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Rome bascule

Octobre 2020, Rome a basculé. Non pas dans l’hérésie, elle y était déjà grâce au concile Vatican II. Non pas dans l’apostasie, celle-ci est aussi un des fruits visibles et manifestes du concile. Non, Rome affiche presque officiellement une nouvelle doctrine, où elle honore de nouveaux dieux et se dote de nouvelles missions. En d’autres termes le Vatican professe et proclame une nouvelle religion.

Et quelle est cette religion ? La religion de l’homme, ou plus exactement la religion de l’humanité.
La fameuse religion universelle tant annoncée.
La pierre angulaire de cette religion n’est pas le Christ, c’est la dignité de la personne humaine.
Autrement dit, ce n’est plus l’Eglise du Christ, c’est l’Eglise de l’homme. Une substitution de divinité qui n’est pas sans conséquences.
J’ai pris conscience d’une notion fondamentale en lisant l’encyclique Fratelli tutti du pape François : non seulement il est évident en le lisant que depuis longtemps dans son esprit la centralité de la personne humaine remplace la centralité divine du Christ, mais on se rend compte surtout que le magistère de François -ses discours, encycliques et exhortations apostoliques- a pour objet d’écrire cette nouvelle théologie.
Car il s’agit bien d’une théologie et celle-ci désormais existe !

Dans cette théologie, le Christ n’est plus qu’une source d’inspiration parmi d’autres ; au même titre que le grand imam Ahmad Al-Tayyeb, lui aussi inspirateur, selon François, de sa dernière encyclique. Mais n’importe qui peut citer le Christ et s’approprier ses paroles, des non-chrétiens ou des athées le font. Sauf que pour eux, le Christ n’est pas Dieu fait homme, ses paroles ne constituent pas la Révélation, mais les conseils inspirés d’un homme illustre parmi d’autres.

Une telle attitude est évidemment inacceptable chez celui sensé être le Vicaire du Christ, et il faut en tirer les conclusions qui s’imposent car, si sa pierre angulaire n’est plus le Christ, alors pour qui travaille-t-il ? Aurait-il oublié les paroles du même Christ, prononcées en tant que DIEU : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse » (Matthieu 12:30) ?
Et qui est contre le Christ, si ce n’est celui qui est menteur et homicide depuis le commencement, à savoir Satan, le diviseur, l’affabulateur ?
Par conséquent si François « roule » manifestement pour le démon, on dépasse le stade du paradoxe, sa position devient rédhibitoire et pose un cas de conscience quasi insoluble, que l’on pourrait traduire par la concrétisation du mystère d’iniquité.

Fratelli Tutti, vitrine visible de la religion de l’humanité

Cette dernière encyclique ne laisse pas seulement le lecteur mal à l’aise, cherchant vainement une vision catholique des choses -au sens commun du terme, c’est à dire conforme à la doctrine encore, à priori, en vigueur- pour y trouver un manifeste maçon, où la dimension surnaturelle est totalement absente, et où s’étale son aplatissement déconcertant sur la pensée unique mondialiste selon Mgr Vigano -précisons : la pensée socialo-collectiviste mondialiste.
Elle n’est pas seulement inspirée par un vague déisme et un philanthropisme qui n’a rien de catholique, toujours selon Mgr Vigano.
Elle n’est pas seulement l’aboutissement catastrophique de l’œcuménisme, du dialogue interreligieux, de la liberté religieuse, et surtout de la négation de la royauté universelle du Christ et de ses droits intangibles, comme le remarque judicieusement l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité saint Pie X, qui rappelle que cette fraternité universelle [celle décrite dans l’encyclique] est une idée d’origine libérale, naturaliste et maçonnique, et c’est sur cette utopie apostate que s’est construite la société contemporaine.

Non, elle laisse le lecteur sidéré par la démonstration visible de la théologie de la religion de l’humanité.
Connaissez-vous beaucoup de dirigeants qui ignorent les fondamentaux de l’entité qu’ils dirigent ? Et pourtant, à la lecture du pape François, on découvre que :
Il ne connaît pas la Sainte Trinité. Il ne connaît pas le Christ Dieu fait homme. Il ne connaît pas le Christ pierre angulaire. Il ne connaît pas la vie de l’âme. Il ne connaît pas la vie surnaturelle. Il ne connaît pas la vie éternelle. Il ne connaît pas les fins dernières de l’homme. Il ne connaît pas la Révélation. Il ne connaît pas doctrine sociale de l’Eglise. Il ne connaît pas les sacrements, ni le sacré. Il ne connaît pas le péché. Il ne connaît pas l’Incarnation, ni la Rédemption, ni leur objet et leur finalité.

Par contre, il connaît la nouvelle théologie issue du concile et de l’esprit du concile, patiemment développée et mise en scène par ses prédécesseurs, et qu’il est chargée, lui, de rédiger dans l’optique du basculement prévisible vers cette nouvelle religion sous sa forme pleine et entière.
Ainsi, la clé de son système réside dans les sentiments d’appartenance à la même humanité (point 30) à laquelle il faut un cap commun (point 31) et celui-ci, afin que la société ait un avenir, consiste à cultiver le sens du respect en ce qui concerne la vérité de la dignité humaine, à laquelle nous nous soumettons (point 207). Par conséquent, cette vérité intégrale (point 205) qu’il recherche ne vient plus de Dieu (la fameuse Parole de Dieu, c’est à dire le Verbe, le Christ) mais de l’homme, puisqu’il explique clairement aux points 208, 213 et 214 que cette vérité provient de la nature humaine.
Doit-on lui rappeler la Parole de Dieu en Matthieu 12:30 citée tout à l’heure, où le Christ explique sans ambiguïté que qui ne rassemble pas avec lui disperse ? Or on cherche vainement dans les 287 points de l’encyclique à quel moment l’appartenance à la même humanité dont il parle se fait dans le Christ. Non, dans cette théologie l’humanité se suffit à elle-même.
Et pourtant, l’Eglise dont il est le chef a toujours enseigné que l’humanité devait se rassembler dans le Christ, qu’il était là son but et son salut. Citons par exemple, sur un sujet similaire, son prédécesseur le pape Pie XI dans l’encyclique Quadragesimo anno (1931) :
« Toutes les institutions destinées à favoriser la paix et l’entraide parmi les hommes, si bien conçues qu’elles paraissent, reçoivent leur solidité surtout du lien spirituel qui unit les membres entre eux. Quant ce lien fait défaut, une fréquente expérience montre que les meilleures formules restent sans résultat. Une vraie collaboration de tous au bien commun ne s’établira donc que lorsque tous auront l’intime conviction d’être les membres d’une grande famille et les enfants d’un même Père céleste, de ne former dans le Christ qu’un seul corps dont ils sont réciproquement les membres. »
Et pan ! sur François, qui rêve d’un développement humain intégral, là où ses prédécesseurs d’avant le concile prônaient un développement spirituel intégral dans le Christ.

Dans cette nouvelle théologie, Dieu n’est plus qu’un simple faire-valoir de l’homme.
La religion de l’homme fait Dieu est subtilement suggérée au point 273 où il est expliqué que la dignité transcendante de la personne humaine est l’image visible du Dieu invisible ; en d’autres termes la déification de l’homme s’effectue au niveau de la dignité de la personne humaine, sur laquelle ils fondent leurs nouveaux dogmes. Elle est là la nouvelle vérité fondamentale dont il parle de façon récurrente.

Et si on a encore des doutes, François les lève au point 276 : « L’Eglise a un rôle public qui ne se borne pas à ses activités d’assistance ou d’éducation, mais qui favorise la promotion de l’homme et de la fraternité universelle. »
C’est incroyable de lire ça : la mission première de l’Eglise n’est-elle pas de conduire les hommes à la vie éternelle ? Mais alors, l’Eglise est au service de l’homme ou de Dieu ?
C’était le cas de l’Eglise d’avant ; ça n’est plus celui de l’Eglise d’aujourd’hui : ce qui était patent et latent depuis le concile se révèle désormais au grand jour sans ambiguïté possible.

Pour comprendre le grand écart entre les deux religions -car il va falloir bien admettre un jour cette évolution sur le fond, évolution désormais parvenue à l’âge adulte- il suffit de se référer à l’enseignement récurrent de l’Eglise jusqu’au concile.
Par exemple, Pie XI écrivait, toujours dans l’encyclique précitée :
« L’ordre parfait que ne se lasse pas de prêcher l’Eglise (…) place en Dieu le terme premier et suprême de toute activité créée, et n’apprécie les biens de ce monde que comme de simples moyens dont il faut user dans la mesure où ils conduisent à cette fin. »


Le même Pie XI, toujours dans Quadragesimo anno, rappelle les fondements de l’attitude de l’Eglise face aux difficultés inhérentes à la vie sur terre :
« La plupart des hommes sont presque exclusivement frappés par les bouleversements temporels , les désastres et les calamités terrestres. Mais, à regarder ces choses comme il convient, du point de vue chrétien, qu’est-ce que tout cela comparé à la ruine des âmes ? Car il est exact de dire que telles sont, actuellement, les conditions de la vie économique et sociale, qu’un nombre très considérable d’hommes y trouvent les plus grandes difficultés pour opérer l’œuvre, seule nécessaire, de leur salut éternel. »
Cette notion fondamentale de salut éternel, œuvre pourtant seule nécessaire, est totalement absente de l’encyclique du pape François.
Pie XI paraphrase les paroles du Maître en Matthieu 16:26, les adaptant à notre temps : « A quoi servira d’ailleurs aux hommes de gagner tout l’univers par une plus rationnelle exploitation de ses ressources, s’ils viennent à perdre leur âme ?« 
Or la doctrine défendue par le pape François depuis sept ans consiste exactement à proposer l’inverse : il cherche à améliorer l’humanité (le développement intégral) -avec des thèses ultra-gauchistes d’ailleurs très contestables- sans jamais se préoccuper du salut des âmes.

Une nouvelle religion déicide

Il y a encore plus grave, l’attitude œcuménique qui mène les catholiques depuis le concile à partager Dieu avec les autres religions, comme si le Seigneur était une donnée à géométrie variable.
Elle est très grave car elle mène à la négation explicite de la divinité de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.

Tout pape digne de ce nom doit rappeler que Dieu est Trinitaire, Père Fils et Saint-Esprit, et que selon le Premier commandement il n’y a qu’un seul Dieu. Par conséquent il ne peut y avoir d’autre Dieu en dehors de la Sainte Trinité qui est, rappelons-le, indivisible : 1 seul Dieu en 3 Personnes ; doctrine admirablement résumée par saint Paul : « Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu » (Ephésiens 4:5).

Ainsi, quand dans Fratelli tutti le pape François titre un chapitre Les religions au service de la fraternité dans le monde et qu’il commence par la locution Nous, croyants (point 272), il commet volontairement à la fois :
un mensonge par omission -car il doit rappeler que la foi en Dieu ne peut se situer qu’envers la Sainte Trinité, afin d’éviter toute confusion,
un acte délibéré de négation de la divinité de Jésus-Christ, car on ne peut pas inclure dans les croyants ceux qui ouvertement ne reconnaissent pas la divinité du Christ,
– et donc un acte explicite de déicide, qui correspond exactement à l’avertissement de saint Jean :
« Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus le Père; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. » (1 Jean 2:22)

Cet acte de déicide est explicite puisqu’au point 274, François précise que : « nous savons, nous croyants des religions, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés« . Ceci est bien une négation de la divinité du Christ, puisqu’il inclut les religions non chrétiennes dans son éventail de religions, et déclare, sans sous-entendu, que celles-ci peuvent aussi rendre Dieu présent, ce qui est impossible puisqu’elles ne s’adressent pas à Dieu : si elles nient le Fils, elles nient le Père nous a rappelé saint Jean.

Si François renie le Dieu Trinitaire, c’est parce que il en vénère un autre, révélant ainsi sa qualité d’Antéchrist tel que décrit par saint Jean ci-dessus, ainsi que dans le chapitre 13 de l’Apocalypse du même auteur.
Et ce « dieu » il est facile à reconnaître, c’est celui commun à tous ceux qui nient le Christ, et qui utilise la divinisation de l’homme pour masquer sa présence. Dans la théologie de l’humanité qu’écrit François, cette doctrine s’explique pleinement, il commence d’ailleurs son chapitre par ça : Les différentes religions, par leur valorisation de chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu, offrent une contribution précieuse à la construction de la fraternité et pour la défense de la justice dans la société (point 271). Ici leur théologie est limpide : dans un système où la pierre angulaire est la dignité de la personne humaine, alors chaque religion a sa place, parce qu’elles tendent toutes vers le même but : faire de chaque être humain un fils ou une fille de Satan, car il est le seul « dieu » universel en dehors du Christ.
Quant à la deuxième partie de sa phrase, nous citerons à nouveau Pie XI, toujours dans la même encyclique (parce que les papes répétaient toujours la même doctrine immuable enseignée par le Christ en personne) : « Seule la charité du Christ peut soumettre, avec force et suavité, les volontés et les cœurs aux lois de la justice et de l’équité. » Et pan ! à nouveau sur François car l’incompatibilité des doctrines saute immédiatement aux yeux.

On reconnaît bien ici l’imitation du démon, qui veut lui aussi rassembler les hommes de façon universelle. Pour le démon, toutes les religions sont compatibles à partir du moment où elles ne se tournent plus vers Dieu (le seul, l’unique, le Dieu Trinitaire). Pour les chrétiens c’est l’inverse, seule la religion du Christ a droit d’existence, car seul ce dernier conduit à la vie éternelle.

Religion de l’humanité = religion universelle

Allons maintenant plus loin dans l’analyse. Cette théologie qu’écrit le pape François est le fruit d’un long processus de transformation qui prend sa source, on l’a vu, dans l’humanisme, la religion des droits de l’homme.
Celle-ci remonte à 1948 lorsque l’ONU, donc le monde, l’adopte et l’impose à l’humanité.
Dans sa version politique, civile pourrait-on dire, cette religion n’est donc pas nouvelle, et elle est bien universelle.
Et dans sa version religieuse, elle remonte… au concile Vatican II :

« Cette Déclaration [des droits de l’homme] reconnaît solennellement à tous les hommes, sans exception, leur dignité de personne. (…) Puisse-t-il arriver bientôt le moment où cette Organisation [l’ONU] garantira efficacement les droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables. » Jean XXIII, encyclique Pacem in terris, 11 avril 1963.
Donc dès Jean XXIII et le concile la nouvelle ligne est tracée : le fondement de l’Eglise ne se situe plus dans l’Evangile mais dans les droits de l’homme, et la nouvelle mission de l’Eglise est d’agir afin que ces droits soient appliqués dans le monde entier, car ils sont les garants du nouveau statut de l’être humain dans ce contexte : la dignité de la personne humaine. De la dignité de la personne humaine découle le nouvel évangile, le nouveau Credo et les nouveaux engagements.
Dès le début le ver est dans le fruit et dès Jean XXIII la nouvelle ligne de conduite est donnée.
Jusque là, se basant sur la Révélation divine dont elle est à la fois le garant et le porte-parole, l’Eglise enseignait -et agissait- pour que le but de l’homme sur terre soit de (re)connaître et rendre grâce à la Sainte Trinité (son Dieu unique, Créateur et Sauveur), et parvienne à la vie éternelle via cette reconnaissance et les grâces qui y sont liées, prodiguées par la prière et les sacrements. A un être constitué d’un corps et d’une âme, l’Eglise privilégiait la vie de l’âme et même la vie de l’âme unie à Dieu, ou vie surnaturelle.
A partir du concile et jusqu’à maintenant, l’Eglise se base sur la Déclaration des droits de l’homme et enseigne -et agit- pour que le but de l’homme sur terre soit la reconnaissance de sa dignité et des droits qui en découlent. Entre le corps (la vie humaine) et l’âme (la vie éternelle) elle privilégie la vie humaine, celle de l’âme devient secondaire, voir sans intérêt. Et la référence à Dieu glisse vers la référence à l’homme.
S’ensuit une nouvelle doctrine et une nouvelle théologie, celle de l’homme divinisé, de l’homme-dieu, nouvelle religion universelle, pouvant être appelée aussi religion de l’humanité. L’humanisme absolu, dont Fratelli tutti, on vient de le voir, est une démonstration frappante.

La voilà la religion universelle prophétisée par les ennemis du Christ, souhaitée par la judéo-maçonnerie, crainte et annoncée par les résistants au Nouvel Ordre Mondial. Elle existe à l’échelle mondiale depuis 1948, elle n’est pas à mettre au futur mais au présent, depuis bien longtemps ! Ceci explique l’acharnement des francs-maçons et assimilés à la placer au-dessus des religions ; la laïcité, les Républiques laïques ne sont que des moyens de mise en application de la religion universelle des droits de l’homme et c’est pourquoi elle prétend se placer au-dessus des religions, et leur demande de s’incliner devant elle. A ce propos, la laïcité à la française est un chef d’œuvre d’application concrète de la religion universelle puisqu’elle relègue dans la sphère privée les autres religions afin d’occuper seule le terrain dans le domaine public, universel et institutionnel, et elle demande à ces autres religions de reconnaître sa supériorité sur elles.
D’où aujourd’hui la surenchère pratiquée par les tenants de la laïcité ; par exemple, elle revendique le droit au blasphème, c’est à dire d’insulter les autres religions. C’est de l’intimidation vis à vis de celles-ci : j’ai le droit de vous insulter, sachant que la réciproque n’est pas vraie, et -complexe de supériorité oblige- vous ne pouvez vous y opposer.
En d’autres termes, la laïcité à la française ne concède aux autres religions le droit d’exister que si elles reconnaissent son statut de religion publique et universelle, admettent son droit de préséance sur elles, et acceptent, elles, de se limiter à la sphère privée. Alors que, on l’aura remarqué, la religion laïque des droits de l’homme est la seule à régner dans les deux sphères, publique et privée.
Par conséquent la religion des droits de l’homme, ou de l’humanité, ou de l’humanisme, ou de l’homme déifié, est bien la seule qui se revendique aujourd’hui entièrement universelle, commune à tous les hommes, toutes les nations, toutes les religions qui doivent la reconnaître comme supérieure à elles-mêmes, car c’est elle qui désormais transcende l’humanité. La franc-maçonnerie en a écrit les lois civiles et sociales, la laïcité l’a mise en œuvre, le Vatican à partir du concile en a écrit la théologie. La théologie de l’homme fait dieu.
C’est remarquable.
Et le plus remarquable est que beaucoup en parlent encore au futur : la religion universelle arrive, lit-on régulièrement même en 2020, alors qu’elle existe depuis 70 ans !

Le péché change de camp et de statut

Un dernier mot sur cette religion universelle de l’humanisme et sa théologie écrite par François, dont nous n’avons étudié ici que quelques aspects.
C’est la transformation de la notion de péché. Ce dernier n’est plus une transgression de la loi divine et de la loi naturelle (elle aussi intrinsèquement d’origine divine), il devient la transgression des lois humaines et donc il prend une valeur à géométrie variable selon ces mêmes lois. En filigrane, il suit une nouvelle définition de la morale tirée elle aussi, non plus des lois de Dieu mais des lois des hommes.
Ce qui pose un problème majeur car le péché mène en enfer, en privant l’homme, même baptisé et croyant (dans le Dieu Trinitaire), de la grâce.
Or tout le monde aura remarqué la discrétion grandissante de la Rome conciliaire sur le péché, et sa tendance, non pas à le nier formellement, mais à le minimiser, le négliger, voire l’occulter.

François a inauguré une nouvelle démarche : inciter au péché ! Et même au péché grave. Il fallait le faire. Prenons un exemple récent.
Dans un documentaire présenté le 21 octobre 2020 à Rome, le pape a défendu l’union civile pour les homosexuels. Il a dit exactement, et depuis, le Vatican a confirmé ses propos :
« Les personnes homosexuelles ont le droit à une famille (…) ce que nous devons faire est une loi de cohabitation civile. »

Sur ce sujet, j’ai extrait du catéchisme publié sur le site officiel du Vatican (!), les passages suivants :
« La Tradition a toujours déclaré que  » les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés  » (CDF, décl.  » Persona humana  ». Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas. »

Par conséquent, le « pape » François :
1) ne dénonce plus un péché grave qui conduit en enfer, alors que le rôle du chef des catholiques est de mener les hommes au paradis,
2) présente une situation de péché flagrante comme normale, puisqu’il appelle à la légaliser sans dénoncer le désordre qui en résulte, pourtant clairement exprimé par son propre catéchisme (voir la citation précédente, plus le point 1865 : « Le péché crée un entraînement au péché ; il engendre le vice par la répétition des mêmes actes. Il en résulte des inclinations perverses qui obscurcissent la conscience et corrompent l’appréciation concrète du bien et du mal. »)
3) encourage les gens à vivre dans le péché, ou à adopter une vie basée sur un péché grave, puisque l’appel à sa légalisation implique un accord tacite sur cette façon de vivre.

Donc, le « pape » François :
– relativise le péché et même le nie, ou plus exactement l’ignore
– légalise le péché
– incite au péché
Pourtant le Christ est venu sur terre « pour sauver son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21) ; n’est-ce pas là la mission première de son Eglise et de son chef, appelé Vicaire du Christ pour cette raison ?

Mais si le chef de l’Eglise catholique prend position publiquement pour le péché, accomplissant la prophétie d’Isaïe « malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal » au lieu de remplir sa mission de salut des âmes, sachant que cette prise de position entraîne et conduit les âmes en enfer puisque le péché grave commis est ignoré et même encouragé, n’accomplit-il pas ici précisément la mission de la bête, de l’Antéchrist ?

Conclusion

On le sent de plus en plus : Rome prend une direction qui s’écarte trop du catholicisme classique -en vigueur jusqu’à aujourd’hui- pour qu’on ne puisse la voir. Même le catholique moyen, balloté entre sa piété envers le Christ et l’humanisme bon teint qu’a adopté l’Eglise depuis le concile, devrait se rendre compte, s’il faisait l’effort de lire les encycliques du pape et d’écouter ses discours, du décalage entre sa nouvelle théologie -et donc cette nouvelle Eglise- et celle qui existait depuis toujours.
Bien sûr que les réformes voulues par le concile et qui lui furent consécutives, qu’elles soient doctrinaires, liturgiques ou pastorales, ont largement émoussé la défense naturelle que constituait jusqu’à maintenant la dévotion envers Jésus-Christ et la fidélité à cette fameuse morale dont ont voulu se libérer les dernières générations.
Mais enfin, même eux devraient se rendre compte que Jésus-Christ est totalement absent de la théologie actuelle de la Rome conciliaire et de son pape, qu’il n’est plus qu’un aimable inspirateur auquel on fait de temps en temps référence, au même titre que beaucoup d’autres, même païens !
Si l’Eglise en est là, cela veut dire que les promoteurs de ce projet, de cette religion universelle et de son support théologique, assuré par François, sont parvenus à leurs fins car le but final de l’entreprise, était bien de prendre dans leurs filets les seuls adeptes de la religion qui n’y étaient pas encore : les catholiques romains, à transformer en libres-penseurs déistes selon les propres termes d’Albert Pike. C’est chose faite, du moins pour une bonne partie de la plus haute hiérarchie.

Dans ce décor subsiste un élément qui fait tâche d’encre, qui ne colle pas avec le discours ni son esprit: la messe. Car la messe, même sous sa forme ordinaire, même dénaturée, est peut-être le dernier lieu, le dernier office, à vénérer ostensiblement Jésus-Christ comme Dieu, malgré leurs efforts pour le diluer dans l’humanisme ambiant. En tous cas, la messe telle qu’elle existe encore -et je rappelle qu’elle constitue l’office principal des catholiques- n’est pas compatible avec cette nouvelle théologie, qui voit Dieu partout, dans toutes les religions, justement parce qu’elle ne lui donne pas son vrai nom : Jésus-Christ. Sauf à la messe.
C’est une incongruité. Une incompatibilité avec la nouvelle théologie du Vatican. En toute logique, elle aurait déjà dû être réformée, adaptée au goût du jour, assaisonnée d’œcuménisme comme tout le reste, pour qu’elle soit compatible avec leur nouveau Dieu, universel et non Trinitaire.
Alors, la nouvelle religion aura terminé la mutation de l’Eglise, on pourrait même dire sa mue ; il ne s’agit pas d’une disparition en tant que telle, mais d’une transformation. Elle n’a même pas besoin de changer de nom, parce que sa requalification en religion de l’humanité constituera de facto la disparition de l’original, et pour cela il reste une dernière phase, un dernier morceau -le plus gros, le plus décisif- : la transformation de la messe avec la suppression de la Présence Réelle.
L’annonce de cette intention, de cette volonté, constituera pour moi le basculement définitif, puisque tout le dispositif est déjà prêt, et mis à part la présence de Benoît XVI, je ne vois pas d’autre obstacle à ce qu’ils l’enclenchent.

Les catholiques sincères et fidèles au Christ et à sa sainte Mère seront alors confrontés à un dilemme épouvantable et en apparence insoluble. Mais c’est alors que la puissance divine se manifestera et détruira la bête et ses séides.

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Intolérable dictature

Le gouvernement prépare un projet de loi dit contre le « séparatisme », qui sera présenté en conseil des ministres le 9 décembre prochain, et dont le chef d’Etat a révélé le contenu et l’esprit lors de son discours aux Mureaux du 2 octobre dernier.
De quoi s’agit-il ?
D’une intolérable atteinte aux libertés les plus fondamentales, à commencer par la première de toutes, et la plus significative : la liberté de penser. Eux qui n’ont que le mot « droits » à la bouche se comportent comme d’incroyables dictateurs auprès desquels Staline fait figure de modéré, qui bafouent dans leurs lois, leurs organisations, leurs institutions, les droits les plus fondamentaux de l’homme, eux les prétendus défenseurs des droits de l’homme.


En effet, depuis déjà trois décennies, la dictature judéo-maçonnique laïcarde, républicaine et totalitaire n’en finit pas d’imposer ses principes et ses valeurs, empêchant et interdisant à toute personne de penser autrement qu’eux. Avant, leurs lois punissaient les pensées « déviantes » (comprendre : hostiles ou contraires aux leurs) exprimées en public, par les délits de racisme, d’antisémitisme, de révisionnisme, d’homophobie… et j’en oublie. Aujourd’hui le projet va plus loin : ils s’en prennent aux organisations qui permettaient jusque là de vivre et de grandir en dehors de leur système de pensée. Ils veulent interdire que l’on puisse enseigner autre chose que ce qu’ils enseignent eux-mêmes.
En fait ils veulent interdire à nos groupes d’exister en tant que tels.

La technique est classique, c’est celle du prestidigitateur : tout le monde regarde la main qui s’agite et personne ne voit l’autre main cachée qui effectue le vrai tour de magie. La main qui s’agite, c’est d’associer délibérément cette notion de séparatisme à l’Islam. Mais les musulmans ne sont pas les seuls à vouloir vivre et penser dans un autre système que celui de la République laïque ; il y a au moins un autre groupe concerné de la même manière : les catholiques traditionalistes.
Oui il existe un dernier pré-carré qui tente de toutes ses forces, lui aussi, de résister encore et toujours à l’envahisseur. Un groupe de gaulois irréductibles, entouré d’ennemis, que les César modernes tentent d’éradiquer par tous les moyens, toutes les ruses, tous les pièges, toutes les trahisons, infiltrations, poisons et pressions imaginables.
Ils font semblant de s’en prendre à l’Islam, même s’il est possible qu’aussi de ce côté-là certains ne partagent pas leurs « valeurs », mais la véritable cible, ce sont bien les cathos tradis.
D’où le choix de la date, le 9 décembre, jour anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat ; ils nous font croire qu’après avoir soumis les catholiques français à leur diktat il y a 115 ans, c’est au tour de l’Islam ; oui peut-être, mais c’est aussi parce que malgré tous leurs efforts, il reste un village d’irréductibles gaulois qui leurs résistent encore et toujours, galvanisés par leur potion magique : la fidélité au Christ-roi, l’amour du Christ-Sauveur et la dévotion envers sa Sainte Mère.
Et cette potion magique, qu’ils ont essayée aussi de neutraliser par la doctrine et la liturgie dévoyées de l’Eglise conciliaire, ils n’arrivent pas à l’avoir, d’où leur hargne, leur haine, et la sévérité toujours plus exponentielle de leurs lois.

Qu’est ce qui les gêne ? Qu’il y ait encore quelques outils pour échapper à la propagande laïque, mondialiste, socialiste, égalitariste, multiculturaliste, perverse et vicieuse, prodiguée ad nauseam par l’Education Nationale sur les enfants. Et principalement deux outils : l’école à la maison et l’enseignement hors contrat.
C’est pourquoi le chef de l’Etat a annoncé que ce projet de loi contiendrait notamment deux mesures :
– « L’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans » : oui il a bien dit à l’école, et d’ailleurs, au cas où on n’aurait pas bien compris, il a ajouté « L’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé« .
Mais pourquoi ? parce que l’école n’est pas là pour nous apprendre seulement à lire, écrire et compter, elle est là pour faire de nous dès le plus jeune âge de bons petits citoyens républicains communiant à leur religion laïque et enseignés à leurs « valeurs » ; choses qu’évitent évidemment les enfants de certains milieux quand ils étudient à la maison.
– Et pour la même raison, « les écoles hors contrat feront l’objet d’un contrôle renforcé« , parce que pour eux, le problème y est le même : on peut y éviter l’enseignement de leurs « valeurs », on peut éviter d’en sortir socialo-républicano-laïcard. Et que pèsent les écoles coraniques (musulmanes) par rapport à l’enseignement catholique hors contrat ? Pas grand-chose. Donc on voit bien ici QUI sont réellement dans le viseur : les cathos tradis.

Mais ils ne s’arrêtent pas là. Le gouvernement, et derrière lui la judéo-maçonnerie, veut contrôler les associations locales ou cultuelles. Là encore, les motifs donnés témoignent d’une incroyable dérive totalitaire. CNews, présentant le projet de loi dans son numéro du 2 octobre, à partir du dossier de presse fourni par l’Elysée, nous explique « qu’il s’agira aussi de se pencher sur certaines associations locales, que les autorités soupçonnent de réaliser un lavage de cerveau religieux ou communautaire ». Mais que fait l’Education Nationale durant les seize premières années d’un être humain si ce n’est de lui faire subir un lavage de cerveau en règle ? N’imposent-ils pas leur laïcité à tous ? D’ailleurs, ils ne s’en cachent pas : il s’agit d’un combat pour la laïcité disent-ils, de la défense des « valeurs » de la République, valeurs qu’ils veulent nous obliger non seulement à connaître, mais à approuver. Et si jamais un groupe enseigne d’autres valeurs, c’est alors présenté comme un lavage de cerveau ! Autrement dit, se profile implicitement l’interdiction d’enseigner autre chose que leurs valeurs et leur religion à eux. En effet, leur ex-ministre de l’éducation, Vincent Peillon, ne s’est pas caché de préciser que la laïcité est une religion, il a parlé de religion laïque. Donc quand on reproche à une association cultuelle, c’est à dire se réclamant d’un culte, musulman ou catholique peu importe, que son enseignement religieux relève du lavage de cerveau, car c’est bien ce qui a été dit, cela veut dire que l’on projette d’interdire l’enseignement de la doctrine de cette religion, si jamais celle-ci n’est pas compatible avec celle de la laïcité. Je le répète, on nage dans un délire totalitaire que nous envient les pires régimes communistes.
De plus, les milieux cathos tradis le savent bien : lors du changement de liturgie en 1969, appelé communément « nouvelle messe », comme celle-ci fut imposée à l’ensemble de l’Eglise, il a fallu batailler pour conserver des églises ou des chapelles célébrant selon l’ancien rite (tridentin). Soit par le rachat d’églises, la construction ou la création d’autres, ou même par des occupations forcées, ce qui a conduit à la création de nombreuses associations cultuelles pour gérer ces nouvelles structures. Donc là encore, pointer uniquement les associations cultuelles musulmanes relève du mensonge par omission : il y en a aussi beaucoup dans la sphère catho tradi, et gageons que celles-ci seront bien entendu dans le collimateur de l’Etat.
Mais franchement, comment peut-on reprocher à des associations catholiques d’enseigner la doctrine de l’Eglise, puisque par définition, ce n’est pas la même que la doctrine laïque ?
Et de quel droit ces haineux, ces malades, peuvent-ils se permettre de dire qu’il s’agit d’un lavage de cerveau ?

Et comment peut-on partager avec eux ces fameuses valeurs de la République, qui sont en réalité autant de contre-valeurs issues d’une idéologie délétère, perverse et diabolique ?
Non, nous n’adhérons pas et nous ne voulons ni partager, ni cautionner ni admettre, les valeurs immorales de ce régime : droit à tuer les enfants à naître, institutionnalisation et promotion des péchés graves que sont l’homosexualité, les déviances sexuelles et la liberté sexuelle, mais aussi matérialisme, relativisme, individualisme, égoïsme, naturalisme, rationalisme, évolutionnisme, féminisme, égalitarisme, multiculturalisme, socialisme, libéralisme, mondialisme, écologisme… tous ces funestes concepts et systèmes en -isme qui, mis à part le christianisme, conduisent à la destruction des nations, des identités, des peuples, du droit naturel et des âmes.
Non, face à cette déferlante des idéologies de la bête nous opposons le règne du Christ-roi et sa doctrine sociale, familiale, professionnelle, diplomatique, juridique et constitutionnelle.
Et nous revendiquons le droit de l’enseigner à nos enfants, de donner l’exemple par l’application des règles de la doctrine divine dans nos vies, nos foyers et nos métiers.


Pour le moment, le gouvernement fait mine de trouver une telle démarche chez les seuls « islamistes » ; mais quand Emmanuel Macron explique le 2 octobre dans son discours qu’ils veulent s’attaquer à ceux qui font preuve « d’une volonté revendiquée d’afficher une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle d’autres valeurs, développer une autre organisation de la société« , on voit bien que l’objectif dépasse la seule désobéissance aux lois de la République, même iniques. Il n’hésite pas à dire qu’ils veulent s’attaquer à ceux qui défendent un ordre parallèle d’autres valeurs, qui proposent une autre organisation. C’est très clair : en dehors de leurs valeurs à eux, aucune autre n’a droit de cité. Donc ce qu’ils projettent à plus ou moins long terme, c’est d’interdire purement toute valeur qui s’oppose aux leurs.
Autrement dit, interdire le règne social du Christ, carrément : on ne doit même pas vouloir le proposer, même démocratiquement. Je disais en début d’article que nous vivions un totalitarisme intolérable : c’est bien le cas. On veut aller jusqu’à interdire de suggérer un autre type de régime, de doctrine, ou de valeurs. Auparavant, on disqualifiait les contrevenants, ceux proposant des doctrines parallèles, le but de ces pressions étant de mener le plus grand nombre à l’auto-censure, mais on ne leur interdisait pas, quand même, d’exposer des doctrines ou des idées souvent millénaires.

Continuons avec CNews : ils s’offusquent que « ces associations cultuelles sont celles vers qui les populations se tournent, plutôt que la mairie, pour obtenir un emploi ou une place dans les crèches dans certains quartiers. » Et alors ? Qu’est ce que ça peut leur faire qu’on utilise des réseaux parallèles d’amis, de relations ou d’associations locales, à la place de leur sacro-sainte administration ? N’existe-t-il pas des réseaux professionnels privés, par exemple ? C’est comme si on faisait le reproche d’utiliser LinkedIn pour trouver un emploi au lieu de passer par Pôle Emploi. Enfin, où est le problème ? Le problème pour eux, c’est que le liant, l’élément rassembleur, fédérateur, c’est la religion. Ils le reprochent aux musulmans, mais c’est pareil pour les catholiques. Tout le monde sait que pour se préserver, conserver son identité et ne pas perdre ses valeurs justement, il convient de vivre dans une certaine autarcie.

Oui, Monsieur le Président, nous avons nos familles, nos amis, nos associations culturelles et cultuelles, nos cercles scientifiques, nos clubs d’amis, nos scouts, nos églises et nos paroisses, nos librairies, nos rassemblements, nos organisations religieuses, nos partis politiques… tous sont unis par la joie et la fierté d’appartenir à la chrétienté ; ce sont des valeurs que nous voulons vivre, diffuser et transmettre sans les mélanger avec celles délétères de la République. Et c’est bien parce que cette situation vous est insupportable, que votre projet de loi veut imposer aux associations « une charte de la laïcité qui devra être mise en place, les engageant à la respecter, sous peine de se voir retirer les subventions publiques » (et après-demain, carrément les fermer ?) Mais nous ne voulons pas de votre poison, c’est bien pour lui échapper que nous nous réunissons et nous organisons entre nous !

Un dernier exemple, pour montrer qu’il s’agit bien d’une véritable et insupportable police de la pensée, et que par ce biais on parvient au totalitarisme le plus absolu, celui d’obliger les gens à penser d’une seule manière. Dans ce fameux discours, le Président ajoute, parlant de l’Islam : « beaucoup de ces formes étaient au début pacifiques pour certaines, mais elles ont progressivement dégénéré dans leur expression. Elles se sont radicalisées. Elles ont porté des messages de rupture, un projet politique, une radicalité dans la négation, par exemple, de l’égalité femmes/hommes ».
Ce qui est applicable à l’islam l’est à toutes les structures s’opposant à la laïcité, à l’idéologie (et la religion) du laïcisme devrions-nous dire. Mais le principal n’est pas là : il est dans la déformation des idées. Il prend pour exemple que la prétendue radicalité consiste à nier leurs dogmes à eux, en l’occurrence ce qu’ils appellent l’égalité hommes/femmes. Or ici, il ne s’agit pas d’égalité mais d’égalitarisme, une idéologie qui conduit à nier l’altérité et la différence hommes/femmes. Le but est de disqualifier toute opposition, même argumentée, ou même toute proposition de définition du sujet en dehors de la leur, de leur filtre, comme s’ils étaient infaillibles !
Et on retrouve le même type de démarche pour tous les autres sujets : l’avortement, l’homosexualité, le racisme… celui qui propose une autre vision, une autre définition ou une autre approche que la leur sur ces sujets, est considéré comme un radical, un intégriste, un opposant aux valeurs de la République. C’est inouï comme totalitarisme de la pensée ! Tout débat ou toute autre idée sur ces sujets devient interdit ou pénalement condamnable.
Sauf que, sur un grand nombre de sujets de société, l’Eglise et la doctrine chrétienne peuvent et doivent s’exprimer, et même s’interposer, parce qu’elles tirent leurs règles de la Révélation divine, de la Parole de Dieu en personne, qui nous a dit ce que nous devons croire et faire sur ces sujets précis. Et nous considérons, à juste titre, que la Parole de Dieu, du Christ, est largement au-dessus que celle des hommes, et surtout de ceux-là.

Ainsi donc, au-delà de la simple idéologie, se profile un combat bien plus élevé, celui du Bien contre le mal ; et le mal est si dominant aujourd’hui, si institutionnalisé, si impunément arrogant, que non seulement il veut neutraliser le Bien, mais il cherche carrément à l’interdire.
Alors nous répétons à cette République maçonnique ce qu’Isaïe disait il y a déjà 2700 ans : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5:20), et nous lui rappelons les mots du Christ à Claire Ferchaud en 1917 : « La Franc-maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle », ainsi que la prophétie de l’abbé Souffrant : « la République mourra dans l’opprobre« . Parce que c’est tout ce qu’elle mérite, et qu’elle récoltera.

Malgré ses ennemis, malgré leurs manœuvres, malgré leur bassesse, malgré leur détermination, le Christ vaincra, le Christ règnera, le Christ gouvernera.
Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

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Le point d’impact se rapproche

Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Plus le Nouvel Ordre Mondial avance, moins on veut le voir, et pourtant il se rend de lui-même de plus en plus visible. Probablement volontairement parce que, une fois que vous avez obtenu la place, il est désormais inutile de se cacher.

Le pape François en fait partie ; il est même un des membres les plus éminents de ce Nouvel Ordre Mondial, et il agit de plus en plus à découvert.
On devrait peut-être l’en remercier car grâce à lui, on a une idée plus précise de l’avancement du calendrier de l’Adversaire, dans cette immense et implacable lutte que mène Satan contre Jésus-Christ et son Eglise.

Et il est très proche du point d’impact, du point de non-retour, ce fameux point « Omega » qui déclenchera la chute de Babylone et des bêtes. Chute dont nous assistons aux préparatifs, confondus devant tant de cynisme et de culot (parce que transformer un virus bénin en pandémie mettant en péril l’humanité, il fallait le faire !).
Il dévoilera le 3 octobre prochain une nouvelle encyclique, nommée « Tous frères » sur le thème de la fraternité humaine.
Voilà ce qu’en dit Vatican News :  » De ce texte, on connait uniquement le thème: la fraternité humaine et l’amitié sociale. Thème qui lui est cher, qu’il développe et décline sans cesse dans son magistère et qui est d’ailleurs au cœur du Document signé en 2019 à Abou Dhabi avec le Grand Imam d’Al-Azhar. « 

Eh bien ce n’est pas nouveau. Il s’agit de l’aboutissement d’un projet bien connu, que Serge Monast dénonçait déjà en 1995, dans des propos qui stupéfient par leur exactitude 25 ans après :
 « L’Eglise, sous le pouvoir de l’anti-pape, sera absolument identique à l’Eglise de Jérusalem au temps de Jésus-Christ. Elle partagera l’idéologie des Nations Unies de la même manière que les prêtres du Temple partageaient l’idéologie et le pouvoir avec les Romains. Elle conservera les croyances en Jésus-Christ comme façade (…) et établira de nouveaux concepts religieux, tous basés sur la divinité de l’homme. »

Comment ne pas faire un rapport avec cette phrase-clé de Serge Monast qui, il y a 25 ans, avait déjà percé la stratégie employée et que nous voyons se réaliser sous nos yeux :
« Le nouveau CRITERE sera ainsi défini : Les vrais chrétiens seront ceux qui partageront toutes les croyances religieuses du Nouvel Ordre Mondial en tant que nécessité de base pour la survie de l’humanité. »
N’est-ce pas de survie de l’humanité dont on nous rebat les oreilles depuis des années avec cette affaire du climat ? Avec les migrants ? Et aujourd’hui avec le vaccin anti-Covid ?
Le Vatican du pape François ne s’est-il pas impliqué publiquement sur ces sujets, répétant comme un perroquet les mêmes conclusions et directives que celles du Nouvel Ordre Mondial via ses satellites ONU, OMS, GIEC etc ?
Comment ne pas y voir, une fois de plus, l’aboutissement d’un programme de domination mondiale où le réchauffement climatique, ou la peur de la maladie, ne sont que des prétextes afin de faire communier tous les hommes dans la même idéologie ?

Le but suprême de Satan est de diviniser l’homme, de baser tous les nouveaux concepts sur « la divinité de l’homme, où celui-ci sera considéré comme étant le centre de toutes choses » (Serge Monast).

La domination satanique : illusion ou réalité ?

Continuons en examinant les projets affichés dans le passé par la synagogue de Satan afin de les comparer avec la réalité, avec des faits, le discours et la mentalité ambiante.

Dans « Le diable au XIXè siècle« , ouvrage paru vers 1894 et reproduisant certains aspects du « plan des chefs secrets« , dont celui d’Albert Pike -mais pas seulement-, on pouvait lire que :

1) Ils reprennent à leur compte les mêmes mots tout en modifiant leur sens ; par exemple :
« le titre de catholique est réservé à nous seuls« .
Il faut donc être très méfiant, car le concile Vatican II, mais aussi la société actuelle, fonctionnent beaucoup selon ce principe.

2) Il s’agit bien d’une substitution de civilisation, œuvre de longue haleine que nous avons vécu tout au long du XXè siècle et dont nous découvrons avec effarement, non pas la naissance, mais l’aboutissement :
« œuvre double de destruction du temple d’Adonaï et d’édification du temple de Lucifer »
C’est donc bien un temple qui se construit :
– le temple c’est la religion
– la cité c’est la société qui va avec, car le temple trône au milieu de la cité.
Or il faut le répéter, la laïcité, les droits de l’homme, sont une religion ! La religion humaniste. Et la république laïque démocratique le cadre dans lequel elle se déploie le mieux.
Et, c’est aussi très important, il faut bien avoir conscience que l’une détruit l’autre en prenant sa place, c’est à dire en remplaçant ses dogmes par des idolâtries qui se présentent elles aussi comme bénéfiques pour l’humanité. Mais par l’homme et non par le Christ, donc sans Dieu ; et si on est sans Dieu, on est en réalité avec Lucifer, ils le disent eux-mêmes (temple de Lucifer), parce qu’ils le savent.

3) Leur œuvre principale est celle qui a pour but de « transformer les catholiques romains en libres-penseurs déistes. »
N’est-ce pas exactement le paganisme à peine voilé du pape François (vénération de la Pachamama, ou : « la diversité des religions est une sage volonté divine » déclaré à Abu Dhabi en 2019), qui ne fait qu’officialiser la mentalité de la génération Vatican II ?

4) Albert Pike dans son plan, dissocie les catholiques romains des catholiques lucifériens :

« Lorsque nous nous trouverons être un milliard et plus (de catholiques lucifériens) faisant enfin flotter haut nos étendards, il faut que nous soyons prêts à produire l’explosion qui fera sauter le temple d’Adonaï ».
Ce texte est stupéfiant à lire plus d’un siècle après : déjà les chefs secrets de la franc-maçonnerie distinguaient entre les catholiques fidèles au Christ (aujourd’hui la Tradition) et les catholiques lucifériens, c’est à dire la Rome conciliaire actuelle, génération infidèle et apostate qui effectivement a dépassé le milliard de fidèles !
Et effectivement ils font flotter leurs étendards : miséricorde, amour, tolérance, fraternité humaine, œcuménisme, humanisme, dignité de la personne humaine, sauver la planète, accueillir les migrants, vacciner la population…

Mais où veulent-ils en venir ?

Tout ceci n’est donc qu’une longue préparation en vue de la déflagration finale : faire sauter le Temple d’Adonaï (c’est à dire la Sainte Trinité), en d’autres termes, faire sauter les Tabernacles !
Je ne le répèterai jamais assez, l’enjeu de toute cette construction c’est la victoire de Satan sur Dieu, du mal sur le Bien, du contre-nature sur le naturel, bref c’est obligatoirement la disparition de la Présence de Dieu sur terre et donc dans les Tabernacles !

Et cet événement correspond à une déflagration planétaire dont nous n’avons pas idée, tout simplement parce que :
« La même impulsion qui anéantira le temple d’Adonaï découvrira, aux yeux de l’humanité dûment préparée, le temple jusque là caché de notre divin maître.
Lucifer roi verra alors le monde entier se consacrer à lui et l’adorer : sa religion sera dès lors vraiment catholique. »

Une humanité dûment préparée, dit-il, par un siècle de construction de leur civilisation satanique. Pour cela le démon doit avoir pris d’assaut l’Eglise du Christ, donc le Vatican, parce que, c’est clairement dit, et c’est diaboliquement malin, presque imperceptible pour ceux qui ont décroché, ou pour les ignorants, sa nouvelle religion portera toujours le même nom : catholique !
Voilà pourquoi j’insistais tout à l’heure sur le fait qu’ils gardaient les mêmes mots tout en changeant ou inversant leur sens.
On change la doctrine, la liturgie, les hommes, la mentalité, l’état d’esprit, les finalités, les dogmes, mais par les mots, pas les noms.

En voici la meilleure preuve.
Continuons avec ces quelques passages, toujours tirés à la même source, qui explicitent la stratégie et permettent de comprendre que la vision actuelle du monde n’est que le résultat de leur travail :

1) Chanoine Roca (prêtre défroqué passé à la franc-maçonnerie)
« Vous êtes les précurseurs du règne de la justice et de la vérité divines, règne promis aux hommes par le Messie… Par là vous sera dévoilé le Christ éternel et vous comprendrez tous que ce Christ divin n’a rien de commun avec le Christ du Vatican, avec le Christ du syllabus… il est le pur Adam Kadmon des kabbalistes, c’est à dire le règne hominal lui-même ».
Vous voyez le piège : il utilise toujours le terme de Christ, mais ce n’est pas celui du Vatican précise-t-il. C’est l’Adam Kadmon des kabbalistes. Or Adam Kadmon est une figure humaine du divin, en voici la définition : « une immense forme d’apparence humaine composée par les hypostases émanées du divin, les Sefirots. Elle correspond à l’interprétation mystique par la cabale de l’imago dei − la création de l’homme à la ressemblance de Dieu. » Pour simplifier, c’est donc l’homme divinisé.

2) Dans le même ordre d’idées, on lit par ailleurs :
« Faire rentrer dans l’unité, dans le cadre commun à toute l’humanité la personnalité si justement admirée de Jésus (c’est un FM qui parle), (…) c’est non seulement protester contre 18 siècles de fanatisme catholique qui firent de Jésus un Dieu (…) et aussi rejeter toute idée de choix, d’épreuve, de mission ou d’expiation ».
C’est toujours Jésus, mais ce n’est plus un Dieu : n’est-ce pas exactement le thème privilégié de la propagande actuelle, partagé par bon nombre de catholiques conciliaires ?
On remarquera la double subtilité de la subversion : d’une part Jésus est présenté comme une personnalité qui mérite notre admiration -qui sera capable dans ce contexte d’y discerner un baiser de Judas ?- et d’autre part on dissocie Jésus de son Eglise, traitée de fanatique, sous-entendu accusée d’avoir déformé et le personnage et son message -qui pourrait là encore nier que cette mentalité est très largement répandue de nos jours ?

3) Autre citation significative :
« Le règne de l’athéisme sera devenu synonyme d’immortalité et d’amour passionné de l’humanité ».
Avec les notions de justice de Roca, il s’agit bien là des thèmes favoris du pape François et du transhumanisme !

4) Autre angle d’attaque, particulièrement visible dans l’Eglise du concile, et qui explique ses points communs avec la société laïque :
Ils prônent de « prêcher le nouveau spiritualisme sur la doctrine du pur amour, révélation nouvelle qui doit nous unifier dans un immense amour sans préjugés« .
On croirait entendre le pape !
Voilà où il puise, comme les francs-maçons, les fondements de la fraternité humaine : dans les ouvrages des maîtres spirites et de la franc-maçonnerie luciférienne !
Ouvrage qui cite une femme qui a fondé une association spirite sous le nom de « Communion universelle des âmes dans l’amour divin ».
Il faut donc faire très attention : ce n’est pas parce qu’on parle d’amour divin que celui-ci vient de Dieu ; le diable est passé maître dans la subversion des esprits en donnant aux mots des significations différentes et surtout, une origine différente, qui n’a sûrement pas le Christ pour fondement ; ou alors, plus subtil, leur Christ à eux, un Christ humain et non divin, redéfini selon leurs critères.
Beaucoup d’âmes se font prendre à ce piège parce que les termes sont séduisants et semblent venir du Ciel.

5) Et enfin, j’attire votre attention, encore une fois, sur le fait que le démon non seulement inverse les valeurs, non seulement garde les mots mais en change le sens, mais aussi copie le divin jusqu’au bout, jusqu’à parler lui aussi de Rédemption :
« Toutes ces promesses et ce plan sont contenus dans le livre de la rédemption de l’Apadno ».
Livre auquel se référait Albert Pike. D’où le terme de rédemption utilisé aussi par la synagogue.

Cas concret : la journée mondiale du migrant en 2019

Examinons, à l’aide d’un exemple simple et récent, l’application des doctrines lucifériennes que nous venons de voir, par le pape François, ici lors de la journée mondiale des migrants 2019.

Voici ce que j’écrivais l’année dernière, le 30 septembre 2019, en analyse de cette journée :
Décodons un peu la JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT.
Elle tombait cette année très opportunément au 29 septembre. C’est plus qu’une insulte à saint Michel, c’est plus qu’une énième provocation, c’est plus qu’une déclaration de guerre, c’est une déclaration de victoire !
Car :
– le pape François a inauguré à cette occasion un MONUMENT aux migrants place saint Pierre ;
– il s’agissait de la date-clé du 29 septembre (fête de saint Michel) ;
– l’évangile de la messe dominicale du jour, chez les conciliaires, était celui du riche et du pauvre Lazare.
On a pu constater que le discours dominant de l’Eglise était d’inviter les catholiques à accueillir l’envahisseur, à le souhaiter même, et à lui faciliter par tous les moyens son installation.
On peut résumer l’esprit de l’Eglise conciliaire dans ces deux phrases, vues et entendues hier : « Il ne s’agit pas de migrants, il s’agit de construire ensemble l’avenir de la famille humaine » et « nous sommes appelés à construire la solidarité et la fraternité universelle des enfants de Dieu ».
On notera au passage qu’il n’est plus question, depuis longtemps, de convertir ces populations au christianisme, mais au contraire de nous ouvrir au multiculturalisme puisqu’il est question de « construire ENSEMBLE » nos sociétés. Autrement dit, ils ne cachent pas leur intention de bâtir un nouveau monde dont la dominante n’est pas chrétienne. Nous sommes la seule religion au monde à « ne pas prêcher pour sa paroisse ».
On notera aussi qu’il s’agissait de la 105è journée mondiale ; or comme l’incendie de Notre-Dame a eu lieu le 105è jour, on peut logiquement penser que ce dernier avait aussi pour but de pointer sur ce jour si particulier.

Mais on va mieux comprendre en mettant les mains dans le cambouis. En fouillant dans les arcanes du satanisme le plus élevé : le palladisme.
Qu’est-ce que le palladisme ? C’est la religion luciférienne mise en place par Albert Pike et pratiquée depuis par l’élite de la judéo-maçonnerie, que l’on appelle aussi les Illuminatis, et qui sont les véritables dirigeants de ce monde. Y compris au Vatican, nous allons le voir.
Il faut savoir que Lucifer se fait adorer par les palladistes sous le nom du « Dieu-bon » donc comme un Dieu. Les textes cités plus haut font partie des documents attribués aux palladistes.
Or, nous savons, par les écrits d’Albert Pike et les quelques indiscrétions glanées de ci-de-là, que :
– le 29 septembre est LEUR DATE préférentielle : toutes leurs prophéties s’accomplissent à chaque fois un 29 septembre, y compris la fameuse victoire finale de Lucifer. Tout simplement parce que saint Michel est l’ange directement face à Lucifer, son ennemi numéro un. Je pensais que pour cette raison les palladistes invoquaient le 29 septembre plutôt de façon symbolique, mais force est de constater qu’ils peuvent aussi y placer des événements précis.
– et surtout parce que voici comment les palladistes interprètent l’évangile du riche et du pauvre Lazare, évangile de la journée des migrants de ce 29 sept :
 « Lazare, qui est le pauvre, le prolétaire, se lèvera un jour à l’appel de la Maçonnerie » ; on pourrait ajouter : le migrant. Et ils ajoutent : « on triomphera par le concours du peuple, quand il sera éclairé« .
On peut donc dire en substance que cette prophétie palladique est réalisée : les migrants mais aussi les chrétiens, tous se sont levés à l’appel de la Maçonnerie, communient dans les mêmes objectifs (construction d’une nouvelle famille humaine où le Christ est facultatif, ou inexistant) et Lucifer triomphe effectivement par le concours du peuple, puisque c’est le peuple lui-même qui demande, participe et construit cette nouvelle société, « ensemble » comme ils disent.
Si on retourne le sens des mots comme le fait l’inversion satanique habituelle, on est bien tous des enfants de Dieu, athées, chrétiens, musulmans et autres, puisque ce Dieu n’est pas Jésus-Christ mais Lucifer.
Est-il utile de préciser que le pape François ment effrontément, et renie les fondements de sa propre religion, puisqu’il sait que les enfants de Dieu sont exclusivement les chrétiens baptisés (affirmation explicite, notamment, dans le prologue de l’évangile de saint Jean : « Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom » Jean 1:12).
Voilà donc la véritable signification du monument aux migrants inauguré hier par le pape François : c’est un remerciement pour l’accomplissement de la prophétie luciférienne, ce qui veut dire que ces hommes obéissent aux ordres de ceux qui dirigent le monde et vénèrent Lucifer. Voilà où en est l’Eglise catholique aujourd’hui : elle obéit directement aux ordres du démon, et elle calque ses actions et son discours (jusqu’au choix des textes liturgiques !) sur son ésotérisme.
Fin de citation.

L’explosion qui fera sauter le temple d’Adonaï

Revenons au point fondamental du plan des chefs secrets de la judéo-maçonnerie : tout leur travail tend à un seul but, faire sauter le temple du Christ parce que, on l’a vu, cette même impulsion découvrira aux yeux de tous le temple caché de leur maître, Lucifer.
L’enjeu est d’importance.
L’humanité est prête, à mon sens, pour cet événement. Les esprits sont suffisamment formatés, le Vatican lui-même est complice et acteur de l’imposture.

Comme je l’ai déjà expliqué dans un article récent, le dernier rempart, je ne vois qu’un seul moyen pour faire exploser l’Eglise du Christ, c’est de supprimer la Présence Réelle en modifiant la sainte Messe.
J’apportais plusieurs arguments dans cet article, notamment le souhait non dissimulé de François d’une Eucharistie commune avec les protestants, ou les propos récents du cardinal Koch avouant de réfléchir à une fusion des rites ordinaire et extraordinaire -donc une 3è messe en clair, remplaçant les deux autres-, mais aussi le fait que la condition pour y parvenir était d’attendre ou de provoquer la mort de Benoît XVI, dernier et ultime rempart capable d’empêcher un projet d’une telle envergure.

Je pense que le projet est prêt et qu’ils brûlent d’envie de l’annoncer pour le rendre irrémédiable.
J’ai retrouvé dans mes notes de 2017 une information communiquée par le lecteur Laurent35, qui vient confirmer ce que nous pensons et répondre à la question : quel nouveau type de messe pourraient-ils envisager ?
Lisez bien :
« Mardi, 17 octobre 2017. Dans le diocèse de Turin, le groupe œcuménique “Spezzrare il pane”, dirigé par Don Fredo Oliviero et fortement encouragé par l’évêque du lieu, Mgr. Cesare Nosiglia, célèbre une “messe œcuménique” qui rassemble des calvinistes, des orthodoxes, des catholiques, des anglicans et des luthériens.
Chaque mois, le groupe se réunit pour célébrer, tantôt dans un lieu de culte tantôt dans un autre, une liturgie au cours de laquelle, partant du principe que l’appartenance au christianisme est plus importante que l’appartenance à une Eglise déterminée, tout le monde communie de la «maison» qui les accueille et prend toute communion.
De Turin, cette pratique commence à se répandre dans d’autres diocèses.
Ce qui est le plus frappant, c’est que pour vivre ensemble la “nouvelle messe” à laquelle rêve le pape François et qui devrait remplacer la messe romaine instaurée à la suite de Vatican II, il n’est pas nécessaire d’adhérer à une seule théologie de l’Eucharistie. Ce qu’il faut, c’est respecter la croyance de chacun en matière de messe ou d’Eucharistie.
En ce qui concerne la nature de la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, on passe de la présence physique à la présence simplement commémorative dans laquelle les espèces du pain et du vin vont au-delà du corps du Christ : elles ne le contiennent pas réellement, physiquement et substantiellement, mais le symbolisent ou le signifient ; la transsubstantiation n’est plus affirmée mais “transsignifiée”, ce qui revient à affirmer que lorsque Jésus a dit : « Ceci est mon corps » il voulait dire : « Ceci représente mon corps de façon symbolique. »
Selon des informations fiables, les règles liturgiques officielles de cette “messe œcuménique” qui célèbre l’absence réelle de Dieu sont en cours d’élaboration au Vatican. »
Fin de citation.

Conclusion

Voilà. Retenons bien la finalité de ce terrible projet : l’absence réelle de Dieu. Car elle aura pour miroir la présence réelle de Satan. C’est bien ce qui est décrit plus haut dans les projets de la synagogue de Satan.
C’est ça l’ultime phase.
Et nous devons attendre cette phase, celle de l’orgueil incommensurable des hommes et du démon, pour que le Seigneur intervienne enfin en faveur de son peuple, châtie les impies et empêche l’exécution de ce monstrueux projet.
Voilà le point d’impact que j’attends, que nous attendons, et qui me semble désormais très proche, d’ici quelques semaines ou quelques mois : cette fameuse explosion nécessaire à Satan pour annoncer sa victoire, et c’est à ce moment-là, avant le début d’exécution du projet -mais après l’annonce d’une décision officielle- que les bêtes seront expédiées dans la Géhenne et que Babylone subira son châtiment.

 

Illustration : il n’est pas anodin de publier cet article un 29 septembre en la fête de l’archange saint Michel, car c’est lui le protecteur et défenseur du saint Sacrifice de la Messe (litanies de st Michel) et c’est donc lui qui interviendra, sur ordre de la Sainte Vierge, lorsque le Vatican annoncera son intention de modifier la sainte Messe ; parce que ces hommes se prennent pour Dieu. Mais Qui est comme Dieu ? En Vérité, ils recevront leur récompense (Matthieu 6:2).

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le point d’impact se rapproche

Ce qui nous attend (2)

 

J’avais écrit le 4 août 2017 un article qui expliquait, schématiquement, le déroulement de la fin des temps, ce à quoi il fallait s’attendre.
J’avais enregistré en même temps une vidéo que je n’ai jamais mise en ligne.
Finalement, son contenu étant plus que jamais d’actualité, j’ai décidé de la mettre en ligne aujourd’hui sans retouche, malgré ses défauts (notamment des flous réguliers).
Cela me permet aussi de montrer que les calculs de dates, même s’ils sont hasardeux, ne remettent pas en cause ni le raisonnement, ni la chronologie. Ils montrent seulement qu’il faut être plus prudent dans ses présomptions et se méfier de l’interprétation de certains signes, surtout s’ils sont séduisants. Je dois avouer que c’est aussi ce genre d’erreurs qui m’ont fait progresser.

Je ne répèterai pas tout le développé de l’article d’août 2017 (il suffit de se reporter à celui-ci), je me contenterai de répéter très rapidement le calendrier de la fin et d’effectuer deux mises à jour.

Info préalable 1 :
L’Antéchrist, avant d’être un personnage, est un système. C’est à la fois une période, un système et un homme qui à la fin vient terminer la période. Cet homme, l’Antéchrist-personne, c’est le pape François.

Info préalable 2 :
Les deux témoins, ce sont tous ceux restés fidèles à la vraie foi : les témoins du Christ, témoins de la foi. C’est à dire essentiellement la Tradition (messe saint Pie V) qui reste ferme face à l’apostasie de l’Eglise (la Rome conciliaire, qui a basculé dans l’humanisme et aujourd’hui le paganisme), mais aussi tous ceux qui, n’étant pas dans la Tradition, en ont conservé l’esprit (par exemple les évêques Vigano ou Schneider). Deux témoins parce qu’il y a le clergé et les fidèles.

Info préalable 3 :
Nous vivons actuellement la fin de la 6è période de l’Apocalypse (6è église, 6è sceau, 6è trompette) qui est celle du règne des deux bêtes et donc de l’Antéchrist.
Celle-ci se termine par la mort des témoins et leur résurrection. On basculera alors dans la 7è et dernière période, celle du règne du Christ sur terre à jamais et cette fois-ci, sans partage.

 

Le calendrier de la fin

Il reste à vivre :
1) La mort des témoins
2) suivie de la résurrection des témoins

Puis l’entrée dans la 7è période (7è église, 7è sceau, 7è trompette) :

3) Mort de l’Antéchrist
4) suivie de la chute de Babylone (3è malheur), c’est à dire la consommation des siècles et la purification du monde (nouveau ciel, nouvelle terre)
5) Retour du Christ
6) Jugement dernier
7) Règne définitif et sans partage du Christ (Apoc. 21 et 22)

Tout se passe à la mort de l’Antéchrist, tous les grands signes que l’on aimerait bien voir et qu’on attend avec tant d’impatience, ça arrive à la mort de l’Antéchrist, après.

 

Mise à jour 1 : mort et résurrection des Témoins

En 2017, je considérais que la mort des témoins était déjà actée, partant du principe que leur opposition ne gênait plus du tout la bête (la Rome conciliaire) dans ses projets et ses avancées.
Je reviens un peu sur cette position, sur cette thèse. Il n’est pas impossible que la mort des témoins soit devant nous ; après tout, celle-ci est courte (3 jours et demi face à une bête qui vit trois ans et demi – dans les deux cas il s’agit de durées à trouver en respectant le principe de calcul un temps/deux temps/la moitié d’un temps).
En effet, puisque les Témoins sont ceux restés fidèles à la foi (en gros la Tradition c’est à dire la FSSPX, les Ecclesia Dei et les quelques prélats « réveillés » du type Sarah, Schneider ou Vigano) mais restés dans l’Eglise (point essentiel), ils peuvent se retrouver bloqués, face à un dilemme insoluble. En effet, si l’Antéchrist, le pape François, annonce une évolution de l’Eglise explicitement apostate et hérétique, ou bien s’il change la messe et supprime le miracle de la Transsubstantiation, deux chemins qui semblent déjà bien avancés, alors ses opposants seront placés devant un choix impossible à résoudre : quitter l’Eglise, sans pour autant avoir l’autorité et la légitimité pour en créer une autre (donc être schismatiques sans proposer pour autant une solution viable), ou bien rester dans une Eglise qui aura ouvertement rejeté le Christ et basculé dans une apostasie mortelle.
Pour les Témoins, cette situation est l’équivalent de la mort.
Et je reste persuadé que le dernier rempart face à cette perspective est le pape Benoît XVI, devenu lui aussi un des Témoins par la force des choses, et que la Rome conciliaire n’attend que sa mort pour effectuer le grand basculement.

Ainsi donc, la mort de Benoît XVI sera le grand signe de la proximité de la fin de l’Eglise et donc de la mort des Témoins.

D’où leur résurrection.
Car après une période de flottement (leur mort), durant laquelle les mondialistes déchaînés feront la fête, comme nous dit l’Apocalypse, c’est à dire feront avancer leurs projets de destruction de l’humanité (entre le Covid et tout le reste, ils sont prêts), les traditionalistes et ceux qui se seront associés à eux, prendront une décision, inspirée divinement, qui sera l’équivalent de leur résurrection. Une sorte aussi de nouvelle Pentecôte.

C’est cette décision qui forcera l’Antéchrist-pape François à franchir l’ultime étape, à commettre l’erreur qui le précipitera à jamais dans les enfers.
Et là le monde basculera.
Parce que, à la mort des bêtes, se déclenchera alors la chute de Babylone, la fin du monde ou plutôt de CE monde.

On ne sait pas en quoi consisteront ces événements, on ne peut que formuler des hypothèses comme je viens de le faire. Il ne faut pas trop s’avancer, et avoir l’humilité d’accepter ce que le Ciel nous donnera.
Pareil pour leurs durées et leurs délais, on l’a vu, à compter de la mort de l’Antéchrist on compte en jours, à la limite en semaines… c’est court… et la mort des témoins est à mon sens très proche, avant la fin 2020, en tout cas pas au-delà de 2021.

 

Mise à jour 2 : la proximité de la chute de Babylone

Ceux qui auront suivi la vidéo auront compris les limites des calculs. Même plausibles, on peut se tromper. Cependant, le raisonnement reste valable.
Depuis 2017 et cette vidéo, j’ai progressé dans la façon de calculer. Je sais maintenant deux choses :
1) les 42 mois de la bête sont donnés pour toute la durée de sa vie, donc autant Antéchrist-système qu’Antéchrist-personne. C’est pourquoi il est illusoire de calculer 42 mois à partir de Bergoglio, de même qu’il est impossible que cette durée soit de 42 mois effectifs.
2) Par conséquent, ce que l’on doit retenir c’est le mode de calcul : un temps/deux temps/la moitié d’un temps, et puis ensuite essayer de trouver la date de départ, et on aura un jour la date d’arrivée, qui évidemment est bien plus longue que trois ans et demi, mais respectera autant le mode de calcul que sa base (6 et 7).

Je n’avancerai pas de date aujourd’hui, je suis devenu plus prudent, mais je reste persuadé que nous sommes très proches de l’évènement qui déclenchera tout : la mort de Benoît XVI ou, si le Vatican ne peut pas attendre, une décision majeure du pape François qui fera basculer l’Eglise. Mais je pense qu’il ne pendra pas le risque de le faire tant que Ratzinger sera vivant. Après, il est évident que le monde sera foutu.

 

Conclusion

Il faut donc attendre encore un peu. Tous les exégètes sont unanimes, ou presque, les grands événements constitutifs de la fin du monde (fin du temps des nations) ne commencent qu’à la mort de l’Antéchrist. Tant qu’il n’est pas mort, on n’aura pas de preuves.
Et pour qu’il meure, il faut d’abord que les témoins meurent et ressuscitent. On y est presque. Tout ira très vite ensuite.

D’autre part, il ne faut pas s’inquiéter des châtiments qui se profilent, et qui correspondront à la chute de Babylone : il ne s’agit pas des tribulations des justes mais du châtiment des méchants, de l’ensemble de nos persécuteurs. Que ceux-ci soient aujourd’hui plus de 7 milliards de personnes ne change rien à l’affaire. Nous n’avons rien à craindre sauf de perdre notre âme.
Mais nous serons très utiles durant ces châtiments car notre rôle sera alors de sauver les autres, de sauver leurs âmes, celles de ceux qui le mériteront, durant la toute petite période de répit qui sera accordée au monde. Grâce à Notre-Dame, l’arche du salut, qui conduira ses enfants à la pêche aux âmes, à récupérer les fils prodigues et les ouvriers de la dernière heure.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Ce qui nous attend (2)

Le dernier rempart

La peur aujourd’hui submerge le monde. Les babyloniens ont peur d’attraper un virus, pas bien méchant en réalité, et d’en être malades ; pour cela ils prennent des mesures surdimensionnées. Les « éveillés », de leur côté, ont peur d’un vaccin obligatoire, qui serait couplé éventuellement avec la fameuse puce sous-cutanée, et qu’ils assimilent, à tort, à la marque de la bête. Dans les deux cas, la peur domine.
Mais de quoi devrions-nous d’abord avoir peur ? La seule chose qui doit réellement nous faire peur c’est de ne pas faire partie des enfants de Dieu, de perdre notre âme, de décrocher la mort éternelle au lieu de la vie éternelle à cause de nos péchés. Voilà la véritable peur qui devrait nous animer, à la place de celle de protéger nos misérables conditions de vies humaines.
Le démon n’est-il pas en train de nous balader, tous, avec ces peurs sur-mesure ? Au lieu de se préoccuper du Covid -laissons Babylone avec ses contradictions et son exagération qui la conduisent tout droit vers son auto-destruction-, préoccupons-nous plutôt de ce qui se passe du côté de ceux à qui le Seigneur a confié la charge d’âmes, ce qui revient à dire qu’il serait plus judicieux d’observer ce qui se passe du côté de l’Eglise catholique.

Voyons un peu où en est l’Eglise catholique, ou plutôt la Rome conciliaire, puisque nous nous situons presque 60 ans après un concile qui a falsifié la doctrine, répandu les hérésies par son enseignement (la pastorale), dévoyé et désacralisé la liturgie, le peu de  » correct  » restant ayant été littéralement saccagé par le pape François, l’ultime destructeur du catholicisme, mais digne héritier en cela de ses prédécesseurs.
Alors, qu’est-elle devenue ? La Rome conciliaire donne dans le :
Néo-paganisme, par exemple par l’adoption de l’idolâtrie de la Terre-Mère (Laudato Si, Querida Amazonia…) ou la vénération d’idoles païennes telle la Pachamama en octobre 2019 ;
L’humanisme, le règne social du Christ étant supplanté par le Respect de la personne humaine, ce qui conduit Rome à reconnaître et soutenir les idéologies de ses pires ennemis (affichés !) que sont la laïcité et les Droits de l’homme ;
Le déisme, Dieu est partout, y compris dans les autres religions même les non-chrétiennes (c’est ce que le pape François a signé à Abou Dhabi en février 2019 :  » Le pluralisme et la diversité de religions (…) sont une sage volonté divine  » : il a osé l’écrire !!!)
Un néo-arianisme assumé, puisque Rome avance qu’avec les juifs et les musulmans nous adorons le même Dieu, ce qui est impossible puisque nous affirmons que Jésus-Christ est Dieu, ce que refusent de reconnaître obstinément les deux autres ; c’est donc une négation explicite de la divinité du Christ, ou une sorte de « saucissonnage » à la carte de la Sainte Trinité, contraire au dogme proclamé par cette même Rome, et à la Vérité révélée ;
Le socialisme maçonnique : reconnaissance des institutions internationales maçonniques (ONU…) et de leurs idéologies : recherche d’une paix sans le Christ, soutien de la politique immigrationniste, de la thèse du réchauffement climatique, de la répartition socialiste et collectiviste des richesses pour soi-disant combattre la pauvreté, etc…
Et les âmes dans tout ça, quand s’en préoccupent-ils ? N’est-ce pas leur premier rôle ?

Bref, l’évidence de l’apostasie, de la perte de la foi et du paganisme assumé et affiché du Vatican nous permettent de mettre au présent la prophétie de la Salette : « L’Eglise aura une crise affreuse« , et surtout « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .

Et pourtant… pourtant la bête et le dragon (Satan) ne peuvent s’afficher vainqueurs, parce qu’ils ne pourront régner totalement sur la terre qu’à partir du moment où la place sera libre.
Vous ne pouvez être le souverain si la place est déjà prise, même si vous régnez déjà de fait sur la quasi-totalité de la population. Pour se couronner roi du monde, Satan doit déloger concrètement le Roi du monde en place : le Christ.
Et ce n’est pas en puçant la planète qu’il gagnera sa couronne de vainqueur, c’est en délogeant le Christ des tabernacles. Car tant que la Présence Réelle perdure, tant que le Christ sera présent sur terre via la Sainte Eucharistie, il pourra toujours régner dans les cœurs et empêcher la nouvelle ère de Satan de d’ouvrir.

Le signe, le grand signe de la fin du monde, c’est à dire l’événement qui nous donnera la preuve que la bête a gagné, que le démon pourra se proclamer vainqueur et sauveur du monde, c’est l’annonce d’une nouvelle messe supprimant le miracle de la Transsubstantiation, c’est à dire virant littéralement Dieu des tabernacles. Alors Satan pourra investir définitivement le Saint des Saints.

Et le problème est là. Tous les feux sont au vert, le monde est acquis à Satan où il règne déjà, le Vatican et son Antéchrist François sont à ses ordres, et pourtant… pourtant ils ne peuvent pas accomplir le dernier geste, poser la dernière pierre, terminer l’édifice, tant qu’ils n’auront pas fait sauter le dernier rempart.
Le dernier rempart, c’est Benoît XVI.
Oh je sais, Benoît XVI n’est pas un saint, il fut même un des piliers du modernisme. Le cardinal Ratzinger, acquis aux idées du concile, fut le fidèle bras droit de Jean-Paul II pour construire, enraciner et étendre au monde entier les idées pernicieuses du concile.
Mais Ratzinger n’était pas fermé à l’Eglise d’avant ; sans doute pensait-il naïvement et utopiquement assurer une continuité entre les deux Eglises. Peut-être le pense-t-il encore.
Mais une chose est sûre, son attachement, réel et non simulé à la Tradition l’ont conduit à empêcher les modernistes les plus enragés d’enterrer définitivement la messe Tridentine : non seulement il a mis fin au schisme avec le chef de file de la Tradition, la FSSPX, en levant sur elle les excommunications prononcées par son prédécesseur, mais il a habilement réintégré la messe Tridentine dans l’Eglise conciliaire, en lui donnant le nom de forme extraordinaire du rite romain.
En d’autres termes, Benoît XVI en tant que pape, a mis un coup d’arrêt au progressisme destructeur -sans le faire disparaître certes- et rendu sa légitimité à la Tradition et à la liturgie traditionnelle.
Bref tout ce que ne voulait pas l’élite occulte qui l’avait mis en place, croyant avoir sous la main un docile exécutant de leurs basses œuvres.
Le Saint-Esprit et la Sainte Vierge veillent sur l’Eglise, même défigurée et martyrisée (de l’intérieur !) par l’hydre moderniste, œcuménique et humaniste.

Et aujourd’hui, grâce à sa place privilégiée de pape émérite -et donc de pape quand même !- il bloque encore les projets les plus modernistes de François. On l’a vu récemment avec son coup de maître avec le cardinal Sarah en janvier dernier pour empêcher l’ouverture de la voie au mariage des prêtres.
Il est notre dernier rempart. Car derrière la messe, et singulièrement la messe Tridentine, l’enjeu c’est l’Eucharistie, et donc la Présence Réelle. Si la messe saute, tout saute, et le monde avec.

C’est pourquoi on peut voir en lui le pape évoqué par La Salette :
 » Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui , ni son successeur, ne verront le triomphe de l’Eglise de Dieu.  »
Trois éléments de cette phrase nous permettent d’en déduire que cette situation est applicable à Benoît XVI, 111è et dernier pape de la prophétie des papes, et à son successeur, Pierre le Romain, actuellement en place :
a) On tentera plusieurs fois de mettre fin à sa vie, sans succès. Il est certain que sa démission lui a été arrachée, imposée, parce qu’ils n’avaient pas réussi à l’assassiner. Le Ciel est toujours le plus fort, et ce n’est pas faute d’essayer de la part de ses ennemis. Dernier essai en date, la maladie infectieuse au visage qui l’a affecté début août ne serait-elle pas le résultat d’une tentative d’empoisonnement ?
b) Il y a deux papes en présence, ce qui est inhabituel et même quasiment impossible, puisque Marie dit « ni lui ni son successeur » : donc deux papes en vie en même temps. De plus, elle s’arrange pour ne pas donner le titre de pape au successeur sans qu’il y ait pour autant ambiguïté sur sa fonction. Le successeur peut tout à fait être un usurpateur, un faux pape.
c) Et enfin, le plus intéressant, c’est que malgré la protection divine dont il bénéficiera, celle-ci s’arrêtera à moment donné, entraînant la chute -probablement proche- du successeur également puisque les deux disparaissent avant le triomphe de l’Eglise (la Parousie ?).
Or c’est exactement l’ordre que nous donne l’Apocalypse :
Chute des bêtes (l’Antéchrist) en premier, puis chute de Babylone, puis retour du Christ. Et pour provoquer la chute des bêtes, dont François, bête de la mer, il faut d’abord que le dernier rempart s’efface, il faut d’abord que Benoît XVI disparaisse, afin que François puisse enfin enclencher l’ultime étape : la transformation de la messe pour supprimer la Présence Réelle.

Soyons clair : la Présence Réelle ne s’arrêtera jamais car la promesse du Seigneur est formelle : « son règne n’aura pas de fin« . Nous avons seulement besoin que la bête annonce le projet, et c’est alors qu’elle tombera et disparaîtra, et tout Babylone avec elle.
Mais tant que Benoît XVI vivra, François ne pourra pas le faire, malgré son désir, et Babylone ne pourra pas chuter.

 

Une transformation de la messe est-elle en projet ?

Oui, c’est un projet secret, dans les cartons depuis bien longtemps.
Le journaliste et vaticaniste Marco Tosatti, souvent bien renseigné, nous apprenait en juin 2017 que  » le pape François a créé une commission  chargée d’élaborer une nouvelle messe qui puisse être célébrée par les catholiques, les luthériens et les anglicans. » (plus de détails ici).

Je rappelle, à ce sujet, que le pape François fut le premier pontife de l’histoire de l’Eglise à se rendre officiellement à la commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne, le 31 octobre 2016 en Suède. Et que, et c’est excessivement grave, à cette occasion il n’a pas caché que son désir d’unité avec les protestants passait par l’élaboration d’une Eucharistie commune :
« Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l’Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. (…) Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C’est l’objectif de nos efforts œcuméniques. »
Voilà ce qui a été dit (et écrit !) à cette occasion.

Or personne n’ignore qu’il n’y a pas de Transsubstantiation dans les cérémonies protestantes.
Pourtant, en Jean 6:54, Jésus affirme que la Sainte Communion est nécessaire au salut : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » Or c’est dans ce sacrement et exclusivement via la Transsubstantiation, que s’effectue cette transformation mystique.
Par conséquent, s’engager à la pleine communion avec les protestants est chose impossible et indiquer que cette unité passe par une « Eucharistie » commune est encore plus impossible.
Donc François ne cache pas son intention d’engager l’Eglise dans un processus mortel irréversible, car Dieu ne peut se contredire : si la Sainte Communion est nécessaire au salut, l’homme ne peut changer la Sainte Messe et surtout supprimer la Présence Réelle. Déjà l’annoncer constitue une faute majeure, si majeure que Dieu ne devrait pas les laisser aller jusqu’au terme de leurs intentions.

Ce n’est pas fini ; le projet progresse, toujours à couvert.
On a appris que le 7 mars 2020 la Congrégation pour la doctrine de la foi a envoyé un questionnaire à tous les évêques du monde sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum, à la demande de François (le fameux motu proprio faisant cohabiter forme ordinaire et extraordinaire du rite).
Selon Yves Daoudal, « comme il est évident que François ne veut pas que la messe traditionnelle se développe (euphémisme), le questionnaire est envoyé de façon à voir comment restreindre la liberté de célébrer la messe traditionnelle. Le questionnaire n’est pas sans faire penser à un autre, ancien, qui avait permis à la quasi-totalité des évêques de répondre que personne dans leurs diocèses ne souhaitait l’ancienne messe, hormis quelques rares vieux grincheux opposants patentés au Concile… On voit que le nouveau questionnaire permet la même réponse, ou y incite. »
La date d’échéance de réponse à ce questionnaire était le 31 juillet 2020.

Et pourquoi ce questionnaire ?
Un des proches de François, le cardinal Koch a dévoilé leurs véritables intentions.
Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a estimé fin mai « qu’à l’avenir, il ne pourra y avoir qu’une forme de rite romain, et non plus le rite ordinaire et le rite extraordinaire, à savoir le rite tridentin. »
Le cardinal suisse, cité par le journal catholique allemand «Die Tagespost», propose une «synthèse» de la forme ordinaire et de la forme extraordinaire dans le cadre de la discussion sur cette enquête du Vatican envoyée en mars aux évêques.
«L’Eucharistie est la célébration centrale de l’unité de l’Eglise. Elle ne peut pas avoir cette signification s’il y a des dissensions et des conflits à son sujet», a-t-il expliqué.
Il avait d’ailleurs suggéré dans l’édition de juin de la revue catholique allemande «Herder-Korrespondenz» qu’il serait souhaitable, à l’avenir, qu’il y ait une réconciliation des deux formes du rite romain, «de sorte qu’à un moment donné, nous n’ayons plus qu’une seule forme comme synthèse au lieu de deux formes différentes».
Le journal ajoute que « le cardinal a admis que cela prendrait probablement beaucoup de temps et exigerait beaucoup de patience. »
C’est faux !! Le projet est prêt, l’enquête de mars est un prétexte pour proposer et imposer une nouvelle messe destinée à remplacer et supprimer les deux précédentes, une nouvelle messe œcuménique comme la souhaite François depuis 2016, et qui n’attend que la mort de Benoît XVI pour être annoncée.

 

Conclusion

Ils sont pressés ; ce questionnaire et les propos du cardinal Koch prouvent que le projet est prêt et qu’ils ont un calendrier à respecter. Pour moi ce calendrier se situe en 2020, et c’est pourquoi il leur faut parallèlement préparer le chaos dans la société civile grâce à l’orchestration du Covid, parce que les deux mondes, spirituel et temporel, doivent s’effondrer en même temps, l’un n’allant pas sans l’autre. Et pour cela, il faut que Rome puisse enfin accomplir le geste ultime de mise à mort : virer Dieu de la terre en annonçant un projet d’Eucharistie supprimant, d’une façon ou d’une autre, la Présence Réelle. Pour cela, il faut impérativement avoir fait sauter le dernier rempart : le pape émérite Benoît XVI.
C’est ce geste ultime de Satan et des bêtes que nous attendons, qui déclenchera tout le reste, à commencer par leur perte. Et comme cette nouvelle messe sera imposée à toute l’Eglise en remplacement des précédentes, même la Tradition sera piégée ; on peut y voir la fameuse mort des témoins. C’est un sujet dont nous reparlerons.
En attendant, conservons les yeux tournée vers Rome, plus particulièrement sur notre dernier rempart, le pape émérite, et plaçons notre espérance en la Vierge Marie.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le dernier rempart

Illustration :
Montage à partir de l’affiche du film Le dernier rempart avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle principal. Ce film est sorti en janvier 2013, soit quelques jours avant la démission de Benoît XVI : hasard ou prédestination ?