La guerre spirituelle

Saint-Esprit

Nous allons approfondir une notion déjà abordée sur ce blog mais oh combien fondamentale car trop souvent négligée ou minimisée : la troisième guerre mondiale est une guerre spirituelle et non pas un affrontement classique entre nations.

J’utilise volontairement l’expression de « 3ème guerre mondiale » car la phase active de celle-ci, le point critique si l’on veut, fut la victoire remportée par Satan dans le temple saint, l’Eglise de Dieu, lors du concile Vatican II.

Bien sûr, cette guerre n’a pas commencé en 1962, elle est en filigrane tout au long de l’histoire de l’Eglise ; disons qu’elle a marqué des points décisifs au moins à deux reprises : l’hérésie protestante des Luther et Calvin, première attaque pérenne à l’intérieur même de la chrétienté, et la déclaration des droits de l’homme, premier acte politique de la Révolution française qui, dès 1789, décide de substituer à une loi dont les fondements sont divins (la loi naturelle et les dix commandements) une loi dont les fondements sont humains.

Mais pour la première fois, au concile Vatican II, le poison du diable entre au sein même de l’Eglise et celle-ci l’adopte officiellement.
« Quand vous verrez des armées investir Jérusalem, sachez alors que sa désolation est arrivée » nous a prévenu Jésus-Christ en Luc 21, précisant en Matthieu 24 que cet événement sera l’abomination de la désolation en lieu saint.
Le Lieu saint, Jérusalem sont des métaphores qui désignent, nous le savons, l’Eglise de Dieu c’est-à-dire la Sainte Eglise catholique romaine.

La Sainte Vierge à Fatima a eu la bonté de venir nous préparer à cette perspective en nous donnant des repères : quand elle annonce qu’une guerre pire encore débutera sous le règne de Pie XI, elle ne désigne pas la seconde guerre mondiale, qui débutera sous Pie XII, mais bien cette guerre totale contre le peuple de Dieu. Elle parle d’ailleurs de guerre, de famine et de persécutions contre l’Eglise et le Saint Père.
Or sous Pie XI ont bien débuté le nazisme et le stalinisme (famine et persécutions) et furent signés les accords de Latran, pente fatale qui conduira lentement mais sûrement l’Eglise catholique à se comporter en Grande Prostituée en devenant un Etat comme un autre.

N’est-ce pas le pape Paul VI qui l’avoua lui-même le 29 juin 1972 en révélant que la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu ; il était bien placé pour le savoir, lui le principal artisan du concile et auteur de la nouvelle messe !

Pourquoi n’arrivons-nous pas à comprendre des choses aussi simples, aussi évidentes ?
Parce que nous subissons de plein fouet les conséquences de la guerre spirituelle.
Expliquons-la.

 

Le Messie révèle notre dimension spirituelle

Dans un article en avril dernier, j’avais abordé les aspects moraux, intellectuels et matériels de la persécution de l’Antéchrist, montrant sa redoutable efficacité car elle a permis de modifier durablement la vie morale, affective, matérielle et religieuse de l’homme, dans un sens opposé au sens chrétien. Y compris et surtout dans nos pays occidentaux.
Ces persécutions ne sont pas nouvelles mais nous savons que l’Antéchrist déchaînera et utilisera simultanément ces trois sortes de persécutions selon Don Jean de Monléon.

Il en reste une cependant ignorée de tous : la persécution spirituelle.

Saint Paul, dans une de ses lettres, nous enjoint à se méfier de la chair, du monde et du démon.
La chair désigne le plaisir des sens et selon l’importance que l’homme lui accorde, peut être source de graves désordres, nous le savons.
Le démon est cet esprit malfaisant, rebelle à Dieu, qui, avec les anges déchus qui l’accompagnèrent dans sa chute, cherche à causer la perte de l’homme en le poussant à la faute : le péché.
Mais pourquoi distinguer le monde ?
Parce que le monde représente l’ensemble des choses matérielles qui nous entourent.
Le monde correspond à la réalité matérielle de la terre et de la vie telles que le perçoit le genre humain, grâce à ses deux facultés : les facultés physiques et les facultés intellectuelles.

C’est ainsi que le monde fonctionnait jusqu’à Jésus-Christ.
L’Ancien Testament.

La venue de Jésus-Christ sur terre va apporter un changement fondamental, bien plus élevé qu’on ne le pense.
Dieu le Fils va en effet révéler à l’être humain sa dimension spirituelle.
Mis à part un petit nombre de privilégiés (des prophètes ou des chefs du peuple comme Moïse ou Samuel), la dimension spirituelle des hommes n’avait pas été « activée ».

L’homme possède une prédisposition naturelle à commettre le bien, à rechercher l’harmonie et la paix, qui lui est insufflée divinement. Ceux qui suivent instinctivement cette règle et repoussent pour cette raison les tentations du diable, l’Eglise catholique les appelle « les hommes de bonne volonté » ; elle sait que Dieu, dans sa grande miséricorde, saura, dans une certaine mesure, les accueillir dans son paradis.

Mais elle sait aussi que le Christ n’est pas venu rétablir un royaume temporel (ce que les juifs croyaient puisqu’il était l’héritier de David) mais établir un royaume spirituel, le royaume des âmes, dont le dépositaire est son Eglise. C’est pourquoi le chef de cette Eglise, le pape, est appelé le vicaire du Christ. Ce royaume spirituel, il l’a institué le Jeudi Saint, à la Cène, en rendant visible ce qui était invisible, mais surtout en instituant le temple de Dieu en chaque homme selon les termes de saint Paul.

Voilà la différence fondamentale entre une divinité inventée par les hommes et le Fils de Dieu : seul le Messie pouvait révéler à chacun d’entre nous sa dimension spirituelle en y rendant possible la présence du Saint-Esprit.

Ce mystère divin est relativement simple à comprendre. Puisque « l’homme ne peut me voir et demeurer en vie » (Ex. 33, 20), Dieu devait revêtir la nature humaine afin de se manifester aux hommes et leur révéler la Vérité. Le Christ est l’image du Dieu invisible (Col. 1, 15).
Quelle est cette Vérité ?
Que Dieu est à la fois Un et Trine. Il fallait attendre la venue de Jésus-Christ sur terre pour connaître le mystère de la Sainte Trinité.
Que Dieu est amour, et que par amour, il a fait le don total de sa personne jusqu’à mourir sur la croix pour racheter nos péchés.
Un tel mystère est incompréhensible pour toute personne n’ayant pas la foi.
C’est ici que la foi intervient. Tout est transformé par la foi.
Et la foi provient de la vie spirituelle.
La vie spirituelle est possible à partir du moment où le Saint-Esprit entre dans notre cœur.
Comment entre-t-il dans notre cœur ? Par le baptême d’abord, et l’Eucharistie ensuite.

A partir de ce moment-là, la grâce sanctifiante transforme l’être humain et le pousse à la sainteté malgré les embûches du démon.
Il peut ainsi, selon les termes de saint Paul, non plus vivre selon la chair mais vivre selon l’Esprit. Car le fruit de l’Esprit c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance (Galates 5, 24) ; Sans la grâce divine, il sera très difficile de parvenir à une telle disposition de l’âme.

C est pourquoi l’Eglise, dépositaire de cette merveille, résumait sa mission en une phrase choc : « Hors de l’Eglise point de salut » car elle savait qu’il ne suffit pas de dire Seigneur Seigneur pour être sauvé, mais qu’il faut vivre selon l’Esprit, c’est-à-dire accéder à la vie spirituelle.

Ceci explique l’impasse dans laquelle se trouvent les églises schismatiques et hérétiques ; privés du Saint-Esprit, les protestants et les Orthodoxes, qui tous deux pèchent contre le Saint-Esprit (un péché irrémédiable selon les propres termes de Jésus) et contre la Vierge Marie (par le refus de l’Immaculée Conception notamment), ceux-ci sont au même niveau que les païens, les impies ou les infidèles : être dans la catégorie des « hommes de bonne volonté » avec tous les risques que cela implique.
Rejoindre l’Eglise catholique n’est pas une assurance tous risques, mais c’est le meilleur chemin pour prétendre au salut ; d’où la formule choc de l’Eglise.

Cette double dimension du salut est clairement exprimée par Jésus-Christ quand il institue l’Eucharistie. Nous le répétons à chaque consécration.
La coupe du salut, de la Nouvelle Alliance, contient le sang qui sera versé pour vous et pour la multitude. Jésus distingue donc entre les élus (pour vous – pro vobis) et la multitude des sauvés (pro multis) et non pas pour tout le monde ; sinon il n’aurait pas dit pour la multitude mais pour tous (pro omnibus).

On retrouve cette même distinction dans l’Apocalypse : il y a d’une part l’assemblé des Elus, les 144 000, et d’autre part une multitude que personne ne peut dénombrer (Apoc. 7, 9). Les élus sont forcément membres de l’Eglise du Christ, mais ils n’en constituent pas la totalité, juste un petit nombre ; tous les autres, catholiques ou non, constituent la multitude. Enfin, le plus grand nombre, celui des damnés, est symboliquement appelé dans l’Apocalypse « la troisième partie des hommes ».

Notons enfin qu’au moment d’expirer Jésus peut dire « Tout est accompli » car effectivement par sa mort la Rédemption est accomplie, mais aussi par l’Eucharistie le royaume spirituel existe dorénavant sur terre.

L’homme de l’Ancien Testament est un être matériel et intellectuel.
L’homme du Nouveau Testament est un être matériel, intellectuel et spirituel.

J’aime à dire que le Christ n’a régné sur terre que 34 ans. Le temps d’ouvrir les cœurs au Saint-Esprit. Depuis près de 2000 ans, c’est le Saint-Esprit qui règne sur terre. La vie spirituelle, c’est la vie du Saint-Esprit en nous, c’est la transformation de nos corps en temples du Saint-Esprit.
Isaïe disait que le Messie sera rempli de l’esprit qui donne « le sens de Dieu » (Isaïe 11, 3).
Dans les litanies de la Sainte Vierge, la locution Vas spirituale peut se traduire par Vase spirituel ou par Demeure du Saint-Esprit. Le sens est le même : Celui qui nous donne le sens de Dieu, c’est l’Esprit-Saint.
C’est pourquoi à la fin des temps, le Christ revient dans la gloire pour régner. Car nous verrons alors pour de bon le Fils de David monter sur le trône, et son règne n’aura pas de fin.

 

Le combat suprême : la guerre spirituelle

On comprend mieux maintenant les buts poursuivis par Satan.
Il veut tout d’abord déloger le Saint-Esprit du cœur des hommes mais ce n’est pas le plus difficile : par le péché, l’homme perd la grâce sanctifiante et le Saint-Esprit s’en va.
Non, le plus important pour Satan, c’est de faire échec à l’œuvre même du Christ : éloigner à nouveau l’homme de sa dimension spirituelle afin qu’il redevienne comme il était avant, du temps de l’Ancien Testament.

Les catholiques possèdent quelque chose d’infiniment supérieur aux autres, qui les exaspère prodigieusement : la grâce. Celle-ci leur donne une confiance, une sérénité, une espérance, une foi que les païens et les impies ne peuvent comprendre. Ils possèdent aussi une joie intérieure difficilement explicable à ceux qui n’en ont pas fait l’expérience.
Lorsque l’âme bénéficie de la présence de l’Eprit-Saint, elle éprouve un bonheur qu’elle ne peut communiquer humainement car il n’est pas matériel mais spirituel.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Cette réflexion de Saint-Exupéry est typiquement chrétienne, le fruit d’une civilisation spirituelle.

Alors il faut abattre à tout prix l’homme spirituel, le catholique romain, pour qu’il redevienne comme les autres : un être matériel.

Par le biais de l’athéisme, du matérialisme, du laïcisme et des fausses religions, Satan a déclaré une terrible guerre aux dépositaires de la Vérité, à ceux qui peuvent révéler aux autres hommes le moyen par lequel ils peuvent être sauvés : la foi en Jésus-Christ, et ce qui en découle : la vie spirituelle.

Au risque de se répéter, ce n’est pas le péché le plus dangereux : il a toujours existé. C’est la perte du sens spirituel au sein du peuple de Dieu. Les autres peuples ne le possèdent pas, ou alors de façon partielle ou imparfaite. Si le peuple de Dieu perd son sens spirituel, toute l’œuvre initiée par le Christ et accomplie par son Eglise au cours des siècles malgré les embûches sera caduque et les catholiques (re)deviendront des hommes comme les autres, sans ce principe différentiant qui leur permettait de promettre le salut aux hommes en leur transmettant l’héritage du Christ.

Dans ce sens, la bataille semble gagnée par Satan.

Le concile Vatican II n’a pas eu pour unique conséquence l’apostasie du peuple de Dieu, il les a conduits à perdre le sens de la vie spirituelle.
Les catholiques aujourd’hui se comportent comme les autres, comme des matérialistes.
L’Eglise se situe sur un terrain spirituel, elle combat le péché, elle a la charge des âmes.
Si je puis me permettre une petite comparaison, pour l’Etat, quand vous prenez place au volant de votre voiture, vous n’êtes plus un citoyen mais un automobiliste.
Pour l’Eglise c’est pareil : vous n’êtes pas un citoyen mais un pécheur.

A toutes ses apparitions, que dit la Sainte Vierge à chaque fois ?
Priez pour les pécheurs, pénitence…
Elle est le secours et le refuge des pécheurs

Méditons ces paroles, nous autres catholiques : « Jamais la visiteuse de Massabielle n’a ordonné à Bernadette de prier pour les malades, mais seulement pour les pécheurs. ».
(Yvonne Estienne, Lourdes et la Salette, 1958)

Que voyons-nous aujourd’hui ?
Les catholiques se préoccupent des malades, des handicapés, des réfugiés, des familles blessées, des pauvres…, mais jamais, jamais des âmes ni des pécheurs !
Lisez les exhortations papales ; vérifiez les préoccupations de l’épiscopat (pour l’Eglise de France, les trois défis 2016 sont la famille, les migrants et le climat) ; écoutez les objectifs des associations humanitaires catholiques ou tout simplement ceux de l’association du coin qui fait le catéchisme à vos enfants en association avec la paroisse.

L’Eglise catholique ne s’occupe plus des âmes du tout ; sa dimension spirituelle a complètement disparu. Elle parle de conversion écologique, d’accueil des migrants, de solidarité entre pays riches et pays pauvres, c’est-à-dire qu’elle n’a plus qu’une dimension matérielle. Rien ne la distingue d’une autre ONG humanitaire.
Mais aimer son prochain les païens le font tout autant ! s’emportait Jésus ; alors qu’est ce qui nous distingue des autres si ce n’est la dimension spirituelle, celle de les sortir de l’obscurité pour qu’ils puissent eux aussi goûter à la lumière divine ?

Certains m’objecteront que l’Eglise s’est toujours préoccupée des âmes et des corps. Les œuvres charitables catholiques furent nombreuses par le passé. Oui mais c’était à une époque où l’Eglise et l’Etat n’étaient pas séparés, et l’Etat chargeait l’Eglise d’un grand nombre de prestations sociales, à commencer par l’éducation et la santé. On appelle cela aujourd’hui de la délégation de services. A ces époques, l’Eglise menait de front les deux actions : matérielle et spirituelle. Le bâtiment que l’on voit d’abord dans les hôpitaux construits à cette époque, des Invalides à la Pitié-Salpétrière, c’est l’église.
Aujourd’hui, les Etats socialistes font ce travail social, l’Eglise peut donc se recentrer sur son rôle spirituel. C’est pourquoi, le sachant, Dieu a permis qu’elle soit dépossédée de son royaume temporel. La perte des Etats Pontificaux fut un mal nécessaire pour amener l’Eglise à revenir sur son rôle spirituel et à l’assumer pleinement. De Pie IX à Pie XII, les papes l’ont bien compris ; Seul Pie XI n’a pas vu le piège des accords de Latran, ce qui n’enlève rien à la qualité de son pontificat ; il n’avait pas vu que Dieu donnait une chance unique à l’Eglise de quitter tout rôle matériel pour se focaliser uniquement sur sa mission spirituelle. Saint Pie X l’avait bien compris ; en s’opposant à la loi française de séparation de l’Eglise et de l’Etat, il avait refusé tout compromis entre le matériel et le spirituel. Hélas les accords de Latran rétabliront un tel compromis, l’Eglise perdant alors son indépendance d’action et de parole, la fragilisant pour les grands combats à venir (contraception, avortement, expansion de l’Islam…).

 

La nouvelle messe, source active du désastre
La nouvelle messe est pour beaucoup dans cette perte de la spiritualité car elle a supprimé la dimension sacrée de la messe, réduit le recueillement à sa plus simple expression et conduit les prêtres comme les fidèles à privilégier le matériel par rapport au spirituel. On dit que la nouvelle messe a été fortement influencée par les protestants et c’est vrai. Le protestantisme est une expérience grandeur nature de la transmission de la parole de Dieu sans la grâce ; lire la bible ne fera pas de moi un chrétien, encore moins un sauvé, au mieux un homme de bonne volonté. C’est bien peu quand on connaît la vraie dimension spirituelle de l’Eglise de Jésus-Christ et les trésors que renferme l’action de l’Esprit-Saint dans les cœurs.

Satan a donc neutralisé l’Eglise catholique afin de piéger tous les hommes car il n’est pas question pour lui que ceux-ci aient un quelconque accès à la grâce.

 

L’attente messianique faussée

Un autre effet de la guerre spirituelle est de renvoyer les hommes dans les mêmes dispositions que celles du peuple juif au temps de Jésus.
Supprimer la dimension spirituelle revient à renouveler les mêmes erreurs que les juifs de cette époque ont fait concernant l’interprétation des prophéties. Ils n’en voyaient que l’aspect matériel, le sens littéral.

Or l’accomplissement des prophéties par la venue du Messie ont permis de comprendre le sens mystique des textes, et donc de les appréhender sous un jour nouveau.
Par exemple les prophéties annonçaient un roi qui monterait sur le trône de David et rétablirait le royaume d’Israël ; les juifs attendaient un royaume temporel, alors que le Christ est venu établir un royaume spirituel, et fonder son Eglise. Prise dans son sens mystique, la prophétie se comprend ; conservée dans son sens littéral, elle conduit les juifs à attendre toujours le Messie deux mille ans après.

Puisque nous connaissons la différence entre sens mystique et sens littéral et puisque nous savons distinguer entre les deux concernant leur accomplissement, nous devrions être plus à l’aise aujourd’hui, d’autant plus que les grandes prophéties du Nouveau Testament, qu’il s’agisse des évangiles sur la fin du monde ou de l’Apocalypse, ont été transmises après le Christ et peuvent donc être interprétées à la lumière de sa grâce.
De plus, ceux-ci (particulièrement l’Apocalypse) ont été rédigés dans un langage imagé déjà rencontré dans les textes de l’Ancien Testament, le livre de Daniel notamment.

Eh bien non, Satan est passé par là et a considérablement réduit nos capacités spirituelles. Nous sommes aussi très influencés par les nombreux écrits émanant de protestants ou assimilés qui, n’ayant pas la vie spirituelle, distillent une lecture littérale des prophéties qui fausse tout. Sans compter sur leur mauvaise foi.
Ainsi, avec une grille de lecture faussée, nous ne sommes plus capables de reconnaître que les prophéties du grand monarque sont semblables, à quelques nuances près, à celles concernant le Messie dans l’Ancien Testament. Prises dans leur sens mystique, et à l’aide de quelques connaissances théologiques et historiques, elles s’éclairent totalement : c’est l’annonce du règne du Christ dans les cœurs et sur la terre, l’avènement de la Jérusalem Céleste, de la nouvelle Eglise ressuscitée après sa Passion et sa mise au tombeau.

 

Pour compliquer encore les choses, Satan multiplie aussi les fausses apparitions de Jésus et de Marie avec une incroyable profusion de messages ces trente dernières années. Pourtant, Jésus nous avait bien prévenu qu’à la fin des temps s’élèveront de faux prophètes qui induiront un grand nombre en erreur (Matthieu 24, 11) et qu’ils seront nombreux à se faire passer pour le Christ lui-même.

J’ai noté un jour une réflexion de Dominique Tassot qui m’a semblée particulièrement juste : « La meilleure façon de mentir, c’est d’induire en erreur en ne disant que des choses vraies ».
C’est exactement la stratégie de Satan. L’enseignement de l’histoire à l’école ne repose que sur ce principe.
Les messages des faux Christ et fausses Sainte Vierge, sous les apparences du vrai, emploient la même technique pour distiller savamment de fausses idées, principalement :
1) Faire croire que les grandes échéances sont encore éloignées, que nous ne sommes qu’au début des tribulations ;
2) Donner une fausse définition de l’Antéchrist en insistant sur l’interprétation littérale des textes qui le présentent comme une personne humaine unique ;
3) Inciter les exégètes et les populations à privilégier le sens littéral des prophéties au détriment du sens mystique (ou spirituel) renouvelant ainsi les mêmes erreurs que les juifs attendant le Messie ;
4) Faire croire que le plan de Satan va se réaliser, toujours dans un sens littéral (troisième guerre mondiale, effondrement économique, etc…)

Que les hommes aient dans leur grande majorité une interprétation littérale des prophéties et renouvellent les erreurs du passé, on peut le comprendre puisqu’ils sont devenus matérialistes à outrance. Mais que l’interprétation catholique des prophéties les rejoigne, voilà une conséquence fâcheuse de l’esprit du monde y compris sur ceux qui devraient rester vigilants puisqu’ayant par nature une vision spirituelle du monde.
On mesure ici le chemin parcouru par le diable et le sens d’une phrase comme « Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. » (Apoc 13, 7).

 

Cette guerre spirituelle est-elle totalement perdue ?

Non, il ne semble pas car le Seigneur veille au grain.
Une âme privilégiée, Jeanne Vergne, remarquait le 2 mai 1924 :
« Les forces de Satan ont des limites et la puissance de Dieu peut tirer le bien du mal. »

Silencieusement, imperceptiblement, le Bon Dieu prépare les âmes.
Le nombre des Justes est arrêté au livre de vie, mais il reste la multitude des hommes de bonne volonté qu’il convient d’accroître.

Il y a une volonté divine derrière les valeurs d’amour et de miséricorde qui sont dominantes aujourd’hui, même si elles sont faussées par l’esprit du monde dans le style bergoglien. Les hommes ont une soif de spiritualité que la laïcité, malgré ses efforts ne parvient pas à combler. Le vide n’a qu’un temps, à nous de le combler par une prédication adaptée.

Les attentats du 13 novembre, ces autels spontanés, ces milliers de fleurs et de bougies ont montré que dans l’adversité, les hommes se souviennent qu’il existe un Sauveur. Je ne suis pas certain que Satan ait gagné son pari et combien dans ces foules n’ont-ils pas eu une pensée pour ce Dieu qu’ils avaient oublié ? Après tout, il subsiste encore quelques réflexes chrétiens dans notre société.

Notre rôle à nous, apôtres des derniers temps, va être de ramener les gens dans les bras de l’Esprit-Saint, de casser cette gangue matérialiste qui bloque les cœurs et les esprits, avant qu’il ne soit trop tard.
Avec l’aide de la grâce de Dieu.

Pour télécharger l’article au format pdf, cliquez sur ce lien : La guerre spirituelle

175 Commentaires

  1. Paul

    Bah dis donc, le Stan Maillaud un gros mytho… En fait pour lui, les méchants, c les cathos intégristes… Merci. Tant qu’à faire c aussi les Jésuites, non ? Comme Bergoglio 😉

  2. isabeille

    Bonjour.
    J’écoute depuis quelques jours les cours de l’abbé Laguérie sur youtube dont j’avais trouvé le lien dans les commentaires.
    Je me suis dit après avoir vu la leçon n°13 sur la prière que je devais commencer par la leçon 1 afin de procéder dans l’ordre, vu que bien que baptisée, je n’ai reçu aucune éducation religieuse. Et alors que j’écoutais et regardais avec attention la seconde leçon, un signe que faisait le prêtre m’a frappée. J’ai fini par faire un arrêt sur image et je vois le signe de satan.
    J’aimerai beaucoup avoir l’avis de tous au sujet de cela car j’ai stoppé tout visionnage et je ne sais que penser. De plus, j’ai rédigé un commentaire sous la vidéo en précisant le moment exact et mon commentaire n’est jamais apparu sur youtube.
    Pourriez vous m’aider à comprendre?
    Voici le lien de la dite vidéo

    Le signe de satan se trouve à 28.05 min

    Un grand merci d’avance pour vos avis à tous.
    Belle nuit à vous, soyez bénis

  3. Florence

    Pleine lune
    Les plus observateurs d’entre nous auront peut-être fait ce drôle de rapprochement : la dernière fois que Noël s’est déroulé une nuit de pleine Lune (en 1977 donc), c’était l’année du premier épisode de la série Star Wars (Un Nouvel Espoir). Or, ce Noël ci est justement marqué par l’incontournable sortie de la suite de La Guerre des Etoiles (les fans y verront peut-être autre chose que le simple fruit du hasard !)

    Pour être précis, sachez que la Lune sera à 100% pleine dans la nuit du 25 au 26 à 00h11 !

    • Richard

      Merci aldesy pour vos bons vœux.
      Recevez, également, les miens et passer tous, un Joyeux Noël.
      Que l’Amour et la Paix, soient au rendez-vous dans vos cœurs pour cette si belle fête de Noël.

  4. lodela971

    Pour information … Les musulmans et les Chrétiens vont célébrer la naissance de leurs prophètes respectifs le même jour

    Par: Aliou FAMA |20 Déc, 2015 à 13:53

    La communauté musulmane célébrera Al-Mawlid Annabawi, ou naissance du Prophète de l’Islam Mohamed (Salla Allah Alih Oua Salam) le 24 décembre 2015. Aid Al Mawlid, l’anniversaire du prophète sera ainsi fêté le jour de Noël qui célèbre la naissance de Jésus fils de Marie. Les musulmans et les chrétiens vont célébrer la naissance de leurs prophètes respectifs le même jour.
    Mieux encore, cette année est aussi doublement exceptionnelle puisqu’en se basant sur le principe de déduction d’une dizaine de jours chaque année pour la célébration des fêtes religieuses musulmanes, en 2015, le Mawlid Ennabaoui sera célébré deux fois la même année. Un double anniversaire pour une même date de naissance puisqu’on a célébré le Mawlid le 4 janvier 2015 et puis le 24 décembre 2015.
    La 1ère fois depuis 457 ans
    Pour la 1ère fois depuis 457 ans, les fêtes de Mawlid et Noël seront célébrées à la même période.
    Le Mawlid aura lieu le 24 décembre pour la totalité du monde arabe et le 25 décembre pour le reste de la planète. Une coïncidence rarissime que l’on a dû observer trois ou quatre fois dans l’histoire de l’humanité.
    En effet, Il faut remonter à l’année 1558 pour trouver une configuration comparable, c’était le 12 Rabiaa Al-Awal de l’an 966 de l’hégire, alors qu’en 1852, le Mawlid coïncidait avec le 25. C’était l’an 1269 de l’hégire.
    Le 25 décembre, jour supposé de la naissance de Jésus, est une date de consensus, car la date réelle n’est pas certaine. Mais c’est la date qui est retenue par l’église Chrétienne.
    Source : Algerie360/ Algerie1

    • Jean-Paul

      Pour information… Jésus n’est pas prophète mais il est Dieu (Phil. II, 6 et Jean I, 1-… ) et tout genou fléchira devant Lui dans le ciel, sur la terre et dans les enfers (Phil. II, 10 ).
      Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme Il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
      Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio, et nunc, et semper,et in saecula saeculorum. Amen.
      Et Il nous a mis en garde contre les faux prophètes (Matth. XXIV, 11. et IIJean, 7.)
      Et Il nous a donné les moyens de les reconnaître (MATTH. VII, 15-20. et GAL. I, 8-9)
      Et Il ne fait aucun consensus, aucun: Il est DIEU.
      Joyeux Noël !!!

  5. cat

    JOYEUX NOËL A TOUS
    Le 24 décembre 496 : prédiction de Saint Rémi à Clovis faite la veille de son sacre à Reims.

    La voici : « Apprenez mon fils que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise romaine, qui est la seule véritable Eglise du Christ. Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes de la terre ; il embrassera toutes les limites de l’Empire romain et soumettra tous les autres royaumes à son sceptre. Il durera jusqu’à la fin des temps. Il sera victorieux et prospère tant qu’il restera à la foi romaine et ne commettra pas un de ces crimes qui ruinent les nations. Mais il sera rudement châtié toutes les fois qu’il sera infidèle à son vocation. Vers la fin des temps un descendant des rois de France règnera sur tout l’Empire Romain. Il sera le plus grand des rois de France et le dernier de sa race. Après un règne des plus glorieux, il ira à Jérusalem, sur le Mont des oliviers où il déposera son sceptre et sa couronne, et c’est ainsi que finira le Saint Empire romain et Chrétien. »

  6. kenjjo60

    Bonjour fréres et soeurs en Christ,

    En ce dernier Noel, je vous souhaite de trés bonne fétes à tous. 🙂
    Je vous souhaite également une trés bonne année 2016 qui commencera normalement en mars.
    Je vous souhaite également une bonne retrouvaille pour le mois de février.

    Que Dieu vous marques et vous guides.

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