Saint Joseph les deux églises

Avec l’aide de saint Joseph, nous allons tenter de continuer à décrypter le mystère de la Passion de l’Eglise, point central de compréhension de la fin des temps. Cet article fait suite à celui sur le troisième secret de Fatima qui met en exergue deux choses : d’une part ce troisième secret annonce essentiellement -si ce n’est uniquement- la Passion de l’Eglise par l’apostasie du plus grand nombre jusqu’à sa tête elle-même (le pape), et d’autre part que la foi sera conservée par un petit nombre de fidèles regroupés dans ce que l’on appelle la Tradition, qu’elle soit de fait ou de cœur.

Dans un autre article récent, j’avais aussi fait le rapprochement entre la France et le Vatican, montrant que les deux plus grandes victoires de Satan sur l’Eglise, prophétisées par Albert Pike, avaient eu pour corollaire, de façon historique, un changement de régime en France :
– La chute des Etats Pontificaux, fin du règne temporel de la papauté et 3ème coup de canon de Pike, le 20 septembre 1870, fut précédée trois semaines avant de la chute de Napoléon III et de la proclamation de la 3ème République.
– La chute du pouvoir spirituel du Vatican, programme en plusieurs étapes rendu possible par l’élection du « Judas » Jean XXIII le 28 octobre 1958, et 4ème coup de canon de Pike, fut précédée quelques semaines avant de la chute de la 4ème République et de la proclamation de la 5ème.

D’où le titre de cet article, clin d’œil à l’artisan en France du nouveau régime -toujours en cours- parce qu’il a trait, parallèlement, à l’événement le plus important de l’histoire de l’Eglise : l’entrée dans sa Passion. Cet événement est hautement eschatologique car il a été prophétisé dans l’Apocalypse, et démontré, que seule la période de pouvoir de l’Antéchrist pourrait correspondre à une victoire -de courte durée- des forces du mal sur l’Eglise du Christ.
Mais Notre-Seigneur a promis, d’un autre côté, que son Eglise ne mourrait pas et qu’il resterait toujours avec elle.
Comment concilier deux paroles à priori contradictoires, celle d’une bête à qui « il fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre » (Apoc. 13:7) et la promesse de Jésus à son Eglise que « les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16:18) ?
Comment concilier cette promesse de sainteté résistant aux épreuves et au temps et les paroles de la Sainte Vierge à la Salette, affirmant que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » ?

Le Ciel ne se trompe pas et ne se contredit pas. Ce sont nos intelligences obscurcies qui doivent apprendre à concilier ce qui est en apparence inconciliable, en acceptant humblement les mystères divins au lieu de les refuser parce que nous ne les comprenons pas.
D’autre part, si on parvient néanmoins à donner un début d’explication à ces données qui semblent contradictoires, on peut aussi du même coup éclairer d’un jour nouveau les événements qui se sont déroulés depuis un siècle, et raccorder ceux-ci à notre échelle du temps eschatologique.
En d’autres termes, cette réflexion doit nous aider à déterminer à quel endroit nous sommes de la fin des temps.
Pour cela, saint Joseph va nous être d’un précieux secours.

 

St Joseph représente mystiquement le « mari » de l’Eglise

Pourquoi saint Joseph a t-il été proclamé patron de l’Eglise universelle ? Parce que le juste par excellence n’est pas que le père nourricier du Sauveur. Il est aussi devant les hommes l’époux de la Vierge Marie.

Or dans la mystique chrétienne, la Vierge Marie est à la fois la Mère de Dieu et son épouse : son véritable mari devant Dieu n’est pas Joseph mais le Saint-Esprit.
Nous devons conserver à l’esprit que « Tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre« .

D’autre part, l’Eglise enseigne qu’elle est l’épouse mystique du Christ. Elle joue dans ce cas le rôle de la Femme, de l’épouse sainte fidèle, comme le fut la Vierge Marie, son modèle.

Donc nous avons en réalité un couple céleste et un couple terrestre :
Le couple céleste c’est la Vierge Marie mariée au Saint-Esprit.
C’est aussi, sur le même modèle, l’Eglise mariée à Jésus-Christ.
Et le couple terrestre, c’est la Vierge Marie mariée à saint Joseph.
Sur le même modèle, pour l’Eglise, celui qui sur la terre représente le Christ, et donc mystiquement son époux, c’est le pape, vicaire du Christ.

Le pape joue donc le même rôle que celui de saint Joseph : être aux yeux des hommes le mari putatif; c’est à dire celui qui pense être le mari, alors qu’il n’en est que l’éminent représentant.

Cela est confirmé au moins de trois manières :

1) Par Marie d’Agréda, qui explique, au sujet de saint Joseph : « Le Seigneur le regarda avec une grande complaisance, et le distingua entre toutes les autres créatures; car il l’accepta pour son père putatif, et lui en donna le titre« .

2) Par saint Paul, précisant au sujet du Christ : « Voici qu’il est la tête de ce corps qui est l’Eglise, le chef, le premier ressuscité » (Colossiens 1:18), confirmé par saint Irénée : « Celui qui s’est constitué chef de l’Eglise« , parlant du Christ. Le Christ est donc le véritable chef de l’Eglise, le pape n’étant que son représentant, son vicaire.

3) Par les oraisons de la sainte Eglise, car les litanies de saint Joseph se terminent par l’invocation suivante :
« – Il l’a établi le chef de sa maison
– Et l’intendant de tous ses biens »
Or cette invocation est la même en introduction de la prière pour le pape.

On retrouve donc régulièrement cette même distinction et cette même symbologie :
Sur terre l’épouse c’est l’Eglise (figurée par la Sainte Vierge au Ciel) et l’époux putatif c’est le pape (figuré par saint Joseph au ciel).

 

L’Eglise éclipsée par elle-même

La Sainte Vierge à la Salette nous a donné une information précieuse : « L’Eglise sera éclipsée« .
Beaucoup veulent séparer l’Eglise conciliaire actuelle, apostate et hérétisante, de ce qu’elle fut et qui perdure dans la Tradition, justement à cause de cette promesse de pureté et de sainteté, comme s’il y avait deux églises.
Oui et non, comme notre ville-symbole, Colombey les deux églises : une seule ville pour deux églises.
Tout le mystère de la Passion de l’Eglise est là : elle est éclipsée par elle-même, c’est à dire que même si on distingue entre les deux églises, celle qui est restée pure de celle qui se prostitue avec le monde, elles n’en constituent qu’une seule.

Revenons au parallèle avec l’épouse. L’apostasie s’apparente bibliquement à un adultère ; voir en l’Eglise apostate, défaillante et hérétique la Grande Prostituée de l’Apocalypse est une idée juste, mais ce n’est pas parce qu’elle est adultère et qu’elle se prostitue qu’elle perd son statut d’épouse !

Le Christ a vécu une situation similaire lors de sa Passion : qui pouvait voir dans ce corps torturé, sanguinolent et pour finir sans vie, celui du Dieu fait-homme, réputé immortel ? La mise à mort de Jésus était le seul moyen pour les juifs de vérifier s’il était le Messie ou pas, car s’il est le Messie il est Dieu et Dieu est immortel. Les pharisiens en font la remarque à Jésus, à juste titre. Et quand sur la croix ils lui disent qu’ils croiront en lui s’il descend de la croix et se sauve, il ne s’agissait pas d’énièmes insultes mais bien d’un aveu : ils ne peuvent croire qu’en un Messie Fils de Dieu et donc en un Messie immortel. Même Satan fut leurré, car il ne pouvait pas imaginer un seul instant que la Rédemption nécessitait la mort du Sauveur. S’il l’avait su, il n’aurait surtout pas cherché à le mettre à mort. Mais lui aussi avait besoin de savoir quelles seraient les limites de la nature humaine du Christ, si celui-ci pouvait accepter la mort ou pas.

Il en va de même pour l’Eglise : à l’image de son divin maître, seule l’Eglise peut et doit mourir et accomplir à l’échelle du monde entier ce qui fut l’œuvre de l’homme-Dieu. Si ce n’est pas l’Eglise qui meurt, si celle-ci est remplacée par un corps étranger (une contre-église), cela reviendrait à dire que le Christ n’est pas mort sur la croix, qu’on lui a substitué quelqu’un d’autre. Or ce n’est pas possible.
Il faut donc que l’Eglise se fasse péché et meure ignominieusement à l’exemple de son divin maître. Mais comme le Christ, seule sa dimension humaine meurt ; la dimension divine n’est pas atteinte. Pour l’Eglise catholique, on peut expliquer ce mystère par le fait que demeure, parallèlement à l’immense majorité du troupeau ayant apostasié, un petit nombre resté fidèle à la foi, non dénaturée et non avilie, cette foi de l’Eglise sainte et pure de toujours qui perdure à travers eux.
On l’a vu, il s’agit ici de l’essentiel du troisième secret de Fatima.
Mais, et c’est essentiel d’admettre cela, les deux troupeaux, l’apostat et le fidèle, font partie de la même Eglise, comme le bon grain et l’ivraie poussent dans le même champ.

Comment mieux comprendre ces deux faces d’une seule et même Eglise, concilier ces deux parties en apparence contradictoires ?
Par un épisode similaire de la vie de saint Joseph : le moment où il doute de la pureté et de la sainteté de sa femme, lorsqu’il s’aperçoit de sa grossesse.

 

Saint Joseph lui aussi doute de la sainteté de sa femme

Ce magnifique passage fut relaté en détail par Marie d’Agréda dans son ouvrage sur la vie divine de la Sainte Vierge Marie. Les écrits de Marie d’Agréda sont dits inspirés par le Saint-Esprit, et contiennent un grand nombre de détails qui nous éclairent sur la vie de la Sainte Famille.

A partir de ces écrits, je vais me permettre de mettre en parallèle la situation de saint Joseph avec la nôtre aujourd’hui. Nous allons considérer que saint Joseph figure ici l’Eglise restée fidèle, à savoir tous ceux qui restent attachés à une foi pure, et une doctrine et une liturgie non altérées par les innovations modernistes.
Pour simplifier, il s’agit de tous ceux restés attachés à la Tradition, à commencer par la Fraternité saint Pie X, et les sympathisants de tous horizons.
J’avais d’ailleurs évoqué dans le précédent article l’éventualité d’un pape-bis, un pape caché, à partir de 1958, en me basant sur l’élection non reconnue mais réelle, du cardinal Siri à la place de Jean XXIII et écartée par la franc-maçonnerie ecclésiastique. Cette possibilité d’une église en exil, donc semblant être détachée du corps mais en réalité partie constituante -mais saine- d’une seule et même Eglise et qui représenterait l’Eglise sainte qui ne meurt pas, n’est pas à écarter, car ce serait elle celle du « vrai » Joseph. Le cardinal Siri ne s’appelait-il pas Guiseppe, soit Joseph en italien ? Et sa mort en 1989 avait été précédée de la mise à l’écart de celle qui a sauvé la Tradition et que l’on fait croire depuis qu’elle a quitté l’Eglise alors qu’en réalité elle en est la partie saine, à savoir la Fraternité saint Pie X la bien nommée. Car celui qui lui a donné son nom, le pape Pie X, s’appelait Guiseppe Sarto. Ainsi donc une succession apostolique parallèle a commencé en 1958 avec Joseph Siri, qui passe le relais à sa mort à Joseph Sarto, c’est à dire la Fraternité saint Pie X, l’entité en elle-même jouant le rôle du mari putatif. Une série de Joseph, les vrais, ceux qui font perdurer la sainteté et la pureté de l’Eglise.
Car « tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre » : l’Eglise reste mariée à Joseph, encore faut-il savoir reconnaître les bons Joseph et non les imposteurs qui éclipsent la véritable Eglise, bien qu’ils en fassent partie.

Eh bien ces « Joseph » doutent à juste titre de la sainteté de leur épouse car ils vivent le mystère de la Passion de l’Eglise de la même façon que saint Joseph vécut ce qu’il prenait pour l’infidélité de sa femme.
Ce mystère sera levé quand le Seigneur en personne leur révèlera que son épouse mystique est restée sainte et pure grâce à leur action et leur abnégation, malgré toutes les attaques, les calomnies et les pièges de l’ennemi.

Cela explique aussi le sens de la mission particulière assignée par Dieu à Mgr Lefebvre, et le fait que son successeur Mgr Fellay ressente le besoin de jouer le rôle du pape (consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, croisade du rosaire à l’occasion du centenaire de Fatima, signature de la Correctio Filialis…) sans en revendiquer la fonction. Parce que saint Joseph agit derrière lui en tant que saint patron de l’Eglise véritable.

Précisons un point : l’épisode de la découverte de la grossesse de la Sainte Vierge par saint Joseph est très sommairement décrite dans l’évangile par saint Matthieu, et celui-ci précise qu’à ce moment-là ils n’avaient pas encore habité ensemble, et que Marie était fiancée.
Or Marie d’Agréda explique que la Sainte Vierge et saint Joseph s’étaient mariés le jour des 14 ans de la Sainte Vierge, donc le 8 septembre précédent le 25 mars de l’Annonciation, et qu’il habitaient déjà ensemble à Nazareth. Contradiction ? Non, comme souvent dans l’évangile, mystère divin qui ne peut se comprendre que par des âmes habitées par le Saint-Esprit.
D’autre part, Marie d’Agréda indique que saint Joseph ne s’aperçoit de cette grossesse qu’au 5ème mois, donc après la Visitation et même après la naissance de Jean-Baptiste, et que ses doutes vont durer deux mois, jusqu’au songe libérateur : ce qui tient en une ligne dans l’évangile dure en réalité deux mois !
L’explication de ces mystères a probablement été donnée par les Pères de l’Eglise, même si je ne la connais pas, mais je me permets d’en avancer une :
C’est au retour de Marie après la Visitation (le 5è mois) que saint Joseph s’aperçoit qu’elle est enceinte, mais c’est 2 mois après qu’il reçoit le songe libérateur du Seigneur. Donc l’évangile, bien qu’ils soient mariés, considère qu’ils ne sont que fiancés (devant le ciel) tant que saint Joseph n’a pas confirmé sa future paternité du Seigneur et accepté le mystère de l’Incarnation : c’est donc après l’acceptation de Joseph que les époux sont enfin définitivement mariés devant Dieu car alors la Sainte Famille est constituée, après le libre choix des deux époux ; dorénavant ils peuvent « habiter ensemble » même si c’était le cas auparavant : il fallait que le lien mystique soit constitué pour que le Ciel le reconnaisse au niveau temporel. Ceci prouve une fois de plus la prééminence du lien mystique sur le temporel : tout ce qui sera lié dans le ciel…

Dernière précision qui a aussi son importance : le Ciel cache volontairement aux hommes et au démon de nombreux mystères afin de préserver les siens. Marie d’Agréda confirme que le Ciel a caché au démon la dignité de la Vierge Marie, sinon les anges déchus auraient tenté de tout détruire.  Idem pour le Messie, ils avaient des doutes, l’appelaient Fils du Très-haut (comme d’autres probablement) mais ne pouvaient avoir la certitude qu’il s’agissait du Messie, ne serait-ce parce « qu’aveuglés par leur orgueil démesuré, ils ne purent jamais pénétrer le mystère de l’humilité du Sauveur« . D’où ce que j’expliquais tout à l’heure : la nécessité pour Satan et ses comparses de mettre à mort le Messie afin que le doute soit levé.
Le démon ne connaîtra la vérité qu’au moment du Vendredi saint, et même au matin de Pâques. Donc il en sera de même pour l’Antéchrist : on ne connaîtra sa véritable identité qu’une fois sa chute accomplie ; tant que l’Antéchrist n’est pas mort, et l’Eglise ressuscitée, nous ne pourrons pas connaître entièrement la révélation. Nous pouvons seulement formuler des présomptions.
Il en est de même pour un éventuel grand monarque. Le démon ne peut persécuter que de supposés prétendants et il faut qu’il y en ait pléthore pour brouiller les pistes. Mais le bon ne sera révélé qu’une fois le mystère accompli.
« Les démons ignorent les secrets du Grand Roi«  précise Marie d’Agréda, paraphrasant saint Raphaël dans le livre de Tobie : « Il est bon de tenir cachés les secrets d’un roi » (Tobie 12:7).
C’est pourquoi personne sur terre ne doit connaître trop tôt les secrets de la fin des temps car sinon nous donnerions de précieux renseignements à Satan.

 

Saint Joseph a douté comme nous doutons, nous aussi, du mystère divin

Comme son nom l’indique, le mystère d’iniquité est un mystère ; nous ne pourrons jamais le comprendre parfaitement. Il faut se soumettre à la volonté divine et accepter les zones d’ombres comme autant de saint mystères qui ne doivent pas être révélés avant le temps fixé.
Nous devrions méditer les reproches de la Sainte Vierge à Pellevoisin tellement ils sonnent juste aujourd’hui : « Tu as bien le caractère du français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. »
Seule l’humilité fait bon ménage avec la sainteté et la foi en l’immensité de la Providence divine.

Grâce aux révélations de Marie d’Agréda, voyons comment saint Joseph vécut lui aussi ce temps d’épreuve, et permettons-nous un parallèle avec les « Joseph » de notre temps.

La dénonciation de l’épouse
Saint Joseph s’aperçoit de la grossesse de Marie « dans le cinquième mois » (probablement au début). Saint Joseph est « le gardien » de la Sainte Mère de Dieu et pourtant il ignore alors « le mystère de son épouse ».
Parallèle :
On peut considérer que le gardien actuel de la sainte Eglise, la FSSPX, ignore encore les mystères de son épouse ; la Fraternité joue le rôle du père terrestre, le rôle mystique de l’époux sur la terre , mais elle ignore (et nous aussi) le secret de la sainte Eglise, même si nous commençons à le percevoir, bien imparfaitement. Seule la foi vivra et sera notre guide (la Salette).

Saint Joseph en souffre mais ne s’en ouvre pas à son épouse, seulement à Dieu. Cette situation de souffrance dure un certain temps.
Parallèle :
La Tradition elle aussi souffre de la situation mais ne peut pas pour autant accuser l’Eglise en elle-même. Elle ne comprend pas que cette dernière soit devenue la grande prostituée, elle qui était sainte, et ne peut se résoudre à l’admettre. Elle souffre en silence et se pose beaucoup de questions.
Cela commence au 5è mois (à la 5è trompette) puis durera tout le temps de la 6è période, car la libération aura lieu au début du 7ème mois, donc à la sonnerie de la 7ème trompette, qui est aussi la résurrection des témoins ; or la Tradition représente les témoins.

D’où la lente dégradation du gardien de la foi et de la vérité
« Il sentit diminuer ou s’épuiser les forces de son corps, et, bien qu’il ne fut réellement atteint d’aucune maladie déterminée, il s’affaiblit et maigrit beaucoup, et sa physionomie trahissait la sombre et profonde mélancolie qui l’affligeait. Et comme, il la tenait secrète, sans la communiquer à personne et sans chercher au dehors aucun soulagement (comme le font ordinairement les autres hommes), il en résultait que les peines que le saint souffrait étaient naturellement plus grandes et plus incurables. »

Il n’appartient à personne de dévoiler le secret du roi
De son côté, sa Femme est toujours sainte, même s’il ne s’en rend pas compte, mais elle ne peut révéler le secret du Roi :
« Le cœur de la très pure Marie n’était pas pénétré d’une moindre douleur; mais quoiqu’elle fût très-grande, sa généreuse magnanimité l’était encore davantage, et par cette vertu, elle ne tenait presque aucun compte de ses peines, mais elle ne s’en préoccupait pas moins de celles de sou époux Joseph, de sorte qu’elle résolut de l’aider en toutes choses plus que jamais et de redoubler les soins qu’elle prenait de sa santé. Et comme notre très-prudente Reine se faisait une loi inviolable d’agir en toutes ses actions avec plénitude de sagesse et de perfection, elle continuait à cacher la vérité du mystère qu’elle n’avait pas ordre de découvrir, et bien que seule elle eût pu, en le lui révélant, tranquilliser saint Joseph , elle s’en abstint, pour respecter et garder, le secret du Roi céleste. »
Cette notion de secret du Roi, vécu par la Sainte Famille, est une des clés de la fin des temps.

Saint Joseph se disait : « Est-il possible qu’une femme aussi vertueuse et en qui la grâce du Seigneur se manifeste avec tant d’éclat, me mette dans une telle perplexité ? Comment concilier cette prudence, cette sainteté avec les signes qui me la font paraître infidèle à Dieu, infidèle à a l’époux qui l’aime si tendrement? »
Parallèle :
C’est exactement la même interrogation qui agite la Tradition. Seul l’Antéchrist peut expliquer une telle interrogation, une telle angoisse, une telle inquiétude, une telle torture morale.

Saint Joseph décide quitter Marie
Joseph raisonnait ainsi : « Cacher le fait est impossible ; car le temps ne le découvrira que trop, quand bien même je fermerais maintenant mes yeux et ma bouche. Me reconnaître l’auteur de cette grossesse serait un vil mensonge aussi contraire à ma conscience qu’à ma réputation. Je ne puis, ni m’attribuer la paternité, ni remonter à une cause que j’ignore. Que ferai-je donc dans un tel embarras?  Le parti le moins fâcheux, ce sera de m’absenter et de quitter ma maison avant le moment de la délivrance, où je me trouverais plus confus et plus affligé sans savoir quel conseil suivre, quelle détermination prendre, en voyant chez moi un enfant qui ne m’appartiendrait pas. »
Parallèle :
Oui on se retrouve dans une situation difficile où si l’on veut rester pur et fidèle, la seule solution est de s’éloigner de l’épouse… d’où un choix qui peut sembler bancal aux yeux du monde mais sage aux yeux de Dieu, de « partir sans s’en aller » c’est à dire de rester dans l’Eglise mais sans s’associer à ses abominations. Comme un demi-schisme ; comme une séparation sans divorce. Exactement la situation vécue par la Fraternité saint Pie X depuis 1988.

La Sainte Vierge, voyant l’affliction de son époux, demande à son divin Fils de le soulager.
1) elle lui envoie des anges qui le rassurent par leurs inspirations, « lui persuadant de nouveau que son épouse Marie était très-sainte et très-parfaite, et qu’on ne pouvait croire d’elle aucune chose indigne de sa vertu; que Dieu était incompréhensible dans ses oeuvres et impénétrable dans ses jugements ».
2) le Très-Haut lui répond : « Ma Colombe et ma Bien Aimée, je consolerai bientôt mon serviteur Joseph, et quand je lui aurai déclaré par l’organe de mon ange le mystère qu’il ignore, vous lui en pourrez parler, et lui direz clairement tout ce que j’ai opéré en vous, sans désormais vous renfermer à cet égard dans le silence. Je le remplirai de mon Esprit, et le rendrai capable de ce qu’il doit faire dans ces mystères. »
Parallèle :
Le pontificat de Benoît XVI fut une bouée de sauvetage pour la Tradition, notamment par le biais de deux faits majeurs : le motu proprio sur la messe Tridentine du 7 juillet 2007, qui rétablit et autorise l’usage de la messe de toujours dans l’Eglise universelle ; et la levée des excommunications pesant sur les évêques de la Fraternité le 21 janvier 2009.
Par ce biais les serviteurs de Dieu sont consolés puisque l’Eglise reconnaît leur appartenance en son sein, même s’il n’y a pas encore de reconnaissance canonique ; toujours est-il que le péché qui séparait les deux entités est lavé. Désormais le schisme appartient au passé.
Marie d’Agréda révèle que Siméon, lors du mariage de la Sainte Vierge, la prévient 9 jours à l’avance. Idem pour le mystère de l’Incarnation : Marie est préparée 9 jours durant avant la venue de l’ange.
Il faut donc 9 jours pour préparer à un grand mystère.
Un jour = un an. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la levée des excommunications, car le 21 janvier 2018, cela fera neuf ans. Et s’il s’agissait d’un premier geste du Ciel pour confirmer le gardien de la foi dans son rôle, afin de le préparer à la grande révélation du mystère le 9è jour, c’est à dire 9 ans après ?
N’oublions pas non plus le parallèle fait dans l’article précédent avec la France, qui figure le peuple de Dieu : or la levée des excommunications s’est faite un 21 janvier, jour funeste de la fin de la monarchie très chrétienne, et pourquoi pas, 9 ans après, jour de la résurrection des témoins, donc du peuple fidèle, donc des tradis, donc de la France ! La revanche du Ciel sur les ténèbres.

Saint Joseph vécut deux mois dans cette grande affliction, donc du 5è au 7è mois
Au bout de deux mois, il décide de partir la nuit suivante.
Explication du mystère :
« Sa divine Majesté permit que la très-sainte Vierge et son saint époux fussent réduits à cette extrémité de douleur intérieure, afin que, outre les mérites qu’ils amassaient par un si long martyre, le bienfait de la consolation divine fut en eux et plus admirable et plus singulier. »
Marie continua à « pratiquer les vertus les plus excellentes, comme celle de la magnanimité, en supportant les afflictions, les soupçons et les résolutions de saint Joseph; celle de la prudence, en considérant que le mystère qu’elle renfermait était grand, et qu’il ne convenait pas qu’elle le découvrit de son propre mouvement; celle du silence, en se rendant maîtresse de sa langue, comme une femme forte qui se distinguait entre toutes les autres, sachant taire ce que tant de raisons humaines l’auraient portée à déclarer; celle de la patience, en souffrant sans se plaindre, et celle de l’humilité, en ne dissipant pas les soupçons de son époux. Elle exerça d’une manière admirable beaucoup d’autres vertus dans cette épreuve, pour nous enseigner à attendre le remède du Très-Haut dans les plus grandes tribulations. »
Parallèle :
Saint Joseph reste dans l’affliction et le doute environ deux mois, soit 60 jours. Nous avons vu que l’Eglise est entrée dans sa 60ème année d’affliction le 28 octobre dernier, puisque le drame de sa Passion commence avec l’avènement de Jean XXIII. 60 jours = 60 ans. La durée est la même.
De plus, on sait par saint Paul que pour être reconnue veuve, une femme ne doit avoir eu qu’un seul mari et atteint l’âge de 60 ans. Notre Eglise-femme, veuve du vrai saint Joseph depuis qu’un imposteur a pris sa place depuis 60 ans, est enfin officiellement veuve depuis quelques jours. C’est pourquoi le mystère peut désormais se lever et tout peut se déclencher.

Le songe de saint Joseph : la révélation
L’ange Gabriel lui révèle alors les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption : « Joseph, fils de David, n’hésite pas à prendre chez toi Marie, ton épouse. Car ce qui est né en elle vient du Saint-Esprit. Elle va mettre au monde un fils ; tu lui donnera le nom de Jésus (c’est à dire Sauveur) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1:21)

Pourquoi un songe ?
« Son trouble ayant commencé par les sens, à la vue de la grossesse de son épouse, il était juste qu’ils fussent comme mortifiés et. privés de la vision angélique, et que la vérité ne fût point introduite dans l’âme par leur organe, puisqu’ils avaient donné l’entrée à la tromperie ou su soupçon. Une troisième raison qui a beaucoup de rapport à celle-là, est parce que saint Joseph, bien qu’il ne commit aucun péché, souffrit un trouble tel, que ses sens contractèrent une espèce de souillure (lui les rendit indignes de la vue et de la communication du saint ange) ; il fallait par conséquent que l’ambassadeur céleste lui parait dans un moment où les sens scandalisés auparavant, fussent interdits par la suspension de leurs opérations; dans la suite, le saint homme étant revenu à soi, se purifia et se disposa par plusieurs actes, comme je le dirai, à recevoir les influences du Saint-Esprit, car son trouble les eût écartées. »
Parallèle :
Donc à la fin des temps, ce n’est pas par les sens qu’on peut avoir la révélation, car ceux-ci sont trop souillés par l’esprit de l’Antéchrist.
Car les péchés, même légers, le rappelle Marie d’Agréda, sont un des plus grands obstacles à des rapports vraiment familiers avec Dieu et ses anges.
C’est pourquoi, soulignons-le, il n’est pas possible que durant le règne de l’Antéchrist et le veuvage de l’Eglise il y ait des manifestation sensibles et visibles du Ciel ; seuls la communication par les songes et les prophéties par des hommes non officiellement désignés (mais possédant une foi vivante – cf saint Pierre citant Joël le jour de la Pentecôte) sont envisageables.
D’ailleurs elle ajoute que Joseph « ne vit point l’ange sous une forme sensible » mais « il en entendit seulement la voix et connut le mystère« .

Il y a bien malgré tout une séparation mystique (comme la séparation sensible de la Fraternité d’avec Rome) car il est dit : « Des termes dont l’ambassadeur céleste se servit, on doit conclure que le saint avait déjà, par la pensée, quitté la très-pure Marie, puisqu’il lui ordonna de la recevoir sans crainte. »

Ensuite, le comportement de Joseph :
« Il fit des actes héroïques d’humilité et de reconnaissance »
« Par cette révélation et ces actes de vertu, l’esprit du saint recouvra sa sérénité et se trouva disposé à recevoir de nouveaux effets du Saint-Esprit ».
Il y a donc une préparation, un temps qui permet de recouvrer la sainteté et à se préparer à recevoir à nouveau l’épouse ; depuis le 21 janvier, la Fraternité multiplie les initiatives qui rendent grâce à Dieu et la préparent : croisade du rosaire d’un an pour les cent ans de Fatima (50 millions !), consécration de la Russie, signature de la Correctio Filialis…

Et « quand l’heure fut arrivée,
il se présenta à la chambre de notre divine Dame, qui l’attendait avec douceur et complaisance. »
Parallèle
Il ne faut pas oublier que ceci correspond à l’entrée dans la 7ème période, au Tollite lapidem : en l’occurrence saint Joseph représente l’Eglise pure dont il est le gardien et le patron : c’est elle qui doit ôter la pierre pour boire (Cotignac), la même pierre qui est celle de son tombeau (Lazare): il doit l’ouvrir 42 mois après, le 4è jour de Lazare. Lazare, qui était l’ami préféré de Jésus-Christ, comme les Témoins sont ses serviteurs préférés.
La résurrection des témoins s’effectue au moment où la Femme dans le ciel apparaît, en préalable à la 7ème trompette. C’était le sens du 23 septembre dernier.

La résurrection
Au petit matin il se précipite aux pieds de son épouse ; reconnait que « le secret du grand Roi lui a été découvert » et qu’elle est la Mère de son Seigneur et son Dieu.
Parallèle :
Pour nous, on aura confirmation que l’Eglise est bien l’épouse de Dieu – mais l’Eglise est éclipsée ; la véritable se trouve dans le cœur des justes, les fidèles témoins qui ont conservé une foi pure et vivante, disséminés sur toute la terre, et que la Fraternité va rassembler- c’est cette véritable église qui va prendre conscience de son état au moment où l’autre s’effondre.

La Sainte Vierge peut enfin lui révéler ce qu’elle sait ; et elle lui chante le cantique du Magnificat !
« C’est alors qu’il comprit clairement, entièrement sa grandeur, parce qu’il découvrit en même temps l’intégrité et la pureté virginale de la Princesse du ciel, et le mystère de sa dignité; il vit et reconnut dans son très-chaste sein l’humanité sacrée de l’Enfant-Dieu, et l’union des deux natures en la personne du Verbe. »
Tout se passe donc le jour où il retrouve son épouse, le jour de la Révélation du secret du roi, le jour du Magnificat, qui est le plus beau chant d’action de grâce messianique connu.

 

L’autre Eglise

Et l’autre Eglise alors, celle dirigée par un imposteur, celle qui a apostasié, renoncé à sa mission de conversion des infidèles au Christ-Sauveur, celle qui a rendue la doctrine compatible avec le monde de Satan et dénaturé la liturgie ? Celle qui est devenue la Grande prostituée en s’accommodant avec le monde, c’est à dire avec ses pires ennemis ? Celle qui a transformé la religion du Christ en religion de l’homme, en organisation humanitaire, qui soigne les corps et néglige les âmes ? Autrement dit la Rome actuelle depuis le concile Vatican II ?
Cette Eglise a été décrite par de nombreuses prophéties, à commencer par l’Apocalypse, mais aussi par la Sainte Vierge à Quito ou à la Salette, et par de nombreuses mystiques, comme Marie-Julie Jahenny, Anne-Catherine Emmerich, Marie des Vallées…
Elle a aussi été décrite dans les projets de la franc-maçonnerie, qui avait annoncé il y a bien longtemps son plan d’infiltration pour détruire l’Eglise de l’intérieur.

Il y a des livres entiers sur le sujet. Nous reprendrons seulement la description qu’en a faite Anne-Catherine Emmerich, mystique reconnue et béatifiée par l’Eglise, dont les écrits furent inspirés par l’Esprit-Saint, car non seulement ils constituent une excellente synthèse de la situation, mais ils sont tellement criant de vérités que cela se passe de commentaire. Surtout avec le recul que nous avons aujourd’hui.

En voici quelques extraits particulièrement frappants :

Sur la durée
«J’appris que Lucifer doit être déchaîné pour un temps, cinquante ou soixante ans avant l’an 2000 du Christ, si je ne me trompe.»
Cela corrobore ce que nous écrivions tout à l’heure : 60 années qui commencent avant l’an 2000. Exact, de 1958 à 2018, c’est maintenant sûr à 100%, la suite va nous le confirmer.

La démolition de l’Eglise
« J’ai vu des gens de la secte secrète saper sans relâche la grande Église… »

 «Je vis l’Église de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations»
«Des lignes de manœuvres occupés de ce double travail s’étendaient à travers le monde entier et je fus étonnée de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de gros morceaux ; c’étaient particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle : ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture. Ils avaient d’ailleurs des vêtements de toute espèce ; il se trouvait parmi eux des hommes de distinction, grands et gros avec des uniformes et des croix, lesquels, toutefois ne mettaient pas eux-mêmes la main à l’ouvrage, mais marquaient sur les murs avec la truelle, les places où il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.
Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue ; il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le saint Sacrement».

 «J’ai vu l’église de saint Pierre : elle était démolie, à l’exception du choeur et du maître-autel».
Il ne restera donc pas grand chose, l’Eglise sera réduite à l’essentiel, à ce que ne peut toucher Satan.

«Lorsque je vis les démolisseurs, je fus émerveillée de leur grande habilité. Ils avaient toutes sortes de machines ; tout se faisait suivant un plan ; rien ne s’écroulait de soi-même. Ils ne faisaient pas de bruit ; ils faisaient attention à tout ; ils avaient recours à des ruses de toute espèce, et les pierres semblaient souvent disparaître de leurs mains.
Quelques-uns d’entre eux rebâtissaient ; ils détruisaient ce qui est saint et grand et ce qu’ils édifiaient n’était que du vide, du creux, du superflu. Ils emportaient les pierres de l’autel et en faisaient un perron à l’entrée».

« Je vis les manquements et la décadence du sacerdoce, ainsi que leurs causes. Je vis les châtiments qui se préparent.  Les serviteurs de l’Église sont si lâches ! Ils ne font plus usage de la force qu’ils possèdent dans le sacerdoce. »
« Ah ! Si jamais les âmes réclament ce qui est leur dû par le clergé qui leur occasionne tant de pertes par son incurie et son indifférence, ce sera quelque chose de terrible !
Ils auront à rendre compte pour tout l’amour, toutes les consolations, toutes les exhortations, toutes les instructions touchant les devoirs de la religion, qu’ils ne nous donnent pas, pour toutes les bénédictions qu’ils ne distribuent pas, quoique la force de la main de Jésus soit sur eux, pour tout ce qu’ils omettent de faire à la ressemblance de Jésus. »

 « J’ai eu une vision touchant les fautes innombrables des pasteurs et l’omission de tous leurs devoirs envers leur troupeau. Je vis beaucoup de bons et pieux évêques, mais ils étaient mous et faibles et le mauvais parti prenant souvent le dessus. »

« Je vis dans une ville, une réunion d’ecclésiastiques, de laïques et de femmes, lesquels étaient assis ensemble, faisant bonne chère et se livrant à des badinages frivoles, et au-dessus d’eux, un brouillard obscur qui aboutissait à une plaine plongée dans les ténèbres . Au milieu de ce brouillard, je vis Satan siéger sous une forme hideuse et, autour de lui, autant de compagnons qu’il y avait de personnes dans la réunion qui était au-dessous. Tous ces mauvais esprits étaient continuellement en mouvement et occupés à pousser au mal cette réunion de personnes. Ils leur parlait à l’oreille et agissaient sur eux de toutes les manières possibles. Ces gens étaient dans un état d’excitation sensuelle très dangereux et engagés dans des conversations folâtres et provocantes. Les ecclésiastiques étaient de ceux qui ont pour principe «Il faut vivre et laisser vivre. Il ne faut pas à notre époque affecter de se tenir à part ni faire le misanthrope : il faut se réjouir avec ceux qui se réjouissent ».
«Comme il (Satan) parlait de son droit et que ce langage me surprenait beaucoup, je fus instruite que réellement il acquérait un droit positif quand une personne baptisée qui avait reçu par Jésus-Christ le pouvoir de le vaincre se livrait au contraire à lui par le péché librement et volontairement»
«Je vois une quantité d’ecclésiastiques frappés d’excommunication, qui ne semblent pas s’en inquiéter ni même le savoir. Et pourtant, ils sont excommuniés, quand ils prennent part à des entreprises, qu’ils entrent dans des associations et adhèrent à des opinions sur lesquelles pèsent l’anathème. »
Elle parle ici de la franc-maçonnerie et du communisme, deux types de sociétés et d’idéologies dûment dénoncées et frappées d’anathème par plusieurs papes.

«Je vis croître la tiédeur du clergé local, je vis un grand obscurcissement se faire.
Alors la vision s’agrandit de tous côtés. Je vis partout les communautés catholiques opprimées, vexées, resserrées et privées de liberté. Je vis beaucoup d’églises fermées. Je vis de grandes misères se produire partout. Je vis des guerres et du sang versé. Je vis le peuple farouche, ignorant, intervenir avec violence»
«Je vis le secours arriver au moment de la plus extrême détresse».
Elle parle ici de l’Eglise saine, celle qui est opprimée (la Tradition), qui sera sauvée miraculeusement : le juste vit de cette espérance.

L’Eglise des apostats
«Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Église légitime et se diriger vers l’autre, disant : «Là tout est plus beau plus naturel et mieux ordonné».
Elle emploie elle-même le terme d’église d’apostats, alors que nous sommes au début du 19ème siècle ; rappelons qu’il s’agit de visions divines ! Et elle décrit la désorientation diabolique qui en découle.

« Je vis des choses déplorables : on jouait, on buvait, on bavardait, on faisait la cour aux femmes dans l’église, en un mot on y commettait toutes sortes d’abomination. »
« Les prêtres laissaient tout faire et disaient la messe avec beaucoup d’irrévérence. J’en vis peu qui eussent encore de la piété et jugeassent sainement les choses. Tout cela m’affligea beaucoup. »

 « Il (mon Époux céleste) me montra aussi dans des tableaux innombrables la déplorable conduite des chrétiens et des ecclésiastiques, dans des sphères de plus en plus vastes s’étendant à travers le monde entier et où mon pays était compris. C’était un tableau immense et indiciblement triste qu’il est impossible de décrire. Il me fut aussi montré qu’il n’y a presque plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot. Cette vision m’a remplie de tristesse.
Je vis dans l’avenir la religion tombée très bas et se conservant seulement par endroits dans quelques chaumières et dans quelques familles que Dieu a protégées aussi des désastres de la guerre. »
Même le plus ignorant des conciliaires reconnaîtra « qu’il n ‘y a plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot », sans se rendre compte qu’il signe là sa propre condamnation et nous prouve que nous vivons dans la société de l’Antéchrist. Et AC Emmerich confirme aussi que la foi ne sera conservée que très minoritairement.

« Je vis bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le choeur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Au-dessous était un sombre caveau plein de brouillard.
Sur la première partie je vis traîner un siège…… »
«….sur la seconde un bassin plein d’eau. L’eau seule paraissait avoir quelque chose de sanctifié…..»
«….Sur la plus élevée une table»
«Tout dans cette église, était obscur, à contre-sens et sans vie : il n’y avait que dérision et que ruine»
N’a-t-on pas remplacé les autels par des tables, et placé très souvent le siège du prêtre à la place du tabernacle ?

« Pourtant l’Église traditionnelle (toute imparfaite et obscurcie qu’elle soit, pour ne point savoir la lumière qui l’attend) était comme un arbre plein de sève en comparaison de l’autre qui ressemblait à un coffre plein d’objets inanimés. Je vis que beaucoup des instruments qui étaient dans la nouvelle église, comme par exemple des flèches et des dards, n’étaient rassemblés que pour être employés contre l’église vivante. »
Intéressant qu’elle emploie l’expression d’Eglise traditionnelle pour désigner l’Eglise saine, par rapport à l’autre. Et elle annonce qu’une grande lumière l’attend ! Oui ! courage et confiance !

« Je voyageai à travers une contrée sombre et froide et j’arrivai dans la grande ville . J’y vis de nouveau la grande et singulière église qu’on y construisait ; il n’y avait là, rien qui fut saint ; je vis cela de la même manière que je vis une œuvre catholique, ecclésiastique, à laquelle travaillent en commun des anges, des saints et des chrétiens ; mais ici le concours était donné sous d’autres formes plus mécaniques. Je ne vis pas un seul ange, ni un seul saint coopérer cette œuvre. »

« ……Que l’on y mine et y étouffe la religion si habilement qu’il ne reste à peine qu’une centaine de prêtres qui ne soient pas séduits. Je ne puis dire comment cela se fait, mais je vois le brouillard et les ténèbres s’étendre de plus en plus. Cependant, il y a 3 églises dont ils ne peuvent s’emparer : ce sont celles de saint Pierre, sainte Marie Majeure et saint Michel.
Ils travaillent continuellement à les démolir mais ils n’en viennent pas à bout. Tous travaillent à démolir, même les ecclésiastiques. Une grande dévastation est proche. »
«Je vis beaucoup d’abominations dans un grand détail ; je reconnus Rome et je vis l’Église opprimée et sa décadence à l’intérieur et à l’extérieur. »

  «…..et il apparut une nouvelle église dans laquelle ils se trouvèrent rassemblés. Cette église était ronde avec une coupole grise et tant de gens y affluaient que je ne comprenais pas comment l’édifice pouvait les contenir tous. C’était comme un peuple entier».
« Cependant, elle (la nouvelle église) devenait de plus en plus sombre et noire (elle n’était au commencement que grise) et tout ce qui s’y faisait était comme une vapeur noire. Ces ténèbres se répandirent au-dehors et toute verdure se flétrit. »
La verdure, ou l’herbe verte, en langage biblique, désigne les âmes pures. On a ici la description d’une montée progressive du mal à l’intérieur de l’Eglise (de grise elle devient noire), confirmant les observations les plus élémentaires.

« Après cela (après la vision horrible de l’église noire) j’allai, guidée par trois anges, dans un lieu verdoyant (donc, où la saine doctrine n’a pas été contaminée) entouré de murs, grand à peu près comme le cimetière qui est ici devant la porte ».
Confirmation qu’il y a bien « deux églises ».

La communion des profanes
«Tout y est (dans cette fausse église) foncièrement mauvais ; c’est la communion des profanes. Je ne puis dire combien tout ce qu’ils font est abominable, pernicieux et vain.
Ils veulent être un seul corps en quelque autre chose que le Seigneur.
Il s’est formé un corps, une communauté en dehors du corps de Jésus qui est l’Église : une fausse église sans rédempteur, dont le mystère est de n’avoir pas de mystère.
J’eus une vision où je vis les autres dans la fausse église, édifice carré, sans clocher, noir et sale, avec un comble élevé. Ils étaient en grande intimité avec l’esprit qui y règne. Cette église est pleine d’immondices, de vanités, de sottise et d’obscurité. Presque aucun d’eux ne connaît les ténèbres au milieu desquelles il travaille. Tout y est pur en apparence : ce n’est que du vide.
Elle est pleine d’orgueil et de présomption, et avec cela destructrice et conduisant au mal avec toute espèce de beaux dehors. Son danger est dans son innocence apparente».
« Ils font et veulent des choses différentes : en certains lieux leur action est inoffensive ; ailleurs ils travaillent à corrompre un petit nombre de gens savants, et ainsi tous viennent ensemble aboutir à un centre, à une chose mauvaise par son origine, à un travail et à une action en dehors de Jésus-Christ pour lequel seul toute vie est sanctifiée et hors duquel toute pensée et toute action restent l’empire de la mort et du démon. »

 Le Pape trahi
« Je vis le Pape en prières ; il était entouré de faux amis qui souvent faisaient le contraire de ce qu’il disait. Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. Je le vis très entouré de trahisons. Ils veulent enlever au pasteur le pâturage qui est à lui ! Ils veulent en imposer un qui livre tout aux ennemis ! »

Futur coexistence de deux papes
«J’ai vu également la relation entre les deux papes … J’ai vu combien seraient néfastes les conséquences de cette fausse église. Je l’ai vue augmenter de dimensions; des hérétiques de toutes sortes venaient dans la ville (de Rome). Le clergé local devenait tiède, et j’ai vu une grande obscurité».
«Je vois le Saint-Père dans une grande angoisse. Il habite dans un bâtiment autre que celui d’avant et il n’y admet qu’un nombre limité d’amis qui lui sont proches. Je crains que le Saint-Père ne souffrira beaucoup d’autres épreuves avant de mourir. Je vois que la fausse église des ténèbres fait des progrès, et je vois l’énorme influence qu’elle a sur les gens»
Ce texte rejoint celui de la Salette, qui voit lui aussi deux papes en même temps. Ceci peut autant désigner la cohabitation du pape de Rome et du pape de l’Eglise cachée en exil, ou celle de Benoît XVI et Bergoglio.

Le Protestantisme
«Et puis, j’ai vu que tout ce qui concernait le protestantisme prenait progressivement le dessus et la religion catholique tombait dans une décadence complète. La plupart des prêtres étaient attirés par les doctrines séduisantes mais fausses de jeunes enseignants, et tous contribuaient à l’œuvre de destruction. En ces jours, la foi tombera très bas, et elle ne sera conservée que dans quelques endroits, quelques maisons et quelques familles que Dieu a protégés des désastres et des guerres».
Et encore, toujours sur la «grande église»: «Je vis que beaucoup de pasteurs se sont laissé entraîner dans des idées qui étaient dangereuses pour l’Église. Ils construisaient une Église grande, étrange et extravagante».
«Tous devaient y être admis, pour être unis et avoir des droits égaux: évangéliques, catholiques et sectes de toutes dénominations. Telle devait être la nouvelle Église … Mais Dieu avait d’autres projets».
Mais Dieu avait d’autres projets… toujours est-il que l’influence du protestantisme dans l’Eglise conciliaire est bien réelle, à tel point qu’on n’est pas loin de la fusion… tout avait été dit et annoncé avec précision. Or ce texte condamne clairement le protestantisme ! Doit-on rappeler qu’AC Emmerich a été béatifiée par Jean-Paul II, lui-même artisan du rapprochement avec les protestants ?

L’Eglise est bien une
«Il n’y a qu’une Église, l’Église catholique romaine ! Et quand il ne resterait sur la terre qu’un seul catholique, celui-ci constituerait l’Église une, universelle, c’est-à-dire catholique, l’Église de Jésus-Christ, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas».
« C’est quelque chose de très grand, mais aussi quelque chose d’impossible sans la vraie lumière, sans la simplicité et la pureté, que de vivre selon la foi de cette sainte Église.
Je vois chez tous, même chez les meilleurs d’entre eux, un orgueil effrayant, mais chez aucun l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Ils sont terriblement vains de la séparation dans laquelle ils vivent. Ils parlent de foi, de lumière, de christianisme vivant ; mais ils méprisent et outragent la sainte Église dans laquelle seule il faut chercher la lumière et la vie. »
Ce passage est très instructif car il vient corroborer ce que nous disions en début d’article et confirmer notre thèse : même séparée en deux camps, il n’ya qu’une Eglise, et ceux qui appartiennent à l’Eglise contaminée par le modernisme n’ont pas la vraie lumière.
Cela est pourtant relativement simple à comprendre : comment le Saint-Esprit peut-il être avec un pape qui embrasse le Coran, qui entre dans les synagogues et ose laisser penser que le salut peut s’obtenir en dehors de Jésus-Christ ?
Des deux églises, l’une vit selon la chair et l’autre selon l’Esprit.

« Dans leur présomption, ils prétendent mieux comprendre toutes choses que les chefs de l’Église et même que les saints docteurs. Ils rejettent les bonnes œuvres et veulent pourtant posséder toute perfection, eux qui, avec leur prétendue lumière, ne jugent nécessaires ni obéissance, ni règles de discipline, ni mortification, ni pénitence. Je les vois toujours s’éloigner de plus en plus de l’Église, et je vois beaucoup de mal provenir d’eux.
Aucun égarement n’amène des conséquences aussi désastreuses et n’est aussi difficile à guérir que cet orgueil de l’esprit par suite duquel l’homme pécheur prétend arriver à la suprême union avec Dieu sans passer par le chemin laborieux de la pénitence, sans pratiquer même les premières et les plus nécessaires des vertus chrétiennes et sans autre guide que le sentiment intime et la lumière qui est censée donner à l’âme la certitude infaillible que le Christ opère en elle.
Ces «éclairés» je les vois toujours dans un certain rapport avec la venue de l’Antéchrist, car eux aussi, par leurs menées, coopèrent l’accomplissement du mystère d’iniquité. »
Tout est dit. Et cela correspond très exactement à l’enseignement actuel de l’Eglise conciliaire, pour laquelle la mortification et la pénitence n’existent plus ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont devenues vagues et surtout humanistes : partager, accueillir les migrants, réduire les inégalités dialoguer, fraterniser… : non seulement on flirte dangereusement avec l’idéologie socialiste primaire (matérialiste et athée !) mais surtout on ne se soucie plus du salut des âmes mais plutôt du bien-être de la vie terrestre.
Là encore, AC Emmerich est claire : ils participent au mystère d’iniquité, à la société de l’Antéchrist, patiemment et savamment construite sous nos yeux depuis 60 ans.

 

Et la franc-maçonnerie ?
A-t-elle accompli ses projets annoncés au 19è siècle et au début du 20ème ? Le sujet est tellement vaste qu’il ne sera pas possible de le traiter ici.
Nous citerons seulement deux synthèses qui nous semblent bien illustrer les progrès accomplis par cette dernière dans la société civile comme dans l’Eglise catholique.

1) Un extrait du livre « la bataille finale du démon » du père Kramer :
« Dans son livre Athanase et l’Eglise de Notre Temps (1974), Monseigneur Rudolph Graber, autre autorité objective et tout à fait inattaquable écrivant après le Concile Vatican II, citait un éminent Franc-maçon qui déclarait que «le but (de la Franc-maçonnerie) n’est plus de détruire l’Eglise, mais de l’utiliser en l’infiltrant.» En d’autres termes, puisque la Franc-maçonnerie ne peut pas complètement oblitérer l’Eglise du Christ, elle projette non seulement d’éradiquer l’influence du Catholicisme dans la société, mais d’user de la structure de l’Eglise comme instrument du «renouveau», du «progrès», des «Lumières» — c’est-à-dire comme moyen de faire avancer beaucoup de ses propres principes et buts.
Discutant sur la vision maçonnique de la société et du monde, Monseigneur Graber présente le concept de synarchie: «Ce à quoi nous sommes ici confrontés, c’est l’ensemble complet des forces secrètes de tous les “ordres” et écoles qui se sont unis pour établir un gouvernement mondial invisible. Au sens politique, la synarchie vise à l’intégration de toutes les forces financières et sociales, que le gouvernement mondial, sous direction socialiste naturellement, doit soutenir et promouvoir. Le Catholicisme, comme toutes les religions, serait absorbé, par conséquent, en un syncrétisme universel. Loin d’être supprimé, il serait intégré, manœuvre déjà en cours dans le principe des relations entre clergés (de différentes religions).»

L’Eglise catholique effectivement a fait siennes toutes les thèses humanistes de la franc-maçonnerie, à commencer par le dogme des droits de l’homme dont elle est le fervent défenseur (au lieu des droits de Dieu), ainsi que celui de la liberté religieuse, réclamé à plusieurs reprises par le pape actuel alors qu’il est sensé expliquer qu’on ne peut se sauver en dehors de la religion catholique. Mais se préoccupe-t-il encore des âmes ? L’adhésion de l’Eglise au credo maçonnique concernant le réchauffement climatique prouve bien dans quel camp se trouve l’Eglise. Donc oui, il est facilement prouvable que l’Eglise défend aujourd’hui plus de concepts maçonniques que ses propres dogmes sur le salut.

Pourtant, le père Kramer rappelle « qu’il n’est pas nécessaire de descendre dans les marais enfiévrés des théories de la conspiration pour savoir que, avant 1960, les Papes prononcèrent plus de condamnations et d’avertissements sur le complot des Francs-Maçons et les Communistes contre l’Eglise que sur d’autre sujet de l’histoire de l’Eglise. »
Les papes depuis Vatican II auraient-ils oublié les avertissements de leurs prédécesseurs, ou l’Eglise est-elle infiltrée par son pire ennemi ? Poser la question revient à y répondre, surtout en comparant le pronostic de Mgr Graber avec la réalité dans l’Eglise.

Le seul point sur lequel il s’est trompé, c’est que le catholicisme n’a pas été absorbé dans une sorte de syncrétisme universel, il l’est devenu lui-même ! Il faut savoir que l’Eglise catholique est aujourd’hui la seule religion à s’ouvrir aux autres religions et à les considérer elles aussi comme autant de possibilités pour parvenir au salut, ce qu’aucune autre religion reconnaît de son côté !!
Mais les francs-maçons et le diable leur maître ont-ils besoin de fusionner toutes les religions ? Ce n’est pas nécessaire puisque toutes les autres religions appartiennent déjà au camp du démon : la seule qu’il faut faire basculer, c’est l’Eglise catholique. De ce point de vue, c’est réussi.

 

Quant à l’infiltration de la franc-maçonnerie dans la société civile, elle a tellement réussi qu’on parle dorénavant de société postchrétienne en parlant de nos civilisations européennes.
Dans une interview donnée ce mois-ci à Rivarol, l’abbé Ricossa résume en quelques mots cette réussite :
« Un ancien grand maître du Grand Orient d’Italie dans les années soixante disait que la maçonnerie aurait gagné la partie le jour où tout le monde penserait comme la franc-maçonnerie, c’est-à-dire quand les valeurs de la franc-maçonnerie deviendraient la façon de penser du monde entier. Nous y sommes.
Il est difficile en peu de mots de donner une vue d’ensemble de la maçonnerie. Il y a tout d’abord une doctrine officielle, que la maçonnerie proclame pour les autres, celle que nous connaissons et qui préside au gouvernement de nos pays : la liberté, l’égalité, la fraternité, la liberté religieuse, la laïcité, la tolérance, la non-discrimination. C’est ce que tout le monde partage. Tout le monde le boit avec le lait de sa mère, c’est l’air que nous respirons. Mais il y a aussi et surtout une doctrine ésotérique qui est la véritable pensée maçonnique. Le pape Léon XIII dans l’encyclique Humanum genus explique que le point essentiel de la maçonnerie c’est le naturalisme, l’adogmatisme. Il n’y a rien qui soit supérieur à la nature, pas même Dieu qui se confond avec la nature, si toutefois Il existe (ce à quoi ne croient pas toutes les loges). Tout ce qui est révélé, le monde de la grâce, la Révélation, la transcendance divine, les dogmes de foi, est inacceptable en franc-maçonnerie. »

 

Conclusion

Vivons-nous une époque similaire au grand schisme d’Occident, où 2 et même 3 papes cohabitèrent sans que l’on sache réellement qui était le bon ? Cependant l’histoire a tranché et n’a retenu que les papes de Rome. Pourtant, ceux-ci n’étaient pas les plus légitimes ni les plus reconnus par les rois de l’époque. Un jour peut-être viendra où l’on réhabilitera les papes d’Avignon Clément VII et Benoît XIII à leur légitime place. La question n’est donc pas, comme à cette époque, d’essayer de trancher entre papes légitimes ou pas, entre imposteurs et papes cachés en exil. La réalité est tout autre et qu’il y ait un ou deux papes importe peu ; la réalité est qu’il y a deux églises qui cohabitent sous le même toit. Celle de Rome a droit à la prééminence, comme au temps du grand schisme, et pourtant elle ne le mérite pas car elle est devenue cette église noire dont parle AC Emmerich. Et l’autre, la pure, la fidèle, comme celle d’Avignon, même si elle a raison, doit avec humilité accepter d’être reléguée au second rang (aux yeux des hommes !), accepter qu’on lui refuse la légitimité alors qu’elle en a toutes les caractéristiques et qu’elle a conservé la pureté et la sainteté de la doctrine et de la liturgie que Rome a perdu.
Le Ciel ne veut pas que nous les départagions car il s’agit d’une seule et même église, avec deux camps dont la séparation n’est pas totalement franche : la sélection se fait dans les cœurs, et Dieu seul peut sonder au plus profond d’un cœur. Cela porte un nom : le mystère d’iniquité.
Sur le front de la grande prostituée est écrit ce nom : mystère (Apoc. 17:5). Oui la Passion de l’Eglise est un mystère pour beaucoup, un mystère dont nous parvenons seulement à esquisser les contours, et que nous devons humblement admettre sans le comprendre parfaitement. Un mystère que saint Joseph nous a décrit en vivant une période similaire où sa femme, qu’il savait pure et sainte, semblait avoir revêtu les oripeaux de l’adultère et de la trahison. Jusqu’à ce que le secret du roi lui soit révélé.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Saint Joseph les deux églises

 

 

 

 

766 Commentaires

  1. Yannick L.

    Une attaque wahhabo-sioniste contre le Hezbollah et l’Iran ?

    SouthFront vient de publier une analyse très intéressante dans la vidéo ci-dessous, qui avertit de la possibilité d’une guerre impliquant le Liban, l’Arabie saoudite et, éventuellement, la Syrie, l’Iran et Israël. Cela signifie bien sûr que la Russie et les États-Unis y seraient également entraînés. Commencez par regarder la vidéo.
    Ce que je propose est de passer en revue les implications d’un tel scénario

    http://numidia-liberum.blogspot.ch/2017/12/une-attaque-wahhabo-sioniste-contre-le.html?m=1

  2. Corinne

    Un membre du groupe de Pontmain m’a envoyé il y a 2 jours une proposition de neuvaine que je partage avec
    vous . Il s’agit de dire chaque jour 4 dizaines de je vous salue Marie du 1 er décembre au 25 décembre . A cette date nous aurons dit 1000 je vous salue Marie . J’ai commencé ce matin et onbtenu l’autorisation de partager avec vous :

    Elle se rendait à l’église au chœur des religieuses, et récitait mille Ave Maria.
    L’Enfant-Jésus récompensa sainte Catherine de sa ferveur, en lui apparaissant dans la nuit de Noël de l’année 1445. A minuit, l’auguste Mère de Dieu, environnée d’une multitude d’anges, et portant, en le tenant appuyé sur sa poitrine, son divin Enfant, enveloppé de langes, s’approcha de la pieuse religieuse et lui remit Jésus entre les bras. Pendant un quart d’heure, elle l’adora, le serra sur son cœur, et approcha son visage de celui de l’Enfant Dieu. C’était la récompense des mille Ave Maria. Durant cinq jours, des parfums célestes embaumèrent le monastère, réjouirent la communauté et tous les visiteurs signalèrent le passage de l’Enfant-Jésus. Et dès que l’Enfant-Jésus disparut, la sainte, qui était artiste, s’appliqua à le peindre tel qu’il lui avait été donné de le voir et de le contempler.

    Réciter du 1er au 25 décembre, quatre dizaines de chapelet.
    A la fin de chaque Ave Maria de la première dizaine on dit : « Bénie soit, ô Marie, l’heure à laquelle vous devîntes Mère de Jésus-Christ, Fils de Dieu ».
    A la fin de chaque Ave Maria de la deuxième dizaine on dit : « Bénie soit, ô Marie, l’heure à laquelle vous mîtes au monde Jésus-Christ, Fils de Dieu ».
    A la fin de chaque Ave Maria de la troisième dizaine on dit : « Bénie soit, ô Marie, l’heure à laquelle vous allaitâtes Jésus-Christ, Fils de Dieu ».
    A la fin de chaque Ave Maria de la quatrième dizaine on dit : « Bénie soit, ô Marie, l’heure à laquelle vous embrassâtes Jésus-Christ, Fils de Dieu ».
    Le dernier jour on dit cette prière :
    « Louanges soient à Dieu de ce que, à l’imitation de sainte Catherine, nous avons terminé ce saint exercice. Il ne nous reste plus qu’à prier la Reine des Anges, afin que, pour les mille Ave Maria que nous avons récités et pour nos mille bénédictions, elle daigne en sa qualité de Mère de Jésus naissant, nous obtenir seulement deux bénédictions : la grâce pendant notre vie d’un repentir sincère de nos péchés, et la grâce du salut, au moment de la mort ».

    Que chacun donc, à l’imitation de sainte Catherine, l’invoque de tout son cœur, en disant : « O vous notre Avocate, tournez vers nous vos regards compatissants. Et, après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie ».

    Pie VII accorda, le 14 décembre 1815, 100 jours d’indulgences à ce pieux exercice et une indulgence plénière à ceux qui le font au moins vingt jours.

    Historique de la Neuvaine

    La Raccolta, recueil officiel des indulgences, expose tous les détails de cette dévotion, si agréable à la Sainte Vierge, et à qui elle donne ce titre (Ch. X, n° 18) « Pieux exercice à faire en imitation et avec l’intercession de sainte Catherine de Bologne en l’honneur du Divin Enfantement ».
    Certaines personnes disent la veille de Noël, mille Ave Maria pour se préparer à recevoir les grâces de la venue du Sauveur.
    Sainte Catherine Vigri ou de Bologne demandait tous les ans à sa Mère Abbesse, la permission de consacrer la nuit tout entière de Noël à la prière et à l’oraison.

    Merci à Bernadette .

    • claude duit

      traduction
      En ce temps d’attente, prions Marie pour nous guider vers la Lumière de l’Enfant Jésus … qui vient pour notre salut, bonne heure de l’Avent …

  3. Uncle

    Présentation d’une nouvelle  »machine à suicide » dans une exposition technologique au Canada.
    Le monde est fou.
     » (traduction) L’accès à la capsule Sarco est aussi facile que de remplir un questionnaire en ligne, qui une fois complété donnera un code d’accès à quatre chiffres.
    La machine permettra à quiconque qui a le code d’accès d’en finir paisiblement d’une manière fiable en pressant simplement un bouton…
    Une fois que le code d’accès est entré et que le sujet est dans la machine; la capsule sera barrée et de l’azote liquide sera relâchée faisant baisser le niveau d’oxygène, et le sujet subira alors une expérience euphorique et un mort paisible en quelques minutes… »
    La capsule servira ensuite de tombe pour le sujet.

    http://www.zerohedge.com/news/2017-12-03/3d-printed-suicide-machines-will-usher-silent-genocide

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