Ôtez la pierre !

st-joseph-cotignac

La Bataille préliminaire de Jean Vaquié, est une remarquable anticipation de l’époque que nous vivons et de ce qui va se produire.

Cet ouvrage publié en 1989 montre qu’un petit reste, le petit nombre des justes que l’Apocalypse appelle les 144 000, sera impliqué dans le grand combat de la fin des temps, et constituera l’unique rempart face à la folie destructrice de la bête.
Il rappelle, comme nous le faisons ici depuis des années, que « la république laïque est un châtiment entraîné par les péchés du peuple » et nous permet de comprendre qu’une société qui a chassé Dieu de ses institutions et de son cœur, est vouée à la pire des barbaries : le pouvoir de la bête, qui s’étend sur tout et sur tous, comme prophétisé en Apocalypse 13.
Ce pouvoir fut rendu possible par la démission de l’Eglise commencée au concile Vatican II ; une Eglise qui s’éloigne de Dieu entraîne dans sa chute la société civile et toutes les nations.
Inutile de répéter ici ce qui a été démontré à de nombreuses reprises, il suffit de savoir que ce pouvoir est aujourd’hui à son apogée et qu’il est devenu, pour paraphraser Jean Vaquié, irréversible.
Celui-ci ajoute que cette très faible minorité de combattants réactionnaires sera humainement impuissante, car son dynamisme est neutralisé par un dispositif révolutionnaire pratiquement insurmontable.
La principale tâche du petit reste sera avant tout de sauvegarder « les restes qui allaient périr ».

Jean Vaquié distingue deux batailles, la seconde (la bataille supérieure) étant celle sur laquelle nous allons nous concentrer.
En effet, la bataille supérieure se propose deux objectifs :
– L’extirpation du pouvoir de la bête
– La restauration du pouvoir de droit divin

Nous allons voir que sa vision était prophétique et qu’elle va s’appliquer rigoureusement dans les jours à venir.
Le seul point sur lequel je suis en désaccord avec Jean Vaquié, c’est qu’il pense que la résurrection à venir sera celle de la monarchie française, le fameux grand monarque. Je pense plutôt qu’il faut s’attendre au second avènement du Christ. L’inconnue réside dans le fait que nous ne savons pas si cet avènement est précédé ou suivi de la résurrection de l’Eglise et de la monarchie.
Toute la question est dans ce « ou » : à quel moment doit-on placer la restauration tant attendue de la société du Christ-roi ?
Nous allons y répondre indirectement à la fin de ce même article ; mais auparavant prenons connaissance de la géniale anticipation prophétique de Jean Vaquié.

De quoi s’agit-il en ces temps troublés ?
Qu’attendons-nous pour relever la tête ?
Nous attendons un miracle car humainement il n’y a aucune solution possible.
Seule une intervention divine peut mettre fin au pouvoir des bêtes.
Nous le savons, celle-ci a été promise par Jésus en Matthieu 24 et bien entendu dans l’Apocalypse.

Voici le déroulement de cette intervention.

 

Les 4 phases de la résurrection de Lazare

Pour expliquer comment va se dérouler l’intervention divine, Jean Vaquié fait une analogie avec la résurrection de Lazare (Jean 11).
Selon lui, la résurrection que nous attendons est comparable aux 4 phases de cet extraordinaire événement que fut la résurrection de Lazare.

Notons au préalable qu’au moment de partir chez Lazare, Jésus dit à ses disciples : « Lazare notre ami s’est endormi, mais je vais aller le réveiller« .
Il s’exprimera de la même façon lors de la résurrection de la fille de Jaïre (Matthieu 9) : « Cette enfant n’est pas morte, elle dort« .
Pourtant, Lazare comme la fille de Jaïre étaient bien morts.
Ces épisodes ont pour but de nous montrer ce qu’il adviendra de l’Eglise à la fin des temps : nous la croyons morte, et effectivement elle semble l’être, mais en réalité elle dort.
Pour Lazare, l’évangile précise : « ça fait 4 jours qu’il est au tombeau » ; justement, ça fait 4 ans que l’Eglise est sous la domination totale de la bête.

Mais laissons la parole à Jean Vaquié pour bien comprendre la suite :

Première phase
Jésus, sachant ce qu’Il doit accomplir, s’avance, avec une lenteur réfléchie, vers la maison de Lazare à Béthanie. Il rencontre Marthe et Il s’enquiert tout de suite de son degré de Foi, car telle est la condition préalable à la résurrection de celui qui vient de mourir : « Je suis la résurrection et la vie… le crois-tu ? » Et Marthe répond : « Oui Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui venez dans le monde ».
Et elle croit cela, non point par adhésion à une doctrine magistrale, qui n’existe pas encore, mais elle y croit de « foi humaine », comme Charles VIl croira aux voix de Jeanne d’Arc. Cette absence de scepticisme chez Marthe, cette confiance ouvre la voie à l’exercice de la puissance divine.

 resurrection-lazareDeuxième phase
Jésus donc, frémissant de nouveau en Lui-même, s’approche du tombeau. C’était un caveau et une pierre était roulée devant l’ouverture pour l’obstruer. Jésus dit : « Tollite lapidem », (ôtez la pierre). Ce travail, en effet, n’incombe pas à Dieu puisqu’il est à la portée de la force humaine. C’est pourquoi le Verbe Incarné ne s’en charge pas.
Nous remarquons aussi que la pierre est un obstacle entre Jésus et le cadavre qu’il s’agit de ramener à la vie. Nous verrons plus loin quelle est, dans l’optique particulière de notre interprétation, la signification de cet obstacle.

 Troisième phase
C’est la phase essentielle. Jésus crie d’une voix forte : « Lazare veni foras » (Lazare viens dehors).
Il fait ce que seul un Dieu peut faire : ressusciter un mort. Nous retrouverons cette phase essentielle dans le processus de restauration.

Quatrième phase
Le mort sortit du tombeau, lié de bandelettes aux pieds et aux mains. Et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Solvite eum et sinite abire » (Déliez-le et laissez-le aller). Ce sont de nouveau les hommes qui opèrent parce que le déliement des bandelettes est un travail qui ne nécessite pas l’intervention de la Divinité.

 Telles sont les quatre phases de la résurrection-type : « Ego credidi » – « tollite lapidem» – « veni foras » et « solvite eum ».

 

Les quatre phases de la restauration

Continuons avec Jean Vaquié en appliquant maintenant les phases de la résurrection de Lazare avec ce que nous attendons.
Je mets mes commentaires entre crochets [].

Ego credidi
Nous n’éviterons pas l’épreuve préalable de la confiance. Croyons-nous Jésus capable de restaurer la monarchie qu’Il a Lui-même fondée à Reims autrefois ? Beaucoup aujourd’hui n’y croient pas. Mais il se trouvera toujours un « petit nombre » pour y croire.
Sur eux repose la responsabilité, non pas d’opérer la restauration, mais de la rendre possible, de lui ouvrir la voie. Pour ouvrir cette voie, il faut commencer par croire à la puissance et à la miséricorde du Seigneur.

[Ce n’est pas tellement la restauration de la monarchie qui a été promise mais bien l’anéantissement des bêtes et avec elles de tous ceux qui font le mal sur la terre. Cette purification finale que j’appelle le châtiment des méchants est assimilable au déluge ou à la destruction de Sodome. Nous savons que la terre sera purifiée par le feu du ciel. C’est donc cette intervention divine contre les forces du mal à laquelle nous croyons et que nous attendons. Est-ce que l’un des instruments de Dieu sera le rétablissement de la monarchie ? C’est possible, il faut alors le considérer comme une conséquence de l’intervention miraculeuse mais pas comme l’objet du miracle en lui-même.]

Tollite lapidem
Pas d’intervention divine avant d’avoir ôté la pierre. Ôter la pierre, c’est ôter l’obstacle qui empêche Dieu d’intervenir. Et cet obstacle, c’est l’insuffisance de nos désirs et de nos prières.
Comment se fait-il qu’il soit nécessaire de demander à Notre-Seigneur, avec tant d’insistance, une intervention qu’Il nous a Lui-même annoncée et qu’Il brûle de nous accorder ? Telle est pourtant bien l’économie de la Grâce. Elle a de quoi surprendre notre logique humaine.

 Pour nous aider à admettre cette logique de la grâce, remarquons que le Verbe Incarné Lui-même, pour lequel cependant l’univers a été créé, est soumis à la nécessité de « postuler », c’est-à-dire de réclamer son propre héritage. « Demande-Moi et Je Te donnerai les nations pour héritage et pour Ta possession les extrémités de la terre » (Ps II, 8). L’héritage lui revient de droit, mais pour entrer en sa possession, il faut qu’Il le réclame.
Si l’héritier en titre est tenu de demander Son héritage, a fortiori nous, qui sommes si peu de choses, devons-nous demander une restauration à laquelle nous n’avons aucun droit en stricte justice. Elle nous est promise, certes, mais elle ne nous est pas due.
Le Messie promis doit toujours être désiré. Il ne saurait apparaître dans un pays qui lui manifesterait de l’indifférence. Il lui faut toujours une minorité qui L’attende. Il était déjà nécessaire de Le désirer sous l’empire de l’ancienne loi. La même nécessité subsiste aujourd’hui pour nous qui attendons Son avènement de majesté : Il doit être désiré avant tous les épisodes qui sont des préfigurations de Son «second avènement ».

 Pour ouvrir la voie à l’intervention divine, il faut que la somme des désirs ait atteint la mesure comble. Ôter la pierre, c’est supprimer l’obstacle entre Jésus et le cadavre. C’est donc aussi combler la mesure des désirs et permettre à l’action divine de s’exercer.

[Jean Vaquié explique ici un point essentiel : il faut que la somme des prières demandant l’intervention divine soit atteinte, il faut que son peuple le désire ardemment et instamment. D’où le très grand danger de toutes les voies qui nous conduisent à prier pour autre chose. Toutes les prières doivent être concentrées sur le désir du retour du divin Maître. Pas pour obtenir un roi temporel : ceux qui prient pour le retour du grand monarque dévient les prières qui devraient être destinées à Jésus-Christ : c’est le retour de Jésus qu’il faut demander, en espérant  ensuite qu’il nous donne son Lieutenant, le roi de France. Que de prières perdues par ces détournements ! C’est comme ceux qui ont prié pour l’élection de Trump (!) et pourquoi pas demain de Fillon ?? Où ont-ils la tête à réclamer des suppôts de Satan au pouvoir parce qu’ils sont plus séduisants que les autres ? Qu’on se le tienne pour dit : pas de solution humaine veut dire qu’il ne faut pas prier pour un remède humain, président, grand monarque ou je ne sais quoi. On doit prier uniquement pour le retour du Christ-roi et lui demander l’intervention divine qu’il nous a promise.]

Lazare veni foras
Pas de restauration possible sans une intervention divine. Il n’y a aucun moyen humain de ressusciter, ni un cadavre de quatre jours, ni une monarchie abolie depuis 200 ans et exécrée par une société secrète mondialement organisée.
Nous devons être bien persuadés que la résurrection que nous attendons est l’œuvre de Dieu d’abord. Elle est destinée à procurer la gloire de Dieu comme c’était déjà le cas pour la résurrection de Lazare : « Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié » (Jean XI, 4).
Or Dieu est jaloux de Sa gloire : « Gloriam meam alteri non dabo » (Isaïe XLII, 8) (Je ne donnerai pas Ma gloire à un autre). Ou encore, dans le Deutéronome V, 3 : « Je suis le Seigneur ton Dieu, fort et jaloux ».
Dieu se réserve la gloire de la résurrection. En conséquence, nous devons nous effacer devant Lui, afin de ne rien Lui ravir de Sa gloire.

[Ce point là aussi est essentiel : quand Dieu agira, il agira SEUL, et ce ne sera pas par l’intermédiaire des hommes. Nous savons que les bêtes et le dragon seront terrassés par la Sainte Vierge et saint Michel, accompagnés des légions célestes. Pas d’hommes là dedans. Tant que nous n’avons pas retiré la pierre, pas d’intervention divine.]

Solvite eum
Après l’action de Dieu, viendra la nôtre
. Car la nôtre viendra aussi, mais seulement après, comme le déliement des bandelettes de Lazare et comme le repas donné à la fille de Jaïre.
Qu’aurons-nous à faire alors ? Sans doute beaucoup de choses. Il est même vraisemblable que « la moisson sera abondante et qu’il y aura peu d’ouvriers ». Mais les tâches d’alors, nous ne pouvons pas les connaître maintenant. Elles sont enfermées dans les secrets de l’avenir. Le texte dit seulement : « Laissez-le aller ». Cette expression sous-entend que Dieu donnera au Roi du Sacré-Coeur une inspiration en rapport avec les circonstances nouvelles. Nous n’aurons qu’à nous laisser guider.

[Il n’y a qu’à ce stade qu’on peut effectivement envisager un roi, le grand monarque. Il est donc inutile de projeter des plans d’avenir car nous ne savons pas encore, je le confirme, ce que sera notre rôle une fois le miracle accompli. ]

Tout ce que nous savons, pour conclure avec Jean Vaquié, c’est que « le divin Maître, nous l’avons vu, entend que le « petit nombre » intervienne pour ôter l’obstacle qui s’oppose à l’action divine, et même, dans une certaine mesure, pour la déclencher. »

C’est là qu’intervient saint Joseph…

 

Saint Joseph à Cotignac : c’est lui qui donne le signal

Jean Vaquié a raison : le déclencheur de l’intervention divine, c’est le Tollite lapidem, ôtez la pierre, et cette action est l’œuvre des hommes, sur ordre de Dieu.
Il s’agit en l’occurrence d’atteindre la somme des prières requises pour désirer le retour du Christ.

Nous ne serons pas seuls : un grand saint, un très grand saint est à nos côtés pour ôter cette pierre, il est venu exprès nous le dire il y a 356 ans : saint Joseph.

gaspard-ricardL’apparition de saint Joseph à Cotignac ressemble étrangement au Tollite lapidem.

Laissons Elise Humbert, dans son ouvrage Cotignac et la mission divine de la France, nous raconter la scène :
« Au matin du 7 juin 1660, le berger Gaspard Ricard mène ses moutons sur les terres arides du Bessillon. C’est un été de particulière sécheresse, l’herbe est rare. Alors Gaspard mène plus haut son troupeau, jusqu’au sommet, où l’heure de midi le surprend. La chaleur devient torride, les moutons inquiets se pressent contre lui. Une immense inquiétude envahit son cœur, il se sent impuissant.
A cette heure point d’ombre ; en ce lieu point d’eau ; il vacille, les forces lui manquent et il s’abat sur la terre brûlante. Va-t-il mourir ici avec son troupeau?
Soudain, tout près de lui se tient un homme de haute stature ; avec grande douceur il s’adresse au berger : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras » [en désignant un énorme rocher à côté de lui].
Gaspard reste sans réaction ; il balbutie enfin « elle est trop lourde ». C’est le « Comment cela se fera-t-il? » plein de foi de la Vierge de l’Annonciation. Alors de nouveau la voix s’élève, le presse, et répète : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras. »
Les mains de Gaspard se glissent sous le lourd rocher, le soulèvent sans peine et le rejettent plus loin. Une eau fraîche jaillit, baigne ses yeux brûlants, inonde son visage, et ses lèvres desséchées boivent avec avidité le premier flot de la source miraculeuse. Quand Gaspard se relève et cherche des yeux son bienfaiteur, le céleste visiteur a disparu. »

Cette apparition de saint Joseph est la seule reconnue en France par l’Eglise. Le sanctuaire de Cotignac est un des rares lieux au monde où soient apparus (et reconnus) à la fois la Sainte Vierge et saint Joseph à deux moments différents : la Sainte Vierge en 1519 et saint Joseph ce 7 juin 1660.
Il faudra 8 hommes forts pour déplacer le rocher.

Le Ciel ne fait pas les choses pour rien. Ce qui est une des très rares apparitions de saint Joseph sur terre ne se limite pas au jaillissement d’une source miraculeuse afin de procurer des grâces à ceux qui viendront le prier sur ce qui deviendra un sanctuaire réputé et très fréquenté. Il y a une portée eschatologique qui se révèle aujourd’hui car l’action de Gaspard soulevant seul cette grosse pierre est la même que celle qui consiste à retirer la pierre du tombeau de Lazare.
La différence entre les deux événements, c’est que dans le second, la pierre est ôtée avec l’aide et sur l’ordre de saint Joseph par un homme seul et épuisé, presque sans vie.

 Gaspard figure le petit reste à bout de force et saint Joseph l’aide divine qui nous est envoyée afin d’ôter la pierre.
La fontaine figure les grâces que nous avons perdues
, l’eau du baptême qui procure la vie éternelle, et que le Seigneur change en vin à Cana, c’est à dire change en grâces. Depuis l’apostasie de l’Eglise, il n’y a plus de vin nouveau, la vigne languit (Isaïe 24, 7-9) : « Ils n’ont plus de vin » répète à Pontmain la Vierge de Cana.
Oui, ils n’ont plus de forces, ils sont épuisés, à bout, sonnés, mis à terre par la bête.
La Sainte Famille, présente au dernier tableau de Fatima, sera présente aussi au Tollite Lapidem : Marie pour demander l’intervention de son Fils, saint Joseph pour nous faire ôter la pierre et nous soulager par l’eau purificatrice, et Jésus transformera cette eau en vin, manifestant une fois de plus sa divinité : et ses disciples (le petit reste) croiront enfin à son second avènement.

Cette intervention miraculeuse de saint Joseph à la fin des temps peut se comprendre à l’aide de deux éléments : la date et la mission de ce très grand saint.

 

La date : le 7 juin 1660 est en lien avec Louis XIV donc avec le grand monarque

Pourquoi saint Joseph apparaît-il à Cotignac ? Parce que la Sainte Vierge y était apparue 141 ans auparavant, afin de servir de signe pour la naissance de Louis XIV.
cotignac_fiacre2En effet, la naissance de Louis-Dieudonné est due à l’intervention miraculeuse de Notre-Dame auprès de frère Fiacre en 1637, auprès duquel elle se fera connaître comme Notre-Dame de Grâces de Cotignac.

Louis XIV, qui connaissait l’origine miraculeuse de sa naissance, tenu à remercier en personne Notre-Dame de Cotignac lors de son voyage en Espagne pour son mariage avec l’infante. Cette visite eu lieu en grande pompe le 21 février 1660.

La même année, le 7 juin, saint Joseph apparaissait.
Or saint Joseph a choisit le jour du sacre de Louis XIV (7 juin 1654) !
Ce même 7 juin, les époux royaux passaient la frontière et pénétraient en France.
Le mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse fut célébré deux jours plus tard, le 9 juin 1660 à saint Jean de Luz.
Ce n’est pas tout ; à la mort de Mazarin (9 mars 1661), la première décision du jeune monarque absolu fut de « célébrer et chômer la fête de saint Joseph » (donc en faire un jour férié) dès le 19 mars suivant, et de consacrer son royaume à saint Joseph. Ce qu’il fit dans une des chapelles du palais du Louvre le 19 mars 1661.

Ces trois événements (naissance, jour du sacre, consécration du royaume) prouvent que saint Joseph est intimement lié à Louis XIV donc au roi soleil, donc au plus grand roi de France, qui préfigure le grand monarque qui lui aussi doit redresser la France et le monde.
Sauf que ce grand monarque, c’est tout simplement Jésus-Christ qui est roi de France comme le rappelait si souvent Jeanne d’Arc. Jésus, que l’Eglise aime appeler le Soleil levant.

Quand à la date du 7 juin, l’ennemi sait bien qu’elle est importante. C’est le 7 juin 1967 qu’Israël envahit la totalité de Jérusalem lors de la guerre des 6 jours. C’est le 7 juin 1982 que Jean-Paul II et Ronald Reagan signent au Vatican un pacte secret pour combattre le communisme. C’est le 7 juin 2016 qu’Hillary Clinton fut assurée de remporter l’investiture démocrate.

Le rapprochement entre le tollite lapidem de saint Joseph et de Lazare se tient.
Le rapprochement entre saint Joseph et le grand monarque se tient.

Voyons maintenant quel est le rôle de saint Joseph dans le plan divin.

 

Saint Joseph, l’annonciateur du Fils de Dieu

Nous comprendrons mieux le rôle de saint Joseph à la fin des temps en nous rapprochant de son rôle en tant que père adoptif de Notre-Seigneur.

st-joseph2J’emprunte quelques passages-clés du livre sur Saint Joseph du marquis de la Franquerie :
« La vie de saint Joseph touchait à sa fin quand le temps de l’accomplissement de la mission du Fils de Dieu approchait.
Saint Joseph avait consacré toute sa vie à la Vierge et à l’Enfant-Dieu en vue de la mission divine de celui-ci. »
Joseph prépare et introduit le règne de Dieu. Or il s’agit bien ici de la manifestation de la puissance divine en vue du second avènement du Christ.
Nous sommes dans des temps similaires.
Continuons.

Le marquis de la Franquerie cite Monseigneur Gignoux :
« Entre les deux Testaments, quand l’ancienne loi va finir et la loi d’amour commencer, s’élève une figure simple, douce, grave et majestueuse. Saint Joseph nous apparaît comme le trait d’union qui relie l’ancien monde et le nouveau.
La mission de saint Joseph est de servir de voile à la maternité virginale de Marie et à l’Incarnation du Verbe, afin de tenir ces mystères cachés jusqu’au jour fixé par la volonté du Seigneur. »

Voilà la clé de la fin des temps : tout n’a pas été dit, tout n’a pas été compris, toutes les prophéties ne sont pas claires et ne le seront pas tant que l’heure ne sera pas venue.
C’est saint Joseph qui aura le privilège de lever le voile sur les mystères de la fin des temps lorsqu’il nous fera ôter la pierre.
Alors les prophéties s’accompliront et les mystères se révèleront.

N’oublions pas que l’enjeu principal c’est l’Eglise ; c’est elle qui est morte (qui dort) et qui doit ressusciter. C’est parce qu’elle a renié sa foi que le monde a été livré à la bête. Pour que les bêtes disparaissent, il faut que l’Eglise renaisse : la Jérusalem céleste est la figure de la nouvelle Eglise.
C’est cette résurrection que nous attendons une fois que la pierre aura été ôtée et que Jésus lui aura dit « sort » c’est à dire réveille-toi, sort de ton sommeil, retrouve ton éclat d’antan et ton Dieu dans tes tabernacles.
Qui mieux que saint Joseph pouvait avoir le rôle d’entremetteur entre Dieu et son Eglise puisqu’il est lui-même le protecteur et le patron de l’Eglise universelle ?

Ce qui nous amène au dernier point : le lien avec le 8 décembre.

Qu’est-ce que le 8 décembre ? L’Immaculée Conception, le premier jour du salut de l’humanité.
Pour sauver les hommes, Dieu a choisi de revêtir la condition humaine et de se faire homme. Pour cela il devait naître d’une Vierge pure, du plus bel écrin que l’humanité pouvait lui offrir : la Vierge Marie.
Pas de Marie, pas d’Incarnation du Fils de Dieu, pas de salut pour les hommes. Par conséquent la toute première date du plan de salut des hommes est celle de l’Incarnation de celle par laquelle tout sera rendu possible, donc le 8 décembre.
L’ennemi le savait bien en prenant lui aussi comme référence et point de départ de son plan de destruction de l’Eglise le 8 décembre 1965 pour la clôture du concile.

Nous venons de voir le rôle crucial de saint Joseph dans le plan divin de la fin des temps.
Or saint Joseph est proclamé solennellement et officiellement patron de l’Eglise universelle par le pape Pie IX le 8 décembre 1870.
Son nom est ajouté au canon de la messe sur décision du pape Jean XXIII à compter du 8 décembre 1962 ; cette seconde date crée un lien direct entre saint Joseph et le concile.

Relisez ce que je disais sur saint Joseph le 16 mars dernier dans mon article La moisson : c’est saint Joseph qui va mettre fin à l’iniquité.

Le plus beau est que cela correspond à la plus grande fête de sa très sainte Epouse, qui est aussi la Mère de l’Eglise. Une fois de plus la Sainte Famille est réunie.

 

Le 9 décembre 2016 : ôtez la pierre !

Tous les spécialistes des prophéties vous le diront : le Ciel donne toujours des signes et des indices à l’avance. Pour que les hommes puissent se préparer.
Mgr Gaume disait « les prophètes lisent dans l’avenir et annoncent comme présents des événements qui ne s’accompliront que plus tard : chacun sait cela« .
Rappelons que la chute de Jérusalem en 70 par Titus avait été précédée de nombreux signes, certains 7 ans avant.
Et finalement, n’est-ce pas ce que nous faisons ici, sur le Grand Réveil ? Compiler les signes afin de tenter de comprendre le calendrier divin.

Ce calendrier il arrive et nous le savons grâce à un signe donné il y a deux ans :
le 9 décembre 2014, Serge Lazarevic, le dernier des otages français a été libéré après 1111 jours de détention.

Il s’appelle Lazarevic… comme Lazare.
C’était le 9 décembre soit le lendemain du 8 décembre.
Or j’explique depuis plusieurs mois que le jugement des nations, ou jour de la colère de Dieu dure un an (Isaïe 34, 8) et qu’il a débuté le 8 décembre 2015 (jubilé de la miséricorde et 50 ans révolus de Vatican II) et qu’il se terminera le 8 décembre 2016 : le point Omega.
Après le 8 décembre, la justice s’enclenche.

Nous en avons maintenant la confirmation grâce à Lazare.
Le 9 décembre, la somme des prières sera atteinte, la pierre sera ôtée en présence de saint Joseph et le mystère de Dieu s’accomplira. Nous entendrons alors « Lazare sort« .
Nous saurons ce jour-là en quoi consiste le mystère de Dieu et nous aurons probablement de premières révélations.
nd-guadalupe
Une chose est sûre : le voile ne peut que se relever progressivement et les mystères divins ne peuvent être compris que de ceux qui en auront reçu la grâce : « les méchants feront le mal, et aucun méchant ne comprendra; mais les intelligents comprendront » (Daniel 12, 10).
Une autre chose est sûre : il n’est pas possible de savoir avec exactitude ce qui peut se passer ; il faut avoir la patience d’attendre et l’humilité de ne pas tout connaître.

Le 9 décembre, c’est aussi la fête de saint Pierre Fourier et la date de la première apparition de Notre-Dame de Guadalupe, la Vierge de l’Apocalypse.

 

Conclusion

On a vu que saint Joseph apparaissait le 7 juin, en liaison avec Louis XIV, mais que cette année-là (1660) l’événement marquant concernant le roi avait lieu deux jours après, le 9 juin.
Il en va de même pour décembre : saint Joseph désigne là encore un autre 9. Les 8 et 9 décembre réunissent à nouveau la Sainte Famille.

On peut assimiler l’épisode du Tollite lapidem (ôtez la pierre) à la résurrection des témoins de l’Apocalypse car il peut s’agir de la même chose.
Dans les deux cas il s’agit d’une résurrection à partir d’une intervention divine.

Les deux témoins sont les fidèles et le clergé restés fidèles à la tradition et à la foi de leurs pères. Depuis l’avènement de la bête au Vatican (pape François) ils sont comme morts, écrasés par son iniquité ; ils sont exsangues, épuisés comme Gaspard Ricard, étendus au milieu de Babylone-Egypte sans rien pouvoir faire, si ce n’est prier. Les 3 jours et demi où ils restent étendus correspondent aux 3 ans et demi (et un petit peu plus selon Daniel) de règne de la bête.
Leur résurrection se situe à la fin de la 6ème trompette et constitue vraisemblablement la transition vers la septième.
Or c’est bien à la 7ème trompette que le mystère de Dieu s’accomplit.
Le septième sceau s’est ouvert un peu avant, probablement le 8 novembre, avec une demi-heure de silence (d’attente) soit un mois qui nous mène au 8 décembre.

Nous attendons donc la révélation de la 7ème trompette et de la 7ème coupe pour le 9 décembre de cette année, qui verra s’accomplir la libération des justes et le châtiment des méchants.
Pour combien de temps et de quelle façon ? Il est trop tôt pour le dire.
Nous savons juste qu’alors nous commencerons à savoir ce que nous avons à faire (solvite eum).

Le pardon est accordé aux âmes sincères qui se repentent et font pénitence.
Jusqu’au jour où le mystère de Dieu s’accomplit et que la justice s’enclenche.
Veillez et priez car l’heure est proche.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : otez-la-pierre

Illustration du haut : sanctuaire saint Joseph à Cotignac dans le Var.

 

 

 

359 Commentaires

  1. Sophie

    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/12/07/paris-connait-le-plus-long-et-le-plus-intense-pic-de-pollution-hivernal-depuis-dix-ans_5044804_1652666.html

    Ils sont mignons d’entretenir la psychose tout en laissant penser au pire http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/menace-d-attentats-bfmtv-a-pu-entrer-a-peine-fouille-dans-un-grand-magasin-892449.html

  2. Gégé22

    Pendant que nous regardons ailleurs, Obama tente de faire passer une interdiction de survol de l’espace aérien syrien et fait livrer des armes aux « rebelles ». Ces initiatives avant la fin de son mandat peuvent conduire très vite à une guerre avec la Russie et la Chine
    http://www.voltairenet.org/article194360.html
    https://fr.sputniknews.com/international/201612061029045330-livraison-missile-us-opposition-syrienne/
    La date du 8 ou 9 decembre sera-t-elle le début de la guerre de Gog et de l’armaggedon

  3. ZORRO

    Cher Yannick L.

    Ne confondez pas, la fin du monde avec la fin des temps.
    Dans la perspective de la fin du monde, cela sera dans un millier d’année, lorsque la parole de dieu aura
    atteint tous les hommes et dans l’univers tous sera accompli.

    En revanche la fin des temps, il s’agit de la fin de la période de miséricorde, qui laisse la place à la justice
    divine.

    Le monde est au seuil d’un grand changement, ce sera la fin d’une civilisation.

    N’oubliez pas que les démocraties, les républiques, la laïcité et les droits de l’homme ne sont rien d’autre
    que l’invention de Satan.

    Par exemple, la renaissance n’est rien d’autre que la restauration de l’équivalent de l’empire romain.

    Viva El Cristo Rey

    Avanti con Maria

    Amici miei

    Avec mes sentiments dévoués

    ZORRO

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