La quarantaine de l’Eglise

Nous allons dans cet article préciser une théorie déjà abordée à plusieurs reprises, mais qui s’affine au fur et à mesure que se révèlent les secrets divins. Du moins c’est ainsi que je les interprète.
Avant d’aborder la notion de « quarantaine » il est indispensable au préalable de définir qui est -ou ce qu’est- l’Eglise de Dieu. Car, de même qu’il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a qu’une seule Eglise valable, c’est à dire une seule entité officielle aux yeux de Dieu pour Le représenter sur terre.
La question est donc d’importance car les « églises » qui prétendent posséder le titre sont nombreuses.
Le but de cet article n’étant pas de nous étendre sur le sujet, déjà traité, j’irai tout de suite à l’essentiel : l’Eglise de Dieu est sans conteste l’Eglise catholique romaine, cette réalité fut maintes fois prouvée (voir les principaux arguments dans mon article du 24 mai 2018).

Mais, cette Eglise, nous le savons tous, s’est ouverte sur le monde lors du dernier concile du Vatican, et dont les conséquences furent catastrophiques pour les populations chrétiennes, qui se trouvent aujourd’hui en état d’apostasie flagrante.

Alors, est-elle toujours « L’Eglise » ?
Afin de mieux comprendre QUI est l’Eglise aujourd’hui, il est nécessaire de prendre connaissance de la déclaration de Monseigneur Marcel Lefebvre du 21 novembre 1974.

En voici le texte intégral, que j’invite chacun à lire et relire consciencieusement :

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

 Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

 Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.

 Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.

« S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1, 8.)

N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.

On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.

Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.

C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les fidèles dispensateurs des mystères de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le Saint-Esprit. Amen.

 

La véritable Eglise est celle de la Tradition

En lisant Mgr Lefebvre et en observant les idées et le comportement des catholiques aujourd’hui, que nous appellerons « conciliaires » pour les distinguer des « traditionnalistes » (sans y voir une connotation péjorative), il est certain que le concile a opéré une RUPTURE dans l’Eglise qui ne s’était jamais vue.

Il y a vraiment un « avant » et un « après » concile que personne ne conteste.
Nous vivons une situation décrite dans le cantique Tantum Ergo, bien connu des catholiques :
« Et antiquum documentum nove cedat ritui » : « Le rite antique cède le pas à la nouvelle liturgie. »
Ce verset s’applique à la transformation religieuse opérée par Jésus-Christ entre le rite antique des juifs issu de la loi de Moïse et celui qu’il a institué.
Pourquoi ? Pour une raison bien simple, qu’il explicite lui-même à la Samaritaine : « Mais le moment approche, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Car c’est ainsi que le Père cherche ses adorateurs. Dieu est esprit, et ses adorateurs doivent l’adorer en esprit et en vérité. » (Jean 4:23)
Jésus institue et fonde une civilisation de nature spirituelle, d’où les sacrements et la nouvelle liturgie qui remplacent ces rites antiques.

Ensuite, l’Eglise durant près de deux mille ans, va enseigner, préciser, compléter, enrichir, définir, retrancher, améliorer, adapter, sa doctrine et sa liturgie, mais toujours en continuité avec l’adoration en esprit instituée par le divin Maître et transmise fidèlement par ses apôtres. C’est la fameuse continuité et succession apostolique. A aucun moment il n’y a de rupture avec l’ancien, mais plutôt une évolution et une progression s’enrichissant et se corrigeant dans le temps, soit à cause des hérésies (qui nécessitent de clarifier ou de définir des éléments essentiels de la doctrine), soit à cause d’abus ou de libertés prises dans la liturgie, le clergé ou les congrégations religieuses.
Mais jamais il n’y avait eu de rupture, sauf au concile Vatican II.

Reprenons les propos de Mgr Lefebvre ci-dessus : il n’y a pas que la messe qui change (donc la liturgie), c’est une réforme globale qui touche aussi la doctrine, l’enseignement (les séminaires, le catéchisme), le mode d’ordination des prêtres et des évêques (le sacerdoce), et bien entendu la vision de l’Eglise sur le monde et son rôle.
Ce n’est pas une évolution mais une révolution. D’ailleurs le cardinal Suenens, qui savait de quoi il parlait, déclara « le concile c’est 1789 dans l’Eglise« .
Car « la réforme que le concile assuma fut totale. Rien ne lui a échappé. A ce titre encore elle est unique dans l’histoire de l’Eglise : elle a embrassé l’ensemble des livres liturgiques, missel, bréviaire, rituel pontifical, cérémonial des évêques, de tous les rites latins sans exception, et n’a omis de reprendre, modifier, remodeler jusqu’à la moindre bénédiction du rituel. » (Claude Barthe).

Si vous dialoguez aujourd’hui avec un conciliaire, il admettra sans difficulté et avec sincérité, que de nombreux fondamentaux d’hier n’ont plus cours aujourd’hui dans la mentalité et la doctrine catholique (par exemple, au hasard, la maxime « hors de l’Eglise point de salut« ). Du jamais vu en deux mille ans d’histoire de l’Eglise, qui évoluait lentement mais sûrement sans remettre en cause les points doctrinaux fondamentaux.

C’est la raison pour laquelle, et peu de gens le savent, le concile Vatican II n’a pas voulu se placer sous le sceau de l’infaillibilité : il s’est déclaré « seulement pastoral » c’est à dire sans autorité dogmatique, ne se réclamant pas, volontairement, de l’infaillibilité du magistère et du pape.
Il faut le savoir : depuis Vatican II, l’Eglise n’engage plus son infaillibilité, autant dans son magistère ordinaire que dans les enseignements du pape. Elle s’est mis de facto, et elle-même, « hors-jeu », sans pour autant perdre son statut d’Eglise, parce que l’infaillibilité du magistère perdure dans sa partie saine, la Tradition.

Voilà ; nous arrivons au point crucial que l’on comprend en écoutant les explications de Mgr Lefebvre, en étudiant de près la rupture provoquée par le concile, ses causes et ses conséquences, et enfin en observant l’évolution du discours de l’Eglise depuis 50 ans et en le comparant avec son discours « d’avant », celui de 260 papes face à 6 papes.

L’Eglise perdure dans Tradition, qui est tout simplement sa continuité apostolique, doctrinale et liturgique. Elle ne se situe pas dans les idées modernistes ouvertes sur le monde de l’Eglise conciliaire, qui place la dignité de la personne humaine là où elle devrait mettre le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Ce n’est pas la Tradition qui a quitté Rome, c’est Rome qui est devenue infidèle à sa mission en s’acoquinant avec le monde, oubliant les mises en garde répétées de Jésus et de saint Paul, et devenant la Grande Prostituée de l’Apocalypse.
Mais, et il est là le mystère d’iniquité, la Tradition reste tout de même attachée à Rome, elle n’est pas partie même si Rome n’en veut plus, car l’Eglise est un tout, et cette séparation un mystère au même titre que le fut celui de l’époque où il avait deux papes et deux villes pour une même église : une à Rome et une à Avignon. Ecône est l’Avignon du XXè siècle.
Car la Tradition, donc l’Eglise, a été sauvée par Mgr Lefebvre et perdure dans son œuvre : la Fraternité saint Pie X (ou FSSPX). Toutes les autres entités se réclamant de la tradition sont issues, de près ou de loin, de la mouvance lefébvriste.
C’est la nouvelle messe, rupture des ruptures et abomination de la désolation, qui décidera Mgr Lefebvre à ouvrir un séminaire en Suisse à Ecône dès 1970.
Un geste qui sauvera l’Eglise par le maintien d’un sacerdoce non altéré et non dévoyé.

Ces trois phrases de Mgr Lefebvre sont la clé de compréhension du mystère d’iniquité et de la Passion de l’Eglise, commencée avec le concile :
1) « la Fraternité est la colonne vertébrale de la Tradition, son instrument providentiel. »
2) « Pas de schisme puisque nous sommes unis à la Rome de toujours. »
3) C »’est vous qui faites l’Eglise parallèle en ayant inventé “l’Eglise du Concile”.

Il n’y a pas de schisme mais « deux Rome », la vraie à Ecône-les-Avignon, la fausse à Rome, réalisant ainsi la prophétie de la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« , ce dernier étant la religion de l’homme véhiculée depuis le concile et par le concile et ses papes.

D’ailleurs, Rome le sait très bien. Le 11 septembre 1976, le pape Paul VI recevait Mgr Lefebvre et entre eux s’installait ce dialogue d’anthologie :
« D’emblée le pape, qui en appelle à « l’ami », au « frère », qualifie pourtant la position de Mgr Lefebvre « d’anti-pape » :
Paul VI : « Vous avez jugé le pape comme infidèle à la foi dont il est le suprême garant. Peut-être est-ce la première fois dans l’histoire qu’une telle chose arrive. Vous avez dit au monde entier que le pape n’a pas la foi, qu’il ne croit pas, qu’il est moderniste, et ainsi de suite. »
« Mgr Lefebvre décrit au pontife « une situation dans l’Église après le Concile » qui est « telle que nous ne savons plus quoi faire. Avec tous ces changements ou nous risquons de perdre la foi ou nous donnons l’impression de désobéir. »
Paul VI : « Vous l’avez dit et écrit. Je serais un pape moderniste. En appliquant le Concile œcuménique, je trahirais l’Église. Vous comprenez que si c’était ainsi, je devrais donner ma démission et vous inviter à prendre ma place pour diriger l’Église. »
Paul VI ne croyait pas si bien dire. Il dit en substance ce que nous comprendrons 42 ans plus tard.

 

La Quarantaine de l’Eglise

D’où cette notion de quarantaine que je propose. Car n’étant pas l’Eglise officielle, n’ayant pas l’autorité pontificale, et ne cherchant pas à s’y substituer, l’Eglise, représentée par la FSSPX, est comme figée, mise en quarantaine. Elle ne peut plus bouger, ni avancer ni reculer, elle est comme bloquée.

En termes médicaux, la quarantaine désigne une période de mise à l’écart en cas de maladie contagieuse. Elle tire probablement son nom du sens biblique car le nombre 40 dans la bible, désigne des périodes de retraite au désert, c’est à dire à l’écart.

Justement, dans l’Apocalypse, la femme s’enfuit au désert pour y être nourrie 1260 jours (Apoc. 12:6).
Selon l’interprétation des Pères de l’Eglise, la femme peut désigner tantôt la Sainte Vierge, tantôt l’Eglise, dans sa composante pure et saine. C’est le cas de la Tradition, qui est l’Eglise restée pure, et sa durée au désert est la même que celle des deux témoins.
Pourquoi ?
Parce que c’est la même chose. Mgr Lefebvre et ceux qui l’ont suivi ne sont pas seulement des défenseurs de la foi, ils sont aussi les témoins de la foi, les fidèles restés à leur poste quand les autres apostasiaient. Ceux restés fidèles à la loi et aux prophètes (dans le sens de prédicateurs).
On associe traditionnellement Hénoch et Elie aux deux témoins : c’est la même notion, la loi et les prophètes. Ou Moïse et Elie à la Transfiguration : toujours la même symbolique.
Le texte désigne au singulier (deux témoins) ce qui correspond en réalité à une multitude, de même que le mot Israël désigne autant un homme (Jacob) qu’un peuple (le peuple juif) ou une contrée (la Palestine). Et pourtant, c’est toujours un singulier.

D’autre part, il faut savoir que l’Apocalypse nous donne la même durée pour le règne des bêtes et celui des témoins parce qu’ils vont ensemble : les témoins s’opposent à la bête.
Cette durée est exprimée de différentes façons, mais c’est toujours la même : 1260 jours ou 42 mois, ou trois jours et demi, parce que le mode de calcul est toujours le même : c’est une durée en « un temps, deux temps, la moitié d’un temps« .

Enfin, rappelons que la Grande Prostituée, celle qui commet l’adultère (c’est à dire l’apostasie) avec les rois de la terre, est associée à la bête et à Babylone. C’est normal car tout ceci va ensemble.
– La bête (ou Antéchrist) c’est la religion de l’homme divinisé par la matière qui s’adore lui-même ;
– La Grande prostituée c’est l’Eglise conciliaire, infidèle à sa mission, qui lui sert de support ;
– Babylone, c’est la société civile qui découle de cette nouvelle mentalité, et qui désigne le monde entier, soumis à la bête et à son esprit.
– et enfin, les deux témoins, c’est la Tradition, qui refuse cet esprit, le combat et le dénonce, à la fois de façon spirituelle (maintien de la doctrine et de la messe de « toujours ») et matérielle (esprit anticonformiste et résistant aux idées modernistes, dans la société civile).

Les deux ont la même durée : 42 mois ou 1260 jours.
Cette durée est aussi celle de la femme au désert -l’Eglise – qui est aussi les deux témoins, et dont la quarantaine dure 42 mois au lieu de 40 habituellement.

Bien évidemment, le texte de l’Apocalypse nous donne une durée à trouver ; il nous donne la base de calcul (un temps, deux temps, la moitié d’un temps, donc un calcul en 3,5) et le chiffre-clé : 42, qui est le résultat d’un calcul en base 12 (12+24+6 = 42).

Eh bien cette durée est de 42 ans et se termine aujourd’hui.
Et on va voir comment le génie divin nous confirme en même temps que la Tradition représentée par la FSSPX correspond bien aux deux témoins.

 

La rupture : la messe de Lille du 29 août 1976

La messe de Lille célébrée par Mgr Lefebvre devant 6000 personnes le 29 août 1976 marque la rupture officielle entre les traditionalistes et l’ensemble de l’Eglise catholique.
Au lendemain de cette messe, Jean Potin, rédacteur en chef religieux de la Croix, écrit : « Le schisme existe de fait maintenant, même s’il n’est pas exprimé par une excommunication solennelle. »
Il y a d’ailleurs un nombre étonnant de journalistes : 200.

Une fois de plus, inspiré par l’Esprit-Saint, Mgr Lefebvre expose, sans le savoir, ce qui fait de lui et des traditionnalistes les « deux témoins » de l’Apocalypse. Extraits de son sermon :
– « la messe de saint Pie V, elle représente notre foi, elle est un rempart pour notre foi et nous avons besoin de ce rempart pour notre foi. »
– « nous ne sommes pas dans le schisme, nous sommes les continuateurs de l’Eglise catholique. Ce sont ceux qui font les nouveautés qui vont dans le schisme. »
– « Certains journalistes m’ont demandé quelquefois: « Monseigneur, vous sentez-vous isolé? ». « Pas du tout, pas du tout, je ne me sens pas isolé, je suis avec vingt siècles d’Eglise, et je suis avec tous les saints du ciel! ».

Mais en même temps le Saint-Esprit nous donne une clé supplémentaire.
Nous avons vu que l’on considère que l’un des témoins est Elie.
Or dans l’évangile, Jésus explique à ses disciples que Jean-Baptiste EST Elie ; pas « symbolise » Elie mais EST Elie. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de réincarnation dans la mystique divine, ni de retour en chair et en os : c’est une autre personne qui prend la place, qui possède, pourrait-on dire, « l’esprit d’Elie ».
Ce qui veut dire que c’est la même chose pour l’Elie de l’Apocalypse : ce ne sont pas Hénoch et Elie qui reviendront en chair et en os, la leçon de Jésus avec Jean-Baptiste est suffisamment éloquente. Ce sont d’autres hommes qui auront l’esprit et la mission d’Elie.
Or voici comment se fait la transition, la passation de pouvoir en quelque sorte : Elie transmet son esprit à Jean-Baptiste, Jean-Baptiste transmet son esprit à Mgr Lefebvre et à la Fraternité car le 29 août est la fête du martyr de saint Jean-Baptiste !
De plus, saint Jean-Baptiste est le Précurseur du Christ, le dernier et le plus grand des prophètes, il a l’honneur de désigner le Messie en personne.
Les témoins ont un rôle similaire : ils ne se contentent pas de combattre la bête, ils désignent le vrai Messie (et non son remplacement par l’homme divinisé dans la religion conciliaire – c’est pourquoi  à la nouvelle messe le prêtre se tourne vers les hommes et non plus vers Dieu, présent dans le Tabernacle), et surtout ils sont les Précurseurs du retour du Christ puisqu’ils annoncent la Parousie.

Ce qui est encore plus extraordinaire avec saint Jean-Baptiste, c’est la suite.
Car que se passe-t-il à l’issue des 42 mois de témoignage des témoins ? « La bête leur fera la guerre, les vaincra et les tuera ».
Or aujourd’hui, nous sommes très exactement à 42 ans du début du témoignage des témoins, et quel jour sommes-nous ? Celui de la mort de Jean-Baptiste, c’est à dire celui de la mort des témoins.
C’est remarquable de précision.

 

La mort des témoins, aujourd’hui 29 août 2018

Oui, vous avez bien lu : aujourd’hui 29 août 2018, les témoins ont terminé leur témoignage et meurent.
Cette mort est évidemment à prendre dans un sens spirituel, d’où la description faite par l’Apocalypse dans son chapitre 11 : les corps sont étendus dans la grande ville (Sodome, Egypte, Babylone : des noms différents pour exprimer la même notion : la cité du mal érigée par la bête, c’est à dire le monde entier), on ne peut les mettre au tombeau (et pour cause) et le monde entier pourra les voir (il y a des tradis partout).
Bien sûr, parce qu’en réalité « ils ne sont pas morts, ils dorment » pour paraphraser le divin Maître dans l’épisode de la fille de Jaïre. Et puis aussi parce qu’il s’agit d’une mort spirituelle. C’est à dire que le démon semblera avoir gagné.
Il n’est pas nécessaire qu’il se passe quelque chose de précis aujourd’hui et dans les prochains jours. C’est toute la difficulté : savoir appliquer et interpréter correctement les textes même sans signe extérieur probant.
Parce que tout se dévoilera à la fin, c’est à dire à la résurrection des témoins. Pour le moment, les traditionnalistes et la Fraternité n’ont pas conscience de jouer le rôle des témoins ; la Fraternité n’a ni la conscience, ni l’ambition, ni la prétention d’être la véritable église, elle ne le comprendra qu’à la résurrection des témoins, c’est à dire quand elle prendra conscience de son véritable rôle quand l’autre Eglise s’effondrera, et Babylone avec.

Car nous devons avoir à l’esprit l’autre versant : que fait la bête à la mort des témoins ? Elle fait des festins, les hommes s’envoient des présents les uns aux autres, ils se réjouissent.
Comment des hommes sous l’influence du démon se réjouissent-ils ? Quels types de présents s’envoient-ils ?
Eh bien nous les voyons poindre déjà : les présents que s’envoient les hommes, ce sont ces affaires de pédophilie dans l’Eglise qui prennent de plus en plus d’ampleur.
Voilà le cadeau du démon, voilà comment il fait la fête : en détruisant l’Eglise conciliaire, en l’avilissant encore plus. Parce qu’il ne faut pas oublier que les 10 cornes de la bêtes, qui sont dix rois, haïssent la Prostituée, et qu’ils « la réduiront dans la dernière désolation, la dépouilleront, dévoreront ses chairs et la feront périr par le feu. » (Apoc. 17:16)
Voilà ce qui attend l’Eglise officielle et Babylone par la même occasion, car ils prévoient pour la grande ville le même sort : la destruction par le feu.
Voilà le feu vert qui s’allume aujourd’hui à la mort des témoins, qui effectivement ne pourront pas faire grand-chose en cet instant de l’hallali final.

Combien de temps cela durera-t-il ?
« Trois jours et demi » nous dit l’Apocalypse, du moins pour le deuil des témoins jusqu’à leur Résurrection, c’est à dire la reconnaissance par les hommes que l’Eglise a perduré dans la Tradition, quand l’autre s’effondrait.
Ces trois jours et demi représentent une durée en base 3,5, courte, qui n’ira pas au-delà de 2018 selon mes prévisions. Je ne donnerai pas de calendrier pour le moment, nous devons attendre de voir ce que vont donner les trois mois qui vont suivre, afin de confirmer ou infirmer ma théorie de la quarantaine de l’Eglise qui prend fin en ce jour, à partir duquel s’ouvre la pire des périodes jamais connue par l’humanité, celle où le démon est lâché, sans plus aucun contre-pouvoir.

Le démon est lâché parce que le temps qui lui reste est court, très court maintenant. Il a lui-même donné sa date limite, son point Omega, mais les hommes sont tellement aveuglés qu’ils ne saisissent plus rien. J’expliquerai cela le moment venu.

 

Conclusion

Ceux qui ont lu l’article en entier savent que désormais les traditionnalistes d’une façon générale, ainsi que tous ceux qui sont restés de cœur avec eux dans la vraie foi, représentent les témoins de l’Apocalypse.
Mais les dates doivent se calculer à partir de l’organisation qui les représente le mieux et qui figure la véritable Eglise : la Fraternité saint Pie X.
La date qui fait foi, c’est le 29 août 1976, nous sommes arrivés à ses 42 ans révolus.
L’humanité entre ce soir dans une phase d’accélération des plans démoniaques dont j’ai du mal à définir les contours, tellement ils me semblent effrayants, qu’il s’agisse du sort de l’Eglise conciliaire que de celui de l’ensemble des nations.
Nous devons attendre trois mois avant de nous prononcer définitivement sur cette thèse, au cours desquels plusieurs phases devraient être activées.
L’une d’elle sera la résurrection des témoins, qui sortiront enfin de ce long désert de 42 ans et « trois jours et demi » dans lequel ils ont été plongés.
Ils seront « élevés du désert« .
Afin de montrer qu’il n’y a pas d’erreur dans le plan divin et que tous les signes nous ont été donnés à l’avance, il faut savoir que dans la prophétie des papes, le pape Célestin V (qui sera canonisé) a pour devise « élevé du désert« . Or ce pape, élu le 5 juillet 1294, sera intronisé (donc sacré) le 29 août 1294!
Et l’ordre des Célestins, qu’il fonda, a pour date de création le 29 août également.
Autre similitude : ce pape n’est pas sacré à Rome mais à Aquila.
Nous avons ici une double confirmation, avec la même date pour l’homme ET l’œuvre, comme Mgr Lefebvre, qui seront élevés du désert à l’issue des 42 ans… et des « trois jours et demi » de deuil.
Car il faut bien mourir pour ressusciter.

 

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Illustration principale : Mgr Lefebvre célébrant la messe.

868 Commentaires

  1. Clofer

    Suite et fin du message de Québec Vie :

    Tournons-nous vers un autre peuple jadis opprimé, le peuple hongrois, qui a su, avec la grâce de Dieu, se libérer de son état d’esclavage mental et spirituel pour devenir un modèle pour l’Europe et pour le monde.

    Les Hongrois, aujourd’hui un peuple fier de 10 millions d’âmes, gémissaient sous la botte du communisme dès la fin de la 2e guerre mondiale. Ils avaient plus que les médias de masse tordus qui pesaient sur eux : ils souffraient du joug du tyran Stalin et de ses successeurs. En bref, la Hongrie était victime de l’athéisme total, imposé à tous les niveaux, spécialement en politique.

    En 1989, l’URSS s’effondra et la Hongrie se trouva libre. Par contre, ce pays risquait de tomber dans un mal plus grand, celui de se vouer à l’argent et au confort, comme le font tant de pays occidentaux.

    C’est pourquoi en 2010 le peuple hongrois s’est doté d’un chef, Viktor Orban, et d’une Loi fondamentale (une constitution), pour le protéger des dérives. Ce peuple ne voulait être ni communiste, ni libéral (c’est à dire indifférent au bien et à Dieu), mais chrétien !

    Lisons une petite partie de cette « Loi fondamentale », et voyons si nous, Québécois et Canadiens, pouvons en tirer quelque chose.

    Loi fondamentale de la Hongrie le 25 avril 2011 :
    Bénis les Hongrois, ô Seigneur!
    PROFESSION DE FOI NATIONALE
    NOUS, MEMBRES DE LA NATION HONGROISE, à l’aube de ce nouveau millénaire, déclarons avec responsabilité pour tous les Hongrois ce qui suit : nous sommes fiers que notre roi Saint Étienne ait placé l’État hongrois sur des fondations solides en faisant entrer notre patrie dans l’Europe chrétienne. Nous sommes fiers de nos ancêtres qui se sont battus pour la survie, la liberté et la souveraineté de notre nation. Nous sommes fiers des remarquables créations intellectuelles des Hongrois. Nous sommes fiers que notre peuple se soit battu pendant des siècles pour défendre l’Europe, contribuant aux valeurs communes de celle-ci par son talent et son assiduité. Nous reconnaissons la vertu unificatrice de la chrétienté pour notre nation. (…)
    La dignité humaine est inviolable. Toute personne a droit à la vie et à la dignité humaine ; la vie du fétus doit être protégée dès sa conception.

    Voilà une Constitution digne de ce nom; voilà un peuple engagé sur la bonne voie !

    Depuis 2010, fidèle à sa Loi fondamentale, la Hongrie a valorisé son patrimoine chrétien, implanté des politiques familiales et a fermé ses frontières à des migrations abusives, et voilà le résultat :

    La quantité d’avortements a diminué de plus d’un tiers de ce qu’ils étaient en 2010 (40 449 à 28 500).
    Le nombre de divorces est nettement réduit (23 873 en 2010 à 18 600 en 2017) et…
    Le nombre de mariages a augmenté (35 520 en 2010 et 50 600 en 2017).

  2. Brigitte de Suisse

    Bonjour à tous, je remercie Uncle d avoir répondu et pour compléter sa recherche je vous donne ce lien: https://explicithistoire.wordpress.com/2012/12/18/bnai-brith-loge-maconnique-juive-creee-en-1843/ la vidéo est le texte d Uncle et il y a un autre extrait du discours , ce blog est très intéressant et dévoile beaucoup de choses notamment ces deux articles: https://explicithistoire.wordpress.com/2017/03/02/les-dessous-de-la-religion-mondiale-noachide/ avec Pierre Hillard et Louis-Hubert Rémy et https://explicithistoire.wordpress.com/2017/06/13/les-dessous-de-la-television/ mais attention par exemple au dessous de la Genèse et aux mensonges de Jovanovic qui est un juif infiltré, il faut le discernement de L ESPRIT SAINT car tout nous vient de DIEU pour faire le tri entre le faux et le vrai…

  3. Eddy1

    20 septembre 2018 – 9 h 05 min
    dalencourt
    @Yannick
    C’est un métier l’eschatologie. Il vaut mieux ne pas s’en mêler quand on n’en a pas les compétences et la rigueur.
    Chacun à sa place
    Cette phase revient très souvent dans vos propos, on pourrait bien penser que ce blog serait pour vous une source de revenus, donc une activité à plein temps car cela doit vous prendre beaucoup de temps ou bien une double activité.
    Seriez-vous peut-être rémunérées par une tierse personne pour animer ce blog ?.
    Vous devriez faire plus attention lorsque vous vous exprimer cela peut porter à confusion.
    Vous n’allez certainement pas poster ce message, mais je tenais à vous dire également, vous vous égarez mon ami, rien n’est prévu pour cette fin d’année, il nous faudra attendre encore quelques années, mais bon, il faut tenir en haleine vos chers lecteurs .

  4. Alix

    Monsieur Dalencourt
    j’aimerais savoir y’a t’il eu des Saints a travers l’histoire de  » personnes n’étant pas rentrer dans les ordres ? « 

  5. Maria

    Bonjour Louis,
    Je fais suite à votre message du 20 septembre à 9h05 concernant votre réponse à Yannick sur la présence réelle à la nouvelle messe.
    Mgr Lefebvre est très clair concernant la nouvelle messe. Nous possédons tous ses cours et conférences qu’il a donné à ses séminaristes et il leur précise bien, que pour qu’une messe et consécration soit valide, il faut d’une part que les paroles de la consécration ne soient pas modifiées, que ce qui sert à la consécration (notamment le vin) soit dans les normes de l’Eglise, et d’autre part que le prêtre ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise. Au fur et à mesure que le temps à passé, sa position a évolué et Mgr Lefebvre est devenu très sévère concernant la nouvelle messe et le fait d’y assister. Et aujourd’hui qu’en est-il de l’intention des prêtres quand ils célèbrent la « messe » ? l’intention étant un critère essentiel.
    Voici un lien qui reprend toute l’évolution des propos de Mgr Lefebvre sur la nouvelle messe, paru sur FIDELITER.

    http://medias-catholique.info/mgr-lefebvre-et-la-nouvelle-messe-abbe-raphael-dabbadie-darrast-fideliter-de-juin-2017/8360

    Quelques extraits, mais il faut lire l’article en entier qui est très explicite :

    ….. »il nous a semblé bon de distinguer trois périodes dans l’évolution de la position de Mgr Lefebvre….
    …On peut donc se demander très légitimement si insensiblement la foi catholique dans les vérités éternelles de la messe disparaissant, la validité des messes ne disparaît pas aussi. L’intention du célébrant portera sur la nouvelle conception de la messe qui, dans peu de temps, ne sera autre que la conception protestante. La messe ne sera plus valide (5). »…

    …Ce qu’il confirme en 1973 :
    « Il est entendu que notre attitude deviendra de plus en plus radicale au fur et à mesure que le temps passe, l’invalidité se répandant avec l’hérésie (6). »….

    ….Et en 1975, il apporte cette effrayante précision :

    « Tous ces changements dans le nouveau rit sont vraiment périlleux, parce que peu à peu, surtout pour les jeunes prêtres, qui n’ont plus l’idée du sacrifice, de la présence réelle, de la transsubstantiation et pour lesquels tout cela ne signifie plus rien, ces jeunes prêtres PERDENT L’INTENTION DE FAIRE CE QUE FAIT L’EGLISE ET NE DISENT PLUS DE MESSES VALIDES. Certes les prêtres âgés, quand ils célèbrent selon le nouveau rit, ont encore la foi de toujours. Ils ont dit la messe avec l’ancien durant tant d’années, ils en gardent les mêmes intentions, on peut croire que leur messe est valide. Mais dans la mesure où ces intentions s’en vont, disparaissent, dans cette mesure, les messes ne seront plus valides (7).»…..

    UN RIT QUI N’OBLIGE PAS

    Dans un deuxième temps, Mgr Lefebvre voit dans le nouvel Ordo missæ un nouveau rit nocif qui ne peut obliger (1975-1979). C’est le 5 mai 1975, en la fête de saint Pie V, que Monseigneur a pris la résolution de maintenir coûte que coûte la messe traditionnelle (8). Son jugement devient alors plus catégorique quant à la nouvelle messe :

    « Elle n’oblige pas pour l’accomplissement du devoir dominical (9). »

    L’année suivante, Mgr Lefebvre précise encore, toujours en se fondant sur la réalité, l’attitude à tenir vis-à- vis de la nouvelle messe :

    « Elle est donc dangereuse, surtout pratiquée régulièrement. Elle amenuise et corrompt la foi lentement, mais sûrement. On ne pourrait donc y assister que rarement et pour des motifs graves, en s’efforçant d’éviter tout ce qui nous obligerait à quelques concessions odieuses… (14)»

    UN RIT ILLÉGITIME

    Enfin, DANS UN TROISIEME TEMPS (à partir de 1979= Mgr Lefebvre SE FAIT PLUS SEVERE : Il présente cette messe comme un RIT NOCIF AUQUEL ON NE PEUT PARTICIPER.

    À ceux qui lui opposent qu’on ne peut empêcher un fidèle d’assister activement à une nouvelle messe, du moment qu’elle est valide, Monseigneur répond désormais, fort du principe canonique que nous venons d’énoncer :

    « Détruisons immédiatement cette idée absurde : si la messe nouvelle est valide, on peut y participer. L’Église a toujours défendu d’assister aux messes des schismatiques et des hérétiques, même si elles sont valides. Il est évident qu’on ne peut participer à des messes sacrilèges, ni à des messes qui mettent notre foi en danger (18). »

    La nouvelle messe, même dite avec piété et dans le respect des normes liturgiques, tombe sous le coup des mêmes réserves puisqu’elle est imprégnée d’esprit protestant (22). » ……

    • Jean-Luc

      Bonjour Louis,
      Je viens de lire votre article de février 2016 et à nouveau par un calcul assez simple, on retombe sur la date du 25 mars 2019 comme date possible de la seconde rédemption du monde.
      En effet, en partant du vendredi saint au 25 mars 34 et au rajoutant les 1984 ans correspondant à un cycle complet de rédemption, on arrive au 25 mars 2018 auquel il faut rajouter une année supplémentaire selon l’adage « 1 an et 1 jour » et on aboutit donc au fameux 25 mars 2019 déjà évoqué dans un de vos articles de décembre 2017.
      Il est regrettable que certains lecteurs nient l’imminence de la conclusion mais chacun pense ce qu’il veut selon son libre arbitre.
      Personne ne pourra vous reprocher ici de ne pas nous avoir averti à l’avance (depuis presque 6 ans pour ceux qui vous suivent depuis le début de votre blog).
      A ce titre, il serait intéressant d’analyser les résultats d’un éventuel sondage des lecteurs du blog sur leur opinion sur l’imminence des faits ultimes (avec des choix d’années par exemple).
      Je pense que nous serions assez surpris des résultats.
      En union de prières avec vous tous.

    • Fracasse

      Mon frère, je ne partage pas tes analyses car tu passes de l’Eglise de Sarde à celle de Laodicée et tu omets par conséquent celle de Philadelphie qui correspond au Règne du Sacré-Cœur. A ce sujet un certain Cave Ne Cadas du Catholica Pédia Blog a tenté de faire tomber les écailles qui te couvrent les yeux dans un article intitulé : « MALGRE TOUS CEUX QUI VOUDRONT S’Y OPPOSER ». wordpress.catholicapedia.net/tag/louis-dalencourt/
      De qui détiens-tu ton autorité pour affirmer que je me trompe ? Saches que nos travaux réciproques importent peu pour Celui qui est le Maître du Temps, ce qui est important est de mériter la Grâce d’une bonne mort lorsque nos âmes quitteront nos corps pour connaître une Eternité de bonheur ou de malheur. Que nous importe que cela se passe aujourd’hui ou demain ? 2018 ou 2046 on s’en fout !
      Nous devons nous sanctifier pour mériter la Jérusalem Céleste, et comme tu le sais, un seul péché mortel que ce soit en pensée en paroles ou en action nous précipite en enfer où la pendule des lieux indique : Toujours/Jamais ; toujours les mêmes supplices (la peine du Dam, la peine des sens et le ver rongeur) et jamais tu n’en sortiras. Je te conseille mon frère pour le salut de ton âme de faire une retraite Saint-Ignace à Notre-Dame du Pointet, tu y rencontreras d’excellents prédicateurs comme le sont les abbés Delagneau, Deren et Turpault.

      • dalencourt

        Mon cher Fracasse, vous me rappelez d’Alencourt à ses débuts, quand il était naïf et surtout bien moins avancé. Mais quand on étudie sérieusement et surtout avec objectivité (et non idéologie) notre temps, et qu’on le compare avec les prophéties, on comprend que nous sommes en bout de parcours, en fin de 6ème période si ce n’est à la 7ème. Le tout est d’arriver à décrypter ce qu’est vraiment l’Antéchrist. Malheureusement ce n’est pas donné à tout le monde.
        Curieusement, j’ai constaté que les tenants de « vieilles » théories refusaient obstinément d’en changer, malgré les preuves flagrantes qu’on leur montre. S’entêter ainsi dans l’erreur me sidère, alors que l’évidence se fait jour de plus en plus. S’ensuit alors une sorte de « blocage » intellectuel où toute « mise à jour » devient impossible ; rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul à faire ainsi du sur-place et à vous enfoncer dans des certitudes de plus en plus indéfendables.
        Je l’ai déjà dit, je ne cherche pas à croiser le fer ou à débattre avec vous et vos semblables, car il s’agit d’un dialogue de sourds dans lequel je perdrai mon temps. Seuls les faits nous départagerons, et de ce côté-là, je suis tranquille.
        Pour le reste, j’ai peur que vous ne soyez un peu janséniste sur les bords… méfiez-vous de positions un peu trop extrêmes ; et évitez de me tutoyer s’il vous plaît.

        • R.L.

          louis,
          je n’entamerais pas de discussion sur les arguments de Fracasse. 🙂
          Ceci dit il a totalement raison sur le dernier point: la retraite au Pointet!

        • Claude Germain V

          Bonjour.
          On se ficherait bien des dates pour ne pas dire un autre mot plus cru ……Par contre il y a bien pire que cela et bien plus grave …..nous assistons a une inversion de toutes nos valeurs sociétales depuis 2000 ans. Depuis 50 ans environ au niveau politique , véritable foire a l’empoigne dirigée contre le  » populisme  » , soit la véritable société française de souche , car les turlupins voyous et corrompus de la politique par supporters interposés les mals mais vrais nommés journaucrates , nous assènent une véritable destruction morale et civilisationnelle , qu’ils soient tous maudits..
          Enfin la réalité celle la , c’est toute l’inversion par des actes concrets de TOUTE LA LOGIQUE HUMAINE , lancinante dans sa répétition journalière + LE LAVAGE DE CERVEAUX , lavage culpabilisateur qui augmente en intensité depuis quelques semaines , la courbe agressive en est devenue très très fortement logarithmique , sur la , libération , résistance , schoa Hitler etc etc , le Kim machin chose en Corée du nord devrait venir en France pour une formation vraiment pro. assister au grand lavage de cerveaux qui le fait presque passer lui pour le gentil animateur d’un immense camps de vacances ….
          Il est vrai que nous ne sommes pas le pays de la comédie française pour rien …………………..Alors entre cela , l’église qui dérape , les politicards corrompus , une pseudo ministre de la pseudo santé qui a dit hier a la TV d’état que sa priorité était les vaccins alors que l’on laisse volontairement rentrer par centaines de milliers tous les mois des gens qui trimballent les pires virus du monde , bon peuple souchien et populiste de France rejouit toi , plus maintenant des gourous tutoyeurs qui viennent parler en langage franc-mac , la boucle est presque bouclée …
          Prieres pour tout le monde bonne journée …Et que Dieu nous protege

  6. Sophie

    Le 26 septembre, la Bête de la Terre sera sacré « Champion de la Terre ».
    – Mercredi 26 septembre se déroule la 2e édition du « One Planet Summit » à New York (États-Unis) pour faire le point sur les engagements financiers pris lors de la 1re édition de ce rendez-vous international de l’écologie en décembre 2017 à Paris. Et à cette occasion, Emmanuel Macron recevra le titre de « Champion de la Terre ».-
    https://www.letelegramme.fr/france/planete-macron-bientot-sacre-champion-de-la-terre-20-09-2018-12084620.php

    • Claude Germain V

      Oui macronus sera sacré champion de la connerie et surtout plus maléfique encore , CHAMPION de la matière , bon courage a lui sauf soutenu par le diable comme a l’habitude hélas ………………… hélas puisque toujours pas punis et toujours vainqueur ….allons y comprendre quelque chose ???????

      • Clofer

        Je vous cite Benoit XVI, pape conciliaire mais encore vrai pape face à l’imposteur françois :

        « Tandis que le pasteur de tous les hommes, le Dieu vivant, est devenu lui-même un agneau, il s’est mis du côté des agneaux, de ceux qui sont méprisés et tués. C’est précisément ainsi qu’il se révèle comme le vrai pasteur : « Je suis le bon pasteur … et je donne ma vie pour mes brebis ». Ce n’est pas le pouvoir qui rachète, mais l’amour. C’est là le signe de Dieu : il est lui-même amour. Combien de fois désirerions nous que Dieu se montre plus fort ! Qu’il frappe durement, qu’il terrasse le mal et qu’il crée un monde meilleur ! Toutes les idéologies du pouvoir se justifient ainsi, justifient la destruction de ce qui s’oppose au progrès et à la libération de l’humanité. Nous souffrons pour la patience de Dieu. Et nous avons néanmoins tous besoin de sa patience. Le Dieu qui est devenu agneau nous dit que le monde est sauvé par le Crucifié et non par ceux qui ont crucifié. Le monde est racheté par la patience de Dieu et détruit par l’impatience des hommes. »

        Alors patience, prions pour la conversion de nos ennemis (et l’échec de leurs plans). Je le fais, à contrecœur, les dents serrées mais c’est « Lui » qui me le demande !

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