Catégorie: Uncategorized

Le mensonge universel

Le monde moderne, c’est à dire la société actuelle, est basé sur le mensonge. Entièrement. Ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’il est le résultat d’une lente et patiente, mais réelle, progression du prince de ce monde dans les esprits, les paroles et les actes, qui en est devenu le maître quasiment total depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale. Or Satan est menteur et homicide dès le commencement, il est le père du mensonge (Jean 8:44).
Et c’est bien parce qu’il est menteur dès l’origine qu’il ment sur nos origines.

Certains me diront que cela n’a pas beaucoup d’importance ; je crois au contraire que c’est primordial, car du début découle le reste. Or s’il n’y a pas de référence à Dieu dès le début, pourquoi y en aurait-il par la suite ?

L’origine du monde et de l’homme, telle qu’elle est enseignée quasiment universellement, du moins en Occident, est principalement basée sur la théorie de l’évolution de Darwin qui sert encore de nos jours de base au raisonnement dit scientifique. Darwin s’étant lui-même appuyé sur les travaux d’Hutton, Lyell, Malthus, Lamarck, Haeckel ou Holmes, pour n’en citer que quelques-uns. De ces travaux, enrichis et précisés tout au long du XXè siècle, l’origine de l’univers résulte d’un événement théorique inexplicable et présupposé appelé communément « big-bang », suivi de grandes ères géologiques (entre 4,5 et 13 milliards d’années), et l’homme est lui-même le résultat d’une évolution des espèces, théorique elle aussi, dont les principales étapes du développement sont retracées dans la Préhistoire officielle.

Tout ceci n’est que mensonges. Affabulations. Concepts inventés et faits imaginaires. Romans-feuilletons issus d’imaginations exaltées, déformées et dirigées par celui qui est le père de tous ces pseudos scientifiques, chercheurs et historiens : Satan.
Car, comme le fait remarquer le CESHE, lui aussi composé de scientifiques -mais pas conduits par le même esprit-, toutes ces affirmations sont basées sur des présuppositions, des pré-requis considérés comme acquis, selon une démarche explicitée par Béchamp : « on suppose toujours, et de supposition en supposition, on finit par conclure sans preuves. »
Mais on conclut, on affirme et on présente abusivement ces théories comme des faits acquis.

Le discours dominant sur nos origines est la résultante de trois mensonges :

Le premier mensonge consiste à occulter l’autre alternative sur nos origines : le Créationnisme.
En effet, il existe non pas une seule mais deux principales théories pour expliquer l’origine de l’univers : l’une appelée Créationnisme, qui s’appuie sur Dieu comme Créateur de toutes choses et qui puise ses sources dans le livre de la Genèse ; et l’autre, appelée Evolutionnisme, qui fait reposer l’origine de l’univers sur le hasard (big bang) et l’apparition de l’homme sur l’évolution des espèces.
Un Etat, soucieux d’impartialité, d’honnêteté et d’objectivité, enseignerait donc aux populations les deux thèses, et non pas une seule.

Le second mensonge consiste à présenter des présupposés comme des faits acquis.
L’ensemble des principes présentés par la science moderne, si on les dissèque, repose sur des hypothèses, des concepts, des interprétations ou des suppositions qui sont autant de pré-requis qui servent de preuves. C’est à dire que les soi-disant preuves scientifiques avancées reposent en réalité sur des théories non prouvables et non prouvées-, mais considérées et présentées comme acquises ou comme très probables.
Comprenons-nous bien : quand la base qui sert aux raisonnements, aux calculs, aux modélisations et aux recherches est biaisée et fausse, toute cette science repose sur un principe de malhonnêteté intellectuelle qui trompe autant les chercheurs que le grand public.
D’autre part, c’est toute la filière des travaux qui est remise en cause et sujette au doute, puisque les pré-requis de base sont arbitraires et non le résultat de découvertes objectives et indiscutables. Ainsi peuvent être -et sont !- douteuses les datations, les interprétations géologiques, ou les déductions anthropologiques.

Le troisième mensonge consiste à avoir créé, à partir de ces bases faussées, une histoire fictive de l’univers et de l’humanité.
Même si la théorie de l’évolution proprement dite a été actualisée par les scientifiques du XXè siècle, elle reste la base du raisonnement pour expliquer l’origine de l’humanité. Or le CESHE a démontré, notamment que « tous les processus invoqués pour expliquer l’évolution des espèces ont été révoqués par la biologie moléculaire« . Il a été prouvé également « qu’il n’existe aucun procédé fiable de datation« .
Et pourtant, la science actuelle, le socle commun du savoir des populations, repose sur des constructions entièrement fictives, frauduleuses même, où, à partir de quelques ossements ou d’un simple crâne, on nous invente purement et simplement des types d’êtres, considérés comme plus ou moins humains, des types de sociétés, des ères entières de plusieurs millions d’années, en réalité complètement imaginaires.
Bref on écrit une histoire des hommes entièrement recréée, inventée, construite à partir du pré-requis impératif de l’évolutionnisme, qui nécessite des datations aussi longues que farfelues et nous imagine des évolutions de l’animal à l’homme aussi douteuses qu’improbables. Mais si la Genèse a dit vrai, si le Créationnisme s’impose comme alternative crédible, alors toutes ces ères disparaissent car l’homme est homme, comme vous et moi, dès le commencement.

Fin XIXè : le basculement dans la nouvelle ère

Alors je me suis posé la question : depuis quand enseigne-t-on l’histoire de l’humanité et de l’univers sur ces fausses théories, dont le principal avantage est d’évacuer Dieu dès l’origine ?
Et je me suis demandé également : qu’enseignait-on avant ?

La réponse est très simple : jusqu’à Darwin, il n’y avait qu’une seule explication à l’origine de l’univers et de l’homme : Dieu. Et le détail de ces origines était consigné dans le livre de la Genèse.
Tout l’Occident partageait ce socle commun, y compris du point de vue scientifique. Et ce depuis dix-huit siècles.
Et le changement, la permutation entre les théories -et non leur coexistence, ce qui aurait pu être envisageable- s’effectue à la fin du XIXè siècle en Europe.

En effet, le principal ouvrage de Charles Darwin qui servira de déclencheur, De l’origine des espèces, est publié en 1859.
Il faudra encore quelques décennies aux scientifiques de tous poils, et à leurs commanditaires judéo-maçonniques, bien contents de trouver enfin une théorie valable (du moins un peu plus solide que les autres) permettant d’évacuer Dieu de l’origine du monde, pour mettre au point un ensemble de nouveaux concepts aptes à remplacer le Créationnisme.

J’ai vérifié : dans de vieux atlas géographiques de 1886, les premières cartes sont encore la répartition des fils de Noé et de leur descendance sur la surface du globe. Il faudra donc du temps et une volonté de fer pour diffuser et imposer la théorie de l’évolution.
On comprend mieux pourquoi, en France, cette période coïncide avec celle de gouvernements socialistes aux méthodes totalitaires, composés de membres souvent notoirement francs-maçons, qui imposent alors l’école publique gratuite et obligatoire à tous les enfants, et parallèlement interdisent d’enseignement les congrégations religieuses.
Parce que l’enjeu portait sur le contenu lui-même de l’enseignement. A cette époque, il ne s’agissait pas seulement de retirer les crucifix des salles de classe ou des palais de justice, il fallait aussi retirer Dieu des matières enseignées, à commencer par l’histoire et la géographie.
C’est la haine de Dieu et la volonté de l’éradiquer de notre mémoire collective, en le reléguant à la sphère privée, qui a poussé de nombreux dirigeants à privilégier et imposer la théorie de l’évolution, et tout ce qui s’ensuit, à la place du Créationnisme.
D’où la séparation de l’Eglise et de l’Etat : parce que l’Etat laïc et maçon avait besoin d’avoir les coudées franches afin d’enseigner SON histoire réécrite, SES matières et à SA façon, c’est à dire SANS Dieu nulle part.
Mais cela ne pouvait se faire qu’à partir du moment où il disposait de bases solides pour réécrire cette histoire : Darwin lui en a donné la possibilité, ils ont donc pu passer un cap décisif.

Mais qu’enseignait-on AVANT Darwin ?

Là aussi j’ai vérifié, jusqu’à la fin du XIXè siècle, le Créationnisme était l’unique explication de l’origine de l’univers enseignée officiellement.
Je me suis procuré un Manuel d’histoire ancienne daté de 1840, écrit par le professeur Auguste Ott. J’ai choisi volontairement une époque située avant Darwin mais après la Révolution et le siècle des Lumières, pour en vérifier les influences sur l’histoire officielle telle qu’elle était alors enseignée. J’ai évité aussi un ouvrage trop connoté religieusement qui pourrait faire douter de l’objectivité recherchée.
N’importe qui peut vérifier : ce type d’ouvrage est représentatif de l’enseignement dispensé en France au cours du XIXè siècle, lui-même se basant sur le socle des siècles passés.

Alors, qu’a enseigné l’école pendant dix-huit siècles nous dit A. Ott ?

1) Que « les traditions [de tous les peuples] ont un fond identique, toutes sont l’expression d’une même vérité primitive, reçue par toutes les nations et portée aux extrémités les plus reculées de la terre. »

2) Que « La tradition la plus générale, la plus importante et sans contredit la plus authentique de l’histoire de l’humanité, est contenue dans les onze premiers chapitres de la Genèse, le premier livre de la Bible. »

3) Il reconnaît au demeurant « qu’aujourd’hui, la théorie du progrès ouvre une route nouvelle et féconde aux investigations« , mais pour lui, ce progrès ne s’oppose pas au Créationnisme : « la science moderne doit, sans rejeter les vérités reconnues par tous les siècles, jeter un jour nouveau sur cette matière importante. »
Il rejoint là-dessus le CESHE qui, au XXIè siècle, après avoir appliqué la rigueur scientifique au texte de la Genèse, est capable d’affirmer que :
« Sans doute la Genèse ne se réduit-elle pas à un traité scientifique se proposant de décrire « tous » les faits observables… Mais les informations qu’elle donne sont fondamentales, scientifiquement vérifiables, et aucune expérience ne les a jamais réfutées. »
Position déjà adoptée par l’Eglise, le pape Pie X ayant tranché via la décision du 30 juin 1909 de la Commission biblique : « Les premiers chapitres de la Genèse ont un sens littéral historique, autrement dit, ils rapportent des faits qui se sont réellement passés, des faits qui correspondent à la réalité objective et à la vérité historique. »
(notons au passage que l’Eglise a dû intervenir dans le débat justement parce que nous étions à une époque où les Etats tentaient de remplacer par la force le Créationnisme par l’Evolutionnisme : ce texte date de 1909, à une époque où les deux théories cohabitaient encore).

Tant que l’homme reste avec Dieu, que ce soit par défaut (A. Ott), par conviction (CESHE) ou par foi (Vatican), tous convergent vers la même idée : l’explication scientifique de la Bible existe bel et bien, et les avancées de la science et de la technologie doivent et peuvent aider, non pas à remplacer le Créationnisme, mais au contraire à le renforcer. Ce que démontrera brillamment le CESHE.

4) La Genèse n’empêche pas d’offrir différentes vues, ou théories, sur la façon dont le monde fut créé. Par exemple, A. Ott voit dans les différents jours de la Création différentes phases plus ou moins longues, qu’il présente comme une construction progressive ; par exemple il situe les plésiosaures et autres ptérodactyles au 4ème jour. Le déluge est considéré comme un fait irréfutable, il rappelle que « toutes les traditions gardent la mémoire d’un déluge » et précise qu’il « est géologiquement prouvé qu’une violente secousse a roulé les eaux sur toute la surface de la terre. »
Comme tous à son époque, et depuis dix-huit siècles, il sait que l’humanité actuelle est issue de Noé et sa famille : « Toutes les nations connues sont sorties du centre nouveau qui se constitua alors, et Noé est véritablement le second père du genre humain. »

Ainsi donc, les hommes ont longtemps considéré qu’il n’y avait pas opposition entre la Genèse et la science, comme l’explique le frère Emmanuel-Marie, O.P., dans le Sel de la Terre N°111 (hiver 2019-2020) dans un grand dossier Bible et science :
« Le fait que la Bible et les sciences naturelles n’aient pas le même objet formel et ne se placent pas du même point de vue, ne signifie pas qu’il existe une double vérité, et que ce qui serait vrai dans le domaine des sciences ne le serait plus dès lors qu’on se situerait au plan religieux et inversement, comme le soutiennent beaucoup de modernes.
Au risque de nous répéter, redisons qu’il n’y a pas une vérité scientifique et une vérité religieuse ou biblique, formant deux ordres séparés. Quand la bible et les sciences parlent de la nature, elles n’en parlent pas de la même manière, mais elles parlent de la même chose : la réalité dont elles parlent l’une et l’autre à leur manière et selon leur point de vue propre est la même et unique création de Dieu. »

Le frère Emmanuel-Marie rappelle aussi ce que je considère comme une clé de lecture de la démarche scientifique depuis 150 ans :
« Le 19è siècle a été marqué par d’importantes avancées scientifiques et technologiques, mais aussi par l’apparition du scientisme, cette attitude intellectuelle qui confère à la science le monopole de la connaissance véritable et accorde au progrès scientifique une valeur absolue. Le conflit avec la Bible était alors inévitable. »
J’irai plus loin : le scientisme pousse alors les scientifiques à s’engager dans une démarche à teneur idéologique et non plus rigoureusement objective, puisqu’ils excluent, en pré-requis, toute existence du surnaturel (Dieu) comme lien et cause de tout ce qui est observable dans la nature.
Une fois de plus, connaître les pré-requis permet de mettre à jour l’imposture de la démarche scientifique moderne.

Conclusion

On n’a pas attendu le Covid et ses vaccins pour savoir que le mensonge était monnaie courante. Aujourd’hui on ment sur tout et sur tous, le mensonge est systématique, qu’il s’agisse de notre passé ou de notre avenir, de notre vie sociale ou affective, culturelle ou professionnelle, du progrès scientifique ou technologique, de la vie politique ou religieuse.
Mais le pire de tout, la base de tout, le point de départ, le mensonge universel, c’est la négation de Dieu, la négation de son existence et de sa préséance, le rejet de ses lois, le refus de sa Création, l’interdiction même de se référer à Lui.
Quand la source est tarie, bouché, obstruée, cachée aux yeux de tous, il ne faut pas s’étonner que l’homme dépérisse et meure.
Si nous voulons récupérer nos droits et attributs d’enfants de Dieu, il faut d’abord remettre à l’endroit tout ce qui a été inversé, rejeter les fables et rétablir la Vérité, et ce, dès l’origine.

Illustration : la création d’Adam par Michel-Ange (chapelle Sixtine).
Le premier homme est un homme comme nous et non un australopithèque quelconque issu de cerveaux malades à l’imagination malsaine.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien :

La Samaritaine : admirable éclairage de l’évangile pour notre temps

Le passage dit « de la Samaritaine » est probablement un des plus beaux et des plus éclairants des évangiles : tout y est ou presque, dans une admirable et saisissante synthèse.
Aux commentaires et explications des Pères de l’Eglise sur le sens général de ce passage, que je vais rappeler partiellement ici, je propose d’ajouter une autre interprétation à caractère eschatologique qui m’est personnelle. Je crois avoir perçu un second sens, allégorique lui aussi, pouvant se rapporter à la fin des temps, qui aide à comprendre concrètement le mystère d’iniquité qui nous occupe aujourd’hui.

La Samaritaine, figure de l’Eglise apostate

Commençons par le début : qui étaient les Samaritains au temps de Jésus ?
Lors du partage de la Palestine entre les 12 tribus d’Israël par Josué, le pays qui prit le nom ensuite de Samarie fut occupé par la tribu d’Ephraïm et une partie de celle de Manassé. Après l’éclatement de la Palestine en deux royaumes, celui de Juda au sud et celui d’Israël au nord, ce dernier prit pour capitale Samarie, Jérusalem étant celle de Juda. Par la suite, la Samarie fut envahie par les Assyriens et connut une période de déportation, un peu sur le même scénario que celui que connut le royaume de Juda quelques années après lors de la déportation à Babylone. Cet épisode va créer une suspicion des juifs (c’est à dire de ceux issus du royaume de Juda) vis à vis des Samaritains, les considérant comme impurs, car ayant mêlé leur sang à ceux de leurs envahisseurs -ce dont les Samaritains se sont toujours défendus- et comme schismatiques.
Ainsi, au temps de Jésus, les juifs avaient une grande aversion pour les Samaritains, et réciproquement, qu’ils tenaient pour des païens. Notamment à cause du fait qu’un prêtre schismatique, nommé Manassès, avait bâti un temple magnifique sur le mont Garizim, en Samarie au sud de Sichem, pour y honorer Dieu. Au temps de Notre-Seigneur ce temple n’existait plus depuis 200 ans, mais les habitants de la Samarie continuaient d’y prier et d’y faire leurs offrandes. C’était pour eux un mont sacré. Mais du coup « leur religion était devenue un mélange monstrueux du culte des idoles avec celui du vrai Dieu » (Weber).
Ainsi donc les juifs ne communiquaient pas avec les Samaritains, et même « c’était une loi chez les juifs que personne ne devait avoir pour ami un Samaritain, ni manger, ni boire avec lui, autrement il méritait l’exil » (Mgr Gaume)
Ce qui explique la surprise de la Samaritaine lorsque Jésus lui adresse la parole ; bien qu’il faille traverser la Samarie pour se rendre de Galilée en Judée, les juifs se gardaient de tout contact avec les Samaritains.

Il est donc important, pour notre réflexion, de noter que les juifs accusaient les Samaritains d’hérésie, d’impureté, de schisme et d’idolâtrie.
Pourtant, les Samaritains étaient très probablement du même sang, car issus eux aussi des 12 tribus, adoraient le même Dieu, Yahvé le Dieu d’Israël -bien qu’imparfaitement-, et attendaient eux aussi, tout comme les Juifs, le Messie.

C’est pourquoi on peut voir en la Samaritaine une figure de la Rome apostate.
Il est de coutume, en langage biblique, de comparer l’Eglise à une femme, on dit même qu’elle est l’épouse mystique du Christ.
Or cette femme apostasie sa foi et son Dieu à partir du concile Vatican II, ce qui la rend, à l’instar des Samaritains, hérétique, impure, schismatique et idolâtre. Ce n’est pas une étrangère, puisqu’elle est du même sang, ce n’est pas une mécréante, puisqu’elle adore toujours le vrai et unique Dieu, mais elle s’est rendue indigne du Seigneur, elle l’a apostasié en déformant sa doctrine, dénaturant sa liturgie, désacralisant ses rites et mélangeant sa divinité avec d’autres idoles, dont au premier chef, l’homme lui-même.
C’est pourquoi Jésus-Christ, dans son amour immense et son infinie miséricorde, va devoir aller à nouveau au devant d’elle pour lui rappeler les fondamentaux qu’elle a oubliés, déformés ou négligés.

La 6ème heure = le 6è temps

Jésus arrive au puits de Jacob, là où il rencontrera la Samaritaine, à la sixième heure (midi).
Or il se trouve que les deux bêtes de l’Apocalypse, dont l’Antéchrist est la figure la plus marquante (il est le tout ou une partie de la bête de la mer selon les exégètes), apparaissent à la sixième période, à savoir la sixième trompette.
Cette sixième heure, heure de la rencontre entre le Messie et la Femme, peut donc signifier cette fameuse sixième période de l’Apocalypse, celle des bêtes et de l’Antéchrist, qui se termine par la chute de Babylone, le retour du Christ et le jugement dernier.
Nous noterons également que Notre-Dame apparait à Fatima toujours le même jour (13 du mois) et à la même heure : midi, donc la sixième heure. C’est une autre façon de nous signifier que nous sommes entrés ou que nous entrons dans la sixième période aux alentours de 1917, ou à une date suggérée dans les apparitions (par exemple, l’aurore boréale, 25/26 janvier 1938).

L’eau vive : image de la grâce, mais aussi prédominance des figures allégoriques

Le passage le plus connu de cet évangile est celui où Jésus utilise l’allégorie de l’eau vive pour signifier la grâce divine :
« Si tu savais le don de Dieu, et si tu connaissais celui qui te demande à boire, c’est toi sans doute qui lui aurait demandé à boire, et il t’aurait donné l’eau vive« , source de vie éternelle car « celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai, n’aura plus soif pour l’éternité.« 

« On voit clairement qu’il parle de l’eau de la grâce. Eau divine qui étanche la soif des passions et qui, descendue du ciel, y remonte avec les âmes qu’elle sanctifie » commente Mgr Gaume.
Nous savons tous que « le don de Dieu c’est l’Esprit-Saint habitant dans nos âmes et y opérant les merveilles de la sanctification » (Weber) grâce à ses sacrements, à commencer par le baptême bien entendu, mais aussi l’Eucharistie et la Pénitence.

Or justement, les rites réformés par le concile et sa liturgie désacralisée ont abouti à une quasi disparition de la grâce dans les âmes, ou du moins à un grand amoindrissement de ses effets. Les sacrements sont toujours valides, le Seigneur toujours présent, mais les âmes ne sont aujourd’hui ni préparées correctement à le recevoir, ni disposées à le conserver. Tout simplement parce qu’il faut choisir entre vivre selon la chair ou vivre selon l’Esprit ; or la Rome conciliaire a choisi de vivre selon la chair, avec pour folle ambition (utopique et malsaine) de la rendre compatible avec la foi.

Tout le travail en profondeur du Christ, en cette sixième période, sera donc de refaire découvrir aux Samaritains modernes la puissance et la force de la grâce, ainsi que la vie (éternelle) qu’elle induit. C’est le rôle dévolu à la Tradition, qui perpétue les conditions doctrinales et liturgiques favorables à l’épanouissement de la grâce en nous. L’eau vive.

Second volet de réflexion : la Samaritaine ne comprend absolument pas les paroles du Christ. Elle les prend au premier degré, dans leur sens littéral : comment va-t-il puiser de l’eau dans le puits lui répond-elle ?
Ceci est une leçon, particulièrement applicable à la sixième période de l’Apocalypse, la nôtre. Très souvent, le Christ s’exprime en paraboles, c’est à dire en allégories. Et même dans cet épisode, qui n’est pas une parabole, il choisit l’allégorie de l’eau vive. Or je remarque une très forte tendance de nos contemporains à privilégier le sens littéral des textes alors que manifestement, comme nous l’indique très fréquemment le divin Maître, c’est leur sens mystique ou allégorique qu’il convient de retenir, ou du moins de privilégier. La société contemporaine, comme au temps du Christ, baigne dans un matérialisme ambiant qui influence sa manière de penser ; sa grande erreur est donc de négliger voire écarter ce sens allégorique qui pourtant lui donnerait la clé de compréhension, autant des textes, que de leur rapprochement avec les événements que nous vivons.

Les 5 maris = les papes depuis le concile

Le passage le plus instructif à mes yeux et le plus adapté à une interprétation eschatologique contemporaine est sans conteste celui des 5 maris de la Samaritaine.
Relisons le dialogue entre le Christ et la Femme :
– Va appeler ton mari et revient ici
– Je n’ai pas de mari, répondit-elle
– C’est juste : tu n’as pas de mari. Mais tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas vraiment ton mari. En cela tu as dit la vérité. »

A quoi servent de telles précisions ? A montrer à la Femme qu’il est le maître de tout, qu’il sait tout ? Oui bien sûr, mais de tels détails ne sont pas gratuits : pourquoi ne nous auraient-ils pas été donnés dans un autre but, à savoir nous instruire le moment venu pour une situation similaire ?

Levons un doute, déjà, sur l’éventualité historique d’une telle situation : elle n’est pas impossible du tout : « Suivant saint Augustin, les cinq premiers maris de la Samaritaine avaient pu être légitimes ; chez les Samaritains le mariage était dissous très facilement, et avec la même facilité on formait d’autres liens. » (Mgr Gaume)

Mais dans le rapprochement qui nous intéresse, c’est là une description géniale et prophétique de ce que nous avons vécu depuis le concile.
En effet, nous avons vu que l’Eglise (la Femme) était devenue infidèle, schismatique et apostate depuis le concile Vatican II. Ses « maris » donc aussi. Or le pape est considéré comme le Vicaire du Christ c’est à dire le représentant du Christ sur terre. En d’autres termes, il est la figure terrestre du « mari » de l’épouse mystique du Christ.
Mais ces maris, bien qu’infidèles et indignes, conservent néanmoins le statut de mari ; de même que l’épouse, même infidèle (donc adultère parce qu’elle se prostitue avec le monde), conserve son statut d’épouse. Voilà une dimension que ne saisissent pas les sédévacantistes. Mais Jésus ne condamne pas la femme adultère, dans un autre passage de l’évangile, à méditer.

Ainsi la Femme apostate a eu 5 maris légitimes, ce qui est exact :
Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul 1er, Jean-Paul II, Benoît XVI.
Et le plus remarquable, c’est la suite : l’actuel n’est pas vraiment son mari. Pourtant elle vit avec un homme, en une sorte de concubinage. Homme qui a la place du mari mais qu’elle ne reconnaît pas comme tel. Jésus le lui confirme.
C’est exactement le statut du « pape » François : imposteur élu à la suite d’une démission forcée et donc non valable, il est le premier à être un faux pape : pour la première fois, l’Eglise n’a plus de « mari », coincée entre un imposteur qui se fait passer pour le mari, et un ex-mari qui a perdu son statut en quittant son poste.

Revenir à l’adoration du Dieu unique

Jésus rappelle ensuite les fondamentaux de la doctrine et du mystère de Dieu qu’il est venu révéler aux hommes, et que nos contemporains feraient bien de re-découvrir.
« Crois-moi femme, le moment approche où vous n’adorerez plus le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem ».
Jésus fait mention ici de la montagne sacrée où les Samaritains adoraient (mal) Dieu, et du Temple de Jérusalem que les juifs considéraient comme l’endroit unique où se trouvait Dieu. A partir du moment où Dieu s’est révélé aux hommes par la bouche de son Fils le Verbe incarné, il ne sera plus nécessaire de fixer un endroit précis où adorer Dieu, car « Dieu est esprit, et ses adorateurs doivent l’adorer en esprit et en vérité. » L’adoration de Dieu, avant d’être liée à un lieu, doit d’abord venir du cœur et de l’âme, c’est avant tout une question de foi.
Et Jésus conclut son dialogue par l’affirmation suprême de sa divinité : « C’est moi [le Messie], moi qui te parle.« , privilège rare dans l’évangile.

Ce que résume parfaitement Mgr Gaume : « Le Seigneur lui fait entendre que c’est lui-même le Messie, en lui annonçant l’établissement d’un culte nouveau, qui sera son ouvrage, et qui ne sera plus circonscrit dans les temps et les lieux, ou particulier à un peuple ; mais sera de tous les temps, de tous les lieux, et le même pour tous les peuples. »

Tout ceci veut dire, rapporté à notre temps, que Notre-Seigneur devra rappeler à son peuple d’apostats QUI il est vraiment et COMMENT ils doivent l’adorer et l’honorer. Car ceux qui le partagent avec des divinités idolâtres comme « le Dieu des musulmans » ou la Pachamama, ont bien besoin d’un rappel des fondamentaux, et particulièrement du dogme de la Sainte Trinité : UN seul Dieu en trois Personnes.

Après l’épreuve, la victoire

Là encore, la suite des propos de Notre-Seigneur ne semble pas nécessaire dans le cadre strict de la rencontre avec cette femme ; par contre, compris dans le cadre de la sixième période, leur pertinence et leur justesse apparaissent en plein jour.
Car il nous fait entrevoir l’issue de cette période :
« Ne dites-vous pas : quatre mois encore et ce sera la moisson ? » ; le Seigneur ajoutant que la récompense sera aussi grande autant pour le semeur que pour le moissonneur, même si « celui qui moissonne est autre que celui qui sème. »

En effet, nos parents se sont battus il y a plus de cinquante ans pour que notre belle religion ne meure pas, pour que la messe et un sacerdoce non dénaturés perdurent, pour que la grâce continue d’abonder dans les âmes. Ils ont semé et nous récoltons les fruits de leur travail.
D’autre part, Jésus utilise l’allégorie de la moisson dans l’évangile du bon grain et de l’ivraie, précisant que la moisson finale aurait lieu à la fin du monde. On ne peut écarter l’idée que ces différentes moissons évoquées de part et d’autre fassent référence à la moisson finale des âmes.

Le chanoine Weber a reconstitué la chronologie de la vie publique de Jésus-Christ ; il situe l’épisode de la Samaritaine au tout début du mois de janvier de la seconde année, précisant « qu’en Palestine, on fait deux moissons, l’une au printemps, l’autre à la fin de l’été. »
Ainsi donc, quand Jésus donne une échéance de quatre mois début janvier, il nous renvoie en avril, c’est à dire, pour simplifier, à Pâques.
Nous ne devons donc pas nous décourager mais ouvrir les yeux et comprendre que les épreuves subies sous le joug de l’Antéchrist se terminent par la victoire du Christ et la grande moisson finale, et que, à l’imitation du divin Maître, l’Eglise doit d’abord passer par les phases de la Passion, de la mort et du sépulcre, avant la Résurrection.

Conclusion

Le rapprochement entre l’évangile de la Samaritaine et notre temps, même s’il est original et audacieux, n’en reste pas moins instructif et éclairant.
Il peut être interprété, en synthèse finale, de deux façons :
– d’une part, c’est un formidable espoir pour toutes les âmes, que le Seigneur Jésus n’a pas oublié ses enfants et qu’il agit en personne auprès de ceux qui le méritent pour leur rappeler les fondamentaux de sa doctrine et les ramener à la foi ; il réserve à une Samaritaine, c’est à dire une apostate, des paroles merveilleuses, une promesse de vie (l’eau vive de la grâce) et le rappel que son Seigneur et son Dieu est venu en personne la visiter : c’est moi qui te parle ;
– et d’autre part, il nous renforce dans nos convictions eschatologiques et nous confirme le calendrier de la fin, car l’homme qui n’est même pas son mari -le pape François- est le dernier de la liste. Comme dans la prophétie des papes. Tout a une fin, même, et surtout, l’Antéchrist.

Les citations inclues dans ce texte sont extraites de deux ouvrages :
Biographies évangéliques de Mgr Gaume
Si tu savais le don de Dieu, les quatre évangiles en un seul, du chanoine Weber

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien :

Double honte, double malheur… double peine ?

On oublie trop souvent qu’il y a deux bêtes dans l’Apocalypse, la bête de la mer et la bête de la terre, et que c’est l’ensemble qui forme l’Antéchrist, du moins l’Antéchrist en tant que système, et même en tant qu’hommes. Deux bêtes parce que l’homme possède deux dimensions : une dimension matérielle (le corps) et une dimension spirituelle (l’âme), et les deux sont indissociables, le tout formant l’être humain.
Concrètement, l’homme a donc deux vies : une vie d’ordre matériel, qui s’applique à sa vie temporelle, qu’on appelle vie civile, c’est-à-dire la vie familiale, économique et sociale, et une vie d’ordre spirituel, celle de l’âme, qu’on appelle vie religieuse.
Les bêtes sont deux parce que chacune s’applique à ces deux dimensions de l’homme : l’une est une bête politique (la vie civile) et l’autre est une bête religieuse, et les deux travaillent dans le même but : prendre la place de Dieu dans le cœur des hommes nous dit saint Paul (2 Thess. 2).
Seulement dans le cœur ?
Non, la caractéristique de l’Antéchrist, c’est bien de régner partout : sur toute la terre, dans tous les pays, par les lois, les institutions, les organisations économiques et sociales, la vie familiale et bien entendu la vie religieuse. Une substitution de Dieu à tous les niveaux. Celle-ci n’est plus à démontrer, chacun peut le constater partout et tous les jours, et constater que l’humanisme et les droits de l’homme constituent une substitution de Dieu par l’homme, c’est-à-dire l’homme qui se fait Dieu.

Nous avons eu deux exemples récents de cette présence concrète des deux bêtes parmi nous, comme si elles avaient besoin d’une reconnaissance, de signer leurs méfaits, de laisser leur carte de visite.

L’arrogance de la République Antichrist

Alors que le projet de loi du gouvernement sur le séparatisme est actuellement en débat à l’Assemblée nationale, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a déclaré le 1er février dernier au micro de France Inter : « Nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d’écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »

Non Monsieur Darmanin, non Messieurs les francs-maçons.
Les lois de la République ne sont pas supérieures à la loi de Dieu. Toutes les créatures sont soumises au Créateur et ont pour premier devoir de respecter ses lois : le Décalogue, la loi naturelle, la loi d’amour de l’Evangile dont les règles et la doctrine sont transmises, explicitées et enseignées par son Eglise, l’Eglise catholique romaine, véritable phare dans la tempête de l’humanité déchue par le péché, lumière dans l’obscurité.

Attention Monsieur Darmanin, attention Messieurs les francs-maçons.
Vous vous dévoilez. L’exégèse catholique vous surnomme à juste titre «  la secte de l’Antéchrist « . Relisons saint Paul à ce sujet :
« Ne laissez personne vous égarer d’aucune manière. Car il faut que vienne d’abord l’apostasie, et que se révèle l’Homme de l’impiété, le fils de perdition, celui qui s’oppose, et qui s’élève contre tout ce que l’on nomme Dieu ou que l’on vénère, et qui va jusqu’à siéger dans le temple de Dieu en se faisant passer lui-même pour Dieu. » (2 Thessaloniciens 2 ; 3-4)
Or justement, déclarer que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu, c’est exactement accomplir cette prédiction de saint Paul : s’opposer et s’élever contre ce qui vient de Dieu, et c’est aussi se mettre à la place de Dieu puisque si vos lois Lui sont supérieures, c’est que vous-mêmes vous vous considérez comme supérieurs à Dieu.
Merci de signer vos forfaits et de nous prouver par vos paroles et vos actes que l’Antéchrist-système et ses hommes, ses fils de perdition, sont bien aux affaires et règnent depuis déjà de nombreuses années.

Prenons un exemple, un seul, parmi d’autres, pour vous montrer comment ça marche :
« Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet l’adultère; et celui qui épouse la femme répudiée par son mari, commet l’adultère. » (Luc 16:18) : voilà ce que nous enseigne le divin Maître, voilà sa loi, immuable et indiscutable. Et le chanoine Weber, dans sou ouvrage Les 4 évangiles en un seul (1903), d’en déduire : « Donc le divorce est un crime et les législations qui l’autorisent sont criminelles. Il n’y a pas de loi humaine contre la Loi de Dieu. »
Alors sachez-le, nous ne vous signerons jamais que vos lois d’Antéchrist sont supérieures à la loi de Dieu, nous ne nous soumettrons jamais à la bête malgré ses velléités de toute-puissance.

Merci Monsieur Darmanin, merci Messieurs les francs-maçons.
Vous venez de nous libérer. Nous n’avons plus de comptes à vous rendre et désormais nous sommes libres de nos devoirs vis à vis de cette République maçonnique antichrist. Elle a montré son vrai visage, elle ne cache plus la bête dont elle n’est qu’une des têtes hideuses. On n’en veut pas de vos lois immorales et contre-nature, de votre mentalité progressiste, de votre code de la route tyrannique, de votre politique fiscale de voleurs, de votre fabrique de crétins mondialistes et matérialistes que vous appelez l’école, de vos délires covidesques, de votre corruption des mœurs et des esprits, de vos mensonges permanents et institutionnalisés, de votre laïcité de révolutionnaires génocidaires, et de votre arrogance de goujats.

La terrible punition d’un « pape » apostat et déicide

Quelques jours après les propos blasphémateurs, mais révélateurs , du ministre de l’Intérieur (et des cultes !), un triste anniversaire, d’un événement tout autant blasphémateur et sacrilège, était célébré : celui de la déclaration du « pape » François à Abu Dhabi le 4 février 2019.
Une déclaration sur la fraternité humaine cosignée avec le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb.

Là encore, on ne peut que constater la collusion sans équivoque de l’Eglise -du moins celle qui prétend l’être- avec les grands principes maçonniques, car le concept de fraternité humaine (sans le Christ) est typiquement maçonnique, ils ne s’en cachent d’ailleurs pas.
C’est pourquoi, quand le « pape » publiera sa théologie sur la fraternité humaine dans l’encyclique du même nom en octobre 2020, plusieurs obédiences maçonniques confirmeront leur satisfaction quand à la correspondance de ce texte avec leurs propres idées. Etrange de la part d’une Eglise qui a toujours condamné la franc-maçonnerie, pour ses idées justement, et qui en considère les membres, nous l’avons dit plus haut, comme les soldats de l’Antéchrist.
Mais cette trahison honteuse et visible du Vatican avec ses complices francs-maçons forme un ensemble cohérent, puisque l’Assemblée générale des Nations-Unies a voté le 21 décembre 2020 (date fort significative qui relie les deux bêtes !) l’instauration d’une journée internationale de la Fraternité humaine, fixée au… 4 février ! On ne peut pas être plus clair. Mais désormais ils avancent à visage découvert.

Dans cette déclaration d’Abu Dhabi, le Pape et le Grand Imam parlent ensemble « au nom de Dieu » ce qui est impossible, pour une raison bien simple :
Nous savons tous qu’il n’y a qu’un seul Dieu (1er commandement) et que ce Dieu est Trinitaire, Père Fils et Saint-Esprit, c’est à dire Un seul Dieu en Trois Personnes.
Le pape est chef de l’Eglise catholique qui affirme que Jésus-Christ est Dieu, Fils du Père et seconde personne de la Sainte Trinité.
Le Grand Imam d’Al-Azhar est une haute autorité musulmane, religion qui ne reconnaît pas la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Donc il y a un problème. Un énorme problème de fond.

Puisque, à notre connaissance, les musulmans ne reconnaissent toujours pas la divinité de Jésus-Christ, et encore moins le grand Imam, cela veut dire que le « pape » François nie explicitement (je souligne !) la divinité de Jésus-Christ.
Les musulmans restent cohérents avec leur doctrine, par contre les catholiques renient leur Dieu en jouant le flou entre le Père et le Fils, en découpant si l’on peut dire la Sainte Trinité, ce qui est impossible autant du point de vue du dogme que de la Révélation en elle-même. Nous ne devons jamais oublier que Jésus-Christ, donc Dieu en personne, est venu nous révéler les secrets divins : ce que nous avons reçu ne provient pas de la bouche des hommes mais du Verbe de Dieu.

On peut se demander comment un catholique qui récite ces paroles du Gloria à chaque messe, peut ensuite partager le même Dieu avec une religion non chrétienne ?


Tu solus Sanctus
Tu solus Dominus
Tu solus Altissimus, Jesu Christe
Cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris
Ce qui se traduit par :
Toi seul es Saint
Toi seul es Seigneur
Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ,
avec le Saint-Esprit dans la gloire de Dieu le Père

Toi seul !!! C’est infiniment clair, il ne peut y avoir une once d’ambiguïté !
Dans la bible, le terme de Seigneur (Dominus) est réservé à Dieu, de même que celui de Très-Haut ; par conséquent dire que Jésus-Christ est le seul Saint, le seul Seigneur et le seul Très-Haut, en rappelant son unicité avec les deux autres personnes de la Sainte Trinité, empêche l’existence et la reconnaissance de toute autre divinité en dehors de Jésus-Christ dans le mystère de la Sainte Trinité !

Ce qui rend le Dieu des chrétiens, seul et unique vrai Dieu (il n’y a qu’un seul Dieu), incompatible avec celui des musulmans.
Donc un pape ne peut ni déclarer ni encore moins signer un document avec un musulman se réclamant du même Dieu sans se rendre à la fois apostat, hérétique et déicide.

Mais, et nous revenons ici à la bête, à savoir la bête religieuse, ou Antéchrist-religion, n’est-ce pas là l’exécution presque au mot près de la définition de l’Antéchrist par saint Jean ?
« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils.» (1 Jean 2:22)
Et
« Et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. » (1 Jean 4:3)

Eh oui, nous le savons depuis toujours : l’Antéchrist est celui qui nie le Christ ; c’est une des raisons pour laquelle je considère Bergoglio (le « pape » François) comme l’Antéchrist-personne, parce qu’il applique à la lettre, non seulement la description de saint Jean dans son épître, mais aussi celle de la bête dans le chapitre XIII de l’Apocalypse.

Conclusion

Double malheur, double peine : sous le règne de l’Antéchrist, c’est dans ses deux dimensions que l’homme est attaqué : dan sa vie temporelle et dans sa vie spirituelle. Et nous pouvons remarquer, à l’aide des deux exemples récents développés ici, que dans ces deux vies la bête règne aujourd’hui. Elle n’est pas à mettre au futur mais au présent.
Nous vivons le règne de l’Antéchrist depuis déjà plusieurs décennies. C’est à la fin que l’Antéchrist-système est coiffé -ou rejoint- par un homme : l’Antéchrist-personne. C’est le cas. Et plus il avance, plus il se découvre, plus il est en phase avec les différentes composantes du système, ne formant plus qu’un monstrueux ensemble cohérent, plus il s’approche de la fin.
Il ne lui reste plus grand-chose pour terminer la boucle. Ce sera alors sa chute. La fin du monde et le retour du Christ, pour toujours.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien :

Au commencement…

Hier 10 janvier 2021, l’ONU a célébré le 75è anniversaire de sa première Assemblée Générale, le 10 janvier 1946 à Londres, suite à sa création en octobre 1945. Ce dix janvier la 75è session (2020-2021) a pris fin, et aujourd’hui 11 janvier débute la 76è session.

Comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt ?
Je comprends maintenant pourquoi ils ne pouvaient pas attendre la fin du mandat de Donald Trump pour reprendre la main, d’où la procédure d’impeachment engagée il y a un an : pourquoi engager une procédure de destitution à 9 mois de l’élection ? Cela n’a pas grand intérêt sauf si… on a un calendrier secret. Et ce calendrier débute au 11 janvier 2021. Soit avant le nouveau mandat présidentiel.
Voilà pourquoi l’arme de l’impeachment ressort à nouveau en ces jours : au cas où le président utiliserait ses derniers jours à gâcher la fête…

Oui parce que le 76 n’est pas un chiffre comme les autres.
Les tous premiers mots de la bible, la création de la terre, le début de l’univers, l’origine du monde et de notre monde, débutent par ces mots : AU COMMENCEMENT. Et la valeur numérique de ces mots, « au commencement », est de 76.

Autrement dit, il y a convergence de symboles forts en ce mois de janvier, comme si nous étions au commencement d’une nouvelle ère :
a) Le 11 janvier l’ONU, principal outil mondialiste de la franc-maçonnerie internationale et de la synagogue de Satan, entre dans son 76è jour, qui signifie commencement ;
b) Le 20 janvier, ces mêmes mondialistes récupèrent le bureau ovale de la Maison Blanche, qu’ils occupaient depuis des décennies, et neutralisé durant 4 ans par la concurrence : autre commencement ;
Surtout que Joe Biden sera le 46è président, 46 étant le chiffre par excellence de la naissance, du moins de la conception (les 46 chromosomes) : c’est donc le même sens.
c) Pour faire bonne mesure, la France d’Emmanuel Macron s’était alignée sur le calendrier de son homologue américain, tous deux créatures de la finance mondiale apatride, en choisissant la date du 20 janvier comme celle de la sortie de la crise sanitaire… donc commencement également.
Ladite crise créée artificiellement par les commanditaires de Macron et Biden, à savoir la branche libérale du sionisme, aux ordres de la haute aristocratie juive, et dont les principales ramifications s’appellent Deep state aux Etats-Unis et Commission européenne en Europe. Cet alignement sur les mêmes dates n’est donc pas le fait du hasard, il a pour objet de signifier que désormais Washington et Paris sont alignés ; alignés sur les mêmes patrons, avec les mêmes objectifs, le même calendrier, et les mêmes outils, dont le Covid n’est certainement que le hors d’œuvre, l’avant-garde.
d) Et symboliquement, c’est joli mais aussi significatif, à la même date du 20 janvier on entre dans le verseau ; même si le signe du verseau se répète tous les ans, il y a une année où celui-ci revêtira une signification particulière parce qu’au delà du signe, le symbole sera celui de l’ouverture d’une nouvelle ère : au commencementla fameuse ère du Verseau qui pour moi signifie l’ère de Satan.

Or, on a pu le constater, tous les grands leaders mondiaux de la synagogue sont alignés sur le même calendrier : Washington, Bruxelles/Paris, Rome (le Vatican) mais aussi Jérusalem (pourtant siège du sionisme concurrent, le sionisme populiste qui avait joué la carte Trump), tout le monde s’accorde sur le Covid et son traitement, à commencer par l’encadrement strict des populations, et sur la feuille de route donnée par les supérieurs inconnus de la synagogue de Satan : la vaccination.

La synagogue de Satan et ses satellites -franc-maçonnerie, haute banque, etc- travaille sur le long terme, c’est sa force. Ses stratèges cabalistes sèment leur route d’événements dont on ne comprend le symbolisme que bien plus tard.
Prenons le cas du 11 janvier. Nous venons de voir qu’il symbolise, cette année, un commencement de dimension mondiale (l’ONU est une organisation majeure), idée renforcée par le fait que ceux qui contrôlent déjà Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, Rome, Tokyo et Pékin vont enfin récupérer la main à Washington. Pour mener le monde à la baguette, il faut contrôler les Etats-Unis, c’est une évidence : pas de pouvoir mondial sans s’assurer au préalable l’hégémonie aux USA.

Eh bien le 11 janvier est lourd de signification :
– C’est le jour où Jules César franchit le Rubicon, prononçant sa célèbre phrase alea jacta est : le sort en est jeté ;
– Or n’est-ce pas le même sens qu’ils ont donné à leur geste, lorsqu’ils ont débranché Ariel Sharon le 11 janvier 2014 ? Je le répète, leurs plans sont à long terme, par conséquent rien n’empêche d’estimer qu’ils avaient en vue la 76è session de l’ONU, commençant elle aussi un 11 janvier, 7 ans plus tard… 7 ans, autre chiffre clé.
Surtout qu’Ariel Sharon pesait lourd car son nom est attaché à une de leurs prophéties, celle d’un des leurs, le rabbin Kaduri, qui avait annoncé que le Messie se révèlerait peu après la mort d’Ariel Sharon. Nous savons que pour le sionisme politique, le Messie est à prendre dans un sens collectif ; le Messie c’est le peuple juif dans son ensemble une fois parvenu aux promesses liées au Messie : la domination du monde et l’accaparation de ses richesses. La crise du Covid est sans nul doute la dernière marche avant la consécration suprême, car cette situation est déjà actée, du moins quasiment. Donc les 7 ans vont parler…
– Et enfin, le 11 janvier 2015 ce fut le test grandeur nature de la manipulation des esprits à l’échelle planétaire : le monde entier défile dans la rue, et significativement en France, pour défendre la liberté d’expression soi-disant mise en danger par l’assassinat d’un groupe de journalistes obscurs, à la tête d’un hebdomadaire dont tout le monde se fichait -et se fiche encore-, Charlie Hebdo. Pour un fait divers sordide, qui n’aurait pas dû dépasser la rubrique des chiens écrasés, on a mobilisé les populations du monde entier sur un des plus gros mensonges fabriqué sur-mesure, et orchestré avec minutie, ce qui sent la préméditation. Pensez donc, des millions de personnes dans la rue et 47 chefs d’Etats et de gouvernements à Paris (!) pour un événement en réalité de faible importance, et pour une menace inexistante : en quoi la disparition de Charlie-hebdo menaçait-elle la liberté d’expression ?
Or que vivons-nous depuis quelques mois, si ce n’est l’exacte répétition du même scénario, de la même façon, avec la crise sanitaire du Covid ? Même exagération des faits, même grossissement démesuré de la menace, même déformation des événements, mêmes techniques de propagande à grande échelle pour impressionner les masses, mêmes acteurs (gouvernements et médias associés), même envergure planétaire, même manipulation des esprits, et même persécution et ostracisme envers les opposants et les résistants.

Le lien avec l’Apocalypse

Je n’ai pas le temps ici de réexpliquer tous les liens de notre temps avec l’Apocalypse ni de rappeler les différents sens mystiques et allégoriques des visions de saint Jean, qui priment largement sur le sens littéral. Rappelons seulement aux lecteurs que j’estime que nous sommes très proches du plus grand événement jamais arrivé dans l’histoire de l’humanité depuis Jésus-Christ, que l’Apocalypse décrit sous le nom de chute de Babylone, et que les auteurs profanes appellent la fin du monde. Sachant que fin du monde n’implique pas nécessairement fin de la terre (fin de notre planète), le texte est même précis : s’ensuit un nouveau ciel et une nouvelle terre.
L’Apocalypse se découpe en 7 périodes, chaque période étant décrite en plusieurs étapes : la 1ère période est constituée de la 1ère église, du 1er sceau et de la 1ère trompette, et ainsi de suite, l’ensemble constituant la description complète de la période. La sixième période est celle de l’Antéchrist qui se concrétise par une persécution sans précédent du peuple de Dieu, et la 7ème celle du châtiment des hommes (chute de Babylone), du jugement dernier et de l’enclenchement du règne définitif et perpétuel de Jésus-Christ autant sur la terre que dans les cieux.
La sixième période se termine par les 7 dernières coupes de la colère de Dieu ; on peut aussi considérer ces 7 coupes comme la transition entre la 6è et la 7è période, ou même le début de la 7è. Peu importe. Une chose est sûre, quand on arrive au 7 (7è coupe, 7è sceau, 7è trompette), c’en est fini ; fini de ce monde, fini de Babylone (le monde moderne), fini de cette terre sous la coupe de Satan.

Je hasarde à ce stade, à savoir au 11 janvier 2021, et compte tenu de l’analyse des décennies et siècles précédents, la théorie -ou hypothèse- suivante : ne serions-nous pas en train de passer de la 5ème à la 6ème coupe, c’est-à-dire juste avant le couperet final de la 7ème (chute de Babylone ou fin du monde) ?

Qu’est-ce que la 5ème coupe ?
Un problème chez les méchants, dans le monde de l’Antéchrist : « et le cinquième ange répandit sa coupe sur le trône de la bête, et le royaume de celle-ci devint plein de ténèbres, et ils se mangèrent [réciproquement] les langues de douleur » (Apoc. 16 :10). Or que fut l’administration Trump, si ce n’est un grave problème, et même un coup d’arrêt, dans les projets de la synagogue de Satan ? Non pas que Trump fasse partie des justes, mais il n’appartenait pas au bon groupe. Ne les a-t-on pas vu se mordre la langue de rage durant ces 4 longues années, à faire la guerre sans relâche au président et à son groupe ? Et perdre 4 ans au passage sur leur minutieux programme et leur non moins précieux calendrier, qui n’est pas extensible à l’infini. Voilà pour la bête politique.
Et pour la bête religieuse, car je rappelle qu’il y a deux bêtes, même scénario à peu près à la même période : le pape François est bloqué dans ses projets par le pape émérite Benoît XVI. Ce dernier s’est prêté au jeu dans les premières années du pontificat de son successeur, s’associant aux canonisations sacrilèges de Jean XXIII et Jean-Paul II, ne réagissant pas aux encycliques de la nouvelle théologie (Laudato si, Amoris laetitia…). Mais depuis bientôt 3 ans, la bataille feutrée entre le conservateur et le révolutionnaire s’est muée en affrontement presque direct, suffisamment visible, malgré les hypocrisies de façade, pour qu’un observateur averti s’en aperçoive. Non seulement, il y a un an, le pape émérite a empêché l’initiative -prévue- d’enclencher le processus de mariage des prêtres, mais sa présence bloque toute initiative plus lourde, comme par exemple, modifier le contenu de la messe pour la rendre définitivement compatible avec le protestantisme, et au passage supprimer la Présence Réelle. L’Antéchrist aux commandes au Vatican ne sera libéré de cette épine -de cette 5è coupe ?- qu’à la mort du pape émérite. Pourquoi pas aux alentours ou pour le 20 janvier, afin que tous les acteurs soient enfin définitivement alignés ?

Ceci nous mènerait à la 6ème coupe, qui me semble imminente.
En effet, cette coupe correspond au rassemblement des troupes de l’ennemi pour la bataille finale de l’Armagedon. Elle commence par trois esprits immondes en forme de grenouilles qui sortent de la bouche du dragon, de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète. (Apoc. 16 :13)
Bien entendu, les trois bêtes sont plus facilement identifiables aujourd’hui, et on peut estimer -c’est une piste d’interprétation, une hypothèse de travail- que les trois esprits immondes soient personnalisés par leurs leaders respectifs :
– le chef, le dragon, c’est la synagogue de Satan, leader Joe Biden
– la bête de la terre, bête politique, leader Emmanuel Macron
– la bête de la mer, bête religieuse, leader le pape François
Les trois sont parfaitement alignés sur l’ensemble des grands thèmes, que ce soit la théorie du réchauffement climatique, la socialisation de masse, ou la gestion de la crise du Covid.
Ils seront tous trois alignés pour le jour J, le 20 janvier 2021, à charge pour François de se débarrasser d’ici là du pape émérite, seule ombre subsistant au tableau.
Bien entendu, derrière les hommes il y a les organisations visibles (ONU, UE, etc) et invisibles (franc-maçonnerie, haute finance, Illuminatis etc). Les bêtes et l’Antéchrist doivent d’abord être considérés comme des entités collectives.
Et que les hordes de barbares modernes soient des hommes en costume-cravate en Mercedes avec chauffeur ne change rien à l’affaire : c’est bien notre éradication physique et spirituelle qu’ils projettent, et qu’ils largement déjà commencée.

L’assaut final pourra alors être enclenché ; la cible visée est bien entendu la civilisation chrétienne, ou plutôt ce qu’il en reste : voilà l’enjeu de la bataille de l’Armagedon. De ce passé il faut faire table rase définitivement, que ce soit en termes de peuples, de cultures, ou de pratiques religieuses.
Dans quelles proportions ? Nul ne le sait. Si on les laissait faire, ils élimineraient tout et tout le monde, par pays entiers s’il le faut. Pourquoi ont-ils besoin des Etats-Unis et de leur puissance nucléaire si ce n’est pour s’en servir ?
Peu importe à la limite car nous savons que ce projet n’aboutira pas : seul leur rassemblement pour l’hallali (les 10 rois et le dernier mois : Apoc. 17 :12) est prévu dans les textes : c’est alors que s’enclenchera la véritable colère de Dieu, sous la forme de l’effondrement et la disparition de leur monde : la 7ème trompette proprement dite, à savoir la chute de Babylone : « et la grande Babylone revint en mémoire devant Dieu pour qu’il lui donnât le calice du vin de l’indignation de sa colère. » (Apoc. 16 :19).

Conclusion

S’il n’y a pas d’erreur, nous sommes très proches du 7, de la 7è période : les ennemis de Dieu et du peuple de Dieu s’apprêtent à s’assembler en Armagédon (au sens figuré : ils sont tous prêts à exécuter le même plan, sans plus aucun obstacle sérieux) pour l’assaut final : leur commencement
C’est ainsi qu’ils comptent entrer dans « leur ère » au soir du 20 janvier. Mais ils seront bloqués par un événement imprévu, celui plus connu sous le nom de résurrection des témoins, assimilable à la 7è coupe, que j’espère et anticipe au 21 janvier, ou à partir du 21 janvier, et qui enclenchera irréversiblement l’épisode suivant, définitif celui-là : la chute de Babylone.
C’est une hypothèse qui mérite d’être suivie de près.
En attendant, ne nous mêlons pas aux choses du monde, aux soubresauts de Babylone, restons concentrés sur notre vie spirituelle et sous la protection de la nouvelle arche : la Vierge Marie.

Illustration : l’ère du verseau, une ère mort-née ?
Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien :


Rome bascule

Octobre 2020, Rome a basculé. Non pas dans l’hérésie, elle y était déjà grâce au concile Vatican II. Non pas dans l’apostasie, celle-ci est aussi un des fruits visibles et manifestes du concile. Non, Rome affiche presque officiellement une nouvelle doctrine, où elle honore de nouveaux dieux et se dote de nouvelles missions. En d’autres termes le Vatican professe et proclame une nouvelle religion.

Et quelle est cette religion ? La religion de l’homme, ou plus exactement la religion de l’humanité.
La fameuse religion universelle tant annoncée.
La pierre angulaire de cette religion n’est pas le Christ, c’est la dignité de la personne humaine.
Autrement dit, ce n’est plus l’Eglise du Christ, c’est l’Eglise de l’homme. Une substitution de divinité qui n’est pas sans conséquences.
J’ai pris conscience d’une notion fondamentale en lisant l’encyclique Fratelli tutti du pape François : non seulement il est évident en le lisant que depuis longtemps dans son esprit la centralité de la personne humaine remplace la centralité divine du Christ, mais on se rend compte surtout que le magistère de François -ses discours, encycliques et exhortations apostoliques- a pour objet d’écrire cette nouvelle théologie.
Car il s’agit bien d’une théologie et celle-ci désormais existe !

Dans cette théologie, le Christ n’est plus qu’une source d’inspiration parmi d’autres ; au même titre que le grand imam Ahmad Al-Tayyeb, lui aussi inspirateur, selon François, de sa dernière encyclique. Mais n’importe qui peut citer le Christ et s’approprier ses paroles, des non-chrétiens ou des athées le font. Sauf que pour eux, le Christ n’est pas Dieu fait homme, ses paroles ne constituent pas la Révélation, mais les conseils inspirés d’un homme illustre parmi d’autres.

Une telle attitude est évidemment inacceptable chez celui sensé être le Vicaire du Christ, et il faut en tirer les conclusions qui s’imposent car, si sa pierre angulaire n’est plus le Christ, alors pour qui travaille-t-il ? Aurait-il oublié les paroles du même Christ, prononcées en tant que DIEU : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse » (Matthieu 12:30) ?
Et qui est contre le Christ, si ce n’est celui qui est menteur et homicide depuis le commencement, à savoir Satan, le diviseur, l’affabulateur ?
Par conséquent si François « roule » manifestement pour le démon, on dépasse le stade du paradoxe, sa position devient rédhibitoire et pose un cas de conscience quasi insoluble, que l’on pourrait traduire par la concrétisation du mystère d’iniquité.

Fratelli Tutti, vitrine visible de la religion de l’humanité

Cette dernière encyclique ne laisse pas seulement le lecteur mal à l’aise, cherchant vainement une vision catholique des choses -au sens commun du terme, c’est à dire conforme à la doctrine encore, à priori, en vigueur- pour y trouver un manifeste maçon, où la dimension surnaturelle est totalement absente, et où s’étale son aplatissement déconcertant sur la pensée unique mondialiste selon Mgr Vigano -précisons : la pensée socialo-collectiviste mondialiste.
Elle n’est pas seulement inspirée par un vague déisme et un philanthropisme qui n’a rien de catholique, toujours selon Mgr Vigano.
Elle n’est pas seulement l’aboutissement catastrophique de l’œcuménisme, du dialogue interreligieux, de la liberté religieuse, et surtout de la négation de la royauté universelle du Christ et de ses droits intangibles, comme le remarque judicieusement l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité saint Pie X, qui rappelle que cette fraternité universelle [celle décrite dans l’encyclique] est une idée d’origine libérale, naturaliste et maçonnique, et c’est sur cette utopie apostate que s’est construite la société contemporaine.

Non, elle laisse le lecteur sidéré par la démonstration visible de la théologie de la religion de l’humanité.
Connaissez-vous beaucoup de dirigeants qui ignorent les fondamentaux de l’entité qu’ils dirigent ? Et pourtant, à la lecture du pape François, on découvre que :
Il ne connaît pas la Sainte Trinité. Il ne connaît pas le Christ Dieu fait homme. Il ne connaît pas le Christ pierre angulaire. Il ne connaît pas la vie de l’âme. Il ne connaît pas la vie surnaturelle. Il ne connaît pas la vie éternelle. Il ne connaît pas les fins dernières de l’homme. Il ne connaît pas la Révélation. Il ne connaît pas doctrine sociale de l’Eglise. Il ne connaît pas les sacrements, ni le sacré. Il ne connaît pas le péché. Il ne connaît pas l’Incarnation, ni la Rédemption, ni leur objet et leur finalité.

Par contre, il connaît la nouvelle théologie issue du concile et de l’esprit du concile, patiemment développée et mise en scène par ses prédécesseurs, et qu’il est chargée, lui, de rédiger dans l’optique du basculement prévisible vers cette nouvelle religion sous sa forme pleine et entière.
Ainsi, la clé de son système réside dans les sentiments d’appartenance à la même humanité (point 30) à laquelle il faut un cap commun (point 31) et celui-ci, afin que la société ait un avenir, consiste à cultiver le sens du respect en ce qui concerne la vérité de la dignité humaine, à laquelle nous nous soumettons (point 207). Par conséquent, cette vérité intégrale (point 205) qu’il recherche ne vient plus de Dieu (la fameuse Parole de Dieu, c’est à dire le Verbe, le Christ) mais de l’homme, puisqu’il explique clairement aux points 208, 213 et 214 que cette vérité provient de la nature humaine.
Doit-on lui rappeler la Parole de Dieu en Matthieu 12:30 citée tout à l’heure, où le Christ explique sans ambiguïté que qui ne rassemble pas avec lui disperse ? Or on cherche vainement dans les 287 points de l’encyclique à quel moment l’appartenance à la même humanité dont il parle se fait dans le Christ. Non, dans cette théologie l’humanité se suffit à elle-même.
Et pourtant, l’Eglise dont il est le chef a toujours enseigné que l’humanité devait se rassembler dans le Christ, qu’il était là son but et son salut. Citons par exemple, sur un sujet similaire, son prédécesseur le pape Pie XI dans l’encyclique Quadragesimo anno (1931) :
« Toutes les institutions destinées à favoriser la paix et l’entraide parmi les hommes, si bien conçues qu’elles paraissent, reçoivent leur solidité surtout du lien spirituel qui unit les membres entre eux. Quant ce lien fait défaut, une fréquente expérience montre que les meilleures formules restent sans résultat. Une vraie collaboration de tous au bien commun ne s’établira donc que lorsque tous auront l’intime conviction d’être les membres d’une grande famille et les enfants d’un même Père céleste, de ne former dans le Christ qu’un seul corps dont ils sont réciproquement les membres. »
Et pan ! sur François, qui rêve d’un développement humain intégral, là où ses prédécesseurs d’avant le concile prônaient un développement spirituel intégral dans le Christ.

Dans cette nouvelle théologie, Dieu n’est plus qu’un simple faire-valoir de l’homme.
La religion de l’homme fait Dieu est subtilement suggérée au point 273 où il est expliqué que la dignité transcendante de la personne humaine est l’image visible du Dieu invisible ; en d’autres termes la déification de l’homme s’effectue au niveau de la dignité de la personne humaine, sur laquelle ils fondent leurs nouveaux dogmes. Elle est là la nouvelle vérité fondamentale dont il parle de façon récurrente.

Et si on a encore des doutes, François les lève au point 276 : « L’Eglise a un rôle public qui ne se borne pas à ses activités d’assistance ou d’éducation, mais qui favorise la promotion de l’homme et de la fraternité universelle. »
C’est incroyable de lire ça : la mission première de l’Eglise n’est-elle pas de conduire les hommes à la vie éternelle ? Mais alors, l’Eglise est au service de l’homme ou de Dieu ?
C’était le cas de l’Eglise d’avant ; ça n’est plus celui de l’Eglise d’aujourd’hui : ce qui était patent et latent depuis le concile se révèle désormais au grand jour sans ambiguïté possible.

Pour comprendre le grand écart entre les deux religions -car il va falloir bien admettre un jour cette évolution sur le fond, évolution désormais parvenue à l’âge adulte- il suffit de se référer à l’enseignement récurrent de l’Eglise jusqu’au concile.
Par exemple, Pie XI écrivait, toujours dans l’encyclique précitée :
« L’ordre parfait que ne se lasse pas de prêcher l’Eglise (…) place en Dieu le terme premier et suprême de toute activité créée, et n’apprécie les biens de ce monde que comme de simples moyens dont il faut user dans la mesure où ils conduisent à cette fin. »


Le même Pie XI, toujours dans Quadragesimo anno, rappelle les fondements de l’attitude de l’Eglise face aux difficultés inhérentes à la vie sur terre :
« La plupart des hommes sont presque exclusivement frappés par les bouleversements temporels , les désastres et les calamités terrestres. Mais, à regarder ces choses comme il convient, du point de vue chrétien, qu’est-ce que tout cela comparé à la ruine des âmes ? Car il est exact de dire que telles sont, actuellement, les conditions de la vie économique et sociale, qu’un nombre très considérable d’hommes y trouvent les plus grandes difficultés pour opérer l’œuvre, seule nécessaire, de leur salut éternel. »
Cette notion fondamentale de salut éternel, œuvre pourtant seule nécessaire, est totalement absente de l’encyclique du pape François.
Pie XI paraphrase les paroles du Maître en Matthieu 16:26, les adaptant à notre temps : « A quoi servira d’ailleurs aux hommes de gagner tout l’univers par une plus rationnelle exploitation de ses ressources, s’ils viennent à perdre leur âme ?« 
Or la doctrine défendue par le pape François depuis sept ans consiste exactement à proposer l’inverse : il cherche à améliorer l’humanité (le développement intégral) -avec des thèses ultra-gauchistes d’ailleurs très contestables- sans jamais se préoccuper du salut des âmes.

Une nouvelle religion déicide

Il y a encore plus grave, l’attitude œcuménique qui mène les catholiques depuis le concile à partager Dieu avec les autres religions, comme si le Seigneur était une donnée à géométrie variable.
Elle est très grave car elle mène à la négation explicite de la divinité de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.

Tout pape digne de ce nom doit rappeler que Dieu est Trinitaire, Père Fils et Saint-Esprit, et que selon le Premier commandement il n’y a qu’un seul Dieu. Par conséquent il ne peut y avoir d’autre Dieu en dehors de la Sainte Trinité qui est, rappelons-le, indivisible : 1 seul Dieu en 3 Personnes ; doctrine admirablement résumée par saint Paul : « Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu » (Ephésiens 4:5).

Ainsi, quand dans Fratelli tutti le pape François titre un chapitre Les religions au service de la fraternité dans le monde et qu’il commence par la locution Nous, croyants (point 272), il commet volontairement à la fois :
un mensonge par omission -car il doit rappeler que la foi en Dieu ne peut se situer qu’envers la Sainte Trinité, afin d’éviter toute confusion,
un acte délibéré de négation de la divinité de Jésus-Christ, car on ne peut pas inclure dans les croyants ceux qui ouvertement ne reconnaissent pas la divinité du Christ,
– et donc un acte explicite de déicide, qui correspond exactement à l’avertissement de saint Jean :
« Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus le Père; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. » (1 Jean 2:22)

Cet acte de déicide est explicite puisqu’au point 274, François précise que : « nous savons, nous croyants des religions, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés« . Ceci est bien une négation de la divinité du Christ, puisqu’il inclut les religions non chrétiennes dans son éventail de religions, et déclare, sans sous-entendu, que celles-ci peuvent aussi rendre Dieu présent, ce qui est impossible puisqu’elles ne s’adressent pas à Dieu : si elles nient le Fils, elles nient le Père nous a rappelé saint Jean.

Si François renie le Dieu Trinitaire, c’est parce que il en vénère un autre, révélant ainsi sa qualité d’Antéchrist tel que décrit par saint Jean ci-dessus, ainsi que dans le chapitre 13 de l’Apocalypse du même auteur.
Et ce « dieu » il est facile à reconnaître, c’est celui commun à tous ceux qui nient le Christ, et qui utilise la divinisation de l’homme pour masquer sa présence. Dans la théologie de l’humanité qu’écrit François, cette doctrine s’explique pleinement, il commence d’ailleurs son chapitre par ça : Les différentes religions, par leur valorisation de chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu, offrent une contribution précieuse à la construction de la fraternité et pour la défense de la justice dans la société (point 271). Ici leur théologie est limpide : dans un système où la pierre angulaire est la dignité de la personne humaine, alors chaque religion a sa place, parce qu’elles tendent toutes vers le même but : faire de chaque être humain un fils ou une fille de Satan, car il est le seul « dieu » universel en dehors du Christ.
Quant à la deuxième partie de sa phrase, nous citerons à nouveau Pie XI, toujours dans la même encyclique (parce que les papes répétaient toujours la même doctrine immuable enseignée par le Christ en personne) : « Seule la charité du Christ peut soumettre, avec force et suavité, les volontés et les cœurs aux lois de la justice et de l’équité. » Et pan ! à nouveau sur François car l’incompatibilité des doctrines saute immédiatement aux yeux.

On reconnaît bien ici l’imitation du démon, qui veut lui aussi rassembler les hommes de façon universelle. Pour le démon, toutes les religions sont compatibles à partir du moment où elles ne se tournent plus vers Dieu (le seul, l’unique, le Dieu Trinitaire). Pour les chrétiens c’est l’inverse, seule la religion du Christ a droit d’existence, car seul ce dernier conduit à la vie éternelle.

Religion de l’humanité = religion universelle

Allons maintenant plus loin dans l’analyse. Cette théologie qu’écrit le pape François est le fruit d’un long processus de transformation qui prend sa source, on l’a vu, dans l’humanisme, la religion des droits de l’homme.
Celle-ci remonte à 1948 lorsque l’ONU, donc le monde, l’adopte et l’impose à l’humanité.
Dans sa version politique, civile pourrait-on dire, cette religion n’est donc pas nouvelle, et elle est bien universelle.
Et dans sa version religieuse, elle remonte… au concile Vatican II :

« Cette Déclaration [des droits de l’homme] reconnaît solennellement à tous les hommes, sans exception, leur dignité de personne. (…) Puisse-t-il arriver bientôt le moment où cette Organisation [l’ONU] garantira efficacement les droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables. » Jean XXIII, encyclique Pacem in terris, 11 avril 1963.
Donc dès Jean XXIII et le concile la nouvelle ligne est tracée : le fondement de l’Eglise ne se situe plus dans l’Evangile mais dans les droits de l’homme, et la nouvelle mission de l’Eglise est d’agir afin que ces droits soient appliqués dans le monde entier, car ils sont les garants du nouveau statut de l’être humain dans ce contexte : la dignité de la personne humaine. De la dignité de la personne humaine découle le nouvel évangile, le nouveau Credo et les nouveaux engagements.
Dès le début le ver est dans le fruit et dès Jean XXIII la nouvelle ligne de conduite est donnée.
Jusque là, se basant sur la Révélation divine dont elle est à la fois le garant et le porte-parole, l’Eglise enseignait -et agissait- pour que le but de l’homme sur terre soit de (re)connaître et rendre grâce à la Sainte Trinité (son Dieu unique, Créateur et Sauveur), et parvienne à la vie éternelle via cette reconnaissance et les grâces qui y sont liées, prodiguées par la prière et les sacrements. A un être constitué d’un corps et d’une âme, l’Eglise privilégiait la vie de l’âme et même la vie de l’âme unie à Dieu, ou vie surnaturelle.
A partir du concile et jusqu’à maintenant, l’Eglise se base sur la Déclaration des droits de l’homme et enseigne -et agit- pour que le but de l’homme sur terre soit la reconnaissance de sa dignité et des droits qui en découlent. Entre le corps (la vie humaine) et l’âme (la vie éternelle) elle privilégie la vie humaine, celle de l’âme devient secondaire, voir sans intérêt. Et la référence à Dieu glisse vers la référence à l’homme.
S’ensuit une nouvelle doctrine et une nouvelle théologie, celle de l’homme divinisé, de l’homme-dieu, nouvelle religion universelle, pouvant être appelée aussi religion de l’humanité. L’humanisme absolu, dont Fratelli tutti, on vient de le voir, est une démonstration frappante.

La voilà la religion universelle prophétisée par les ennemis du Christ, souhaitée par la judéo-maçonnerie, crainte et annoncée par les résistants au Nouvel Ordre Mondial. Elle existe à l’échelle mondiale depuis 1948, elle n’est pas à mettre au futur mais au présent, depuis bien longtemps ! Ceci explique l’acharnement des francs-maçons et assimilés à la placer au-dessus des religions ; la laïcité, les Républiques laïques ne sont que des moyens de mise en application de la religion universelle des droits de l’homme et c’est pourquoi elle prétend se placer au-dessus des religions, et leur demande de s’incliner devant elle. A ce propos, la laïcité à la française est un chef d’œuvre d’application concrète de la religion universelle puisqu’elle relègue dans la sphère privée les autres religions afin d’occuper seule le terrain dans le domaine public, universel et institutionnel, et elle demande à ces autres religions de reconnaître sa supériorité sur elles.
D’où aujourd’hui la surenchère pratiquée par les tenants de la laïcité ; par exemple, elle revendique le droit au blasphème, c’est à dire d’insulter les autres religions. C’est de l’intimidation vis à vis de celles-ci : j’ai le droit de vous insulter, sachant que la réciproque n’est pas vraie, et -complexe de supériorité oblige- vous ne pouvez vous y opposer.
En d’autres termes, la laïcité à la française ne concède aux autres religions le droit d’exister que si elles reconnaissent son statut de religion publique et universelle, admettent son droit de préséance sur elles, et acceptent, elles, de se limiter à la sphère privée. Alors que, on l’aura remarqué, la religion laïque des droits de l’homme est la seule à régner dans les deux sphères, publique et privée.
Par conséquent la religion des droits de l’homme, ou de l’humanité, ou de l’humanisme, ou de l’homme déifié, est bien la seule qui se revendique aujourd’hui entièrement universelle, commune à tous les hommes, toutes les nations, toutes les religions qui doivent la reconnaître comme supérieure à elles-mêmes, car c’est elle qui désormais transcende l’humanité. La franc-maçonnerie en a écrit les lois civiles et sociales, la laïcité l’a mise en œuvre, le Vatican à partir du concile en a écrit la théologie. La théologie de l’homme fait dieu.
C’est remarquable.
Et le plus remarquable est que beaucoup en parlent encore au futur : la religion universelle arrive, lit-on régulièrement même en 2020, alors qu’elle existe depuis 70 ans !

Le péché change de camp et de statut

Un dernier mot sur cette religion universelle de l’humanisme et sa théologie écrite par François, dont nous n’avons étudié ici que quelques aspects.
C’est la transformation de la notion de péché. Ce dernier n’est plus une transgression de la loi divine et de la loi naturelle (elle aussi intrinsèquement d’origine divine), il devient la transgression des lois humaines et donc il prend une valeur à géométrie variable selon ces mêmes lois. En filigrane, il suit une nouvelle définition de la morale tirée elle aussi, non plus des lois de Dieu mais des lois des hommes.
Ce qui pose un problème majeur car le péché mène en enfer, en privant l’homme, même baptisé et croyant (dans le Dieu Trinitaire), de la grâce.
Or tout le monde aura remarqué la discrétion grandissante de la Rome conciliaire sur le péché, et sa tendance, non pas à le nier formellement, mais à le minimiser, le négliger, voire l’occulter.

François a inauguré une nouvelle démarche : inciter au péché ! Et même au péché grave. Il fallait le faire. Prenons un exemple récent.
Dans un documentaire présenté le 21 octobre 2020 à Rome, le pape a défendu l’union civile pour les homosexuels. Il a dit exactement, et depuis, le Vatican a confirmé ses propos :
« Les personnes homosexuelles ont le droit à une famille (…) ce que nous devons faire est une loi de cohabitation civile. »

Sur ce sujet, j’ai extrait du catéchisme publié sur le site officiel du Vatican (!), les passages suivants :
« La Tradition a toujours déclaré que  » les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés  » (CDF, décl.  » Persona humana  ». Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas. »

Par conséquent, le « pape » François :
1) ne dénonce plus un péché grave qui conduit en enfer, alors que le rôle du chef des catholiques est de mener les hommes au paradis,
2) présente une situation de péché flagrante comme normale, puisqu’il appelle à la légaliser sans dénoncer le désordre qui en résulte, pourtant clairement exprimé par son propre catéchisme (voir la citation précédente, plus le point 1865 : « Le péché crée un entraînement au péché ; il engendre le vice par la répétition des mêmes actes. Il en résulte des inclinations perverses qui obscurcissent la conscience et corrompent l’appréciation concrète du bien et du mal. »)
3) encourage les gens à vivre dans le péché, ou à adopter une vie basée sur un péché grave, puisque l’appel à sa légalisation implique un accord tacite sur cette façon de vivre.

Donc, le « pape » François :
– relativise le péché et même le nie, ou plus exactement l’ignore
– légalise le péché
– incite au péché
Pourtant le Christ est venu sur terre « pour sauver son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21) ; n’est-ce pas là la mission première de son Eglise et de son chef, appelé Vicaire du Christ pour cette raison ?

Mais si le chef de l’Eglise catholique prend position publiquement pour le péché, accomplissant la prophétie d’Isaïe « malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal » au lieu de remplir sa mission de salut des âmes, sachant que cette prise de position entraîne et conduit les âmes en enfer puisque le péché grave commis est ignoré et même encouragé, n’accomplit-il pas ici précisément la mission de la bête, de l’Antéchrist ?

Conclusion

On le sent de plus en plus : Rome prend une direction qui s’écarte trop du catholicisme classique -en vigueur jusqu’à aujourd’hui- pour qu’on ne puisse la voir. Même le catholique moyen, balloté entre sa piété envers le Christ et l’humanisme bon teint qu’a adopté l’Eglise depuis le concile, devrait se rendre compte, s’il faisait l’effort de lire les encycliques du pape et d’écouter ses discours, du décalage entre sa nouvelle théologie -et donc cette nouvelle Eglise- et celle qui existait depuis toujours.
Bien sûr que les réformes voulues par le concile et qui lui furent consécutives, qu’elles soient doctrinaires, liturgiques ou pastorales, ont largement émoussé la défense naturelle que constituait jusqu’à maintenant la dévotion envers Jésus-Christ et la fidélité à cette fameuse morale dont ont voulu se libérer les dernières générations.
Mais enfin, même eux devraient se rendre compte que Jésus-Christ est totalement absent de la théologie actuelle de la Rome conciliaire et de son pape, qu’il n’est plus qu’un aimable inspirateur auquel on fait de temps en temps référence, au même titre que beaucoup d’autres, même païens !
Si l’Eglise en est là, cela veut dire que les promoteurs de ce projet, de cette religion universelle et de son support théologique, assuré par François, sont parvenus à leurs fins car le but final de l’entreprise, était bien de prendre dans leurs filets les seuls adeptes de la religion qui n’y étaient pas encore : les catholiques romains, à transformer en libres-penseurs déistes selon les propres termes d’Albert Pike. C’est chose faite, du moins pour une bonne partie de la plus haute hiérarchie.

Dans ce décor subsiste un élément qui fait tâche d’encre, qui ne colle pas avec le discours ni son esprit: la messe. Car la messe, même sous sa forme ordinaire, même dénaturée, est peut-être le dernier lieu, le dernier office, à vénérer ostensiblement Jésus-Christ comme Dieu, malgré leurs efforts pour le diluer dans l’humanisme ambiant. En tous cas, la messe telle qu’elle existe encore -et je rappelle qu’elle constitue l’office principal des catholiques- n’est pas compatible avec cette nouvelle théologie, qui voit Dieu partout, dans toutes les religions, justement parce qu’elle ne lui donne pas son vrai nom : Jésus-Christ. Sauf à la messe.
C’est une incongruité. Une incompatibilité avec la nouvelle théologie du Vatican. En toute logique, elle aurait déjà dû être réformée, adaptée au goût du jour, assaisonnée d’œcuménisme comme tout le reste, pour qu’elle soit compatible avec leur nouveau Dieu, universel et non Trinitaire.
Alors, la nouvelle religion aura terminé la mutation de l’Eglise, on pourrait même dire sa mue ; il ne s’agit pas d’une disparition en tant que telle, mais d’une transformation. Elle n’a même pas besoin de changer de nom, parce que sa requalification en religion de l’humanité constituera de facto la disparition de l’original, et pour cela il reste une dernière phase, un dernier morceau -le plus gros, le plus décisif- : la transformation de la messe avec la suppression de la Présence Réelle.
L’annonce de cette intention, de cette volonté, constituera pour moi le basculement définitif, puisque tout le dispositif est déjà prêt, et mis à part la présence de Benoît XVI, je ne vois pas d’autre obstacle à ce qu’ils l’enclenchent.

Les catholiques sincères et fidèles au Christ et à sa sainte Mère seront alors confrontés à un dilemme épouvantable et en apparence insoluble. Mais c’est alors que la puissance divine se manifestera et détruira la bête et ses séides.

Pour télécharger le ficher pdf de l’article, cliquez sur ce lien :