Eglise que « les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16:18) ?
Comment concilier cette promesse de sainteté résistant aux épreuves et au temps et les paroles de la Sainte Vierge à la Salette, affirmant que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » ?

Le Ciel ne se trompe pas et ne se contredit pas. Ce sont nos intelligences obscurcies qui doivent apprendre à concilier ce qui est en apparence inconciliable, en acceptant humblement les mystères divins au lieu de les refuser parce que nous ne les comprenons pas.
D’autre part, si on parvient néanmoins à donner un début d’explication à ces données qui semblent contradictoires, on peut aussi du même coup éclairer d’un jour nouveau les événements qui se sont déroulés depuis un siècle, et raccorder ceux-ci à notre échelle du temps eschatologique.
En d’autres termes, cette réflexion doit nous aider à déterminer à quel endroit nous sommes de la fin des temps.
Pour cela, saint Joseph va nous être d’un précieux secours.

 

St Joseph représente mystiquement le « mari » de l’Eglise

Pourquoi saint Joseph a t-il été proclamé patron de l’Eglise universelle ? Parce que le juste par excellence n’est pas que le père nourricier du Sauveur. Il est aussi devant les hommes l’époux de la Vierge Marie.

Or dans la mystique chrétienne, la Vierge Marie est à la fois la Mère de Dieu et son épouse : son véritable mari devant Dieu n’est pas Joseph mais le Saint-Esprit.
Nous devons conserver à l’esprit que « Tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre« .

D’autre part, l’Eglise enseigne qu’elle est l’épouse mystique du Christ. Elle joue dans ce cas le rôle de la Femme, de l’épouse sainte fidèle, comme le fut la Vierge Marie, son modèle.

Donc nous avons en réalité un couple céleste et un couple terrestre :
Le couple céleste c’est la Vierge Marie mariée au Saint-Esprit.
C’est aussi, sur le même modèle, l’Eglise mariée à Jésus-Christ.
Et le couple terrestre, c’est la Vierge Marie mariée à saint Joseph.
Sur le même modèle, pour l’Eglise, celui qui sur la terre représente le Christ, et donc mystiquement son époux, c’est le pape, vicaire du Christ.

Le pape joue donc le même rôle que celui de saint Joseph : être aux yeux des hommes le mari putatif; c’est à dire celui qui pense être le mari, alors qu’il n’en est que l’éminent représentant.

Ceci est confirmé au moins de trois manières :

1) Par Marie d’Agréda, qui explique, au sujet de saint Joseph : « Le Seigneur le regarda avec une grande complaisance, et le distingua entre toutes les autres créatures; car il l’accepta pour son père putatif, et lui en donna le titre« .

2) Par saint Paul, précisant au sujet du Christ : « Voici qu’il est la tête de ce corps qui est l’Eglise, le chef, le premier ressuscité » (Colossiens 1:18), confirmé par saint Irénée : « Celui qui s’est constitué chef de l’Eglise« , parlant du Christ. Le Christ est donc le véritable chef de l’Eglise, le pape n’étant que son représentant, son vicaire.

3) Par les oraisons de la sainte Eglise, car les litanies de saint Joseph se terminent par l’invocation suivante :
« – Il l’a établi le chef de sa maison
– Et l’intendant de tous ses biens »
Or cette invocation est la même en introduction de la prière pour le pape.

On retrouve donc régulièrement cette même distinction et cette même symbologie :
Sur terre l’épouse c’est l’Eglise (figurée par la Sainte Vierge au Ciel) et l’époux putatif c’est le pape (figuré par saint Joseph au ciel).

 

L’Eglise éclipsée par elle-même

La Sainte Vierge à la Salette nous a donné une information précieuse : « L’Eglise sera éclipsée« .
Beaucoup veulent séparer l’Eglise conciliaire actuelle, apostate et hérétisante, de ce qu’elle fut et qui perdure dans la Tradition, justement à cause de cette promesse de pureté et de sainteté, comme s’il y avait deux églises.
Oui et non, comme notre ville-symbole, Colombey les deux églises : une seule ville pour deux églises.
Tout le mystère de la Passion de l’Eglise est là : elle est éclipsée par elle-même, c’est à dire que même si on distingue entre les deux églises, celle qui est restée pure de celle qui se prostitue avec le monde, elles n’en constituent qu’une seule.

Revenons au parallèle avec l’épouse. L’apostasie s’apparente bibliquement à un adultère ; voir en l’Eglise apostate, défaillante et hérétique la Grande Prostituée de l’Apocalypse est une idée juste, mais ce n’est pas parce qu’elle est adultère et qu’elle se prostitue qu’elle perd son statut d’épouse !

Le Christ a vécu une situation similaire lors de sa Passion : qui pouvait voir dans ce corps torturé, sanguinolent et pour finir sans vie, celui du Dieu fait-homme, réputé immortel ? La mise à mort de Jésus était le seul moyen pour les juifs de vérifier s’il était le Messie ou pas, car s’il est le Messie il est Dieu et Dieu est immortel. Les pharisiens en font la remarque à Jésus, à juste titre. Et quand sur la croix ils lui disent qu’ils croiront en lui s’il descend de la croix et se sauve, il ne s’agissait pas d’énièmes insultes mais bien d’un aveu : ils ne peuvent croire qu’en un Messie Fils de Dieu et donc en un Messie immortel. Même Satan fut leurré, car il ne pouvait pas imaginer un seul instant que la Rédemption nécessitait la mort du Sauveur. S’il l’avait su, il n’aurait surtout pas cherché à le mettre à mort. Mais lui aussi avait besoin de savoir quelles seraient les limites de la nature humaine du Christ, si celui-ci pouvait accepter la mort ou pas.

Il en va de même pour l’Eglise : à l’image de son divin maître, seule l’Eglise peut et doit mourir et accomplir à l’échelle du monde entier ce qui fut l’œuvre de l’homme-Dieu. Si ce n’est pas l’Eglise qui meurt, si celle-ci est remplacée par un corps étranger (une contre-église), cela reviendrait à dire que le Christ n’est pas mort sur la croix, qu’on lui a substitué quelqu’un d’autre. Or ce n’est pas possible.
Il faut donc que l’Eglise se fasse péché et meure ignominieusement à l’exemple de son divin maître. Mais comme le Christ, seule sa dimension humaine meurt ; la dimension divine n’est pas atteinte. Pour l’Eglise catholique, on peut expliquer ce mystère par le fait que demeure, parallèlement à l’immense majorité du troupeau ayant apostasié, un petit nombre resté fidèle à la foi, non dénaturée et non avilie, cette foi de l’Eglise sainte et pure de toujours qui perdure à travers eux.
On l’a vu, il s’agit ici de l’essentiel du troisième secret de Fatima.
Mais, et c’est essentiel d’admettre cela, les deux troupeaux, l’apostat et le fidèle, font partie de la même Eglise, comme le bon grain et l’ivraie poussent dans le même champ.

Comment mieux comprendre ces deux faces d’une seule et même Eglise, concilier ces deux parties en apparence contradictoires ?
Par un épisode similaire de la vie de saint Joseph : le moment où il doute de la pureté et de la sainteté de sa femme, lorsqu’il s’aperçoit de sa grossesse.

 

Saint Joseph lui aussi doute de la sainteté de sa femme

Ce magnifique passage fut relaté en détail par Marie d’Agréda dans son ouvrage sur la vie divine de la Sainte Vierge Marie. Les écrits de Marie d’Agréda sont dits inspirés par le Saint-Esprit, et contiennent un grand nombre de détails qui nous éclairent sur la vie de la Sainte Famille.

A partir de ces écrits, je vais me permettre de mettre en parallèle la situation de saint Joseph avec la nôtre aujourd’hui. Nous allons considérer que saint Joseph figure ici l’Eglise restée fidèle, à savoir tous ceux qui restent attachés à une foi pure, et une doctrine et une liturgie non altérées par les innovations modernistes.
Pour simplifier, il s’agit de tous ceux restés attachés à la Tradition, à commencer par la Fraternité saint Pie X, et les sympathisants de tous horizons.
J’avais d’ailleurs évoqué dans le précédent article l’éventualité d’un pape-bis, un pape caché, à partir de 1958, en me basant sur l’élection non reconnue mais réelle, du cardinal Siri à la place de Jean XXIII et écartée par la franc-maçonnerie ecclésiastique. Cette possibilité d’une église en exil, donc semblant être détachée du corps mais en réalité partie constituante -mais saine- d’une seule et même Eglise et qui représenterait l’Eglise sainte qui ne meurt pas, n’est pas à écarter, car ce serait elle celle du « vrai » Joseph. Le cardinal Siri ne s’appelait-il pas Guiseppe, soit Joseph en italien ? Et sa mort en 1989 avait été précédée de la mise à l’écart de celle qui a sauvé la Tradition et que l’on fait croire depuis qu’elle a quitté l’Eglise alors qu’en réalité elle en est la partie saine, à savoir la Fraternité saint Pie X la bien nommée. Car celui qui lui a donné son nom, le pape Pie X, s’appelait Guiseppe Sarto. Ainsi donc une succession apostolique parallèle a commencé en 1958 avec Joseph Siri, qui passe le relais à sa mort à Joseph Sarto, c’est à dire la Fraternité saint Pie X, l’entité en elle-même jouant le rôle du mari putatif. Une série de Joseph, les vrais, ceux qui font perdurer la sainteté et la pureté de l’Eglise.
Car « tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre » : l’Eglise reste mariée à Joseph, encore faut-il savoir reconnaître les bons Joseph et non les imposteurs qui éclipsent la véritable Eglise, bien qu’ils en fassent partie.

Eh bien ces « Joseph » doutent à juste titre de la sainteté de leur épouse car ils vivent le mystère de la Passion de l’Eglise de la même façon que saint Joseph vécu ce qu’il prenait pour l’infidélité de sa femme.
Ce mystère sera levé quand le Seigneur en personne leur révèlera que son épouse mystique est restée sainte et pure grâce à leur action et leur abnégation, malgré toutes les attaques, les calomnies et les pièges de l’ennemi.

Ceci explique aussi le sens de la mission particulière assignée par Dieu à Mgr Lefebvre, et le fait que son successeur Mgr Fellay ressente le besoin de jouer le rôle du pape (consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, croisade du rosaire à l’occasion du centenaire de Fatima, signature de la Correctio Filialis…) sans en revendiquer la fonction. Parce que saint Joseph agit derrière lui en tant que saint patron de l’Eglise véritable.

Précisons un point : l’épisode de la découverte de la grossesse de la Sainte Vierge par saint Joseph est très sommairement décrite dans l’évangile par saint Matthieu, et celui-ci précise qu’à ce moment-là ils n’avaient pas encore habité ensemble, et que Marie était fiancée.
Or Marie d’Agréda explique que la Sainte Vierge et saint Joseph s’étaient mariés le jour des 14 ans de la Sainte Vierge, donc le 8 septembre précédent le 25 mars de l’Annonciation, et qu’il habitaient déjà ensemble à Nazareth. Contradiction ? Non, comme souvent dans l’évangile, mystère divin qui ne peut se comprendre que par des âmes habitées par le Saint-Esprit.
D’autre part, Marie d’Agréda indique que saint Joseph ne s’aperçoit de cette grossesse qu’au 5ème mois, donc après la Visitation et même après la naissance de Jean-Baptiste, et que ses doutes vont durer deux mois, jusqu’au songe libérateur : ce qui tient en une ligne dans l’évangile dure en réalité deux mois !
L’explication de ces mystères a probablement été donnée par les Pères de l’Eglise, même si je ne la connais pas, mais je me permets d’en avancer une :
C’est au retour de Marie après la Visitation (le 5è mois) que saint Joseph s’aperçoit qu’elle est enceinte, mais c’est 2 mois après qu’il reçoit le songe libérateur du Seigneur. Donc l’évangile, bien qu’ils soient mariés, considère qu’ils ne sont que fiancés (devant le ciel) tant que saint Joseph n’a pas confirmé sa future paternité du Seigneur et accepté le mystère de l’Incarnation : c’est donc après l’acceptation de Joseph que les époux sont enfin définitivement mariés devant Dieu car alors la Sainte Famille est constituée, après le libre choix des deux époux ; dorénavant ils peuvent « habiter ensemble » même si c’était le cas auparavant : il fallait que le lien mystique soit constitué pour que le Ciel le reconnaisse au niveau temporel. Ceci prouve une fois de plus la prééminence du lien mystique sur le temporel : tout ce qui sera lié dans le ciel…

Dernière précision qui a aussi son importance : le Ciel cache volontairement aux hommes et au démon de nombreux mystères afin de préserver les siens. Marie d’Agréda confirme que le Ciel a caché au démon la dignité de la Vierge Marie, sinon les anges déchus auraient tenté de tout détruire.  Idem pour le Messie, ils avaient des doutes, l’appelaient Fils du Très-haut (comme d’autres probablement) mais ne pouvaient avoir la certitude qu’il s’agissait du Messie, ne serait-ce parce « qu’aveuglés par leur orgueil démesuré, ils ne purent jamais pénétrer le mystère de l’humilité du Sauveur« . D’où ce que j’expliquais tout à l’heure : la nécessité pour Satan et ses comparses de mettre à mort le Messie afin que le doute soit levé.
Le démon ne connaîtra la vérité qu’au moment du Vendredi saint, et même au matin de Pâques. Donc il en sera de même pour l’Antéchrist : on ne connaîtra sa véritable identité qu’une fois sa chute accomplie ; tant que l’Antéchrist n’est pas mort, et l’Eglise ressuscitée, nous ne pourrons pas connaître entièrement la révélation. Nous pouvons seulement formuler des présomptions.
Il en est de même pour un éventuel grand monarque. Le démon ne peut persécuter que de supposés prétendants et il faut qu’il y en ait pléthore pour brouiller les pistes. Mais le bon ne sera révélé qu’une fois le mystère accompli.
« Les démons ignorent les secrets du Grand Roi«  précise Marie d’Agréda, paraphrasant saint Raphaël dans le livre de Tobie : « Il est bon de tenir cachés les secrets d’un roi » (Tobie 12:7).
C’est pourquoi personne sur terre ne doit connaître trop tôt les secrets de la fin des temps car sinon nous donnerions de précieux renseignements à Satan.

 

Saint Joseph a douté comme nous doutons, nous aussi, du mystère divin

Comme son nom l’indique, le mystère d’iniquité est un mystère ; nous ne pourrons jamais le comprendre parfaitement. Il faut se soumettre à la volonté divine et accepter les zones d’ombres comme autant de saint mystères qui ne doivent pas être révélés avant le temps fixé.
Nous devrions méditer les reproches de la Sainte Vierge à Pellevoisin tellement ils sonnent juste aujourd’hui : « Tu as bien le caractère du français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. »
Seule l’humilité fait bon ménage avec la sainteté et la foi en l’immensité de la Providence divine.

Grâce aux révélations de Marie d’Agréda, voyons comment saint Joseph vécu lui aussi ce temps d’épreuve, et permettons-nous un parallèle avec les « Joseph » de notre temps.

La dénonciation de l’épouse
Saint Joseph s’aperçoit de la grossesse de Marie « dans le cinquième mois » (probablement au début). Saint Joseph est « le gardien » de la Sainte Mère de Dieu et pourtant il ignore alors « le mystère de son épouse ».
Parallèle :
On peut considérer que le gardien actuel de la sainte Eglise, la FSSPX, ignore encore les mystères de son épouse ; la Fraternité joue le rôle du père terrestre, le rôle mystique de l’époux sur la terre , mais elle ignore (et nous aussi) le secret de la sainte Eglise, même si nous commençons à le percevoir, bien imparfaitement. Seule la foi vivra et sera notre guide (la Salette).

Saint Joseph en souffre mais ne s’en ouvre pas à son épouse, seulement à Dieu. Cette situation de souffrance dure un certain temps.
Parallèle :
La Tradition elle aussi souffre de la situation mais ne peut pas pour autant accuser l’Eglise en elle-même. Elle ne comprend pas que cette dernière soit devenue la grande prostituée, elle qui était sainte, et ne peut se résoudre à l’admettre. Elle souffre en silence et se pose beaucoup de questions.
Cela commence au 5è mois (à la 5è trompette) puis durera tout le temps de la 6è période, car la libération aura lieu au début du 7ème mois, donc à la sonnerie de la 7ème trompette, qui est aussi la résurrection des témoins ; or la Tradition représente les témoins.

D’où la lente dégradation du gardien de la foi et de la vérité
« Il sentit diminuer ou s’épuiser les forces de son corps, et, bien qu’il ne fut réellement atteint d’aucune maladie déterminée, il s’affaiblit et maigrit beaucoup, et sa physionomie trahissait la sombre et profonde mélancolie qui l’affligeait. Et comme, il la tenait secrète, sans la communiquer à personne et sans chercher au dehors aucun soulagement (comme le font ordinairement les autres hommes), il en résultait que les peines que le saint souffrait étaient naturellement plus grandes et plus incurables. »

Il n’appartient à personne de dévoiler le secret du roi
De son côté, sa Femme est toujours sainte, même s’il ne s’en rend pas compte, mais elle ne peut révéler le secret du Roi :
« Le cœur de la très pure Marie n’était pas pénétré d’une moindre douleur; mais quoiqu’elle fût très-grande, sa généreuse magnanimité l’était encore davantage, et par cette vertu, elle ne tenait presque aucun compte de ses peines, mais elle ne s’en préoccupait pas moins de celles de sou époux Joseph, de sorte qu’elle résolut de l’aider en toutes choses plus que jamais et de redoubler les soins qu’elle prenait de sa santé. Et comme notre très-prudente Reine se faisait une loi inviolable d’agir en toutes ses actions avec plénitude de sagesse et de perfection, elle continuait à cacher la vérité du mystère qu’elle n’avait pas ordre de découvrir, et bien que seule elle eût pu, en le lui révélant, tranquilliser saint Joseph , elle s’en abstint, pour respecter et garder, le secret du Roi céleste. »
Cette notion de secret du Roi, vécu par la Sainte Famille, est une des clés de la fin des temps.

Saint Joseph se disait : « Est-il possible qu’une femme aussi vertueuse et en qui la grâce du Seigneur se manifeste avec tant d’éclat, me mette dans une telle perplexité ? Comment concilier cette prudence, cette sainteté avec les signes qui me la font paraître infidèle à Dieu, infidèle à a l’époux qui l’aime si tendrement? »
Parallèle :
C’est exactement la même interrogation qui agite la Tradition. Seul l’Antéchrist peut expliquer une telle interrogation, une telle angoisse, une telle inquiétude, une telle torture morale.

Saint Joseph décide quitter Marie
Joseph raisonnait ainsi : « Cacher le fait est impossible ; car le temps ne le découvrira que trop, quand bien même je fermerais maintenant mes yeux et ma bouche. Me reconnaître l’auteur de cette grossesse serait un vil mensonge aussi contraire à ma conscience qu’à ma réputation. Je ne puis, ni m’attribuer la paternité, ni remonter à une cause que j’ignore. Que ferai-je donc dans un tel embarras?  Le parti le moins fâcheux, ce sera de m’absenter et de quitter ma maison avant le moment de la délivrance, où je me trouverais plus confus et plus affligé sans savoir quel conseil suivre, quelle détermination prendre, en voyant chez moi un enfant qui ne m’appartiendrait pas. »
Parallèle :
Oui on se retrouve dans une situation difficile où si l’on veut rester pur et fidèle, la seule solution est de s’éloigner de l’épouse… d’où un choix qui peut sembler bancal aux yeux du monde mais sage aux yeux de Dieu, de « partir sans s’en aller » c’est à dire de rester dans l’Eglise mais sans s’associer à ses abominations. Comme un demi-schisme ; comme une séparation sans divorce. Exactement la situation vécue par la Fraternité saint Pie X depuis 1988.

La Sainte Vierge, voyant l’affliction de son époux, demande à son divin Fils de le soulager.
1) elle lui envoie des anges qui le rassurent par leurs inspirations, « lui persuadant de nouveau que son épouse Marie était très-sainte et très-parfaite, et qu’on ne pouvait croire d’elle aucune chose indigne de sa vertu; que Dieu était incompréhensible dans ses oeuvres et impénétrable dans ses jugements ».
2) le Très-Haut lui répond : « Ma Colombe et ma Bien Aimée, je consolerai bientôt mon serviteur Joseph, et quand je lui aurai déclaré par l’organe de mon ange le mystère qu’il ignore, vous lui en pourrez parler, et lui direz clairement tout ce que j’ai opéré en vous, sans désormais vous renfermer à cet égard dans le silence. Je le remplirai de mon Esprit, et le rendrai capable de ce qu’il doit faire dans ces mystères. »
Parallèle :
Le pontificat de Benoît XVI fut une bouée de sauvetage pour la Tradition, notamment par le biais de deux faits majeurs : le motu proprio sur la messe Tridentine du 7 juillet 2007, qui rétablit et autorise l’usage de la messe de toujours dans l’Eglise universelle ; et la levée des excommunications pesant sur les évêques de la Fraternité le 21 janvier 2009.
Par ce biais les serviteurs de Dieu sont consolés puisque l’Eglise reconnaît leur appartenance en son sein, même s’il n’y a pas encore de reconnaissance canonique ; toujours est-il que le péché qui séparait les deux entités est lavé. Désormais le schisme appartient au passé.
Marie d’Agréda révèle que Siméon, lors du mariage de la Sainte Vierge, la prévient 9 jours à l’avance. Idem pour le mystère de l’Incarnation : Marie est préparée 9 jours durant avant la venue de l’ange.
Il faut donc 9 jours pour préparer à un grand mystère.
Un jour = un an. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la levée des excommunications, car le 21 janvier 2018, cela fera neuf ans. Et s’il s’agissait d’un premier geste du Ciel pour confirmer le gardien de la foi dans son rôle, afin de le préparer à la grande révélation du mystère le 9è jour, c’est à dire 9 ans après ?
N’oublions pas non plus le parallèle fait dans l’article précédent avec la France, qui figure le peuple de Dieu : or la levée des excommunications s’est faite un 21 janvier, jour funeste de la fin de la monarchie très chrétienne, et pourquoi pas, 9 ans après, jour de la résurrection des témoins, donc du peuple fidèle, donc des tradis, donc de la France ! La revanche du Ciel sur les ténèbres.

Saint Joseph vécu deux mois dans cette grande affliction, donc du 5è au 7è mois
Au bout de deux mois, il décide de partir la nuit suivante.
Explication du mystère :
« Sa divine Majesté permit que la très-sainte Vierge et son saint époux fussent réduits à cette extrémité de douleur intérieure, afin que, outre les mérites qu’ils amassaient par un si long martyre, le bienfait de la consolation divine fut en eux et plus admirable et plus singulier. »
Marie continua à « pratiquer les vertus les plus excellentes, comme celle de la magnanimité, en supportant les afflictions, les soupçons et les résolutions de saint Joseph; celle de la prudence, en considérant que le mystère qu’elle renfermait était grand, et qu’il ne convenait pas qu’elle le découvrit de son propre mouvement; celle du silence, en se rendant maîtresse de sa langue, comme une femme forte qui se distinguait entre toutes les autres, sachant taire ce que tant de raisons humaines l’auraient portée à déclarer; celle de la patience, en souffrant sans se plaindre, et celle de l’humilité, en ne dissipant pas les soupçons de son époux. Elle exerça d’une manière admirable beaucoup d’autres vertus dans cette épreuve, pour nous enseigner à attendre le remède du Très-Haut dans les plus grandes tribulations. »
Parallèle :
Saint Joseph reste dans l’affliction et le doute environ deux mois, soit 60 jours. Nous avons vu que l’Eglise est entrée dans sa 60ème année d’affliction le 28 octobre dernier, puisque le drame de sa Passion commence avec l’avènement de Jean XXIII. 60 jours = 60 ans. La durée est la même.
De plus, on sait par saint Paul que pour être reconnue veuve, une femme ne doit avoir eu qu’un seul mari et atteint l’âge de 60 ans. Notre Eglise-femme, veuve du vrai saint Joseph depuis qu’un imposteur a pris sa place depuis 60 ans, est enfin officiellement veuve depuis quelques jours. C’est pourquoi le mystère peut désormais se lever et tout peut se déclencher.

Le songe de saint Joseph : la révélation
L’ange Gabriel lui révèle alors les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption : « Joseph, fils de David, n’hésite pas à prendre chez toi Marie, ton épouse. Car ce qui est né en elle vient du Saint-Esprit. Elle va mettre au monde un fils ; tu lui donnera le nom de Jésus (c’est à dire Sauveur) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1:21)

Pourquoi un songe ?
« Son trouble ayant commencé par les sens, à la vue de la grossesse de son épouse, il était juste qu’ils fussent comme mortifiés et. privés de la vision angélique, et que la vérité ne fût point introduite dans l’âme par leur organe, puisqu’ils avaient donné l’entrée à la tromperie ou su soupçon. Une troisième raison qui a beaucoup de rapport à celle-là, est parce que saint Joseph, bien qu’il ne commit aucun péché, souffrit un trouble tel, que ses sens contractèrent une espèce de souillure (lui les rendit indignes de la vue et de la communication du saint ange) ; il fallait par conséquent que l’ambassadeur céleste lui parait dans un moment où les sens scandalisés auparavant, fussent interdits par la suspension de leurs opérations; dans la suite, le saint homme étant revenu à soi, se purifia et se disposa par plusieurs actes, comme je le dirai, à recevoir les influences du Saint-Esprit, car son trouble les eût écartées. »
Parallèle :
Donc à la fin des temps, ce n’est pas par les sens qu’on peut avoir la révélation, car ceux-ci sont trop souillés par l’esprit de l’Antéchrist.
Car les péchés, même légers, le rappelle Marie d’Agréda, sont un des plus grands obstacles à des rapports vraiment familiers avec Dieu et ses anges.
C’est pourquoi, soulignons-le, il n’est pas possible que durant le règne de l’Antéchrist et le veuvage de l’Eglise il y ait des manifestation sensibles et visibles du Ciel ; seuls la communication par les songes et les prophéties par des hommes non officiellement désignés (mais possédant une foi vivante – cf saint Pierre citant Joël le jour de la Pentecôte) sont envisageables.
D’ailleurs elle ajoute que Joseph « ne vit point l’ange sous une forme sensible » mais « il en entendit seulement la voix et connut le mystère« .

Il y a bien malgré tout une séparation mystique (comme la séparation sensible de la Fraternité d’avec Rome) car il est dit : « Des termes dont l’ambassadeur céleste se servit, on doit conclure que le saint avait déjà, par la pensée, quitté la très-pure Marie, puisqu’il lui ordonna de la recevoir sans crainte. »

Ensuite, le comportement de Joseph :
« Il fit des actes héroïques d’humilité et de reconnaissance »
« Par cette révélation et ces actes de vertu, l’esprit du saint recouvra sa sérénité et se trouva disposé à recevoir de nouveaux effets du Saint-Esprit ».
Il y a donc une préparation, un temps qui permet de recouvrer la sainteté et à se préparer à recevoir à nouveau l’épouse ; depuis le 21 janvier, la Fraternité multiplie les initiatives qui rendent grâce à Dieu et la préparent : croisade du rosaire d’un an pour les cent ans de Fatima (50 millions !), consécration de la Russie, signature de la Correctio Filialis…

Et « quand l’heure fut arrivée,
il se présenta à la chambre de notre divine Dame, qui l’attendait avec douceur et complaisance. »
Parallèle
Il ne faut pas oublier que ceci correspond à l’entrée dans la 7ème période, au Tollite lapidem : en l’occurrence saint Joseph représente l’Eglise pure dont il est le gardien et le patron : c’est elle qui doit ôter la pierre pour boire (Cotignac), la même pierre qui est celle de son tombeau (Lazare): il doit l’ouvrir 42 mois après, le 4è jour de Lazare. Lazare, qui était l’ami préféré de Jésus-Christ, comme les Témoins sont ses serviteurs préférés.
La résurrection des témoins s’effectue au moment où la Femme dans le ciel apparaît, en préalable à la 7ème trompette. C’était le sens du 23 septembre dernier.

La résurrection
Au petit matin il se précipite aux pieds de son épouse ; reconnait que « le secret du grand Roi lui a été découvert » et qu’elle est la Mère de son Seigneur et son Dieu.
Parallèle :
Pour nous, on aura confirmation que l’Eglise est bien l’épouse de Dieu – mais l’Eglise est éclipsée ; la véritable se trouve dans le cœur des justes, les fidèles témoins qui ont conservé une foi pure et vivante, disséminés sur toute la terre, et que la Fraternité va rassembler- c’est cette véritable église qui va prendre conscience de son état au moment où l’autre s’effondre.

La Sainte Vierge peut enfin lui révéler ce qu’elle sait ; et elle lui chante le cantique du Magnificat !
« C’est alors qu’il comprit clairement, entièrement sa grandeur, parce qu’il découvrit en même temps l’intégrité et la pureté virginale de la Princesse du ciel, et le mystère de sa dignité; il vit et reconnut dans son très-chaste sein l’humanité sacrée de l’Enfant-Dieu, et l’union des deux natures en la personne du Verbe. »
Tout se passe donc le jour où il retrouve son épouse, le jour de la Révélation du secret du roi, le jour du Magnificat, qui est le plus beau chant d’action de grâce messianique connu.

 

L’autre Eglise

Et l’autre Eglise alors, celle dirigée par un imposteur, celle qui a apostasié, renoncé à sa mission de conversion des infidèles au Christ-Sauveur, celle qui a rendue la doctrine compatible avec le monde de Satan et dénaturé la liturgie ? Celle qui est devenue la Grande prostituée en s’accommodant avec le monde, c’est à dire avec ses pires ennemis ? Celle qui a transformé la religion du Christ en religion de l’homme, en organisation humanitaire, qui soigne les corps et néglige les âmes ? Autrement dit la Rome actuelle depuis le concile Vatican II ?
Cette Eglise a été décrite par de nombreuses prophéties, à commencer par l’Apocalypse, mais aussi par la Sainte Vierge à Quito ou à la Salette, et par de nombreuses mystiques, comme Marie-Julie Jahenny, Anne-Catherine Emmerich, Marie des Vallées…
Elle a aussi été décrite dans les projets de la franc-maçonnerie, qui avait annoncé il y a bien longtemps son plan d’infiltration pour détruire l’Eglise de l’intérieur.

Il y a des livres entiers sur le sujet. Nous reprendrons seulement la description qu’en a faite Anne-Catherine Emmerich, mystique reconnue et béatifiée par l’Eglise, dont les écrits furent inspirés par l’Esprit-Saint, car non seulement ils constituent une excellente synthèse de la situation, mais ils sont tellement criant de vérités que cela se passe de commentaire. Surtout avec le recul que nous avons aujourd’hui.

En voici quelques extraits particulièrement frappants :

Sur la durée
«J’appris que Lucifer doit être déchaîné pour un temps, cinquante ou soixante ans avant l’an 2000 du Christ, si je ne me trompe.»
Ceci corrobore ce que nous écrivions tout à l’heure : 60 années qui commencent avant l’an 2000. Exact, de 1958 à 2018, c’est maintenant sûr à 100%, la suite va nous le confirmer.

La démolition de l’Eglise
« J’ai vu des gens de la secte secrète saper sans relâche la grande Église… »

 «Je vis l’Église de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations»
«Des lignes de manœuvres occupés de ce double travail s’étendaient à travers le monde entier et je fus étonnée de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de gros morceaux ; c’étaient particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle : ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture. Ils avaient d’ailleurs des vêtements de toute espèce ; il se trouvait parmi eux des hommes de distinction, grands et gros avec des uniformes et des croix, lesquels, toutefois ne mettaient pas eux-mêmes la main à l’ouvrage, mais marquaient sur les murs avec la truelle, les places où il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.
Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue ; il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le saint Sacrement».

 «J’ai vu l’église de saint Pierre : elle était démolie, à l’exception du choeur et du maître-autel».
Il ne restera donc pas grand chose, l’Eglise sera réduite à l’essentiel, à ce que ne peut toucher Satan.

«Lorsque je vis les démolisseurs, je fus émerveillée de leur grande habilité. Ils avaient toutes sortes de machines ; tout se faisait suivant un plan ; rien ne s’écroulait de soi-même. Ils ne faisaient pas de bruit ; ils faisaient attention à tout ; ils avaient recours à des ruses de toute espèce, et les pierres semblaient souvent disparaître de leurs mains.
Quelques-uns d’entre eux rebâtissaient ; ils détruisaient ce qui est saint et grand et ce qu’ils édifiaient n’était que du vide, du creux, du superflu. Ils emportaient les pierres de l’autel et en faisaient un perron à l’entrée».

« Je vis les manquements et la décadence du sacerdoce, ainsi que leurs causes. Je vis les châtiments qui se préparent.  Les serviteurs de l’Église sont si lâches ! Ils ne font plus usage de la force qu’ils possèdent dans le sacerdoce. »
« Ah ! Si jamais les âmes réclament ce qui est leur dû par le clergé qui leur occasionne tant de pertes par son incurie et son indifférence, ce sera quelque chose de terrible !
Ils auront à rendre compte pour tout l’amour, toutes les consolations, toutes les exhortations, toutes les instructions touchant les devoirs de la religion, qu’ils ne nous donnent pas, pour toutes les bénédictions qu’ils ne distribuent pas, quoique la force de la main de Jésus soit sur eux, pour tout ce qu’ils omettent de faire à la ressemblance de Jésus. »

 « J’ai eu une vision touchant les fautes innombrables des pasteurs et l’omission de tous leurs devoirs envers leur troupeau. Je vis beaucoup de bons et pieux évêques, mais ils étaient mous et faibles et le mauvais parti prenant souvent le dessus. »

« Je vis dans une ville, une réunion d’ecclésiastiques, de laïques et de femmes, lesquels étaient assis ensemble, faisant bonne chère et se livrant à des badinages frivoles, et au-dessus d’eux, un brouillard obscur qui aboutissait à une plaine plongée dans les ténèbres . Au milieu de ce brouillard, je vis Satan siéger sous une forme hideuse et, autour de lui, autant de compagnons qu’il y avait de personnes dans la réunion qui était au-dessous. Tous ces mauvais esprits étaient continuellement en mouvement et occupés à pousser au mal cette réunion de personnes. Ils leur parlait à l’oreille et agissaient sur eux de toutes les manières possibles. Ces gens étaient dans un état d’excitation sensuelle très dangereux et engagés dans des conversations folâtres et provocantes. Les ecclésiastiques étaient de ceux qui ont pour principe «Il faut vivre et laisser vivre. Il ne faut pas à notre époque affecter de se tenir à part ni faire le misanthrope : il faut se réjouir avec ceux qui se réjouissent ».
«Comme il (Satan) parlait de son droit et que ce langage me surprenait beaucoup, je fus instruite que réellement il acquérait un droit positif quand une personne baptisée qui avait reçu par Jésus-Christ le pouvoir de le vaincre se livrait au contraire à lui par le péché librement et volontairement»
«Je vois une quantité d’ecclésiastiques frappés d’excommunication, qui ne semblent pas s’en inquiéter ni même le savoir. Et pourtant, ils sont excommuniés, quand ils prennent part à des entreprises, qu’ils entrent dans des associations et adhèrent à des opinions sur lesquelles pèsent l’anathème. »
Elle parle ici de la franc-maçonnerie et du communisme, deux types de sociétés et d’idéologies dûment dénoncées et frappées d’anathème par plusieurs papes.

«Je vis croître la tiédeur du clergé local, je vis un grand obscurcissement se faire.
Alors la vision s’agrandit de tous côtés. Je vis partout les communautés catholiques opprimées, vexées, resserrées et privées de liberté. Je vis beaucoup d’églises fermées. Je vis de grandes misères se produire partout. Je vis des guerres et du sang versé. Je vis le peuple farouche, ignorant, intervenir avec violence»
«Je vis le secours arriver au moment de la plus extrême détresse».
Elle parle ici de l’Eglise saine, celle qui est opprimée (la Tradition), qui sera sauvée miraculeusement : le juste vit de cette espérance.

L’Eglise des apostats
«Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Église légitime et se diriger vers l’autre, disant : «Là tout est plus beau plus naturel et mieux ordonné».
Elle emploie elle-même le terme d’église d’apostats, alors que nous sommes au début du 19ème siècle ; rappelons qu’il s’agit de visions divines ! Et elle décrit la désorientation diabolique qui en découle.

« Je vis des choses déplorables : on jouait, on buvait, on bavardait, on faisait la cour aux femmes dans l’église, en un mot on y commettait toutes sortes d’abomination. »
« Les prêtres laissaient tout faire et disaient la messe avec beaucoup d’irrévérence. J’en vis peu qui eussent encore de la piété et jugeassent sainement les choses. Tout cela m’affligea beaucoup. »

 « Il (mon Époux céleste) me montra aussi dans des tableaux innombrables la déplorable conduite des chrétiens et des ecclésiastiques, dans des sphères de plus en plus vastes s’étendant à travers le monde entier et où mon pays était compris. C’était un tableau immense et indiciblement triste qu’il est impossible de décrire. Il me fut aussi montré qu’il n’y a presque plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot. Cette vision m’a remplie de tristesse.
Je vis dans l’avenir la religion tombée très bas et se conservant seulement par endroits dans quelques chaumières et dans quelques familles que Dieu a protégées aussi des désastres de la guerre. »
Même le plus ignorant des conciliaires reconnaîtra « qu’il n ‘y a plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot », sans se rendre compte qu’il signe là sa propre condamnation et nous prouve que nous vivons dans la société de l’Antéchrist. Et AC Emmerich confirme aussi que la foi ne sera conservée que très minoritairement.

« Je vis bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le choeur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Au-dessous était un sombre caveau plein de brouillard.
Sur la première partie je vis traîner un siège…… »
«….sur la seconde un bassin plein d’eau. L’eau seule paraissait avoir quelque chose de sanctifié…..»
«….Sur la plus élevée une table»
«Tout dans cette église, était obscur, à contre-sens et sans vie : il n’y avait que dérision et que ruine»
N’a-t-on pas remplacé les autels par des tables, et placé très souvent le siège du prêtre à la place du tabernacle ?

« Pourtant l’Église traditionnelle (toute imparfaite et obscurcie qu’elle soit, pour ne point savoir la lumière qui l’attend) était comme un arbre plein de sève en comparaison de l’autre qui ressemblait à un coffre plein d’objets inanimés. Je vis que beaucoup des instruments qui étaient dans la nouvelle église, comme par exemple des flèches et des dards, n’étaient rassemblés que pour être employés contre l’église vivante. »
Intéressant qu’elle emploie l’expression d’Eglise traditionnelle pour désigner l’Eglise saine, par rapport à l’autre. Et elle annonce qu’une grande lumière l’attend ! Oui ! courage et confiance !

« Je voyageai à travers une contrée sombre et froide et j’arrivai dans la grande ville . J’y vis de nouveau la grande et singulière église qu’on y construisait ; il n’y avait là, rien qui fut saint ; je vis cela de la même manière que je vis une œuvre catholique, ecclésiastique, à laquelle travaillent en commun des anges, des saints et des chrétiens ; mais ici le concours était donné sous d’autres formes plus mécaniques. Je ne vis pas un seul ange, ni un seul saint coopérer cette œuvre. »

« ……Que l’on y mine et y étouffe la religion si habilement qu’il ne reste à peine qu’une centaine de prêtres qui ne soient pas séduits. Je ne puis dire comment cela se fait, mais je vois le brouillard et les ténèbres s’étendre de plus en plus. Cependant, il y a 3 églises dont ils ne peuvent s’emparer : ce sont celles de saint Pierre, sainte Marie Majeure et saint Michel.
Ils travaillent continuellement à les démolir mais ils n’en viennent pas à bout. Tous travaillent à démolir, même les ecclésiastiques. Une grande dévastation est proche. »
«Je vis beaucoup d’abominations dans un grand détail ; je reconnus Rome et je vis l’Église opprimée et sa décadence à l’intérieur et à l’extérieur. »

  «…..et il apparut une nouvelle église dans laquelle ils se trouvèrent rassemblés. Cette église était ronde avec une coupole grise et tant de gens y affluaient que je ne comprenais pas comment l’édifice pouvait les contenir tous. C’était comme un peuple entier».
« Cependant, elle (la nouvelle église) devenait de plus en plus sombre et noire (elle n’était au commencement que grise) et tout ce qui s’y faisait était comme une vapeur noire. Ces ténèbres se répandirent au-dehors et toute verdure se flétrit. »
La verdure, ou l’herbe verte, en langage biblique, désigne les âmes pures. On a ici la description d’une montée progressive du mal à l’intérieur de l’Eglise (de grise elle devient noire), confirmant les observations les plus élémentaires.

« Après cela (après la vision horrible de l’église noire) j’allai, guidée par trois anges, dans un lieu verdoyant (donc, où la saine doctrine n’a pas été contaminée) entouré de murs, grand à peu près comme le cimetière qui est ici devant la porte ».
Confirmation qu’il y a bien « deux églises ».

La communion des profanes
«Tout y est (dans cette fausse église) foncièrement mauvais ; c’est la communion des profanes. Je ne puis dire combien tout ce qu’ils font est abominable, pernicieux et vain.
Ils veulent être un seul corps en quelque autre chose que le Seigneur.
Il s’est formé un corps, une communauté en dehors du corps de Jésus qui est l’Église : une fausse église sans rédempteur, dont le mystère est de n’avoir pas de mystère.
J’eus une vision où je vis les autres dans la fausse église, édifice carré, sans clocher, noir et sale, avec un comble élevé. Ils étaient en grande intimité avec l’esprit qui y règne. Cette église est pleine d’immondices, de vanités, de sottise et d’obscurité. Presque aucun d’eux ne connaît les ténèbres au milieu desquelles il travaille. Tout y est pur en apparence : ce n’est que du vide.
Elle est pleine d’orgueil et de présomption, et avec cela destructrice et conduisant au mal avec toute espèce de beaux dehors. Son danger est dans son innocence apparente».
« Ils font et veulent des choses différentes : en certains lieux leur action est inoffensive ; ailleurs ils travaillent à corrompre un petit nombre de gens savants, et ainsi tous viennent ensemble aboutir à un centre, à une chose mauvaise par son origine, à un travail et à une action en dehors de Jésus-Christ pour lequel seul toute vie est sanctifiée et hors duquel toute pensée et toute action restent l’empire de la mort et du démon. »

 Le Pape trahi
« Je vis le Pape en prières ; il était entouré de faux amis qui souvent faisaient le contraire de ce qu’il disait. Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. Je le vis très entouré de trahisons. Ils veulent enlever au pasteur le pâturage qui est à lui ! Ils veulent en imposer un qui livre tout aux ennemis ! »

Futur coexistence de deux papes
«J’ai vu également la relation entre les deux papes … J’ai vu combien seraient néfastes les conséquences de cette fausse église. Je l’ai vue augmenter de dimensions; des hérétiques de toutes sortes venaient dans la ville (de Rome). Le clergé local devenait tiède, et j’ai vu une grande obscurité».
«Je vois le Saint-Père dans une grande angoisse. Il habite dans un bâtiment autre que celui d’avant et il n’y admet qu’un nombre limité d’amis qui lui sont proches. Je crains que le Saint-Père ne souffrira beaucoup d’autres épreuves avant de mourir. Je vois que la fausse église des ténèbres fait des progrès, et je vois l’énorme influence qu’elle a sur les gens»
Ce texte rejoint celui de la Salette, qui voit lui aussi deux papes en même temps. Ceci peut autant désigner la cohabitation du pape de Rome et du pape de l’Eglise cachée en exil, ou celle de Benoît XVI et Bergoglio.

Le Protestantisme
«Et puis, j’ai vu que tout ce qui concernait le protestantisme prenait progressivement le dessus et la religion catholique tombait dans une décadence complète. La plupart des prêtres étaient attirés par les doctrines séduisantes mais fausses de jeunes enseignants, et tous contribuaient à l’œuvre de destruction. En ces jours, la foi tombera très bas, et elle ne sera conservée que dans quelques endroits, quelques maisons et quelques familles que Dieu a protégés des désastres et des guerres».
Et encore, toujours sur la «grande église»: «Je vis que beaucoup de pasteurs se sont laissé entraîner dans des idées qui étaient dangereuses pour l’Église. Ils construisaient une Église grande, étrange et extravagante».
«Tous devaient y être admis, pour être unis et avoir des droits égaux: évangéliques, catholiques et sectes de toutes dénominations. Telle devait être la nouvelle Église … Mais Dieu avait d’autres projets».
Mais Dieu avait d’autres projets… toujours est-il que l’influence du protestantisme dans l’Eglise conciliaire est bien réelle, à tel point qu’on n’est pas loin de la fusion… tout avait été dit et annoncé avec précision. Or ce texte condamne clairement le protestantisme ! Doit-on rappeler qu’AC Emmerich a été béatifiée par Jean-Paul II, lui-même artisan du rapprochement avec les protestants ?

L’Eglise est bien une
«Il n’y a qu’une Église, l’Église catholique romaine ! Et quand il ne resterait sur la terre qu’un seul catholique, celui-ci constituerait l’Église une, universelle, c’est-à-dire catholique, l’Église de Jésus-Christ, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas».
« C’est quelque chose de très grand, mais aussi quelque chose d’impossible sans la vraie lumière, sans la simplicité et la pureté, que de vivre selon la foi de cette sainte Église.
Je vois chez tous, même chez les meilleurs d’entre eux, un orgueil effrayant, mais chez aucun l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Ils sont terriblement vains de la séparation dans laquelle ils vivent. Ils parlent de foi, de lumière, de christianisme vivant ; mais ils méprisent et outragent la sainte Église dans laquelle seule il faut chercher la lumière et la vie. »
Ce passage est très instructif car il vient corroborer ce que nous disions en début d’article et confirmer notre thèse : même séparée en deux camps, il n’ya qu’une Eglise, et ceux qui appartiennent à l’Eglise contaminée par le modernisme n’ont pas la vraie lumière.
Ceci est pourtant relativement simple à comprendre : comment le Saint-Esprit peut-il être avec un pape qui embrasse le Coran, qui entre dans les synagogues et ose laisser penser que le salut peut s’obtenir en dehors de Jésus-Christ ?
Des deux églises, l’une vit selon la chair et l’autre selon l’Esprit.

« Dans leur présomption, ils prétendent mieux comprendre toutes choses que les chefs de l’Église et même que les saints docteurs. Ils rejettent les bonnes œuvres et veulent pourtant posséder toute perfection, eux qui, avec leur prétendue lumière, ne jugent nécessaires ni obéissance, ni règles de discipline, ni mortification, ni pénitence. Je les vois toujours s’éloigner de plus en plus de l’Église, et je vois beaucoup de mal provenir d’eux.
Aucun égarement n’amène des conséquences aussi désastreuses et n’est aussi difficile à guérir que cet orgueil de l’esprit par suite duquel l’homme pécheur prétend arriver à la suprême union avec Dieu sans passer par le chemin laborieux de la pénitence, sans pratiquer même les premières et les plus nécessaires des vertus chrétiennes et sans autre guide que le sentiment intime et la lumière qui est censée donner à l’âme la certitude infaillible que le Christ opère en elle.
Ces «éclairés» je les vois toujours dans un certain rapport avec la venue de l’Antéchrist, car eux aussi, par leurs menées, coopèrent l’accomplissement du mystère d’iniquité. »
Tout est dit. Et ceci correspond très exactement à l’enseignement actuel de l’Eglise conciliaire, pour laquelle la mortification et la pénitence n’existent plus ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont devenues vagues et surtout humanistes : partager, accueillir les migrants, réduire les inégalités dialoguer, fraterniser… : non seulement on flirte dangereusement avec l’idéologie socialiste primaire (matérialiste et athée !) mais surtout on ne se soucie plus du salut des âmes mais plutôt du bien-être de la vie terrestre.
Là encore, AC Emmerich est claire : ils participent au mystère d’iniquité, à la société de l’Antéchrist, patiemment et savamment construite sous nos yeux depuis 60 ans.

 

Et la franc-maçonnerie ?
A-t-elle accompli ses projets annoncés au 19è siècle et au début du 20ème ? Le sujet est tellement vaste qu’il ne sera pas possible de le traiter ici.
Nous citerons seulement deux synthèses qui nous semblent bien illustrer les progrès accomplis par cette dernière dans la société civile comme dans l’Eglise catholique.

1) Un extrait du livre « la bataille finale du démon » du père Kramer :
« Dans son livre Athanase et l’Eglise de Notre Temps (1974), Monseigneur Rudolph Graber, autre autorité objective et tout à fait inattaquable écrivant après le Concile Vatican II, citait un éminent Franc-maçon qui déclarait que «le but (de la Franc-maçonnerie) n’est plus de détruire l’Eglise, mais de l’utiliser en l’infiltrant.» En d’autres termes, puisque la Franc-maçonnerie ne peut pas complètement oblitérer l’Eglise du Christ, elle projette non seulement d’éradiquer l’influence du Catholicisme dans la société, mais d’user de la structure de l’Eglise comme instrument du «renouveau», du «progrès», des «Lumières» — c’est-à-dire comme moyen de faire avancer beaucoup de ses propres principes et buts.
Discutant sur la vision maçonnique de la société et du monde, Monseigneur Graber présente le concept de synarchie: «Ce à quoi nous sommes ici confrontés, c’est l’ensemble complet des forces secrètes de tous les “ordres” et écoles qui se sont unis pour établir un gouvernement mondial invisible. Au sens politique, la synarchie vise à l’intégration de toutes les forces financières et sociales, que le gouvernement mondial, sous direction socialiste naturellement, doit soutenir et promouvoir. Le Catholicisme, comme toutes les religions, serait absorbé, par conséquent, en un syncrétisme universel. Loin d’être supprimé, il serait intégré, manœuvre déjà en cours dans le principe des relations entre clergés (de différentes religions).»

L’Eglise catholique effectivement a fait siennes toutes les thèses humanistes de la franc-maçonnerie, à commencer par le dogme des droits de l’homme dont elle est le fervent défenseur (au lieu des droits de Dieu), ainsi que celui de la liberté religieuse, réclamé à plusieurs reprises par le pape actuel alors qu’il est sensé expliquer qu’on ne peut se sauver en dehors de la religion catholique. Mais se préoccupe-t-il encore des âmes ? L’adhésion de l’Eglise au credo maçonnique concernant le réchauffement climatique prouve bien dans quel camp se trouve l’Eglise. Donc oui, il est facilement prouvable que l’Eglise défend aujourd’hui plus de concepts maçonniques que ses propres dogmes sur le salut.

Pourtant, le père Kramer rappelle « qu’il n’est pas nécessaire de descendre dans les marais enfiévrés des théories de la conspiration pour savoir que, avant 1960, les Papes prononcèrent plus de condamnations et d’avertissements sur le complot des Francs-Maçons et les Communistes contre l’Eglise que sur d’autre sujet de l’histoire de l’Eglise. »
Les papes depuis Vatican II auraient-ils oublié les avertissements de leurs prédécesseurs, ou l’Eglise est-elle infiltrée par son pire ennemi ? Poser la question revient à y répondre, surtout en comparant le pronostic de Mgr Graber avec la réalité dans l’Eglise.

Le seul point sur lequel il s’est trompé, c’est que le catholicisme n’a pas été absorbé dans une sorte de syncrétisme universel, il l’est devenu lui-même ! Il faut savoir que l’Eglise catholique est aujourd’hui la seule religion à s’ouvrir aux autres religions et à les considérer elles aussi comme autant de possibilités pour parvenir au salut, ce qu’aucune autre religion reconnaît de son côté !!
Mais les francs-maçons et le diable leur maître ont-ils besoin de fusionner toutes les religions ? Ce n’est pas nécessaire puisque toutes les autres religions appartiennent déjà au camp du démon : la seule qu’il faut faire basculer, c’est l’Eglise catholique. De ce point de vue, c’est réussi.

 

Quand à l’infiltration de la franc-maçonnerie dans la société civile, elle a tellement réussi qu’on parle dorénavant de société postchrétienne en parlant de nos civilisations européennes.
Dans une interview donnée ce mois-ci à Rivarol, l’abbé Ricossa résume en quelques mots cette réussite :
« Un ancien grand maître du Grand Orient d’Italie dans les années soixante disait que la maçonnerie aurait gagné la partie le jour où tout le monde penserait comme la franc-maçonnerie, c’est-à-dire quand les valeurs de la franc-maçonnerie deviendraient la façon de penser du monde entier. Nous y sommes.
Il est difficile en peu de mots de donner une vue d’ensemble de la maçonnerie. Il y a tout d’abord une doctrine officielle, que la maçonnerie proclame pour les autres, celle que nous connaissons et qui préside au gouvernement de nos pays : la liberté, l’égalité, la fraternité, la liberté religieuse, la laïcité, la tolérance, la non-discrimination. C’est ce que tout le monde partage. Tout le monde le boit avec le lait de sa mère, c’est l’air que nous respirons. Mais il y a aussi et surtout une doctrine ésotérique qui est la véritable pensée maçonnique. Le pape Léon XIII dans l’encyclique Humanum genus explique que le point essentiel de la maçonnerie c’est le naturalisme, l’adogmatisme. Il n’y a rien qui soit supérieur à la nature, pas même Dieu qui se confond avec la nature, si toutefois Il existe (ce à quoi ne croient pas toutes les loges). Tout ce qui est révélé, le monde de la grâce, la Révélation, la transcendance divine, les dogmes de foi, est inacceptable en franc-maçonnerie. »

 

Conclusion

Vivons-nous une époque similaire au grand schisme d’Occident, où 2 et même 3 papes cohabitèrent sans que l’on sache réellement qui était le bon ? Cependant l’histoire a tranché et n’a retenu que les papes de Rome. Pourtant, ceux-ci n’étaient pas les plus légitimes ni les plus reconnus par les rois de l’époque. Un jour peut-être viendra où l’on réhabilitera les papes d’Avignon Clément VII et Benoît XIII à leur légitime place. La question n’est donc pas, comme à cette époque, d’essayer de trancher entre papes légitimes ou pas, entre imposteurs et papes cachés en exil. La réalité est tout autre et qu’il y ait un ou deux papes importe peu ; la réalité est qu’il y a deux églises qui cohabitent sous le même toit. Celle de Rome a droit à la prééminence, comme au temps du grand schisme, et pourtant elle ne le mérite pas car elle est devenue cette église noire dont parle AC Emmerich. Et l’autre, la pure, la fidèle, comme celle d’Avignon, même si elle a raison, doit avec humilité accepter d’être reléguée au second rang (aux yeux des hommes !), accepter qu’on lui refuse la légitimité alors qu’elle en a toutes les caractéristiques et qu’elle a conservé la pureté et la sainteté de la doctrine et de la liturgie que Rome a perdu.
Le Ciel ne veut pas que nous les départagions car il s’agit d’une seule et même église, avec deux camps dont la séparation n’est pas totalement franche : la sélection se fait dans les cœurs, et Dieu seul peut sonder au plus profond d’un cœur. Ceci porte un nom : le mystère d’iniquité.
Sur le front de la grande prostituée est écrit ce nom : mystère (Apoc. 17:5). Oui la Passion de l’Eglise est un mystère pour beaucoup, un mystère dont nous parvenons seulement à esquisser les contours, et que nous devons humblement admettre sans le comprendre parfaitement. Un mystère que saint Joseph nous a décrit en vivant une période similaire où sa femme, qu’il savait pure et sainte, semblait avoir revêtu les oripeaux de l’adultère et de la trahison. Jusqu’à ce que le secret du roi lui soit révélé.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Saint Joseph les deux églises

 

 

 

 

Le 3ème secret de Fatima enfin élucidé ?

On a lu et entendu tellement de choses sur Fatima qu’il est temps de rétablir la vérité et de revenir à une vision sensée de son message. Fatima est essentiel, nous le savons, mais c’est aussi une apparition fortement attaquée par le Malin pour brouiller les pistes ; il y est parvenu puisque la majorité des avis qui circulent sur le sujet sont erronés et inexacts.

Précisons en préambule un aspect déterminant pour la compréhension de toute prophétie provenant du Ciel : le Bon Dieu et ses envoyés (ici la Vierge Marie) ne se préoccupe que de ce qui le concerne sur terre : son peuple, son Eglise, la foi en lui, le respect de ses commandements. Il ne s’exprime que dans ce sens ; le monde tel que nous l’entendons ne l’intéresse pas ; à la limite, il abordera ce sujet via la chrétienté et parce que celle-ci s’est répandu sur la surface de la terre, mais c’est en tant que nations chrétiennes qu’il en parlera, non en tant que nations tout court.
Il faut bien comprendre que dans le langage prophétique, tout se rapporte à Dieu et à ce qui lui rend hommage sur terre ; seul son peuple l’intéresse. Un tremblement de terre ou un cataclysme sont donc des événements d’abord en rapport avec la foi ; et lorsqu’il arrive des catastrophes naturelles réelles ou des guerres entre les nations, nous savons depuis l’Ancien Testament que ces événements sont suscités par Dieu pour châtier son peuple de ses infidélités et de ses péchés. Son peuple, pas ceux des nations infidèles ; ne sont concernés dans les prophéties que les pays chrétiens et non ceux des méchants (constitués des infidèles c’est à dire toutes les autres religions autre que la catholique, hérétiques, athées…), qui sont des instruments pour les châtier.

Ceci étant précisé, nous allons rappeler les fondamentaux de Fatima en commençant par le début : la chronologie.

 

Chronologie de Fatima

1) La Sainte Vierge est apparue à trois petits pastoureaux six fois, entre le 13 mai et le 13 octobre 1917, à Fatima au Portugal.
Les trois pastoureaux étaient Lucie dos Santos, François et Jacinthe Marto ; François et Jacinthe décèderont en 1919 et 1920, Lucie deviendra religieuse (communément appelée « sœur Lucie ») et mourra à l’âge de 98 ans en 2005.

2) Au cours de la troisième apparition, le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge leur révèlera un grand secret en trois parties.

3) Ces apparitions ont été reconnues officiellement par l’évêque de Leiria le 13 octobre 1930.

Une fois entrée dans la vie religieuse, sœur Lucie eu plusieurs apparitions de la Sainte Vierge et de Notre-Seigneur, dont les plus importantes sont :

4) l’apparition du 10 décembre 1925 à Pontevedra : l’Enfant-Jésus et Notre-Dame donnent à Lucie les modalités de la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.

5) La grande révélation de Tuy : le jeudi 13 juin 1929 la Sainte Trinité et la Sainte Vierge se manifestent à soeur Lucie ; ce sera la demande officielle de la consécration de la Russie.
Soit, soulignons-le, six jours après la ratification des accords de Latran par le pape Pie XI.
Lucie écrira que Notre-Dame lui dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. »

6) Soeur Lucie transmettra la demande du Ciel par la voie hiérarchique, c’est à dire via l’évêque de Leiria. Frère Michel de la Sainte Trinité, expert de Fatima, précise : « Le pape Pie XI a connu la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie probablement après le mois de juin 1930, et en tout cas très certainement avant le 31 août 1931. »

7) A la demande de sa hiérarchie, soeur Lucie commence à écrire ses mémoires en décembre 1935.
C’est en juillet et décembre 1941 qu’elle rédigera ses troisième et quatrième mémoires, qui contiennent les secrets. Car en août 1941 elle avait reçu l’inspiration divine de faire connaître le grand secret de 1917 à tous : « c’est l’heure choisie par Dieu« .

8) Entre-temps, elle aura révélé le grand secret (les deux premières parties) dans une lettre à Pie XII datée du 24 octobre 1940, où pour la 1ère fois elle donne le texte complet du 2ème secret.

9) La divulgation des secrets au grand public commence le 13 octobre 1942 au Portugal par la mise en vente de la 3è édition de « Jacinta » qui cite les passages essentiels des 3è et 4è mémoires, et surtout livre au public le texte exact et complet du secret du 13 juillet, tel que la voyante l’avait transcrit en 1941.

10) Presque simultanément, le pape Pie XII procède à la première consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie le 31 octobre 1942, mais sans citer la Russie et sans y associer l’ensemble des évêques du monde. Néanmoins, pour la première fois, un pape répond à la demande du Ciel formulée dans le second secret et confirmée à Tuy en 1929.

De cette chronologie, nous pouvons tout de suite tirer un enseignement que beaucoup avaient oublié : même si la Sainte Vierge a exprimé ses demandes en 1917, le pape et le monde n’en ont eu connaissance que bien après : 1931 et 1942. Lorsqu’il y a eu l’aurore boréale du 26 janvier 1938, qui fut le signe donné dans le second secret, personne n’a pu alors faire la relation, puisque le secret n’avait pas encore été révélé. Idem pour faire la relation entre communisme et Russie, et éviter que celui-ci se répande dans le monde : en 1942, quand le secret est révélé, le communisme avait déjà considérablement progressé (et pas qu’en Russie : n’oublions pas la France de 1936, ainsi que la guerre d’Espagne).

 

La structure des secrets

Avant d’aller plus en avant, relisons d’abord le texte des secrets et rappelons-nous sa structure, car cette donnée est essentielle.
Frère Michel nous rappelle qu’il s’agit d’un seul secret en trois parties :
« Il importe de le souligner, il s’agit d’un unique secret, révélé tout entier par Notre-Dame lors de l’apparition du 13 juillet 1917. Il forme un tout cohérent dont les parties sont liées très étroitement l’une à l’autre. »
« Nous divisons le grand secret en trois parties et une conclusion, toutes liées entre elles par une étroite connexion et interdépendance. La première partie concerne le salut des âmes, l’idée centrale de la seconde est le salut des nations et de la chrétienté, la paix du monde, tandis que la troisième traite sans doute de la sauvegarde de la foi catholique et du salut de l’Eglise. »

Ceci est très important car le fameux troisième secret, non révélé, est forcément en lien avec les deux autres ; de plus, il s’intercale avant la conclusion, qui, elle, nous est connue.
C’est donc l’étude du texte global qui nous permettra de mieux en appréhender la signification.
Voyons maintenant le contenu exact des secrets :

Premier secret : la vision de l’enfer
« Disant ces paroles, Elle ouvrit les mains. Le reflet de la lumière qui s’en dégageait parut pénétrer la terre. Les enfants virent alors comme un océan de feu, où étaient plongé les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou presque, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet océans de fumée. Les cris et les gémissements de douleur et de désespoir horrifiaient et étaient effrayantes !
Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.
Effrayés, et comme pour demander secours, les enfants levèrent les yeux vers Notre-Dame qui dit :
« Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Cœur Immaculé. »

Deuxième secret : l’annonce de la guerre, du grand signe, et le remède : la dévotion au Cœur Immaculé de Marie
« Si l’on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix.
La guerre va finir, mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père.
Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. »

Troisième secret
Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc.
(suivi de la partie non révélée)

Conclusion de l’ensemble du secret :
À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Cela, ne le dites à personne. A François, oui vous pouvez le dire ».

Revenons à notre réflexion de tout à l’heure : puisque ce texte n’est diffusé qu’à partir de 1942 et que manifestement il contient des événements qui se sont déjà passés (la révolution bolchevique, l’aurore boréale comme signe et la seconde guerre mondiale), cela veut dire que les textes prophétiques ne peuvent se comprendre qu’a posteriori : il faut que ce qui est prophétisé soit accompli pour que l’on puisse faire la relation.

 

Commentaire sur les secrets

Sur le premier secret
Il ne faut pas oublier qu’à plusieurs reprises sœur Lucie a fait elle-même le rapprochement entre Fatima et la fin des temps : « La Très Sainte Vierge, explique Lucie, m’a fait comprendre que nous sommes dans les derniers temps du monde » a-t-elle déclaré dans un entretien avec le père Fuentes.
De même, quand on lui posait des questions sur le troisième secret, elle renvoyait fréquemment sur l’évangile et l’Apocalypse « de VIII à XIII » c’est à dire du septième sceau à la sixième trompette incluse, celle des bêtes.
Montrer l’enfer aux enfants a pour but de nous prévenir : ce qui nous attend, avec le règne de l’Antéchrist, sera l’enfer sur terre. Un monde corrompu où le vice règne, où les valeurs sont inversées (le mal est appelé bien et le bien mal), les esprits enténébrés, où l’on ne voit plus que péché et désolation dans les coeurs, les âmes, les familles et les nations. Notre monde.
Tous les justes le sentent et le disent : nous vivons actuellement l’enfer sur terre, car la persécution des âmes est bien pire que celle des corps.

Sur le deuxième secret
Le texte rejoint ce que j’expliquais en début d’article : le problème principal tient dans les offenses à Dieu. D’où des châtiments annoncés envers les nations chrétiennes : guerres, famines, persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père. La Sainte Vierge parle ici d’un châtiment global, où sont à l’action les quatre chevaux de l’Apocalypse : celui de la guerre (rouge), de la famine (noir), des révolutions et de la subversion (pâle) et de l’apostasie (blanc). Elle ne se trompe pas quand elle fait commencer cette guerre globale sous Pie XI, car celle-ci dépasse de loin le cadre de la seconde guerre mondiale, qui n’en est qu’une des étapes. En suivront beaucoup d’autres, dont la décolonisation (source d’énormes famines dans certains pays), la socialisation des sociétés (c’est à dire le communisme sous sa forme non guerrière) et bien entendu la perte de la foi dans l’Eglise initiée par le concile Vatican II. Et aussi l’extraordinaire progrès scientifique et technique qui permet à l’homme de s’affranchir de Dieu et même de rivaliser avec lui.
Dans ce secret se trouve le signal du départ, qui sera identifié après coup par l’aurore boréale de la nuit du 25 au 26 janvier 1938, signe confirmé par sœur Lucie. Entre les termes « sous Pie XI » et la date de l’aurore boréale, il n’y a plus de doute : il ne s’agit pas ici de la seconde guerre mondiale mais du début de la fameuse sixième période de l’Apocalypse, celle de l’Antéchrist dont la cible première est l’Eglise. Le Ciel confirme aussi que pour lui il n’y a qu’une seule église, celle dirigée par le « Saint-Père », donc l’Eglise catholique romaine ; désolé pour eux, mais les orthodoxes comme toutes les mouvances protestantes n’en font pas partie.
Il est possible par contre de penser que la seconde guerre mondiale était conditionnée par la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie ; si le pape Pie XI l’avait faite (il apprend cette demande en 1931), elle aurait probablement été évitée. Le Ciel lui a donné un délai de 7 ans ; lors de l’aurore boréale de 1938, seuls Pie XI et ses proches collaborateurs pouvaient connaître sa véritable signification. Il était alors trop tard.
Mais Pie XI ne répondit pas hélas aux demandes du Ciel. Le pape de Fatima, ce sera Pie XII, qui approuvera dès 1939 la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie, et procèdera à une première consécration du monde en 1942. Fatima démarre en réalité sous Pie XII et avec Pie XII. D’où la révélation des secrets de Fatima -et le début du mystère- à partir de 1942, donc sous Pie XII.

 

La fabrication du faux troisième secret

Avant d’aborder le vrai contenu du troisième secret, voyons rapidement comment les autorités se sont débrouillées pour détourner les esprits de la vérité.

Eliminons tout de suite la grossière révélation du Vatican de juin 2000, censée rendre public le 3ème secret : il s’agit d’une vision qui, de plus, est sensée être déjà accomplie à la date de son dévoilement. Or le texte, on l’a vu, est un texte parlé ; sur les trois voyants, François voyait mais n’entendait pas. Il a vu la vision de l’enfer. Par contre, pour le secret, Marie ajoute « à François vous pouvez le dire » ; elle n’aurait pas eu besoin de s’exprimer ainsi s’il s’était agit d’une vision puisqu’il l’aurait vue aussi.

Non. Les autorités ont été plus subtiles. Pour détourner les gens de la véritable signification, il faut leur donner ce qu’ils ont envie d’entendre, en faisant semblant d’émettre des indiscrétions. La méthode est simple : vous inventez un faux contenu qui soit plausible, et vous faites semblant de ne pas vouloir le révéler, mais en prenant bien soin de distiller de temps en temps quelques allusions significatives, suffisamment pour qu’il soit compris dans le sens voulu.
Je vais être plus clair : le troisième secret traite essentiellement de la chute de l’Eglise, y compris à son plus haut niveau. Dans la seconde partie du secret, la Sainte Vierge parle de guerres, famines et persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père, avec l’aurore boréale comme signe. Qu’avons-nous à partir de 1938 ? Guerres et famines. Qui continuent avec la décolonisation. Que manque-t-il ? Les persécutions contre l’Eglise et le pape, ce qui veut dire qu’il y a avertissement sur le pape en personne. Or le Ciel demande à ce que ce troisième secret soit divulgué en 1960, « parce que ce sera plus clair » a expliqué soeur Lucie.
Qu’avons-nous en 1960 ? Un pape ouvertement réformateur, élu en 1958, qui a convoqué un concile. Car le concile Vatican II a été convoqué en 1959 pour une ouverture en 1962.
Effectivement, en 1960 ce sera plus clair : l’enjeu c’est l’avenir de l’Eglise car si l’Eglise flanche et s’accorde avec le monde, alors ce sera l’enfer sur terre : l’objet du premier secret. Si le religieux tombe, le civil tombe. Les répercussions impacteront l’ensemble des nations chrétiennes, soit le monde entier, dans une guerre totale dont le but est la damnation des âmes.

Comment faire pour cacher un tel secret ? Ne pas le divulguer ne suffit pas. Il faut le remplacer pour que l’on ne puisse pas faire la relation entre le concile et Fatima, entre la dégradation des relations humaines et la dépravation des mœurs avec l’apostasie et la perte de la foi, entre la montée du socialisme et du matérialiste athée avec l’abandon par l’Eglise de sa mission première : convertir et baptiser à tours de bras car « hors de l’Eglise point de salut« .
Alors on va dire aux gens ce qu’ils aimeraient entendre : l’Apocalypse, le châtiment, la destruction de la terre, les grandes catastrophes. On va sous-entendre et laisser comprendre que le troisième secret est une sorte de fin du monde, une succession de catastrophes.
Je pense que cette stratégie fut décidée au plus haut niveau et imposée à tous ceux qui ont lu le troisième secret ; d’où, par exemple, les (fausses) indiscrétions de Jean-Paul II à Fulda, les « aveux » du cardinal Ratzinger, ou même le secret attribué à Ottaviani et divulgué dans la revue Neues Europa.

En résumé, explique Jacques Delacroix dans une synthèse sur Fatima, ils disent tous la même chose : « il y aura dans l’Eglise une apostasie conduisant à un horrible châtiment général, au cours duquel une grande partie de l’humanité subira un anéantissement presque instantané. »
Oui et non.
Oui si on comprend les mots dans leur sens mystique (ou prophétique) : l’anéantissement en question n’est pas celui des corps mais des âmes. Or les âmes sont aujourd’hui quasiment toutes mortes tellement le monde est pourri jusqu’à la moelle, parce que l’Eglise n’assure plus la défense spirituelle des âmes ; elle aussi s’est mise à vivre selon la chair et non selon l’esprit.
Non si on comprend les mots dans leur sens littéral, qui est l’interprétation unanime : on pense au châtiment des hommes, ou fin du monde, qui sera suivi du jugement dernier.
Or ceci ne peut être contenu dans le troisième secret, pour une raison bien simple : parce que le secret est suivi d’une conclusion : « À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix ».
Ceci ne peut pas s’appliquer à un monde déjà détruit matériellement.

Par conséquent une évidence s’impose à nous : le troisième secret ne concerne que la chute de l’Eglise par l’apostasie et la perte de la foi.
Le châtiment des méchants, la délivrance des justes et la purification de la terre par le feu (sorte de fin du monde) ne sont pas dans Fatima, car ces événements se situeront après.
En parler n’est pas faux, les situer à l’intérieur de Fatima est une erreur, qui en fait oublier le message essentiel : la damnation des âmes tout au long des 100 ans accordés à Satan, ce que confirme sœur Lucie, qui déclarait en 1957 au père Fuentes : « Ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront sûrement si le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à tout jamais si nous restons obstinés dans le péché. »
D’où la conclusion de frère Michel : « Le troisième secret tourne autour de la crise de la foi des nations dans le monde. Le Portugal mis à part, c’est l’apostasie des nations des Gentils. Le troisième secret ne saurait donc être plus apocalyptique. »

Ceci est confirmé par le père Malachi Martin, célèbre prêtre jésuite proche des milieux dirigeants du Vatican sous Jean XXIII et Paul VI, qui a lu le troisième secret. Ne pouvant le divulguer, il a tenté d’avertir les hommes de la terrible machination satanique au sein même du Vatican, en montrant les mécanismes sous la forme de « romans » (dont « La maison battue par les vents »).

Interrogé sur un énième faux secret, le RP Malachi Martin a répondu :
« L’élément central du troisième secret de Fatima est épouvantable. Et il n’est pas dedans, Dieu merci. Ce que vous venez de lire est essentiellement le déchaînement des puissances naturelles comme si la nature se révoltait contre le genre humain et ça, ce n’est pas l’essence du troisième secret, et encore moins du plus atroce. Le vrai défie l’imagination. »
Pour un prêtre, apprendre que Satan sera maître du monde et de l’Eglise, que même les catholiques se damneront en grand nombre, que le monde sera abandonné par l’Eglise aux forces démoniaques auxquelles elle s’associera, quoi de plus atroce, de plus abominable, de plus inimaginable ?

Evoquant la crise de l’Eglise (par rapport au 3è secret), Malachi Martin précisera seulement : « Cela concerne la perte de la foi au sommet de l’Eglise, et que les cardinaux s’opposeront aux cardinaux, les évêques aux évêques ». Le prêtre jésuite ajoutera : « Et le dernier pape sera sous le contrôle de Satan. »
Ces propos tenus il y a plus de vingt ans sont aujourd’hui limpides, surtout quand on voit la vitesse à laquelle le pape François détruit le peu qui restait de la foi et transforme l’Eglise en une autre religion.

Il faut donc se rendre à l’évidence : si le troisième secret ne traite pas de la destruction du monde par la colère divine, la partie à mettre en exergue, trop souvent occultée ou minimisée, est bien celle de l’apostasie de l’Eglise, y compris au plus haut niveau.

 

Le véritable troisième secret

Voici le texte du troisième secret reconstitué par Frère Michel de la Trinité au terme d’une étude publiée il y a plus de trente ans (en 1985) !

« Tandis qu’au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, dans bien des nations peut-être dans le monde presque entier, la foi se perdra. Les pasteurs de l’Eglise manqueront gravement aux devoirs de leurs charges. Par leur faute, les âmes consacrées et les fidèles en grand nombre se laisseront séduire par des erreurs pernicieuses partout répandues. Ce sera le temps du combat décisif entre la Vierge et le Démon.  Une vague de désorientation diabolique déferlera sur le monde. Satan s’introduira jusqu’au plus haut sommet de l’Eglise. Il aveuglera les esprits, il endurcira le coeur des pasteurs. Car Dieu les aura livrés à eux-mêmes en châtiment de leur refus d’obéir aux demandes du Coeur Immaculé de Marie. Ce sera la grande apostasie annoncée pour les derniers temps, le faux agneau, faux prophète trahissant l’Eglise au profit de la Bête, selon la prophétie de l’Apocalypse. »

Rappelons, et c’est essentiel, qu’il est suivi par : À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Cela, ne le dites à personne. » (sauf à François)

Pourquoi le dernier pape s’appelle-t-il François à votre avis ?
Pourquoi ce même pape est-il le dernier de la prophétie de saint Malachie, Pierre le Romain, qui prophétise aussi la destruction de l’Eglise et le jugement dernier ?
Pourquoi un autre Malachie (Malachi Martin) affirme-t-il que le dernier pape sera sous le contrôle de Satan ?
Pourquoi un autre François (François d’Assise) a-t-il prophétisé peu avant sa mort en 1226 qu’on aurait à la fin un destructeur non canoniquement élu ?

Pour la petite histoire, on raconte que Jean-Paul II envoya le futur cardinal Tarcisio Bertone – alors «numéro deux» à la Doctrine de la foi – s’enquérir de l’exactitude de l’interprétation du « troisième secret » de Fatima et de sa complétude, avant sa publication en l’an 2000. « Oui, il est complet », répondit sœur Lucie ».
Bien sûr, en 2000 il était complet : le concile et son cortège d’hérésies, d’apostasies, de renoncements, de trahisons, de subversions des dogmes avait fait son œuvre. Oui, le troisième secret était acté.

Donc :
1er secret, enfer sur terre : réalisé
2ème secret, guerre totale contre la chrétienté et l’Eglise : réalisé
3ème secret : apostasie dans l’Eglise et chute du pape : réalisé
Il reste la conclusion.

 

Le triomphe du Coeur Immaculé et le temps de paix : au présent ou au futur ?

C’est pourquoi nous sommes en droit de vérifier si la suite s’est elle aussi réalisée.
Il y a quatre ans, j’abordais déjà le sujet du 3ème secret de la même manière. Je rappelais aussi que la consécration de la Russie et du monde effectuée par Jean-Paul II le 25 mars 1984 était probablement valable. Imparfaite, mais valable.
On en a vu les conséquences : chute du mur de Berlin, effondrement de l’URSS et conversion de la Russie. Un des seuls pays à affirmer aujourd’hui sa foi chrétienne et les valeurs chrétiennes, y compris au plus haut niveau de l’état, c’est la Russie.
Je l’ai déjà longtemps expliqué dans mes articles : la troisième guerre mondiale a été évitée en septembre 2013 lorsque Vladimir Poutine a empêché l’attaque des Etats-Unis en Syrie, ce qui aurait enflammé tout le Moyen-Orient et provoqué un conflit mondial.
Il n’est pas interdit de penser qu’elle avait déjà été évitée en 1984, car les tensions étaient extrêmes à l’époque.
Le retour de la Russie à la foi orthodoxe depuis ces trente dernières années n’a pas besoin d’être démontré tellement il est éloquent.
La consécration de Jean-Paul II ayant été imparfaite, le déferlement du socialo-communisme s’est poursuivi, mais pas sous la forme d’un conflit généralisé : il a bien été donné au monde un certain temps de paix.
Pour la même raison, la Russie s’est bien convertie, mais pas à la foi catholique ; il n’empêche que nos frères orthodoxes partagent avec nous une vraie foi, une réelle dévotion envers la Vierge Marie, et des sacrements valides. Il leur reste une ultime étape à franchir, rejoindre l’Eglise catholique pour ne former qu’un seul troupeau derrière un seul pasteur, qui se fera en son temps.

Que pouvons-nous en conclure ?
Que la consécration de la Russie a été faite.
Qu’elle a permis effectivement la conversion de la Russie.
Que nous vivons actuellement le temps de paix promis.
Que nous n’avons pas encore vu tous les effets du triomphe du Cœur Immaculé de Marie, une partie est encore à venir. Le plus beau probablement. Mais cette partie n’est pas décrite à Fatima. Elle viendra après.

Donc tout Fatima est réalisé et il n’est pas nécessaire de souhaiter connaître un secret que nous connaissons déjà.
Nous aimerions bien savoir ce qui va suivre après ce temps de paix. Mais pour cela, il faut plutôt se référer à la Salette.
Ce qui suit est simple, c’est l’Apocalypse : chute des bêtes et de Babylone, châtiment des méchants, jugement dernier, et nouveau ciel, nouvelle terre.

Cependant, il reste un point à expliquer, contenu lui aussi dans le secret, mais pas suffisamment approfondi : la conservation de la foi par le « petit reste« .

 

Second volet du 3è secret : la foi sauvegardée

Du troisième secret, soeur Lucie n’avait donné que le début :
Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc.
Quand on l’interrogeait sur le contenu du secret, elle répondait régulièrement qu’il n’était pas nécessaire de l’écrire vu que, d’une certaine manière, elle en avait déjà donné avis.

Effectivement, les auteurs avertis sur le sujet avaient bien perçu que si au Portugal le dogme de la foi serait conservé, c’est qu’il s’était perdu ailleurs. D’où les soupçons sur le fait que le troisième secret portât principalement sur la perte de la foi dans l’Eglise, et donc sur l’apostasie du peuple de Dieu.
Mais les termes de la Sainte Vierge sont précis : elle ne dit pas « la foi » mais « le dogme de la foi » ; et puis elle désigne le Portugal comme détenteur de ce dogme, ou du moins comme lieu où cette perte ne se fera pas.

Le dogme de la foi
Sans entrer dans des considérations théologiques poussées, on comprend par là que la foi peut être altérée, détournée, transformée sans que pour autant elle soit perdue complètement. Examinons la façon dont les dogmes, la doctrine et les principes de la foi sont enseignés dans l’Eglise conciliaire aujourd’hui : les dogmes ne sont pas niés, mais leur compréhension est modifiée : il sont compris de travers. Par exemple, la miséricorde est confondue avec la justice. La relation avec les autres religions s’établit comme un dialogue alors qu’elle doit avoir pour objet de les convaincre de leur erreur et de les convertir à la vraie foi. Le pape actuel peut appeler les gens à annoncer la bonne nouvelle : si c’est juste pour échanger et non plus pour convertir, à quoi ça sert ? Et si l’enseignement de l’évangile est travesti et adapté au monde actuel, le péché occulté et le salut offert à tous sans effort, que peut apporter un tel dialogue ?
Conserver le dogme de la foi veut dire que seront conservés une foi pure, non altérée, une doctrine saine, des dogmes convenablement enseignés et surtout respectés et appliqués dans la vie courante, un état d’esprit missionnaire dont le but est le salut des âmes et non la recherche d’une cohabitation harmonieuse avec les autres. Bref qu’il y aura un certain nombre de gens qui conserveront une foi non dévoyée, en droite ligne avec ce qu’était l’Eglise avant sa transformation, donc jusqu’à Pie XII inclus. L’esprit conciliaire ayant envahi l’Eglise catholique, le seul endroit non altéré est celui qui se réfère à la Tradition, celui de ceux restés fidèles à la foi de leurs pères, celui de ceux qui ont refusé les innovations modernistes depuis le concile Vatican II.
Bien que la Tradition soit la face visible de l’Eglise catholique restée sainte, l’esprit non dévoyé du catholicisme qu’elle représente ne se limite pas à ses membres. Partout, il peut y avoir des cœurs purs et des âmes restées fidèles à la foi, y compris dans l’Eglise conciliaire, y compris chez les Orthodoxes.

Le Portugal
Dans le langage biblique (et prophétique), un mot peut avoir plusieurs sens ou être utilisé dans un sens allégorique pour désigner autre chose. Par exemple, on sait que l’Ecriture utilise fréquemment des noms de ville pour désigner là où se trouve le Seigneur, c’est à dire son Eglise. C’est pourquoi on parle de villes saintes (toutes deux à 7 collines). Ce sera Jérusalem d’abord, où se trouvait le Temple, puis Rome prendra le relais, où se trouve aussi le siège de l’Eglise du Christ. Le principe est logique ; lorsque le peuple de Dieu est représenté par un seul peuple ethnique (les hébreux) la ville qui abrite le Temple est celle de Dieu, donc Jérusalem. La venue du Christ va changer la donne, on le sait : le peuple de Dieu est désormais universel, il n’est plus réservé à une ethnie mais constitué de tous les hommes croyant en la divinité de Jésus-Christ, et rassemblés dans son Eglise. Là aussi, une ville en devient le symbole, et ce sera Rome, car c’est bien là que désormais se trouve Dieu.
Pour le siège de l’ennemi, l’Ecriture procède de la même façon : Babylone, ou Ninive, symbolise la capitale de Satan, et par extension tous ceux qui appartiennent à « son » église.
Mais l’Ecriture utilise aussi des termes pour désigner le peuple de Dieu ; le plus connu est Israël. En l’occurrence, un seul mot désigne à la fois un pays et son peuple. Elle fait la même chose pour l’ennemi, c’est l’Egypte qui est souvent le plus utilisé pour le peuple des méchants. On a donc bien compris qu’un seul mot peut recouvrir à la fois un territoire délimité et un peuple qui n’est pas forcément – ou uniquement- celui qui habite ce territoire.
Le Seigneur lui-même donne le même sens à ses paroles, quand il dit « le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera porter ses fruits » (Matthieu 21:43) ; là aussi Jésus utilise le mot nation pour désigner son peuple, son Eglise.
Nous savons qu’après la venue de Jésus-Christ, le Ciel continue à procéder de la même sorte : Rome désigne l’Eglise, et l’on sait que la nouvelle Judée c’est la France. C’est pourquoi la France est le seul pays au monde à considérer le Christ comme son roi, celui-ci délégant ses pouvoirs au roi de France, d’où la qualification de monarchie de droit divin, qui ne s’est toujours appliquée qu’au roi de France uniquement. Puisque le langage prophétique utilise toujours la même procédure, on doit comprendre depuis lors que la France dans une prophétie peut désigner tout autant le peuple français que le peuple de Dieu. Quand par exemple on lit que « Jésus veut régner sur la France et par la France sur le monde » cela ne veut pas dire que les français seront les maîtres du monde (comme l’ont cru les israélites en leur temps) mais que Jésus veut régner sur le monde par son peuple. Le peuple de Dieu, répétons-le, ce sont les chrétiens baptisés. En d’autres termes, l’Israël d’hier est la France de maintenant.
Donc à Fatima, quand la Sainte Vierge utilise le procédé prophétique habituel, prononcer un nom de pays revient à désigner le peuple de Dieu. Il ne faut pas lire « au Portugal » mais « mon peuple » conservera le dogme de la foi. Surtout que Portugal vient du latin « port gallus » c’est à dire port gaulois ; en définitive c’est une allusion à la France donc au peuple de Dieu.
Mais pas n’importe lequel ; pour que l’on comprenne bien la distinction entre le chrétien dévoyé par Vatican II et le chrétien resté pur, la Sainte Vierge utilise un autre nom de pays que l’habituel (Israël ou la France), et de surcroît un petit pays, très croyant effectivement, pour bien montrer que « son peuple » sera alors constitué d’un petit nombre de personnes (le petit reste) mais fermes dans leur foi.

 

Les deux églises

Nous entrons maintenant dans le mystère divin ; car derrière cette petite phrase, –Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi-, se cache un énorme secret.

Restons dans le langage biblique. Mgr Straubinger, dans ses commentaires, explique que « les Pères ont considéré Rome sous le nom de Babylone, à cause de la multitude de ses habitants, ainsi que pour le grand nombre et la confusion de ses idoles. »
La Rome païenne, convertie en Rome chrétienne par la foi, redeviendra à la fin des temps le centre de la fornication et de l’idolâtrie. Mgr Gaume le démontre dans le Traité du Saint-Esprit.
Fornication, en langage biblique, signifie précisément union adultère de la véritable religion et de son culte avec les religions fausses et leurs cultes idolâtriques respectifs. Mgr Straubinger le confirme : « Dans le langage biblique, l’apostasie est appelée adultère parce que l’union de l’âme avec Dieu est comme un mariage » ; Scio explique aussi que « ce qui a ici nom de prostitution et de fornication se rapporte d’une manière figurée à l’idolâtrie. »

Continuons avec Mgr Straubinger : « L’apostasie de Babylone consistera précisément en cette attitude mondaine de considérer Dieu comme agent des biens temporels, réduisant la vie éternelle promise par Jésus en un programme de valeurs purement humaines, les qualifiant de culturelles, de bien-être économique ou politique (…). Les armes de l’Antéchrist sont les fausses idéologies et doctrines que Satan introduit sous le couvert de culture, progrès, détruisant ainsi la foi et cela grâce aux moyens dont dispose à présent la technique moderne pour monopoliser l’opinion publique. »

Ce que nous répétons ici depuis longtemps est désormais très clair : la grande Babylone dont parle l’Apocalypse, c’est Rome tombée dans l’apostasie et l’idolâtrie, donc l’Eglise, donc le peuple de Dieu, et par extension toutes les nations chrétiennes soit une bonne partie du monde entier.
Et cette même église est adultère, elle se complaît avec le monde, se prostitue avec les rois de la terre, avec les religions ennemies (ce qui est de l’idolâtrie).
C’est pourquoi Babylone et la Grande Prostituée sont associées dans l’Apocalypse pour ne faire plus qu’un (sur le front de la Prostituée, il est écrit : Babylone – Apoc. 17:5)

Ce qui veut dire que l’église est séparée en deux, comme 2 femmes , l’une est adultère et étrangère (comme la Samaritaine), l’autre est fidèle et sainte.
Ou une seule femme mais avec deux personnalités, un peu comme les deux faces d’une même pièce. Car même si l’une est assistée du Saint-Esprit, l’autre bénéficie toujours de l’amour de Notre-Seigneur. Si on reste sur la comparaison avec la Samaritaine, celle-ci est une étrangère, certes, mais le Seigneur cherche à la convertir. Elle a eu 5 maris, comme les 5 papes « Vatican II » et le dernier « n’est pas vraiment son mari » dit l’évangile, comme Bergoglio qui n’est pas vraiment pape, du moins tant que subsistera Benoît XVI.

Bien entendu, dans ce contexte, l’Eglise pure ne peut se trouver que parmi ceux restés fidèles à la Tradition et qui n’ont pas perdu leur âme en pactisant avec l’ennemi ; la seule entité répondant à cette définition, c’est la Fraternité saint Pie X (FSSPX).
Ce mouvement, fondé par Mgr Lefebvre, a sauvé l’Eglise ; c’est la seule entité d’envergure qui tient tête à la bête, maintient les dogmes, une liturgie et une doctrine pures, et se considère dans l’Eglise, si ce n’est être l’Eglise elle-même. Mgr Lefebvre rappelait que «  L’Église est là où est la vraie foi   ».
Mgr Lefebvre a toujours expliqué que ce n’était pas eux qui avaient quitté l’Eglise mais bien la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’en était éloignée.
Le 15 juin 1988 Mgr Lefebvre précisait : « Nous voulons être unis à la Rome de toujours et nous sommes persuadés d’être unis à la Rome de toujours, parce que dans nos séminaires, dans nos prédications, dans toute notre vie et la vie des chrétiens qui nous suivent, nous continuons la vie traditionnelle comme elle l’était avant le Concile Vatican II et qu’elle a été vécue pendant vingt siècles. Alors, je ne vois pas pourquoi nous serions en rupture avec Rome parce que nous faisons ce que Rome elle-même a conseillé de faire pendant vingt siècles. Cela n’est pas possible. »
Signe des temps, le supérieur actuel de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay, agit de plus en plus comme s’il devait pallier aux manquements du pape ; il a procédé à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en association avec les autres évêques de la Tradition le 19 août dernier : pour ceux qui ne reconnaissent pas l’acte de Jean-Paul II, peut-être celui-ci devrait leur convenir ? Enfin nous avons la demande de la Sainte Vierge réalisée par quelqu’un qui est peut-être le véritable « Saint-Père » dans le coeur de Dieu.
Et par la Correctio Filialis publiée en septembre, Mgr Fellay accuse directement et nommément le pape d’hérésie : peut-être a-t-il compris qu’il était temps de préparer la suite, de prendre le relais, car la fin de l’Antéchrist est proche.

Nous avons donc deux églises : une église hérétique et hérétisante à Rome, une Rome qui a perdu la foi et est devenue le siège de l’Antéchrist selon les mots de la Salette. L’étrangère, la grande prostituée.
Et une église en exil, cachée, humble, calomniée, persécutée mais vigilante, vaillante et debout. Restée pure et fidèle.
L’une éclipse l’autre. « L’Eglise sera éclipsée » a dit la Sainte Vierge à la Salette ; puisque dans le même message elle a ajouté que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« , il n’est pas bien difficile de savoir qui éclipse qui : la Rome conciliaire éclipse l’Eglise de la Tradition située à Ecône.

Une situation proche de celle du grand schisme d’Occident au 14ème siècle ; à Rome comme à Avignon les papes étaient légitimes. On ne pouvait trancher. Il n’y avait pas deux églises mais deux papes. Des deux côtés il y avait de saints : sainte Catherine de Sienne et sainte Catherine de Suède du côté d’Urbain VI à Rome ; sainte Colette de Corbie, saint Vincent Ferrier du côté de Clément VII à Avignon.
Et dans la prophétie des papes, les deux comptaient ! Chacun eut droit à sa devise.

Le pape parallèle
Alors on est en droit de penser qu’il y a Rome d’un côté et « Avignon » de l’autre. Que le Seigneur désigne par le « Portugal » le petit peuple resté fidèle et dont les papes sont cachés, en exil.
Ces papes parallèles peuvent être d’abord le cardinal Guiseppe Siri, régulièrement élu le 27 octobre 1958 (aujourd’hui !), obligé de renoncer sous la pression des prélats francs-maçons qui voulaient mettre en place leur champion, Jean XXIII. Au conclave de 1963, Siri fut à nouveau élu, et la même pression s’exercera afin de placer Paul VI.
Guiseppe Siri, premier pape caché et en exil jusqu’à sa mort en 1989. Comme le Seigneur fait bien les choses, dans l’intervalle la Fraternité saint Pie X avait grandi puis s’était émancipée de la Rome apostate en 1988. Mgr Lefebvre fut, à mes yeux, son successeur caché. Aujourd’hui c’est Mgr Bernard Fellay, qui commence à agir comme un pape, on l’a vu.
Car le Saint-Esprit agit toujours dans son Eglise, même si celle-ci semble perdue ; notre sainte Mère l’Eglise est toujours là, il suffit d’ouvrir les yeux et d’avoir confiance en Dieu et en la sainte Providence.

 

Conclusion

Le troisième secret de Fatima c’est bien l’apostasie dans l’Eglise et la perte de la foi. C’est aussi un immense espoir car il affirme qu’une partie de l’Eglise restera fidèle : le Portugal désigne le peuple saint, le petit reste devenu témoins du Christ et de la vraie foi. Les deux témoins de l’Apocalypse. Que ceux qui n’en font pas partie rejoignent la Fraternité saint Pie X, l’entité qui sur terre représente la véritable Eglise. Dans tous les cas, nous sommes avec elle par le cœur.
La résurrection des témoins sera l’événement qui prouvera à la face du monde que ceux qui ont tenu envers et contre tout dans la Tradition avaient raison. L’Eglise ne meurt pas, nous en avons la preuve.

Donc pas d’annonce de fin du monde dans Fatima, éventuellement une phrase annonçant le châtiment de Babylone, et encore… puisque la conclusion a déjà commencé : la Russie se convertira c’est fait, la paix préservée c’est fait, la consécration de la Russie c’est fait, à la fois par le pape officiel (Jean-Paul II) et par le pape caché (Bernard Fellay) : les deux étant valables, on peut espérer que la consécration de Fellay entraînera le dernier acte : la conversion des orthodoxes au catholicisme et la fin du grand schisme d’Orient. Celle du pape de l’église conciliaire a entraîné une semi-conversion, ou un premier pas positif, de même qu’il a évité une 3è guerre mondiale militaire mais pas la guerre morale et culturelle, ainsi que l’invasion de l’Occident par le socialisme et le matérialisme athée.

Cela veut dire que PERSONNE NE SAIT ce qui va se passer à l’issue du message de Fatima dont on vient de prendre acte en ce 13 octobre (fin du centenaire) car Fatima décrit ce qui va se passer AVANT le châtiment, il décrit les événement qui constituent le châtiment du peuple de Dieu, mais pas ce qui va se passer à la mort de l’Antéchrist et après, c’est à dire le châtiment des méchants et la chute de Babylone.
Ceci est le secret de Dieu ; seuls l’Apocalypse et la Salette en parlent de façon détaillée.

Nous savons néanmoins que les Témoins auront un grand rôle à jouer à la fin des temps. A l’apparition des 3 Fontaines le 12 avril 1947, la Sainte Vierge s’est présentée comme Notre-Dame de l’Apocalypse. L’actuel supérieur de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, est né le 12 avril 1958, soit le jour des 3 Fontaines et l’année du basculement de l’Eglise. Ceci ne peut être le hasard, c’est une confirmation directe de notre présence dans l’Apocalypse et la confirmation que les traditionalistes sont bien les témoins du chapitre XI.

De même, la levée des excommunications concernant les quatre évêques de la Fraternité a été prononcée le 21 janvier 2009. C’est une date symbolique, celle de la mort du roi de France mais justement, voilà encore un signe pour nous. Puisque nous avons fait le lien tout à l’heure entre la France et le Portugal et entre le Portugal et le petit reste (la Tradition), nous savons que celui-ci est fondé, puisque le Ciel fait en sorte que la France et la FSSPX soient reliées, donc en langage prophétique, cela annonce la libération prochaine du peuple de Dieu.
C’était il y a 8 ans.
Le peuple hébreu met 8 jours pour atteindre la Mer Rouge.
Quand, dans les prochains jours, tout le monde aura passé la mer Rouge à pied sec, c’est à dire quand le nombre des enfants de Dieu méritant d’être sauvés sera au complet, alors le feu du ciel s’abattra sur la terre pour la purifier, en extraire les méchants, et la renouveler de fond en comble. Le feu vert sera donné à la mort de l’Antéchrist. Alors le monde se souviendra, un peu tard, que Dieu existe.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le 3ème secret de Fatima enfin élucidé

Pour les citations, je me suis appuyé principalement sur les ouvrages de frère Michel de la Trinité (Toute la Vérité sur Fatima en 3 tomes, 1984-1985) et une synthèse de Jacques Delacroix (LIESI) sur le troisième secret de Fatima (4 volumes, 2011).
Illustration : saint Pie X, patron de la Fraternité qui porte son nom -la bien nommée.

Le pape est hérétique, c’est officiel

On attendait un signe à l’occasion de l’alignement planétaire du 23 septembre 2017 reproduisant la Femme dans le ciel décrite par l’Apocalypse, la lune sous ses pieds et couronnée de 12 étoiles. Le Ciel a tenu ses promesses : dès le lendemain eu lieu l’événement annoncé par ce signe : la divulgation publique d’une Correctio Filialis signée par 62 clercs, universitaires et laïcs catholiques, dont Mgr Bernard Fellay supérieur général de la Fraternité saint Pie X, déclarant le pape François hérétique sur 7 points dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia.
Le document original est daté du 16 juillet 2017, remis au pape le 11 août, et en l’absence de réponse du Vatican, rendu public le dimanche 24 septembre en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Les connaisseurs noteront au passage que les trois dates correspondent à des apparitions ou des fêtes de Notre-Dame : Notre-Dame du Mont Carmel le 16 juillet, apparition de Marie à Cotignac le 11 août, et fête de Notre-Dame de la Merci le lendemain de l’alignement historique de la Femme dans le ciel.
Désormais cette Femme dans le ciel a un nom : Notre-Dame du Mont Carmel, car tout commence le 16 juillet. Or les apparitions hautement eschatologiques de Lourdes et de Fatima se terminent toutes les deux par Notre-Dame du Mont Carmel : la 18ème et dernière apparition à Lourdes a lieu le 16 juillet 1858 ; et le 13 octobre 1917, le dernier tableau vu par Lucie pendant le miracle du soleil fut la vision de Notre-Dame du Mont Carmel.

Or cette Correctio Filialis, nous allons le voir, est un document capital dans la lutte entre la Vierge et la Bête qui a pris le contrôle du Vatican. Le point de départ véritable de la chute de la bête. Elle est triplement signée par la Sainte Vierge, car le moment est venu pour elle d’écraser la tête de Satan. Elle le fait avec des armes divines.

 

La genèse du document

 Une lettre de 25 pages signée par 40 clercs, universitaires et laïcs catholiques, datée du 16 juillet 2017 en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel porte le nom en latin de : Correctio filialis de haeresibus propagatis (littéralement : « Une correction filiale concernant la propagation d’hérésies »). Selon ses signataires, « elle affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia (8 avril 2016) ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. Ces sept hérésies ont été exprimées par les signataires en latin, langue officielle de l’Eglise. »
Toujours selon les signataires, cette lettre a été remise au pape François le 11 août 2017. Probablement en mains propres puisqu’ils disent « au pape François » et non au Vatican. N’ayant reçu aucune réponse du pape ou du Vatican, ils ont décidé de la rendre publique le 24 septembre 2017, en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Le jour de cette publication, le nombre de signataires était parvenu à 62, dont celui de Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, seul évêque à avoir signé le document. Y figurent aussi le supérieur du district de la Fraternité au Royaume-Uni, l’abbé Robert Brucciani, ainsi que le supérieur du district d’Afrique, Marc Vernoy ; également l’abbé Claude Barthe, le frère Jehan de Belleville, l’abbé Guy Pagès… ; mais aussi Ettore Gotti Tedeschi, ancien président de l’Institut pour les œuvres de religion (le fameux IOR)de 2009 à 2012. Au jour où j’écris ces lignes, ils sont 216 signataires.

La montée des critiques envers le pape et sa nouvelle doctrine s’est faite progressivement. La première « grande » critique fut émise par quatre cardinaux -donc par quatre sommités au plus haut niveau de l’Eglise-, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, – ces deux derniers étant décédés cette année, respectivement le 5 juillet et le 6 septembre. Ils émirent le 19 septembre 2016 cinq Dubia (c’est à dire cinq questions) où ils demandaient respectueusement au pape François de « faire la clarté » sur cinq points hétérodoxes d’Amoris lætitia. Les Dubia, restés sans réponse, furent suivis d’une demande d’audience de la part de leurs auteurs le 25 avril 2017. Audience non accordée.
Je note au passage que ces Dubia ont été émises le jour anniversaire de l’apparition de Notre-Dame à la Salette (19 septembre) ; une fois de plus, il apparaît que non seulement la Sainte Vierge veille au grain, mais qu’elle conduit personnellement les actions décisives face à la bête.

Le 29 juin 2016, 45 théologiens avaient fait parvenir au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des Cardinaux une étude critique portant sur 19 points d’Amoris lætitia. Critique, elle aussi, restée sans réponse. Dans la liste des 62 signataires de la Correctio filialis on retrouve plusieurs noms figurant déjà dans celle des 45 théologiens de 2016.

 

Qu’est ce qui change avec la Correctio Filialis ?

1) D’abord les signataires se donnent les moyens de la contestation. Leur action est la troisième du genre, restée elle aussi sans réponse. Mais elle regroupe 62 clercs, universitaires et laïcs de 20 pays différents. Eux aussi attendent respectueusement un certain délai avant de rendre publique leur initiative, mais en lui donnant une portée mondiale. Leur détermination se concrétise par un site internet spécialement créé pour l’occasion, traduit en six langues (français, anglais, italien, espagnol, portugais et allemand), et par une opération de relations presse d’envergure, puisque cette information a été traitée par les grands médias. La grande presse en France en a parlé.
On sort donc du microcosme des catholiques contestataires habituels, souvent assimilés avec ce que l’on appelle les intégristes, pour se retrouver dans une dimension grand public et de portée internationale. Avec la volonté affichée d’être vus et connus du plus grand nombre.

2) Ensuite, comme l’écrit avec justesse Christian Lassalle dans Média-Presse-Info du 30 septembre, « La Correctio Filialis est un coup de tonnerre dans le monde catholique : pour la première fois depuis la crise déclenchée par le concile Vatican II, l’orthodoxie du pape est remise en question, non plus par la Fraternité Saint Pie X, mais par une base beaucoup élargie. Auparavant les Dubia des 4 cardinaux avaient également pointé les affirmations du pape François contraires avec le dogme catholique. »
Cela veut dire qu’il y a une remise en cause franche et directe du pape, exposée au grand public, et exprimée par des catholiques n’appartenant pas uniquement aux milieux traditionalistes.

3) Malgré tout, la présence parmi les signataires du supérieur de la Fraternité saint Pie X donne au document une légitimité incontestable, car il agit en tant que dirigeant de l’entité représentant officiellement la Tradition -même le Vatican ne le conteste pas-, soit, pour nous, la véritable Eglise de Jésus-Christ. « Notre fidélité à la Tradition n’est pas un repli sur le passé, mais un gage de pérennité pour l’avenir » explique Mgr Fellay en rappelant, à l’appui des propos de Mgr Lefebvre, fondateur de ce mouvement, que l’Eglise n’est pas « la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante » qu’ils ont toujours refusé de suivre. Or, continue Mgr Fellay, « ce sont précisément ce néo-modernisme et ce néo-protestantisme que les auteurs de la Correctio filialis dénoncent à juste titre comme les causes des changements opérés par Amoris laetitia dans la doctrine et la morale du mariage. »

4) Elle est là l’intelligence et la clairvoyance de Mgr Fellay : n’associer son nom -et celui de son mouvement- qu’à un document portant sur le dogme et la doctrine, évitant de tomber dans les pièges d’autres hérésies vaticanesques comme l’encyclique sur le climat, plus politique et donc plus piégeuse. En se plaçant sur le terrain de la théologie et de ses applications concrètes dans la vie de l’Eglise, Mgr Fellay oblige le pape et le Vatican à répondre sur le fond et non pas sur la forme. A juste titre il rappelle que « désormais dans certains pays les évêques acceptent la communion des divorcés civilement remariés, dans d’autres ils la refusent. Est-ce que la morale catholique est à géométrie variable ? Peut-elle être soumise à des interprétations contradictoires ? »
C’est pourquoi il ajoute : « dans cette triste situation de confusion, il est très important que le débat sur ces questions majeures s’amplifie, afin que la vérité soit rétablie et l’erreur condamnée. »
On sent par ces propos que Mgr Fellay veut encore donner un ton modéré à son approche, masquant ce qui pourtant s’apparente à une véritable déclaration de guerre ; nous allons le voir.

5) D’autre part, certains regrettent le ton trop révérencieux de cette lettre, que l’on s’adresse respectueusement au pape, lui demandant de condamner ces hérésies, et que l’on n’aborde pas d’autre sujets connexes comme le concile. Il ne faut pas oublier que nous avons face à nous des interlocuteurs qui sauront habilement déporter la polémique sur des sujets secondaires, évitant le débat sur le principal. Il ne faut donc pas leur donner la possibilité de dévier le sujet sur un terrain où ils pourront facilement faire oublier le fond de la critique pour s’étendre sur l’accessoire, comme l’hostilité envers le pape, la dénonciation du concile, la recherche de divisions à l’intérieur de l’Eglise etc, sans oublier bien entendu l’habituelle accusation d’intégrisme, de repli sur soi, de fermeture au monde, et pourquoi pas, de radicalisation.
En s’exprimant ainsi et en se focalisant sur l’essentiel, les rédacteurs de la Correctio Filialis désamorcent à l’avance les bombes qu’on pourrait leur lancer. D’où l’embarras du Vatican qui préfère le silence, car apporter une réponse les obligerait à répondre sur le fond.
Christian Lassalle déplore que le texte contienne 8 références au concile Vatican II mais là aussi c’est suprêmement intelligent. On sait que le concile manie le double langage : des références théologiques traditionnelles cohabitent avec des innovations modernistes. En utilisant les propres armes de l’ennemi, on le met dans une position difficile puisque, si l’on trouve dans les textes de leur concile de référence des éléments favorables à notre argumentation (et il y en a toujours ! sinon la nocivité du concile aurait été trop visible), on leur démontre leurs propres contradictions.
D’ailleurs pour le moment, les réactions que j’ai pu lire montrent bien leur embarras : tous bottent en touche et abordent le sujet non seulement en minimisant l’accusation d’hérésie, mais même en l’évitant soigneusement. Par exemple Jean-Marie Guénois dans le Figaro du 30 septembre explique que « le pape trouble une partie significative des catholiques » (titre révélateur !); puis il poursuit que ce document est « très discutable sur le fond et sur la forme et émanant d’une sensibilité ecclésiale ouvertement critique vis-à-vis du pape François » mais sans jamais expliquer en quoi elle est discutable et n’aborde à aucun moment le fond du problème : les hérésies visées ; seul point intéressant, il reconnaît qu’elle « a néanmoins obtenu un écho au-delà de ce petit cercle d’opposants. »
De son côté, Mgr Ricard, cardinal archevêque de Bordeaux, donc une haute autorité de l’Eglise, dans une interview donnée début octobre, pense qu’à Rome « on ne donne pas trop d’importance à ces interpellations qui se veulent filiales, mais qui restent intransigeantes » sans dire un mot sur l’accusation d’hérésie. On évite donc pour le moment soigneusement le problème, et on le minimisera le plus longtemps possible. Mais le pavé est lancé et personne n’arrêtera la Sainte Vierge.

 

6) Enfin, et c’est le plus important, on affirme et on démontre, argumentation théologique à l’appui, que le pape s’est rendu coupable d’hérésies !! Il s’agit bien d’une mise en cause de façon directe du pape, sans aucun doute ni ambiguïté. Reprenons leur texte de présentation :
Cette lettre « affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. »
Oui vous avez bien lu : les 62 signataires disent carrément, je cite leurs propres mots, que le pape a soutenu sept propositions hérétiques et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise. Ceci s’appelle une mise en cause personnelle du pape François et une accusation claire d’hérésie !
Car ils disent bien : le pape ; ils disent bien que c’est lui qui a été à l’origine de la diffusion de ces hérésies.
Par conséquent, puisqu’il est signataire de cette lettre, le supérieur de la Fraternité saint Pie X, qui s’était refusé jusqu’à ce jour à s’en prendre nommément au pape, le traite d’hérétique sans ambiguïté aucune.

Le 20 août dernier, Mgr Fellay avait déjà commis un acte demandé par le Ciel au pape, comme s’il se substituait à lui, en consacrant solennellement la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Un mois après, il traite publiquement le pape François d’hérétique. Ce durcissement du ton fait suite à la réception par la Fraternité fin juin d’une lettre de Rome exigeant à nouveau la reconnaissance par ses soins du concile Vatican II en préalable à la régularisation de sa situation dans l’Eglise. Cette exigence mettait fin aux pourparlers entre la Fraternité et Rome car elle est heureusement impossible pour la Tradition. Dès lors, on peut se demander si le prélat dirigeant ce qui est probablement la véritable Eglise du Christ sur terre ne commence pas à prendre conscience que le mystère d’iniquité lève petit à petit le voile sur ses mystères et que Rome n’est décidément plus à Rome mais… là où d’autres comprennent qu’ils doivent faire le « travail » du pape en se demandant qui est le plus légitime des deux… pas forcément celui qu’on croit.

Mgr Fellay rappelle haut et fort que son attitude est celle de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X depuis le début. Dans sa déclaration du 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre la définissait ainsi :
« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante ».
Au fond de lui, Mgr Fellay sait bien que la Fraternité remplace actuellement la Rome défaillante. Que la véritable Eglise se trouve dans la Tradition et non chez les hérético-modernistes de la Rome issue de Vatican II. Il a compris, ou il commence à comprendre, qu’il est temps de les jeter dehors.

 

L’accusation d’hérésie invalide le pape

Il y a eu par le passé des papes tombés dans l’hérésie. Roberto de Mattei, historien, dans son livre Apologie de la Tradition, cite le cas célèbre du pape Honorius, qui fut jugé hérétique par son successeur, Léon II, s’appuyant sur l’anathème prononcé par le 3ème concile de Constantinople (681). Depuis, explique Roberto de Mattei, les historiens considèrent Honorius non pas comme un hérétique, mais comme un fauteur d’hérésie, ajoutant que ce fut la même chose pour les papes Zosime et Virgile.
On a donc eu par le passé plusieurs cas de papes jugés hérétiques, mais ce fut à chaque fois après leur mort et non pas de leur vivant. Il ajoute que « le cas d’Honorius est l’un des arguments qu’emprunte saint Robert Bellarmin dans son De Romano Pontifice afin de démontrer qu’un pape peut être hérétique. »

Toujours selon de Mattei, « la possibilité qu’il y ait un pape hérétique ne contredit pas le dogme de l’infaillibilité puisque l’infaillibilité ne suppose pas l’inerrance du pape en tant qu’individu, mais bien celle de la charge pontificale en tant que telle« . Il ajoute, et c’est important, que « la divine Providence épargna à l’Eglise la tragédie d’un pape reconnu hérétique, mais pas celle de papes hérétisants qui, dans l’exercice de leur gouvernement, se rendirent coupables de graves fautes en se montrant être d’indignes Vicaires du Christ, mais sans jamais perdre leur charge pour autant. »
Jusqu’à aujourd’hui.

Car Roberto de Mattei rappelle aussi les conditions dans lesquelles un pape peut être jugé. Il faut bien connaître ces éléments car ils sont essentiels dans la compréhension de la portée des événements qui se déroulent sous nos yeux.
« Le pape saint Nicolas Ier (585-867), dans une lettre célèbre adressée à l’empereur byzantin Michel III écrite le 28 septembre 865, récapitula de manière formelle la doctrine de la Primauté romaine. C’est dans cette lettre que l’on retrouve l’expression fameuse « Prima Sedes non judicabitur a quoquam » (Le premier siège ne sera jugé par personne), évoquée par Gratien dans son Décret célèbre par ces mots: « A nemine est judicandus, nisi deprehenditur a fides devius » (Il ne doit être jugé par personne, excepté le cas où il s’éloignerait de la foi).
La règle du Prima sedes non judicabitur n’admet qu’une seule exception : le péché d’hérésie. »
Roberto de Mattei ne fait qu’exprimer ici des règles bien connues des théologiens, du Vatican et des grandes institutions religieuses. Les 62 signataires de la Correctio, à commencer par le supérieur de la Fraternité saint Pie X ne pouvaient pas les ignorer : c’est en toute connaissance de cause qu’ils accusent le pape d’hérésie, sachant que seul ce péché peut lui être formellement reproché.
Donc le choix de pointer sur 7 points litigieux et de démontrer qu’il s’agit d’hérésies est d’une portée sans précédent dans l’histoire de l’Eglise puisque cette accusation est faite du vivant d’un pape alors que les précédentes, on l’a vu, l’ont été par les successeurs des papes incriminés.

Quelles en sont les conséquences ?
Continuons avec Roberto de Mattei : « La possibilité de juger le pape s’il se rend coupable d’hérésie a été -ainsi que l’attestent les grandes collections canoniques- une maxime incontestée durant toute l’époque médiévale. Mais qui peut juger le pape, si nul ne lui est supérieur ? Les décrétistes médiévaux expliquent que, une fois tombé dans une erreur contraire à la foi, le pape cesse d’être le chef de l’Eglise : il s’exclut lui-même de la hiérarchie et de ce fait, tout catholique peut à la rigueur, l’accuser. »
Or c’est exactement ce qui s’est passé : puisqu’il s’agit d’hérésies authentiques, vérifiées et vérifiables, non seulement les 62 signataires ont autorité pour les dénoncer, car ils font leur devoir de chrétiens, mais en plus cette démarche prouve au monde que de facto le pape François n’est plus le chef de l’Eglise et le Vicaire du Christ à partir du moment où la dénonciation de ces hérésies est rendue publique.
Ça aussi Mgr Fellay et les théologiens le savent très bien.
La réponse de la Femme dans le Ciel du 23/09 aux provocations de l’Antéchrist est donc particulièrement cinglante.

Il est certain que l’autorité la plus légitime et incontestable pour déposer un pape de son vivant serait un concile ; mais de toute façon, comme l’explique Roberto de Mattei, toujours en s’appuyant sur les précédents médiévaux, « la sentence de l’Eglise ne serait que la constatation d’un fait« . En l’occurrence, « il ne s’agit pas de déposer un pape, mais simplement de constater qu’un pape est dépouillé de sa fonction en raison de son hérésie. »
Dans ces pages, Roberto de Mattei ne parlait pas des papes Vatican II mais de la position de l’Eglise concernant un pape reconnu coupable d’hérésie. La sentence est sans appel et convient exactement à la situation que nous vivons depuis quelques jours : pour la première fois, du vivant d’un pape, un groupe de laïcs et de religieux, dont l’évêque chef de file de la tradition, affirme et prouve l’hérésie du pape, ce qui revient à déposer le pape officieusement, car il s’est lui-même exclu de l’Eglise par ses positions hérétiques.

La suite est simple : si le pape ne réagit pas à ces accusations et ne condamne pas lui-même, publiquement et sans ambiguïté les hérésies qu’il a formulées ; ou si le pape ne démontre pas par une contre-argumentation théologique que ces accusations sont nulles et non avenues parce qu’il ne s’agissait pas d’hérésies ; alors tout catholique pourra prendre acte que le pape s’est dépouillé lui-même de sa fonction par sa propre faute. Tout catholique saura que le pape François n’est plus pape, si tant est qu’il l’ait été un seul instant, la réalité de la démission de Benoît XVI restant très douteuse.

 

Quelles sont les hérésies en question ?

Tout le monde en parle mais personne ne les cite ; il serait pourtant intéressant de savoir sur quels points et en quoi le pape se rend coupable d’hérésies.

Les auteurs se sont focalisés uniquement sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia ; heureusement car s’ils s’étaient étendus au reste de la doctrine conciliaire, ce n’est pas 7 hérésies qu’ils auraient pointées, mais des dizaines.
Ils expliquent que les passages d’Amoris laetitia auxquels ils font référence sont : AL295, 296, 297, 298 (+ note de bas de page 329), 299, 300 (+ note de bas de page 336), 301, 303, 304, 305 (+ note de bas de page 351), 308 et 311. Les auteurs citent également un certain nombre de paroles, actions et omissions du pape en liaison avec ces passages.

Avant d’aborder leur argumentaire sur les hérésies, voici quelques morceaux choisis extrait de ce document, qui montrent que leur démarche se situe au-delà de la critique, mais constitue plutôt une sévère admonestation du pape et de l’esprit moderniste qui sévit dans l’Eglise depuis le concile, ainsi qu’une mise en garde sur les graves dérives de Rome à l’attention de tous les catholiques.

Florilège :

« Tandis que certains évêques et cardinaux ont continué de défendre les vérités divinement révélées sur le mariage, la loi morale, et la réception des sacrements, d’autres ont nié ces vérités et ont reçu de Votre Sainteté non pas une réprimande mais des approbations. »

 « Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (concile Vatican I).

 « Les pratiques aujourd’hui encouragées par les paroles et les actions de Votre Sainteté sont contraires non seulement à la foi et à la discipline pérenne de l’Eglise mais également aux affirmation magistérielles de vos prédécesseurs. »

« Une proposition hérétique est une proposition qui contredit une vérité divinement révélée incluse dans la foi catholique. (…) Le péché d’hérésie est commis par une personne qui possède la vertu théologale de foi, mais qui choisit alors librement et en toute connaissance de cause de ne pas croire ou de douter d’une vérité de la foi catholique. Une telle personne pèche mortellement et perd la vie éternelle. »

 « En second lieu, nous nous sentons obligés en conscience de mettre en évidence la sympathie sans précédent de Votre Sainteté à l’égard de Martin Luther, et l’affinité entre les idées de Luther sur la loi, la justification et le mariage, et ce qu’enseigne ou favorise Votre Sainteté dans Amoris laetitia et ailleurs. Cela est nécessaire afin que notre protestation contre les sept propositions hérétiques dont la liste est donnée dans ce document puisse être complète ; nous souhaitons montrer, fût-ce de manière sommaire, que ce ne sont pas des erreurs sans relation entre elles, mais plutôt, qu’elles constituent une partie d’un système hérétique. Les catholiques doivent être mis en garde non seulement contre ces sept erreurs, mais également contre ce système hérétique en tant que tel. »

Voici maintenant la liste des 7 hérésies et leur réfutation par des arguments théologiques.

Introduction
« Par ces mots, actes et omissions et par les passages allégués du document Amoris laetitia, Votre Sainteté a soutenu, d’une manière directe ou indirecte (si Vous en étiez conscient et jusqu’à quel point, cela nous ne le savons pas et ne voulons pas en juger), les propositions suivantes, fausses et hérétiques, propagées dans l’Eglise tant ex officio que par des actes privés » :

1) Première hérésie
«Une personne justifiée n’a pas la force, avec la grâce de Dieu, d’accomplir tous les commandements de la loi divine, comme si certains des commandements étaient impossibles à observer pour celui qui est justifié; ou comme si la grâce de Dieu, en produisant la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et par sa nature même la conversion de tout péché grave, ou qu’elle n’était pas suffisante à la conversion de tout péché grave».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 18 : «Si quelqu’un  dit que les commandements de Dieu sont impossibles à observer même pour l’homme justifié et établi dans la grâce : qu’il soit anathème».

2) Deuxième hérésie
«Les chrétiens qui ont obtenu le divorce du conjoint avec lequel ils étaient validement mariés et ont contracté un mariage civil avec une autre personne (pendant que le conjoint était encore en vie), même s’ils vivent more uxorio* avec leur partenaire civil et ont choisi de rester dans cet état tout en étant pleinement conscients de la nature de leur action et avec le plein consentement de la volonté de rester dans cet état, ils ne sont pas nécessairement en état de péché mortel et peuvent recevoir la grâce sanctifiante et croître dans la charité».
*more uxorio : en mari et femme
Réfutation (Correction filiale) :
Marc 10,11-12: «Il leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère».

3)Troisième hérésie
«Un chrétien peut être pleinement conscient de l’existence d’une loi divine et choisir volontairement de la violer en matière grave, sans être en état de péché mortel, comme conséquence de cette action».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 20 : «Si quelqu’un dit que l’homme justifié, aussi parfait qu’il soit, n’est pas tenu d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, mais seulement de croire, comme si l’Evangile était une pure et simple promesse de la vie éternelle sans la condition d’observer les commandements : qu’il soit anathème».

4) Quatrième hérésie
«Une personne, lorsqu’elle obéit à la loi divine, peut pécher contre Dieu en vertu de cette même obéissance».
Réfutation (Correction filiale) :
Psaume 18,8 : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ». Mais aussi : Ecclésiastique 15,21; Concile de Trente, session 6, canon 20; Clément XI, Constitution Unigenitus, etc.

5) Cinquième hérésie
« La conscience peut juger véritablement et correctement que parfois les actes sexuels entre personnes qui ont contracté entre elles un mariage civil, bien que l’un des deux ou tous les deux soient sacramentellement mariés avec une autre personne, sont moralement bons, voulus ou demandés par Dieu ».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 21 : « Si quelqu’un dit que le Christ Jésus a été donné par Dieu aux hommes comme rédempteur, en qui se confier, et non pas aussi comme législateur à qui obéir : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 2 : « Si quelqu’un dit qu’il est permis aux chrétiens d’avoir en même temps plusieurs épouses, et que cela n’a été défendu par aucune Loi divine (Mt 19,9) : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 5 : « Si quelqu’un dit que le lien du mariage peut être rompu en raison de l’hérésie, ou bien d’une vie en commun insupportable, ou bien en l’absence voulue d’un conjoint: qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 7 : « Si quelqu’un dit que l’Eglise se trompe quand elle a enseigné et enseigne, conformément à l’enseignement de l’Evangile et de l’Apôtre (Mt 5,32 Mt 19,9 Mc 10,11-12 Lc16,18 1Co 7,11) que le lien du mariage ne peut pas être rompu par l’adultère de l’un des époux, et que ni l’un ni l’autre, même l’innocent qui n’a pas donné motif à l’adultère, ne peut, du vivant de l’autre conjoint, contracter un autre mariage ; qu’est adultère celui qui épouse une autre femme après avoir renvoyé l’adultère et celle qui épouse un autre homme après avoir renvoyé l’adultère : qu’il soit anathème ».

6) Sixième hérésie
« Les principes moraux et les vérités morales contenues dans la Révélation divine et dans la loi naturelle n’incluent pas de prohibitions négatives qui interdisent d’une façon absolue certains genres d’actions particuliers qui, par leur objet, seraient toujours gravement illicites ».
Réfutation (Correction filiale) :
Jean Paul II, Veritatis splendor 115 : « Chacun de nous sait l’importance de la doctrine qui constitue l’essentiel de l’enseignement de la présente encyclique et qui est rappelée aujourd’hui avec l’autorité du Successeur de Pierre. Chacun de nous peut mesurer la gravité de ce qui est en cause, non seulement pour les individus, mais encore pour la société entière, avec la réaffirmation de l’universalité et de l’immutabilité des commandements moraux, et en particulier de ceux qui proscrivent toujours et sans exception les actes intrinsèquement mauvais ».

7) Septième hérésie
« Notre Seigneur Jésus-Christ veut que l’Eglise abandonne sa discipline pérenne par laquelle l’on refuse l’Eucharistie aux divorcés remariés et l’on refuse l’absolution aux divorcés remariés qui ne manifestent pas la contrition pour leur état de vie et le ferme propos de le corriger ».
Réfutation (Correction filiale) :
1 Cor. 11,27 : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur ».
Familiaris consortio, 84 : « La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, “ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux”.
2e Concile du Latran, canon 20, DH 717 : « Parmi d’autres, une chose trouble profondément la sainte Eglise : la fausse pénitence ; nous demandons donc à nos frères dans l’épiscopat et aux prêtres de ne pas souffrir que les âmes des laïcs soient trompées par les fausses pénitences et ainsi enchaînées en enfer. Il appert qu’il y a fausse pénitence lorsque, méprisant la plupart des péchés, on ne fait pénitence que d’un seul, ou lorsqu’on ne le fait que d’un seul sans renoncer à un autre. Aussi est-il écrit :  » Celui qui a observé toute la loi, mais trébuche sur un seul point, devient coupable de tous  » (Jc 2,10), c’est-à-dire en ce qui concerne la vie éternelle. En effet, qu’il ait été impliqué dans tous les péchés, ou qu’il persiste seulement dans un seul, il ne franchira pas la porte de la vie éternelle. Il y a aussi fausse pénitence lorsque le pénitent ne renonce pas à une charge curiale ou commerciale qu’il ne peut en aucune manière exercer sans péché, ou si la haine habite son coeur, ou s’il ne rend pas satisfaction à celui qu’il a offensé, ou si étant offensé il ne pardonne pas à l’offenseur, ou si l’on prend les armes contre la justice ».

 

Conclusion

Cette Correctio Filialis est un réquisitoire en règle contre le pape et sa doctrine mortifère pour la foi et le salut des âmes. En démontrant théologiquement que le pape s’est rendu coupable d’hérésies, ils mettent l’accent sur le seul point permettant de déposer un pape : le péché d’hérésie. Et même, si l’on se réfère aux précédents dans l’histoire de l’Eglise et aux documents magistériels, en professant une doctrine hérétique, le pape s’exclut de lui-même de l’Eglise, il cesse de facto d’être pape.
Les auteurs démontrent aussi, et affirment, que le pape François ne s’est pas rendu coupable d’hérésie par hasard, par ignorance ou par négligence, mais qu’il s’agit bien de la mise en place d’un véritable « système hérétique« , dont la complaisance avec Luther et ses thèses en sont une autre composante. Il s’agit bien d’une mise en cause sévère et argumentée du chef de l’Eglise catholique, qui prouve que celui-ci a atteint, ou dépassé, le point de non-retour. On ne peut pas à la fois se déclarer catholique et suivre cet homme ; il faut choisir.
Le fait que le supérieur général de la Fraternité saint Pie X soit un des signataires montre non seulement que ce dernier a choisi, mais aussi que tout catholique digne de ce nom doit lui aussi faire le même choix : celui de la Tradition. Il ne fallait pas quitter la Tradition ; il ne fallait pas quitter l’Eglise véritable, celle qui est réellement apostolique car elle défend l’enseignement des apôtres et de Jésus-Christ sans le déformer ; il ne fallait pas s’aventurer dans cette contre-église qui sème le doute, tue la foi, abandonne les âmes à leur sort, refuse de procurer aux hommes le salut éternel, et finalement réhabilite le péché comme si celui-ci allait de soi et n’était plus à combattre.
Oui seule la Tradition a conservé une doctrine saine, une liturgie sainte, un enseignement solide, un engagement missionnaire intact, et une réelle volonté de sauver les âmes.
L’Eglise issue du concile Vatican II a voulu gagner le monde, mais « à quoi sert-il à un homme de gagner le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8:36)
L’heure des choix a sonné ; personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ; mais on ne peut pas suivre un pape hérétique. Il ne reste plus que la Tradition.

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