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Le pape est hérétique, c’est officiel

On attendait un signe à l’occasion de l’alignement planétaire du 23 septembre 2017 reproduisant la Femme dans le ciel décrite par l’Apocalypse, la lune sous ses pieds et couronnée de 12 étoiles. Le Ciel a tenu ses promesses : dès le lendemain eu lieu l’événement annoncé par ce signe : la divulgation publique d’une Correctio Filialis signée par 62 clercs, universitaires et laïcs catholiques, dont Mgr Bernard Fellay supérieur général de la Fraternité saint Pie X, déclarant le pape François hérétique sur 7 points dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia.
Le document original est daté du 16 juillet 2017, remis au pape le 11 août, et en l’absence de réponse du Vatican, rendu public le dimanche 24 septembre en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Les connaisseurs noteront au passage que les trois dates correspondent à des apparitions ou des fêtes de Notre-Dame : Notre-Dame du Mont Carmel le 16 juillet, apparition de Marie à Cotignac le 11 août, et fête de Notre-Dame de la Merci le lendemain de l’alignement historique de la Femme dans le ciel.
Désormais cette Femme dans le ciel a un nom : Notre-Dame du Mont Carmel, car tout commence le 16 juillet. Or les apparitions hautement eschatologiques de Lourdes et de Fatima se terminent toutes les deux par Notre-Dame du Mont Carmel : la 18ème et dernière apparition à Lourdes a lieu le 16 juillet 1858 ; et le 13 octobre 1917, le dernier tableau vu par Lucie pendant le miracle du soleil fut la vision de Notre-Dame du Mont Carmel.

Or cette Correctio Filialis, nous allons le voir, est un document capital dans la lutte entre la Vierge et la Bête qui a pris le contrôle du Vatican. Le point de départ véritable de la chute de la bête. Elle est triplement signée par la Sainte Vierge, car le moment est venu pour elle d’écraser la tête de Satan. Elle le fait avec des armes divines.

 

La genèse du document

 Une lettre de 25 pages signée par 40 clercs, universitaires et laïcs catholiques, datée du 16 juillet 2017 en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel porte le nom en latin de : Correctio filialis de haeresibus propagatis (littéralement : « Une correction filiale concernant la propagation d’hérésies »). Selon ses signataires, « elle affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia (8 avril 2016) ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. Ces sept hérésies ont été exprimées par les signataires en latin, langue officielle de l’Eglise. »
Toujours selon les signataires, cette lettre a été remise au pape François le 11 août 2017. Probablement en mains propres puisqu’ils disent « au pape François » et non au Vatican. N’ayant reçu aucune réponse du pape ou du Vatican, ils ont décidé de la rendre publique le 24 septembre 2017, en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Le jour de cette publication, le nombre de signataires était parvenu à 62, dont celui de Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, seul évêque à avoir signé le document. Y figurent aussi le supérieur du district de la Fraternité au Royaume-Uni, l’abbé Robert Brucciani, ainsi que le supérieur du district d’Afrique, Marc Vernoy ; également l’abbé Claude Barthe, le frère Jehan de Belleville, l’abbé Guy Pagès… ; mais aussi Ettore Gotti Tedeschi, ancien président de l’Institut pour les œuvres de religion (le fameux IOR)de 2009 à 2012. Au jour où j’écris ces lignes, ils sont 216 signataires.

La montée des critiques envers le pape et sa nouvelle doctrine s’est faite progressivement. La première « grande » critique fut émise par quatre cardinaux -donc par quatre sommités au plus haut niveau de l’Eglise-, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, – ces deux derniers étant décédés cette année, respectivement le 5 juillet et le 6 septembre. Ils émirent le 19 septembre 2016 cinq Dubia (c’est à dire cinq questions) où ils demandaient respectueusement au pape François de « faire la clarté » sur cinq points hétérodoxes d’Amoris lætitia. Les Dubia, restés sans réponse, furent suivis d’une demande d’audience de la part de leurs auteurs le 25 avril 2017. Audience non accordée.
Je note au passage que ces Dubia ont été émises le jour anniversaire de l’apparition de Notre-Dame à la Salette (19 septembre) ; une fois de plus, il apparaît que non seulement la Sainte Vierge veille au grain, mais qu’elle conduit personnellement les actions décisives face à la bête.

Le 29 juin 2016, 45 théologiens avaient fait parvenir au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des Cardinaux une étude critique portant sur 19 points d’Amoris lætitia. Critique, elle aussi, restée sans réponse. Dans la liste des 62 signataires de la Correctio filialis on retrouve plusieurs noms figurant déjà dans celle des 45 théologiens de 2016.

 

Qu’est ce qui change avec la Correctio Filialis ?

1) D’abord les signataires se donnent les moyens de la contestation. Leur action est la troisième du genre, restée elle aussi sans réponse. Mais elle regroupe 62 clercs, universitaires et laïcs de 20 pays différents. Eux aussi attendent respectueusement un certain délai avant de rendre publique leur initiative, mais en lui donnant une portée mondiale. Leur détermination se concrétise par un site internet spécialement créé pour l’occasion, traduit en six langues (français, anglais, italien, espagnol, portugais et allemand), et par une opération de relations presse d’envergure, puisque cette information a été traitée par les grands médias. La grande presse en France en a parlé.
On sort donc du microcosme des catholiques contestataires habituels, souvent assimilés avec ce que l’on appelle les intégristes, pour se retrouver dans une dimension grand public et de portée internationale. Avec la volonté affichée d’être vus et connus du plus grand nombre.

2) Ensuite, comme l’écrit avec justesse Christian Lassalle dans Média-Presse-Info du 30 septembre, « La Correctio Filialis est un coup de tonnerre dans le monde catholique : pour la première fois depuis la crise déclenchée par le concile Vatican II, l’orthodoxie du pape est remise en question, non plus par la Fraternité Saint Pie X, mais par une base beaucoup élargie. Auparavant les Dubia des 4 cardinaux avaient également pointé les affirmations du pape François contraires avec le dogme catholique. »
Cela veut dire qu’il y a une remise en cause franche et directe du pape, exposée au grand public, et exprimée par des catholiques n’appartenant pas uniquement aux milieux traditionalistes.

3) Malgré tout, la présence parmi les signataires du supérieur de la Fraternité saint Pie X donne au document une légitimité incontestable, car il agit en tant que dirigeant de l’entité représentant officiellement la Tradition -même le Vatican ne le conteste pas-, soit, pour nous, la véritable Eglise de Jésus-Christ. « Notre fidélité à la Tradition n’est pas un repli sur le passé, mais un gage de pérennité pour l’avenir » explique Mgr Fellay en rappelant, à l’appui des propos de Mgr Lefebvre, fondateur de ce mouvement, que l’Eglise n’est pas « la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante » qu’ils ont toujours refusé de suivre. Or, continue Mgr Fellay, « ce sont précisément ce néo-modernisme et ce néo-protestantisme que les auteurs de la Correctio filialis dénoncent à juste titre comme les causes des changements opérés par Amoris laetitia dans la doctrine et la morale du mariage. »

4) Elle est là l’intelligence et la clairvoyance de Mgr Fellay : n’associer son nom -et celui de son mouvement- qu’à un document portant sur le dogme et la doctrine, évitant de tomber dans les pièges d’autres hérésies vaticanesques comme l’encyclique sur le climat, plus politique et donc plus piégeuse. En se plaçant sur le terrain de la théologie et de ses applications concrètes dans la vie de l’Eglise, Mgr Fellay oblige le pape et le Vatican à répondre sur le fond et non pas sur la forme. A juste titre il rappelle que « désormais dans certains pays les évêques acceptent la communion des divorcés civilement remariés, dans d’autres ils la refusent. Est-ce que la morale catholique est à géométrie variable ? Peut-elle être soumise à des interprétations contradictoires ? »
C’est pourquoi il ajoute : « dans cette triste situation de confusion, il est très important que le débat sur ces questions majeures s’amplifie, afin que la vérité soit rétablie et l’erreur condamnée. »
On sent par ces propos que Mgr Fellay veut encore donner un ton modéré à son approche, masquant ce qui pourtant s’apparente à une véritable déclaration de guerre ; nous allons le voir.

5) D’autre part, certains regrettent le ton trop révérencieux de cette lettre, que l’on s’adresse respectueusement au pape, lui demandant de condamner ces hérésies, et que l’on n’aborde pas d’autre sujets connexes comme le concile. Il ne faut pas oublier que nous avons face à nous des interlocuteurs qui sauront habilement déporter la polémique sur des sujets secondaires, évitant le débat sur le principal. Il ne faut donc pas leur donner la possibilité de dévier le sujet sur un terrain où ils pourront facilement faire oublier le fond de la critique pour s’étendre sur l’accessoire, comme l’hostilité envers le pape, la dénonciation du concile, la recherche de divisions à l’intérieur de l’Eglise etc, sans oublier bien entendu l’habituelle accusation d’intégrisme, de repli sur soi, de fermeture au monde, et pourquoi pas, de radicalisation.
En s’exprimant ainsi et en se focalisant sur l’essentiel, les rédacteurs de la Correctio Filialis désamorcent à l’avance les bombes qu’on pourrait leur lancer. D’où l’embarras du Vatican qui préfère le silence, car apporter une réponse les obligerait à répondre sur le fond.
Christian Lassalle déplore que le texte contienne 8 références au concile Vatican II mais là aussi c’est suprêmement intelligent. On sait que le concile manie le double langage : des références théologiques traditionnelles cohabitent avec des innovations modernistes. En utilisant les propres armes de l’ennemi, on le met dans une position difficile puisque, si l’on trouve dans les textes de leur concile de référence des éléments favorables à notre argumentation (et il y en a toujours ! sinon la nocivité du concile aurait été trop visible), on leur démontre leurs propres contradictions.
D’ailleurs pour le moment, les réactions que j’ai pu lire montrent bien leur embarras : tous bottent en touche et abordent le sujet non seulement en minimisant l’accusation d’hérésie, mais même en l’évitant soigneusement. Par exemple Jean-Marie Guénois dans le Figaro du 30 septembre explique que « le pape trouble une partie significative des catholiques » (titre révélateur !); puis il poursuit que ce document est « très discutable sur le fond et sur la forme et émanant d’une sensibilité ecclésiale ouvertement critique vis-à-vis du pape François » mais sans jamais expliquer en quoi elle est discutable et n’aborde à aucun moment le fond du problème : les hérésies visées ; seul point intéressant, il reconnaît qu’elle « a néanmoins obtenu un écho au-delà de ce petit cercle d’opposants. »
De son côté, Mgr Ricard, cardinal archevêque de Bordeaux, donc une haute autorité de l’Eglise, dans une interview donnée début octobre, pense qu’à Rome « on ne donne pas trop d’importance à ces interpellations qui se veulent filiales, mais qui restent intransigeantes » sans dire un mot sur l’accusation d’hérésie. On évite donc pour le moment soigneusement le problème, et on le minimisera le plus longtemps possible. Mais le pavé est lancé et personne n’arrêtera la Sainte Vierge.

 

6) Enfin, et c’est le plus important, on affirme et on démontre, argumentation théologique à l’appui, que le pape s’est rendu coupable d’hérésies !! Il s’agit bien d’une mise en cause de façon directe du pape, sans aucun doute ni ambiguïté. Reprenons leur texte de présentation :
Cette lettre « affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. »
Oui vous avez bien lu : les 62 signataires disent carrément, je cite leurs propres mots, que le pape a soutenu sept propositions hérétiques et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise. Ceci s’appelle une mise en cause personnelle du pape François et une accusation claire d’hérésie !
Car ils disent bien : le pape ; ils disent bien que c’est lui qui a été à l’origine de la diffusion de ces hérésies.
Par conséquent, puisqu’il est signataire de cette lettre, le supérieur de la Fraternité saint Pie X, qui s’était refusé jusqu’à ce jour à s’en prendre nommément au pape, le traite d’hérétique sans ambiguïté aucune.

Le 20 août dernier, Mgr Fellay avait déjà commis un acte demandé par le Ciel au pape, comme s’il se substituait à lui, en consacrant solennellement la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Un mois après, il traite publiquement le pape François d’hérétique. Ce durcissement du ton fait suite à la réception par la Fraternité fin juin d’une lettre de Rome exigeant à nouveau la reconnaissance par ses soins du concile Vatican II en préalable à la régularisation de sa situation dans l’Eglise. Cette exigence mettait fin aux pourparlers entre la Fraternité et Rome car elle est heureusement impossible pour la Tradition. Dès lors, on peut se demander si le prélat dirigeant ce qui est probablement la véritable Eglise du Christ sur terre ne commence pas à prendre conscience que le mystère d’iniquité lève petit à petit le voile sur ses mystères et que Rome n’est décidément plus à Rome mais… là où d’autres comprennent qu’ils doivent faire le « travail » du pape en se demandant qui est le plus légitime des deux… pas forcément celui qu’on croit.

Mgr Fellay rappelle haut et fort que son attitude est celle de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X depuis le début. Dans sa déclaration du 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre la définissait ainsi :
« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante ».
Au fond de lui, Mgr Fellay sait bien que la Fraternité remplace actuellement la Rome défaillante. Que la véritable Eglise se trouve dans la Tradition et non chez les hérético-modernistes de la Rome issue de Vatican II. Il a compris, ou il commence à comprendre, qu’il est temps de les jeter dehors.

 

L’accusation d’hérésie invalide le pape

Il y a eu par le passé des papes tombés dans l’hérésie. Roberto de Mattei, historien, dans son livre Apologie de la Tradition, cite le cas célèbre du pape Honorius, qui fut jugé hérétique par son successeur, Léon II, s’appuyant sur l’anathème prononcé par le 3ème concile de Constantinople (681). Depuis, explique Roberto de Mattei, les historiens considèrent Honorius non pas comme un hérétique, mais comme un fauteur d’hérésie, ajoutant que ce fut la même chose pour les papes Zosime et Virgile.
On a donc eu par le passé plusieurs cas de papes jugés hérétiques, mais ce fut à chaque fois après leur mort et non pas de leur vivant. Il ajoute que « le cas d’Honorius est l’un des arguments qu’emprunte saint Robert Bellarmin dans son De Romano Pontifice afin de démontrer qu’un pape peut être hérétique. »

Toujours selon de Mattei, « la possibilité qu’il y ait un pape hérétique ne contredit pas le dogme de l’infaillibilité puisque l’infaillibilité ne suppose pas l’inerrance du pape en tant qu’individu, mais bien celle de la charge pontificale en tant que telle« . Il ajoute, et c’est important, que « la divine Providence épargna à l’Eglise la tragédie d’un pape reconnu hérétique, mais pas celle de papes hérétisants qui, dans l’exercice de leur gouvernement, se rendirent coupables de graves fautes en se montrant être d’indignes Vicaires du Christ, mais sans jamais perdre leur charge pour autant. »
Jusqu’à aujourd’hui.

Car Roberto de Mattei rappelle aussi les conditions dans lesquelles un pape peut être jugé. Il faut bien connaître ces éléments car ils sont essentiels dans la compréhension de la portée des événements qui se déroulent sous nos yeux.
« Le pape saint Nicolas Ier (585-867), dans une lettre célèbre adressée à l’empereur byzantin Michel III écrite le 28 septembre 865, récapitula de manière formelle la doctrine de la Primauté romaine. C’est dans cette lettre que l’on retrouve l’expression fameuse « Prima Sedes non judicabitur a quoquam » (Le premier siège ne sera jugé par personne), évoquée par Gratien dans son Décret célèbre par ces mots: « A nemine est judicandus, nisi deprehenditur a fides devius » (Il ne doit être jugé par personne, excepté le cas où il s’éloignerait de la foi).
La règle du Prima sedes non judicabitur n’admet qu’une seule exception : le péché d’hérésie. »
Roberto de Mattei ne fait qu’exprimer ici des règles bien connues des théologiens, du Vatican et des grandes institutions religieuses. Les 62 signataires de la Correctio, à commencer par le supérieur de la Fraternité saint Pie X ne pouvaient pas les ignorer : c’est en toute connaissance de cause qu’ils accusent le pape d’hérésie, sachant que seul ce péché peut lui être formellement reproché.
Donc le choix de pointer sur 7 points litigieux et de démontrer qu’il s’agit d’hérésies est d’une portée sans précédent dans l’histoire de l’Eglise puisque cette accusation est faite du vivant d’un pape alors que les précédentes, on l’a vu, l’ont été par les successeurs des papes incriminés.

Quelles en sont les conséquences ?
Continuons avec Roberto de Mattei : « La possibilité de juger le pape s’il se rend coupable d’hérésie a été -ainsi que l’attestent les grandes collections canoniques- une maxime incontestée durant toute l’époque médiévale. Mais qui peut juger le pape, si nul ne lui est supérieur ? Les décrétistes médiévaux expliquent que, une fois tombé dans une erreur contraire à la foi, le pape cesse d’être le chef de l’Eglise : il s’exclut lui-même de la hiérarchie et de ce fait, tout catholique peut à la rigueur, l’accuser. »
Or c’est exactement ce qui s’est passé : puisqu’il s’agit d’hérésies authentiques, vérifiées et vérifiables, non seulement les 62 signataires ont autorité pour les dénoncer, car ils font leur devoir de chrétiens, mais en plus cette démarche prouve au monde que de facto le pape François n’est plus le chef de l’Eglise et le Vicaire du Christ à partir du moment où la dénonciation de ces hérésies est rendue publique.
Ça aussi Mgr Fellay et les théologiens le savent très bien.
La réponse de la Femme dans le Ciel du 23/09 aux provocations de l’Antéchrist est donc particulièrement cinglante.

Il est certain que l’autorité la plus légitime et incontestable pour déposer un pape de son vivant serait un concile ; mais de toute façon, comme l’explique Roberto de Mattei, toujours en s’appuyant sur les précédents médiévaux, « la sentence de l’Eglise ne serait que la constatation d’un fait« . En l’occurrence, « il ne s’agit pas de déposer un pape, mais simplement de constater qu’un pape est dépouillé de sa fonction en raison de son hérésie. »
Dans ces pages, Roberto de Mattei ne parlait pas des papes Vatican II mais de la position de l’Eglise concernant un pape reconnu coupable d’hérésie. La sentence est sans appel et convient exactement à la situation que nous vivons depuis quelques jours : pour la première fois, du vivant d’un pape, un groupe de laïcs et de religieux, dont l’évêque chef de file de la tradition, affirme et prouve l’hérésie du pape, ce qui revient à déposer le pape officieusement, car il s’est lui-même exclu de l’Eglise par ses positions hérétiques.

La suite est simple : si le pape ne réagit pas à ces accusations et ne condamne pas lui-même, publiquement et sans ambiguïté les hérésies qu’il a formulées ; ou si le pape ne démontre pas par une contre-argumentation théologique que ces accusations sont nulles et non avenues parce qu’il ne s’agissait pas d’hérésies ; alors tout catholique pourra prendre acte que le pape s’est dépouillé lui-même de sa fonction par sa propre faute. Tout catholique saura que le pape François n’est plus pape, si tant est qu’il l’ait été un seul instant, la réalité de la démission de Benoît XVI restant très douteuse.

 

Quelles sont les hérésies en question ?

Tout le monde en parle mais personne ne les cite ; il serait pourtant intéressant de savoir sur quels points et en quoi le pape se rend coupable d’hérésies.

Les auteurs se sont focalisés uniquement sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia ; heureusement car s’ils s’étaient étendus au reste de la doctrine conciliaire, ce n’est pas 7 hérésies qu’ils auraient pointées, mais des dizaines.
Ils expliquent que les passages d’Amoris laetitia auxquels ils font référence sont : AL295, 296, 297, 298 (+ note de bas de page 329), 299, 300 (+ note de bas de page 336), 301, 303, 304, 305 (+ note de bas de page 351), 308 et 311. Les auteurs citent également un certain nombre de paroles, actions et omissions du pape en liaison avec ces passages.

Avant d’aborder leur argumentaire sur les hérésies, voici quelques morceaux choisis extrait de ce document, qui montrent que leur démarche se situe au-delà de la critique, mais constitue plutôt une sévère admonestation du pape et de l’esprit moderniste qui sévit dans l’Eglise depuis le concile, ainsi qu’une mise en garde sur les graves dérives de Rome à l’attention de tous les catholiques.

Florilège :

« Tandis que certains évêques et cardinaux ont continué de défendre les vérités divinement révélées sur le mariage, la loi morale, et la réception des sacrements, d’autres ont nié ces vérités et ont reçu de Votre Sainteté non pas une réprimande mais des approbations. »

 « Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (concile Vatican I).

 « Les pratiques aujourd’hui encouragées par les paroles et les actions de Votre Sainteté sont contraires non seulement à la foi et à la discipline pérenne de l’Eglise mais également aux affirmation magistérielles de vos prédécesseurs. »

« Une proposition hérétique est une proposition qui contredit une vérité divinement révélée incluse dans la foi catholique. (…) Le péché d’hérésie est commis par une personne qui possède la vertu théologale de foi, mais qui choisit alors librement et en toute connaissance de cause de ne pas croire ou de douter d’une vérité de la foi catholique. Une telle personne pèche mortellement et perd la vie éternelle. »

 « En second lieu, nous nous sentons obligés en conscience de mettre en évidence la sympathie sans précédent de Votre Sainteté à l’égard de Martin Luther, et l’affinité entre les idées de Luther sur la loi, la justification et le mariage, et ce qu’enseigne ou favorise Votre Sainteté dans Amoris laetitia et ailleurs. Cela est nécessaire afin que notre protestation contre les sept propositions hérétiques dont la liste est donnée dans ce document puisse être complète ; nous souhaitons montrer, fût-ce de manière sommaire, que ce ne sont pas des erreurs sans relation entre elles, mais plutôt, qu’elles constituent une partie d’un système hérétique. Les catholiques doivent être mis en garde non seulement contre ces sept erreurs, mais également contre ce système hérétique en tant que tel. »

Voici maintenant la liste des 7 hérésies et leur réfutation par des arguments théologiques.

Introduction
« Par ces mots, actes et omissions et par les passages allégués du document Amoris laetitia, Votre Sainteté a soutenu, d’une manière directe ou indirecte (si Vous en étiez conscient et jusqu’à quel point, cela nous ne le savons pas et ne voulons pas en juger), les propositions suivantes, fausses et hérétiques, propagées dans l’Eglise tant ex officio que par des actes privés » :

1) Première hérésie
«Une personne justifiée n’a pas la force, avec la grâce de Dieu, d’accomplir tous les commandements de la loi divine, comme si certains des commandements étaient impossibles à observer pour celui qui est justifié; ou comme si la grâce de Dieu, en produisant la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et par sa nature même la conversion de tout péché grave, ou qu’elle n’était pas suffisante à la conversion de tout péché grave».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 18 : «Si quelqu’un  dit que les commandements de Dieu sont impossibles à observer même pour l’homme justifié et établi dans la grâce : qu’il soit anathème».

2) Deuxième hérésie
«Les chrétiens qui ont obtenu le divorce du conjoint avec lequel ils étaient validement mariés et ont contracté un mariage civil avec une autre personne (pendant que le conjoint était encore en vie), même s’ils vivent more uxorio* avec leur partenaire civil et ont choisi de rester dans cet état tout en étant pleinement conscients de la nature de leur action et avec le plein consentement de la volonté de rester dans cet état, ils ne sont pas nécessairement en état de péché mortel et peuvent recevoir la grâce sanctifiante et croître dans la charité».
*more uxorio : en mari et femme
Réfutation (Correction filiale) :
Marc 10,11-12: «Il leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère».

3)Troisième hérésie
«Un chrétien peut être pleinement conscient de l’existence d’une loi divine et choisir volontairement de la violer en matière grave, sans être en état de péché mortel, comme conséquence de cette action».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 20 : «Si quelqu’un dit que l’homme justifié, aussi parfait qu’il soit, n’est pas tenu d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, mais seulement de croire, comme si l’Evangile était une pure et simple promesse de la vie éternelle sans la condition d’observer les commandements : qu’il soit anathème».

4) Quatrième hérésie
«Une personne, lorsqu’elle obéit à la loi divine, peut pécher contre Dieu en vertu de cette même obéissance».
Réfutation (Correction filiale) :
Psaume 18,8 : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ». Mais aussi : Ecclésiastique 15,21; Concile de Trente, session 6, canon 20; Clément XI, Constitution Unigenitus, etc.

5) Cinquième hérésie
« La conscience peut juger véritablement et correctement que parfois les actes sexuels entre personnes qui ont contracté entre elles un mariage civil, bien que l’un des deux ou tous les deux soient sacramentellement mariés avec une autre personne, sont moralement bons, voulus ou demandés par Dieu ».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 21 : « Si quelqu’un dit que le Christ Jésus a été donné par Dieu aux hommes comme rédempteur, en qui se confier, et non pas aussi comme législateur à qui obéir : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 2 : « Si quelqu’un dit qu’il est permis aux chrétiens d’avoir en même temps plusieurs épouses, et que cela n’a été défendu par aucune Loi divine (Mt 19,9) : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 5 : « Si quelqu’un dit que le lien du mariage peut être rompu en raison de l’hérésie, ou bien d’une vie en commun insupportable, ou bien en l’absence voulue d’un conjoint: qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 7 : « Si quelqu’un dit que l’Eglise se trompe quand elle a enseigné et enseigne, conformément à l’enseignement de l’Evangile et de l’Apôtre (Mt 5,32 Mt 19,9 Mc 10,11-12 Lc16,18 1Co 7,11) que le lien du mariage ne peut pas être rompu par l’adultère de l’un des époux, et que ni l’un ni l’autre, même l’innocent qui n’a pas donné motif à l’adultère, ne peut, du vivant de l’autre conjoint, contracter un autre mariage ; qu’est adultère celui qui épouse une autre femme après avoir renvoyé l’adultère et celle qui épouse un autre homme après avoir renvoyé l’adultère : qu’il soit anathème ».

6) Sixième hérésie
« Les principes moraux et les vérités morales contenues dans la Révélation divine et dans la loi naturelle n’incluent pas de prohibitions négatives qui interdisent d’une façon absolue certains genres d’actions particuliers qui, par leur objet, seraient toujours gravement illicites ».
Réfutation (Correction filiale) :
Jean Paul II, Veritatis splendor 115 : « Chacun de nous sait l’importance de la doctrine qui constitue l’essentiel de l’enseignement de la présente encyclique et qui est rappelée aujourd’hui avec l’autorité du Successeur de Pierre. Chacun de nous peut mesurer la gravité de ce qui est en cause, non seulement pour les individus, mais encore pour la société entière, avec la réaffirmation de l’universalité et de l’immutabilité des commandements moraux, et en particulier de ceux qui proscrivent toujours et sans exception les actes intrinsèquement mauvais ».

7) Septième hérésie
« Notre Seigneur Jésus-Christ veut que l’Eglise abandonne sa discipline pérenne par laquelle l’on refuse l’Eucharistie aux divorcés remariés et l’on refuse l’absolution aux divorcés remariés qui ne manifestent pas la contrition pour leur état de vie et le ferme propos de le corriger ».
Réfutation (Correction filiale) :
1 Cor. 11,27 : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur ».
Familiaris consortio, 84 : « La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, “ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux”.
2e Concile du Latran, canon 20, DH 717 : « Parmi d’autres, une chose trouble profondément la sainte Eglise : la fausse pénitence ; nous demandons donc à nos frères dans l’épiscopat et aux prêtres de ne pas souffrir que les âmes des laïcs soient trompées par les fausses pénitences et ainsi enchaînées en enfer. Il appert qu’il y a fausse pénitence lorsque, méprisant la plupart des péchés, on ne fait pénitence que d’un seul, ou lorsqu’on ne le fait que d’un seul sans renoncer à un autre. Aussi est-il écrit :  » Celui qui a observé toute la loi, mais trébuche sur un seul point, devient coupable de tous  » (Jc 2,10), c’est-à-dire en ce qui concerne la vie éternelle. En effet, qu’il ait été impliqué dans tous les péchés, ou qu’il persiste seulement dans un seul, il ne franchira pas la porte de la vie éternelle. Il y a aussi fausse pénitence lorsque le pénitent ne renonce pas à une charge curiale ou commerciale qu’il ne peut en aucune manière exercer sans péché, ou si la haine habite son coeur, ou s’il ne rend pas satisfaction à celui qu’il a offensé, ou si étant offensé il ne pardonne pas à l’offenseur, ou si l’on prend les armes contre la justice ».

 

Conclusion

Cette Correctio Filialis est un réquisitoire en règle contre le pape et sa doctrine mortifère pour la foi et le salut des âmes. En démontrant théologiquement que le pape s’est rendu coupable d’hérésies, ils mettent l’accent sur le seul point permettant de déposer un pape : le péché d’hérésie. Et même, si l’on se réfère aux précédents dans l’histoire de l’Eglise et aux documents magistériels, en professant une doctrine hérétique, le pape s’exclut de lui-même de l’Eglise, il cesse de facto d’être pape.
Les auteurs démontrent aussi, et affirment, que le pape François ne s’est pas rendu coupable d’hérésie par hasard, par ignorance ou par négligence, mais qu’il s’agit bien de la mise en place d’un véritable « système hérétique« , dont la complaisance avec Luther et ses thèses en sont une autre composante. Il s’agit bien d’une mise en cause sévère et argumentée du chef de l’Eglise catholique, qui prouve que celui-ci a atteint, ou dépassé, le point de non-retour. On ne peut pas à la fois se déclarer catholique et suivre cet homme ; il faut choisir.
Le fait que le supérieur général de la Fraternité saint Pie X soit un des signataires montre non seulement que ce dernier a choisi, mais aussi que tout catholique digne de ce nom doit lui aussi faire le même choix : celui de la Tradition. Il ne fallait pas quitter la Tradition ; il ne fallait pas quitter l’Eglise véritable, celle qui est réellement apostolique car elle défend l’enseignement des apôtres et de Jésus-Christ sans le déformer ; il ne fallait pas s’aventurer dans cette contre-église qui sème le doute, tue la foi, abandonne les âmes à leur sort, refuse de procurer aux hommes le salut éternel, et finalement réhabilite le péché comme si celui-ci allait de soi et n’était plus à combattre.
Oui seule la Tradition a conservé une doctrine saine, une liturgie sainte, un enseignement solide, un engagement missionnaire intact, et une réelle volonté de sauver les âmes.
L’Eglise issue du concile Vatican II a voulu gagner le monde, mais « à quoi sert-il à un homme de gagner le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8:36)
L’heure des choix a sonné ; personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ; mais on ne peut pas suivre un pape hérétique. Il ne reste plus que la Tradition.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le pape est hérétique, c’est officiel

 

 

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1958, le tournant : l’Eglise est veuve

Cet article a pour objet d’exposer une théorie sur les liens entre la France et Rome lors des grands événements prédits par Albert Pike, comme si les satanistes confirmaient, par leurs agissements, ce que nous déduisons par d’autres biais.

Rome détient le pouvoir spirituel ; c’est la nouvelle Jérusalem et le Vatican le nouveau temple de Dieu. Il ne faut pas oublier que saint Pierre est chargé d’instaurer sur terre le Royaume de Dieu annoncé par son divin maître : l’Eglise. Or cette église est fondée à Rome, c’est là qu’y meurent les deux fondateurs : saints Pierre et Paul. Cette fondation sera prolongée jusqu’à aujourd’hui par la continuité apostolique des souverains pontifes.

La France détient le pouvoir temporel ; le peuple de Dieu est désigné dans l’Ancien Testament par un mot qui désigne à la fois une entité collective (le peuple) son fondateur (Jacob) et même son territoire. Ce mot c’est Israël.
Le Nouveau Testament a changé la donne : le peuple de Dieu n’est plus le peuple hébreu, il est constitué désormais de tous les hommes qui croient en la divinité de Jésus-Christ et qui affirment publiquement cette foi par le baptême, condition obligatoire pour devenir officiellement enfant de Dieu.
Le royaume de Dieu créé par Jésus lors du triduum pascal est donc constitué d’un nouveau peuple, rassemblé dans un nouveau temple (l’Eglise) et disposant d’un nouveau territoire : le monde entier. Mais de même qu’il faut un siège pour la nouvelle église (ce sera Rome) il faut un pays et un peuple pour continuer à symboliser à la fois la terre promise et le peuple de Dieu. Ce sera la France, terre choisie de toute éternité par la Sainte Vierge.

Le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX écrivait au roi de France Louis IX, futur saint Louis, ce que nous venons d’affirmer :
« Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. POUR CE MOTIF, LA FRANCE EST LE ROYAUME DE DIEU MEME, LES ENNEMIS DE LA FRANCE SONT LES ENNEMIS DU CHRIST. De même qu’autrefois la tribu de Juda reçut d’en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires. LA TRIBU DE JUDA ETAIT LA FIGURE ANTICIPEE DU ROYAUME DE FRANCE. »

Et ce royaume est aussi celui de la Sainte Vierge.
Cette assertion fut prouvée à de maintes reprises ; le livre du marquis de la Franquerie « la Vierge Marie dans l’histoire de France » en fait la démonstration. Et la consécration de sa personne, de sa famille, de ses sujets et de son royaume à la Vierge Marie décidée par Louis XIII le 10 février 1638, appliquée au 15 août de la même année, en fut la preuve éclatante.

C’est la raison pour laquelle, dans le secret de la Salette, celle-ci ne fait allusion quasiment qu’à la France et à l’Italie ; pourtant elle répète aux enfants de faire passer ce message « à tout son peuple« , soulignant ainsi sa portée universelle.
Il est important de préciser que la phrase « faites-le passer à tout mon peuple » est répété à plusieurs reprises par la Sainte Vierge : dans le message officiel, connu de tous, et dans le secret de Mélanie, révélé à partir de 1878. Il y a donc insistance pour que la terre entière connaisse un message qui pourtant s’applique, outre à la terre entière, en particulier à l’Eglise, l’Italie et la France.

A la fin des temps, les deux endroits sur lesquels le monde aura les yeux fixés sont Rome et la France. Comme la Judée au temps du Messie. Il était alors de notoriété publique et de renommée internationale, y compris parmi les peuples païens, qu’un Sauveur futur roi du monde sortirait de la Judée. L’attente ne se limitait pas au peuple juif, les autres peuples étaient au courant.
D’où la focalisation particulière des Romains sur cette petite contrée à cette époque précise.

Nos ennemis le savent bien ; les rabbins expliquent que la délivrance (comprenez : ce qui fera apparaître leur Messie) viendra de la France ; la synagogue de Satan n’a pas hésité à relier le message d’annonce de la fin du monde (21 décembre 2012) à la personne qu’ils avaient programmée pour être placée à la tête de la France cinq ans plus tard : Emmanuel Macron est né un 21 décembre. A ce niveau-là, le hasard n’existe pas. Surtout quand on sait que le prénom Emmanuel veut dire « Dieu avec nous » en hébreu. On comprend mieux pourquoi la presse aux ordres le compare à Jupiter.
Personnellement, je pense que dans leur esprit Emmanuel Macron est une sorte de nouveau roi David ; il n’est pas le Messie, car le Messie est Dieu (les juifs sont les premiers à le savoir) mais il leur faut un grand roi (le plus grand puisque le Messie est appelé fils de David) qui saura épauler le Messie le moment venu.
Mais là n’est pas le sujet. Le but de cet article est de démontrer définitivement la date du quatrième coup de canon.

 

Les 4 coups de canon de Pike, ou la stratégie réelle de Satan

Albert Pike fut le premier à mettre en place une organisation chargée de chapeauter les principales sociétés secrètes, à commencer par la franc-maçonnerie, qui n’est pas homogène, mais tend à le devenir au sommet. Cette organisation va aussi créer un culte à Lucifer, le palladisme, sorte d’imitation de l’Eglise, dirigée par un pontife suprême (le premier fut Albert Pike), et auquel sont soumis les plus hauts initiés de ces sociétés secrètes.
Grâce aux révélations de Diana Vaughan, du « Diable au XIXè siècle » et d’un certain nombre d’auteurs, ex maçons repentis comme Domenico Margiotta, ou dénonciateurs de la franc-maçonnerie et de ses plans comme Mgr Jouin, on parviendra à connaître, en partie, le plan d’Albert Pike pour répandre le culte de Lucifer sur la terre et supprimer l’adoration du vrai Dieu.

Parmi les éléments de cette stratégie, les 4 coups de canon revêtent une importance primordiale parce qu’il s’agit des 4 principales phases du plan. Dès la fin du XIXème siècle, on connaissait les 3 premiers et leurs dates respectives. Le plus dur est d’arriver à connaître la date d’exécution du 4ème coup de canon.

Voici donc les données à partir des écrits de Pike :
1) Premier coup de canon : l’œuvre et l’action de Luther
Date retenue par Pike :  10 décembre 1520 (Luther brûle la bulle papale et le droit canonique)
2)Deuxième coup de canon : destruction de la monarchie catholique par la décapitation d’un roi chrétien.
Date : 21 janvier 1793 (mort de Louis XVI)
3) Troisième coup de canon : abolition du pouvoir temporel des papes.
Date : 20 septembre 1870 (chute des Etats Pontificaux)
4) Quatrième coup de canon : abolition définitive de la papauté ; plus exactement « abolition du pouvoir spirituel de la papauté chrétienne, après l’abolition du pouvoir temporel. »
Date : à déterminer ; fait ou à venir ?

Les documents précisent que le quatrième coup de canon sera tiré après un an de lutte, ce qui veut dire qu’il est en deux temps, l’abolition définitive se réalisant à la fin de la seconde étape.
On sait aussi que ceci s’effectue parallèlement à la présence de l’Antéchrist sur terre, qui permet et facilite cette abolition.
Enfin, Albert Pike fixe les dates finales de la vengeance au 29 septembre.

Quelques précisions :
1) le 29 septembre est chez les palladistes une date symbolique, celle de la fête de l’archange saint Michel, l’ennemi le plus implacable de Lucifer, celui qui l’a chassé du Ciel et qui dirige les armées célestes face aux démons. Choisir comme date le 29 septembre pour annoncer sa victoire définitive ne constitue pas en soi une date d’exécution, mais un symbole.
Cependant, on peut penser que Lucifer choisira peut-être un 29 septembre pour annoncer au monde une de ses grandes victoires sur l’Eglise catholique, si ce n’est sa plus grande victoire. Selon moi, il ne reste plus qu’à annoncer une nouvelle messe qui effacera la Présence Réelle des églises, détruisant à jamais l’Eglise du Christ, dont l’Eucharistie est le point central. Les velléités de rapprochement du Vatican actuel avec les luthériens prouvent que cette démarche est déjà engagée et devrait bientôt aboutir. Curieux d’ailleurs de constater le rapprochement avec le premier coup de canon.
2) Pike indique que l’Antéchrist naîtra en 1962. Ceci est à rapprocher de la description que fait Notre-Dame de la Salette de l’Antéchrist : fils d’un évêque et d’une fausse vierge hébraïque, naissant avec des dents, maître d’impuretés, et remportant des victoires avec ses frères dès l’âge de douze ans. Il est évident qu’il s’agit ici de la description d’un système et non d’un homme, que j’appelle l’Antéchrist-religion, très agressif envers la sainte et vraie religion, fruit de l’alliance secrète de la synagogue de Satan et de l’évêque de Rome, et qui effectivement est né en 1962 avec le concile Vatican II.

Puisque le quatrième coup de canon semble similaire au troisième (la papauté est concernée dans les deux cas) et que les enjeux se suivent (perte du pouvoir temporel d’abord, du pouvoir spirituel ensuite), on peut tenter d’établir un parallèle entre les deux périodes historiques afin d’essayer de savoir quand réellement le quatrième coup de canon a été tiré.
C’est là que la France intervient, et effectivement les faits sont suffisamment troublants pour être signalés : à chaque fois, les événements de Rome sont précédés d’un changement majeur de régime en France. Comme s’il fallait d’abord neutraliser la France, protectrice de l’Eglise catholique, avant de pouvoir s’attaquer à la papauté.

 

Troisième coup de canon : rendu possible par la chute de Napoléon III

Faisons un peu d’histoire en quelques mots. En juillet 1870, la France de Napoléon III entre en guerre contre la Prusse de Bismarck. Le 2 septembre 1870, l’empereur Napoléon III est fait prisonnier à Sedan par les prussiens. Sa chute est donc extrêmement rapide.
Le 4 septembre, soit deux jours après, la troisième république est proclamée à Paris. Ceci est très étonnant : comment pouvait-on affirmer alors que l’empereur était fini ? N’avait-on rien d’autre à faire de plus urgent alors que le pays était en pleine guerre ?
Il est évident aujourd’hui qu’il y avait un plan maçonnique destiné à renverser Napoléon III et à changer immédiatement de régime afin de rendre impossible un éventuel retour du monarque, avec la probable complicité de Bismarck. Cette guerre a été probablement menée principalement dans ce but : on a attiré Napoléon III dans un piège, parce que le véritable objectif n’était pas Paris mais Rome.
Il fallait neutraliser la France et mettre au pouvoir des hommes sûrs, issus de la franc-maçonnerie, pour qu’il n’y ait pas d’intervention française en faveur du Vatican. Napoléon III était peut-être maçon, mais il n’était pas fiable pour eux ; il avait déjà par le passé aidé le pape Pie IX à se défaire de ses ennemis, il aurait pu être capable d’un revirement. Donc il fallait neutraliser Napoléon III par une guerre, et le déposer dès sa défaite connue. D’où la proclamation quasi immédiate de la république : il fallait changer de régime pour que ce soit irrémédiable.
Le pape n’étant plus protégé par la France, les troupes du franc-maçon Garibaldi pouvaient déferler sur Rome : la ville tombera le 20 septembre, soit seulement 18 jours après la défaite de Sedan.
Non seulement les ennemis de l’Eglise ne perdent pas de temps, mais on voit bien avec le recul que le plan avait été soigneusement préparé.

En l’espace de quatre mois (de septembre 1870 à janvier 1871) l’Europe aura totalement changé d’aspect :
– la France abandonne définitivement la monarchie et entre dans un régime républicain
– L’unification de l’Italie est achevée par l’annexion de Rome
– L’unification de l’Allemagne est proclamée le 18 janvier 1871.

Cet aspect de l’histoire va nous aider grandement pour le quatrième coup de canon.

 

Quatrième coup de canon : 1958, la France et Rome basculent

On ne peut le cacher : l’avènement du pape Jean XXIII sera le point de départ de la terrible passion de l’Eglise dont nous vivons les derniers soubresauts. Dès le début ce pape se présente comme celui de l’aggiornamento de l’Eglise (sa mise à jour), et convoque le concile Vatican II, qui ouvrira en 1962.
Jean XXIII a été élu pape le 28 octobre 1958.
Tout l’enjeu est de savoir si l’Antéchrist entre dans l’Eglise à ce moment-là, c’est à dire si l’Eglise perd alors sa sainteté et la protection du Saint-Esprit. Donc perd son pouvoir spirituel.

Je suis bien conscient de la portée d’une telle réflexion, surtout si on répond par l’affirmative, c’est pourquoi nous allons l’approfondir un peu.
Il est de notoriété publique qu’Angelo Roncalli (Jean XXIII) fut rosicrucien avant d’être pape. En tant que membre des Rose-croix, il prononça quelques prophéties connues sous le nom de « prophéties du pape Jean XXIII. » Les Rose-croix sont une branche occulte de la franc-maçonnerie, encore plus nocifs et lucifériens. Ces sociétés secrètes ont été fermement condamnées par tous les papes de Grégoire XVI à Pie XII, menaçant d’excommunication tout catholique qui en ferait partie.
Curieusement, à partir de Jean XXIII l’Eglise n’abordera plus ces questions.

Elire à la tête de l’Eglise un rosicrucien, c’est placer comme pape une personne qui a choisit le luciférianisme comme religion, c’est mettre à la tête de l’Eglise un excommunié en puissance, c’est avoir comme vicaire du Christ une personne qui ne peut être assistée de l’Esprit-Saint.
On en a d’ailleurs la preuve : il y a 666 mois au jour près (ou 55,5 ans) entre l’élection de Jean XXIII (28 octobre 1958) et sa canonisation (27 avril 2014). Or le 666 est le chiffre de la bête, celui de l’Antéchrist qui, on l’a vu, est d’abord et avant tout un système. Grâce à Pike on sait que le concile Vatican II en sera la principale arme ; qui a convoqué le concile ? Jean XXIII.

L’Eglise sera veuve
Ceci corrobore aussi les propos de Notre-Dame de l’Apocalypse à Bruno Cornachiola (apparition des 3 Fontaines du 12 avril 1947) ; celle-ci lui avait laissé un message pour le pape Pie XII, qu’il lui remettra personnellement. Dans ce message, il y avait la phrase « l’Eglise sera veuve ».
L’Eglise est le corps mystique du Christ. Son époux c’est Jésus-Christ, représenté sur terre par son vicaire : le pape, d’où l’importance essentielle que revêt le chef de l’Eglise catholique par rapport à tout autre dignitaire religieux, car il représente Dieu sur terre. Même le monde civil ne conteste pas cette prédominance du pape en tant que chef spirituel incontesté, comme s’il avait un statut au-dessus des religions. Donc si l’Eglise est veuve, cela veut dire qu’elle n’a plus son vicaire ; il n’y a plus sur le siège de Pierre un successeur qui soit inspiré et assisté par le Saint-Esprit et qui mérite le titre de vicaire du Christ et la distinction de « très saint père » : pour être saint il faut être en état de grâce et donc habité par le Saint-Esprit.

Rapprochons maintenant ces propos de ceux de saint Paul :
« Pour être inscrite comme veuve, une femme doit avoir au moins soixante ans, n’avoir eu qu’un seul mari » (1Timothée 5:9). Ici l’apôtre explique qu’il faut attendre l’âge de soixante ans pour être déclarée officiellement veuve. L’Eglise est souvent comparée à une femme dans les textes, et il est certain qu’elle n’a qu’un seul mari : Jésus-Christ.
C’est génial car nous arrivons à ce seuil des 60 ans : la période de veuvage qui a commencé à priori le 28 octobre 1958 entrera dans sa 60ème année le 28 octobre 2017,car elle aura 59 ans révolus. La bible ne compte pas comme nous en années révolues, mais en années commencées. Bibliquement, le lendemain elle aura 60 ans.

Et c’est aussi à la même date que les 42 mois de la bête prendront fin puisque j’estime que le 666 du 27 avril 2014 nous a révélé le double secret de l’Antéchrist : être d’une part une contre-église (Vatican II et ses conséquences) sur une période qui commence en 1958 pour durer 60 ans (on vient de le voir) et d’autre part à la fin être aussi un homme, en la personne du dernier pape en place, mais dont le compte à rebours des 42 mois ne commence qu’à sa révélation, donc au 27 avril 2014.
Le 28 octobre 2017 est une date essentielle puisque la bête devrait prendre fin (si ce n’est pas avant) au moment où l’Eglise sera déclarée officiellement veuve.
Il n’est pas interdit de penser que le Vatican nous prépare un veuvage en bonne et due forme pour cette date, en modifiant d’ici là la messe pour y supprimer la Présence Réelle ; ainsi l’Eglise sera vraiment veuve, de son vicaire et de son Dieu !

De Jean XXIII à Nostra Aetate
Mais, nous l’avons vu, il faudra encore un an de lutte avant de tirer le quatrième coup de canon. Là aussi cette information est géniale car en 1958 l’Eglise n’était pas encore engagée dans un processus irréversible d’apostasie et d’hérésies, alors que sept après, si ! En effet en 1965, à la clôture du concile, les jeux étaient faits et la Passion de l’Eglise enclenchée.
Pour rester dans la comparaison avec la Passion, je considère que Jean XXIII joue le même rôle que Juda : le traître. Dans l’évangile de saint Jean, on apprends que Satan entre en lui le soir du jeudi saint, donc avant sa trahison effective. De même que Jean XXIII fut rosicrucien avant d’être élu pape. Le signe de la trahison était un baiser ; qu’est-ce qu’un baiser, sinon une marque d’amour ou d’affection ? Comment Jean XXIII a t-il présenté au monde les motifs du concile ? sûrement pas comme un projet néfaste pour l’Eglise. Là aussi il s’agit d’un baiser empoisonné, celui d’un traître.
Après le traître, le concile joue le rôle des différents accusateurs, la flagellation, la couronne d’épines. La fin du concile correspond à la condamnation à mort car le processus est alors enclenché irrémédiablement. Le 8 décembre 1965 l’Eglise est condamnée et elle le sait, grâce à un document essentiel : la déclaration Nostra Aetate promulguée le 28 octobre 1965, un mois avant la clôture du concile.
Satan imite le divin, lui aussi rédige ses prophéties avec un langage codé. Ce n’est pas un an de lutte mais sept ans. Nous noterons que cette déclaration est rendue publique et promulguée le 28 octobre, soit très exactement 7 ans jour pour jour après l’élection de Jean XXIII. Cette similitude de date est volontaire car il fallait faire le lien entre les deux événements. De plus le 7 est le nombre sacré de Lucifer (toujours ce besoin d’imitation malsaine du divin) car son nom s’écrit en 7 lettres.

Donc :

1) 28 octobre 1958 : début de la perte du pouvoir spirituel car à partir de cette date le vicaire du Christ n’est plus sous la protection du Saint-Esprit.
L’Eglise est veuve, elle se mue elle-même en Grande prostituée, en étrangère à son ex-mari.
C’est le sens de l’épisode de la Samaritaine : Jésus lui dit « tu as eu 5 maris et l’actuel n’est pas vraiment ton mari » : la samaritaine est une étrangère pour les juifs (donc par extension pour le peuple élu, les enfants de Dieu) : il y aura bien 5 papes « Vatican II » le sixième régnant alors que le cinquième est encore en vie, et toujours pape, il n’est même pas un « mari » (c’est à dire un vrai pape) mais un imposteur. Ceci correspond aussi à la prophétie des papes où le dernier, Pierre le Romain, est hors liste. Encore une raison de plus pour penser que François est l’Antéchrist.

2) Sept ans après, 28 octobre 1965, à la veille de la clôture du concile, la déclaration Nostra Aetate consacre la perte du pouvoir spirituel de l’Eglise. Le quatrième coup de canon est tiré.
Finalement, on peut même dire que le 4ème coup de canon est à la fois cette déclaration et le concile en lui-même.
Pourquoi l’Eglise perd-elle pour de bon son pouvoir spirituel avec Nostra Aetate. Parce qu’elle renonce ce jour-là à son rôle d’évangélisation et de conversion du monde. Elle renonce à accomplir la mission que lui avait assigné le Christ le jour de l’Ascension :  » Allez par tout le monde et prêchez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc 16:16) Oui les instructions du Christ étaient claires : ceux qui n’ont pas la foi en Jésus-Christ et qui ne sont pas baptisés sont de facto condamnés ; instruction que l’Eglise a ensuite résumée par la formule « hors de l’Eglise point de salut« .
Par conséquent le principal rôle spirituel de l’Eglise consistait à assurer le salut des âmes en leur enseignant la Vérité pour générer dans les cœurs et les âmes la foi nécessaire au salut, et concrétisée par un engagement : le baptême, qui fait de nous des enfants de Dieu.
Or avec Nostra Aetate s’engage le dialogue interreligieux avec les religions non chrétiennes et surtout l’Eglise pour la première fois introduit l’idée qu’on peut être sauvé en dehors de la religion catholique.
Jusque là, les principes du catholicisme étaient les mêmes que ceux des premiers chrétiens : quand un chrétien rencontrait un païen, il lui expliquait que Jésus-Christ n’était pas un Die de plus, mais qu’il était l’Unique et le Seul Vrai Dieu ; donc il ne s’agissait pas s’ajouter une statue de plus mais de détruire toutes les statues des faux dieux pour n’en conserver qu’un seul.

Revenons à la notion de grande prostituée. Dans un ouvrage écrit par Jacques Delacroix (Liesi) celui-ci rappelle que « fornication, en langage biblique, signifie précisément union adultère de la véritable religion et de son culte avec les religions fausses et leurs cultes idolâtriques respectifs« .
Or c’est exactement le cas de Nostra Aetate.
Puis il cite Mgr Straubinger, expliquant que « dans le langage biblique l’apostasie est appelée adultère parce que l’union de l’âme avec Dieu est comme un mariage, et l’époux qui aime vraiment est jaloux, de toute nécessité. »
C’est clair et tout se tient. Avec Jean XXIII et le concile l’Apocalypse se réalise : l’Eglise entre dans une relation adultère qui mène à l’apostasie, et qui se révèle dans Nostra Aetate, celle-ci constituant l’imposture suprême : la religion de l’unique Dieu renonce à affirmer qu’elle est la seule à mener les âmes au salut, contredisant de plein fouet les instructions de son divin maître.
Elle se mue en Grande Prostituée, laquelle est associée à Babylone car la symbolique est la même. Lorsque l’Eglise est sainte, elle est assimilée à la ville sainte : Jérusalem d’abord, Rome ensuite. Mais quand cette même Eglise est infidèle à sa mission, comme on vient de le voir, elle prend le nom de Babylone ; c’est toujours la grande ville, mais cette fois-ci celle du royaume antichrétien, celui de la mère des prostituées.
Et le monde civil suit : quand l’Eglise va, les nations se portent bien. Quand l’Eglise vacille, les nations sombrent dans le péché, le vice, la violence, le meurtre, la luxure, le mensonge, la désolation. Regardez autour de vous…

1958, la France bascule aussi
Puisque le troisième coup de canon en 1870 a été précédé d’un changement de régime en France avant d’être tiré à Rome, avons-nous une situation similaire en 1958 ?
Oui ! Et c’est là une preuve de plus.
En effet 1958 sera une année capitale en France : le retour au pouvoir du général de Gaulle permettra d’engager une réforme majeure des institutions, avant les événements à Rome. Là encore l’ordre est respecté.
Le putsch des généraux à Alger le 13 mai 1958 (Fatima) provoquera le retour du général. Le 28 septembre suivant la constitution de la cinquième république est approuvée par référendum, et promulguée le 4 octobre. Le 3ème coup de canon avait pour objet de détruire, le 4ème a pour but de construire. Construire les structures politiques et la nouvelle religion qui permettront l’avènement de l’ère de Lucifer. Neutralisation de la France à nouveau puis de Rome dans la foulée. Opportunément, Pie XII ne meurt (9 octobre) qu’une fois la nouvelle constitution adoptée et promulguée. Le nouveau locataire de l’Elysée est élu le 21 décembre suivant. Encore un lien…
A Paris comme à Rome on installe en 1958 deux traîtres ; l’un trahira l’Eglise, l’autre la France et l’Algérie, permettant le déclenchement de l’invasion de l’hexagone par les musulmans.
De Gaulle c’est aussi le nucléaire militaire et civil, magnifique bombe à retardement, et bien entendu la révolution des mœurs de 1968, feu vert pou la déferlante du vice sur le monde, et rendu possible par une Eglise qui avait déjà abandonné sa mission.
Nous savons maintenant pourquoi.

 

Conclusion

Beaucoup pensent que le message de la Salette avait une portée de 100 ans : les dates-clés de 1864 et 1865 renvoyaient à 1964 et 1965, c’est à dire les deux dernières années du concile, qui condamneront l’Eglise. Il convient de méditer ces paroles en ayant à l’esprit l’évolution du monde et de l’Eglise depuis cette date :
« En 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer . Ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront d’une telle manière, qu’à moins d’une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces mauvais anges. Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu . Ils auront un très grand pouvoir sur la nature. » N’est-ce pas criant de vérité concernant l’Eglise et le monde ?
« En 1865, on verra l’Abomination dans les Lieux Saints » : oui si l’Eglise à la clôture du concile et grâce à Nostra Aetate a bel et bien perdu son pouvoir spirituel, alors l’abomination (la bête) est bien dans les lieux saints, ce que confirme la Sainte Vierge plus loin : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« . Tout ceci se déroule devant nos yeux, il n’y a plus de doute possible. Mais courage car c’est lorsque l’Eglise sera déclarée officiellement veuve (à 60 ans) que Satan s’effondrera.

 

Illustration : en ce 29 septembre, fête de saint Michel, mettons-nous ainsi que l’Eglise sous sa protection et souhaitons son intervention prochaine pour notre délivrance.

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Trump tombera-t-il dans le piège coréen ?

La Corée du Nord n’a pas d’importance économique ; elle n’a pas d’importance géopolitique -ni politique tout court ; elle n’a pas d’importance géostratégique ; ni énergétique ; ni démographique ; ni historique. Ni même militaire. Car quand bien même elle aurait une armée digne de ce nom et correctement équipée, ce qui reste à prouver, et à la rigueur l’arme nucléaire, ce qui à priori n’est pas le cas, elle ne pourrait pas s’en servir. Car depuis au moins quatre décennies, aucun pays n’a pu en agresser un autre sans immédiatement générer une réaction internationale, qui peut aller de la simple admonestation à l’intervention armée.
Le dernier pays à l’avoir fait, l’Irak, s’en souvient encore : il a été depuis totalement dévasté. Le mondialisme a fait son chemin, et désormais plus aucune guerre entre nations n’est possible sans l’accord des Etats-Unis ou de l’ONU, mis à part pour Israël – mais nous le savons tous, les Etats-Unis et le monde entier obéissent à Israël et à la synagogue de Satan, véritable maitre du monde.

Alors pourquoi donner de l’importance à la Corée du Nord alors qu’elle n’en a pas ? Alors qu’elle n’est réellement dangereuse pour personne, à part pour la Corée du Sud ou le Japon ; et encore, ces pays sont très bien défendus par des armes sophistiquées, qui sauront facilement mettre en échec d’éventuels tirs de missiles. Et largement protégés par les Etats-Unis.
Rappelons à titre d’exemple que lorsque l’armée américaine ultramoderne lance 59 missiles sur la Syrie en avril dernier, seuls 35 atteignent leur but – les contre-mesures russes étaient passées par là. Or la Corée du Nord est très loin d’atteindre le niveau des armées américaines, russes et européennes. Donc en réalité, la Corée du Nord ne fait peur à personne.

Il faut en conclure qu’il y a derrière ces agitations une manipulation certaine. Une double manipulation même. Du coté de la Corée d’une part, et de l’Amérique d’autre part.

Aujourd’hui aucun pays, quel qu’il soit, ne peut mener une guerre contre un autre sans en avoir reçu préalablement l’autorisation. Rarement officielle d’ailleurs ; une autorisation des puissants de ce monde, de ceux qui font et défont les gouvernements et dirigent le monde en coulisse. Saint Jean a appelé cette organisation la synagogue de Satan parce qu’elle est dirigée in fine par la haute finance apatride juive (dans le sens pratiquant le judaïsme talmudique) qui elle-même contrôle les grandes sociétés secrètes de la planète, à commencer par la franc-maçonnerie.
Par exemple, quand Saddam Hussein envahit le Koweït en 1990, cela veut dire qu’il avait obligatoirement reçu un feu vert en haut lieu, et qu’il a ensuite été trahi. Lui aussi est tombé tête baissée dans un piège qui lui sera fatal. Sa surprise devant l’intervention de la coalition internationale montra bien le jeu de dupes dont il fut la victime. Ce qui explique aussi les fameux « Scud » envoyés sur Israël durant cette première guerre du golfe : il manifestait par là sa rancœur envers ceux qui l’avaient trahi, et les désignait nommément.

Mais attaquer Israël se paie toujours très cher : Saddam finira pendu, son pays dévasté et le pétrole sous bonne garde.
La vengeance est un plat qui se mange froid. Ceux qui avaient osé s’attaquer à Israël le jour sacré du Yom Kippour (6 octobre 1973), l’Egypte et la Syrie, seront eux aussi sévèrement punis.
Anouar el-Sadate sera assassiné le 6 octobre 1981, soit exactement le jour de la l’attaque syro-égyptienne de la guerre du Kippour. Voilà la réponse. Et ils tenteront de faire sombrer l’Egypte dans l’anarchie par l’élection de Mohammed Morsi.
Quand à la Syrie, le fils paie pour le père. Vu l’état du pays, on peut penser que la vengeance est réussie. Et ceci explique aussi l’acharnement qu’ils mettent à vouloir écarter Bachar el-Hassad du pouvoir.
Dans toutes ces guerres, Israël venge les affronts antérieurs et assure sa survie en divisant et affaiblissant durablement ses turbulents voisins et adversaires.

Mais revenons à la Corée du Nord et à la double manipulation pressentie.

 

La Corée du Nord : un état communiste bien pratique

Il faut savoir que l’arme principale choisie par la synagogue de Satan pour conquérir le monde sera le socialo-communisme. Par la force (révolutions communistes) ou par la ruse (socialisme d’état). Il faut savoir que le socialo-communisme est une invention purement juive ; le communisme est d’ailleurs le seul régime politique où les juifs prendront eux-mêmes la tête des mouvements au début du XXè siècle, alors que leur stratégie favorite est de diriger via des intermédiaires, des pantins au pouvoir auxquels ils donnent leurs ordres. Pas dans les mouvements communistes : en Russie (Lénine, Trotsky…), en Allemagne (Rosa Luxembourg), en Hongrie (Bela Kuhn) etc… la plupart des principaux dirigeants révolutionnaires sont juifs.
Il faut savoir aussi que le communisme n’est pas seulement un système économique et politique : c’est une religion, la religion du matérialisme athée.
Le communisme est donc l’arme préférée de la synagogue de Satan. Même si celui-ci a évolué, en glissant vers la synthèse qui lui était destinée une fois parvenu à l’âge adulte (à savoir un socialo-libéralisme résultat de la fusion du capitalisme et du socialisme – deux créations juives à priori antagonistes, mais pas pour tout le monde).
Ce sont des nostalgiques. Après tout, les puissances qui fournissent et/ou protègent aujourd’hui la Corée du Nord -Russie, Chine, Cuba- sont d’anciens bastions communistes, et même pour certains des régimes communistes officiellement toujours en activité.
Il est donc très probable que les élites qui dirigent le monde (la synagogue de Satan) aient entretenu la Corée du Nord dans un but précis. Pas seulement par nostalgie d’une forme de communisme aujourd’hui révolue.
La Corée du Nord ne devrait plus exister depuis longtemps – du moins sous cette forme, surtout compte tenu de l’ingérence avérée des deux super-puissances, tant des Etats-Unis que de l’ex URSS.
Les textes sur les Illuminatis (autre nom pour désigner les membres dirigeants de la synagogue de Satan) indiquent que ceux-ci disposent d’agents (« Agenturs« ) hauts placés dans de nombreux pays.

Les Illuminatis ont maintenu la Corée du Nord, l’ont financée et l’ont entretenue dans l’illusion de la puissance militaire : c’est son seul atout. Ils ont empêché la communauté internationale d’intervenir et de renverser ce régime autoritaire et totalitaire.
Ils se réservent la Corée du Nord pour exécuter leurs basses manœuvres, de même qu’ils ont créé Al-Quaida puis l’Etat Islamique dans le même but.
On retrouve ici la stratégie favorite des juifs : utiliser des nations ou des organisations écrans pour exécuter le sale boulot à leur place, sans que l’on puisse remonter au commanditaire. Il est étonnant de voir proliférer, grandir et prospérer des organisations qui sont censées avoir à leurs trousses les plus puissantes armées du monde et les meilleurs services secrets de la planète. On est capable de geler immédiatement les avoirs de Kadhafi dans le monde entier, mais pas ceux de l’Etat Islamique. Mais au fait, qui dirige la finance internationale ? Quel est le si petit nombre de mains qui possède un tel pouvoir ? La synagogue de Satan.
Par conséquent, au même titre que Daesh, la Corée du Nord est utile pour servir d’appât, de prétexte ou de nation écran -ou les trois à la fois- pour exécuter une attaque sous faux drapeau.
Un pays comme la Corée du Nord est particulièrement génial : on peut lui attribuer n’importe quelle action, peu importe qu’elle l’ait commise elle-même on non, il suffit que cela soit crédible.
Comme personne ne connait réellement le niveau d’équipement militaire du pays, comme on joue le flou sur sa supposée détention de l’arme nucléaire, on peut en réalité dire ce que l’on veut, et utiliser n’importe quelle bombe, ou autre, y compris nucléaire : dans tous les cas l’agression sera attribuée à la Corée, sans qu’elle puisse démentir.
Quelques agenturs des Illuminatis bien placés auprès du pouvoir nord-coréen suffisent pour les amener dans l’attitude souhaitée. Les médias occidentaux font le reste, ainsi que les dirigeants des principales nations, bons serviteurs obéissant à leurs maitres. Toute cette agitation permet de crédibiliser la menace coréenne, il n’y aura plus qu’à l’actionner le moment venu.
Puis à détruire les preuves, quitte à faire disparaitre un pays entier. Ou du moins ses dirigeants, mais ça c’était évident.

 

Trump va t-il tomber dans le piège ?

C’est là que nous arrivons au point intéressant. En effet, nous avons compris que la Corée du Nord est un prétexte idéal pour engager quelque chose de puissant et d’essentiel pour l’avenir du monde. Le pays n’a été maintenu en vie que pour ça. En tout cas cela semble bien en prendre le chemin.
Alors de deux choses l’une : est-ce que Trump joue son rôle ou lui tendent-ils un piège ?
Je m’explique : si la Corée du Nord doit servir de nation-écran pour effectuer une attaque sous faux drapeau, le scénario prévoit une riposte logique des Etats-Unis. Donc si Donald Trump est dans le coup, il est normal qu’il fasse monter la pression. Mais compte tenu de la situation particulière de ce dernier, les Illuminatis actionnent-ils aujourd’hui la Corée parce qu’ils en ont besoin pour leurs projets occultes de génération du chaos, ou bien pour faire tomber Trump, dont ils veulent toujours se débarrasser ?
Car la Corée peut servir pour l’un ou pour l’autre.
La seconde possibilité n’est pas à exclure. La Corée expérimente des missiles depuis des années. Cependant, on note une étrange escalade des essais depuis l’élection de Donald Trump, dont une bombe H thermonucléaire. Pourquoi le régime multiplie-t-il subitement les essais depuis quelques mois ? Est-ce l’exécution du plan des Illuminatis ou une provocation destinée à attirer Donald Trump dans un piège fatal qui mènerait à sa destitution ?

Dans une vidéo récente, le rav (rabbin) Ron Chaya évoque le piège de la mer Rouge en parlant du Pharaon. Je le cite : « quand la nuée disparaît, il voit une mer ouverte en deux et les juifs de l’autre côté. E il rentre dans le piège ! Comment un type sensé peut-il faire un truc pareil sans se méfier ? » Pourtant, Pharaon s’élance à la poursuite des hébreux, dans l’ouverture pratiquée miraculeusement au milieu de la mer, qui se referme sur lui noyant toute l’armée.
Et Ron Chaya d’ajouter que cet homme intelligent était devenu idiot à cause de son ego surélevé ; il fait alors un parallèle avec Kim-Jong-il ! Intéressant tout de même, car le piège n’est peut-être pas tendu au dirigeant nord coréen mais bien à Donald Trump ! On reconnait bien là la duplicité des juifs et l’art de la manipulation.

Pour le moment, Donald Trump tombe dans le panneau, il est même surdoué. N’oublions pas que les agenturs des Illuminatis savent très bien flatter les egos des dirigeants et les pousser là où ils veulent les amener. Le ton monte depuis ces derniers jours ; cet état de quasi-guerre semble bien artificiel, ou du moins arrangé par ceux qui en tirent les ficelles.
Ceci expliquerait aussi l’attitude presque noble du nouveau roi David, Emmanuel Macron, le représentant officiel des Illuminatis, qui se démarque de son homologue américain, préparant déjà son futur rôle de sauveur du monde une fois celui-ci empêtré dans le piège et noyé dans la mer Rouge du golfe de Corée.

 

Conclusion

Observons la tournure des événements dans les prochains jours et soyons prudents dans nos interprétations. Nous savons que la fenêtre de tir final pour le basculement dans la nouvelle ère est située entre le 23 septembre et le 21 décembre 2017, avant les 40 ans d’Emmanuel Macron. Les éléments se mettent en place, nous le voyons bien ; ils doivent être prêts dès que le feu vert sera donné, probablement après un geste majeur de Rome (transmission du pouvoir spirituel à la synagogue). La Corée semble être un acteur essentiel du scénario. Pour engager le chaos final ou pour provoquer la destitution de Trump ? Et pourquoi pas les deux à la fois ?

Sans compter que le Ciel peut mettre en échec les projets de Satan ou l’amener à l’erreur. Car vouloir faire d’une pierre deux coups (engendrer le chaos et se débarrasser de Trump) est un jeu dangereux où la synagogue de Satan risque de se brûler les doigts. Peut-être qu’à eux aussi un piège divin (Divina Insidia) est tendu ?

 

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5 ans pour refaire le monde

Etudier l’ennemi permet de connaître sa stratégie fondamentale. Pas celle qui apparaît au grand jour -il peut nous faire croire ce qu’il veut, et force est de reconnaître que les leurres sont nombreux-, non, la vraie, celle qui est cachée, occulte, et qui ne se révèlera qu’au dernier moment -si jamais elle est révélée un jour.
Pourquoi est-ce important ? Parce que si nous connaissons les motifs cachés qui conduisent l’élite occulte qui dirige le monde, on en saura plus facilement sur leurs  grandes échéances et leur nature.
En fait, plus l’ennemi avance, plus il est proche de la victoire, et plus nous sommes près de la délivrance. Car les écritures et les prophéties sont claires : Satan ne sera vaincu qu’au moment où il se déclarera vainqueur -ou plus exactement se croira vainqueur.

Satan utilise sur terre un grand nombre d’hommes et de femmes associés consciemment ou inconsciemment à ses projets. Ceux qui en sont conscients constituent les élites occultes, ceux qui en sont inconscients sont appelés les idiots utiles. La plupart sont regroupés dans des sociétés secrètes dont la plus connue est la franc-maçonnerie, elle-même chapeautée par l’élite palladiste, adorateurs de Lucifer, appelés aussi Illuminatis.

On ne peut pas croire aux prophéties de la fin des temps sans croire au surnaturel. Mais justement, l’ennemi partage avec nous ce point commun : eux aussi croient au surnaturel et à l’accomplissement de la promesse divine. Sauf qu’ils en inversent le sens et les conséquences : pour eux tout ce qui relève de la chrétienté est du mauvais côté et doit être éradiqué, afin que leur Dieu-bon, Lucifer, puisse régner sans partage sur la terre. Face au christianisme, ils ont inventé la religion de l’humanisme, ou de l’homme-dieu, en la rendant compatible avec le Dieu de la bible, ce qui correspond, il faut le dire, à un incroyable tour de passe-passe.

Ces élites ont dépensé beaucoup d’argent et investit considérablement dans la matière grise et l’archéologie plausible pour nous avertir de leur plan : durant des années ils nous ont annoncé que le monde finirait le 21 décembre 2012.

Un tel investissement ne se réalise pas sans raison, un tel message non plus. Il ne peut s’agit ni d’un canular, ni d’un hasard, ni d’une erreur.

Ces hommes sont tout puissants et disposent de capacités considérables ; derrière eux se profile la richesse inépuisable de la finance apatride, mais aussi des moyens illimités via les grandes nations dont ils possèdent les commandes.

Tout tourne autour d’Israël et du sionisme. On l’a déjà évoqué dans ces colonnes, les juifs veulent réaliser à tout prix l’accomplissement de la promesse divine : peuple élu, la domination du monde et la jouissance de ses richesses lui ont été promises, il les veut !

Cette promesse s’accomplira lorsque Dieu leur donnera une victoire totale sur leurs ennemis et sur la terre entière, grâce au Messie.
Les juifs savent très bien QUI est le Messie, ils connaissent mieux que nous les textes de l’Ancien Testament. Il ne faut pas écouter les vulgarisations à la petite semaine qu’ils diffusent intentionnellement sur le Net à l’attention des goyims pour les endormir et les égarer. Ils savent que le Messie est l’Emmanuel (Dieu avec nous) et ils savent qu’il est le Fils de Dieu, donc Dieu. Il n’y a qu’à relire les questions du grand-prêtre à Jésus lors de son interrogatoire ou même l’ultime défi qu’ils lui lançaient une fois crucifié : « si tu es le Fils de Dieu, descend de la croix et nous croirons en toi« . Evidemment, pour eux un dieu ne peut pas mourir, même sous sa nature humaine.  Il ne s’agissait pas d’insultes à proprement parler mais bien d’une ultime vérification.
Donc les juifs savent que l’Incarnation du Messie n’est pas quelque chose d’humain mais de purement divin ; c’est un acte mystérieux réservé à Dieu.

Par conséquent, afin de forcer la main à Dieu, les juifs athées ont décidé par le sionisme de réaliser eux-mêmes la promesse divine. Ils ont fait eux-mêmes le travail de Dieu, d’où la colère, l’opposition et la peur, légitime, des juifs orthodoxes.
Par le sionisme, ils ont rendu au peuple élu sa terre promise ;
Par la puissance financière et le système des banques et des bourses, ils ont fait main basse sur les richesses du globe ;
Par l’instauration de la démocratie et des républiques laïques et athées, mises en place par les deux systèmes qu’ils ont eux-mêmes inventés, le capitalisme et le communisme (donc par la manière forte ou la manière douce) ils ont pris le contrôle des grandes nations et à partir d’elles de toutes les autres ;
Par la religion de l’humanisme, son mode de pensée et sa culture, ils ont remplacé la culture et la mentalité chrétienne par leur pensée matérialiste et perverse : ils ont pris le contrôle de nos pensées et de nos cultures ! C’est l’abomination la moins dénoncée et pourtant la plus visible : tout le monde pense juif, désolé de le dire, certains s’en vantent d’ailleurs.

L’acte suprême du sionisme fut de susciter l’holocauste de la seconde guerre mondiale ; je crois qu’à ce moment-là, les juifs orthodoxes ont reconnu, compte tenu du sacrifice humain réalisé, la capacité messianique du sionisme. Le problème n’est pas de compter les morts -le chiffre 6 est de toute façon symbolique mais essentiel, nous allons voir pourquoi- mais d’avoir offert à leur dieu Satan l’holocauste qui leur permettait d’entrer dans la phase de l’accomplissement messianique, la sixième période de l’Apocalypse.
C’est pourquoi les juifs acquis à cette idée expliquent depuis longtemps que le Messie c’est le peuple juif dans son ensemble, car effectivement Israël a réussi à parvenir au même résultat par elle-même. Les rabbins et les juifs orthodoxes peuvent toujours rêver d’un Messie en chair et en os, rien ne dit que l’accomplissement de la promesse sous cette forme soit nécessaire puisque le sionisme a réussi l’impensable : donner aux juifs la suprématie sur le monde.

 

La dernière étape : l’Emmanuel

Il reste cependant une dernière étape à accomplir, que j’ai déjà expliquée : que ce soit de manière concrète (l’avènement du Fils de Dieu) ou spirituelle, à la manière du Saint-Esprit dans le christianisme, le Messie doit tout de même se manifester auprès du peuple élu vainqueur.

Je m’explique : le Messie est Dieu, nous l’avons dit ; pour les chrétiens comme pour les juifs.
Pour les chrétiens, Dieu s’est manifesté en la personne de Jésus-Christ, venu sur terre pour fonder un royaume spirituel dont la concrétisation (la partie visible) est son Eglise. Mais ils ont avec eux ce qu’aucune autre religion ne dispose et même prétend disposer : Dieu. En effet, les catholiques, grâce à la Sainte Messe et au miracle de la Transsubstantiation, prétendent et affirment que par l’Eucharistie, Dieu est présent réellement sur leurs autels. C’est la seule religion au monde à prétendre disposer d’un tel pouvoir. Qu’on y croie ou pas ne change rien à l’affaire ; il vaudrait mieux se poser la question pourquoi une autre religion n’a pas osé avoir la même prétention. La réponse est facile : parce que ce n’est pas une idée humaine, mais divine. Elle est donc exclusive, elle est la seule à revendiquer la possession de l’Emmanuel.

Les juifs se considèrent comme le peuple élu, c’est à dire le peuple prêtre, seul chargé de faire le lien entre Dieu et les hommes. Ils sont l’équivalent de l’Eglise, ils prétendent être eux-mêmes l’Eglise.
Leur véritable chef, on l’a compris, même s’ils ne l’admettent pas, c’est Satan ; d’où l’expression de saint Jean, dans l’Apocalypse, pour désigner le camp ennemi : la synagogue de Satan.
Ils peuvent dominer le monde, parvenir à accomplir les promesses messianiques par eux-mêmes, mais il leur manque l’essentiel : l’Emmanuel, Dieu avec eux.
Comme pour les chrétiens, l’Emmanuel peut avoir deux formes : une forme humaine (le Messie en chair et en os) et une forme spirituelle, donc invisible, mais réellement présente : l’équivalent de notre Saint-Esprit.
Nous ne savons pas si les juifs attendent le Messie sous ces deux formes ou sous une seule. Les rabbins et les juifs orthodoxes vont privilégier la forme humaine, le fils de la Vierge d’Isaïe. Les juifs sionistes vont privilégier la forme spirituelle puisqu’ils ont déjà accompli le reste de la mission. Les deux se rejoignent sur un point :, Israël doit posséder officiellement le pouvoir spirituel.
Seulement voilà c’est le plus dur à obtenir parce que pour pouvoir dire « j’ai l’Emmanuel » c’est à dire « j’ai Dieu avec moi« , il faut d’abord que Dieu ait quitté l’Eglise catholique, il faut qu’elle renonce à son pouvoir spirituel, et donc qu’elle supprime par un acte officiel et public la Présence Réelle.
Satan le sait et elle est là sa suprême victoire.

Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire ; les juifs ne sont pas bêtes. Ils savent que le Messie, s’il vient sous une forme humaine, est le Fils de Dieu. Ils savent donc que Macron n’est pas le Messie. Ils savent qu’il y a derrière cela le secret de Dieu et ils ne peuvent s’y substituer.
Ils savent aussi, et c’est essentiel, qu’Antéchrist veut dire avant le Christ et que Christ veut dire Messie en grec. En d’autres termes, l’Antéchrist est celui qui précède le Messie, mais il ne peut être en aucun cas lui-même le Messie.
Par conséquent ils se trompent ceux qui pensent que le Messie des juifs sera l’Antéchrist car ceux-ci partagent sur le sujet la même croyance que les chrétiens : le Messie est Dieu.
Donc les juifs savent pertinemment que leur Messie sera précédé du règne d’un homme, ou d’un système, qui sera fatal aux chrétiens.

Par contre, ils peuvent continuer à accomplir ce rôle messianique jusqu’au bout : c’est la revendication affichée des sionistes.
Ils peuvent mettre à bas la civilisation chrétienne, qui est le plus farouche obstacle à la réalisation de leurs projets.
Ils peuvent investir l’Eglise catholique de l’intérieur pour qu’elle se déleste de l’Emmanuel, la forcer à renoncer à la Présence Réelle après l’avoir amenée à apostasier.
Ils peuvent susciter eux-mêmes l’Antéchrist pour qu’il fasse le travail de destruction de l’Eglise et des nations chrétiennes.

Voilà ce qu’ils ont annoncé le 21 décembre 2012 : « nous accomplirons jusqu’au bout notre rôle messianique pour cela il faut mettre à bas l’ancien monde [chrétien] afin de mettre en place un nouveau monde [le nôtre]« .
Ils veulent accomplir par eux-mêmes l’Apocalypse.
Ils veulent conquérir l’Emmanuel eux-mêmes, probablement illusionnés par Satan, qui leur fait miroiter la promesse.
Ils veulent accomplir les prophéties d’Albert Pike, comme l’ont fait leurs ancêtres, afin de parvenir au point final : le 4ème coup de canon, la fin du pouvoir spirituel de la papauté, en d’autres termes la transmission de l’Emmanuel.

 

2012 : l’année clé

De très nombreux auteurs ont travaillé sur 2012 ; pas seulement sur le 21 décembre mais sur la signification et le symbolisme de l’année 2012 en général.
Nombreux furent ceux qui considéraient 2012 comme une année cruciale : ils avaient raison.
Nombreux furent ceux qui attendaient un message apocalyptique : ils avaient raison.

Mais revenons à la synagogue de Satan en conservant à l’esprit tout ce que nous venons de dire.
Avant le 21 décembre, il y a eu une autre date essentielle : le 23 septembre.

Le 23 septembre 2012, les juifs ont organisé une prière mondiale pour demander à Dieu le Messie. La même prière devait être prononcée par tous les juifs du monde le même jour et à la même heure.
Ceci n’a rien d’anodin, surtout quand on sait ce que représente le Messie pour eux.
Il y a là la volonté d’obtenir une puissance spirituelle sans précédent.
Mais, si on reprend le point de vue sioniste, puisque ce sont eux qui sont aux commandes, n’oublions pas qu’ils considèrent accomplir eux-mêmes l’œuvre du Messie, ils font eux-mêmes le travail de Dieu; donc cette prière, qui peut être sincère par ailleurs vis à vis de Dieu, n’en constitue pas moins l’annonce de l’exécution d’un plan.
Quel plan ? Celui-ci est déjà annoncé depuis des années : son exécution commence à priori le 21 décembre suivant : la fin du monde veut dire en réalité : l’exécution de la fin du monde chrétien commence.

Il y a donc en 2012 deux dates qui sont liées : le 23 septembre et le 21 décembre.
On peut déjà effectuer quelques rapprochements faciles mais qui vont nous montrer que le plan orchestré a été élaboré de longue date :

1) Le 23 septembre 2012 renvoie 5 ans plus tard au 23 septembre 2017. Pourquoi ? Parce que ce jour-là il y aura dans le ciel l’alignement planétaire le plus significatif réalisant la prophétie d’Apocalypse 12 : la Femme dans Ciel, Jupiter en son sein, couronnée de 12 étoiles.
Bien entendu, cet alignement est connu depuis de nombreuses années ; j’ai retrouvé des notes sur le sujet datant de 2013, donc en 2012 ils savaient exactement ce que signifiait le 23 septembre 2017.
Les occultistes ont un avantage décisif sur nous : ils travaillent leurs sujets et leurs dates longtemps à l’avance.

2) Le 21 décembre 2012 renvoie lui aussi 5 ans plus tard. Pourquoi ? Parce que cette année-là, ils font élire en France à la présidence de la république leur poulain, Emmanuel Macron, né un 21 décembre. Il y a là une double coïncidence : le 21 décembre bien sûr, mais aussi les 5 ans !

3) Car on a oublié un autre paramètre : en 2012, quelques mois avant cette prière mondiale, ils faisaient élire en France un certain François Hollande, à qui ils donnaient immédiatement comme secrétaire général à l’Elysée un certain Emmanuel Macron. Ils avaient 5 ans pour en faire un présidentiable. Quant à Hollande, on ne lui demandait pas des compétences mais une allégeance sans faille à ses maîtres et… de s’appeler François.

4) N’oublions jamais que le trône et l’autel vont ensemble. Le grand maître de toute l’organisation c’est Satan, et celui-ci voue une rancune tenace envers ses plus grands ennemis. Or la fille aînée de l’Eglise et Rome sont les deux ennemis les plus redoutables à abattre, ceux dont il veut absolument se venger. Les rabbins sont les premiers à dire que la délivrance viendra de la France. Depuis l’élection de Macron, on comprend l’allusion. Mais revenons à 2012 : il fallait mettre un François à l’Elysée parce que quelques mois après, ils avaient prévu de placer un François au Vatican. Le trône et l’autel. Lequel François remercie immédiatement ses maîtres dès le 13 mars 2013 au soir : son premier geste en tant que pape, une heure seulement après avoir été élu, sera d’écrire au grand rabbin de Rome. C’est clair, on sait pour qui il travaille.

5) Donc il ne faut pas oublier que le premier grand événement après le 21 décembre 2012 ce sera la démission de Benoît XVI et l’avènement de l’Antéchrist : le pape François.
Le trône et l’autel vont ensemble : l’Antéchrist-politique et l’Antéchrist-religieux portent donc le même nom. Ils vont durer tous les deux 5 ans, c’est pour cela que le pape François en 2014 disait qu’il n’en avait que pour 2 ou 3 ans. Oui, c’est exact. Sa mission est presque terminée.

Les sionistes continuent le plan : ils placent eux-mêmes l’Antéchrist car ainsi ils sont sûrs d’avoir leur Messie après, et ils ont fixés eux-mêmes les échéances (à moins que ce ne soit Satan qui ne l’ai fait). Je rappelle, à toutes fins utiles, que le but suprême est la transmission de l’Emmanuel des catholiques aux juifs. Bien entendu ils ne vont pas l’exprimer ainsi, ils n’en ont peut-être pas conscience de cette façon, c’est moi qui explique ce que je pense avoir compris.
Or il ne reste à François plus qu’une seule chose à faire : changer la messe pour supprimer la Présence Réelle. Le jour où le Vatican annoncera ce projet –et ce jour semble être très proche– nous serons sûrs alors que l’Apocalypse s’accomplira et que le châtiment des méchants s’enclenchera.
Car il s’agit bien de la fin du programme de la synagogue de Satan.

 

5 jours pour refaire le monde = 5 ans

N’importe quel kabbaliste débutant, n’importe que eschatologue amateur, n’importe quel théologien, sait que dans la bible, 1 jour = 1 an.
Seul saint Pierre a formulé une variante (1 jour égal mille ans), mais celle-ci se rapporte à la durée du monde. Elle sera utile elle aussi.
D’autre part, les occultistes et les kabbalistes sont férus d’histoire biblique : toute leur inspiration vient de l’Ancien Testament puisqu’il renferme les paroles de Dieu qu’ils interprètent à leur profit.
Si on veut comprendre leurs actions et leurs calculs, il nous faut nous aussi bien connaître la bible.
Et en connaître les fondements.
Ceux-ci sont simples : quand il s’agit de créer quelque chose, surtout si ce quelque chose est fondamental, et surtout si celui-ci se rapporte à Dieu, le texte fondateur se trouve dans la Genèse.

Le monde a été créé en 6 jours.
Très exactement en 4 jours, puisque les 5ème et 6ème jour sont réservés à la création des animaux puis enfin de l’homme. L’homme apparaît en dernier, au 6ème jour, c’est pourquoi on considère que le 6 est le chiffre de l’homme.
6 comme sixième période de l’Apocalypse, celle de l’Antéchrist et du 666.
6 comme l’holocauste fixé à 6 millions.
6 comme le nouvel homme qui émergera de l’ère de Satan.

Donc nos occultistes, quand ils choisissent le 23 septembre 2012 pour réclamer leur Messie, savent que 5 ans après apparaîtra dans le ciel le signe d’Apocalypse 12, c’est à dire celui de la Femme enceinte qui met au monde un fils : ce fils c’est l’homme nouveau, l’Israël nouveau.

Ils se fixent une échéance : 5 ans soit 60 mois (encore un 6) soit les 5 jours de la création, jusqu’au 6ème, celui de l’homme. Ils ont donc 5 ans pour préparer l’humanité à accueillir ce nouvel homme qui est, doit-on le répéter, Israël vainqueur, Israël en tant que Messie auto-proclamé.

Ils ont fixé le point de départ la même année au 21 décembre afin de le rendre irrémédiable ; à moins que le point de départ soit le 23 septembre. C’est la seule inconnue qui subsiste à mon sens.

Voilà la signification du 21 décembre et du 23 septembre 2012 associés dans un même mouvement qui renvoie sur Apocalypse 12 le 23 septembre 2017 : ils ont 5 jours donc 5 ans pour préparer leur nouvelle terre, leur nouvelle société.
N’oublions pas que le 22 septembre ils entreront dans l’année 5778.

 Les 60 mois nécessaires peuvent être rapprochés des 60 ans depuis l’introduction de la synagogue de Satan au Vatican, le 28 octobre 1958, date qui a permis d’identifier le 666. Cela fera 59 ans révolus au 28 octobre 2017, nous entrerons dans la 60ème année.
Or saint Paul explique que « pour être inscrite comme veuve, une femme doit avoir au moins 60 ans et n’avoir eu qu’un seul mari. » (1 Timothée 5:9). On peut penser que Satan compte appliquer ce texte à la Passion de l’Eglise : l’épouse mystique du Christ risque fort de se retrouver veuve (donc de perdre le Christ, c’est à dire la Présence réelle) dans sa 60ème année depuis que la bête s’est introduite au plus haut niveau, tout simplement parce qu’il est obligé d’attendre ce seuil fatidique des 60 ans. Les 60 mois au 21 décembre semblent indiquer qu’il doit le faire avant cette date limite.

Si on étudie les 5 premiers jours de la création, on voit que Dieu crée la terre par étapes. Elle est au préalable enveloppée de ténèbres puis la lumière se fait. Nous aussi sommes dans les ténèbres spirituels jusqu’à ce que la lumière de Lucifer soit révélée.
Or dès 2012, quel fut l’acte majeur du gouvernement de François Hollande ? La loi sur le mariage homosexuel. Ceci est un signe majeur car une telle loi conduit à un changement radical de mentalité : le mode inversé des valeurs et donc des esprits atteint un niveau exceptionnel de dangerosité, à caractère irrévocable. Ceci rejoint les principes de l’initiation luciférienne et de la guerre contre l’esprit dont j’ai parlé dans des articles récents.
La France a une fois de plus donné le ton : le mariage homosexuel institutionnalisé s’est répandu dans de nombreux pays.
Depuis 5 ans, la présence luciférienne est de plus en plus visible, on peut même dire qu’elle ne se cache plus, qu’elle est palpable. La lumière de Lucifer dont parlent les textes d’Albert Pike et d’autres sataniques est bien présente aujourd’hui.

Dans le livre Apadno, Albert Pike indique que la victoire définitive de Satan sera acquise le 29 septembre 1999. En réalité à ce chiffre il fallait ajouter 18 ans.
Parce que 18 ans mènent au 29 septembre 2017, donc après les la première date indiquée par l’élite occulte (23 septembre).
Parce que 18 ans font 6+6+6 années.
Parce que 18 ans font 216 mois soit 6x6x6 mois.
Parce que septembre est le mois de la naissance, le 9ème mois, et que le 29 septembre est la saint Michel, l’ennemi héréditaire de Satan (c’est une date symbole, pas une date d’événement).
Parce que la signification du 216 nous a été révélé par un membre de la synagogue de Satan, Darren Aronofsky, dans le film Pi sorti en 1999 justement, où il indique que le nom de Dieu se révèle en 216 chiffres. En réalité il annonce qu’il faut attendre « 216 » (mois) avant que le peuple juif connaisse à nouveau l’Emmanuel. Ce même réalisateur sortira le film Noé en 2014. Tiens donc…

Noé est un bon moyen de transition avec la dernière partie de l’article.
Car si la Genèse crée le monde en 6 jours, le sixième étant celui de l’homme, celui-ci va connaître une profonde transformation avec le déluge.

On sait que les saisons apparaissent après le déluge : avant, il régnait une température chaude et humide d’un pôle à l’autre. De même, la terre créée initialement avec un continent unique, se séparera alors pour former celle que nous connaissons actuellement. La terre ne tournait pas penchée sur son axe ; le cataclysme que fut le déluge fit basculer l’axe de la terre, provoquant ainsi, notamment, l’apparition de saisons tranchées et un nouveau mode de vie.
Or de nos jours, l’axe de la terre a commencé à basculer ; le soleil ne se lève plus exactement à l’est comme il y a 8 ou 10 ans, la lune se balade d’un coin à l’autre du ciel à une vitesse anormale.

Il est donc probable que pour la transition entre le 5ème et le 6ème jour, c’est à dire la transition après les 5 ans, les occultistes attendent :
soit un événement à portée planétaire non maîtrisable par l’homme (mais pouvant être anticipé par certains – un peu le scénario du film 2012 le bien nommé) généré par un objet ou un phénomène probablement venant de l’espace ;
soit un événement qu’il déclencheront eux-mêmes, puisqu’il font le travail de Dieu.
Si nous suivons leur calendrier, et si nous ne nous trompons pas, cet événement, subi ou provoqué, devrait avoir lieu entre le 23 septembre et le 21 décembre 2017, avant l’expiration du délai fatidique car, les connaissant, et connaissant les impératifs de leur maître Satan, ils sont capables de tout faire exploser pour avoir raison.
Mais, à mon sens, il faut auparavant que l’Eglise ait transmis l’Emmanuel.

 

Conclusion

A l’expiration du délai de 5 ans, donc à partir du 23 septembre 2017, nous entrerons dans une période extrêmement dangereuse car il faut s’attendre au cataclysme ou à la série de cataclysmes que j’appelle l’équivalent-déluge (la finalité est la même : éradication de l’humanité à l’exception des élus, et apparition d’une nouvelle terre et d’un nouveau ciel), qui correspond pour nous à la chute de Babylone et à l’éradication des méchants. La synagogue de Satan s’attend exactement à la même chose, quitte à le provoquer elle-même car elle aussi aspire à un nouveau monde et à une nouvelle humanité. La même chose en mode inversé. Puisque le Ciel charge souvent le démon de châtier les hommes, il n’est pas exclu qu’il laisse les sataniques agir afin qu’ils s’autodétruisent, et la planète avec.
Une fois de plus, les bons comme les méchants convergent vers la même conclusion : le résultat final de la bataille de l’Armageddon est maintenant très proche.
En cette fête de la Nativité de la Sainte Vierge Marie, abritons-nous sous la protection de la nouvelle arche d’alliance du Ciel, celle qui nous protègera durant les châtiments. Et porte du Ciel.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : 5 ans pour refaire le monde

Illustration : la Santissima Bambina, ou Marie Enfant, en cette fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie, est l’antidote au plan de Satan : refuge des pécheurs, étoile de la mer, trésor d’amour du Ciel.

La guerre contre l’Esprit

Les hommes font généralement deux erreurs : ils appliquent souvent le mot guerre aux conflits conventionnels (guerres entre nations, ou à l’intérieur d’une nation : la guerre civile), et négligent une autre forme de guerre : la guerre psychologique, celle faite à l’esprit.
Ils font la même erreur concernant le mot persécution : celle-ci est souvent assimilée à des pressions d’ordre physique, voire sanglantes, en oubliant qu’il existe un autre type de persécution : celle de la pensée et de l’âme.

A la fin des temps, nous savons que le démon sera déchaîné ; nous savons aussi qu’il aura les moyens de ses ambitions, car il parviendra à la puissance absolue, celle de la bête décrite en Apocalypse 13 ; et nous savons enfin qu’il utilisera toutes les formes de guerres à sa disposition, y compris les guerres psychologiques et spirituelles.

Or c’est par ce biais-là qu’il remportera la partie. Quand tous les types de guerres auront été réunies sur une même durée (ses fameux cent ans) et concentrées sur le peuple de Dieu, les baptisés. Aux guerres conventionnelles entre nations, il ajoutera les guerres civiles, les persécutions religieuses visibles, les révolutions, les épidémies, les famines, et bien entendu les guerres psychologiques et spirituelles les plus abouties. A l’échelon mondial, nous avons là toute l’histoire du XXème siècle. Nous allons nous concentrer aujourd’hui sur la guerre contre l’esprit, la plus terrible car la moins visible en apparence mais la plus dangereuse de toutes.

Dans le Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume explique cette nécessité pour Satan de contrôler l’âme car « le corps est sous la puissance de l’âme » ; par conséquent Satan va exiger le sacrifice de l’âme :
« Dépouiller l’âme de sa beauté native en la dépouillant de sa sainteté, c’est à dire effacer en elle jusqu’aux derniers vestiges de ressemblance avec Dieu, afin qu’au sortir de la vie elle devienne la victime éternelle de son corrupteur : tel est le but du roi de la cité du mal ».

Il convient d’abord de préciser qu’il s’agit de deux guerres distinctes  qui au final n’en font qu’une :
1) La guerre contre l’esprit, c’est à dire contre la pensée, afin d’influencer ou de modifier ce que nous avons dans la tête. Il s’agit ici de s’attaquer à la dimension intellectuelle de l’homme.
2) La guerre contre le Saint-Esprit : nous sommes des êtres reliés à Dieu par le baptême et l’état de grâce, qui transforme les hommes (appelés dorénavant enfants de Dieu, une fois baptisés) en « temples du Saint-Esprit » selon la formulation de saint Paul. Il s’agira ici de supprimer ce lien en s’attaquant à la dimension spirituelle de l’homme, à son âme.

La clé de compréhension de cette guerre nous été donnée par saint Paul en Galates 5 : vivre selon la chair ou vivre selon l’esprit.

Il faut savoir que ces deux notions ne s’invalident pas l’une et l’autre : vivre selon la chair n’exclut pas une vie spirituelle, et vivre selon l’esprit n’interdit pas de satisfaire aux besoins de la chair. Non, c’est une question de priorité : est-ce que je me laisse conduire par une vie dominée par la chair ou bien est-ce que ma vie est dominée par le Saint-Esprit ? Il ne s’agit pas là de distinguer ceux qui ont une pratique religieuse des autres, mais bien d’un état d’esprit, d’un choix de vie mais aussi de mentalité.
Ce qui rejoint l’avertissement donné par Jésus-Christ :  » Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28).

C’est pourquoi la guerre contre l’esprit est double : si on arrive à faire changer de mentalité les hommes, d’inverser leur état d’esprit, on influe alors sur leur cerveau (ce qu’ils pensent) et du même coup on les éloignera de la vie spirituelle qui procure le salut de l’âme.
Car la vie selon la chair tue l’âme.
Dit autrement, si l’homme donne la préférence à la vie selon la chair, c’est à dire à la jouissance des biens matériels, au bien-être physique et psychique, et à la vie temporelle d’une façon générale, son âme courra un grave danger car petit à petit son esprit s’habituera à cette inversion des priorités, même s’il a conservé la foi et la pratique religieuse ! A ces personnes, Jésus a déclaré « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi » (Matthieu 15:8)

Voilà la guerre suprême contre l’humanité : l’amener à vivre selon la chair en corps, en âme et en esprit. C’est terriblement vicieux car incolore, inodore et presque invisible car il s’agit de l’accoutumance à un état d’esprit et à un mode de vie qui deviennent insidieusement indispensables et même allant de soi. C’est pourquoi, je le répète, on peut vivre selon la chair tout en ayant toujours la foi, et néanmoins se damner.

Saint Paul est très clair sur le sujet : nous devons choisir entre les deux :
« Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez pas les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. Ils sont opposés l’un à l’autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez. Mais si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes plus sous la Loi. »
Vous n’êtes plus sous la loi sous-entend : vous n’êtes plus sous la loi du monde. Dans un autre texte, saint Paul rappelle que nous devons nous méfier « de la chair, du monde et de Satan » : les trois sont intimement liés.

 

Cette guerre commence dès l’origine

La guerre contre l’esprit prend sa source au jardin d’Eden. Le choix d’Adam et Eve est en réalité celui qui s’offre à l’homme depuis toujours. Au début, le premier homme est en relation directe avec le Seigneur, sur la terre ; c’est l’Esprit qui guide ses pensées et ses actes. A ce moment-là, toute la création vit en harmonie : Dieu, les hommes, les animaux, parce que tout le monde vit selon l’Esprit. La vie selon la chair est alors secondaire, c’est pourquoi il vit nu sans que cela ne le gène.

Il y a deux arbres au milieu du jardin d’Eden : l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 2:9). Ces deux arbres représentent les deux vies : celui qui vit selon l’Esprit aura la vie éternelle, il est attaché à l’arbre de vie. Par contre, celui qui vit selon la chair a besoin de savoir distinguer entre le bien et le mal, il a besoin d’acquérir les connaissances qui lui donneront le discernement pour éviter la mort éternelle. Voilà pourquoi Dieu interdit d’en manger le fruit : il déconseille à l’homme de choisir de vivre selon la chair car ce mode de vie conduit à la mort éternelle.

Quand on vit selon l’Esprit la vie en Dieu est assurée ; non pas que le mal n’existe pas, car le serpent était déjà présent dans le jardin d’Eden, mais il n’a aucune prise sur l’homme. Par contre, si l’homme choisit de manger du fruit défendu, c’est à dire d’acquérir l’intelligence qui lui permet de distinguer entre le bien et le mal, le mal apparaît dans sa vie, il entre dans le cercle vicieux de la vie selon la chair. D’ailleurs la première conséquence de cette chute est qu’ils se rendirent compte qu’ils étaient nus (Genèse 2:7) : ils découvrent la chair et ses conséquences : devoir travailler à la sueur de son front, enfanter dans la douleur, et posséder dorénavant un corps mortel. Mais l’homme découvre aussi un fait nouveau, un point essentiel : désormais son âme, qui est immortelle, peut cependant perdre la vie : elle peut se destiner soit à la vie éternelle, soit à la mort éternelle.
En mangeant du fruit défendu, l’homme a exercé son libre arbitre, mais ouvert aussi la boîte de Pandore : le mal et le malin ont pouvoir sur lui, il n’est plus guidé uniquement par l’Esprit.

C’est même pire car le Seigneur décide alors de lui interdire de vivre à nouveau totalement selon l’Esprit : lorsque Dieu les chasse du jardin d’Eden, il précise  » ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement. » (Genèse 3:22)
Ce qui veut dire qu’à partir du péché originel, il n’y aura plus la possibilité pour l’homme de revenir au statut précédent, où il vivait entièrement selon l’Esprit (l’arbre de vie).

On peut donner un autre nom à la vie selon l’Esprit : la vie spirituelle. La vraie, celle où l’homme est habité par l’Esprit-Saint.
Durant 4000 ans, l’homme va devoir vivre avec cette dualité, hésitant constamment entre la chair et l’esprit. C’est pourquoi cette dualité est visible immédiatement, dès les deux premiers fils engendrés: l’un vit selon la chair (Caïn), l’autre selon l’Esprit (Abel) : il y a antagonisme total qui mène à la mort.
En effet, revenons à l’explication donnée par saint Paul :
« On sait bien à quelles actions mène la chair: débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, meurtres, colère, envie, divisions, sectarismes, rivalités, orgies et beuveries et tous les excès du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. »
Cette vie selon la chair n’exclut pas, on l’a vu, de rendre un culte à Dieu : mais celui-ci est-il véritablement sincère ? L’histoire de Caïn est précieuse : ses hommages ne sont pas agréés par le Seigneur. Et pourtant Caïn ne se trompe pas de dieu, de faux dieux (polythéisme) n’avaient pas encore été inventés, et l’enseignement d’Adam sur le culte divin avait forcément dû être clair.

Il est donc essentiel de savoir quels sont les fruits de la vie selon l’Esprit :
« Le fruit de l’Esprit, au contraire, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n’y a pas de loi. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l’esprit, marchons aussi par l’esprit. »
(Galates 5, 16-25)

De tout temps, Dieu a donc laissé aux hommes la possibilité de vivre selon la chair ou l’esprit, formant deux communautés en quelque sorte : celle des Abel puis Seth d’un côté, celle des Caïns de l’autre. L’Ancien Testament va exprimer cette ambivalence d’une façon imagée que nous avons d’ailleurs conservée: ceux qui vivent selon l’Esprit sont « les enfants de Dieu » et ceux qui vivent selon la chair, « les enfants des hommes« .

Le problème survient quand les premiers sont séduits par les seconds, c’est à dire quand la vie selon la chair devient prépondérante chez les justes. Ce phénomène déclencha le déluge, entraînant alors l’extermination totale de tous les êtres vivants, à l’exception de « seulement » 8 justes qui subsistèrent, et d’un couple de chaque espèce d’animaux : les occupants de l’arche.
En effet, le texte explique que les « fils de dieu s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles ; ils prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées. » (Genèse 6:2). En d’autres termes, ceux qui vivaient selon l’Esprit ont épousé les idées de ceux qui vivaient selon la chair, ils se sont mis à vivre comme eux et à se mélanger à eux, causant leur perte (la mort de l’âme). D’où la réaction de Dieu au verset suivant : « l’homme s’égare, il n’est qu’un être de chair, sa vie ne durera que 120 ans. » Il n’est qu’un être de chair : c’est terrible pour Dieu de reconnaître que ses enfants quittent petit à petit la vie selon l’Esprit pour donner la priorité à la vie selon la chair.

Autre renseignement important : le signal, l’avertissement pourrait-on dire, est donné 120 ans avant l’exécution de la sentence : « Dieu dit à Noé : Je l’ai décidé, c’est la fin de tout être de chair » (Genèse 6:13). Le temps de la construction de l’arche.
Curieusement nous vivons une situation analogue : les enfants de Dieu ont épousé les idées de leur temps, les ont trouvées belles et séduisantes, et se damnent allègrement tout en inventant une nouvelle miséricorde divine qui présente l’avantage d’absoudre des péchés qu’ils veulent pouvoir continuer à commettre en toute impunité. En substance, cette miséricorde nous dit : « vous pouvez continuer à pécher, je vous absous ». Seulement un tel concept n’est pas divin mais satanique. Jésus absous nos péchés mais ajoute « Va et ne pèche plus« .

 

Jésus-Christ rétablit la vie spirituelle dans sa totalité

Mais il y a eu entre-temps un fait majeur : la venue sur terre de Jésus-Christ.
Celui-ci est venu annoncer le Royaume tout au long de sa prédication, il envoie ses disciples « proclamer que le royaume des cieux est tout proche » (Matthieu 10:7). Pourquoi dit-il alors à Pilate que son royaume n’est pas de ce monde ? Y aurait-il contradiction ?
Pas du tout : Jésus est venu rétablir le royaume spirituel que nous avions perdu lors du péché originel. Il est venu redonner le fruit de l’arbre de vie qui nous avait été retiré en quittant le jardin d’Eden. Car ce fruit, c’est l’Esprit-Saint. Comment s’obtient l’Esprit-Saint ? Par le baptême et la grâce sanctifiante obtenue par les sacrements, et avant tout par le sacrement de Pénitence (confession) et d’Eucharistie. Par conséquent, seule l’Eglise catholique est dépositaire de ce fruit de l’arbre de vie, seuls les sacrements de l’Eglise catholique, à commencer par le pain de vie de la consécration, peuvent nous procurer le Saint-Esprit, et donc le retour à une pleine et entière vie selon l’Esprit.
C’est pourquoi on continue à appeler les baptisés « les enfants de Dieu » : les autres restent les enfants des hommes, ils n’ont pas part au banquet final (la vie éternelle). C’est pourquoi aussi l’Eglise catholique a obligation de porter la bonne nouvelle à toutes les nations et à tous les peuples et de les convertir, c’est sa mission spirituelle. D’où l’expression « hors de l’Eglise point de salut« , formule choc qui résume la mission que Dieu a donnée à son église.

Le royaume de Dieu est donc bien sur terre, mais il n’est pas de ce monde, car ce monde vit selon la chair. Jésus lui-même appelle Satan le prince de ce monde. Et Jésus est venu créer son Eglise, le royaume spirituel qui nous faisait défaut depuis Adam et Eve, dont le but est de nous rendre l’Esprit-Saint : il est venu rétablir la pleine et entière dimension spirituelle de l’homme.
Evidemment, un monde qui vivait selon la chair ne pouvait supporter le rétablissement du royaume spirituel, le duel Caïn contre Abel a repris.

Mais attention, les enfants de Dieu peuvent vivre comme les enfants des hommes et acquérir leurs idées. C’est exactement ce qui s’est passé, il y a environ 120 ans aussi, et on retrouve ici la véritable nature de la terrible guerre contre l’esprit menée contre le peuple de Dieu.

Cette guerre fut redoutablement intelligente car elle repose sur deux piliers dont les effets sont dévastateurs à long terme, sur le monde physique comme sur les esprits, mais remarquablement séduisantes à leurs débuts.
Ces deux piliers sont :
– la création d’une nouvelle religion via la propagation de l’idéologie socialo-communiste
– l’avènement de la « béatitude matérielle »

 

Le communisme est bien plus qu’une idéologie : une religion

La terrible intelligence du communisme fut de masquer sa principale caractéristique : être une nouvelle religion. La plupart des gens y ont vu un système politique (basé sur la démocratie) et économique (basé sur le collectivisme), donc une nouvelle idéologie, rares sont ceux qui ont compris que c’était une religion. La religion de la laïcité d’état et du matérialisme athée. Et pourtant, l’essentiel était là.

Le communisme a deux facettes, qui sont successives :
La prise du pouvoir par la force (la révolution, donc une guerre civile) afin d’abattre des élites présentées comme corrompues et de donner le pouvoir au peuple en instaurant la démocratie et ses corollaires : république, droits de l’homme, laïcité d’état : c’est le communisme proprement dit.
– Puis son maintien au pouvoir et la propagation de ses idées tantôt par la force, tantôt par la propagande : c’est le socialisme.
Deux facettes d’un même système que le pape Pie XI qualifiera d’intrinsèquement pervers parce qu’il ne se limite pas à prendre le pouvoir : il s’installe durablement, mue sa force brutale en autorité établie, et surtout s’empare des esprits par la diffusion à haute dose de son matérialisme athée, qui est autant une philosophie de vie et de pensée qu’une religion.
Il contient une double notion d’éradication du système précédent, et de remplacement. Mais cette notion de remplacement est totale : politique, économique, moral, culturel, institutionnel ET religieux.
Pour résumer, le communisme est la prise du pouvoir par la force, le socialisme la prise du pouvoir par la ruse ; les deux installent dans les pays et dans les esprits, donc les têtes, une même idéologie qui est en réalité une religion.
Dans les deux cas, la synagogue de Satan est aux commandes, c’est pourquoi les mouvements communistes sont les seuls où les juifs ont agi à découvert (et non plus via des intermédiaires), dirigeant eux-mêmes la plupart des mouvements révolutionnaires du début du XXème siècle.
C’est pourquoi aussi la Très Sainte Vierge Marie a pris soin d’apparaître à Fatima entre les deux révolutions russes, d’origine juive toutes les deux (Kerensky comme Lénine étaient juifs), et surtout juste avant la révolution bolchevique, afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le sujet, puisque la « Russie répandra ses erreurs » est un des messages centraux de Fatima.
De plus, afin de pouvoir faire le lien entre Fatima, ces événements politiques et le peuple juif, la révolution bolchevique s’est enclenchée quelques jours après la déclaration Balfour, qui était le feu vert de l’Occident à la création de l’état juif, donc la reconnaissance officielle du sionisme en tant que messianisme politique.

Ces liens sont connus et expliqués par les juifs eux-mêmes ; dans son ouvrage « Le siècle juif » (2009), Yuri Slezkine explique que « le communisme n’était pas exclusivement ou même de façon prédominante une religion juive, mais, entre les religions juives de la première moitié du XXè siècle, il était de loin la plus importante« , et précise que « le libéralisme, au contraire du nationalisme et du communisme, n’était pas une religion et ne pouvait offrir une théorie du mal ou une promesse d’immortalité. » Nous ne sommes donc pas les seuls à analyser le communisme en tant que religion, et à le relier au sionisme comme la Vierge de Fatima. D’ailleurs Slezkine poursuit : « Sionisme et bolchevisme avaient en commun une promesse messianique de rédemption collective imminente et de transfiguration collective plus ou moins miraculeuse. »
Rappelons à toutes fins utiles que ces trois événements -Fatima, Balfour, révolution bolchevique- ont tous les trois eu lieu il y a cent ans, dans un mouchoir de poche : 26 jours à peine les séparent.

Andréi Makine, écrivain d’origine russe entré l’année dernière à l’Académie française, perçut aussi cet acharnement religieux du communisme : dans son ouvrage le Testament français, il écrit, parlant de son enfance russe : « J’avais grandi dans la lumière démystificatrice d’un athéisme militant et presque religieux par son inlassable croisade contre Dieu. »

J’ai choisi volontairement deux auteurs qui ne sont pas chrétiens pour bien montrer que de l’intérieur, cette notion de religion est bien réelle.
Le plus terrible est que personne, ou presque n’en a conscience, y compris chez les catholiques, ce qui veut dire qu’il n’y a quasiment pas de résistance intellectuelle parce que les gens n’ont pas conscience du grand remplacement spirituel que cela implique. C’est à dire qu’au début du siècle et avec l’avènement d’un socialo-communisme vainqueur qui se diffuse petit à petit dans les nations, par la force ou la ruse, une nouvelle spiritualité voit le jour sans que personne ne s’y oppose.

Parce que pour la première fois, nous allons assister à l’avènement d’une ère matérialiste autant dans la pensée que dans ses actes. C’est à dire que Satan s’est donné les moyens de ses ambitions.
Avant de conquérir le monde par le socialo-communisme, il a bien pris soin de s’assurer que les éléments qui lui permettraient d’asseoir concomitamment son pouvoir soient bien présents : l’électricité, l’automobile, l’aviation, l’exploitation des énergies fossiles, la science et la médecine moderne en sont à leurs débuts, mais sont les germes du pouvoir matérialiste. Satan attendait le feu vert (les 100 ans : 1917-2017) pour exploiter tout leur potentiel.

Il y a donc un rapprochement essentiel à effectuer : l’essor du communiste et surtout de sa mentalité matérialiste et athée n’aurait pas pu avoir autant de succès si parallèlement il n’y avait pas eu le progrès technique fulgurant qu’on a connu. Les socialistes se disent d’ailleurs les forces du progrès : c’est tout à fait exact, car sans l’extraordinaire progrès scientifique et technique qui a accompagné la progression de la mentalité socialiste, la religion du matérialisme athée n’aurait pas pu voir le jour.
Car en même temps va être proposé aux hommes par la force (révolution) ou la ruse (démocratie) le système politique, économique et culturel qui va avec, et surtout l’idéologie religieuse qui va avec et surtout l’état d’esprit (le système de pensée) qui va avec.
L’être humain est pris dans un étau dont il ne peut d’autant pas se défaire qu’il n’a pas pris conscience de la simultanéité, du parallélisme et surtout de la nature de l’attaque.

Car finalement, qui est contre le progrès ? Qui refuserait de voir ses conditions de vie s’améliorer, la vie humaine s’allonger, les maladies et leurs cortèges de souffrances mieux soignées, la prospérité s’étendre au plus grand nombre, la pauvreté reculer, les voyages se multiplier, les communications s’amplifier, les conditions de travail progresser… ? La liste est sans fin.

Nous disions tout à l’heure que Satan saurait séduire les hommes comme il ne l’avait jamais fait auparavant, et que pourtant ces séductions porteraient les germe de leur mort.
En effet, les dénonciateurs du communisme s’opposaient principalement à ses aspects politiques ou économiques, ou à son athéisme, mais pas au progrès scientifique et technique qui pourtant se développait de pair, alors que celui-ci présentait les mêmes caractéristiques idéologiques : le matérialisme athée, la foi en l’homme et dans ses capacités.

Après les droits de l’homme, voici le pouvoir de l’homme.
On aurait pu à l’époque faire le lien entre les deux idéologies et s’apercevoir que les deux sortaient du même laboratoire : celui de Satan tout puissant, entré dans « son » siècle.
Si vous mettez le doigt dans l’engrenage, vous êtes mort à terme, même si vous êtes chrétien -surtout si vous êtes chrétien. Car apparaît alors un dilemme qui n’existait pas auparavant : soit je choisis le progrès matériel et je suis soumis moi aussi à son système de pensée et à ses règles politiques, économiques et culturelles, soit je le refuse et je perds une occasion unique d’améliorer considérablement ma vie matérielle.
En un mot, on est revenus à nouveau au péché originel : dois-je vivre selon la chair ou selon l’esprit ? On est revenus au temps du déluge, où les idées des hommes et du monde sont tellement séduisantes que je ne puis m’y soustraire.

Seulement accepter le progrès matériel a un coût pharamineux : perdre son esprit et son âme. C’est la guerre contre l’esprit à l’état pur. On a vu tout à l’heure que cette guerre avait deux aspects :
– s’attaquer à ce que l’on a dans la tête, c’est à dire à notre mode et à notre système de pensée ; or la pensée matérialiste et le mode de vie matérialiste remplacent dans nos cerveaux la pensée et la vie selon l’Esprit. C’est donc beaucoup plus grave qu’en apparence, et surtout plus insidieux puisque les deux semblent ne pas se contredire. Nous y reviendrons.
– et puis s’attaquer à la vie spirituelle : l’esprit ne peut pas à la fois être accaparé par la vie matérielle et la vie spirituelle, l’un aura forcément le pas sur l’autre. Un autre « esprit » remplacera alors le Saint-Esprit. L’esprit du monde.

Mgr Gaume explique cela très bien :
« La partie du corps la plus universellement et la plus profondément déformée, c’est le cerveau. Le cerveau est le principal instrument de l’âme ; l’altérer, c’est altérer tout homme. Or cette déformation a pour résultat d’entraver le développement des facultés intellectuelles, de favoriser les passions brutales et de dégrader l’homme au niveau de la bête. »

Il y a donc bien eu un système de pensée qui s’est progressivement infiltré dans les esprits des populations de nos nations chrétiennes, un système de pensée pernicieux parce que basé sur la primauté de la prospérité matérielle. Un système de pensée qui donne la priorité à l’homme et à ses capacités techniques. Un système de pensée qui modifie nos cerveaux et les rends compatibles avec le monde. Un système de pensée qui efface l’implication du surnaturel dans nos vies.
Nous croyons dans un Dieu vivant ; un Dieu vivant n’est pas un Dieu abstrait mais impliqué dans la vie des hommes, à chaque instant.
Nous croyons en un monde visible et invisible.
Nous croyons que l’invisible est du domaine du surnaturel, qu’il préside à la vie humaine, en règle les moindres détails, et qu’il guide les hommes dans leurs pensées et leurs actes, en bien comme en mal.

La foi matérialiste n’est pas compatible avec la foi chrétienne, surtout si elle tend à prendre une place prépondérante. Voilà l’explication du concile Vatican II : le dilemme entre vivre selon la chair et vivre selon l’Esprit a pris des proportions tellement considérables que la vie devenait insupportable pour les catholiques, parce que, je ne le répèterai jamais assez, le progrès moderne s’accompagne d’un changement de mentalité qui implique une refonte de la spiritualité.
Donc les catholiques ont cherché, de bonne foi, à rendre compatible leur religion avec cette société du progrès, en espérant vivre la béatitude matérielle promise par Satan sans perdre leur âme. Voilà l’enjeu en réalité. Seulement les deux ne sont pas compatibles, et le piège tendu a fonctionné : vous commencez par y mettre la main, puis le bras y passe, puis tout le corps et enfin la tête.
La plupart à l’époque étaient de bonne foi ; ils voyaient bien que les deux mentalités s’opposaient et que plus le monde avançait, plus le fossé se creusait. Mais comme le communisme et le matérialisme n’étaient pas perçus comme une religion, le danger n’a pas été estimé à sa juste valeur.
L’Eglise catholique pouvait donner un coup d’arrêt à cette folie, elle pouvait stopper le progrès technique si elle s’y était opposée, rendant au monde un service considérable.
Elle a préféré composer avec ce monde, acceptant les conséquences : l’apostasie, puis le basculement dans la religion de l’homme, compatible avec le matérialisme, pour s’y fondre totalement aujourd’hui.
Elle ne s’en cache pas ; en rédigeant mon article, je tombe sur le compte-rendu du discours du pape François donné ce 24 août, expliquant que la réforme liturgique du concile était toujours en application parce que «il ne suffit pas de changer les livres liturgiques pour changer la mentalité» ; l’ennemi lui-même ne cache pas que son objectif final est bien un changement de mentalité.

 

La béatitude matérielle

Jésus-Christ a promis aux hommes une béatitude spirituelle. Son royaume est celui du Saint-Esprit dans le cœur des hommes, réunis dans son Eglise : ses enfants, ses témoins, ses disciples, qui recevront en retour de leur fidélité et de leur persévérance la vie éternelle.
C’est pourquoi lors du sermon sur la montagne, il promet ses béatitudes aux pauvres de cœur, aux doux, aux assoiffés, aux miséricordieux, aux cœurs purs, aux artisans de paix, à ceux qui sont persécutés à cause de Son nom ; parce que, nous prévient-il, le monde dominé par la chair, fera une guerre sans merci à ceux conduits par l’Esprit : « réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, votre récompense sera grande dans les cieux ».
La béatitude spirituelle mène à la vie éternelle mais elle n’est pas compatible avec une terre dominée par Satan. Le concile de Trente a résumé cet aspect, nous dit Mgr Gaume, par une formule simple : « La vie chrétienne est une pénitence continuelle. »

L’extraordinaire force du démon va être de substituer à cette béatitude spirituelle une béatitude matérielle.
De faire une offre aux hommes qu’ils ne peuvent pas refuser.

En alternant son idéologie matérialiste et son progrès matériel avec de terribles massacres (les deux guerres mondiales) Satan a fait passer en substance le message suivant :

Tant que vous serez soumis à la loi de Dieu vous aurez des guerres, des famines, des épidémies, des révoltes, des catastrophes naturelles. C’est moi qui les provoque parce que tant que l’Eglise subsistera, je vous ferai toujours la guerre sous de multiples formes.
Par contre, si vous abandonnez votre Dieu, je vous promets en retour la paix et la félicité matérielle.
Vous avez un Dieu de souffrances, je vous propose un monde de jouissance.
Vous étiez entravés par la loi naturelle ? Je vais vous donner les clés pour vous y soustraire : vous allez pouvoir profiter des plaisirs de la chair comme jamais vous n’aviez pu auparavant. Vous appellerez cela la libération sexuelle.
Votre Dieu soumettait votre corps à de dures lois ? Il vous avait soumis à l’enfantement dans la douleur ?Je vais vous donner la connaissance qui vous permettra d’éradiquer les maladies, de supprimer la douleur, d’enfanter quand vous voulez et sans souffrir.
Vous viviez sous la menace constante de la famine parce que vos récoltes étaient soumises aux rigueurs du climat ? Je vais vous donner la plus extraordinaire abondance jamais vue jusqu’à présent, et supprimer toute pénurie.
Vous étiez soumis aux lois de la création ? Je vais vous permettre de créer par vous même en vous donnant accès aux codes de la vie : végétale, animale et humaine, non seulement vous créerez vos propres ADN mais vous ferez même mieux que votre Créateur (c’est l’ambition affichée des OGM et du transhumanisme).
Vous aviez du mal à trouver de l’argent pour financer vos ambitions ? Je vais créer le système financier le plus extraordinaire qui n’ait jamais existé, celui qui créée de l’argent ex nihilo, en quantité illimitée ; je vais vous donner ce que tout l’or du monde n’avait jamais pu faire : la plus incroyable prospérité jamais vue, le pouvoir de l’argent, un argent virtuel qui pourtant permet d’acheter tout ce qui est matériel. Je vais faire de l’argent une fin et non plus un moyen, la base tout votre bonheur.
Votre Dieu vous avait limités dans l’espace et le temps ? Je vais vous donner des ailes (l’aviation), je vais vous donner la possibilité de vous déplacer où vous voulez, quand vous voulez (l’automobile) ; cette possibilité sera offerte à tous ; vous irez même dans l’espace. Vous communiquerez d’un bout à l’autre de la terre avec une facilité déconcertante.
Votre Dieu vous a soumis à un dur régime de travail, gagner sa vie à la sueur de son front ? Avec moi le travail deviendra facile ; moins vous travaillerez et plus vous gagnerez ; des machines vous remplaceront ou vous seconderont pour tous les travaux difficiles. Mais surtout avec moi les loisirs deviendront réalité : je serai le roi des loisirs, du sport, de la détente, des vacances, du repos, des jeux, du divertissement. Avec moi s’ouvre l’ère des loisirs faciles, en quantité infinie et permanente ; fini la dure vie de labeur.
Vous meniez une vie rude, rudimentaire, au  confort relatif ? Mes inventions vous procureront le confort matériel dont vous n’aviez jamais pu rêver. Les délices de Capoue seront permanents, accessibles à tous, et plus on avancera dans le temps, et plus les inventions s’amélioreront. Une vie de délices qui ne s’arrête jamais. Tout ce que vous voudrez, vous l’aurez. Vous pourrez satisfaire vos moindres désirs, immédiatement. Le monde n’aura plus de frontières, tout sera disponible. On exploitera les ressources naturelles pour que vous puissiez jouir de ce confort matériel à votre aise : l’énergie (électricité, pétrole, gaz…) sera disponible partout et pour tous, jusqu’à l’internet haut débit bien entendu.
Vous viviez dans l’insécurité, la société ne s’occupait pas bien de vous ? Je vais créer l’Etat-Providence, c’est bien plus sérieux qu’une providence divine aléatoire et incertaine. La mienne s’occupera de tout, elle vous garantira police, justice, contre les dangers extérieurs et intérieurs y compris contre vous-même. Elle prendra en charge les aléas de la vie (perte d’un emploi, pauvreté…) et surtout couvrira vos dépense de santé, car avec moi on ne doit pas souffrir ! Et puis je créerai des sociétés d’assurances qui vous garantiront tous vos avoirs, afin que vous ne perdiez pas une miette de tous vos acquis de ce cher matérialisme dont vous ne pouvez plus vous passer.
Vous étiez analphabètes, l’accès à la connaissance était limitée ? Je vais créer l’école pour tous. Elle sera gratuite. Elle vous enseignera tout ce que vous devez savoir pour devenir et rester les bons petits matérialistes, mondialistes, socialistes et athées que vous devez être, car elle vous enseignera le vrai et seul bonheur : celui de libérer les hommes du joug de ce Dieu qui vous a procuré tant de maux et ne vous promet que des souffrances.
J’en oublie probablement…

En un mot, nous avons goûté à la béatitude matérielle et cette drogue est si puissante et si agréable que personne, je dis bien personne, n’a vraiment envie de la remettre en cause.
Ceux qui espèrent le retour du Christ ou le retour du grand monarque n’imaginent pas cette période exemptée du confort de vie actuel , ils raisonnent avec l’esprit du monde.
Car, faut-il le répéter, l’idolâtrie du matérialisme s’accompagne d’un changement de mentalité, qui atteint le cerveau et influe sur l’âme. Celle-ci n’est plus en mesure d’atteindre une vie spirituelle digne de ce nom car l’esprit matérialiste qui l’encombre en a bouché toutes les entrées.
Bref Satan a réussi le tour de force d’empêcher la plupart des hommes à vivre selon l’Esprit.

En effet, la béatitude matérielle est peut-être bien agréable, mais elle mène tout droit en enfer, chrétien ou pas. Je vais avancer ici trois raisons, il y en a bien entendu beaucoup d’autres :

1) L’abolition du surnaturel
Un des pièges de la vie matérialiste acceptée dans l’Eglise est l’abolition de l’élément surnaturel dans la vie chrétienne. D’où la perte du sens du sacré dans l’Eglise d’aujourd’hui, via la nouvelle messe mais aussi via une attitude générale. L’indifférence vis à vis du Saint Sacrement dans le tabernacle ou la communion dans la main sont les exemples visibles d’un changement de mentalité, influencé par la pensée matérialiste. On ne nie pas Dieu bien sûr, mais on fait comme s’il n’était pas là : il est devenu abstrait, lointain, ésotérique. Ou alors l’inverse : c’est le Dieu copain, l’ami, le frère. De ses deux natures, humaine et divine, c’est la nature humaine qui est prépondérante. Qui croit encore en la Providence ? Qui croit encore que les anges, les saints, la Sainte Vierge et bien sûr aussi les mauvais anges, interviennent en permanence dans notre vie de tous les jours et influencent nos pensées et nos actes ? Qui se laisse guider d’abord par le Saint-Esprit et règle sa vie sur la Providence? Qui cherche d’abord à suivre la volonté de Dieu, à appliquer dans sa vie de tous les jours la maxime « Dieu premier servi » ? Interrogez les catholiques : leurs priorités seront leur travail, leur maison, leurs enfants, leur couple, leur santé, leurs vacances… et après, leur âme. Leurs préoccupations seront d’abord matérialistes car nous avons tous acquis la mentalité matérialiste de la bête, et celle-ci préside à toutes nos actions. Même nos prières : combien sont-elles orientées vers la satisfaction d’un besoin matériel ?
Quand vivons-nous selon l’Esprit ? Après avoir satisfait nos besoins matériels. Et pourtant la recherche de la paix de l’âme et de la vie éternelle doivent être nos moteurs principaux. Pour cela la doctrine catholique est claire : il faut se détacher des biens matériels, et non pas les rechercher.
Notre moteur ne doit donc pas être en premier la satisfaction des besoins matériels mais la satisfaction des besoins spirituels : nourrir son âme avant de nourrir son corps. Cet état d’esprit est aux antipodes de la mentalité actuelle, y compris de la très grande majorité des catholiques, parce que le monde, sa mentalité et ses règles, sont devenues incontournables pour le plus grand nombre. Et le confort matériel indispensable.

2) La prééminence de la chair sur l’Esprit
Il faut l’admettre, il s’est emparé des hommes une véritable frénésie dans l’idolâtrie du matériel et des capacités humaines. Mais les hommes se rendent-ils compte que cette suprématie de la chair sur l’Esprit revient à adorer indirectement le diable, du moins le monde qu’il propose, via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la vie matérielle. Je le répète, le chrétien aujourd’hui s’efforce de rendre compatible les deux alors que c’est impossible, saint Paul a été très clair là dessus : la chair s’oppose à l’Esprit. La plupart de nos contemporains ne comprennent pas que cette idolâtrie du matérialisme remplace toute vie spirituelle. Ou la fausse. En fait on place son bonheur dans la vie matérielle. Ses prières aussi. Et on prie comme on vit : il n’ya qu’à voir les JMJ qui sont la nouvelle forme de prière collective, plus proche du divertissement que de l’hommage au Seigneur : on prie avec son corps mais pas vraiment avec son âme.
L’organisation de la société est aussi un piège grandeur nature car elle vit totalement selon la chair, elle nous accapare dans un mode de vie et de pensée où le spirituel est complètement absent, et où la mentalité chrétienne est remplacée par une mentalité païenne et laïque qui à la longue nous influence. Je ne sais pas si les gens perçoivent bien l’ampleur du « remplacement » : au travail, dans la vie civile, dans les institutions, dans les médias, sur nos smartphones, et même dans le foyer familial, Dieu est remplacé en permanence par des préoccupations matérielles. Dans ce contexte, qui préside réellement à nos destinées ? Satan ou le Saint-Esprit ? D’où le cri de l’Apocalypse : sortez de Babylone mon peuple, c’est à dire refusez cette pensée et cette vie matérialiste tueuse d’âmes.

3) L’abolition du péché collectif
Mais finalement, pourquoi devrait-on refuser absolument toute amélioration technique ? En quoi celles-ci mèneraient-elles forcément à perdre la vie éternelle ? Les lecteurs l’ont compris, je ne cherche pas ici à trier entre ce qui est bon ou mauvais dans le progrès technique, mais à démontrer que celui que nous avons vécu ce dernier siècle est anormal dans sa forme, dans sa nature et dans ses proportions, et surtout qu’il s’accompagne d’une nouvelle mentalité, la pensée matérialiste, qui est le point-clé.
En effet grâce à ses avancées techniques et scientifiques, l’homme ne place plus sa confiance en Dieu mais en lui-même. Il est parvenu à un degré de connaissance où il peut d’affranchir de Dieu, il peut l’ignorer totalement. De même la société place sa confiance en l’Etat-Providence, sorte de Messie sauveur, qui a pris la place de la Providence divine.
Si demain un virus apparaissait créant une épidémie mortelle, vers qui se tournera-t-on naturellement ? Vers l’Etat, vers la communauté scientifique et médicale, vers les grandes firmes pharmaceutiques. Personne, y compris chez les catholiques, n’irait sérieusement se tourner vers Dieu pour obtenir la résolution de l’épidémie. Pourtant, il y a encore un peu plus d’un siècle, c’est ce que nous faisions. Cette pratique n’avait pas varié depuis l’Ancien Testament rappelle Mgr Gaume, où « s’il surgit, en quelque matière que ce soit, une difficulté sérieuse, c’est au Seigneur qu’on demande la solution. » (ceci ne s’appliquait donc pas uniquement aux épidémies).
Il y a là une fois de plus un changement de paradigme, d’état d’esprit, de mentalité. Oui mais c’est essentiel. Car au temps béni où nous n’avions pas les qualifications scientifiques suffisantes pour résorber une épidémie par nous-mêmes, nous prenions alors conscience de la présence du Ciel dans nos vies, de ce fameux Dieu vivant qui tantôt punit son peuple quand il est infidèle, et tantôt le récompense en le comblant de grâces. Tout simplement parce que dans le monde d’alors, la proportion de gens vivant selon l’Esprit était encore prépondérante. L’esprit moderne trouvera puéril de résorber une épidémie par des prières publiques et des processions ; il néglige en fait un point essentiel : il y avait alors la prise de conscience collective d’un péché collectif. La foi qui dirigeait alors le monde permettait de déduire que cette épidémie était une réponse méritée du Ciel aux péchés de la cité, de la province ou du pays. Les épidémies et autres catastrophes permettaient de réconcilier l’homme avec son Dieu par la reconnaissance publique de ses péchés. Elles étaient autant de signes de Jonas. Car dans le livre de Jonas, quand celui-ci avertit la ville de Ninive de sa prochaine destruction, que se passe-t-il ? Il est décrété une pénitence publique et collective : la ville reconnaît et expie ses péchés durant 40 jours, évitant du coup la colère divine. Dans l’histoire de France, de nombreuses épidémies ont été résorbées de cette façon : par les prières collectives et une expiation publique et acceptée des péchés du peuple.
Oui mais aujourd’hui, puisque l’homme orgueilleux place sa foi en ses propres capacités et dans le progrès scientifique, que se passe-t-il ? Il n’y a plus de reconnaissance publique du péché, il n’y a plus d’expiation ni d’action salvatrice collective, il n’ya donc plus comme pour Ninive la possibilité de sauver la ville ! Nous allons directement vers la grande catastrophe car le nouvel état d’esprit induit par la pensée matérialiste bloque la prise de conscience et empêche l’adoption des bonnes solutions: c’est le piège ultime du malin. Et pourtant, des « avertissements de Jonas » il y en a : cancers, sida, pour ne rester que dans le domaine de la maladie, sont des maladies typiques de la société de consommation et de la concupiscence de la chair. La solution aurait été de dénoncer publiquement les péchés qui y sont liés, et de les combattre. Mais la pensée matérialiste est passée par là, alors il n’y aura pas de rémission ; cette fois-ci la nouvelle Ninive, Babylone, sera détruite.

 

Conclusion

Tout l’art de Satan aura été de créer sa religion sans la nommer, sans l’annoncer, sans la montrer. Elle s’appelle communisme, socialisme, capitalisme, laïcité, athéisme, matérialisme, féminisme, humanisme, naturalisme…. tous ces systèmes, pour la plupart en -isme, relient l’homme au diable (religion vient du latin religere : relier) avec une grande subtilité car les hommes adorent le diable indirectement via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la jouissance de la vie matérielle, et de la chair.

Le mal est trop profond, le cerveau est atteint, cette guerre contre l’esprit a fonctionné. Personne, ou presque, n ‘a envie de sacrifier son confort de vie contre une vie spirituelle intense.
Certains essaient de cumuler les deux, les insensés ! Il faut choisir entre vivre selon la chair et vivre selon l’esprit. Ceci n’implique pas que tous ceux qui vivent selon l’esprit soient pauvres, mais ils ont accompli l’essentiel : le refus de cette mentalité matérialiste qui empoisonne les esprits ; ils ont tous eus de nombreuses et douloureuses épreuves ; et tous ont choisi Dieu premier servi, ce qui implique de très nombreux sacrifices dans la vie babylonienne moderne.

Nous l’avons vu, Babylone (le monde moderne) sera détruite car elle a perdu le lien spirituel avec Dieu ; elle n’a plus la capacité de reconnaître et d’expier publiquement ses péchés comme Ninive. Elle sera donc détruite de fond en comble.

Cependant …
Le 8 décembre dernier, en revenant de la procession aux flambeaux parisienne de la fête de l’Immaculée Conception, je notais les pensées suivantes :
« Satan ne nie pas Dieu, il fait en sorte que les hommes se détournent de lui, il organise le « grand remplacement » dans les cœurs : les hommes idolâtrent l’argent, les plaisirs, la chair, le matérialisme, afin d’oublier jusqu’à l’existence même de Dieu. Mais il ne peut pas faire plus.
Il fera croire jusqu’au bout qu’il va remplacer Jésus, qu’il aura son Messie pour être adoré à sa place en chair et en os ; mais ce n’est pas possible.
Donc une fois que son empire est prêt, qu’il est à son apogée, il ne peut que gagner du temps, faire croire à ses fidèles que le Messie va arriver, alors qu’en réalité personne ne viendra. C’est là sa plus grande mystification : il fait croire qu’il faut organiser le chaos pour le faire venir, mais son but réel est de récupérer un maximum d’âmes à la fin. Il n’y aura pas la contrepartie promise (c’est à dire le faux Messie) car Satan, qui est le prince des menteurs, ne souhaite qu’une chose : la destruction du monde.
C’est là que Dieu va le contrer : il autorisera juste ce qu’il faut de chaos le temps de permettre une ultime prise de conscience et de laisser ses apôtres des derniers temps prêcher une dernière fois ; et puis ce sera la fin, la fin des bêtes qui n’auront pas tenu leurs promesses car elles ne peuvent le faire : le dragon est menteur jusqu’au bout. »
J’espère que la Sainte Vierge m’a inspiré ces lignes et que les hommes auront la possibilité d’un dernier sursaut avant la chute finale.

Une chute nécessaire pour la purification de la terre et l’avènement du règne conjoint du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : La guerre contre l’Esprit

Illustration : le Saint-Esprit est indestructible, Satan sera vaincu.