Les mystères divins

rédemption

Pour bien comprendre la fin des temps et la fin du monde, il faut admettre une chose : c’est que Dieu ne révèle pas tout à l’avance. Il conserve un certain nombre de mystères qui ne sont pas prophétisés, ou du moins pas suffisamment clairement.

Depuis les origines de notre planète, il n’y a que trois événements réellement majeurs qui comptent vraiment :
1) La création du monde
2) La venue sur terre du Fils de Dieu
3) La fin du monde

Notre génération va avoir la chance extraordinaire de vivre le troisième : la fin du monde.

Sur ces trois points, seuls le deuxième et le troisième ont été prophétisés.
L’ont-ils été entièrement, sans zones d’ombres ?
Non, le Seigneur se réserve toujours des mystères qu’il ne révèle qu’au moment de l’événement en question.

En effet, si on se rapporte à la venue du Messie, il y a au moins trois points, pourtant essentiels, qui n’avaient pas été annoncés à l’avance, ou du moins qui n’avaient pas été compris comme tels, et qui seront révélés par le Messie en personne :
1) L’existence de la Sainte Trinité
2) Le fait que le Sauveur soit le Fils de Dieu en personne
3) La raison exacte de sa venue : mourir pour racheter tous nos péchés

Bien malin celui qui sera capable de trouver ces trois éléments dans l’Ancien Testament. Et pourtant, Jésus lui-même expliquera aux disciples d’Emmaüs les divers passages de l’écriture le concernant.

 

La Sainte Trinité

L’Ancien Testament ne parle pas de la Sainte Trinité et ses prophètes ne l’annoncent pas. Il décrit un Dieu unique, Yahvé, dont le nom ne se prononce pas et ne s’écrit pas. Cet extraordinaire mystère d’un seul Dieu en trois personnes ne sera révélé que par la deuxième personne, Jésus-Christ.
Pourquoi ?

Parce que la Sainte Trinité ne pouvait pas être révélée auparavant. Il manquait un élément essentiel, celui destiné à la révéler : la Très Sainte Vierge Marie.

La Sainte Trinité c’est l’unité : trois personnes distinctes qui ne font qu’un seul Dieu.
Mais nous savons par l’Ancien Testament que l’homme ne peut voir Dieu sans mourir. C’est pourquoi, pour que Dieu se révèle aux hommes, il a décidé de revêtir la nature humaine, d’où la double nature du Christ, que l’Eglise catholique nous enseigne être totalement homme et totalement Dieu.

Pour revêtir la forme humaine, Dieu devait passer par un écrin pur et sans tâche, un écrin à la fois immaculé et de toute beauté, celle qui est à la fois la fille du Père, la mère du Fils et l’épouse du Saint-Esprit.

D’où les paroles, prophétiques celles-là, du livre de l’Ecclésiastique (24, 14) :
« Dès le commencement, avant que le monde ne soit, Dieu m’a créée.
Et j’existerai toujours dans la suite des siècles.
Dans la sainte demeure, j’ai rempli mon rôle en sa présence. »

D’où le merveilleux texte du livre des Proverbes (8, 22), que nous lisons à la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre :
« Avant même que le Seigneur ait rien créé, tout au début de son œuvre, je lui appartenais.
Dieu m’a voulue de toute éternité, depuis toujours, avant la création du monde. »

D’où cette quatrième personne, indispensable pour révéler aux hommes les trois premières.
C’est pourquoi le nombre 4 est celui de Marie, après les 3 premiers, attribués à la Sainte Trinité.
Le 4 accomplit toutes choses, il correspond à une fin : tout se termine en 4.
Il faut 4 saisons pour boucler une année, elle même scindée en 4 x 3 mois ;
Il y a 4 éléments, l’eau, la terre, l’air et le feu ;
Tout se mesure de 4 façons : longueur, largeur, hauteur, profondeur ;
La forme géométrique parfaite, le cercle, se divise en 4 parties égales ;
Etc… tout s’accomplit en 4.
C’est pourquoi, au chemin de croix, Jésus rencontre sa mère à la quatrième station.

 

Second mystère divin : l’amour de Dieu

Mais Marie ne se contente pas uniquement de nous révéler la Sainte Trinité, par sa seule présence, nous allons comprendre également un autre point essentiel des mystères divins: l’amour de Dieu pour les hommes.

Marie, c’est le summum de l’amour puisque le Christ, par amour pour nous, viendra offrir sa vie pour nous sauver.
Or qui mieux que la mère peut représenter l’amour ?

D’où le rôle premier et essentiel de la femme : enfanter pour donner la vie et par là, insuffler l’amour à tous les hommes.
D’où le Cantique des Cantiques, qui montre la nécessité et l’importance de la Bien-aimée et donc de l’amour.
La femme représente l’amour, et l’homme (dans le sens masculin) s’accomplit dans l’amour, c’est pourquoi il a besoin d’une femme.

Nous avons parlé de l’unité réalisée dans la Trinité de trois personnes distinctes. Il en va de même pour l’être humain, appelé à l’unité lui aussi, d’où les paroles du Christ qui sont la base du mariage : « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair. » (Marc 10). Ceci explique l’indissolubilité du mariage et lui confère un sens sacré.

On reconnaît bien là les deux mondes : celui de Dieu, où les hommes recherchent l’unité dans la complémentarité et la différence, et celui de satan qui n’offre au contraire que des oppositions basées sur la dualité.
Dans le monde de satan, tout s’oppose : les hommes aux femmes, les riches aux pauvres, les jeunes aux vieux, les ouvriers aux patrons, les parents aux enfants, etc… la liste est sans fin.

 

Le Sauveur fut le Fils de Dieu en personne

Ce mystère-là fut lui aussi révélé par le Christ, il n’avait pas été compris comme tel par les hommes.
Le monde attendait un Messie, un Sauveur, un Libérateur pour les juifs, mais personne n’attendait le Fils de Dieu.

Tout simplement parce que les prophéties n’avaient pas annoncé la venue de Dieu en personne, mais de l’Emmanuel (Isaïe) qui veut dire « Dieu avec nous ». On savait aussi que le Sauveur naîtrait d’une Vierge, donc qu’il prendrait forme humaine, mais qui avait compris qu’il s’agirait de Dieu fait homme ? Du Fils de Dieu ?
Personne, puisque pour le comprendre, il fallait d’abord connaître le mystère de la Sainte Trinité.
Et les prophéties n’étaient pas suffisamment claires à ce sujet.

Pourtant, les hommes suivaient les prophéties. Lorsque Jésus est né, beaucoup savaient qu’on était arrivé à l’époque de l’avènement du Sauveur.
Il y avait déjà des « eschatologues » qui comme nous aujourd’hui, étaient capables de dire que le temps était venu pour que le Messie paraisse.

C’est pourquoi les juifs questionnent Jean-Baptiste pour savoir s’il est le Messie ou non.
C’est pourquoi Hérode fait massacrer les saints Innocents lorsqu’il apprend la naissance de Jésus par les mages. Le texte nous dit qu’il fait massacrer tous les enfants de moins de deux ans. Pourquoi ceux-là et pas uniquement les nouveau-nés ? Parce qu’il connaissait les écritures et savait que le temps était venu pour que le Libérateur naisse ; par sécurité, il remonte jusqu’à deux ans afin d’être sûr que le Messie ne lui échappe.

Cela veut dire que les prophéties conservent un voile mystérieux et que même des passages que l’on croit interpréter correctement peuvent en réalité signifier autre chose.
Cela veut dire aussi que la révélation du sens réel des prophéties et leur compréhension ne peut se faire qu’au moment de leur accomplissement.

D’ailleurs, les livres prophétiques nous le disent eux-mêmes : dans l’Apocalypse, il faut que l’Agneau ouvre les sceaux pour les révéler ; au chapitre 10, il ne révèle pas le sens des 7 tonnerres, donc il y a bien des événements à venir qui nous sont cachés.
Même démarche dans le livre de Daniel : l’ange lui explique que les paroles sont scellées jusqu’à la fin. D’ailleurs bien malin celui qui sera capable de mettre des noms et des événements précis sur tout ce qui est décrit au chapitre 11.

Nous devons donc admettre que nos interprétations des prophéties peuvent et doivent être remises en cause au fur et à mesure de leur avancement. Cela ne veut pas dire que les précédentes interprétations sont fausses, certaines ayant même la réputation d’avoir été inspirées par l’Esprit-Saint, mais qu’elles doivent nous servir de repère et de guide pour comprendre et interpréter correctement la prophétie au moment où elle se réalise.

Certains lecteurs n’admettent pas mes revirements alors qu’en réalité ils s’inscrivent dans cette démarche. Même si je suis -positivement- influencé par des écrits antérieurs, je les considère comme autant de petites pierres blanches qui nous ont été données pour éclairer le chemin, ce qui n’exclut pas d’envisager une nouvelle interprétation de la prophétie à la lumière des événements.

Les déductions ne s’opposent pas, elles se complètent.
Ici revient la notion d’unité : seul satan nous fait croire que des éléments différents s’opposent. Non, ce sont autant de poupées gigognes qui se révèlent au fur et à mesure.

Ou un gigantesque puzzle. Aucune pièce n’a la même forme ni la même image, et pourtant elles se complètent toutes. Plus le puzzle avance et plus le tableau complet se dévoile ; mais il subsistera des mystères jusqu’à la dernière pièce.
Nous avons tous connu une pareille situation. Nous pensions placer une pièce à un endroit et finalement elle va à un autre ; la pièce en elle-même n’est pas remise en cause, puisqu’elle existe, mais c’est notre interprétation de sa signification et de son emplacement qui était fausse.
Il en va de même pour les prophéties.

Dieu ne révèle pas tout aux hommes et pas tout en même temps.
C’est pourquoi il est dit dans les écritures que Dieu réserve sa révélation aux humbles et aux petits, car ils auront l’humilité d’admettre qu’ils peuvent se tromper et que le Seigneur tourne les pages du livre à son rythme et de la manière qui lui plaît et non de la façon dont nous voudrions qu’il agisse.
« Que votre volonté soit faite » disons-nous au Notre Père… il conviendrait d’ajouter « et non la mienne. »

 

La Rédemption, autre mystère que n’avaient pas révélé les prophéties

saint-graalJe vais m’appuyer ici sur le remarquable passage de l’abbé Bertrand Labouche dans son livre Le Saint Graal aux éditions Chiré :

« Le mot mystère signifie secret. C’est en ce sens qu’il est pris par saint Paul lorsqu’il parle du mystère de la foi, que les diacres doivent conserver avec une conscience pure, du mystère caché et préparé avant tous les siècles, du mystère de Jésus-Christ qui n’a pas été découvert aux enfants des hommes dans les autres temps.
Or, le plus grand des mystères et pour ainsi dire tout le secret de la foi, tout le secret de la religion, est que le Sang d’un Dieu dût être versé pour le salut du monde.
Ce mystère renferme toutes ces vérités : que les péchés ne sont point remis sans effusion de sang (Heb. 9, 22) ; que celui des pécheurs était indigne d’être offert à Dieu ; que depuis Abel les sacrifices d’animaux ont été offerts pour les péchés des hommes, qu’il était néanmoins impossible que le sang des taureaux et des boucs ôta les péchés ; qu’il fallait une victime sainte pour sanctifier les hommes, le Sang d’un Dieu fait homme pour les réconcilier et les unir à Dieu.
C’est là le grand mystère, caché jusqu’à la mort et à la résurrection du Messie, mystère montré par Jésus-Christ même aux disciples d’Emmaüs : Ne fallait-il pas que le Christ souffrît et qu’il entrât ainsi dans sa gloire ? (Luc 24, 27-28).
Mystère dont le sang répandu dans tous les sacrifices n’avait jamais été qu’une ombre et une figure, mystère révélé par saint Jean qui appelle Jésus-Christ l’Agneau immolé dès la création du monde (Apoc. 13, 8), et par saint Pierre dans sa première épître : Vous avez été rachetés par le Précieux sang de Jésus-Christ, comme de l’Agneau sans tâche et sans défaut, prédestiné avant la création du monde et manifesté dans les derniers temps. »

 

Et maintenant ?

Je me permets de répéter ces paroles essentielles : C’est là le grand mystère, caché jusqu’à la mort et à la résurrection du Messie… donc les prophéties n’ont annoncé qu’une partie des mystères divins.

Les trois mystères fondamentaux de la réalité divine (l’Incarnation, la Rédemption et la Sainte Trinité) ont été révélés par Dieu en personne.

Pourquoi n’en serait-il pas de même à la fin des temps ?
Pourquoi Dieu ne réserverait-il pas d’autres mystères qu’il ne révèlera aux hommes qu’une fois la Résurrection de son Eglise accomplie ?

Notons bien cette dimension, elle aussi essentielle, et écrite noir sur blanc dans les évangiles : il faudra attendre la mort et la résurrection du Sauveur pour que les apôtres comprennent les mystères divins.
Tout s’accomplit, se comprend et se révèle dans les 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension.

Et que disent les écritures ?
Dès la Résurrection, les deux anges disent aux femmes qu’ils trouveront le Ressuscité en Galilée.
Jésus, qui apparaît en premier à Marie-Madeleine, lui dit la même chose : vous me trouverez en Galilée.
Or, à la lecture des évangiles, durant ces 40 jours, Jésus est très peu en Galilée. Au contraire, il apparaît à deux disciples sur la route d’Emmaüs, donc à quelques kilomètres de Jérusalem, puis aux apôtres au cénacle à Jérusalem encore, puis à nouveau au cénacle 8 jours après, pour l’épisode de saint Thomas.
Il n’est donc pas immédiatement en Galilée.
Et il reviendra à Jérusalem, au mont des Oliviers, pour son Ascension.
Pourquoi donc insister tant sur la Galilée alors qu’il n’y passe en réalité qu’une partie des 40 jours ?
Parce qu’il y a là une dimension prophétique : la Galilée signifie quelque chose et cet intervalle de 40 jours pendant lesquels il enseigne le Royaume aux apôtres annonce un autre intervalle de 40 jours.

Celui qu’il y aura à la fin des temps.
Les 40 jours de Jonas.
Les 40 jours de jeûne et de pénitence du Christ au désert.
Les 40 (ans) avant l’entrée dans la terre promise.
les 40 jours d’Elie pour aller du mont Carmel à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Il nous manque un personnage, le précurseur, celui qui doit annoncer le retour du Christ dans la gloire et l’avènement du Royaume de Dieu.

Le mystère du retour d’Elie, à la fois Jean-Baptiste et Jonas, un des deux témoins de l’Apocalypse et également prophétisé à la Salette, fera l’objet du prochain article.
Ainsi que l’explication de cette Galilae annonçant en fait la Galliae qui prendra le relais.

En attendant, j’invite les lecteurs à méditer ces paroles extraites à nouveau du livre de l’abbé Labouche, déjà cité :
« Le Sauveur dit qu’il répandra son sang pour les apôtres, pro vobis, pour vous et pour tous ceux qui croiront et se convertiront, pro multis, pour beaucoup et non pro omnibus, pour tous, car le salut des hommes n’est pas, hélas, universel.
Quoiqu’il soit mort très réellement pour tous les hommes, son sacrifice ayant une valeur infinie, Dieu, dit saint Paul, est le Sauveur de tous les hommes, mais principalement des fidèles (I Tim. 4, 10).
Cette vérité choque parfois nos contemporains, pourtant l’enseignement des apôtres ne laisse pas de doute : Sachez qu’aucun fornicateur ou impudique, ou avare, c’est à dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu (Eph. 5, 5). »

A ces propos, je me permets d’ajouter cette sentence inscrite au dernier chapitre de l’Apocalypse, comme un ultime rappel six versets avant la fin :
« Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s’y adonne ! » (Apoc. 22, 15)

 

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611 Commentaires

  1. X

    Vous êtes un homme de bien. Vous êtes un mortel avec vos fautes (légères) mais vous allez dans la bonne direction. Combien d’hommes et de femmes, dans cette Babylone, essaient comme vous de lutter, de résister aux puissances mauvaises et arrivent à résister comme vous le faite. Vos prophéties? Un désir de bien faire, de servir à votre manière alors que d’autres, même méritants, se recroquevillent dans leur malaise et ne vont pas vers l’autre encore plus perdu qu’eux. L’Orgueil? Et alors, vous n’êtes pas parfait. Vos fautes naissent d’un désir de bien faire et ne sont pas vraiment des fautes mais des maladresses. Je vous remercie de tout mon cœur pour l’espoir que vous avez fait naitre chez vos lecteurs, qu’ils soient intervenants ou non dans ce blog. Ne vous en faites pas, louis, vous êtes vraiment un homme bien. Continuez à prier, à espérer

    Je remercie aussi tous vos intervenants de leurs interventions enrichissantes et complémentaires aux vôtres. Je les prie de m’excuser pour les fautes d’orthographe qui ont ponctué mes quelques interventions sur votre blog et si j’ai pu chagriner certains ou peiner certains par mes écrits, je renouvelle humblement mes excuses. L’essentiel n’est il pas le dialogue. J’écris sans me relire et rapidement. J’écris comme je parle car la parole, le verbe est pour moi important et l’écrit n’est qu’une matérialisation de mes paroles.

    Je vous souhaite à tous la paix de l’âme et le courage d’affronter les souffrances et difficultés que peut occasionner ce monde mauvais, malsain et qui est appelé à disparaître. Que la Paix et l’Amour soit sur vous tous.

    X

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