La dernière génération

derniere-generation

Afin de nous situer dans l’échelle du temps et surtout dans celle des temps bibliques, le calcul des générations est primordial. Les évangiles contiennent des informations précises à ce sujet, et même très précises puisque saint Matthieu remonte de Jésus à Abraham, tandis que saint Luc détaille la totalité de l’arbre généalogique du Christ jusqu’à Adam.

Saint Matthieu (1, 17) nous révèle les 42 générations qui précèdent le Christ depuis Abraham :
« Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ. »

L’importance de cette information est double :
1) D’abord elle nous renseigne sur la signification du chiffre 14, qui symbolise un aboutissement, puisque les générations se comptent par quatorzaines à partir d’Abraham ;
2) L’intérêt stratégique du 42, puisque les 3 x 14 générations décrites par saint Matthieu correspondent à 42 générations en tout. Or le 42 est aussi le chiffre de la durée de la bête dans l’Apocalypse, un peu comme si celle-ci représentait l’aboutissement de l’iniquité de la totalité des générations depuis l’avènement du peuple de Dieu (qui commence avec Abraham) jusqu’à sa finalité : l’incarnation du Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Mais nous nous attacherons plutôt à l’arbre généalogique complet du Christ décrit en Luc 3, car celui-ci nous renseigne non seulement sur l’antériorité du Fils de Dieu, mais aussi sur l’antériorité de l’humanité toute entière, puisqu’Adam est le premier homme.

Pour identifier la fin, commençons par le début.

Voici donc la généalogie complète du Christ et de l’humanité en Luc 3, 23-38 :
23           Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença (son ministère), étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli,
24           fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Iannaï, fils de Joseph,
25           fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï,
26           fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméïn, fils de Iosech, fils de Ioda,
27           fils de Ioanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
28           fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er,
29           fils de Jésus, fils d’Eliézer, fils de Iorim, fils de Matthat, fils de Lévi,
30           fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Ionam, fils d’Eliacim,
31           fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,
32           fils de Jessé, fils de Iobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson,
33           fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda,
34           fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,
35           fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Eber, fils de Sala,
36           fils de Caïnan, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,
37           fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maléléël, fils de Caïnan,
38           fils d’Enos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Jésus est donc le 77ème après Adam, c’est-à-dire qu’il inaugure la 77ème génération.

Combien de temps dure une génération ?
La réponse est facile, la bible nous a amplement donné la réponse :
une génération biblique dure 40 ans.

Les hébreux libérés par Moïse restent 40 ans dans le désert, le temps que l’ancienne génération meure (celle qui s’était montrée indigne en adorant le veau d’or).
Le règne du roi David dure 40 ans, celui de Salomon aussi.
Les périodes de paix, par exemple avant et après l’épisode de Gédéon, sont de 40 ans.
Symboliquement, le Christ reprendra ces 40 ans par les 40 jours passés au désert, ou les 40 jours en compagnie de ses disciples entre la Résurrection et l’Ascension.

Par conséquent, le 40 sert à calculer les générations.

De plus, les exégètes et la plupart des Pères de l’Eglise considèrent que la durée du monde sera de 6000 ans, en s’appuyant notamment sur la formule célèbre de saint Pierre :
« Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. » (2 Pierre 3:8). Le premier chef de l’Eglise faisait référence aux 6 jours de la création, le septième étant réservé à Dieu… l’éternité.

Cependant, un rapide calcul de 40 ans x 76 générations fait apparaître que le Christ serait né en l’an 3040 depuis l’apparition de l’homme sur terre.
Est-ce vraiment le cas ?
Nous allons avoir la réponse par Marie d’Agréda.

 

Le calcul des générations grâce à Marie d’Agréda

agredaMarie d’Agréda, déclarée Vénérable par l’Eglise catholique (une personne déclarée vénérable est réputée morte en odeur de sainteté, c’est le niveau précédant la béatification), nous a transmis de précieuses indications dans son livre La cité mystique de Dieu, écrit à partir de visions inspirées par le Saint-Esprit.

Elle écrit notamment que l’Incarnation du Christ « s’accomplit un vendredi, le 25 du mois de mars, à l’aurore, à la même heure où Adam avait été créé, trois mille neuf cent soixante ans auparavant. »

Voilà une information capitale : au 25 mars de l’an 1 (car il n’y a pas d’an 0 dans les calendriers), le monde avait déjà 3960 ans.
Nous avons ici confirmation de la date du 25 mars comme date-clé pour le point de départ de l’humanité, qu’il s’agisse du premier homme Adam, comme du Fils de l’Homme.

Pour en revenir à notre calcul des générations, 3960 ans ne correspondent pas à 76×40 ans mais à 99×40 ans.
Le principe d’une génération biblique de 40 ans serait-il faux ?
Ou bien la date avancée par Marie d’Agréda est peut-être inexacte ?
Ou bien saint Luc aurait fait une erreur ?

En réalité, rien de tout cela.
Nous allons démontrer que tous ces chiffres sont bons, et que deux calculs peuvent être effectués en parallèle sans changer la signification et la valeur, ni de l’un, ni de l’autre.

Il y a en effet une variable d’ajustement qu’il convient de prendre en compte :
avant le déluge, les hommes vivaient beaucoup plus longtemps qu’après. La bible en effet attribue aux premiers patriarches des longévités qui paraissent absurdes à l’homme du 21ème siècle, l’inclinant à les considérer comme des symboles plutôt que des réalités.
C’est faux, le déluge est une punition de Dieu infligée à l’homme dont la portée s’étend bien au-delà d’une simple extermination du genre humain à 8 personnes près. On sait par exemple que les hommes ne mangeaient pas de viande avant le déluge, c’est après qu’ils deviennent carnivores. Et leur longévité est également affectée par ce changement de métabolisme.
Au-delà des patriarches, quelle était la longévité moyenne des hommes avant le déluge ?
Nous avons la réponse en Genèse 6, verset 3 : « L’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. »

Par conséquent, les 11 générations d’Adam à Noé comptent pour triple, alors que les suivantes sont bien affectées d’un coefficient 1.
J’inclus dans ces générations celle des fils de Noé, car ceux-ci sont bien nés avant le déluge.

Il reste une dernière précision à apporter. En effet, le calcul global laisse encore apparaître un déficit de 40 ans. Là aussi, sans chercher forcément à vouloir faire dire aux chiffres ce que l’on souhaite, il y a probablement une explication à trouver.
Je vais me permettre d’en avancer une. En effet, la Genèse ne nous dit pas à quel âge Adam fut créé, et s’il était déjà adulte ou non. Par contre, on sait que la femme fut créée après lui, et après qu’il eut donné un nom à tous les animaux de la terre et du ciel. On peut donc imaginer aisément que cette vie au jardin d’Eden en compagnie de Dieu, d’abord seul puis ensuite avec sa femme, a probablement duré quelques années. On sait aussi que la condition humaine fut considérablement affectée par le péché originel. On sait qu’à partir de celui-ci, l’être humain devient mortel (il ne l’était pas auparavant) et apparaissent également la souffrance et la nécessité de travailler à la sueur de son front. Puisque Dieu nous a donné le chiffre de 40 ans comme durée moyenne d’une génération, on peut penser que la première génération, celle d’Adam, est à scinder en deux : une première vie dans le jardin d’Eden de 40 ans, et une seconde, celle de l’homme définitivement transformé par le péché originel, de 120 ans, c’est-à-dire une durée identique à celle des autres patriarches.

Ce qui donne le tableau suivant :

A. D’Adam au Christ : 76 générations, soit 3960 ans
Décomposées en :
– 1 première génération (Adam) de 160 ans
– 10 générations de 120 ans : 1200 ans
– 65 générations de 40 ans : 2600 ans
Total : 76 générations : 3960 ans

 B. Du Christ à l’an 2000 : 50 générations, soit 2000 ans
– Le Christ : 77ème génération : 40 ans
– 49 générations x 40 ans : 1960 ans
Total : 50 générations : 2000 ans

 C. An 2000 : 51èmé génération, soit 40 ans

Total A + B + C  : 127 générations, 6000 ans

Le 25 mars 2000, nous sommes entrés dans la 51ème génération après le Christ, et la 127ème génération depuis Adam.

Est-ce exact ?
Oui, et nous en avons une preuve flagrante.

Le pape Jean-Paul II, en 25 ans de pontificat, ne se rendra qu’une seule fois en Terre Sainte.
Quand ? Lors de son 91ème voyage, du 20 au 26 mars 2000 !
Ce jour-là, le chef de l’Eglise catholique inaugurait la 127ème génération de l’humanité au jour et à l’endroit même de l’Incarnation, le 25 mars à Nazareth !
An 2000, année du jubilé, génération qu’il plaçait du même coup sous la protection de la Sainte Vierge.

Comment le savons-nous ?
Par un calcul très simple.

Les Pères de l’Eglise, saint Augustin en tête, nous enseignent que le 17 et le 153 désignent le Christ, car le 153 est un nombre triangulaire basé sur le 17 (c’est-à-dire que la somme des 17 premiers chiffres : 1+2+3+4 etc, donne 17) ; or 153 est le nombre des bons poissons de la seconde pêche miraculeuse, et désigne à la fois les Justes et le premier d’entre eux, le Fils de l’Homme. D’autres indices ont confirmé cet attachement du 17 au Christ, par exemple l’apparition de Pontmain un 17 janvier, dont le message est totalement christocentrique, ou le sacre de Charles VII, sous impulsion divine via Jeanne d’Arc, un 17 juillet.

Le deuxième nombre triangulaire essentiel est le 78, car il est la somme des 12 premiers chiffres. Le 12 désigne les apôtres du Christ, le 78 a le même sens, à la remarque près qu’il englobe tous les disciples indistinctement, présents et futurs. Or le 78ème jour tombe le 19 mars, jour de la saint Joseph, patron de l’Eglise universelle. Nous sommes bien dans la grande famille des disciples du Christ, patronnée par le premier d’entre eux.

Le troisième nombre triangulaire est le 91. Il s’agit cette fois-ci d’une initiative personnelle. Autant l’interprétation du 78 et du 153 sont tirés de mes lectures théologiques, autant le calcul du 91 ne me semble pas avoir déjà été fait. Pourtant, il part d’un constat simple : à partir du chiffre de Marie, on devrait pouvoir calculer son nombre triangulaire.
Or le chiffre de Marie est le 13 : la lettre M demandée rue du Bac au dos de la médaille miraculeuse est la 13ème lettre de l’alphabet, et la série des apparitions tous les 13 du mois à Fatima vient confirmer ce choix (la Sainte Vierge étant aussi la 13ème après les 12 apôtres). La somme des 13 premiers chiffres donne 91, c’est tout simple.
Eh bien la présence oh combien stratégique de Jean-Paul II en Terre Sainte le 25 mars 2000 est son 91ème voyage !

Le Christ, la Sainte Vierge et saint Joseph : la Sainte Famille est réunie par ces trois chiffres : 12, 13 et 17 et leurs équivalents triangulaires 78, 91 et 153.

 

Second calcul des générations

Il y a une autre façon plus simple de calculer les générations, toujours en sa basant sur Marie d’Agréda, mais cette fois-ci sans tenir compte des 77 générations de saint Luc.

D’Adam à l’Incarnation du Christ, il y a 3960 ans.
Soit 99 générations de 40 ans.

Ce qui veut dire qu’avec le Christ débute la 100ème génération.
Puis de l’an 40 (fin de cette 100ème génération) à l’an 2000, il y a exactement 49 générations.

La génération qui commence au 25 mars 2000 est donc la 150ème et dernière.

Récapitulons :
D’Adam au Christ : 99 générations de 40 ans soit : 3960 ans
Du Christ au 25 mars 2000 : 50 générations soit : 2000 ans
Dernière génération : 40 ans
Total : 6000 ans

Ce calcul est le même qu’avec celui des 77 générations de saint Luc.
Dans les deux cas, la dernière génération (que ce soit la 127ème ou la 150ème) commence en 2000 et finit en 2040, soit très exactement les 6000 ans de l’humanité annoncés par saint Pierre : mille ans sont comme un jour, et on sait que le septième jour est celui de Dieu, à savoir l’éternité.

Mais est-ce véritablement le cas ?

En réalité, je pense que la dernière génération durera 51 ans et se terminera en 2051, année très probable de la fameuse fin du monde.

Pourquoi ?
Parce qu’après avoir vaincu la bête, la terre ne disparaît pas pour autant.
Que symbolise la Jérusalem céleste de l’Apocalypse ?
Un nouveau ciel et une nouvelle terre où seuls les Justes subsistent avec Dieu au milieu d’eux. Mais ils restent sur terre, comme au jardin d’Eden avant le péché originel.

christ corps glorieuxLe Christ nous a prophétisé ces années par son propre exemple.
Après la Résurrection, revêtu de son corps glorieux, il passe 40 jours en compagnie uniquement de ses disciples, il ne se montre pas aux autres hommes. Seuls les justes bénéficient de sa présence.
Or Jésus prend bien soin de nous montrer que son corps glorieux est bien un corps terrestre :
« Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai.
 » dit-il à ses apôtres en Luc 24.

Puis il leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ?
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. »

Si Jésus prend la peine de manger devant ses disciples avec son corps glorieux, c’est bien pour nous signifier qu’il en sera de même à la fin des temps, lors des derniers 40 ans que les justes passeront sur terre en sa compagnie.
Notre corps glorieux est bien un corps terrestre, sur une terre bien réelle.

Je reviens à l’Apocalypse.
La Jérusalem céleste est décrite comme la nouvelle épouse, donc la nouvelle église, qui n’apparaît qu’une fois la moisson effectuée et les méchants éradiqués de la surface de la terre, ainsi que les deux bêtes (dont l’Antéchrist) et le dragon (Satan).
Il n’y a plus de mal sur terre, seuls restent les Justes et Dieu.
C’est donc l’équivalent de la période entre la Résurrection et l’Ascension.

Quelle est la durée exacte de cette période ?
40 ans ?

En fait, tout se joue durant cette dernière génération.
Car il faut au préalable que l’Eglise meure puis ressuscite trois jours après avant d’obtenir la félicité en tant que nouvelle épouse.

Pour connaître la durée de la dernière génération et la répartition des événements qui la composent, il est nécessaire d’éclaircir trois points :
1) La date de la chute probable de la bête
2) Le parallèle avec la chute de Jérusalem
3) Le calcul de la dernière durée grâce aux papes

 

La date de la chute probable de la bête

La dernière génération va vivre les derniers chapitres de l’Apocalypse : la chute des deux bêtes et de Babylone, l’enfermement définitif du dragon et l’avènement de la Jérusalem céleste, sur terre, qui se termine par la fin du monde, à priori vers 2051.

marie serpentJ’ai déjà expliqué, à plusieurs reprises, l’importance du 14 et du 15.
On a vu au début de cet article, que le 14 symbolisait un accomplissement, un cycle complet.
Et le 15 symbolise la victoire de Marie.

En effet, une des plus grandes fêtes mariales est le jour de l’Assomption, 15 août. Sous l’Ancien Régime, le 15 août était la fête nationale en France.
Deuxième indice, le rosaire (prière emblématique de la Vierge Marie) est composé de 15 dizaines de chapelet, soit 150 Ave Maria plus les trois premiers, total : 153 Ave Maria.
Le chiffre du Fils est associé à celui de sa sainte Mère.

Mais ce n’est pas tout : à Fatima, les apparitions s’échelonnent sur 153 jours, du 13 mai au 13 octobre 1917. On retrouve à nouveau les chiffres du Fils, le 153 et le 17 (dans 1917).
On oublie pourtant un détail essentiel : elles partent du mois de Marie (mai) pour se terminer au moins du rosaire (octobre). Soit du 5ème mois au 10ème mois. 5 + 10 = 15.
Et en 1917, nous sommes sous le pontificat de Benoît XV.
Donc Fatima nous désigne le 15, le rosaire aussi, l’Assomption aussi.

Autre point important : la dédicace d’un mois à une dévotion particulière est une piété relativement récente, la plupart trouvent leur source au 19ème siècle.
Les mois de saint Joseph (mars), du rosaire (octobre), du Sacré-Cœur (juin), du Précieux sang (juillet), du Cœur Immaculé de Marie (août) et de Notre-Dame des douleurs (septembre) ont tous été approuvés par Pie IX ; ceux du Saint Nom de Jésus (janvier) et des âmes du purgatoire (novembre) le furent par Léon XIII.
Seul le mois de mai, le mois de Marie, est le plus ancien des mois consacrés puisqu’il remonte au minimum au 18ème siècle, sachant qu’on en trouve des traces dès le 13ème siècle.
Les derniers seront les premiersil n’est pas impossible que le miracle du soleil du 13 octobre pointe en réalité sur le mois de mai.

Ce qui rejoindrait aussi la prophétie de Don Bosco du 5 janvier 1870 :
« L’iniquité est consommée, le péché prendra fin, et avant que ne s’écoulent deux pleines lunes du mois des fleurs, l’iris de paix paraîtra sur la terre. »
(Il s’agit bien sûr de la fleur de lys, celle-ci ayant la forme d’un iris)
J’ai vérifié : seul le mois de juillet 2015 verra deux pleines lunes dans le même mois, et des mois des fleurs il n’y en a que deux : mai et juillet.

Par conséquent, les mois de mai ou juillet 2015 (année en 15 !) sont de sérieux candidats pour voir la fin de l’iniquité.

Surtout qu’il est de notoriété publique (eschatologique devrais-je dire) que c’est Marie qui sera victorieuse du diable.
Synthétisant la pensée des Pères de l’Eglise et l’enseignement de cette même Eglise, Mgr Gaume écrit :
« A Marie et à Marie seule, a été donné le pouvoir de sauver l’Eglise en écrasant la tête du serpent. »
La Sainte Vierge a été choisie par Dieu pour sauver le monde, pourquoi pas durant SON mois, le mois de Marie ?

 

Rappelons enfin, à toutes fins utiles, que l’Ancien Testament nous enseigne l’importance stratégique des 14 et 15.
14, c’est l’accomplissement, la fin du cycle, 15 c’est la délivrance.

Par exemple, les hébreux sont libérés d’Egypte dans la nuit du 14 au 15 Nizan ; la commémoration de cet évènement donnera la Pâque.

Dans le livre d’Esther, les hébreux évitent le massacre grâce à la reine Esther, et triomphent de leurs ennemis les 14 et 15 du mois d’Adar. Cette fête est toujours commémorée par les juifs sous le nom de Pourim. Et l’Eglise a toujours vu en Esther une préfiguration de la Vierge Marie.

Or je l’ai longuement expliqué sur ce blog, 2014 fut l’année de l’accomplissement et du paroxysme de l’iniquité et marqua la fin mystique de la bête par le 555 du 27 avril 2014 (fin de la bête selon Holzhauser).
2015 sera donc l’année de la délivrance par la Vierge Marie et la fin réelle de la bête, pour faire place à la Jérusalem céleste.

C’est pour cela que le diable fête aussi sa victoire un 14, le 14 juillet, qui représente pour lui un accomplissement ; c’est pourquoi il est possible que Babylone chute un 14.

 

Le parallèle avec la chute de Jérusalem

La dernière génération sera probablement libérée du mal sa quinzième année, de façon à être en phase avec les grands cycles bibliques.

Mais les élus continueront à vivre sur terre durant un certain temps, jusqu’en 2051 ai-je avancé tout à l’heure, ce qui ne donne pas 40 ans mais 36 ans.
Or on a vu que le Christ était resté avec ses disciples durant 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension.
Y a-t-il contradiction ?
Non, mais cela nécessite quelques explications.

Tout d’abord, nous noterons que 2015 et 2051 sont composées des mêmes chiffres.

Nous savons également que nombre 51 a une signification très particulière, liée à la fin du monde, comme l’explique Mgr Gaume dans le Traité du Saint-Esprit :
« Le chrétien a été fait avec les deux nombres les plus sacrés, le nombre sept et le nombre 10. Par eux il subsiste. Le monde finira lorsque la somme de ces deux nombres mystérieux, combinés ensemble et multipliés par la Trinité sera complète. »
La somme du 7 (chiffre du Saint-Esprit) et du 10 (chiffre du Père) donne le 17 (chiffre du Fils) et le 17 multiplié par trois = 51.

La différence entre 2015, année probable de la chute du dragon et 2051, fin du monde, est une durée de 36 ans qui s’explique par la chute de Jérusalem.

En effet, les Pères de l’Eglise ont vu en Matthieu 24 non seulement l’annonce prophétique par Jésus de son second avènement, mais aussi la chute de Jérusalem.
Est-ce contradictoire ? Absolument pas.

Continuons avec Mgr Gaume : « Saint Paul en particulier, enseigne expressément que ce qui arrivait aux juifs était la figure de ce qui devait nous arriver à nous-mêmes. (…)
Prise dans son ensemble et dans ses principaux détails, l’histoire du peuple juif est donc notre histoire anticipée. (…) En écrivant, dans l’histoire du peuple juif l’histoire de l’Eglise, Dieu nous montre l’unité de ses conseils.
 »

La chute de Jérusalem préfigure effectivement la fin du monde.
Le Christ met fin à l’iniquité par la Rédemption et prouve sa divinité trois jours plus tard par la Résurrection.

La période de paix qui s’ensuit dure 40 jours, jusqu’à l’Ascension.
Mais, de la mort du Christ (donc la Rédemption) à la chute de Jérusalem, il va s’écouler 36 ans, 5 mois et 16 jours.

Cette période préfigure la durée exacte du temps laissé à la dernière génération en compagnie du Seigneur, avant la fin du monde.
Les 40 ans qu’on attendait sont amputés de trois ans et demi, c’est-à-dire de 42 mois : l’équivalent de la durée de vie de la bête !

titusEffectivement, la chute de Jérusalem sous Titus a lieu en 70 après Jésus-Christ.
Selon les historiens, les préparatifs du blocus de la ville sont terminés le 14 avril (un 14 !) et la ville chute, par l’incendie du Temple et l’entrée des Romains dans la ville, le 29 août ou le 8 septembre de la même année, selon les versions.

Le Christ étant mort le 25 mars de l’an 34 de notre ère, 36 ans 5 mois et 16 jours après mènent au 10 septembre 70, soit à peu près la date de la chute de Jérusalem, sachant que la ville sera entièrement rasée, ce qui ne se fait pas en trois jours. C’est pourquoi la plupart des historiens situent à fin septembre la destruction complète de Jérusalem.

Si on fait un parallèle avec 2015, le calcul doit logiquement nous mener à des dates bibliques clés ; je n’en vois que deux : le 25 mars ou le 25 décembre, toutes deux étant liées à l’Incarnation du Sauveur.
Si le parallèle avec la chute de Jérusalem est valable, cela veut dire que monde prendrait fin le jour de Noël 2051, soit une entrée dans la Jérusalem céleste, ou du moins la chute de Babylone, des bêtes et du dragon, avant le 9 juillet 2015 (36 ans, 5 mois et 16 jours avant le 25 décembre 2051).

Voyons maintenant d’où vient cette durée si précise de 36 ans, 5 mois et 16 jours.

 

Le calcul de la dernière durée grâce aux papes

Il est nécessaire à ce stade de refaire un peu d’histoire.
Le 19ème siècle fut une répétition grandeur nature du siècle d’iniquité que sera le 20ème siècle, une préparation en quelque sorte.
La Sainte Vierge à la Salette nous a donné la date à laquelle le diable était lâché : 1864.
Il lui faudra 150 ans (comme les 150 générations) pour parvenir à ses fins :
a) 50 ans de préparation (1864 – 1914) ;
b) 51 ans de destructions via trois guerres mondiales : 14-18, 39-45 et 62-65 (Vatican II) ;
c) 49 ans de construction du nouveau monde satanique, qui s’achèvera mi-2015.

Sachant que la date de départ est souvent un 28 (2×14) :
28 septembre 1864, création de la première Internationale,
28 juillet 1914 première guerre mondiale,
28 octobre 1958, élection de Jean XXIII au souverain pontificat.

Grâce au dialogue de Léon XIII, nous savons que le délai ultime accordé à satan est de 100 ans, et il est quasiment certain que ces cent ans ont commencé en 1914.

N’oublions pas non plus que depuis 1864, l’humanité toute entière a connu un changement total de paradigme, basé sur 4 caractéristiques majeures :

1) L’apparition de guerres mondiales, qu’elles soient militaires, morales ou économiques.

2) Le décuplement des capacités technologiques par le choix de l’utilisation des énergies fossiles, caractéristique typiquement satanique puisque le pétrole provient de la décomposition de cadavres (fossiles) ; rien que le terme or noir prouve que l’ange noir est bien l’instigateur de l’utilisation par l’homme de cette énergie.

3) La reconquête de la Palestine par les juifs, fait unique dans l’histoire de l’humanité après leur dispersion consécutive à la chute de Jérusalem en 70 (il est à noter que la déclaration Balfour comme la révolution bolchevique ont eu lieu juste après la dernière apparition du 13 octobre 1917 à Fatima).

4) La financiarisation du monde, qui passe progressivement sous la coupe implacable des grandes banques juives et protestantes (la chute de l’Union Générale en 1882 sonnant le glas de toute autre concurrence), elles-mêmes propriétaires de la plupart des banques centrales de pays dits souverains.

Parallèlement, les persécutions contre l’Eglise catholique s’intensifient au cours de cette période, d’abord par la manière forte (la chute des Etats pontificaux en 1870) puis d’une façon insidieuse, par la révolution moderniste de Vatican II.

pieXMais 1914 constitue LA DATE DE REFERENCE car c’est à la fois :
– le point de départ des 100 ans accordés à satan
– la première guerre mondiale
– le décès de saint Pie X.

En effet, cette période est eschatologiquement aussi importante que la chute de Jérusalem en 70.
Notons déjà le parallèle des dates : 70 pour Jérusalem, 1870 pour Rome.
Plus précis encore : Rome tombe le 20 septembre 1870, soit le lendemain de l’anniversaire de l’apparition de la Salette (19 sept) : c’est signé.

Mais surtout, le pape de la chute des Etats Pontificaux c’est Pie IX, le pape des apparitions de la Salette, Lourdes et Pontmain, le pape dont la devise est Cruce de cruce (Croix de la croix) dans la prophétie des papes de saint Malachie.
Et c’est là que cela devient intéressant.

Car Croix de la croix symbolise justement la Passion de l’Eglise. Non seulement Pie IX va vivre le début de cette persécution, mais il la symbolise entièrement.

Madeleine Poisat, favorisée de révélations de la Sainte Vierge en 1843 et citée dans le livre de l’abbé Curicque Voix Prophétiques (l’abbé Curicque ayant effectué en 1872 une sélection rigoureuse de textes prophétiques dignes de foi) nous donne une information importante :
« Pie IX est le dernier pape de l’Eglise opprimée : Croix de la croix. A lui la douleur et aussi la joie. Après lui, la délivrance Lumen in Caelo : c’est l’œil de Marie !
Dans l’Eglise même on croira tout perdu. (…)
Pie IX est le dernier pape d’une époque. Croyez-vous que Marie, qui vient, s’en va détruire l’œuvre de son Fils ? »

Pour bien comprendre, il faut donc étudier les trois papes qui précèdent 1914 et les cent ans sataniques :
Pie IX, Croix de la croix
Léon XIII, Lumen in Caelo (Lumière dans le ciel)
Pie X, Ignis ardens (Feu ardent)

Pie IX porte le chiffre de la Passion, le 9 de la 9ème heure à laquelle le Christ meurt sur la croix. Sa devise correspond exactement à cette période de passion de l’Eglise, jusqu’à son accomplissement final, la mort, sous le signe du 14.

Léon XIII porte le chiffre de la Vierge Marie (le 13), celle qui vaincra satan. Or Lumière dans le ciel, c’est justement l’annonce de la lumière divine salvatrice (Comme un éclair dans le ciel nous dit Jésus en Matthieu 24). Pape marial, Léon XIII fut celui qui consacra le genre humain au Sacré Cœur de Jésus à la veille du 20ème siècle.
Notons également que Mélanie Calvat devait divulguer le secret de la Salette à partir de 1858, mais elle ne put le faire à grande échelle que 20 ans après. C’est en 1878 que, revêtu de l’Imprimatur le secret de Mélanie put enfin être imprimé et diffusé, soit quelques mois seulement après l’élection de Léon XIII. Justement, le secret de la Salette décrit autant la Passion de l’Eglise et la période de l’Antéchrist que la victoire du Ciel ; c’est pourquoi l’apparition a lieu au tout début du pontificat de Pie IX (Passion) et sa révélation au tout début du pontificat de Léon XIII (délivrance).

La création a commencé par la lumière ; le salut viendra de la lumière.
Lumen in caelo est donc une devise prophétique qui symbolise la délivrance par Marie.

Enfin Pie X porte le chiffre du Père, le 10, auteur du décalogue. Il porte aussi le nom du père nourricier du Christ, puisqu’il s’appelait Joseph Sarto. Tout restaurer dans le Christ était sa devise, et ses réformes ont magnifiquement préparé l’Eglise à affronter le siècle de satan. Un saint s’efface pour que s’accomplissent les écritures.
Le successeur de Pie X sera Benoît XV, le pape de Fatima, dont la devise était Religio depopulata (la religion dépeuplée). Là aussi cette devise était prophétique, et Pie X en était bien conscient.
La sainte Vierge apparaît à Fatima en 1917 pour bien signifier que la dernière épreuve était irrémédiablement enclenchée. Ce n’est pas le début des cent ans mais une confirmation, un ultime avertissement ; sœur Lucie le répétera suffisamment

Après les cent ans, que trouvons-nous ?
Ils se sont ouverts avec un Benoît XV, ils s’achèvent avec un Benoît XVI.
La gloire de l’olivier est sa devise.

Or la seule structure qui a défendu et sauvegardé la véritable église catholique, celle de nos pères et de la tradition, a pris pour nom Fraternité saint Pie X.
Là aussi, la Providence a veillé pour inspirer à Mgr Lefebvre ce nom prophétique.
Car les témoins de la vraie foi sont bien ceux qui revendiquent l’héritage de saint Pie X.
La voilà la gloire de l’olivier
, l’olivier étant un des symboles des deux témoins de l’Apocalypse, et a fortiori le Christ lui-même, parti du mont des Oliviers vers son Père.

C’est donc par Marie et le Saint Esprit que la terre sera délivrée de ses maux.
La lumière dans le ciel (Léon XIII) c’est Marie ;
Le feu ardent (Pie X) c’est son divin époux, le Saint-Esprit, à la fois le feu du ciel purificateur et le feu de la grâce par ses dons.

Voilà l’explication de la durée finale de la dernière génération :
Les deux successeurs de Pie IX totalisent à eux deux 36 ans, 5 mois et 16 jours de pontificat.
Léon XIII : 25 ans et 5 mois (du 20 février 1878 au 20 juillet 1903) ;
Pie X : 11 ans et 16 jours (du 4 août 1903 au 20 août 1914).
On remarquera que le 20 (comme 20ème siècle) revient trois fois.

On l’a vu, cette durée de 36 ans 5 mois 16 jours s’applique valablement à la chute de Jérusalem, elle peut donc être appliqué de la même manière aux derniers temps, ceux qui se situent entre la résurrection de la l’Eglise et la fin du monde.

 

La victoire de Marie et du Saint Esprit

On comprend mieux maintenant en quoi vont consister les dernières 36 années.
Je vais avancer une hypothèse en m’appuyant sur quelques textes ainsi que sur une réflexion globale.

Le temple du Saint-Esprit, c’est chacun d’entre nous, a expliqué saint Paul. C’est d’ailleurs l’objet principal de l’Eucharistie : accueillir dans son corps et dans son âme la Sainte Trinité.
La description de la Jérusalem Céleste des chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse peut tout à fait s’appliquer à cette réalité. Cela veut dire qu’il n’est pas forcément nécessaire que durant cette période le Christ soit parmi nous en chair et en os.

Car son retour nécessite une terre purifiée mais aussi des hommes et des âmes purifiées.
Le retour du Christ sur terre étant synonyme de fin du monde et de jugement dernier pour la plupart des exégètes et Pères de l’Eglise, il est bien possible qu’il faille préparer ce retour avec l’aide de la Vierge Marie, plus exactement par son règne et celui de son divin époux.
Dans ce contexte, le présence d’un Lieutenant du Christ sur terre (le grand monarque) et d’un saint pape sont tout à fait envisageables.

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort va dans ce sens :
« C’est par Marie que le salut du monde a commencé, c’est par Marie qu’il doit être consommé. (…)
Dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit, afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ. »

L’abbé Curicque dans son commentaire sur la prophétie des papes, n’est pas tombé loin non plus :
« Les deux premières de ces légendes, Lumen in caelo et Ignis ardens, annoncent deux règnes prospères, le premier devant être celui du grand pape dont parlent tant de prophéties et qui apparaîtra sur le chaos de nos révolutions comme une douce lumière (…) ; le second devant couronner l’œuvre de son prédécesseur par un règne fertile en œuvres de charité. »
Et si c’étaient tout simplement l’annonce prophétique des règnes de Marie et du Saint-Esprit, par le biais du règne simultané (et non consécutif) du grand monarque et du saint pape ?

Enfin Madeleine Poisat, déjà citée, apporte quelques précisions  :
« Voici l’Immaculée Conception du règne de Dieu, qui précède l’avènement de Jésus-Christ.
C’est la maison de Dieu sur terre, qu va se purifier et se parer pour recevoir l’Emmanuel.
Jésus-Christ ne peut point venir dans cette barque du monde !
Il faut que Dieu envoie son Esprit et qu’il renouvelle la face de la terre par une autre création, pour en faire une demeure digne de l’Homme-Dieu.
Voici, après le feu d’en bas pour tout brûler et renouveler, le feu d’en haut, l’amour, pour tout embraser et transfigurer. »

Ce texte rejoint les promesses de la Salette : « alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes » et effectivement, cette réconciliation passe inévitablement par Marie et son divin époux.

Mais il faut auparavant détruire Babylone et terrasser le dragon et cela, seule Marie peut le faire.

 

Conclusion

Il réside néanmoins un mystère sur la fin de cette dernière génération.
Elle débute le 25 mars 2000. Soit.
Elle devrait connaître la fin de Babylone, des deux bêtes et du dragon incessamment sous peu, probablement en 2015. Dont acte.
Mais après ?
En quoi consistent exactement les 36 dernières années ?

S’agit-il, comme suggéré plus haut, du règne de Marie et du Saint-Esprit, entourés des seuls élus, en préalable au retour du Christ et au jugement dernier 36 ans plus tard ?

S’agit-il de l’inverse, à savoir du retour du Christ dans la gloire, juste après la victoire de Marie sur le serpent, suivi du jugement dernier et enfin de la Jérusalem céleste, en compagnie de l’ensemble des élus ?
Ce serait dans ce cas la résurrection générale des corps, et une situation très proche de la vie au paradis.

S’agit-il d’une situation intermédiaire, à savoir le règne du Christ et de Marie par l’intermédiaire de leurs lieu-tenants, le grand monarque et le saint pape, ayant 36 ans devant eux pour préparer le monde au retour du Christ dans la gloire ?
Une chose est sûre, ce n’est pas l’homme qui se sortira tout seul de ce monde satanique. A l’instar du déluge, de Sodome & Gomorrhe, du passage de la mer Rouge ou de Jéricho, il faudra de toute façon une intervention divine pour éradiquer l’iniquité avant l’avènement de ces deux hommes. A savoir la Vierge Marie.

S’agit-il, comme certains le pensent, du sixième âge de l’Eglise, marqué par une régénération de la foi et une reconquête du monde par l’Eglise grâce au saint pape et au grand monarque, après une intervention divine là aussi ? Dans cette hypothèse, l’iniquité ne disparaîtrait pas totalement et l’ère de l’Antéchrist serait encore à venir. Il y aurait probablement alors encore plusieurs générations.

Ou bien s’agit-il d’un combat uniquement mystique ?
C’est-à-dire que 2015 serait le point de départ d’une lente reconquête des âmes par les apôtres des derniers temps, les témoins de l’évangile, aidés de la Vierge Marie et du Saint-Esprit, et reconquérant patiemment les cœurs et les âmes, les uns après les autres, au milieu de Babylone et de ses immondices.
Ce n’est pas impossible car après tout, la Jérusalem céleste est celle des cœurs, celle de l’amour et celle du don de soi pour Dieu et les autres.
Ce que décrit saint Jean est avant tout une disposition de l’âme, tournée vers Dieu et indifférente aux séductions de Babylone, rétive au tumulte de ses mœurs et sourde au fracas de ses iniquités.
Une âme redevenue Temple de Dieu.
Il est peut-être là le secret de la reconquête que Marie nous demande d’accomplir.

 

 

 

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434 Commentaires

  1. heloise

    Satan à combattre est en nous, pas à l’extérieur. C’est notre ego. Il n’y pas de bien ou de mal absolu dans la dualité. Jésus, Fils de Dieu, représentait un Bien Absolu. Nous sommes en mesure d’aspirer à l’unité avec Dieu Créateur de l’Univers, à la sainteté qui nous est accordée par la grâce divine. Toute tentative de l’élévation par une initiation quelconque est diabolique et mène à la perdition.

    Sortir de la Babylone est une démarche purement spirituelle qui se résume par « vivre dans ce monde, mais ne pas être de ce monde. » Jésus a dit qu’il n’était pas de ce monde. Nous ne sommes pas de ce monde. Ce qui veut dire qu’on ne doit pas s’attacher aux plaisirs babyloniens, ne pas s’y complaire. Il faut renoncer au monde et au prince de ce monde, mourir pour renaitre spirituellement, car on ne peut servir deux maîtres, simultanément : « Nul ne peut servir deux maîtres: car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » – Matthieu 6:24.

    Le choix doit donc être fait entre Dieu et satan, entre le Saint-Esprit et l’ego tout en sachant qu’il n’y a pas de salut hors Dieu Un et Trine.

    Alors Jésus dit à ses disciples: « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la trouvera. Quel profit en effet aura l’homme, s’il gagne le monde entier, mais perd son âme? Ou que donnera l’homme en échange de son âme? Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne goûteront point la mort qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venant dans son règne. » – Matthieu 16:24-28

    • Souri7

      Merci Heloise, en plus c’était l’évangile (Matthieu 16:24-28) de ce dimanche à la messe traditionnelle!
      Tout le travail consiste en effet à trancher tout ce qui en nous ne sert pas Dieu (et ça va très loin) avec l’aide et la lumière du Saint Esprit. Dieu est spirituel et les idées humaines sont étrangères à Dieu.

  2. Corinne

     » Marie dit alors :  » Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi selon ta parole . »
    Evangile selon saint Luc 1,38
    Tiré des 365 méditations sur la Vierge Marie .

  3. cathy

    Monsieur d’Alencourt, très inspirante votre étude sur la dernière génération et surtout très cohérente. Et je reprendrai une phrase de vos conclusions: « 2015 pourrait être le point de départ de la reconquête par les apôtres de la fin des temps ». Jésus n’a-t-il pas dit que nous ferions des choses bien plus grandes que lui? N’a-t-il pas marché sur les eaux invitant ses apôtres à y marcher aussi? Mais regardons maintenant autour de nous dans notre société. Oserez-vous guérir les malades, chassez les démons et marcher sur les eaux sans être traités d’hérétique? La confusion règne comme un brouillard. Tout est contesté. Tout est raconté. Tout est soupesé. Et qui écoute encore??? Seul la main de Dieu et donc un miracle pourra « je l’espère » mettre fin à l’apostasie. Car il n’est pas si difficile de « sentir » que ce monde ne peut plus continuer ainsi..

  4. Harmattan

    Bonjour Monsieur D’Alencourt,
    72 personnes ont trouvé la mort dans une fabrique de chaussures aux Philippines. Ce nombre a t il une portée eschatologique?

    • dalencourt

      Harmattan, 72 est le nombre de disciples que Jésus envoie deux par deux dans les villages pour évangéliser.
      Le noyau dur était constitué de 12 apôtres, et l’ensemble des disciples était de 72.
      C’est donc un chiffre hautement eschatologique, un peu comme si satan annonçait la mort des disciples du Christ.

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