La guerre contre l’Esprit

Les hommes font généralement deux erreurs : ils appliquent souvent le mot guerre aux conflits conventionnels (guerres entre nations, ou à l’intérieur d’une nation : la guerre civile), et négligent une autre forme de guerre : la guerre psychologique, celle faite à l’esprit.
Ils font la même erreur concernant le mot persécution : celle-ci est souvent assimilée à des pressions d’ordre physique, voire sanglantes, en oubliant qu’il existe un autre type de persécution : celle de la pensée et de l’âme.

A la fin des temps, nous savons que le démon sera déchaîné ; nous savons aussi qu’il aura les moyens de ses ambitions, car il parviendra à la puissance absolue, celle de la bête décrite en Apocalypse 13 ; et nous savons enfin qu’il utilisera toutes les formes de guerres à sa disposition, y compris les guerres psychologiques et spirituelles.

Or c’est par ce biais-là qu’il remportera la partie. Quand tous les types de guerres auront été réunies sur une même durée (ses fameux cent ans) et concentrées sur le peuple de Dieu, les baptisés. Aux guerres conventionnelles entre nations, il ajoutera les guerres civiles, les persécutions religieuses visibles, les révolutions, les épidémies, les famines, et bien entendu les guerres psychologiques et spirituelles les plus abouties. A l’échelon mondial, nous avons là toute l’histoire du XXème siècle. Nous allons nous concentrer aujourd’hui sur la guerre contre l’esprit, la plus terrible car la moins visible en apparence mais la plus dangereuse de toutes.

Dans le Traité du Saint-Esprit, Mgr Gaume explique cette nécessité pour Satan de contrôler l’âme car « le corps est sous la puissance de l’âme » ; par conséquent Satan va exiger le sacrifice de l’âme :
« Dépouiller l’âme de sa beauté native en la dépouillant de sa sainteté, c’est à dire effacer en elle jusqu’aux derniers vestiges de ressemblance avec Dieu, afin qu’au sortir de la vie elle devienne la victime éternelle de son corrupteur : tel est le but du roi de la cité du mal ».

Il convient d’abord de préciser qu’il s’agit de deux guerres distinctes  qui au final n’en font qu’une :
1) La guerre contre l’esprit, c’est à dire contre la pensée, afin d’influencer ou de modifier ce que nous avons dans la tête. Il s’agit ici de s’attaquer à la dimension intellectuelle de l’homme.
2) La guerre contre le Saint-Esprit : nous sommes des êtres reliés à Dieu par le baptême et l’état de grâce, qui transforme les hommes (appelés dorénavant enfants de Dieu, une fois baptisés) en « temples du Saint-Esprit » selon la formulation de saint Paul. Il s’agira ici de supprimer ce lien en s’attaquant à la dimension spirituelle de l’homme, à son âme.

La clé de compréhension de cette guerre nous été donnée par saint Paul en Galates 5 : vivre selon la chair ou vivre selon l’esprit.

Il faut savoir que ces deux notions ne s’invalident pas l’une et l’autre : vivre selon la chair n’exclut pas une vie spirituelle, et vivre selon l’esprit n’interdit pas de satisfaire aux besoins de la chair. Non, c’est une question de priorité : est-ce que je me laisse conduire par une vie dominée par la chair ou bien est-ce que ma vie est dominée par le Saint-Esprit ? Il ne s’agit pas là de distinguer ceux qui ont une pratique religieuse des autres, mais bien d’un état d’esprit, d’un choix de vie mais aussi de mentalité.
Ce qui rejoint l’avertissement donné par Jésus-Christ :  » Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28).

C’est pourquoi la guerre contre l’esprit est double : si on arrive à faire changer de mentalité les hommes, d’inverser leur état d’esprit, on influe alors sur leur cerveau (ce qu’ils pensent) et du même coup on les éloignera de la vie spirituelle qui procure le salut de l’âme.
Car la vie selon la chair tue l’âme.
Dit autrement, si l’homme donne la préférence à la vie selon la chair, c’est à dire à la jouissance des biens matériels, au bien-être physique et psychique, et à la vie temporelle d’une façon générale, son âme courra un grave danger car petit à petit son esprit s’habituera à cette inversion des priorités, même s’il a conservé la foi et la pratique religieuse ! A ces personnes, Jésus a déclaré « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi » (Matthieu 15:8)

Voilà la guerre suprême contre l’humanité : l’amener à vivre selon la chair en corps, en âme et en esprit. C’est terriblement vicieux car incolore, inodore et presque invisible car il s’agit de l’accoutumance à un état d’esprit et à un mode de vie qui deviennent insidieusement indispensables et même allant de soi. C’est pourquoi, je le répète, on peut vivre selon la chair tout en ayant toujours la foi, et néanmoins se damner.

Saint Paul est très clair sur le sujet : nous devons choisir entre les deux :
« Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez pas les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. Ils sont opposés l’un à l’autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez. Mais si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes plus sous la Loi. »
Vous n’êtes plus sous la loi sous-entend : vous n’êtes plus sous la loi du monde. Dans un autre texte, saint Paul rappelle que nous devons nous méfier « de la chair, du monde et de Satan » : les trois sont intimement liés.

 

Cette guerre commence dès l’origine

La guerre contre l’esprit prend sa source au jardin d’Eden. Le choix d’Adam et Eve est en réalité celui qui s’offre à l’homme depuis toujours. Au début, le premier homme est en relation directe avec le Seigneur, sur la terre ; c’est l’Esprit qui guide ses pensées et ses actes. A ce moment-là, toute la création vit en harmonie : Dieu, les hommes, les animaux, parce que tout le monde vit selon l’Esprit. La vie selon la chair est alors secondaire, c’est pourquoi il vit nu sans que cela ne le gène.

Il y a deux arbres au milieu du jardin d’Eden : l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 2:9). Ces deux arbres représentent les deux vies : celui qui vit selon l’Esprit aura la vie éternelle, il est attaché à l’arbre de vie. Par contre, celui qui vit selon la chair a besoin de savoir distinguer entre le bien et le mal, il a besoin d’acquérir les connaissances qui lui donneront le discernement pour éviter la mort éternelle. Voilà pourquoi Dieu interdit d’en manger le fruit : il déconseille à l’homme de choisir de vivre selon la chair car ce mode de vie conduit à la mort éternelle.

Quand on vit selon l’Esprit la vie en Dieu est assurée ; non pas que le mal n’existe pas, car le serpent était déjà présent dans le jardin d’Eden, mais il n’a aucune prise sur l’homme. Par contre, si l’homme choisit de manger du fruit défendu, c’est à dire d’acquérir l’intelligence qui lui permet de distinguer entre le bien et le mal, le mal apparaît dans sa vie, il entre dans le cercle vicieux de la vie selon la chair. D’ailleurs la première conséquence de cette chute est qu’ils se rendirent compte qu’ils étaient nus (Genèse 2:7) : ils découvrent la chair et ses conséquences : devoir travailler à la sueur de son front, enfanter dans la douleur, et posséder dorénavant un corps mortel. Mais l’homme découvre aussi un fait nouveau, un point essentiel : désormais son âme, qui est immortelle, peut cependant perdre la vie : elle peut se destiner soit à la vie éternelle, soit à la mort éternelle.
En mangeant du fruit défendu, l’homme a exercé son libre arbitre, mais ouvert aussi la boîte de Pandore : le mal et le malin ont pouvoir sur lui, il n’est plus guidé uniquement par l’Esprit.

C’est même pire car le Seigneur décide alors de lui interdire de vivre à nouveau totalement selon l’Esprit : lorsque Dieu les chasse du jardin d’Eden, il précise  » ne permettons pas qu’il avance la main, qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie, qu’il en mange et vive éternellement. » (Genèse 3:22)
Ce qui veut dire qu’à partir du péché originel, il n’y aura plus la possibilité pour l’homme de revenir au statut précédent, où il vivait entièrement selon l’Esprit (l’arbre de vie).

On peut donner un autre nom à la vie selon l’Esprit : la vie spirituelle. La vraie, celle où l’homme est habité par l’Esprit-Saint.
Durant 4000 ans, l’homme va devoir vivre avec cette dualité, hésitant constamment entre la chair et l’esprit. C’est pourquoi cette dualité est visible immédiatement, dès les deux premiers fils engendrés: l’un vit selon la chair (Caïn), l’autre selon l’Esprit (Abel) : il y a antagonisme total qui mène à la mort.
En effet, revenons à l’explication donnée par saint Paul :
« On sait bien à quelles actions mène la chair: débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, meurtres, colère, envie, divisions, sectarismes, rivalités, orgies et beuveries et tous les excès du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. »
Cette vie selon la chair n’exclut pas, on l’a vu, de rendre un culte à Dieu : mais celui-ci est-il véritablement sincère ? L’histoire de Caïn est précieuse : ses hommages ne sont pas agréés par le Seigneur. Et pourtant Caïn ne se trompe pas de dieu, de faux dieux (polythéisme) n’avaient pas encore été inventés, et l’enseignement d’Adam sur le culte divin avait forcément dû être clair.

Il est donc essentiel de savoir quels sont les fruits de la vie selon l’Esprit :
« Le fruit de l’Esprit, au contraire, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n’y a pas de loi. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l’esprit, marchons aussi par l’esprit. »
(Galates 5, 16-25)

De tout temps, Dieu a donc laissé aux hommes la possibilité de vivre selon la chair ou l’esprit, formant deux communautés en quelque sorte : celle des Abel puis Seth d’un côté, celle des Caïns de l’autre. L’Ancien Testament va exprimer cette ambivalence d’une façon imagée que nous avons d’ailleurs conservée: ceux qui vivent selon l’Esprit sont « les enfants de Dieu » et ceux qui vivent selon la chair, « les enfants des hommes« .

Le problème survient quand les premiers sont séduits par les seconds, c’est à dire quand la vie selon la chair devient prépondérante chez les justes. Ce phénomène déclencha le déluge, entraînant alors l’extermination totale de tous les êtres vivants, à l’exception de « seulement » 8 justes qui subsistèrent, et d’un couple de chaque espèce d’animaux : les occupants de l’arche.
En effet, le texte explique que les « fils de dieu s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles ; ils prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées. » (Genèse 6:2). En d’autres termes, ceux qui vivaient selon l’Esprit ont épousé les idées de ceux qui vivaient selon la chair, ils se sont mis à vivre comme eux et à se mélanger à eux, causant leur perte (la mort de l’âme). D’où la réaction de Dieu au verset suivant : « l’homme s’égare, il n’est qu’un être de chair, sa vie ne durera que 120 ans. » Il n’est qu’un être de chair : c’est terrible pour Dieu de reconnaître que ses enfants quittent petit à petit la vie selon l’Esprit pour donner la priorité à la vie selon la chair.

Autre renseignement important : le signal, l’avertissement pourrait-on dire, est donné 120 ans avant l’exécution de la sentence : « Dieu dit à Noé : Je l’ai décidé, c’est la fin de tout être de chair » (Genèse 6:13). Le temps de la construction de l’arche.
Curieusement nous vivons une situation analogue : les enfants de Dieu ont épousé les idées de leur temps, les ont trouvées belles et séduisantes, et se damnent allègrement tout en inventant une nouvelle miséricorde divine qui présente l’avantage d’absoudre des péchés qu’ils veulent pouvoir continuer à commettre en toute impunité. En substance, cette miséricorde nous dit : « vous pouvez continuer à pécher, je vous absous ». Seulement un tel concept n’est pas divin mais satanique. Jésus absous nos péchés mais ajoute « Va et ne pèche plus« .

 

Jésus-Christ rétablit la vie spirituelle dans sa totalité

Mais il y a eu entre-temps un fait majeur : la venue sur terre de Jésus-Christ.
Celui-ci est venu annoncer le Royaume tout au long de sa prédication, il envoie ses disciples « proclamer que le royaume des cieux est tout proche » (Matthieu 10:7). Pourquoi dit-il alors à Pilate que son royaume n’est pas de ce monde ? Y aurait-il contradiction ?
Pas du tout : Jésus est venu rétablir le royaume spirituel que nous avions perdu lors du péché originel. Il est venu redonner le fruit de l’arbre de vie qui nous avait été retiré en quittant le jardin d’Eden. Car ce fruit, c’est l’Esprit-Saint. Comment s’obtient l’Esprit-Saint ? Par le baptême et la grâce sanctifiante obtenue par les sacrements, et avant tout par le sacrement de Pénitence (confession) et d’Eucharistie. Par conséquent, seule l’Eglise catholique est dépositaire de ce fruit de l’arbre de vie, seuls les sacrements de l’Eglise catholique, à commencer par le pain de vie de la consécration, peuvent nous procurer le Saint-Esprit, et donc le retour à une pleine et entière vie selon l’Esprit.
C’est pourquoi on continue à appeler les baptisés « les enfants de Dieu » : les autres restent les enfants des hommes, ils n’ont pas part au banquet final (la vie éternelle). C’est pourquoi aussi l’Eglise catholique a obligation de porter la bonne nouvelle à toutes les nations et à tous les peuples et de les convertir, c’est sa mission spirituelle. D’où l’expression « hors de l’Eglise point de salut« , formule choc qui résume la mission que Dieu a donnée à son église.

Le royaume de Dieu est donc bien sur terre, mais il n’est pas de ce monde, car ce monde vit selon la chair. Jésus lui-même appelle Satan le prince de ce monde. Et Jésus est venu créer son Eglise, le royaume spirituel qui nous faisait défaut depuis Adam et Eve, dont le but est de nous rendre l’Esprit-Saint : il est venu rétablir la pleine et entière dimension spirituelle de l’homme.
Evidemment, un monde qui vivait selon la chair ne pouvait supporter le rétablissement du royaume spirituel, le duel Caïn contre Abel a repris.

Mais attention, les enfants de Dieu peuvent vivre comme les enfants des hommes et acquérir leurs idées. C’est exactement ce qui s’est passé, il y a environ 120 ans aussi, et on retrouve ici la véritable nature de la terrible guerre contre l’esprit menée contre le peuple de Dieu.

Cette guerre fut redoutablement intelligente car elle repose sur deux piliers dont les effets sont dévastateurs à long terme, sur le monde physique comme sur les esprits, mais remarquablement séduisantes à leurs débuts.
Ces deux piliers sont :
– la création d’une nouvelle religion via la propagation de l’idéologie socialo-communiste
– l’avènement de la « béatitude matérielle »

 

Le communisme est bien plus qu’une idéologie : une religion

La terrible intelligence du communisme fut de masquer sa principale caractéristique : être une nouvelle religion. La plupart des gens y ont vu un système politique (basé sur la démocratie) et économique (basé sur le collectivisme), donc une nouvelle idéologie, rares sont ceux qui ont compris que c’était une religion. La religion de la laïcité d’état et du matérialisme athée. Et pourtant, l’essentiel était là.

Le communisme a deux facettes, qui sont successives :
La prise du pouvoir par la force (la révolution, donc une guerre civile) afin d’abattre des élites présentées comme corrompues et de donner le pouvoir au peuple en instaurant la démocratie et ses corollaires : république, droits de l’homme, laïcité d’état : c’est le communisme proprement dit.
– Puis son maintien au pouvoir et la propagation de ses idées tantôt par la force, tantôt par la propagande : c’est le socialisme.
Deux facettes d’un même système que le pape Pie XI qualifiera d’intrinsèquement pervers parce qu’il ne se limite pas à prendre le pouvoir : il s’installe durablement, mue sa force brutale en autorité établie, et surtout s’empare des esprits par la diffusion à haute dose de son matérialisme athée, qui est autant une philosophie de vie et de pensée qu’une religion.
Il contient une double notion d’éradication du système précédent, et de remplacement. Mais cette notion de remplacement est totale : politique, économique, moral, culturel, institutionnel ET religieux.
Pour résumer, le communisme est la prise du pouvoir par la force, le socialisme la prise du pouvoir par la ruse ; les deux installent dans les pays et dans les esprits, donc les têtes, une même idéologie qui est en réalité une religion.
Dans les deux cas, la synagogue de Satan est aux commandes, c’est pourquoi les mouvements communistes sont les seuls où les juifs ont agi à découvert (et non plus via des intermédiaires), dirigeant eux-mêmes la plupart des mouvements révolutionnaires du début du XXème siècle.
C’est pourquoi aussi la Très Sainte Vierge Marie a pris soin d’apparaître à Fatima entre les deux révolutions russes, d’origine juive toutes les deux (Kerensky comme Lénine étaient juifs), et surtout juste avant la révolution bolchevique, afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le sujet, puisque la « Russie répandra ses erreurs » est un des messages centraux de Fatima.
De plus, afin de pouvoir faire le lien entre Fatima, ces événements politiques et le peuple juif, la révolution bolchevique s’est enclenchée quelques jours après la déclaration Balfour, qui était le feu vert de l’Occident à la création de l’état juif, donc la reconnaissance officielle du sionisme en tant que messianisme politique.

Ces liens sont connus et expliqués par les juifs eux-mêmes ; dans son ouvrage « Le siècle juif » (2009), Yuri Slezkine explique que « le communisme n’était pas exclusivement ou même de façon prédominante une religion juive, mais, entre les religions juives de la première moitié du XXè siècle, il était de loin la plus importante« , et précise que « le libéralisme, au contraire du nationalisme et du communisme, n’était pas une religion et ne pouvait offrir une théorie du mal ou une promesse d’immortalité. » Nous ne sommes donc pas les seuls à analyser le communisme en tant que religion, et à le relier au sionisme comme la Vierge de Fatima. D’ailleurs Slezkine poursuit : « Sionisme et bolchevisme avaient en commun une promesse messianique de rédemption collective imminente et de transfiguration collective plus ou moins miraculeuse. »
Rappelons à toutes fins utiles que ces trois événements -Fatima, Balfour, révolution bolchevique- ont tous les trois eu lieu il y a cent ans, dans un mouchoir de poche : 26 jours à peine les séparent.

Andréi Makine, écrivain d’origine russe entré l’année dernière à l’Académie française, perçut aussi cet acharnement religieux du communisme : dans son ouvrage le Testament français, il écrit, parlant de son enfance russe : « J’avais grandi dans la lumière démystificatrice d’un athéisme militant et presque religieux par son inlassable croisade contre Dieu. »

J’ai choisi volontairement deux auteurs qui ne sont pas chrétiens pour bien montrer que de l’intérieur, cette notion de religion est bien réelle.
Le plus terrible est que personne, ou presque n’en a conscience, y compris chez les catholiques, ce qui veut dire qu’il n’y a quasiment pas de résistance intellectuelle parce que les gens n’ont pas conscience du grand remplacement spirituel que cela implique. C’est à dire qu’au début du siècle et avec l’avènement d’un socialo-communisme vainqueur qui se diffuse petit à petit dans les nations, par la force ou la ruse, une nouvelle spiritualité voit le jour sans que personne ne s’y oppose.

Parce que pour la première fois, nous allons assister à l’avènement d’une ère matérialiste autant dans la pensée que dans ses actes. C’est à dire que Satan s’est donné les moyens de ses ambitions.
Avant de conquérir le monde par le socialo-communisme, il a bien pris soin de s’assurer que les éléments qui lui permettraient d’asseoir concomitamment son pouvoir soient bien présents : l’électricité, l’automobile, l’aviation, l’exploitation des énergies fossiles, la science et la médecine moderne en sont à leurs débuts, mais sont les germes du pouvoir matérialiste. Satan attendait le feu vert (les 100 ans : 1917-2017) pour exploiter tout leur potentiel.

Il y a donc un rapprochement essentiel à effectuer : l’essor du communiste et surtout de sa mentalité matérialiste et athée n’aurait pas pu avoir autant de succès si parallèlement il n’y avait pas eu le progrès technique fulgurant qu’on a connu. Les socialistes se disent d’ailleurs les forces du progrès : c’est tout à fait exact, car sans l’extraordinaire progrès scientifique et technique qui a accompagné la progression de la mentalité socialiste, la religion du matérialisme athée n’aurait pas pu voir le jour.
Car en même temps va être proposé aux hommes par la force (révolution) ou la ruse (démocratie) le système politique, économique et culturel qui va avec, et surtout l’idéologie religieuse qui va avec et surtout l’état d’esprit (le système de pensée) qui va avec.
L’être humain est pris dans un étau dont il ne peut d’autant pas se défaire qu’il n’a pas pris conscience de la simultanéité, du parallélisme et surtout de la nature de l’attaque.

Car finalement, qui est contre le progrès ? Qui refuserait de voir ses conditions de vie s’améliorer, la vie humaine s’allonger, les maladies et leurs cortèges de souffrances mieux soignées, la prospérité s’étendre au plus grand nombre, la pauvreté reculer, les voyages se multiplier, les communications s’amplifier, les conditions de travail progresser… ? La liste est sans fin.

Nous disions tout à l’heure que Satan saurait séduire les hommes comme il ne l’avait jamais fait auparavant, et que pourtant ces séductions porteraient les germe de leur mort.
En effet, les dénonciateurs du communisme s’opposaient principalement à ses aspects politiques ou économiques, ou à son athéisme, mais pas au progrès scientifique et technique qui pourtant se développait de pair, alors que celui-ci présentait les mêmes caractéristiques idéologiques : le matérialisme athée, la foi en l’homme et dans ses capacités.

Après les droits de l’homme, voici le pouvoir de l’homme.
On aurait pu à l’époque faire le lien entre les deux idéologies et s’apercevoir que les deux sortaient du même laboratoire : celui de Satan tout puissant, entré dans « son » siècle.
Si vous mettez le doigt dans l’engrenage, vous êtes mort à terme, même si vous êtes chrétien -surtout si vous êtes chrétien. Car apparaît alors un dilemme qui n’existait pas auparavant : soit je choisis le progrès matériel et je suis soumis moi aussi à son système de pensée et à ses règles politiques, économiques et culturelles, soit je le refuse et je perds une occasion unique d’améliorer considérablement ma vie matérielle.
En un mot, on est revenus à nouveau au péché originel : dois-je vivre selon la chair ou selon l’esprit ? On est revenus au temps du déluge, où les idées des hommes et du monde sont tellement séduisantes que je ne puis m’y soustraire.

Seulement accepter le progrès matériel a un coût pharamineux : perdre son esprit et son âme. C’est la guerre contre l’esprit à l’état pur. On a vu tout à l’heure que cette guerre avait deux aspects :
– s’attaquer à ce que l’on a dans la tête, c’est à dire à notre mode et à notre système de pensée ; or la pensée matérialiste et le mode de vie matérialiste remplacent dans nos cerveaux la pensée et la vie selon l’Esprit. C’est donc beaucoup plus grave qu’en apparence, et surtout plus insidieux puisque les deux semblent ne pas se contredire. Nous y reviendrons.
– et puis s’attaquer à la vie spirituelle : l’esprit ne peut pas à la fois être accaparé par la vie matérielle et la vie spirituelle, l’un aura forcément le pas sur l’autre. Un autre « esprit » remplacera alors le Saint-Esprit. L’esprit du monde.

Mgr Gaume explique cela très bien :
« La partie du corps la plus universellement et la plus profondément déformée, c’est le cerveau. Le cerveau est le principal instrument de l’âme ; l’altérer, c’est altérer tout homme. Or cette déformation a pour résultat d’entraver le développement des facultés intellectuelles, de favoriser les passions brutales et de dégrader l’homme au niveau de la bête. »

Il y a donc bien eu un système de pensée qui s’est progressivement infiltré dans les esprits des populations de nos nations chrétiennes, un système de pensée pernicieux parce que basé sur la primauté de la prospérité matérielle. Un système de pensée qui donne la priorité à l’homme et à ses capacités techniques. Un système de pensée qui modifie nos cerveaux et les rends compatibles avec le monde. Un système de pensée qui efface l’implication du surnaturel dans nos vies.
Nous croyons dans un Dieu vivant ; un Dieu vivant n’est pas un Dieu abstrait mais impliqué dans la vie des hommes, à chaque instant.
Nous croyons en un monde visible et invisible.
Nous croyons que l’invisible est du domaine du surnaturel, qu’il préside à la vie humaine, en règle les moindres détails, et qu’il guide les hommes dans leurs pensées et leurs actes, en bien comme en mal.

La foi matérialiste n’est pas compatible avec la foi chrétienne, surtout si elle tend à prendre une place prépondérante. Voilà l’explication du concile Vatican II : le dilemme entre vivre selon la chair et vivre selon l’Esprit a pris des proportions tellement considérables que la vie devenait insupportable pour les catholiques, parce que, je ne le répèterai jamais assez, le progrès moderne s’accompagne d’un changement de mentalité qui implique une refonte de la spiritualité.
Donc les catholiques ont cherché, de bonne foi, à rendre compatible leur religion avec cette société du progrès, en espérant vivre la béatitude matérielle promise par Satan sans perdre leur âme. Voilà l’enjeu en réalité. Seulement les deux ne sont pas compatibles, et le piège tendu a fonctionné : vous commencez par y mettre la main, puis le bras y passe, puis tout le corps et enfin la tête.
La plupart à l’époque étaient de bonne foi ; ils voyaient bien que les deux mentalités s’opposaient et que plus le monde avançait, plus le fossé se creusait. Mais comme le communisme et le matérialisme n’étaient pas perçus comme une religion, le danger n’a pas été estimé à sa juste valeur.
L’Eglise catholique pouvait donner un coup d’arrêt à cette folie, elle pouvait stopper le progrès technique si elle s’y était opposée, rendant au monde un service considérable.
Elle a préféré composer avec ce monde, acceptant les conséquences : l’apostasie, puis le basculement dans la religion de l’homme, compatible avec le matérialisme, pour s’y fondre totalement aujourd’hui.
Elle ne s’en cache pas ; en rédigeant mon article, je tombe sur le compte-rendu du discours du pape François donné ce 24 août, expliquant que la réforme liturgique du concile était toujours en application parce que «il ne suffit pas de changer les livres liturgiques pour changer la mentalité» ; l’ennemi lui-même ne cache pas que son objectif final est bien un changement de mentalité.

 

La béatitude matérielle

Jésus-Christ a promis aux hommes une béatitude spirituelle. Son royaume est celui du Saint-Esprit dans le cœur des hommes, réunis dans son Eglise : ses enfants, ses témoins, ses disciples, qui recevront en retour de leur fidélité et de leur persévérance la vie éternelle.
C’est pourquoi lors du sermon sur la montagne, il promet ses béatitudes aux pauvres de cœur, aux doux, aux assoiffés, aux miséricordieux, aux cœurs purs, aux artisans de paix, à ceux qui sont persécutés à cause de Son nom ; parce que, nous prévient-il, le monde dominé par la chair, fera une guerre sans merci à ceux conduits par l’Esprit : « réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, votre récompense sera grande dans les cieux ».
La béatitude spirituelle mène à la vie éternelle mais elle n’est pas compatible avec une terre dominée par Satan. Le concile de Trente a résumé cet aspect, nous dit Mgr Gaume, par une formule simple : « La vie chrétienne est une pénitence continuelle. »

L’extraordinaire force du démon va être de substituer à cette béatitude spirituelle une béatitude matérielle.
De faire une offre aux hommes qu’ils ne peuvent pas refuser.

En alternant son idéologie matérialiste et son progrès matériel avec de terribles massacres (les deux guerres mondiales) Satan a fait passer en substance le message suivant :

Tant que vous serez soumis à la loi de Dieu vous aurez des guerres, des famines, des épidémies, des révoltes, des catastrophes naturelles. C’est moi qui les provoque parce que tant que l’Eglise subsistera, je vous ferai toujours la guerre sous de multiples formes.
Par contre, si vous abandonnez votre Dieu, je vous promets en retour la paix et la félicité matérielle.
Vous avez un Dieu de souffrances, je vous propose un monde de jouissance.
Vous étiez entravés par la loi naturelle ? Je vais vous donner les clés pour vous y soustraire : vous allez pouvoir profiter des plaisirs de la chair comme jamais vous n’aviez pu auparavant. Vous appellerez cela la libération sexuelle.
Votre Dieu soumettait votre corps à de dures lois ? Il vous avait soumis à l’enfantement dans la douleur ?Je vais vous donner la connaissance qui vous permettra d’éradiquer les maladies, de supprimer la douleur, d’enfanter quand vous voulez et sans souffrir.
Vous viviez sous la menace constante de la famine parce que vos récoltes étaient soumises aux rigueurs du climat ? Je vais vous donner la plus extraordinaire abondance jamais vue jusqu’à présent, et supprimer toute pénurie.
Vous étiez soumis aux lois de la création ? Je vais vous permettre de créer par vous même en vous donnant accès aux codes de la vie : végétale, animale et humaine, non seulement vous créerez vos propres ADN mais vous ferez même mieux que votre Créateur (c’est l’ambition affichée des OGM et du transhumanisme).
Vous aviez du mal à trouver de l’argent pour financer vos ambitions ? Je vais créer le système financier le plus extraordinaire qui n’ait jamais existé, celui qui créée de l’argent ex nihilo, en quantité illimitée ; je vais vous donner ce que tout l’or du monde n’avait jamais pu faire : la plus incroyable prospérité jamais vue, le pouvoir de l’argent, un argent virtuel qui pourtant permet d’acheter tout ce qui est matériel. Je vais faire de l’argent une fin et non plus un moyen, la base tout votre bonheur.
Votre Dieu vous avait limités dans l’espace et le temps ? Je vais vous donner des ailes (l’aviation), je vais vous donner la possibilité de vous déplacer où vous voulez, quand vous voulez (l’automobile) ; cette possibilité sera offerte à tous ; vous irez même dans l’espace. Vous communiquerez d’un bout à l’autre de la terre avec une facilité déconcertante.
Votre Dieu vous a soumis à un dur régime de travail, gagner sa vie à la sueur de son front ? Avec moi le travail deviendra facile ; moins vous travaillerez et plus vous gagnerez ; des machines vous remplaceront ou vous seconderont pour tous les travaux difficiles. Mais surtout avec moi les loisirs deviendront réalité : je serai le roi des loisirs, du sport, de la détente, des vacances, du repos, des jeux, du divertissement. Avec moi s’ouvre l’ère des loisirs faciles, en quantité infinie et permanente ; fini la dure vie de labeur.
Vous meniez une vie rude, rudimentaire, au  confort relatif ? Mes inventions vous procureront le confort matériel dont vous n’aviez jamais pu rêver. Les délices de Capoue seront permanents, accessibles à tous, et plus on avancera dans le temps, et plus les inventions s’amélioreront. Une vie de délices qui ne s’arrête jamais. Tout ce que vous voudrez, vous l’aurez. Vous pourrez satisfaire vos moindres désirs, immédiatement. Le monde n’aura plus de frontières, tout sera disponible. On exploitera les ressources naturelles pour que vous puissiez jouir de ce confort matériel à votre aise : l’énergie (électricité, pétrole, gaz…) sera disponible partout et pour tous, jusqu’à l’internet haut débit bien entendu.
Vous viviez dans l’insécurité, la société ne s’occupait pas bien de vous ? Je vais créer l’Etat-Providence, c’est bien plus sérieux qu’une providence divine aléatoire et incertaine. La mienne s’occupera de tout, elle vous garantira police, justice, contre les dangers extérieurs et intérieurs y compris contre vous-même. Elle prendra en charge les aléas de la vie (perte d’un emploi, pauvreté…) et surtout couvrira vos dépense de santé, car avec moi on ne doit pas souffrir ! Et puis je créerai des sociétés d’assurances qui vous garantiront tous vos avoirs, afin que vous ne perdiez pas une miette de tous vos acquis de ce cher matérialisme dont vous ne pouvez plus vous passer.
Vous étiez analphabètes, l’accès à la connaissance était limitée ? Je vais créer l’école pour tous. Elle sera gratuite. Elle vous enseignera tout ce que vous devez savoir pour devenir et rester les bons petits matérialistes, mondialistes, socialistes et athées que vous devez être, car elle vous enseignera le vrai et seul bonheur : celui de libérer les hommes du joug de ce Dieu qui vous a procuré tant de maux et ne vous promet que des souffrances.
J’en oublie probablement…

En un mot, nous avons goûté à la béatitude matérielle et cette drogue est si puissante et si agréable que personne, je dis bien personne, n’a vraiment envie de la remettre en cause.
Ceux qui espèrent le retour du Christ ou le retour du grand monarque n’imaginent pas cette période exemptée du confort de vie actuel , ils raisonnent avec l’esprit du monde.
Car, faut-il le répéter, l’idolâtrie du matérialisme s’accompagne d’un changement de mentalité, qui atteint le cerveau et influe sur l’âme. Celle-ci n’est plus en mesure d’atteindre une vie spirituelle digne de ce nom car l’esprit matérialiste qui l’encombre en a bouché toutes les entrées.
Bref Satan a réussi le tour de force d’empêcher la plupart des hommes à vivre selon l’Esprit.

En effet, la béatitude matérielle est peut-être bien agréable, mais elle mène tout droit en enfer, chrétien ou pas. Je vais avancer ici trois raisons, il y en a bien entendu beaucoup d’autres :

1) L’abolition du surnaturel
Un des pièges de la vie matérialiste acceptée dans l’Eglise est l’abolition de l’élément surnaturel dans la vie chrétienne. D’où la perte du sens du sacré dans l’Eglise d’aujourd’hui, via la nouvelle messe mais aussi via une attitude générale. L’indifférence vis à vis du Saint Sacrement dans le tabernacle ou la communion dans la main sont les exemples visibles d’un changement de mentalité, influencé par la pensée matérialiste. On ne nie pas Dieu bien sûr, mais on fait comme s’il n’était pas là : il est devenu abstrait, lointain, ésotérique. Ou alors l’inverse : c’est le Dieu copain, l’ami, le frère. De ses deux natures, humaine et divine, c’est la nature humaine qui est prépondérante. Qui croit encore en la Providence ? Qui croit encore que les anges, les saints, la Sainte Vierge et bien sûr aussi les mauvais anges, interviennent en permanence dans notre vie de tous les jours et influencent nos pensées et nos actes ? Qui se laisse guider d’abord par le Saint-Esprit et règle sa vie sur la Providence? Qui cherche d’abord à suivre la volonté de Dieu, à appliquer dans sa vie de tous les jours la maxime « Dieu premier servi » ? Interrogez les catholiques : leurs priorités seront leur travail, leur maison, leurs enfants, leur couple, leur santé, leurs vacances… et après, leur âme. Leurs préoccupations seront d’abord matérialistes car nous avons tous acquis la mentalité matérialiste de la bête, et celle-ci préside à toutes nos actions. Même nos prières : combien sont-elles orientées vers la satisfaction d’un besoin matériel ?
Quand vivons-nous selon l’Esprit ? Après avoir satisfait nos besoins matériels. Et pourtant la recherche de la paix de l’âme et de la vie éternelle doivent être nos moteurs principaux. Pour cela la doctrine catholique est claire : il faut se détacher des biens matériels, et non pas les rechercher.
Notre moteur ne doit donc pas être en premier la satisfaction des besoins matériels mais la satisfaction des besoins spirituels : nourrir son âme avant de nourrir son corps. Cet état d’esprit est aux antipodes de la mentalité actuelle, y compris de la très grande majorité des catholiques, parce que le monde, sa mentalité et ses règles, sont devenues incontournables pour le plus grand nombre. Et le confort matériel indispensable.

2) La prééminence de la chair sur l’Esprit
Il faut l’admettre, il s’est emparé des hommes une véritable frénésie dans l’idolâtrie du matériel et des capacités humaines. Mais les hommes se rendent-ils compte que cette suprématie de la chair sur l’Esprit revient à adorer indirectement le diable, du moins le monde qu’il propose, via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la vie matérielle. Je le répète, le chrétien aujourd’hui s’efforce de rendre compatible les deux alors que c’est impossible, saint Paul a été très clair là dessus : la chair s’oppose à l’Esprit. La plupart de nos contemporains ne comprennent pas que cette idolâtrie du matérialisme remplace toute vie spirituelle. Ou la fausse. En fait on place son bonheur dans la vie matérielle. Ses prières aussi. Et on prie comme on vit : il n’ya qu’à voir les JMJ qui sont la nouvelle forme de prière collective, plus proche du divertissement que de l’hommage au Seigneur : on prie avec son corps mais pas vraiment avec son âme.
L’organisation de la société est aussi un piège grandeur nature car elle vit totalement selon la chair, elle nous accapare dans un mode de vie et de pensée où le spirituel est complètement absent, et où la mentalité chrétienne est remplacée par une mentalité païenne et laïque qui à la longue nous influence. Je ne sais pas si les gens perçoivent bien l’ampleur du « remplacement » : au travail, dans la vie civile, dans les institutions, dans les médias, sur nos smartphones, et même dans le foyer familial, Dieu est remplacé en permanence par des préoccupations matérielles. Dans ce contexte, qui préside réellement à nos destinées ? Satan ou le Saint-Esprit ? D’où le cri de l’Apocalypse : sortez de Babylone mon peuple, c’est à dire refusez cette pensée et cette vie matérialiste tueuse d’âmes.

3) L’abolition du péché collectif
Mais finalement, pourquoi devrait-on refuser absolument toute amélioration technique ? En quoi celles-ci mèneraient-elles forcément à perdre la vie éternelle ? Les lecteurs l’ont compris, je ne cherche pas ici à trier entre ce qui est bon ou mauvais dans le progrès technique, mais à démontrer que celui que nous avons vécu ce dernier siècle est anormal dans sa forme, dans sa nature et dans ses proportions, et surtout qu’il s’accompagne d’une nouvelle mentalité, la pensée matérialiste, qui est le point-clé.
En effet grâce à ses avancées techniques et scientifiques, l’homme ne place plus sa confiance en Dieu mais en lui-même. Il est parvenu à un degré de connaissance où il peut d’affranchir de Dieu, il peut l’ignorer totalement. De même la société place sa confiance en l’Etat-Providence, sorte de Messie sauveur, qui a pris la place de la Providence divine.
Si demain un virus apparaissait créant une épidémie mortelle, vers qui se tournera-t-on naturellement ? Vers l’Etat, vers la communauté scientifique et médicale, vers les grandes firmes pharmaceutiques. Personne, y compris chez les catholiques, n’irait sérieusement se tourner vers Dieu pour obtenir la résolution de l’épidémie. Pourtant, il y a encore un peu plus d’un siècle, c’est ce que nous faisions. Cette pratique n’avait pas varié depuis l’Ancien Testament rappelle Mgr Gaume, où « s’il surgit, en quelque matière que ce soit, une difficulté sérieuse, c’est au Seigneur qu’on demande la solution. » (ceci ne s’appliquait donc pas uniquement aux épidémies).
Il y a là une fois de plus un changement de paradigme, d’état d’esprit, de mentalité. Oui mais c’est essentiel. Car au temps béni où nous n’avions pas les qualifications scientifiques suffisantes pour résorber une épidémie par nous-mêmes, nous prenions alors conscience de la présence du Ciel dans nos vies, de ce fameux Dieu vivant qui tantôt punit son peuple quand il est infidèle, et tantôt le récompense en le comblant de grâces. Tout simplement parce que dans le monde d’alors, la proportion de gens vivant selon l’Esprit était encore prépondérante. L’esprit moderne trouvera puéril de résorber une épidémie par des prières publiques et des processions ; il néglige en fait un point essentiel : il y avait alors la prise de conscience collective d’un péché collectif. La foi qui dirigeait alors le monde permettait de déduire que cette épidémie était une réponse méritée du Ciel aux péchés de la cité, de la province ou du pays. Les épidémies et autres catastrophes permettaient de réconcilier l’homme avec son Dieu par la reconnaissance publique de ses péchés. Elles étaient autant de signes de Jonas. Car dans le livre de Jonas, quand celui-ci avertit la ville de Ninive de sa prochaine destruction, que se passe-t-il ? Il est décrété une pénitence publique et collective : la ville reconnaît et expie ses péchés durant 40 jours, évitant du coup la colère divine. Dans l’histoire de France, de nombreuses épidémies ont été résorbées de cette façon : par les prières collectives et une expiation publique et acceptée des péchés du peuple.
Oui mais aujourd’hui, puisque l’homme orgueilleux place sa foi en ses propres capacités et dans le progrès scientifique, que se passe-t-il ? Il n’y a plus de reconnaissance publique du péché, il n’y a plus d’expiation ni d’action salvatrice collective, il n’ya donc plus comme pour Ninive la possibilité de sauver la ville ! Nous allons directement vers la grande catastrophe car le nouvel état d’esprit induit par la pensée matérialiste bloque la prise de conscience et empêche l’adoption des bonnes solutions: c’est le piège ultime du malin. Et pourtant, des « avertissements de Jonas » il y en a : cancers, sida, pour ne rester que dans le domaine de la maladie, sont des maladies typiques de la société de consommation et de la concupiscence de la chair. La solution aurait été de dénoncer publiquement les péchés qui y sont liés, et de les combattre. Mais la pensée matérialiste est passée par là, alors il n’y aura pas de rémission ; cette fois-ci la nouvelle Ninive, Babylone, sera détruite.

 

Conclusion

Tout l’art de Satan aura été de créer sa religion sans la nommer, sans l’annoncer, sans la montrer. Elle s’appelle communisme, socialisme, capitalisme, laïcité, athéisme, matérialisme, féminisme, humanisme, naturalisme…. tous ces systèmes, pour la plupart en -isme, relient l’homme au diable (religion vient du latin religere : relier) avec une grande subtilité car les hommes adorent le diable indirectement via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la jouissance de la vie matérielle, et de la chair.

Le mal est trop profond, le cerveau est atteint, cette guerre contre l’esprit a fonctionné. Personne, ou presque, n ‘a envie de sacrifier son confort de vie contre une vie spirituelle intense.
Certains essaient de cumuler les deux, les insensés ! Il faut choisir entre vivre selon la chair et vivre selon l’esprit. Ceci n’implique pas que tous ceux qui vivent selon l’esprit soient pauvres, mais ils ont accompli l’essentiel : le refus de cette mentalité matérialiste qui empoisonne les esprits ; ils ont tous eus de nombreuses et douloureuses épreuves ; et tous ont choisi Dieu premier servi, ce qui implique de très nombreux sacrifices dans la vie babylonienne moderne.

Nous l’avons vu, Babylone (le monde moderne) sera détruite car elle a perdu le lien spirituel avec Dieu ; elle n’a plus la capacité de reconnaître et d’expier publiquement ses péchés comme Ninive. Elle sera donc détruite de fond en comble.

Cependant …
Le 8 décembre dernier, en revenant de la procession aux flambeaux parisienne de la fête de l’Immaculée Conception, je notais les pensées suivantes :
« Satan ne nie pas Dieu, il fait en sorte que les hommes se détournent de lui, il organise le « grand remplacement » dans les cœurs : les hommes idolâtrent l’argent, les plaisirs, la chair, le matérialisme, afin d’oublier jusqu’à l’existence même de Dieu. Mais il ne peut pas faire plus.
Il fera croire jusqu’au bout qu’il va remplacer Jésus, qu’il aura son Messie pour être adoré à sa place en chair et en os ; mais ce n’est pas possible.
Donc une fois que son empire est prêt, qu’il est à son apogée, il ne peut que gagner du temps, faire croire à ses fidèles que le Messie va arriver, alors qu’en réalité personne ne viendra. C’est là sa plus grande mystification : il fait croire qu’il faut organiser le chaos pour le faire venir, mais son but réel est de récupérer un maximum d’âmes à la fin. Il n’y aura pas la contrepartie promise (c’est à dire le faux Messie) car Satan, qui est le prince des menteurs, ne souhaite qu’une chose : la destruction du monde.
C’est là que Dieu va le contrer : il autorisera juste ce qu’il faut de chaos le temps de permettre une ultime prise de conscience et de laisser ses apôtres des derniers temps prêcher une dernière fois ; et puis ce sera la fin, la fin des bêtes qui n’auront pas tenu leurs promesses car elles ne peuvent le faire : le dragon est menteur jusqu’au bout. »
J’espère que la Sainte Vierge m’a inspiré ces lignes et que les hommes auront la possibilité d’un dernier sursaut avant la chute finale.

Une chute nécessaire pour la purification de la terre et l’avènement du règne conjoint du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : La guerre contre l’Esprit

Illustration : le Saint-Esprit est indestructible, Satan sera vaincu.

 

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466 Commentaires

  1. Cris

    @ Louis et Bigouden29
    J’aimerais débattre avec vous sur cette date du 21/12 car comme vous le savez Louis lors de nos conversation en privé datant de plusieurs mois, beaucoup d’événement et de signe m’ont été donné concernant le 21/12 , je pense que cette date est très importante pour le sort de l’humanité.
    merci

    • dalencourt

      Je vais en parler dans mon prochain article. Je rappelle que le 21 décembre 2012 fut la raison de l’ouverture du blog le Grand Réveil, je suis attaché depuis toujours à cette date et à sa signification.

    • Bigouden29

      Je pense que vous avez les explications nécessaires que Louis viens de publier pour la Nativité de Marie.
      Je n’est fait que jeter un coup d’oeil, je lirai plus en détail après, mais c’est clair et précis.
      A propos d’être clair, demain, nous en pays Bigouden, nous aurons le pardon de N D de la clarté, à Combrit.
      Que Marie, nous aide à méditer la parole du Seigneur en nos coeurs, et que elle, l’étoile du matin nous mène vers son fils
      puisque çà nativité fut pour nous l’aurore du salut, annonciatrice du Christ, soleil de justice.
      Articles après articles on voit que çà se précise, il y à des tatonnements, des fausses pistes parfois ( 11 janvier…)
      mais là on sent que l’ on touche au but, l’analyse s’affine, et les choses se décante.

  2. Raoul

    Pierre Bergé, celui qui voulait supprimer les fêtes chrétiennes de la France est mort le jour d’une fête mariale. Marie est celle qui écrasera la tête du serpent.

  3. Marie

    Bonjour Louis, j’espère que maintenant tout va bien pour vous et votre famille, que votre emménagement se passe sans trop de fatigue.
    Je ne comprends pas pourquoi la France est toujours épargnée, tandis que tant de contrées subissent véritablement l’Apocalypse !!! Nous sommes pourtant le pays le plus coupable, le plus décadent, le plus pourri, et cela me fait mal de voir toute cette souffrance tandis que nous nous vautrons dans la recherche du bien être, de confort. Amitiés

  4. théodoric

    L’homme d’affaires Pierre Bergé est décédé, à l’âge de 86 ans. le décès est « survenu vendredi 8 septembre 2017 à 05h39, à son domicile à Saint-Rémy-de-Provence

  5. dalencourt

    Dans le sillage d’Irma se forme l’ouragan José.
    José est la traduction du prénom Joseph en espagnol.
    Saint Joseph est le grand saint de la fin des temps, avec la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus il forme la Sainte Famille. Pas de fin des temps sans la présence de saint Joseph ; celui-ci d’ailleurs était présent dans le dernier tableau de Fatima, le 13 octobre.
    Nommer un ouragan Joseph n’est pas fortuit ; il s’agit encore d’un signe pour nous.
    Je rappelle que je continue à considérer saint Pie X comme un saint essentiel pour la période des 100 ans (de son nom JOSEPH Sarto), que sa fête (conciliaire) était au 21 août (éclipse totale de soleil aux USA) et que le dernier pape de la prophétie s’appelle JOSEPH Ratzinger.

    • Piremel

      Les ouragans sont nommés dans l’ordre des lettres de l’alphabet latin, en alternant les prénoms masculins et féminins. Il existe pour l’Atlantique nord six listes annuelles de prénoms, établies par le Centre national des ouragans (NHC) de Miami (Floride). Chacune compte 21 prénoms anglais, espagnols et français, en référence aux pays bordant l’Atlantique. Je crois qu’on change de liste tous les 6 ans. Donc, I, J, K… Irma, José arrive et Katia suivra. Rien de mystique là-dedans.

      • dalencourt

        Vous avez raison, il n’y a rien de mystique à priori là dedans. Mais vous semblez ignorer la force du surnaturel et son intelligence qui surpasse de loin la nôtre. Il se trouve que certains de ces noms tombent à pic ; le babylonien y verra le hasard, le croyant y verra la Providence divine et la main de Dieu.

        • dalencourt

          Je ne sais pas, je n’ai pas travaillé la question. Et puis il faut savoir trier entre les événements : tous ne sont pas eschatologiques. Ce travail de tri est le plus dur à faire.

        • Marie Rose Maciejasz

          Merci Monsieur Dalencourt,…. il est vrai che vivre che di chair porte de lourde consequence de perdre l’ame eternement….c’est pourquoi il ne faut jamais vivre sans l’Esprit Saint…..cela aussi est un Don…… vivre selon la Sainte Volontè de Dieu, Lui seul nous conduit chaque jour sur sont chemin, si nous restone fidéle a Dieu et.
          sa Parole. Cela ne veux pas dire pas de persecusion non, il y en aura toujours fino alla fine. Vivre seulement du monde nous laissons un spirale pour le Démon, et c’est vrai
          Je vous remercie pour le texte la guerre de L’Esprit…et j’en suis convaincu……Grazie mille che Dio ci Salvi e protegga, preghiamo fortemente, non vedo altra consolazione, la preghiera è un arma potente, il Santo rosario con la Madonna. Pace et bene a tutti voi fratelli e sorelle in Cristo Gesù……Prions pou les un et les autres……merci ancore Monsieur Dalencourt pou la chiarification de ce texte. buone soirèe, che Dieu vous Bèni…..

    • Labre

      Pour moi, Pie X et Pie XII ont été les plus grands papes des temps modernes et peut-être mêm de tous les temps. Il fallait bien des hommes de cette trempe pour affronter les tempêtes qui ont dévasté le monde .

  6. dalencourt

    Fabienne Kabou jugée en appel pour avoir noyé sa fille de 15 mois ; celle-ci a déclaré avoir été « poussée par des forces obscures liées à la sorcellerie. »
    J’espère que ce genre de faits divers aidera nos contemporains à comprendre que nous vivons dans un monde satanique et que de plus en plus de gens agissent comme de véritables possédés. Oui il est exact que des gens soient « poussés par des forces obscures » ; il est exact aussi que la vulgarisation de la sorcellerie via des oeuvres comme Harry Potter a pour but de pousser les gens, dès le plus jeune âge, à commettre des actes de sorcellerie comme si cela allait de soi. Il faut donc rappeler avec force que non seulement il n’y a pas de « bon sorcier » mais qu’en plus la sorcellerie a pour but de mettre les hommes en contact avec les démons, et que ça marche. Je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de « Fabienne Kabou ».

  7. dalencourt

    Je lis dans le Figaro d’aujourd’hui que l’auteur juif Yuval Noah Harari vient de sortir un nouveau livre : HOMO DEUS, ou littéralement l’homme dieu. Ils ne se cachent plus ; ce que nous expliquons dans l’ombre, ils l’étalent sans fard au grand jour.
    Intéressant d’ailleurs car cet homme est, paraît-il, l’auteur d’un best-seller international intitulé Homo Sapiens, traduit en 42 langues (le 42, tiens tiens).
    Je note aussi qu’il s’appelle Noah (Noé = déluge = fin du monde ou presque).

    Le Figaro continue : « Harari parachève ainsi son grand ouvrage qui peut se lire comme une nouvelle Bible, une version évolutionniste et anti spéciste de l’histoire de l’homo sapiens, depuis sa genèse jusqu’à l’Apocalypse dont l’auteur prophétise qu’elle pourrait être imminente. Une bible qui affirme que la «religion» humaniste est une construction culturelle imaginaire au même titre que les monothéismes. »
    Alors :
    1) il se considère comme l’auteur d’une nouvelle bible (ce qui est effectivement le cas du sionisme) ;
    2) il n’hésite pas à annoncer une « Apocalypse imminente » ;
    3) il confirme la création de toutes pièces de la religion humaniste ; c’est en partie le thème du présent article ;
    4) son nouveau livre affiche clairement l’objectif : parvenir à l’homme-dieu.
    Donc cet auteur à succès, adoubé par les grands juifs de notre époque (Bille Gates, Marc Zuckerberg), est là pour vulgariser à mi-mots la stratégie du sionisme et ses avancées : nouvelle bible, nouvelle religion, et nouveau monde (avec un nouvel homme ou plutôt un nouveau type d’homme) après le chaos constructif qu’ils espèrent tant.

    • j-luc 56

      Bonjour Louis,

      Vous citez cet article du figaro avec le terme  » l’homme dieu », cela m’a fait réagir car ce matin lors de la messe et pendant l’homélie de l’évêque une phase m’a fait réagir, « ….la sainte vierge Marie croit en Dieu et croit en l’homme …. »

      Qu’en pensez vous ?

      • dalencourt

        J’imagine qu’il s’agit d’une messe conciliaire ; le travail de Jean-Paul II fut remarquable pour instaurer la religion de l’homme. Formés à bonne école, les prêtres nous serinent à tout bout de champ que Dieu croit en l’homme… nous sommes bel et bien dans une nouvelle religion.

        • Jane93

          « …Dieu croit en l’homme ».. et ça va même bien plus loin que ça. Certains prêtres affirment que « Dieu est dans l’homme, dans TOUT homme », c’est à dire même chez les impies et les païens, et nous devons voir Dieu en eux. J’ai entendu deux prêtres prêcher cela. Nous y sommes, l’homme est Dieu. Mais d’autres, bien que conciliaires restent fidèles à la Vérité.

        • j-luc 56

          Merci pour votre réponse.

          Cette messe fut célébrée en l’occasion du grand Pardon de Notre-Dame du Roncier qui est l’un des plus anciens pardons de Bretagne et célébré depuis l’an 808 soit 1209 ans.

          Certes la messe en plein air qui suit la procession n’est plus celle d’avant Vatican II mais si je vous ai posé cette question c’est aussi que précisément à la suite de ces paroles  » …et croit en l’homme « alors que le temps était gris mais calme une bourrasque de vent surgit et enleva la calotte de l’évêque , cela peut prêter à sourire mais lorsque une phrase vous interpelle et dans le même temps vous observez ce phénomène…..

          Pour l’histoire;

          Le grand pardon à Notre-Dame du Roncier à Josselin dans le Morbihan remonte au Haut-Moyen Âge , en l’an 808, un paysan découvrit une statue de la Vierge Marie dans les ronces. Il la ramena chez lui, mais la retrouva le lendemain, revenue à l’endroit où il l’avait initialement trouvée. Dans le même temps, sa fille, aveugle de naissance, recouvrit la vue. Les chrétiens affluèrent vite et l’évêque d’Aleth (Saint-Malo-de-la-Mer) autorisa que l’on vienne y prier la Sainte Vierge. En 1738, trois enfants atteints d’un mal appelé alors « aboiement » car ils semblaient émettre comme des aboiements- une forme d’épilepsie- furent miraculeusement guéris.

          Après les affres de la révolution dite française et notamment la destruction par le feu de la statue de la Vierge, le culte reprit et une nouvelle statue fut couronnée le 8 septembre 1868, en présence d’une grande assemblée de fidèles. En avril 1891, l’église Notre-Dame du roncier fut érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII et le 8 septembre 1949 la flèche de ce sanctuaire fut inaugurée par le cardinal Roques, archevêque de Rennes.

          Le grand pardon à Notre-Dame du Roncier a lieu chaque année le 8 septembre, fête de la nativité de la Sainte Vierge, patronne de la France.
          Ce grand pardon débute la veille, le 7 septembre au soir, avec une veillée à la Basilique. Ce grand pardon se poursuit le 8 septembre à partir de 10h30 à la Basilique Notre-Dame du Roncier. Une grande procession est organisée à travers la ville avec les bannières des paroisses environnantes.

  8. caro

    Bonjour c’est pour vous dire que j’ai appliqué vos conseil et j’ai baptisé ma fille de 8 ans dans le secret. J’ai du m’y reprendre 3 fois car elle avait un peut peur de l’eau sur la tête et du baptême en lui même mais qu’elle joie sa fu pour elle.j’avais parler du baptême avec le prêtre de la fraternité mais il m’a fait comprendre qu’elle devrait se préparer avant. Grâce a Dieu ma fille est baptisé et de plus le père de ma fille a changé d’avis pour le baptême et il est de nouveau d’accord pour qu’elle aille au catéchiste de la fraternité. J’ai choisi de baptisé ma fille en cette date en l’honneur de la naissance de la Sainte vierge.Merci mr d’alencourt de tous vos utilrs conseil et ce blog si utile à nos âmes.

      • VinceL

        Caro
        Vous avez fait là un acte qui est surtout valide en cas d’absolue nécessité.
        Je suis incompétent pour juger de l’urgence de l’acte et m’en remet à votre fort intérieur qui devient le seul juge de cette nécessité.
        Deux points toute fois.
        Votre fille a atteint l’âge de raison. Vous ne pouvez donc pas prendre de décision à sa place. Est-elle pleinement d’accord et conciente de son engagement?
        Surtout ne vous contentez pas de ce sacrement fait dans l’urgence. Inscrivez la aux cours de catéchisme de la tradition et faite lui suivre le cathecumenat normal du à son âge. Vous pourrez à la fin avouer au prêtre votre geste afin qu’il agisse comme cela ce doit (adaptation de la cérémonie à son cas particulier). Et si jamais votre fille devait ne jamais voir ce jour, votre acte aura été justifié.
        Bon courage.

        • caro

          Oui elle a la foi et désiré le baptème. Je l’ai forcé en rien et j’ai fai le catéchiste avec le livre des éditions Clovis pour la préparer un peut. Elle commence le catéchiste fin septembre de la tradition…La gravité de la situation est que le pretre attend trop longtemps pour la faire baptiser vu la situation qui nous attend….

    • Nathan

      J’apprécie de trouver ici des avis favorables pour faire baptiser nous-mêmes. Effectivement il y a urgence, et attendre deux ou trois ans de catéchuménat avant de recevoir le baptême est risqué aujourd’hui et le sera encore plus demain. Je n’ai encore jamais baptisé mais je pense que je serai amené à le faire.
      Un musulman peut baptiser. Je m’étais demandé pourquoi, car les cas où un musulman baptise ont été jusqu’à aujourd’hui très rares. Mais cette possibilité de baptême sera peut-être demain répandue. Si Dieu se révèle davantage, alors, dans les pays musulmans où vivent peu de chrétiens, les musulmans désireux de se convertir pourront quand même recevoir l’eau du baptême.
      Il y a quelques temps aussi j’ai été voir un prêtre de la tradition car je doutais de la validité de mon baptême conciliaire. C’est là que j’ai appris ce qu’était la cérémonie de l’ondoiement. Si tous nous pouvons baptiser, à plus forte raison un prêtre, même conciliaire, le peut. Ca a été un vrai soulagement car j’ai un temps cru que je n’avais pas été baptisé.

      • dalencourt

        Pour clore le sujet sur le baptême, je suis tombé tout à l’heure au hasard d’une de mes lectures sur une citation tirée du livre du père Fuentes après sa rencontre avec soeur Lucie (Fatima) : « Le démon veut s’emparer des âmes consacrées (…) il emploie toutes les ruses, allant même jusqu’à suggérer de retarder l’entrée dans la vie religieuse… »
        On peut étendre cette volonté de retardement aux principaux sacrements, à commencer évidemment par le baptême.
        Il est essentiel de comprendre que dans la société de l’Antéchrist, tout le monde est impacté d’une manière ou d’une autre, même les mieux intentionnés.

  9. midgardien

    Après le passage d’Irma les milliardaires décrochent leurs Ferrari des arbres et à saint Martin ou tout est ravagé les pilleurs non plus de maison mais volent des téléviseurs à écran plat, logique……vaut mieux pas avoir ce genre de voisin en cas de coup dur !!!! Bref
    http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/rzxskl.DGT/saint-martin-scenes-de-pillage-apres-irma.html
    Aussi séisme de 8.4 au Mexique
    N’oublions pas la naissance de Marie aujourd’hui..

  10. Bernie

    Acruellement dans Paris… Nous relevons des affichages :
    La sortie de 2 films : « Mary » et « Mother »..
    Puis sortie d un livre : « En mal de Mère » !!
    Ça nous parle !! .. En ce jour de la Nativité de Marie…
    Bonne fête à tous ! Que la Santissima Bambina vous couvre de grâces ! !!

  11. Clovis496

    Important, me semble-t-il, et révélateur de la volonté de l’état talmudique d’Israël d’en finir, à terme, avec la présence chrétienne à Jérusalem (et dans le reste de la Terre Sainte) :

    Les Églises de Jérusalem tirent la sonnette d’alarme : Israël « tente de saper la présence chrétienne » (L’Orient-Le Jour)

    https://www.lorientlejour.com/article/1070873/les-eglises-de-jerusalem-tirent-la-sonnette-dalarme-israel-tente-de-saper-la-presence-chretienne.html

    Huit jours après l’aubade hassidique donnée au Vatican…

  12. Sb

    Bonsoir . Mes enfants ont été baptisés et ont fait la première communion chez les conciliaires et participent aux messes conciliaires dans une abbaye restée encore tradi avec adoration du st sacrement et prière à la vierge Marie notre Dame de Beauchene . Je me posais la question suivante mes enfants ont fait par contre la confirmation dans la tradition. Est ce valide ou pas ? car un coup chez les conciliaires et un coup chez les tradis ? L eglise tradie est assez loin de chez nous nous ne pouvons pas y aller tout le temps alors nous allons à l abbaye qui reste encore pieuse… je suis surprise il y a là-bas beaucoup de famille des enfants ! quelle joie ! Chants en latin.
    Notre Dame de Beauchene priez pour nous…

    • dalencourt

      Sb, rassurez-vous tous les sacrements sont valides dans l’Eglise conciliaire. C’est la foi et le coeur qui sont importants. Si la liturgie et certains prêtres sont indignes, le Seigneur reste présent pour tous ses enfants car ils ne doivent pas pâtir de cette indignité : au moins certains de ses enfants restent dignes et participent à la glorification du Seigneur, même quand il est sur la croix.

  13. Ludovic

    Bonsoir Mr Dalencourt, je viens de lire un blog qui parle de nombres qui reviennent à des événements d’actualités par exemple le 11, le 9, le 17.. À ce qui ait écrit le dernier nombre à utiliser » serait le 17 dans les actualités et finalement le nombre 23; code ultime illuminamachin. Je voulais juste partager ceci:
    …9×17=153=vingt-trois=
    macron-mélenchon. C’est vrai que ça ne s’invente pas.
    Sinon ce sera un dimanche cette année et on fêtera les Hildegarde ou il y a rapport à benoitxvı.
    Merci encore pour votre blog, paix à vous, bon week-end et à tous.

  14. Isaak

    J’ai été plus que surpris par cet article, ceci d’autant plus que (modestement) je suis arrivé moi-même au même constat …surtout concernant l’aspect technologique, ses proportions, sa nature moderne etc.
    Je tiens à remercier très chaleureusement Mr. D’Alencourt pour cette magistrale démonstration impossible à contredire !

    ISAAK, chrétien orthodoxe greco-russe

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