Peut-on résister au nouveau totalitarisme ?

manif-pour-tous

Je reproduis ici intégralement une interview de Michel de Jaeghere publiée sur Renaissance catholique, que je vous invite tous à lire intégralement. Son analyse et sa démonstration du vrai visage de la démocratie et de sa dérive totalitaire sont vraiment remarquables.

Au lendemain de la manifestation du 26 mai, Les 4 vérités ont rencontré Michel De Jaeghere, vice-président de Renaissance Catholique. L’entretien porte sur la démocratie. Propos recueillis par Guillaume de Thieulloy.

Vous avez consacré une université d’été, et aujourd’hui un livre à « la démocratie totalitaire » (1). Ces deux termes ne sont-ils pas pourtant antinomiques ?

L’association peut effectivement sembler paradoxale, tant nos esprits sont habitués à définir la démocratie comme le règne de la liberté, par opposition à la tyrannie, le totalitarisme étant considéré au contraire comme l’absence de démocratie. Mais ces définitions sont en réalité trompeuses.
livre RCLe totalitarisme, en effet, ne se caractérise pas essentiellement par la violence, la privation des libertés formelles (celles de parler, d’aller et venir), le rejet des procédures électives. Il y a des élections en Chine. Il y en avait en Union soviétique. Le totalitarisme se définit, comme son nom l’indique, par la prétention de l’État à tout régenter : la vie sociale, économique, spirituelle tout autant que la vie politique. Il peut le faire par la violence ou par la persuasion, le lavage de cerveau, la douceur apparente. Ce qui le caractérise, ce n’est pas l’absence d’élections pour la désignation des dirigeants ; ce n’est pas non plus la violence policière. C’est la contestation de toute liberté intérieure, l’idée qu’il n’y a rien au-dessus de l’autorité de l’État – ni autorité supérieure, ni principe transcendant – qui justifierait que la personne, la famille, la communauté professionnelle refusent une soumission inconditionnelle et totale, q u’elles se réclament d’un ordre, d’une autorité, de principes, de traditions sur lesquels l’État n’aurait pas de prise. Le totalitarisme ce n’est pas le règne de la police (qui peut dans tout État commettre des abus). C’est la prétention de l’État à régner sur les âmes elles-mêmes.

Ce totalitarisme s’est montré à nous dans le nazisme et le communisme sous son visage violent, brutal, criminel. Cela a pu conduire à le confondre avec la dictature. Or il y a eu dans l’histoire nombre de régimes de force, qui ne tiraient pas leur origine d’une élection régulière et pratiquaient à l’égard de leurs opposants une répression policière peu soucieuse de la liberté d’expression – ce qui conduit à les définir comme des dictatures – sans pour autant qu’on puisse les considérer comme totalitaires, dans la mesure où ils ne visaient en aucune manière à régenter les consciences non plus qu’à assujettir les familles, l’Église ou les corps intermédiaires (la cité, la profession, l’entreprise), mais seulement à imposer la suprématie de l’État dans son propre domaine, celui des fonctions régaliennes (la police, la justice, la diplomatie et la guerre). Symétriquement, on observe que les démocraties modernes, dont les dirigeants sont choisis par l’élection, où la liberté de l’individu est, en principe, la règle, et qui sont si peu dictatoriales qu’elles peinent parfois à s’imposer dans l’exercice de ces mêmes fonctions régaliennes – au point qu’elles se montrent incapables de maîtriser leurs propres frontières, comme de faire régner l’ordre et la justice dans ce qu’on appelle des zones de non droit, parfois même au cœur des villes ; qu’elles se trouvent en outre contraintes d’abandonner des parts importantes de leur souveraineté à des institutions internationales dont le contrôle leur échappe –, en viennent dans le même temps à prétendre régenter des domaines qui ne devraient pas relever de l’État : l’éducation des enfants, qui appartient, selon le droit naturel, à leurs parents, la morale (avec la prohibition d’un nombre croissant de « phobies », la répression de paroles jugées attentatoires au politiquement correct, de comportements dénoncés comme discriminatoires alors qu’ils ne sont parf ois que l’exercice de libertés essentielles, comme celle par exemple de choisir qui on loge dans un appartement qu’on loue, qui on engage dans son entreprise, ce qu’on accepte de vendre à ses clients, de prescrire à ses patients, d’enseigner à ses élèves), la définition de la vie (puisque c’est désormais la loi civile qui détermine, à la majorité des voix, et d’une manière d’ailleurs variable d’un pays à un autre, à quel âge un embryon est un être humain, une personne dont l’existence doit être protégée et garantie, ou un amas de cellules qu’on peut utiliser comme matériau de recherche, congeler ou détruire), celle de la famille (un homme, une femme et leur descendance ici ; ailleurs deux hommes, deux femmes et les enfants qu’ils auront adoptés, fait concevoir in vitro ou porter par autrui).
In fine, cette évolution est en train de conduire un certain nombre d’États démocratiques à usurper le pouvoir de définir, à la majorité, en fonction d’un consensus qu’ils auront contribué à susciter par les médias qu’ils influencent ou qu’ils contrôlent, les frontières du bien et le mal, ce qui me paraît constitutif du totalitarisme.

Il ne s’agit pas, par là, de prétendre que ces régimes sont identiques aux régimes criminels qui ont incarné au XXe siècle, le projet totalitaire (puisqu’il est évident qu’ils n’en partagent pas les pratiques policières, qu’ils maintiennent en principe les libertés formelles). Bien plutôt de montrer le nouveau visage qu’a pris le totalitarisme au XXIe siècle. Comme l’avait pressenti Tocqueville, il est en apparence « prévoyant et Tocquevilledoux ». Il n’en partage pas moins avec ses devanciers le projet de démanteler, en les vidant de leur contenu, les institutions liées à l’ordre naturel (au premier rang d’entre elles, la famille traditionnelle), et d’étouffer en nous toute liberté intérieure, toute indépendance d’esprit. « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux, qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme, annonçait il y a près de deux siècles le génial auteur de La Démocratie en Amérique. Au dessus de ceux-là, s ‘élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. (…) Il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir, il travaille volontiers à leur bonheur mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre. Il pourvoit à leur sécurité, assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leur succession, divise leurs héritages. Que ne peut-il leur retirer le trouble de penser et la peine de vivre ? ».

Vous affirmez, avec saint Augustin, que la démocratie n’est acceptable qu’à condition que le peuple soit capable de poursuivre le bien commun. Comment le peuple pourrait-il poursuivre un autre bien ?

Toute l’histoire des régimes démocratiques nous montre qu’il arrive, et même souvent, que la volonté d’une majorité soit abusée. Elle peut être aveuglée par ses passions, flattée par des démagogues, trompée par des imposteurs, conduite à sa perte par des incapables.
C’est le sujet même de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide, qui oppose la démocratie tempérée du temps de Périclès, où l’Assemblée du peuple d’Athènes se laisse guider par un homme supérieur, à celle de ses successeurs, qui excitent après lui les passions les plus basses de la foule, et lui font multiplier les folies, comme le lancement de l’expédition de Sicile, île dont les Athéniens décident la conquête, nous dit l’historien, sans avoir la moindre idée de son éloignement ni de son étendue, ou la condamnation à mort des généraux qui venaient de remporter sur les Spartiates la victoire décisive des Arginuses sous prétexte qu’ils avaient manqué de diligence pour récupérer les corps des soldats tombés pendant la bataille.
La démocratie moderne donne maints exemples de ces errements. Elle en donne d’autant plus que les moyens de communication de masse mettent désormais à disposition du pouvoir, des partis, des puissances d’argent et des lobbies, des moyens de manipulation des esprits d’une puissance sans précédent. On les a vus à l’œuvre, avant, pendant et après l’adoption des lois qui ont remodelé, depuis quarante ans, la société contemporaine pour lui faire admettre les bienfaits de la révolution sexuelle, l’avortement, les manipulations génétiques, le mariage homosexuel, et demain l’euthanasie (ce pourquoi l’appel au référendum que lancent aujourd’hui les adversaires du mariage homosexuel me paraît à haut risque – une campagne médiatique bien menée pouvant toujours, en ces matières, faire basculer une majorité – en même temps qu’il constitue une concession redoutable à l’idée qu’une règle morale ou une institution liée à l’ordre naturel comme le mariage pourraient subi r des modifications légitimes pour peu qu’elles bénéficient de l’appui d’une majorité d’électeurs).
Comme le bon fonctionnement de la monarchie était lié à l’éducation des princes, celui de la démocratie repose en réalité sur l’éducation des foules. Pour que le gouvernement du peuple soit conforme au bien commun, il faut que ce peuple ait grandi dans le respect de ses pères, la volonté de prolonger et de transmettre l’héritage reçu indivis, l’amour des principes qui ont fait sa grandeur et l’éclat de sa civilisation. Nous en sommes loin aujourd’hui. Or à une éducation purement individualiste, exaltant en chacun la tyrannie de ses désirs comme un absolu, ne peut correspondre qu’un peuple d’égoïstes, auquel sera étrangère l’idée même qu’un bien commun existe, et qui ne verra dans la pratique de la démocratie que le moyen d’exprimer ses revendications catégorielles ou sa haine de classe.

Platon« Lorsqu’une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons, écrit Platon, elle s’enivre au-delà de toute décence ; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie, les accusant d’être des criminels et des oligarques. […] Ceux qui obéissent aux magistrats, elle les traite d’hommes serviles et sans caractère. En revanche, elle loue et honore les gouvernants qui ont l’air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air de gouvernants. Dès lors, il est inévitable que dans pareille cité l’esprit de liberté s’étende à tout. Qu’il pénètre dans les familles […] que le père s’accoutume à traiter son fils comme un égal et à redouter ses enfants ; que le fils s’égale à son père et n’ait ni respect ni crainte pour ses parents. Que le métèque devienne l’égal du citoyen, le citoyen du métèque et l’étranger pareillement. […] Le maître craint ses disciples et les flatte, les disciples font peu de cas des maîtres. Les jeunes gens copient leurs aînés et lutte nt avec eux en paroles et en actions. Les vieillards de leur côté s’abaissent aux façons des jeunes gens, imitant la jeunesse de peur de passer pour ennuyeux et despotiques. […] Or vois-tu le résultat de tous ces abus ? Ils rendent l’âme des citoyens tellement ombrageuse qu’à la moindre apparence de contrainte, ceux-ci s’indignent et se révoltent. Et ils en viennent à la fin à ne plus s’inquiéter des lois écrites ou non-écrites, afin de n’avoir absolument aucun maître. Alors, en toute beauté et toute jeunesse, les temps sont mûrs pour la tyrannie. »

Vous distinguez, à l’école de Jean Madiran, démocratie moderne et démocratie classique. Quelles sont les différences qui justifient cette opposition ?

Je me suis effectivement nourri du livre fondamental de Jean Madiran, Les deux démocraties. Publié en 1977, ce livre n’a pas pris une ride. La démocratie, telle qu’après avoir été inventée à Athènes, elle a existé ici et là durant l’Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance et l’Âge classique, telle qu’elle est décrite par Aristote dans sa classification des régimes politiques, telle qu’elle est évoquée par saint Augustin et analysée par saint Thomas d’Aquin, la démocratie que Madiran appelle classique est, dit-il, un mode de désignation des gouvernants. Il consiste à « n’avoir dans la cité, aucune autorité politique dont le titulaire ne soit directement ou indirectement désigné, pour un temps limité, par les citoyens, qui sont tous électeurs ». La démocratie classique, c’est cela : un mode de désignation des gouvernants par l’élection.

La démocratie moderne, celle dans laquelle nous vivons, celle qui a été façonnée par les Lumières et par les principes de 1789, fonctionne en apparence comme la démocratie classique. En apparence, c’est la même chose. En réalité, elle est tout autre chose. Sa charte fondatrice est en effet la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789. Or celle-ci contient des dispositions qui changent profondément la nature du régime dont elle a conservé les dehors et le nom. Ces principes sont ceux que proclament d’une part l’article 3 : « Le principe de toute souveraineté réside dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », d’autre part l’article 6 : « La loi est l’expression de la volonté générale. » Ces deux dispositions fondent, en dépit des apparences, un régime entièrement nouveau qui se distingue non seulement de la démocratie classique, mais de tous les régimes politiques (monarchiques, aristocratiques) connus auparavant.
La première de ces dispositions conduit en effet la démocratie moderne à considérer le mode de désignation par l’élection comme l’unique fondement de toute légitimité. Dès lors que le principe de souveraineté réside dans la nation (entendue ici comme le corps électoral), nul ne pourra légitimement prétendre exercer cette souveraineté sans avoir été choisi par le suffrage de cette nation. Or on n’avait jamais pensé à cela auparavant. Même parmi les partisans de la République. Dans la démocratie moderne, la désignation des gouvernants par les gouvernés cesse d’être considérée comme une technique parmi d’autres, bonne dans certaines situations, pour certains types d’État, mauvaise ou imprudente, inadaptée pour d’autres. Elle est réputée le seul mode de désignation légitime. Les régimes non démocratiques deviennent donc immoraux. L’élection des gouvernants devient un droit imprescriptible qu’on ne saurait remettre en question sans remette en cause les fo ndements de l’ordre social. C’est un impératif moral. On jugera qu’un gouvernement est bon non plus dans la mesure où il poursuit le bien commun mais dans la mesure où il est démocratique. On estimera qu’un régime s’améliore à proportion qu’il se démocratise. Et non plus en fonction de la paix et de la prospérité qu’il apporte aux populations, du degré de civilisation qu’il promeut ou des vertus qu’il encourage. Moins encore de la préservation de la morale publique.
La deuxième caractéristique de la démocratie moderne, souligne Madiran, est que « la loi est l’expression de la volonté générale ». Et seulement cela. Elle doit être approuvée par la majorité. Elle n’a besoin que de cela pour être incontestable. Formidable révolution. « Toujours, dans toutes les civilisations, écrit-il, la loi était l’expression d’une réalité supérieure à l’homme, d’un bien objectif, d’un bien commun que l’homme traduisait, interprétait, codifiait librement, mais non arbitrairement. » La fonction du législateur – roi, dictateur, assemblée d’anciens magistrats, Parlement élu – était de mettre en œuvre une raison, une justice et un ordre supérieurs aux volontés humaines. Qu’il s’agisse de la volonté présumée de Dieu ou de l’ordre du monde tel qu’il avait été transmis par la sagesse des anciens. « La légitimité de la loi, rappelle encor e Madiran, celle du pouvoir, celle des gouvernants, résidait dans leur conformité à cet ordre supérieur. » Dans les démocraties classiques, on confiait au corps électoral le soin d’approuver les lois qui lui paraîtraient les plus conformes à l’ordre du monde ou à la volonté de Dieu. Dans la démocratie moderne, on lui demande d’édicter les lois les plus conformes à sa propre volonté, déclarée universellement souveraine. L’apparence peut être identique. La réalité est très différente. Dans le premier cas, on demandait au peuple ce qu’il pensait correspondre à la justice. Dans le deuxième, on lui demande ce qu’il veut, et qui sera considéré comme juste pour la seule raison d’avoir obtenu une majorité de suffrages. On passe d’un souverain (individuel ou collectif) à qui l’on reconnaît le pouvoir de dire : je le veux, parce que c’est juste, à un souverain (collectif) qui dit : c’est juste parce que je le veux. C’est une révolution copernicienne. On a maintenu les termes ; on a renversé la logique.

manif2La conséquence de ces deux dispositions est que la démocratie moderne possède un troisième caractère, qui est que, loin de nous en préserver, la démocratie moderne tend naturellement au totalitarisme, contrairement à ce que l’on croit. Et elle y tend du seul fait de ses principes.
Dire que la légitimité se confond avec le seul mode d’élection (démocratique) des dirigeants ou avec le mode d’adoption (démocratique) des lois, c’est dire en effet qu’en droit le pouvoir d’un gouvernement ou d’un Parlement régulièrement élu est illimité, qu’ils peuvent adopter n’importe quelle loi contraire à l’ordre naturel ou au bien commun sans rien perdre de leur légitimité du seul fait qu’elle a été démocratiquement adoptée. On dira que s’imposent à cette loi de la majorité des normes supérieures (les dispositions de la Constitution). Mais ces normes supérieures tiennent elles-mêmes leur autorité et leur légitimité de la manière démocratique dont elles ont été adoptées. On pourra donc, démocratiquement, en changer. C’est si vrai que le Conseil Constitutionnel a jugé en France qu’il n’avait pas le pouvoir de juger de la conformité avec la Constitution d’un texte approuvé par référendum. Parce que le référendum était le mode d’expression du peuple souverain. Et qu’i l appartenait à ce peuple, d’où la Constitution tenait son autorité, de violer la Constitution si cela lui plaisait. À titre de comparaison, le Parlement de Paris cassa le testament de Louis XIV parce que la volonté qu’y avait exprimée le souverain de confier la régence à ses fils naturels n’était pas conforme aux lois fondamentales du Royaume. Nous avons changé tout cela : il n’y a plus rien au-dessus de la volonté du souverain, parce que c’est une volonté démocratique. La déclaration des Droits de l’homme a, en France, valeur constitutionnelle. Mais il appartient au corps électoral, si cela lui chante, de la transformer. C’est ce qu’on a fait en 1946 en ajoutant de nouveaux droits (au travail, à la grève). Si le peuple le veut, il pourra dans l’avenir en ajouter d’autres : le droit des femmes à avorter, le droit des homosexuels de se marier. Tout est affaire d’opinion et de majorité. En définitive, de campagne de propagande bien menée. Il n’y a rien au-dessus de la volonté de la majorité.
Dire en même temps que la loi est l’expression de la volonté générale, c’est dire que l’expression de la volonté générale a force de loi. Qu’il serait illégitime de prétendre lui opposer des lois non écrites, des principes éternels, qui ne peuvent être considérés, fussent-ils issus du Décalogue, que comme des opinions privées. L’adoption de la loi Taubira a montré qu’un usage plurimillénaire, antérieur même à la constitution de la cité antique, était sans autorité face à une loi adoptée par un vote à main levée. À partir du moment où ne s’impose aucune norme objective, extérieure, inchangeable, tout est affaire d’opinion, de manipulation et pour finir de moyens financiers. Les mécanismes qui ont été mis en œuvre pour faire adopter la loi Taubira sont ceux qui avaient été actionnés pour faire adopter les lois Veil, Pelletier, Roudy et Neiertz, qui le seront demain pour légaliser l’euthanasie, les mères porteuses ou la promotion de l’homosexualité dans les écoles. À ces lois de société, il est vain d’opposer la loi naturelle ou le Décalogue ; ils n’ont pas de réalité au regard de la démocratie moderne. La loi du nombre n’y abolit pas seulement la hiérarchie des normes, la supériorité de la Constitution sur la loi, elle ne se contente pas de la toute puissance temporelle. Elle entend, encore une fois, à l’image d’Adam et Ève, déterminer elle-même les limites du Bien et du Mal en une sorte d’institutionnalisation du péché originel. Or le totalitarisme c’est cela.

Comment résister à ce nouveau totalitarisme ?

À vue humaine, il y a longtemps que ce combat paraît perdu. Mais l’expérience de la chute du mur de Berlin l’a montré : il existe une fragilité constitutive du mensonge, une force intrinsèque liée à la vérité. La vague de fond soulevée dans tout le pays par la loi sur le mariage homosexuel n’a pas seulement surpris le gouvernement. Elle nous a stupéfaits nous-mêmes. La force tranquille des manifestants, face au mensonge d’État, à la diffamation, aux violences policières, aux gardes à vue injustifiées et aux poursuites judiciaires, a transformé l’adoption de la loi en défaite pour ses propres partisans. Sans doute, la contestation du projet de loi n’est-elle pas elle-même exempte de divisions ni d’ambiguïtés, marquée par l’imperfection de toutes les choses humaines ; elle s’est achevée sur un échec, puisque la loi est entrée en vig ueur. Reste que l’espoir a changé de camp. La course à la décadence a cessé de paraître irrésistible.
La France catholique (puisque, en dépit des habiletés tactiques et des prudences de langages, c’est bien elle qui manifeste dans la rue) a montré qu’elle n’est pas morte, comme l’établissement médiatico-politique, qui vit en circuit fermé, se l’imaginait. Contre l’idée que cette réforme était irrésistible et constitue un nouveau maillon d’une chaîne continue de progrès, la contestation a réveillé avec elle les forces vives du pays réel. Elle a ouvert les yeux de ceux qui n’avaient pas su voir vers quelle décadence nous conduisaient l’institutionnalisation des utopies soixante-huitardes et la tyrannie des idées libertaires. Elle a formé au combat politique toute une nouvelle génération à qui il appartient désormais de prendre la relève. Elle a fait découvrir à ces futures élites nées des JMJ et des mouvements traditionnels, nourries par l’enseignement de Benoît XVI, libérées de tout complexe par l’affolement d’un gouvernement qui a véritablement paru, dans cette affaire, perdre ses nerfs, à quel point l’héritage dont nous sommes les dépositaires avait été dilapidé par leurs aînés et comment la modernité nous emmène aux antipodes de la société à laquelle ils aspirent. Il nous reste à prolonger ce magnifique sursaut, cet étrange printemps français, par une reconquête culturelle du terrain qui a été perdu depuis plus de quarante ans. De cette reconquête, bien malin qui pourrait aujourd’hui dessiner précisément les contours. Elle n’obéira à aucun plan préconçu et sera nécessairement multiforme (les efforts sympat hiques pour l’organiser me paraissent voués à l’échec : il faut abandonner ce néo-kantisme qui nous conduit trop souvent à vouloir réduire la réaction vitale que nous appelons de nos vœux à un modèle unique, le nôtre autant que possible, pour apprendre à accepter la diversité des talents, des approches et des stratégies). Elle passera, quoi qu’il en soit, me semble-t-il, par un réapprentissage des fondamentaux, par l’amour du Beau, du Bien, du Vrai. Par une réforme intellectuelle et morale visant à nous préparer à un combat où il faudra se battre avec courage dans les tribulations du siècle en gardant au cœur la conviction que la Vérité, seule, nous rendra libres.

(1) La Démocratie peut-elle devenir totalitaire ?, Contretemps, 380 pages, 22 euros (27,00 € franco)

Source : http://www.renaissancecatholique.org/Vous-avez-dit-democratie.html

Advertisements

472 Commentaires

  1. anti franc maçon (AFM)

    un groupuscule d’extrême droite basé à Bordeaux, Dies Irae, dont les jeunes membres, qui disent se préparer à la guerre civile par un entraînement de type militaire, et par le noyautage de la société civile au travers de « pôles de résistance », se présentent comme catholiques. Catholiques fanatiques s’entend, qui déchargent à l’égard de l’Eglise et de ses prêtres une haine équivalente à celle qu’ils réservent à la démocratie, et qui développent sur le plan théologique les obsessions habituelles des partisans de l’évêque schismatique Marcel Lefèbvre, les menaces en plus. « Vatican II, c’est un piège des francs-maçons pour faire vider les églises », résume Ludo, dont l’idée fixe est de ne pas se laisser « cueillir comme un fruit » quand se déclarera « la guerre contre les musulmans », mais que ça ne »dérangerait pas de fracasser un prêtre moderne ».

    • Ragnar Lodbrok

      Regardez donc les armoiries de Mgr Williamson et vous comprendrez d’ou il vient, qui il est et quel est son but!
      C’est un infiltré de la pire espèce et il est normal que l’ennemi ai investi depuis longue durée la FSSPX.
      Sous des dehors de parfaite orthodoxie ( avec un petit o, geocedille…) c’est une vipère, que dis-je un serpent, habile, menteur, enjoleur, captivant, magnétique, bref très charismatique. Bref un ennemi redoutable!
      Le fait qu’il en ai été viré est une très bonne chose.
      Il participe à la tentative de déstabilisation de la Fraternité.
      Ce monsieur se veut plus royaliste que le Roy et est incapable d’esprit d’obéissance à ses supérieurs.
      Il me rappelle furieusement L’abbé Laguérie et finira aussi lamentablement que lui dans une maison isolée et quasiment perdu de tous!
      Ceci dit, anti franc maçon (AFM), prendre ses référence à La Vie ex catholique, est-ce bien raisonable? Pourquoi pas chez Golias?

  2. raffaele de filippo

    Pas de Salut pour les Membres de l’Islam, du Judaïsme ou d’Autres Sectes Non-Catholiques Hérétiques ou Schismatiques

    Jusqu’ici nous avons vu que c’est un dogme infailliblement défini que tout ceux mourrant comme non-Catholiques, y compris tous les juifs, païens, hérétiques, schismatiques, etc., ne peuvent pas être sauvés. Ils doivent être convertis pour obtenir le salut. Maintenant nous allons voir ce que l’Eglise indique spécifiquement au sujet de certaines religions proéminentes non-Catholiques, telles que le Judaïsme, l’Islam, et les sectes schismatiques Protestantes et Orientales. Ceci illustrera de nouveau, que ceux qui soutiennent que des membres de religions non-Catholiques peuvent être sauvés, vont non seulement contre des déclarations solennelles déjà citées, mais également contre les enseignements spécifiques cités ci-dessous. Ainsi, tous ceux qui rejettent ces dogmes subissent l’anathème et sont sur la voie de la damnation.
    Enseignement Catholique spécifique contre le Judaïsme
    Les juifs pratiquent l’Ancienne Loi et rejettent la divinité du Christ et la Trinité.
    L’Eglise enseigne le suivant à propos de la cessation de la vieille loi et de tous ceux qui continuent à l’observer :
    Pape Benoît XIV, Quo ex Primum (# 61), 1er Mars 1756 :
    « La première considération est que les cérémonies de la loi mosaïque ont été abrogé par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être observées sans pécher après la promulgation de l’Evangile. »
    Enseignement Catholique spécifique contre l’Islam
    Pape Eugène IV, le Conseil de Bâle, session 19, Septembre 7, 1434 :
    « … il y a espoir pour qu’un grand nombre de l’abominable secte de Mahomet se convertisse à la Foi Catholique. »
    Pape Calixte III, 1455 : « Je me voue… à exalter la vraie Foi, et à extirper la secte diabolique du réprouvé et infidèle Mahomet [l’Islam] dans l’Est. »
    L’Eglise Catholique considère l’Islam comme une secte «abominable» et «diabolique».
    L’ « abomination » est quelque chose de répugnant à la vue de Dieu ; pour laquelle Il n’a ni estime ni respect. «Diabolique» vient du Diable. L’Islam rejette, parmi beaucoup d’autres dogmes, la divinité de Jésus-Christ et la Trinité. Ses disciples sont en dehors du Salut dès lors qu’ils restent Musulmans.
    Enseignement Catholique spécifique contre les Sectes Protestantes et Schismatiques
    L’Eglise Catholique enseigne également que les personnes baptisées embrassant des sectes hérétiques et schismatiques perdront leurs âmes. Jésus a fondé son Eglise sur St Pierre, comme nous l’avons vu déjà, et a déclaré que celui qui n’entend pas l’Eglise doit être considéré comme un païen et un publicain (Matthieu 18 :17). Il a également commandé à ses disciples d’observer toutes les choses qu’Il a commandé (Matthieu 28:20).
    Les sectes schismatiques orientales (tels que les «orthodoxes») et les sectes protestantes sont des mouvements de scission les ayant séparées de l’Eglise Catholique.
    En se séparant de l’Eglise du Christ, elles ont quitté le chemin du salut pour emprunter celui de la perdition.
    Ces sectes rejettent obstinément et opiniâtrement une ou plusieurs des vérités que le Christ a clairement institué ; comme la Papauté (Matthieu 16 ; Jean 21 ; etc.), la Confession (Jean20 :23), l’Eucharistie (Jean 6 :54 ), et d’autres dogmes de la Foi Catholique. Pour se sauver on doit approuver toutes les choses que l’Eglise Catholique, basée sur les Saintes Ecritures et la Tradition, a infailliblement défini comme dogmes de la Foi.
    Ainsi, un protestant ou un «orthodoxe» qui rejette obstinément ces enseignements dogmatiques est frappé d’anathème et est séparé de l’Eglise, hors de laquelle il n’y a pas de Salut.
    Il est tout à fait intéressant qu’en publiant ces canons dogmatiques, l’Eglise indique : «Si quiconque dit…. qu’il soit anathème [anatema sit]» par opposition à «si quiconque dit … il est l’anathème [anatema est]». Cette qualification de «qu’il soit» concerne ces Catholiques qui, bien qu’ ignorants d’un dogme en particulier, se conformeraient à l’enseignement du canon dès qu’il leur serait présenté.
    Mais la personne qui est obstinée, et qui contredit volontairement l’enseignement dogmatique de l’Eglise reçoit la toute puissance de la condamnation automatique.
    Tout cela pour dire que si l’on peut rejeter des dogmes et toujours être sauvé, alors ces définitions infaillibles et leurs anathèmes d’accompagnement n’ont aucunes significations, valeurs ou forces. Mais elles ont de la signification, de la valeur et de la force – elles sont des enseignements infaillibles protégés par Jésus-Christ.
    Pape Paul III, Concile de Trente, Session 6, chapitre 16, ex cathedra :
    « Après avoir exposé la doctrine Catholique concernant la justification, que chacun recevra fidèlement et fermement pour être justifié, le saint concile a jugé bon d’y joindre les canons suivants, pour que tous sachent non seulement ce qu’ils doivent tenir et suivre, mais aussi ce qu’ils doivent éviter et fuir. »
    Pape Jules III, Concile de Trente, Session 13, Canon 1 sur l’Eucharistie, ex cathedra : Si quelqu’un dit que dans le très saint sacrement de l’Eucharistie ne sont pas contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang en même temps que l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ et, en conséquence, le Christ tout entier, mais dit qu’ils n’y sont qu’en tant que dans un signe ou en figure ou virtuellement qu’il soit anathème.

    ©2013 La Foi • Contact
    http://www.la-foi.fr/savoir/partie-II/I/islam.aspx

    • scaletrans

      « Jusqu’ici nous avons vu que c’est un dogme infailliblement défini que tout ceux mourant comme non-Catholiques, y compris tous les juifs, païens, hérétiques, schismatiques, etc., ne peuvent pas être sauvés. »
      Ceci n’est pas la doctrine catholique. Je ne suis pas allé plus loin dans votre post car il est évident que vous ne connaissez pas la doctrine. Étudiez le catéchisme de l’Eglise catholique et je vous met au défi de trouver une telle définition.
      Un rapide coup d’œil m’informe également que vous ne connaissez pas non plus l’histoire de l’Eglise… sauf celle racontée par ses pires ennemis. Ce sont toujours les vainqueurs qui racontent l’histoire et ils ont eu le temps et les me(r)dias pour déverser, et continuer à déverser des tombereaux de contre vérités et de mensonges. Pour voir un peu comment ils procèdent, allez donc voir quelques exemples sur ce site:http://philosophieduchristianisme.wordpress.com/category/mensonges-historiques/

    • geocedille

      Vous avez le droit de penser que les Orthodoxes se seraient éloigné de l’eglise du Christ (à etayer cependant), mais pas de dire des contreverités henaurmes selons lesquelles ils ne reconnaissent ni la confession ni l’eucharistie. Renseignez vous.

      Et ils reconnaissent le pape comme seul legitime patriarche de Romme et de tout l’occident, évèque de Rome et Pimus inter pares (premier des patriarches, primauté protocolaire entre égaux religieusement).

      Ils ne reconnaissent pas l’extention de la juridiction du Pape en dehors de l’Occident, son infaillibilité, son gouvernement seculaire (qui n’existe plus?) et sa monarchie sur l’ensemble de l’eglise. Toutes choses imposées progressivement par les papes.

      La monarchie papale est d’ailleurs contesté par les tradis, qui ont du mal a expliquer le paradoxe dans lequels ca les plonge.

      • geocedille

        Commentaire adressé a Raffaele et non à scaletrans.

        Mais en fait je pense que Raffaele ne pense pas que les Orthodoxes nient l’eucharistie ou la communion, c’est un amalgame avec les theses protestantes. Bref, l’argumentaire est imprecis et fait l’amalgame, sans doute pour creuser un fossé qui n’est pas tant theologique que politique.

        • geocedille

          Sinon j’ai trouvé une réference pour soutenir le fait que la croyance en l’infaillibilité papale (ou qu’il serait sunaturel) est potentiellement dangereuse :

          Apocalypse 19:9

          Et il (l’ange) ! Et il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

          Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire !
          Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus.
          Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie.

          L’ange se definit ainsi : σύνδουλός σου εἰμὶ.

          Mal traduit par l’ambigü « Je suis ton compagnon de service »

          En français moderne ça se dirait : je suis moi aussi un serviteur, collègue…

          Si l’ange qui informe Jean se dit égal serviteur de Dieu, ne faut-il pas considerer le pape pareillement?

        • scaletrans

          Libre à vous de vous en prendre à l’Infaillibilité papale, mais un raisonnement logique le justifie pourtant absolument car, le « Vicaire du Christ » ne fait que transmettre, d’où l’Acte de Foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper ». Sortir de là ne peut mener au libre examen, et on sait ce que cela donne.
          Vous m’objecterez peut-être que, dans ce cas, je devrais obéir à l’église issue de Vatican II, ce à quoi je vous répondrait que cette église là est en contradiction avec près de 2000 ans d’Eglise, et donc qu’elle ne fait pas partie de l’Eglise, quels que soient les biais utilisés, Herméneutique de la continuité comprise !

        • Petros

          @geocedille : en toute logique un homme est un homme, aussi saint soit-il. Maintenant la logique de l’infaillibilité ne vient pas tant d’un homme surnaturel que du fait qu’il obtient la grâce de Dieu de part sa fonction – enfin, c’est comme ça que je vois la chose. Cela dit, ce concept du un coup il est infaillible, un coup il ne l’est pas… sans parler des erreurs graves commises… ça casse le mythe comme qui dirait.

        • geocedille

          scaletrans, vous etes conscient que vous venez d’expliquer que c’est l’Eglise qui ne se trompe pas?

          Vous confondez juste l’Eglise et le Pape.

          L’esprit saint n’est pas descendu que sur Saint Pierre, mais sur l’ensemble des apôtres.

          Un chrétien de rite romain de l’an 700 serait etonné de ce que vous racontez là.
          Comme Jean fut etonné en voyant la Grande Prostituée.

        • scaletrans

          Ça c’est votre vision, mais je vous confirme que l’infaillibilité du Pape seul est enseignée par l’Eglise. D’ailleurs, c’est basé sur les Évangiles, et en premier lieu par « Tu es Pierre et sur cette pierre Je bâtirai Mon Eglise ». Cette infaillibilité (« Pierre a parlé par la bouche de Léon », Concile de Calcédoine, 451) a toujours été crue dans l’Eglise, même s’il a fallu le rappeler par un dogme en 1870.
          Certains sont troublés par une fausse définition qui voudrait que le Pape ne soit infaillible que lorsqu’il parle « ex cathedra », c’est à dire de façon solennelle. Mais qui déciderait de ce qui est infaillible ou ne l’est pas ? En fait, le Pape est infaillible toutes les fois qu’il s’exprime en public dans le domaine de la Foi et des mœurs. Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement ?

        • geocedille

          Le souci, scaletrans, c’est que Pierre est le diciple qui s’est fait le plus réprimendé par le Christ!

          Il passe son temps dans l’Evangile, à lui dire d’arrêter de faire n’importe quoi :

          Rengaine donc ton glaive,
          Fait gaffe tu vas me trahir,
          Mais non c’est pas ça que j’ai signifié, écoute donc un peu quand je parles,
          Mais tu t’en vas où? Je t’ai dit d’aller à Rome!

          Autant l’eglise grecque ressemble à son frère, Saint André, tempérée et conservatrice, autant, je vous l’accorde, les Papes semblent effectivement avoir hérité du caractère de Saint Pierre, impulsif, prompt à comprendre de travers et bagarreur.

          (Saint Pierre, pardonne moi mon audace!)

        • scaletrans

          « (Saint Pierre, pardonne moi mon audace!) »

          Il le fera. 😉
          Cependant, St Pierre n’avait pas encore reçu l’Esprit Saint. Cela illustre parfaitement le fait que Dieu choisit, non pas celui qui est considéré comme le meilleur par les hommes, mais celui qu’il a distingué dans Sa sagesse infinie. Autre exemple: le choix de Mathias pour remplacer Judas.

        • geocedille

          Pas tout à fait : il fuit de Rome après. L’Esprit Saint n’annihile pas le libre arbitre.

          D’ailleur cet argument de l’Esprit Saint invaliderait aussi les accusations de derive schislatique des latins envers l’eglise grecque : Aprés tout, Constantinople peut se traguer elle aussi d’une continuité apostolique valide et Saint André a reçu l’Esprit Saint lui aussi!

          Face à la citation de « Pierre tu es pierre » il faut toujours se souvenir de « Avant le second chant du coq tu m’aura trahi trois fois » prophétique. (voir mon commentaire page précédente)

          Ce qui ne retire aucunement l’amour de Dieu pour Pierre, ni ne signifie que sa mission n’est pas celle qu’il a dit (lier sur terre ce qui sera lié au ciel).

          Cependant, Jean nous explique assez clairement que cette eglise Petrinienne sera corrompue en son sein, qu’un autre eglise est cachée.

          Et que puisque l’autre est cachée, l’église petrinienne doit pretendre etre la seule et unique église, donc l’eglise catholique.

          Les deux prophetes confirment aussi cette idée.

        • michel

          .
           » Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » dit Simon Pierre.

          Le voile tombe, la Vérité est limpide. Sur ces fondements de pierres vivantes, éternelles, la parole de St Pierre scèle le destin des fils de Dieu, Vivant. Les hommes dans leur faiblesses, connaissent l’espérance d’une Vie , dont ils témoignent; et le premier fût Simon Pierre.
          Plus qu’un patriarche qui conduit, le Vicaire est le représentant du Christ; St Pierre mène sa barque et la pèche est abondante.

      • Ragnar Lodbrok

        géocedille,
        Merci de développer votre commentaire qui peut laisser à libre interprétation du lecteur, en fonction de son propre état d’esprit!
        Vous me connaissez maintenant assez bien, pour savoir que je ne doute pas de votre bonne foi, à défaut de bonne Foi (je mettrais bien un smiley avec un clin d’oeil, mais je ne sais pas où les trouver!!!)

        • Ragnar Lodbrok

          geocedille,
          Oui, mais sans doute qu’en grec ancien ièsouitos, signifie: Foi, Intelligence, Amour de Dieu, propagation de la Foi sur tous les continents.
          Je ne dis pas que le sens est le même à notre époque!
          Mais mon pov mosieur, qu’est-ce qui tient à not époque? Pas les cathos, pas les hérétiques qui protestent et parait-il pas même les orthodoxes. Ou va le monde, je vous l’demande?

      • geocedille

        Ièsouitos est un terme de la fin du XVIe siecle. Il n’y a pas de J en grec.

        Pour répondre à votre question il faut juste se referer à Apocalypse 13:4

        « ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? »

        La réponse est en 15:4 :

        « Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés. »

    • Emmanuelle

      Le Pape dit dans le texte :
      « Personne n’est à l’abri du « danger » de « devenir corrompu », a-t-il mis en garde : « il y en a dans les communautés chrétiennes et ils font tant de mal. Jésus parle aux docteurs de la loi, aux pharisiens, qui étaient corrompus. Il leur dit qu’ils sont des sépulcres blanchis. Et dans les communautés chrétiennes les corrompus sont ainsi. On dit: Ah, c’est un bon chrétien, il appartient à telle confraternité; c’est l’un des nôtres. Mais pas du tout : ils sont pour eux-mêmes.  »
      Et, c’est qui les confraternités corrompues qui sont pour elles même et qui font beaucoup de mal à l’église.
      Je vois pas !?
      Les franc-maçons peut-être…

      • geocedille

        En tous cas c’est une reconnaissance officielle de la bouche du Pape qu’il y aurait de la corruption au sein de l’Eglise, confirmant par là l’Apocalypse quand Jean parle de la Prostituée habillée de pourpre et d’écarlate.

        Reste à savoir dans quel but François rend cette corruption publique.

        • nobody

          @geocedille
          Il n’y a jamais eu de corruption du tout dans l’Eglise orthodoxe selon vous? Même pas un petit chouille??

          La Prostituée de l’Apocalypse = Babylone, est un empire construit sur des populations chrétiennes apostates (l’Occident), elle est parée de pourpre (symbole impérial dans l’Antiquité). Cet empire est la plus grande puissance commerciale de son temps (voir Ap 18). Babylone est l’empire étasunien.

          Je vais à la messe conciliaire (une fois tous les 15 jours env): depuis l’élection de François les lectures du Livre de l’Apocalypse ne sont plus rares (pour ne pas dire régulières), et lorsque le Pape me parle maintenant d’antéchrist je le reçois 5 sur 5…

        • scaletrans

          Vous confondez l’individu et l’assemblée. Les religieux étant des hommes, ils ne sont pas à l’abri de la tentation, bien qu’ayant cependant des grâces d’état. L’Eglise est impeccable, ses membres humains ne le sont pas.

        • geocedille

          Nobody,

          Il y a sûrement des gens corrompus dans les églises orthodoxes, mais le dogme et la liturgie n’ont pas été modifiés depuis le concile oecumenique de 787.

          Comprenez que je ne me permet pas de juger, je tente de faire coller la révélation aux faits actuels.

          Votre analyse est que Babylone est les USA. Dans ce cas qui est la bête?

          La prostituée est parée de pourpre et d’ecarlate, comme les cardinaux.
          Elle a un calice.
          Elle est assise sur 7 collines.
          Elle a fricoté avec tous les rois de la terre, c’est à dire s’est melée de faire et defaires les dynasties.
          La femme cachée est unanimement reconnue comme l’eglise, ce qui designe la prostituee comme une eglise corrompue.
          La bête deteste la prostituée et la déchiquettera.
          L’Apocalypse recommande de sortir d’elle pour ne pas etre detruits avec elle. Sortir des USA?

          Enfin pour que l’antichrist puisse s’asseoir sur le trone du monde il lui faut reunir les deux glaives, le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Le pouvoir temporel est passé aux 10 banques de Bâle (10 cornes).
          Manque le pouvoir spirituel.

          Il le prendra de la Grande Prostituée. C’est qui qui possède ce pouvoir?

        • scaletrans

          Vous faites bien d’écrire « église » avec un e minuscule s’il s’agit de la prostituée de l’Apocalypse, car il ne peut s’agir de la véritable Eglise, mais de celle issue de V II. Je suis enclin à penser comme vous.

        • nobody

          @geocedille
          J’ai compilé deux articles précèdents pour vous répondre:
          1) Ap 18 Jugement de Babylone
          « Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d’elle, parce que personne n’achète plus leur cargaison,
          12 cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d’objets d’ivoire, de toute espèce d’objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre,
          Et tous les pilotes, tous ceux qui naviguent vers ce lieu, les marins, et tous ceux qui exploitent la mer, se tenaient éloignés,
          18 et ils s’écriaient, en voyant la fumée de son embrasement : Quelle ville était semblable à la grande ville ?
          19 Ils jetaient de la poussière sur leurs têtes, ils pleuraient et ils étaient dans le deuil, ils criaient et disaient : Malheur ! Malheur ! La grande ville, où se sont enrichis par son opulence tous ceux qui ont des navires sur la mer, en une seule heure elle a été détruite ! »
          Babylone sera la grande puissance commerciale de son époque. Pour notre époque il ne peut s’agir que des USA. Babylone est une « ville », mais à l’instar de Rome, également un état et un EMPIRE.

          2) Ap17 Qui la détruira et comment ?
          « Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et LA CONSUMERONT PAR LE FEU.
          17 Car Dieu a mis dans leurs coeurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. »
          La Bête détruira Babylone : elle consumera ses chairs au feu. Babylone/USA ne sera pas victime d’un évènement cosmique mais de l’action des ses adversaires (actuellement Chine/Russie/Iran qui devraient ainsi recevoir la royauté…pour quelques temps).
          Si nous sommes contemporains de l’Apocalypse, Babylone/USA sera vitrifiée. Il est effectivement conseillé de quitter les villes avant que ne commence le bal des bombinettes.

          3) Précisions sur Babylone
          Dans Ap17 Jean nous dépeint un tableau avec deux personnages :
          Une FEMME (l’épouse du Christ) qui une PROSTITUEE (s’est détournée de Dieu) et qui s’appelle BABYLONE
          Elle est assise sur
          Une Bête à 7 têtes et 10 cornes
          Autrement dit ce sur quoi la femme est assise c’est la Bête, puisqu’elle est assise sur 7 montagnes, ces montagnes concernent le deuxième personnage : la Bête. Inutile donc de chercher les sept rois et les 7 montagnes chez Babylone/USA, ces caractéristiques concernent la puissance qui va justement la détruire : la Bête !
          Les USA sont de loin la première puissance commerciale du monde (et plus particulièrement premier client), et le fret maritime amenant des produits manufacturés dans ses ports est colossal. Les USA sont également riches, avec le PIB par habitant le plus élevé parmi les grandes nations (celles au dessus de 20 millions ha), il est par exemple supérieur de 30% au Royaume Uni. Les USA sont par ailleurs la puissance RÉGNANTE (pourpre), ils ont autorité sur des nations, des peuples, et des langues. Pour quelques dollars de plus, les USA liquident les honnêtes hommes au service de leur prochain (les saints) qui lui font obstacle, et elle n’hésite pas à bombarder des chrétiens (Serbie), à les conduire à la famine (FMI/Afrique), et à fabriquer un conflit de civilisation qui finira de liquider les chrétiens d’Orient : OUI les USA sont ivres du sang des saints et des témoins de Jésus. Pour finir : quelle ville est aujourd’hui semblable à la grande ville (USA)?
          A l’époque de Jean Rome est une ville, un état et également un Empire (idem pour Babylone, ou Carthage). La ville dont parle Jean a autorité sur un empire.

          La femme est assise sur un deuxième personnage qui est l’adversaire de Babylone : la Bête.
          La Russie, la Chine et l’Iran s’opposent actuellement aux USA et sont seuls capables de les détruire, par conséquent l’Antéchrist/Bête devrait émerger chez eux.
          La chine présente de nombreuses caractéristiques de la Bête:
          Couleur écarlate :
          Couleur symbole du communisme. La Chine est toujours gouvernée par une dictature communiste.
          Qui était et n’est plus, puis reparaîtra :
          L’idéologie communiste est censée être passée de mode, l’effondrement du système financier provoquera également l’effondrement du capitalisme et rendra au communisme toutes ses lettres de noblesse.
          Sept montagnes où réside la Bête:
          L’alliance militaire de l’OTSC (ex républiques URSS) + Chine = 7 pays. Une alliance militaire anti-USA de 7 pays peut également se recombiner au début de la guerre.

          Sept têtes qui sont 7 rois :
          Xi Jinping est le 6eme, ou 7eme dirigeant de la RPC, il fait partie des 7, car il est communiste comme eux (« la Bête est elle-même un huitième roi, il est l’un des 7 »).http://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9taire_g%C3%A9n%C3%A9ral_du_Parti_communiste_chinois
          10 cornes :
          Des rois qui doivent recevoir la royauté plus tard

          Blasphèmes :
          La Bête blasphémera et se proclamera Dieu, les chinois sont très majoritairement athées, et les dirigeants communistes sont souvent vénérés comme des dieux (Mao/Kim Jung Il).

          Dans d’autres chapitres, il est question d’une armée innombrable (Ap 5 :11, 9 :16), la Chine a la plus grande armée du monde : 2 millions d’hommes d’active, avec une réserve colossale. Par ailleurs la Chine est peu ou pas tolérante avec les religions, et son voisin (pays frère) de Corée du Nord est le pays où les chrétiens sont le plus persécutés au monde. .

          -Comment la Chine pourrait sortir finalement vainqueur de cette guerre :
          Les arsenaux nucléaires sont principalement US et russes, les USA ne peuvent être détruits que par la force de frappe russe. Les américains ne se laisseront pas pulvériser sans réagir et il est probable que la destruction sera mutuelle.
          Les asiatiques (coréens et vietnamiens), ont une longue expérience des guerres asymétriques, ils se protégeaient du napalm américain avec des positions enterrées (tunnels et souterrains). Il se trouve que la Chine annonce disposer aujourd’hui de 5000km de tunnels…
          On peut très bien imaginer une planète dévastée par une guerre nucléaire qui voit soudain sortir de terre une armée de « sauterelles » qui part ravager et conquérir ce qu’il restera du monde.

          -Comment peuvent se déclencher ces événements ?
          Sur le front moyen oriental la situation est explosive (voir à partir de 45mn) :
          http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-agression-sioniste-contre-la-Syrie-par-Sheikh-Imran-Hosein-17435.html
          La Turquie (OTAN) pourrait être chargée d’attaquer la Syrie suite à un prétendu emploi d’armes chimiques du régime d’Assad (un peu avant que les israéliens ne s’occupent de l’Iran), ce qui provoquera une réaction en chaîne, réaction qui commencera par une contre-attaque de la Russie puis un embrasement du monde.

      • nobody

        @Emmanuelle
        L’Eglise catholique d’avant Vatican II n’était-elle pas, par exemple, corrompue, c’est à dire vendue corps et âme au système de domination de son temps, entretenant les superstitions et les peurs des pauvres, pour mieux offrir leur obéissance aux riches et puissants, c’est à dire en totale opposition avec l’enseignement du Christ?
        C’est cette Eglise de la corruption qui a participé à l’enfantement de l’Homme du péché (la création et le développement de la franc maçonnerie a été aussi une réaction à un système d’oppression) en défigurant le message des Évangiles par des pratiques odieuses. Les athées d’aujourd’hui ne sont souvent pas plus que des anticléricaux, pour qui l’image du curé représente une figure d’oppression (à l’instar des druides d’autrefois).

        La corruption (qui est l’oeuvre du Malin et qui n’agit pas que dans l’Eglise) était là hier, elle est encore là aujourd’hui, et elle sera sans doute également là demain. Lorsqu’il nous exhorte à la vigilance, le Pape est dans son rôle.

        • scaletrans

          Quelle drôle de vision vous avez! Certainement nourrie par les tombereaux d’insultes qui sont déversés sur l’Eglise depuis plus de 300 ans. Il est difficile d’y voir clair, car ne passent à votre portée que des éléments à charge, réels ou inventés; cependant, une personne de bonne foi devrait faire l’effort, avant de parler, d’instruire à décharge. En fait, comme je l’ai dit plus haut à geocedille, l’Eglise est composée d’hommes, mais l’Eglise elle-même est toute pure, mais non pas celle que vous suivez apparemment et qui n’est pas l’Eglise.

        • nobody

          @scaletrans
          Si vous pensez que j’interviens à charge, vous pouvez toujours intervenir à décharge.

          Mon Eglise c’est celle de tous les hommes et femmes qui suivent les Évangiles: je ne suis « encarté » nulle part, je peux fréquenter n’importe quel office sans ostracisme aucun: tous les chrétiens sont mes frères.
          Mt 18: 19 à 20
          « Oui vraiment je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre s’entendent pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.»
          Selon moi le Seigneur est présent dans tous les offices : protestants, orthodoxes et catholiques (conciliaires ou traditionalistes).

          J’ai donc déjà assisté à un office traditionaliste et suis prêt à reconnaître l’extraordinaire ferveur qui s’en dégage. Cela vous autorise’t’il cependant à considérer les autres chrétiens comme des « goyims » (des croyants de seconde zone)?

          Dans ma représentation je souhaite sincèrement que tous soient sauvés, je veux croire (j’ai Foi) qu’en tout homme sommeille une part de Vérité (y compris chez les FM), et que les élus rachèteront par leur sacrifice tous les pêcheurs : pour la plus grande gloire de Dieu!

        • scaletrans

          « Cela vous autorise’t’il cependant à considérer les autres chrétiens comme des « goyims » »
          Non, pas du tout, seulement comme des gens qui se trompent ou qui sont trompés. Il y a la notion d’ignorance invincible par quoi on peut parfaitement admettre que de nombreux non chrétiens ou non catholiques seront sauvés.

      • geocedille

        Le Pape François pense à organiser un sommet à Rome avec les chefs des trois grandes religions contre le terrorisme.

        JERUSALEM. L’idée consita à convoquer a Rome un sommet entre les chefs des 3 religions monitheistes – Chrétiens, Hebreux, Lusulmans, pour lancer un message de Paix contre la violence et l’utilisation du nom de Dieu pour la justification du terrorisme.

        C’est pour ??? ce projet que le Pape François, qui en a parlé avec le president Israelien Shimon Peres le 30 avril, a affirmé ??? le gouvernement israelien ???

        ensuite l’article semble expliquer que cette initiative de paix ne sera pas une simple rencontre inter-religions comme du temps de Jean Paul II ni de Benoit XVI.

        Le président Peres a dit au Pape qu’il ya des gens qui justifient le terrorisme au nom de Dieu et que les dirigeants religieux devraient dire «haut et fort que Dieu n’a pas donné tous les droits »

        Mon italien est plus que mediocre, je peux avoir mal compris certains passages.

  3. Christophe

    Après un “pape” qui n’était pas évêque

    y aura-t-il un “pape” non prêtre ?

    Le nouveau rituel conciliaire des ordinations et des sacres

    POURQUOI Notre Seigneur Jésus-Christ a-t-il voulu laisser sur terre Sa Sainte Église après Son Ascension, en la fondant – par le Saint Esprit – le jour de la Pentecôte ?

    Pour rendre au SEUL VRAI DIEU TRINE LE SEUL CULTE SACRIFICIEL « DE LA NOUVELLE ET ÉTERNELLE ALLIANCE » QU’IL EXIGE EN TOUTE JUSTICE, SEUL CULTE SACRIFICIEL PAR LEQUEL NOTRE SEIGNEUR VRAI DIEU ET VRAI HOMME PEUT SAUVER LES HOMMES :

    « Pourquoi suis-je venu sur terre : POUR RENDRE TÉMOIGNAGE DE LA VÉRITÉ »

    Pour être présent, EN VRAI DIEU ET VRAI HOMME, EN JÉSUS-CHRIST INCARNÉ AVEC SON CORPS ET SON SANG, à toutes les générations des hommes jusqu’à la Fin du Monde, PAR LE SAINT SACREMENT, FRUIT DU SEUL VÉRITABLE SACERDOCE SACRIFICIEL DE MELCHISÉDEK SACRAMENTELLEMENT VALIDE.

    « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire »

    « Je ne vous laisserai pas orphelins »

    « Je serai avec vous jusqu’à la Fin du monde »

    * * *
    Les bonnes questions à se poser

    1. Qui a créé les rituels d’ordination et de consécration utilisés depuis toujours par l’Église de Jésus-Christ ?

    2. Étaient-ils efficaces ?

    3. Pourquoi changer ?

    4. Était-ce utile ?

    5. Était-ce indispensable ?

    6. Qui les a changés ?

    7. L’intention qui a présidé à ces changements était-elle celle de l’Église de toujours ?

    8. Si oui, pourquoi ne pas avoir laissé les deux rites ?

    9. Si oui, pourquoi avoir en pratique interdit le rite de toujours ?

    10. N’y avait-il pas une autre intention, une autre idée ?

    11. Laquelle ?

    12. Quel est le résultat ?
    http://wordpress.catholicapedia.net/
    Un dossier solide, documenté, irréfuté !
    Après un “pape” qui n’était pas évêque

    Un “pape” non prêtre ! ! !

    Et une “église” Conciliaire à
    deux “papes”

    Le nouveau rituel conciliaire des ordinations et des sacres

    Ce dossier pose de très graves questions absolument décisives, complètement occultées, bien qu’elles aient fait autrefois l’objet de quelques études effectuées en leur temps par divers auteurs, études évidemment soigneusement passées sous silence.

    Un dossier solide, documenté, irréfuté !

    En savoir plus…

    • geocedille

      La question cardinale (excusez le jeu de mot) c’est celle de l’eucharistie, et en particulier savoir si l’invocation de l’Esprit Saint est fait correctement.

      Il y a d’abord le rôle de l’officiant (j’ai deja expliqué qu’in est le lien entre le sacré et le profane, donc reste (physiquement) entre l’autel et les fidèles.

      Ensuite il y a la teneur de l’invocation du Saint Esprit : l’épiclèse.

      Il me semble que dans l’épiclèse de l’eglise romaine, c’est le prêtre qui « fait descendre » l’Esprit Saint, alors que dans l’épiclèse orthodoxe, c’est le peuple réuni au prêtre qui n’en est qu’une partie.

      Cette différence est, à mes yeux, la conséquence de la mutation hyérarchique opérée par Charlemagne lors de l’adoption du « filioque » (en plus de la polémique théologique proprement dite.)

      Charlemagne a ainsi retiré au peuple ce pouvoir et a décrété qu’il decoulait de la structure hiérarchique pyramidale de l’église et descendant des attributions du Pape.

      Je peux me tromper, c’est un point de vue exterieur, et des théologiens Catholiques devraient pouvoir confirmer (si tant est qu’il y ait unanimité de point de vue chez les Cathos)

      En tous cas, cette idée de hiérarchie pyramidale me saute aux yeux quand je discute avec des Catholiques, et en particulier leur relative passivité religieuse, a savoir qu’il attendent tout du clergé, comme de simples consommateurs.

      Passivité qui rend ridicule aux yeux des latins les débats des byzantins le sexe des anges. (C’est à dire sur le livre d’Enoch)

      Passivité qui a subitement disparu chez les traditionnalistes devant les dérives trop manifestes du sommet de la pyramide.

      Si l’eucharistie n’opere pas, il est inutile de se demander si le Pape est bien un prêtre…

      Encore une fois, 1962 n’est que la partie emergée de l’iceberg. Il plonge jusqu’en l’an 800 et même un peu avant.

  4. nobody

    Un point de vue de citoyens US (spécialisé en économie et finances) sur ce qui se passe en Syrie :

    « Le point est, qu’il n’y a pas de «bons» dans cette histoire. Il n’y a pas de héros, seuls des initiés, des non-initiés, et le grand public. Généralement le public ne se souvient plus des anciennes guerres par procuration (guerres où d’autres font la guerre à votre place), il se contente de basculer vers le patriotisme lors des rares occasions où les troupes américaines sont effectivement déployées. Avec le temps et le recul nécessaire (si les pertes américaines sont importantes), les citoyens évoluent finalement contre le modèle proposé et exigent un changement. Cette fois, cependant, il peut y avoir moins de temps pour une telle évolution. Je crois que toute action offensive sur le terrain en Syrie de la part des États-Unis ou d’Israël entraînera dans une guerre mondiale évoluant très rapidement.

    Une guerre semble être une folie, mais elle joue un rôle vital pour certains intérêts particuliers. Elle offrirait une couverture parfaite pour un crash économique mondial qui est en train de se produire de toute façon, sauf qu’avec une guerre, les banquiers internationaux peuvent détourner le blâme loin d’eux-mêmes. Elle permettrait une rationalisation de la sécurité intérieure et la réduction des libertés civiles au nom de la sécurité publique. Cela permettrait une excuse pour la répression gouvernementale sur les groupes d’activistes, qui peuvent être étiquetés comme «traîtres», car aidant l’ennemi simplement en critiquant la politique gouvernementale. Ce serait donner de la crédibilité à l’idéologie de la mondialisation et de la gouvernance centralisée. Les élites pourraient prétendre que la souveraineté doit être effacée et que toutes les nations doivent s’unir sous une seule bannière pour que telle « terrible catastrophe » ne se reproduise jamais.

    La guerre en Syrie ne concernera pas la Syrie. Ce ne sera pas pour la liberté des personnes. Il ne s’agira pas de détrôner Assad ou d’établir la démocratie. Ce ne sera pas pour désamorcer la violence dans la région. La Syrie ne sera pas la cible, nous serons la cible – notre société, nos droits, notre nation.

    L’Amérique est au centre de la consolidation du plus insidieux des pouvoirs dans l’histoire et la Syrie n’est qu’un marchepied dans cette partie. Si nous ne pouvons pas maintenir notre vigilance et sommes aspirés dans cette guerre par procuration, les élites auront leur conflit mondial avec peu ou pas d’opposition à la maison. Les mondialistes seront vainqueurs, et tous les autres vaincus. »
    http://www.zerohedge.com/news/2013-06-05/guest-post-terrible-future-syrian-war

  5. Emmanuelle

    Je célèbre aujourd’hui mon premier bouillon:
    Je viens d’annoncer au maître de mon fils qu’il fasse suivre les dossiers scolaires non pas au collège publique où il devait aller, mais dans le collège privé que j’ai trouvé. Il m’a dit qu’il était contre cette démarche et m’a demandé pourquoi je ne le mettais pas au collège publique. Comme je suis une débutante, et que je ne sais pas encore y faire, j’ai dit que je suspectais des influences franc-maçonnes au sein du collège publique ayant vu des signes ostentatoires occultes de la franc-maçonnerie sous forme de tableaux (pyramides et oeil d’Horus), et que ce collège véhiculait par l’intermédiaire d’affiches de propagande et au sein du CDI par les livres et les brochures, la théorie du gender, et que je ne voulais pas soumettre mon fils à ces idéologies.
    Il m’a alors pris pour une folle, me disant que c’était n’importe quoi, et que ce que j’avais vu était sûrement des symboles artistiques…moquage et ridiculisation cassante.
    Puis, il a pris son air glacial et hautain et, dans une colère contenue m’a dit que je faisais des accusations assimilables à de la diffamation concernant la présence de la franc-maçonnerie dans le collège. Limite il a menacé de porter plainte contre moi pour diffamation d’une administration (il va peut-être le faire…?).
    Puis, il m’a dit que c’est la démocratie donc la majorité qui décidait des lois, et que par conséquent, je n’avais pas à m’y soustraire.
    J’ai tenu tête quand même en lui disant qu’il était très clair que l’assemblée nationale qui votait ces lois ne représente pas le peuple du tout qui est en majorité contre ces théories.
    J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à tel montage de bourrichon…ça fait drôle!
    Manque plus que Thea !

    • dalencourt

      De toute façon, la loi vous autorise à inscrire votre fils dans un collège privé, il n’a rien à dire.
      Faites comme moi ; ça fait longtemps que je ne justifie plus mes choix, cela ne sert à rien et ils ne comprennent rien. Vous dites : Je veux ça et puis point barre.
      S’il vous mets des bâtons dans les roues, répondez comme un bon républicain lambda : mais j’y ai droit ! mais la loi m’y autorise !

    • Ragnar Lodbrok

      Emmanuelle,
      Il vous a dit qu’il était contre le fait de mettre votre fils dans le privé: De suite il fallait contre attaquer et lui demander pourquoi et lui signifier que son avis ne vous était pas utile!
      A ces gens là, il n’y a jamais de raisons à donner. Commencer à discuter c’est déjà se justifier, donc se mettre en situation inférieure!
      Dans une discussion, celui qui pose les question, domine l’autre!
      Une bonne méthode pour les questions embarrassantes, c’est de répondre par une autre question.
      Les FM ont verrouillé les postes importants et tout particulièrement l’éducation dite nationale!
      Inutile d’essayer de faire comprendre votre position, car même si l’interlocuteur n’est pas FM, il est complètement imbibé de leurs idées ne serait-ce que par sa formation!
      Il veut porter plainte pour diffamation? Ces braves gens là n’ont pas besoins de publicité. en ce moment: ils sont à tous les postes du pouvoir, c’est même dans les journaux comme Le Point et d’autres, et la situation est abominable: ils sont de fait responsable de la mouise actuelle. Une action en justice serait pain bénit pour les dénoncer publiquement!
      Ceci dit, si vous avez mis votre fils dans le privé sous contrat, soyez prudente il est for possible que le directeur soit aussi un frère. Ce n’est pas certain, mais c’est une possibilité. Donc confiance, mais prudence et tenez votre langue: la prudence est mère de sureté.

      • Emmanuelle

        Merci à tous.
        Je vais apprendre à parler en répondant des questions (je vais m’entrainer)…et à être plus prudente, il est vrai que je découvre tout ceci, je suis une bleue
        @Ragnar, merci pour vos conseils, ça n’est pas sous contrat, j’ai tenu compte de ce que vous m’aviez expliqué l’autre jour.

        • Ragnar Lodbrok

          Que Dieu vous bénisse et vous protège vous et votre fils. Les efforts que vous faites et que vous ferez seront récompensés au delà de toutes espérances.

    • la Mésange

      Coucou Emmanuelle, je reprends la discussion en route, après une absence due à une surcharge de travail.

      Il suffisait de répondre à ce fanatique maçonnique « je ne veux plus que mon enfant fréquente l’école républicaine parce que votre ministre a déclaré qu’on y enseignait la religion maçonnique de la république, appelée laïcité. Or moi je ne suis pas républicaine, je suis catholique. »

      Là, franchement, il n’aurait rien pu répondre ! Les déclarations de l’odieux Peillon, un fou furieux s’il en est, ont en effet définitivement mis les points sur les i. C’est on ne peut plus factuel, l’aveu est sorti de cet individu lui-même, donc personne ne pourrait vous rétorquer quoi que ce soit !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s