L’église est morte

tombeau

A la fin du message de la Salette, juste avant la description des deux témoins, il y a deux locutions extrêmement fortes qui méritent d’être étudiées :
1) « Voici le temps des temps, la fin des fins. »
2) « L »Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation ».

ND-pleureLa Salette décrit bien la fin des temps, la fin du monde connu où satan peut régner sans partage. Et cette fin sera visible aux yeux de tous par un événement annonciateur hors du commun et inconcevable pour la plupart des catholiques : l’Eglise sera éclipsée.
Pire, quelques paragraphes auparavant, la Sainte Vierge aura précisé : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. »

Ces paroles sont pourtant claires : Rome c’est le Vatican, donc l’Eglise catholique. Rome représente le sommet de la hiérarchie catholique, son autorité absolue et parfois infaillible lorsqu’elle s’exprime ex cathedra, par le biais du pape.
Quand à L’Antéchrist, tout le monde sait qu’il s’agit de l’ennemi mortel du Christ et de son Eglise, qui règnera juste avant le retour du Christ, sa Parousie.
Le Christ, nous le savons, reviendra dans la gloire pour le Jugement dernier et l’établissement de la Jérusalem Céleste.
C’est à dire la fin du monde, ou du moins de ce monde.

Eh bien nous y sommes.
L’Eglise est éclipsée.
Rome a perdu la foi.
Rome est bien le siège de l’Antéchrist.

Pire, nous sommes dans la phase finale, c’est à dire la mort effective de l’Eglise.

Car il a été prophétisé que l’Eglise catholique, à la fin des temps, subirait la même Passion que son divin époux : agonie, condamnation, flagellation, chemin de croix, mort et mise au tombeau.

Ce constat fait écho au dialogue de Léon XIII du 13 octobre 1884 : « Je peux détruire ton église » dit satan à Jésus, qui lui répond : « Tu le peux ? Eh bien fais-le » et il lui donne cent ans pour y arriver.
Donc il y parviendra.

Second écho, écrit dans le Diable au XIXème siècle en 1892, donc quelques années après ce dialogue. L’action se passe dans une loge maçonnique luciférienne, et on pose la question à satan : « Combien de papes après Léon XIII ?  » Réponse : « Neuf, et après eux je règnerai. »
Ce n’est pas anodin comme réponse : je règnerai veut dire que le dragon sera à la tête de l’Eglise catholique, en d’autres termes l’Antéchrist. Ici, le diable rejoint les propos de Notre-Dame à la Salette, et les confirme, tout en nous donnant une indication précise de date : le dixième pape après Léon XIII sera l’Antéchrist, c’est à dire François.

Troisième piste qui vient exactement corroborer les deux précédentes, la prophétie des papes de saint Malachie. Cette liste de 111 devises s’arrête à Benoît XVI, 111ème et dernier pape.
Son successeur, Pierre le Romain, est hors liste, décrit comme le pape des tribulations suivi du Jugement dernier. Ceci est conforme à ce que nous écrivions plus haut : le Christ revient pour juger les vivants et les morts.

Enfin, dernière indication, s’il en fallait une après une telle avalanche de preuves, Notre-Dame à la Salette explique que « Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur…, ne verront le triomphe de l’Église de Dieu. »
Si Notre-Dame parle du Saint-Père et de son successeur en même temps, cela veut bien dire qu’il y aura à ce moment-là deux papes vivants en même temps, puisque les papes se succèdent après la mort du précédent. On ne peut s’exprimer ainsi que si les deux papes sont bien vivants.
Notons également que la Sainte Vierge s’arrange pour dire le « Saint-Père » d’un côté et « son successeur » de l’autre, comme si elle voulait faire comprendre que le second, bien qu’occupant le chaire de Pierre, n’est qu’un imposteur.

prophetie-papesLa prophétie des papes de saint Malachie utilise la même rhétorique : en ne désignant pas le dernier pape par une devise comme les 111 autres, elle s’arrange pour décrire un homme qui occupe le poste de pape sans l’être, d’où « Pierre le romain » : Pierre désigne le successeur du premier pape, le romain confirme qu’il s’agit bien du Vatican ; donc un imposteur.

Pour mieux nous mettre sur la piste, la liste des 111 papes inclut les 10 anti-papes du Moyen-âge. Pourquoi inclure les anti-papes ? Quelle en est la raison profonde ? Aujourd’hui, tout s’éclaire : il fallait les comptabiliser car le dernier, à la fin, sera lui aussi un anti-pape et même plus que cela : un faux pape.

Récapitulons :
– Le 10ème pape après Léon XIII, donc François, sera le représentant de satan,
– Rome sera le siège de l’Antéchrist,
– Le dernier pape est un imposteur,
– Cette période se termine par la chute de Babylone, la mort des bêtes, le retour du Christ en gloire et le Jugement dernier. « Le temps des temps, la fin des fins. »

Y sommes-nous ?
Oui.

Pourquoi ?
Parce que nous pouvons prouver maintenant que l’Eglise est morte, bien morte, qu’elle est actuellement au tombeau.
Elle est morte sur le nouveau Golgotha, la colline du Vatican, un certain 13 mars 2013 à 19h06.
Comme le Seigneur fait bien les choses, il nous en a avertit par la foudre sur le Vatican le 11 février 2013, jour de l’annonce de la démission de Benoît XVI.

Le processus de destruction de l’Eglise est assez facile à comprendre et à décrypter.
foudre-vatican
L’annonce de la démission de Benoît XVI est très riche d’enseignement, le 11 février 2013 est en réalité le vrai coup d’envoi de la victoire finale du diable et de l’arrivée de l’Antéchrist sur la chaire de Pierre car :
1) Le 11 février est le 42ème jour de l’année (42 est le chiffre de la durée de la bête, donc de l’Antéchrist, dans l’Apocalypse) ;
2) C’est le jour de la première apparition de Notre-Dame à Lourdes ;
3) Le 11 février 2013 est distant de 155 ans avec Lourdes, or l’apparition s’étale sur 155 jours ; je rappelle également que Benoît XVI est né le 16 avril, jour de la fête de sainte Bernadette. Il n’ y a donc aucun hasard entre le rapprochement Benoît XVI/Lourdes ;
4) Le 11 février est aussi le jour de la signature des accords de Latran en 1929. Or ces accord, refusés par tous les papes de Pie IX à Benoît XV, sont la première marche dans l’intégration du Vatican à Babylone. 84 ans séparent les accords de Latran de la démission de Benoît XVI.
La présence de ce chiffre n’est pas un hasard, car 84 est celui de la purification. C’est l’âge de la prophétesse Anne le jour de la purification, et aussi 2×42. Or nous savons que 42 est le chiffre de la bête, donc de Babylone, sa cité, et que le châtiment de Babylone sera doublé (Apoc. 18, 6) : 42×2 donnent bien 84.

On peut donc aujourd’hui résumer -très schématiquement- la Passion de l’Eglise par le calendrier suivant :

  1. Agonie : 1958-1962
    L’élection de Jean XXIII au souverain pontificat marque le coup d’envoi de la Passion de l’Eglise. Le premier pape franc-maçon de l’histoire de l’Eglise marque une rupture sans précédent. 1958 est à mettre en rapport avec 1858, apparitions de Lourdes, justement, et date de révélation du secret de la Salette.
  1. Arrestation, flagellation, couronne d’épines, condamnation : concile Vatican II, 1962-1965
    Le concile Vatican II est la condamnation à mort de l’Eglise. Certes elle n’est pas encore morte, mais elle est condamnée, sa mort a été décidée, elle a été jugée. Le libéralisme, le faux œcuménisme et surtout les réformes pernicieuses qu’il a engendrées (suppression du sacré, réforme de la liturgie, modification du rite d’ordination, et surtout destruction de la messe) en sont les principaux aspects.
    Sa mort à terme est sûre.
  1. Chemin de croix et mise en croix : 1965-2013
    Le concile sera suivi d’un long processus de destruction par l’intérieur, ce sera le chemin de croix de l’Eglise catholique. Petit à petit, et sans même s’en rendre compte, les catholiques apostasient leur religion. Tout se détériore, tout est grignoté petit à petit afin de transformer l’Eglise en organisation humanitaire où l’humanisme a remplacé le christianisme. La religion de l’homme. L’homme est au centre de l’Eglise en lieu et place du Christ. Très astucieusement, satan a réussi à déplacer le centre de gravité : de christocentrique, l’Eglise devient humanocentrique sans que cela ne gêne personne, ou presque.
  1. Le bon larron : Benoît XVI
    Le cardinal Ratzinger fut un des principaux artisans du concile Vatican II et surtout un de ceux qui en étendra la portée et l’influence. Un bâtisseur du libéralisme destructeur. Cependant, Ratzinger, une fois élu pape, se rendra compte progressivement de son erreur, car le Saint Esprit veille. Au lieu d’une continuation de l’œuvre de son prédécesseur, à laquelle il a pourtant largement contribué, Ratzinger freine les réformes et enclenche même le processus inverse. Le motu proprio du 7 juillet 2007, en faveur de la messe tridentine, fut une véritable déclaration de guerre à ses commanditaires francs-maçons. D’où sa description dans la Salette : « il souffrira beaucoup« . Notre Ratzinger destructeur est devenu Benoît XVI le repenti.
  1. La mise à mort : 11 février – 13 mars 2013
    L’élection de Jorge Mario Bergoglio correspond à l’installation du dragon sur la chaire de Pierre. La prophétie de la Salette est accomplie. Georges comme G de la franc-maçonnerie, dont il est le digne représentant. Bergoglio est à lui-seul le symbole même de l’inversion satanique : Georges comme saint Georges qui terrasse le dragon et Marie la mère de Dieu. Le Georges satanique a donc bien l’intention de terrasser la nouvelle Eve chargée d’écraser la tête du serpent.
    Mais tout a une fin. Car si la mort a bien eu lieu en 2013, la Résurrection s’accomplit le troisième jour, donc la troisième année : 2015.

C’est pourquoi 2015 est une année cruciale, celle de la bataille de l’Armaguéddon : ou satan gagne définitivement, ou il est chassé pour l’éternité par le souffle de saint Michel et l’action de Marie.

Dans un article prémonitoire, j’hésitais entre le statut d’Antéchrist ou de faux prophète pour le pape François. Finalement, il est probable qu’il soit les deux.
Des deux bêtes de l’Apocalypse, seule la bête de la terre est décrite comme un personnage à part entière, que le texte appelle le faux prophète. La bête de la mer, elle, est multiple puisqu’elle a 7 têtes et 10 cornes, et même une huitième tête. Sa création s’appelle Babylone la grande, qui fornique avec la grande prostituée.
Les deux bêtes, Babylone et la grande prostituée sont amplement décrites dans les chapitres 13, 17 et 18 de l’Apocalypse.

Tout est clair maintenant.
Babylone est la société pervertie et corrompue créée par le dragon (satan), la cité du mal qui a remplacé la cité du bien, donc la société mondialiste, matérialiste et perverse dans laquelle nous vivons actuellement.
La grande prostituée est le Vatican, ce catholicisme dévoyé par la bête qui s’y est introduite lentement, dont les prémisses remontent à 1929, acté 33 ans plus tard en 1962, dirigé par la bête elle-même depuis 2013.
Elle a fait embrasser l’humanisme aux catholiques, qui se prosternent non plus devant le Christ mais devant l’homme divinisé, c’est à dire la première bête, celle de la mer.

Comment peut-on affirmer que l’Eglise catholique est définitivement morte avec le pape François ?
Tout simplement parce que ses deux ans de pontificat nous l’ont amplement prouvé.
Par rapport à ses prédécesseurs, qui avaient bien préparé le moule il est vrai, ce pontife et l’Eglise qu’il dirige n’ont plus de catholique que le nom.

Jusqu’à Benoît XVI inclut, le monde, c’est à dire Babylone, même s’il reconnaissait certaines avancées de l’Eglise, restait jusque là réticent, critique, en opposition globale à l’Eglise.
Aujourd’hui ce n’est plus vrai.
Pour la première fois, Babylone a intégré, accueilli l’Eglise, elle l’accepte dans son sein.
Voilà le signe.
Et le Vatican le lui rend bien.

Ce basculement définitif de l’Eglise dans Babylone se voit à quatre niveaux :
1) Le Vatican se comporte comme une entité babylonienne,
2) La religion universelle, que l’on croit en gestation, est en réalité déjà installée,
3) L’enseignement de l’Eglise n’est absolument plus catholique,
4) Le diable savoure déjà sa victoire par l’annonce du jubilé de la miséricorde.

 

Le Vatican se comporte comme une entité babylonienne

Je le disais en préambule. Le plus frappant aujourd’hui c’est que Babylone ne combat plus l’Eglise mais l’accueille en son sein, comme des frères et sœurs. Du jamais vu avant François.

time– Dès décembre 2013, le magazine Times déclare le pape François « homme de l’année« . Un tel hommage de Babylone à Rome était impensable, surtout vu le positionnement hautement franc-maçon et mondialiste du support. D’autres ont emboîté le pas, notamment une revue LGBT. Là aussi, ce n’est pas possible dans le contexte d’une Eglise catholique classique, même du temps de Jean-Paul II.
Quelque chose a donc changé, mais est-ce nos adversaires qui ont révisé leur position (lobby LGBT, franc-maçonnerie…) ou l’Eglise catholique ? Poser la question, c’est y répondre.
Le Christ procéda de la même façon en saint Luc : « Lorsque le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Il connaissait, hélas, la réponse.

– Le 11 mai dernier, le pape François reçoit 7000 enfants de la Fabrique de la paix, une entité créée par l’ONU. Sont-ils catholiques ? Œuvrent-ils à répandre l’évangile ? Non, pas du tout, mais de cela le pape s’en a cure. Il promeut non pas la paix du Christ mais la paix maçonnique, c’est donc normal qu’il reçoive les membres d’une organisation mondialiste et maçonnique. Reçus dans la grande salle d’audience au Vatican, le pape entre sur la musique « We are the world« . Où est le catholicisme là-dedans ? On est dans une ambiance 100% babylonienne.

– Depuis l’élection du pape François, des exemples de ce genre, il y en a des dizaines, où le Vatican utilise les codes de Babylone là où il devrait montrer l’exemple du catholicisme, puisque le pape est le représentant du Christ sur terre. Le Christ a-t-il embrassé les us et coutumes de Babylone ? Non il les a combattus, en expliquant pourquoi.
J’avais noté que le 17 décembre dernier, pour les 78 ans du pape, des centaines de passionnés de tango avaient dansé place saint Pierre à Rome, sous les fenêtres du pape, sur des airs de vieux tangos populaires diffusés par le Vatican lui-même ou du moins autorisés par lui. Savez-vous que jusqu’à Benoît XVI inclut, on distribuait des mantilles aux femmes pour qu’elles se couvrent la tête lorsqu’il y avait des audiences publiques sur la place saint Pierre ? Aujourd’hui on y danse le tango, danse sensuelle interdite à une certaine époque par l’Eglise.
Babylone est entrée au Vatican, celui-ci ne s’en cache pas, il en est même très heureux.

Politiquement, c’est pareil.
Le pape François se comporte comme un leader socialo-communiste revendiqué.
J’avais analysé son discours au parlement européen du 25 novembre. On n’est plus du tout dans la doctrine sociale de l’Eglise mais dans le socialisme bon tient, promouvant l’immigration de masse sous des dehors humanistes, ainsi que la redistribution des richesses sur un mode socialiste.

La prochaine encyclique du pape, très attendue, sera sur le réchauffement climatique. La fable du réchauffement climatique est une invention de l’establishment franc-maçon marxiste qui nie l’origine divine de la création et divinise l’homme puisque celui-ci s’attribue la modification du climat (ce qui n’est pas prouvé), mais surtout considère qu’il peut influer sur celui-ci puisqu’il a décidé qu’il limiterait la hausse des températures à 2 degrés (???). L’homme commande aux éléments maintenant ! Il se prend pour Dieu avec une arrogance et un culot stupéfiants.
L’encyclique a-t-elle pour but de démasquer cette supercherie et de réaffirmer la primauté de l’ordre naturel, créé et voulu par Dieu ?
Pas du tout, le Vatican sera à 100% dans les thèses de Babylone.
Que vient faire ici l’Eglise catholique ?

obama-popeDe même, que venait faire l’Eglise catholique, du moins le pape, dans le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis ? A-t-on entendu à cette occasion le pape dénoncer les dangers du communisme, Cuba étant un des derniers régimes communistes de la planète, qui pourtant promeut un matérialisme athée, une politique d’insurrection permanente par la violence, sans parler des persécutions sanguinaires de ces régimes, faisant dire à un de ses prédécesseurs (Pie XI) que le communisme était intrinsèquement pervers ?
Rien de tout cela, bien au contraire, Raul Castro, le président cubain, a même déclaré qu’il pourrait revenir à l’Eglise catholique. Est-ce parce qu’il a abjuré le communisme et s’est converti ? Nullement, c’est parce que le catholicisme de François est compatible avec le communisme, dont il reste un fervent défenseur.
Là aussi, qui a changé ? Nos ennemis ou nous-mêmes ?

Dans le même ordre d’idée, Al Gore a déclaré qu’il pourrait devenir catholique à cause de ce pape. Est-ce la doctrine catholique qui l’a séduit, ou l’amour du Christ ? Non, c’est justement tout le côté babylonien du pape.

On constate la même chose au niveau de popularité du pape au sein des populations non catholiques. Le pape plaît à tout le monde, c’est indéniable.
Est-ce pour des positions concernant la doctrine catholique
?
Pas du tout, c’est pour ses engagements francs-maçons et babyloniens : la défense de la paix, l’absence toute remontrance concernant les péchés du monde, l’ouverture aux autres religions, la fraternité universelle.

 

La religion universelle existe déjà

J’ai déjà abordé ce thème dans mon dernier article, mais il est essentiel de comprendre ce point fondamental. Nous voyons actuellement le Vatican s’activer afin de préparer la future religion universelle, annoncée dans les projets secrets de la franc-maçonnerie dès la fin du XIXème siècle. Le projet n’est donc pas nouveau, mais le zèle de François à se rapprocher des autres religion est manifeste.
Bon ramadan avait-il déclaré dès 2013.

Cependant, cette stratégie, même si elle est réelle, est un leurre.
Car le véritable instigateur, satan, n’a pas besoin de fondre toutes les religions en une. Il n’a pas créé l’Islam, le judaïsme talmudique, le protestantisme, l’indouisme, le bouddhisme etc (enfin toutes les fausses religions) pour qu’ils se fondent ensemble avec le catholicisme, mais bien pour le combattre, l’entourer, l’étouffer.

La cible de satan, ce n’est pas les autres religions, mais le catholicisme. Il ne veut pas mélanger tout le monde, filmce qui serait illusoire, mais que le catholicisme se mélange avec tout le monde, se fonde dans les autres. Nuance.
C’est exactement le thème du film Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu qui a eu tant de succès l’année dernière. Les 4 filles, toutes les quatre catholiques, épousent 4 hommes chacun de religion différente. Est-ce que les hommes vont se convertir au catholicisme ? Pas du tout, c’est ce dernier qui va se fondre dans les autres et perdre son âme et son identité sur fond de tolérance, l’éducation des parents étant présentée comme désuète et inadaptée au monde moderne (Babylone), lesquels sont sommés de s’adapter à la nouvelle règle.

Or c’est exactement ce qui s’est passé dans le monde réel. Je parle bien au passé, pas au futur.
Les catholiques aujourd’hui, mis à part les traditionalistes, ne revendiquent plus la primauté de l’Eglise catholique sur les autres religions, et par conséquent la primauté pourtant évidente du Christ sur les faux dieux. La quasi totalité des catholiques croit et enseigne que les religions monothéistes adorent le même dieu, ce qui est faux puisque nous sommes les seuls à adorer un Dieu trinitaire dont le Christ est la seconde personne, à la fois vrai Dieu et vrai homme.
Pire, les catholiques sont les seuls, depuis le pape François, à enseigner les autres religions dans leurs cours de pastorale ! Oui, vous avez bien lu, sous prétexte d’ouverture, nous enseignons à nos enfants les religions de l’ennemi, ce que ne fait aucune de ces religions et c’es bien normal. Pourquoi les imams iraient enseigner le christianisme aux petits musulmans ?

Le troisième temple, c’est l’homme. Saint Paul nous a enseigné que « le corps est le temple du Saint-Esprit« , et Jésus-Christ a institué le sacrement de l’Eucharistie pour demeurer en nous et faire de notre corps son temple.
C’est la raison pour laquelle il nous a promis qu’il serait avec nous jusqu’à la fin du monde. Car il est réellement présent dans les Saintes Espèces et ce à chaque messe. Sa promesse est toujours valable car, malgré ses péchés, l’Eglise catholique, même conciliaire, n’a pas perdu la validité de ses sacrements.

Pour occuper ce temple, satan est passé par la voie détournée du faux œcuménisme. Sous prétexte de tolérance, le catholique a été invité à renier son propre Dieu pour l’aligner au même niveau que les idoles. Jean-Paul II avec la réunion d’Assise en 1986 a fait un tort considérable à l’Eglise.

Aujourd’hui, c’est l’Eglise qui va à la rencontre des autres religions, et une fois de plus, Babylone salue le travail effectué. Mais effectué dans un seul sens : des cathos vers les autres et non le contraire. Car ce sont les cathos qu’il faut réformer (c’est à dire abattre), pas les autres, qui ne ressentent nullement le besoin de se remettre en cause.

On découvre qu’existe une commission luthérienne-catholique pour l’unité (!) qui prépare avec le Vatican, la commémoration commune du cinquième centenaire de la réforme en 2017.
C’est hallucinant de lire ça, de constater un tel revirement de l’Eglise catholique en faveur d’un de ses principaux adversaires, un des plus pernicieux et les plus dangereux.
Faut-il rappeler que Luther a réfuté et refusé la doctrine des indulgences, l’autorité du pape, le célibat des prêtres, le culte des saints et en particulier celui de la Vierge Marie, le purgatoire, la messe et évidemment l’Eucharistie, sacrement fondamental car lien direct entre le Christ et l’homme, don infiniment divin que ne possède aucune autre religion. Rien que ça.
Quelle trahison de la part du Vatican !

pape-rabbinsCette nécessite de voir l’Eglise catholique se réformer d’abord pour qu’elle soit adoptée par les autres religions ensuite, est très bien expliquée par les juifs.
Le rabbin Moché Lewin, directeur de la conférence des rabbins d’Europe, interviewé par le Figaro le 20 avril dernier, explique en substance que le dialogue n’a pu s’instaurer entre eux et le Vatican seulement depuis que celui-ci a fait des avancées significatives, citant la déclaration Nostra Aetate du concile, les rencontres d’Assise et la visite de Jean-Paul II à la grande synagogue de Rome. Toujours dans un seul sens. Babylone veut bien de nous quand nous lui faisons allégeance.
L’ex président israélien Shimon Peres peut proposer à François de créer une ONU des religions et d’en prendre la tête. Complices ? Le fruit est mûr, c’est sûr.

Tout ceci est en totale contradiction avec près de deux mille ans de christianisme. Celui-ci combattait avec succès les autres religions dont il connaissait l’origine satanique, afin de conduire les âmes vers leur Dieu et Sauveur. Mon royaume n’est pas de ce monde a affirmé le Christ. Depuis que l’Eglise s’est ouverte au monde, elle a commencé à dépérir. Logique. Plus elle s’est approchée de Babylone et plus elle a perdu de membres.
Maintenant qu’elle a accomplit sa transformation, Babylone la dévore toute crue.

L’Apocalypse nous dit que les rois de la terre haïront la grande prostituée ; c’est tout à fait exact, ils ont tout fait pour la dépecer, et maintenant qu’elle est spirituellement morte (Tu te crois vivant mais tu es mort), Babylone célèbre et proclame bruyamment sa victoire.

Mais attention, la roche tarpéienne est proche du Capitole.

 

Le diable a annoncé trop tôt sa victoire

logo-jubiléLe jubilé du pape François est le signe de la fin. Le pape veut célébrer les 50 ans de Vatican II par un jubilé exceptionnel. Or le 8 décembre 2015, le concile aura 50 ans révolus, c’est à dire qu’il entrera dans sa 51ème année. Symboliquement il dépassera le Saint-Esprit, dont le chiffre est le 50 selon les Pères de l’Eglise (la Pentecôte étant le 50ème jour après Pâques). Dans l’interview pré-citée, le rabbin Moché Lewin explique que « dans la tradition juive, 50 ans c’est le Yovel, le jubilé, qui est dans la bible, synonyme d’éternité. » En d’autres termes, le jubilé de François représente une victoire définitive de satan sur le Christ, le signe qu’il a définitivement vaincu l’Eglise du Christ.

Ils ont déjà déclaré le concile Vatican II « saint » indirectement en canonisant Jean XXIII et Jean-Paul II.
La dernière étape est ce jubilé (année sainte !), où le concile sera considéré alors comme définitivement adopté, irréversible et irrémédiable. Ils auront dépassé l’Esprit-Saint, en franchissant le seuil des 50 ans révolus le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception. Tout un symbole.

Surtout que le Vatican enfonce le clou en ouvrant officiellement ce jubilé aux musulmans et aux juifs, puisque le pape a souligné « que la divine miséricorde est commune aux chrétiens, aux musulmans et aux juifs » et qu’elle « doit favoriser le dialogue avec ces religions et les autres traditions spirituelles« .

Le diable se dévoile trop car il sait que la fin est proche, et il doit attirer le plus d’âmes à lui.
Il avait déjà essayé de passer en force lors du dernier synode en tentant d’imposer des réformes fondamentales sur la position de l’Eglise concernant les mœurs.
Le blocage des propositions du pape (le Saint-Esprit veille) entraîna une fureur noire de celui-ci, qui se concrétisera par l’engueulade de la curie le 22 décembre.
Même les médias maintream babyloniens n’en revenaient pas ; le Figaro titrait « L’attaque au vitriol de François contre la curie« . Manifestement, le pape était fou de rage contre tous ceux qui lui ont tenu tête, et il a su le faire comprendre.

Pour ne plus être pris au dépourvu, le pape a ensuite réformé la curie, viré ou déplacé les hommes qui ne lui convenaient pas, et nommé un nombre suffisant de cardinaux afin d’être sûr d’avoir la majorité lors du prochain synode.

On peut mesurer le résultat aujourd’hui de ces réformes puisque le Vatican vient d’annoncer, à l’occasion du jubilé, un pardon exceptionnel de tous les péchés, y compris de l’avortement, pour les femmes qui l’ont pratiqué comme pour les personnes qui les y ont aidées.

Cette annonce, très récente, est l’ultime signe de la mort réelle de l’Eglise, si jamais on en doutait encore.
On retrouve ici les pratiques perverses du démon, qui d’un côté réaffirme la condamnation de l’avortement par l’Eglise, mais en même temps absout toute personne qui l’a pratiqué ainsi que ceux qui l’y ont aidé.

C’est comme si on faisait une loi interdisant le meurtre tout en disant qu’on ne poursuivra pas les meurtriers.
Car l’avortement est un meurtre, le meurtre le plus abominable qui soit puisque les mères tuent des enfants innocents et sans défense (leur propre enfant !), en leur sein. Il s’agit ni plus ni moins de la résurgence des sacrifices humains qu’offraient certaines civilisations à leurs dieux sataniques.
53 millions de sacrifices humains par an tout de même.

On ne peut pas affirmer une chose et autoriser son contraire.
L’Eglise catholique doit réaffirmer haut et fort que l’avortement est un meurtre abominable et qu’il n’est possible d’envisager le pardon d’un péché aussi grave qu’au cas par cas, sous la direction spirituelle d’un prêtre, et à condition d’une contrition réelle, et d’un désir de réparer par la pénitence.
Elle doit réaffirmer aussi que quiconque aura incité à ce geste ou l’aura pratiqué se rend coupable du même crime que la femme qui avorte.

Mais annoncer ubi et orbi que tous ceux qui pratiquent ce meurtre seront absous quoi qu’il arrive, y compris ceux qui ont incité au meurtre ou l’auront pratiqué, ce n’est pas combattre le péché mais le susciter, l’autoriser.

 

Et maintenant ?

Nous avons la certitude de vivre la fin des temps.
Nous avons la certitude que le pape François est l’Antéchrist.
Nous savons que son règne ne peut excéder 3 ans et demi mais nous savons aussi que celui-ci sera écourté car le Christ l’a promis.
Nous savons que la fin de l’Antéchrist est synonyme des événements suivants, dans l’ordre :
– Chute de Babylone,
– Mort et précipitation des deux bêtes en enfer,
– Enchaînement définitif du dragon,
– Retour du Christ,
– Jugement dernier,
– Résurrection de l’Eglise,
– Instauration de la Jérusalem céleste.

Nous entrons dans la sixième période, c’est à dire celle des 6èmes sceau, trompette et coupe.

Nous avons commencé par la Salette, terminons par la Salette.
Après avoir décrit une Eglise éclipsée par le règne de l’Antéchrist, la Sainte Vierge nous indique qu’alors les apôtres des derniers temps se lèveront, suivis des deux témoins, Enoch et Elie.
Les apôtres des derniers temps se sont déjà manifestés, il s’agit de tous les défenseurs de la vraie et saine doctrine qui dénoncent depuis des années, à l’instar du Grand Réveil, les méfaits de Babylone et son complice, l’Antéchrist.
Il ne reste plus que les deux témoins avant la 7ème trompette, la moisson et le Jugement.

Voici le passage de la Salette que nous devons avoir tous en tête :
« Combattez , enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le Temps des temps, la Fin des fins. L’Eglise sera éclipsée , le monde sera dans la consternation.
Mais voilà Enoch et Elie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu ; et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; elles feront de grand progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’Antéchrist. »

Les deux témoins vont entrer en scène très prochainement pour prêcher l’évangile du royaume, et prophétiser :
1) La chute de Babylone
2) Le second avènement (imminent) du Christ
3) La Jérusalem Céleste

La sixième période sera courte. La condamnation de Babylone est prononcée.
Place aux légions du Seigneur, aux ordres de la Sainte Vierge, du Saint-Esprit et de saint Michel.

Cette intervention du Ciel, destinée à lancer les deux témoins, sera un événement de portée mondiale que je vois pour demain, samedi 16 mai, ou éventuellement le 17 mai.

Comme un écho à la foudre sur le Christ de Rio 16 mois après le 16 janvier 2014, à la fête de Notre-Dame du Mont Carmel le 16 juillet, au chiffre du pape souffrant Benoît XVI et au roi martyr Louis XVI, et enfin à Jeanne d’Arc canonisée un 16 mai, ce 16 sera une date marquée d’une pierre blanche (Apoc. 2, 17).

Pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Par Marie, avec Marie, pour Marie.

L’annonce du royaume

sainte-chapelle

Nous sommes proches du dénouement. Tout ce qui a été prophétisé va s’accomplir très prochainement. La seule question qui reste en suspend, est : le Seigneur donnera-t-il une dernière chance aux hommes ou va-t-on voir la fin d’un seul coup ?

Je pencherai plutôt sur la première hypothèse en me basant sur le sixième temps de l’Apocalypse, à savoir 6ème église, 6ème sceau et 6ème trompette.
En effet, il s’agit d’une période décisive où Dieu frappe la terre de façon exemplaire, et à ce moment-là l’ensemble de l’humanité comprend que le jour de la colère est arrivé (Apoc. 6, 15-17). Mais ce n’est pas encore la fin, le 7ème sceau et la 7ème trompette n’ont pas encore sonné.

Pourquoi ? Parce qu’il faut encore que les deux témoins apparaissent et prêchent l’évangile dans le monde entier (le petit livre du chapitre 10), afin qu’un maximum d’hommes soient sauvés.
Ces deux témoins sont l’équivalent de saint Jean-Baptiste, le précurseur du Christ et dernier prophète, le plus grand aussi selon le Christ lui-même.
Or il faut bien l’admettre, il n’y a pas encore eu de Jean-Baptiste, il n’y a pas encore eu de précurseur du Christ, reconnaissable comme tel, en prélude à son retour.
Pourtant, le second avènement du Christ est une période aussi importante que la première, il faut absolument que l’on retrouve une similitude de signes.

Jusqu’à maintenant, nous avons opposé des systèmes. Nous avons étudié et convenu que l’Antéchrist était avant tout un système, une façon de vivre et de penser que l’on pourrait résumer en une phrase : « nous ne voulons pas qu’il règne sur nous« . Si on ne veut pas du Christ-roi et de l’inévitable système politico-économique et religieux qui l’accompagne (les monarchies catholiques et son Eglise), on obtient donc l’inverse : la démocratie athée, la république laïque et leur immonde système basé sur le matérialisme, la perversion des mœurs et le culte de l’argent.
Une multitude de bêtes donc, comme celle de l’Apocalypse, à 7 têtes et 10 cornes.

Il y a bien eu des hommes qui se sont dressés contre cette bête, sauvant le petit reste de la mort, et avec eux une partie non négligeable de l’humanité. Des hommes comme Monseigneur Lefebvre qui a su sauvegarder l’Eglise d’une mort certaine, en maintenant coûte que coûte la tradition.
Mais ces hommes ont fondé des mouvements, des organisations.

Or l’Ancien Testament nous a montré à de nombreuses reprises que le Ciel procédait aussi par l’intermédiaire d’hommes neufs et isolés. Moïse, David, Gédéon, Judith par exemple, s’opposent seuls, ou quasiment seuls, à un pouvoir tout entier. Sauf qu’ils ne peuvent rien sans l’aide de Dieu.
Chaque épisode de délivrance de l’Ancien Testament est toujours précédé d’abord par une intervention divine, et ensuite les hommes agissent, menés par un chef qui tire alors sa légitimité de l’aide divine et surnaturelle qui lui a donné la victoire :
– Moïse, sortant les hébreux d’Egypte après le passage de la mer Rouge ;
– Josué, prenant possession de la terre de Chanaan grâce à la chute de Jéricho ;
– David, vainqueur de Goliath ;
– Gédéon, vainqueur d’une immense armée avec seulement 300 hommes,
– Judith, qui sauve sa ville et avec elle tout Israël du danger Assyrien ;
– Esther, qui sauve son peuple d’une extermination certaine…
On est donc bien ici au stade d’individus agissant sous les ordres de la puissance divine.

Mais il y a aussi un second volet dans l’Ancien Testament, collectif celui-là.
Il s’agit des grands événements où Dieu intervient sans utiliser un être humain en particulier comme entremetteur entre lui et les hommes :
– Le déluge,
– La chute de Sodome et Gomorrhe,
– La chute de Babylone au soir du festin de Balthazar.
Là, nous n’avons pas d’homme providentiel abattant l’ennemi aidé par le Ciel, mais une figure des élus épargnés par la colère divine (Noé et sa famille, Loth et sa famille, Daniel et le peuple hébreu), et une disparition totale du mal et des hommes adonnés au mal.

Que devons-nous en penser ?

 

Que l’Apocalypse décrit les deux situations.

D’une part, la sixième période est un avertissement grandeur nature à l’ensemble de l’humanité avant la fin du monde et le jugement dernier. Les deux témoins apparaissent alors pour sauver un certain nombre d’hommes en leur enseignant l’évangile, le vrai, pas celui humanisant et vidé de sa substance de l’actuel Vatican.

C’est pourquoi ils sont appelés Elie et Enoch, comme le célèbre prophète et le patriarche. Car ils auront le même rôle que celui des patriarches que je viens de citer : sauver le peuple de Dieu de l’anéantissement qui le menace.

On peut y voir le fameux grand monarque tant attendu et le saint pape qui l’accompagne, mais dans un rôle bien différent que la plupart des gens attendent : rétablir le royaume de Dieu non pas sur terre mais dans les cœurs et les âmes. Il s’agit de la préparation du monde à la seconde venue du Sauveur, car cette fois-ci il viendra pour juger les vivants et les morts. La rédemption a déjà eu lieu il ya deux mille ans, place à la justice divine. J’avais lu, dans une des prophéties concernant le grand monarque, que celui-ci ressemblerait plus à un prêtre qu’à un roi. C’est tout à fait exact : il s’attachera à rétablir le royaume de Dieu dans les âmes et non sur terre. Désolé pour les nostalgiques de l’Ancien régime, dont je fais partie d’ailleurs.
Cette analyse rejoint partiellement celle du vénérable Holzhauser dans son interprétation de l’Apocalypse : le sixième âge est un âge de renouveau ; oui mais ce n’est pas le rétablissement d’un royaume terrestre dont il s’agit, mais bien d’aller reconquérir les âmes empestées par le fiel de la société satanique qui nous environne totalement.

 

Et d’autre part, la septième trompette sera l’équivalent du déluge : le monde tel que nous le connaissons finira, sur décision et action divine, sans intervention humaine, et la totalité des méchants disparaîtra de la surface de la terre, pour faire place à la Jérusalem Céleste.
Dans l’ordre, la grande moisson, suivie du retour du Christ pour le Jugement dernier, la résurrection des morts et la vie des élus dans le nouveau jardin d’Eden.
Le dragon (satan) sera alors définitivement enchaîné.

 

Le Christ en Matthieu 24 décrit aussi ces deux périodes

Arrêtons-nous à une partie essentielle de la prophétie de Notre Seigneur Jésus-Christ :
12
Et, à cause des progrès croissants de l’iniquité, la charité d’un grand nombre se refroidira.
13
Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
14
Cet évangile du royaume sera prêché dans le monde entier, pour être un témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
15
Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, annoncée par le prophète Daniel, établie en lieu saint,-que celui qui lit, entende-

Nous avons dans ces quatre versets le résumé global de la fin des temps, explicité et développé dans les autres versets.

1) Verset 12 = 2012 : le 21 décembre 2012, satan nous a pourtant prévenus : la fin du monde n’est pas loin, il va vivre ses dernières années de règne.

2) Verset 13 = 2013 : l’Antéchrist-système est à son paroxysme, la bête prend même symboliquement place sur le trône de Pierre (elle y était déjà en réalité depuis 1958, mais là il s’agit d’un acte officiel, de couronnement si l’on peut dire), le paroxysme de la perversité sera atteint avec le vote des lois sur le mariage gay un peu partout dans le monde. Quand aux justes, seule la foi les guide, tiraillés entre une Rome à laquelle ils ne peuvent plus obéir et la tentation de la quitter façon sédévacantistes.

3) Versets 14 et 15 : 2014 et 2015, les deux dernières années.
Détaillons-les rapidement.

L’évangile du royaume sera prêché dans le monde entier
Voici notre 6ème trompette et nos deux témoins qui apparaissent. Quel évangile prêchent-ils ? Celui du Royaume des cieux, c’est à dire l’imminence du second avènement du Christ et le rétablissement de son royaume en nos coeurs, nos esprits et nos âmes.
Cette période n’a pas commencée, j’ai donc encore été trop pressé dans mes approches précédentes. Mais elle précède la fin : alors viendra la fin.

Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation
logo-jubiléLe jubilé du pape François est le signe de la fin. Le pape veut célébrer les 50 ans de Vatican II par un jubilé exceptionnel. Or le 8 décembre 2015, le concile aura 50 ans révolus, c’est à dire qu’il entrera dans sa 51ème année. Symboliquement il dépassera le Saint-Esprit, dont le chiffre est le 50 selon les Pères de l’Eglise (la Pentecôte étant le 50ème jour après Pâques). Dans une interview accordée au Figaro le 20 avril, le rabbin Moché Lewin, président de la conférence des rabbins européens (reçue par le pape François ce 20 avril !) explique que « dans la tradition juive, 50 ans c’est le Yovel, le jubilé, qui est dans la bible, synonyme d’éternité. » En d’autres termes, le jubilé de François représente une victoire définitive de satan sur le Christ, le signe qu’il a définitivement vaincu l’Eglise du Christ.

Ils ont déjà déclaré le concile Vatican II « saint » indirectement en canonisant Jean XXIII et Jean-Paul II.
La dernière étape est ce jubilé (année sainte !), où le concile sera considéré alors comme définitivement adopté, irréversible et irrémédiable. Ils auront dépassé l’Esprit-Saint, en franchissant le seuil des 50 ans révolus le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception. Tout un symbole.

Doit-on rappeler également que le Vatican ouvre officiellement ce jubilé aux musulmans et aux juifs, puisque le pape a souligné « que la divine miséricorde est commune aux chrétiens, aux musulmans et aux juifs » et qu’elle « doit favoriser le dialogue avec ces religions et les autres traditions spirituelles« .
On parle beaucoup de la religion universelle en gestation, vieux projet des loges maçonniques, mais cette religion universelle existe déjà !
Le 4 septembre 2014, Shimon Peres, en visite au Vatican, proposait de créer une ONU des religions avec à sa tête le pape François. Pour qu’un membre dirigeant de la synagogue de satan s’exprime de la sorte, c’est que le fruit est mûr. Or quel est le but de satan ?

S’agit-il de fusionner les grandes religions monothéistes ? Pas du tout. L’ennemi, le seul ennemi de satan, c’est la religion catholique. C’est elle qui doit effectuer cette fusion, elle et elle seule. Les musulmans n’ont aucune raison de faire des concessions au christianisme, les juifs non plus, et d’ailleurs ils n’en font pas. Par contre, les catholiques conciliaires ont déjà adopté dans leur tête et leurs actes, la religion universelle. Jean-Paul II a donné le ton à Assise en mettant sur le même plan toutes les religions. Aujourd’hui dans les pastorales, les catholiques sont les seuls à aborder les autres religions et à les enseigner ! Oui vous m’avez bien lu ! Sous prétexte de tolérance et d’ouverture aux autres religions, plus aucun catholique en dehors de la sphère traditionaliste, Vatican compris, n’enseigne la primauté de l’Eglise catholique sur toutes les autres religions et la nécessité de reconnaître en Jésus-Christ et la Sainte Trinité le seul Dieu existant sur terre et au ciel. Ce qui veut dire que tous les autres dieux sont des faux dieux, que toutes les autres religions sont de fausses religions, et que seule l’Eglise catholique possède l’unité, la sainteté la catholicité et l’apostolicité comme l’enseigne le catéchisme de saint Pie X, ce dont ne peuvent se prévaloir les autres églises prétendument chrétiennes comme les protestants.
D’ailleurs, que disent en substance les autres religions ? Que maintenant on peut discuter avec le Vatican, c’est à dire, si on lit entre les lignes, que c’est au Vatican de faire preuve d’ouverture, c’est au Vatican de réclamer l’instauration de la religion universelle. Or c’est bien ce qui se passe.
Par conséquent, préparer une religion universelle est encore un leurre de satan, car elle n’a pas besoin d’exister dans les faits : seule l’Eglise catholique doit l’adopter, et c’est bien une réalité présente et non future.
La fin est donc très proche.

Alors viendra la fin
Pour comprendre le « alors viendra la fin » du verset 14, il est nécessaire de le compléter avec les versets 21 et 22 :
Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.
Et, si ces jours n’étaient abrégés, nul n’échapperait ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

En d’autres termes, la sixième période ressemblera bien à ce que décrit l’Apocalypse au sixième sceau, à la sixième trompette et à la sixième coupe : après une terrible période d’épreuves pour les justes, c’est au tour de Babylone de connaître la déchéance et la destruction, de se souvenir de son divin créateur, et aux justes de retrouver le chemin de la vie grâce à la prédication des témoins.
Car même si tous les hommes ne suivront pas cette prédication (les témoins seront pourchassés par cette Babylone refusant de reconnaître leur légitimité), tous les hommes de bonne volonté seront sauvés par cet évangile providentiel qui s’offrira à eux et qui leur ouvrira les portes du Ciel.

Voici comment j’envisage la période qui s’ouvre :

a) Un grand avertissement aux hommes par l’intervention conjointe de saint Michel et de la Sainte Vierge : le grand tremblement de terre du 6ème sceau, le soleil devient noir, la lune de sang, les étoiles tombent sur la terre comme un figuier qui perd ses fruits sous l’effet du vent.
C’est aussi la 6ème trompette : la libération des 4 anges au bord de l’Euphrate, qui interviennent à un moment précis : l’heure, le jour, le mois et l’année pour tuer la troisième partie des hommes (c’est à dire les plus pervers). Une date précise, donc.
Quand à la sixième coupe, 3 esprits impurs sortent des deux bêtes et du dragon. Il s’agit bien de la réunion des trois religions, le judaïsme, l’Islam et le christianisme dévoyé de Vatican II (pour reprendre l’expression de Gaston Desmedt), dûment annoncée par le pape François pour son jubilé.
Le 6ème sceau se retrouve exactement en Matthieu 24 au verset 29 :
Aussitôt après ces jours d’affliction, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.
Tout concorde.

b) Ce sera alors l’ouverture de la prédication des deux témoins et l’évangile du Royaume. Cette prédication aura lieu dans une Babylone refusant d’admettre sa défaite, mais que comprendront tous les hommes de bonne volonté. Elle aura lieu à un moment de détresse absolue de l’humanité.

c) A l’issue de cette prédication, s’accomplira la prédiction du Christ au verset 30 :
Alors le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande majesté.
Soit la septième période de l’Apocalypse, la dernière, la moisson générale, suivie du retour du Fils de l’Homme et du jugement dernier.
Soit les propos, identiques, de la Sainte Vierge à la Salette :
Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d’épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des cieux.
Matthieu 24, l’Apocalypse, la Salette, tout nous ramène à la même idée : lorsque le Christ paraît, c’est fini.

 

Combien de temps durera cette prédication et cette ultime période ?

Nous entrons ici dans une grande inconnue, une durée connue de Dieu seul, du Père uniquement selon les paroles du Christ :
Quand au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul.

Nous avons trois indices à notre disposition :

1) Le temps indiqué dans l’Apocalypse : trois ans et demi ou 42 mois.
Mais il s’agit de la même durée que celle de la bête. Or nous avons vu que la bête est sur la fin et non au début. Ce temps est donc valable pour l’aspect collectif des témoins, ce que j’expliquais en début d’article. Il y a deux niveaux de lecture de la période :
le temps collectif, qui correspond aussi à un châtiment collectif (d’où le parallèle du Christ avec le déluge) ; à ce niveau, les témoins sont des ensembles, des groupes, comme la Fraternité saint Pie X qui a sauvegardé la foi traditionnelle ;
le temps des individus, à l’instar d’un Moïse ou d’un David. Les oints du Christ (les deux témoins), le grand monarque et le saint pape, interviendront à la fin de Babylone pour prêcher l’évangile du Royaume.
Le temps collectif est passé, celui des individus arrive.
Il s’agit de déterminer ce dernier temps, et ce n’est pas 42 mois.

2) Le temps de Jean-Baptiste
Jean le Baptiste précéda Jésus en l’annonçant. Il s’appelait Jean (qui veut dire Dieu fait grâce) et était le cousin de Jésus, le fils d’Elizabeth et de Zacharie.
On sait par les évangiles que Jean-Baptiste est plus âge de 6 mois que Jésus puisque le jour de l’Annonciation, l’ange Gabriel informe Marie que sa cousine est enceinte de six mois. De plus, on sait par la tradition que Jean commença sa prédication et son baptême dans sa trentième année, de même que Jésus commença sa vie publique à trente ans lui aussi.
Par conséquent, Jean-Baptiste précède le Christ de 6 mois environ.
Dieu va donc nous faire grâce avec ses deux témoins, ses Jean, sur une période que l’on pourrait envisager à six mois, et qui doit se dérouler avant l’échéance du 8 décembre 2015 (jubilé), point final donné par satan lui-même.

charlotteUn autre indice nous est donné par satan : la naissance de Charlotte Elizabeth Diana le 2 mai dernier. Elle annonce cette période. Car Elizabeth est justement le prénom de la mère de saint Jean-Baptiste.
Or la rencontre de Marie et d’Elizabeth est fêtée par l’Eglise catholique le 2 juillet.
La purification de Marie et la présentation de l’Enfant-Jésus a lieu un 2 février.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est née un 2 janvier.
Le deux désigne donc Jésus enfant.
Or à Fatima, la première vision des enfants pendant le miracle du soleil est la Sainte Famille, avec Jésus Enfant.
Puis ensuite Notre Dame des 7 douleurs en compagnie de Jésus qui bénit le monde.
Donc d’abord Jésus enfant avant Jésus adulte.

Jean-Baptiste, qui tressaille dans le sein de sa mère lors de la Visitation de Marie, est directement lié à Jésus-enfant.
Et il s’efface, sa mission est terminée, une fois que Jésus adulte commence sa vie publique.
Très important également, à la Visitation, Marie chante le Magnificat, qui est un chant prophétique et messianique. Il annonce sans équivoque la destruction du mal et la promesse du rétablissement du royaume de Dieu faite à nos Pères.

Charlotte vient de Charles, nom emblématique de rois : Charlemagne, Charles VII mené au sacre par Jeanne d’Arc. Indirectement l’avènement Christ-roi.
Elizabeth évoque la mère de Jean-Baptiste. Indirectement l’arrivée des deux témoins, des deux précurseurs du Christ.
Diana est une divinité païenne, incarnation féminine de Dieu. Voici l’annonce de l’Antéchrist-personne à peine voilée. Il n’est d’ailleurs pas exclut que cet Antéchrist-personne soit une femme, ce serait même la plus belle revanche de satan, qui doit être écrasé par une femme, la Vierge Marie rappelons-le. D’où l’évocation récurrente de la femme invincible et sauveur de l’humanité dans de nombreuses productions hollywoodiennes et dans la société en général depuis l’émancipation des femmes.

Jésus-enfantsJésus dit un jour à ses apôtres qui empêchaient les enfants de s’approcher du Seigneur :
« Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez pas. Car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemble. » (Luc 18, 16).

Les deux jumeaux de Monaco, qui seront baptisés demain 10 mai étaient déjà en eux-mêmes une première annonce du royaume de Dieu, puisque Gabriella = Gabriel, l’archange chargé d’annoncer les grands événements dans la bible (et dont le chiffre est le 24, celui des précurseurs, comme Jean-Baptiste, même chiffre également), et Jacques=25, le lendemain, le chiffre de la naissance, l’accomplissement.
Entre ces deux enfants et Charlotte de Cambridge, nous avons des signes clairs. L’évangile du Royaume sera annoncé à ceux qui auront une âme d’enfant, ceux qui auront su garder une part de pureté et d’innocence, car ce temps sera placé sous le signe et la protection de Jésus-Enfant et de sa très Sainte Mère.

 

3) Le temps de la dernière génération
Je me réfère ici à mon dernier article où j’indiquais que la dernière génération durera jusqu’en 2051, et alors ce sera la fin. Si on se base sur les indications de Diana Vaughan (une autre Diana, grande prêtresse satanique du temps de Pike, convertie au christianisme grâce à Jeanne d’Arc ; nous sommes pile en ce moment entre Diana-Charlotte et Jeanne d’Arc dont on célèbrera la solennité demain 10 mai), nous savons que l’Antéchrist se révèlera à 33 ans. Si on considère Charlotte comme l’Antéchrist (je rappelle que son père, William, est lui aussi considéré comme l’Antéchrist par beaucoup de spécialistes de l’Apocalypse), alors son avènement aura lieu dans 33 ans, suivi d’une période de pouvoir maximum de 3 ans et demi, soit une fin du monde effectivement en 2051.
Oui mais, je me rappelle d’un de mes articles il y a quelques mois, où j’expliquais que satan n’avait pas eu le droit de créer un personnage identique au Christ, et qu’il avait dû se contenter d’un Antéchrist-système et de plusieurs Antéchrists-personnes.
Néanmoins, j’envisageais la possibilité de l’avènement ultime d’un Antéchrist-personne unique, et considérait qu’à ce moment-là, ce geste de trop lui serait fatal, et que ce dernier ne règnerai qu’une heure ou un jour.
Je n’avais pas pensé qu’il s’agirait en réalité d’une naissance, et je voyais un Antéchrist déjà adulte. Il n’empêche, si satan a fait naître Charlotte pour obtenir enfin son Antéchrist-personne, le résultat est le même : ce projet est mort-né, car entre l’annonce du jubilé et cette naissance, satan a signé son arrêt de mort, et le souffle de saint Michel va bientôt se manifester pour éradiquer le mal de la surface de la terre.
Dieu ne supporte plus ces provocations à répétition et cet orgueil démesuré. La coupe est pleine.
Pour en revenir à cette dernière génération, il est donc très probable que les 36 ans qui restent à vivre soient ceux de la Jérusalem céleste, comme anticipé dans mon précédent article.

 

Conclusion

Pour ceux qui suivent mes écrits depuis quelques temps, j’intercale aujourd’hui une nouveauté, à savoir l’annonce du Royaume par les deux témoins, qui seraient bien deux individus, le grand monarque et le saint pape.
Leur révélation au monde sera motivée par un événement d’envergure mondiale, ouvrant la sixième période, et montrant à tout l’univers l’imminence du Jugement dernier.
Leur durée de prédication sera courte, je pencherai plutôt sur la même que celle de saint Jean-Baptiste, précurseur lui aussi du Christ, donc environ six mois.
Six mois qui devraient se dérouler sur 2015 si mes pronostics sont exacts.
Six mois qui seront l’ultime chance donnée aux hommes pour se repentir et reprendre le chemin de la prière, de la pénitence et de la réconciliation avec le Christ.
Une période qui donnera raison partiellement à des prophéties douteuses comme Garabandal. Partiellement car même si avertissement il y a, celui-ci ne se déroulera probablement pas comme annoncé par ces faux prophètes. Mais même du mal Dieu peut tirer du bien.

Une période sous la protection expresse de la Vierge Marie et de son Coeur Immaculé.
Sous le signe du 22, donc. Car le 22 est aussi le chiffre du grand monarque.
C’est elle qui écrasera le serpent et c’est sous sa conduite et par sa médiation que les hommes retrouveront le chemin de Vérité et de la Vie.
Marie est le chemin indispensable et nécessaire pour atteindre son divin Fils.
« Nul ne vient au Père que par moi » nous a dit Jésus. Mais pour atteindre Jésus, il faut passer par sa Mère.
Tout homme qui refusera de passer par la Très Sainte Mère de Jésus n’entrera pas dans le royaume des cieux.

 

 

 

La dernière génération

derniere-generation

Afin de nous situer dans l’échelle du temps et surtout dans celle des temps bibliques, le calcul des générations est primordial. Les évangiles contiennent des informations précises à ce sujet, et même très précises puisque saint Matthieu remonte de Jésus à Abraham, tandis que saint Luc détaille la totalité de l’arbre généalogique du Christ jusqu’à Adam.

Saint Matthieu (1, 17) nous révèle les 42 générations qui précèdent le Christ depuis Abraham :
« Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ. »

L’importance de cette information est double :
1) D’abord elle nous renseigne sur la signification du chiffre 14, qui symbolise un aboutissement, puisque les générations se comptent par quatorzaines à partir d’Abraham ;
2) L’intérêt stratégique du 42, puisque les 3 x 14 générations décrites par saint Matthieu correspondent à 42 générations en tout. Or le 42 est aussi le chiffre de la durée de la bête dans l’Apocalypse, un peu comme si celle-ci représentait l’aboutissement de l’iniquité de la totalité des générations depuis l’avènement du peuple de Dieu (qui commence avec Abraham) jusqu’à sa finalité : l’incarnation du Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Mais nous nous attacherons plutôt à l’arbre généalogique complet du Christ décrit en Luc 3, car celui-ci nous renseigne non seulement sur l’antériorité du Fils de Dieu, mais aussi sur l’antériorité de l’humanité toute entière, puisqu’Adam est le premier homme.

Pour identifier la fin, commençons par le début.

Voici donc la généalogie complète du Christ et de l’humanité en Luc 3, 23-38 :
23           Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença (son ministère), étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli,
24           fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Iannaï, fils de Joseph,
25           fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggaï,
26           fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméïn, fils de Iosech, fils de Ioda,
27           fils de Ioanan, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
28           fils de Melchi, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er,
29           fils de Jésus, fils d’Eliézer, fils de Iorim, fils de Matthat, fils de Lévi,
30           fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Ionam, fils d’Eliacim,
31           fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,
32           fils de Jessé, fils de Iobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naasson,
33           fils d’Aminadab, fils d’Admin, fils d’Arni, fils de Hesron, fils de Pharès, fils de Juda,
34           fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,
35           fils de Sérouch, fils de Ragau, fils de Phalec, fils d’Eber, fils de Sala,
36           fils de Caïnan, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,
37           fils de Mathousala, fils de Hénoch, fils de Iaret, fils de Maléléël, fils de Caïnan,
38           fils d’Enos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Jésus est donc le 77ème après Adam, c’est-à-dire qu’il inaugure la 77ème génération.

Combien de temps dure une génération ?
La réponse est facile, la bible nous a amplement donné la réponse :
une génération biblique dure 40 ans.

Les hébreux libérés par Moïse restent 40 ans dans le désert, le temps que l’ancienne génération meure (celle qui s’était montrée indigne en adorant le veau d’or).
Le règne du roi David dure 40 ans, celui de Salomon aussi.
Les périodes de paix, par exemple avant et après l’épisode de Gédéon, sont de 40 ans.
Symboliquement, le Christ reprendra ces 40 ans par les 40 jours passés au désert, ou les 40 jours en compagnie de ses disciples entre la Résurrection et l’Ascension.

Par conséquent, le 40 sert à calculer les générations.

De plus, les exégètes et la plupart des Pères de l’Eglise considèrent que la durée du monde sera de 6000 ans, en s’appuyant notamment sur la formule célèbre de saint Pierre :
« Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. » (2 Pierre 3:8). Le premier chef de l’Eglise faisait référence aux 6 jours de la création, le septième étant réservé à Dieu… l’éternité.

Cependant, un rapide calcul de 40 ans x 76 générations fait apparaître que le Christ serait né en l’an 3040 depuis l’apparition de l’homme sur terre.
Est-ce vraiment le cas ?
Nous allons avoir la réponse par Marie d’Agréda.

 

Le calcul des générations grâce à Marie d’Agréda

agredaMarie d’Agréda, déclarée Vénérable par l’Eglise catholique (une personne déclarée vénérable est réputée morte en odeur de sainteté, c’est le niveau précédant la béatification), nous a transmis de précieuses indications dans son livre La cité mystique de Dieu, écrit à partir de visions inspirées par le Saint-Esprit.

Elle écrit notamment que l’Incarnation du Christ « s’accomplit un vendredi, le 25 du mois de mars, à l’aurore, à la même heure où Adam avait été créé, trois mille neuf cent soixante ans auparavant. »

Voilà une information capitale : au 25 mars de l’an 1 (car il n’y a pas d’an 0 dans les calendriers), le monde avait déjà 3960 ans.
Nous avons ici confirmation de la date du 25 mars comme date-clé pour le point de départ de l’humanité, qu’il s’agisse du premier homme Adam, comme du Fils de l’Homme.

Pour en revenir à notre calcul des générations, 3960 ans ne correspondent pas à 76×40 ans mais à 99×40 ans.
Le principe d’une génération biblique de 40 ans serait-il faux ?
Ou bien la date avancée par Marie d’Agréda est peut-être inexacte ?
Ou bien saint Luc aurait fait une erreur ?

En réalité, rien de tout cela.
Nous allons démontrer que tous ces chiffres sont bons, et que deux calculs peuvent être effectués en parallèle sans changer la signification et la valeur, ni de l’un, ni de l’autre.

Il y a en effet une variable d’ajustement qu’il convient de prendre en compte :
avant le déluge, les hommes vivaient beaucoup plus longtemps qu’après. La bible en effet attribue aux premiers patriarches des longévités qui paraissent absurdes à l’homme du 21ème siècle, l’inclinant à les considérer comme des symboles plutôt que des réalités.
C’est faux, le déluge est une punition de Dieu infligée à l’homme dont la portée s’étend bien au-delà d’une simple extermination du genre humain à 8 personnes près. On sait par exemple que les hommes ne mangeaient pas de viande avant le déluge, c’est après qu’ils deviennent carnivores. Et leur longévité est également affectée par ce changement de métabolisme.
Au-delà des patriarches, quelle était la longévité moyenne des hommes avant le déluge ?
Nous avons la réponse en Genèse 6, verset 3 : « L’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. »

Par conséquent, les 11 générations d’Adam à Noé comptent pour triple, alors que les suivantes sont bien affectées d’un coefficient 1.
J’inclus dans ces générations celle des fils de Noé, car ceux-ci sont bien nés avant le déluge.

Il reste une dernière précision à apporter. En effet, le calcul global laisse encore apparaître un déficit de 40 ans. Là aussi, sans chercher forcément à vouloir faire dire aux chiffres ce que l’on souhaite, il y a probablement une explication à trouver.
Je vais me permettre d’en avancer une. En effet, la Genèse ne nous dit pas à quel âge Adam fut créé, et s’il était déjà adulte ou non. Par contre, on sait que la femme fut créée après lui, et après qu’il eut donné un nom à tous les animaux de la terre et du ciel. On peut donc imaginer aisément que cette vie au jardin d’Eden en compagnie de Dieu, d’abord seul puis ensuite avec sa femme, a probablement duré quelques années. On sait aussi que la condition humaine fut considérablement affectée par le péché originel. On sait qu’à partir de celui-ci, l’être humain devient mortel (il ne l’était pas auparavant) et apparaissent également la souffrance et la nécessité de travailler à la sueur de son front. Puisque Dieu nous a donné le chiffre de 40 ans comme durée moyenne d’une génération, on peut penser que la première génération, celle d’Adam, est à scinder en deux : une première vie dans le jardin d’Eden de 40 ans, et une seconde, celle de l’homme définitivement transformé par le péché originel, de 120 ans, c’est-à-dire une durée identique à celle des autres patriarches.

Ce qui donne le tableau suivant :

A. D’Adam au Christ : 76 générations, soit 3960 ans
Décomposées en :
– 1 première génération (Adam) de 160 ans
– 10 générations de 120 ans : 1200 ans
– 65 générations de 40 ans : 2600 ans
Total : 76 générations : 3960 ans

 B. Du Christ à l’an 2000 : 50 générations, soit 2000 ans
– Le Christ : 77ème génération : 40 ans
– 49 générations x 40 ans : 1960 ans
Total : 50 générations : 2000 ans

 C. An 2000 : 51èmé génération, soit 40 ans

Total A + B + C  : 127 générations, 6000 ans

Le 25 mars 2000, nous sommes entrés dans la 51ème génération après le Christ, et la 127ème génération depuis Adam.

Est-ce exact ?
Oui, et nous en avons une preuve flagrante.

Le pape Jean-Paul II, en 25 ans de pontificat, ne se rendra qu’une seule fois en Terre Sainte.
Quand ? Lors de son 91ème voyage, du 20 au 26 mars 2000 !
Ce jour-là, le chef de l’Eglise catholique inaugurait la 127ème génération de l’humanité au jour et à l’endroit même de l’Incarnation, le 25 mars à Nazareth !
An 2000, année du jubilé, génération qu’il plaçait du même coup sous la protection de la Sainte Vierge.

Comment le savons-nous ?
Par un calcul très simple.

Les Pères de l’Eglise, saint Augustin en tête, nous enseignent que le 17 et le 153 désignent le Christ, car le 153 est un nombre triangulaire basé sur le 17 (c’est-à-dire que la somme des 17 premiers chiffres : 1+2+3+4 etc, donne 17) ; or 153 est le nombre des bons poissons de la seconde pêche miraculeuse, et désigne à la fois les Justes et le premier d’entre eux, le Fils de l’Homme. D’autres indices ont confirmé cet attachement du 17 au Christ, par exemple l’apparition de Pontmain un 17 janvier, dont le message est totalement christocentrique, ou le sacre de Charles VII, sous impulsion divine via Jeanne d’Arc, un 17 juillet.

Le deuxième nombre triangulaire essentiel est le 78, car il est la somme des 12 premiers chiffres. Le 12 désigne les apôtres du Christ, le 78 a le même sens, à la remarque près qu’il englobe tous les disciples indistinctement, présents et futurs. Or le 78ème jour tombe le 19 mars, jour de la saint Joseph, patron de l’Eglise universelle. Nous sommes bien dans la grande famille des disciples du Christ, patronnée par le premier d’entre eux.

Le troisième nombre triangulaire est le 91. Il s’agit cette fois-ci d’une initiative personnelle. Autant l’interprétation du 78 et du 153 sont tirés de mes lectures théologiques, autant le calcul du 91 ne me semble pas avoir déjà été fait. Pourtant, il part d’un constat simple : à partir du chiffre de Marie, on devrait pouvoir calculer son nombre triangulaire.
Or le chiffre de Marie est le 13 : la lettre M demandée rue du Bac au dos de la médaille miraculeuse est la 13ème lettre de l’alphabet, et la série des apparitions tous les 13 du mois à Fatima vient confirmer ce choix (la Sainte Vierge étant aussi la 13ème après les 12 apôtres). La somme des 13 premiers chiffres donne 91, c’est tout simple.
Eh bien la présence oh combien stratégique de Jean-Paul II en Terre Sainte le 25 mars 2000 est son 91ème voyage !

Le Christ, la Sainte Vierge et saint Joseph : la Sainte Famille est réunie par ces trois chiffres : 12, 13 et 17 et leurs équivalents triangulaires 78, 91 et 153.

 

Second calcul des générations

Il y a une autre façon plus simple de calculer les générations, toujours en sa basant sur Marie d’Agréda, mais cette fois-ci sans tenir compte des 77 générations de saint Luc.

D’Adam à l’Incarnation du Christ, il y a 3960 ans.
Soit 99 générations de 40 ans.

Ce qui veut dire qu’avec le Christ débute la 100ème génération.
Puis de l’an 40 (fin de cette 100ème génération) à l’an 2000, il y a exactement 49 générations.

La génération qui commence au 25 mars 2000 est donc la 150ème et dernière.

Récapitulons :
D’Adam au Christ : 99 générations de 40 ans soit : 3960 ans
Du Christ au 25 mars 2000 : 50 générations soit : 2000 ans
Dernière génération : 40 ans
Total : 6000 ans

Ce calcul est le même qu’avec celui des 77 générations de saint Luc.
Dans les deux cas, la dernière génération (que ce soit la 127ème ou la 150ème) commence en 2000 et finit en 2040, soit très exactement les 6000 ans de l’humanité annoncés par saint Pierre : mille ans sont comme un jour, et on sait que le septième jour est celui de Dieu, à savoir l’éternité.

Mais est-ce véritablement le cas ?

En réalité, je pense que la dernière génération durera 51 ans et se terminera en 2051, année très probable de la fameuse fin du monde.

Pourquoi ?
Parce qu’après avoir vaincu la bête, la terre ne disparaît pas pour autant.
Que symbolise la Jérusalem céleste de l’Apocalypse ?
Un nouveau ciel et une nouvelle terre où seuls les Justes subsistent avec Dieu au milieu d’eux. Mais ils restent sur terre, comme au jardin d’Eden avant le péché originel.

christ corps glorieuxLe Christ nous a prophétisé ces années par son propre exemple.
Après la Résurrection, revêtu de son corps glorieux, il passe 40 jours en compagnie uniquement de ses disciples, il ne se montre pas aux autres hommes. Seuls les justes bénéficient de sa présence.
Or Jésus prend bien soin de nous montrer que son corps glorieux est bien un corps terrestre :
« Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai.
 » dit-il à ses apôtres en Luc 24.

Puis il leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ?
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. »

Si Jésus prend la peine de manger devant ses disciples avec son corps glorieux, c’est bien pour nous signifier qu’il en sera de même à la fin des temps, lors des derniers 40 ans que les justes passeront sur terre en sa compagnie.
Notre corps glorieux est bien un corps terrestre, sur une terre bien réelle.

Je reviens à l’Apocalypse.
La Jérusalem céleste est décrite comme la nouvelle épouse, donc la nouvelle église, qui n’apparaît qu’une fois la moisson effectuée et les méchants éradiqués de la surface de la terre, ainsi que les deux bêtes (dont l’Antéchrist) et le dragon (Satan).
Il n’y a plus de mal sur terre, seuls restent les Justes et Dieu.
C’est donc l’équivalent de la période entre la Résurrection et l’Ascension.

Quelle est la durée exacte de cette période ?
40 ans ?

En fait, tout se joue durant cette dernière génération.
Car il faut au préalable que l’Eglise meure puis ressuscite trois jours après avant d’obtenir la félicité en tant que nouvelle épouse.

Pour connaître la durée de la dernière génération et la répartition des événements qui la composent, il est nécessaire d’éclaircir trois points :
1) La date de la chute probable de la bête
2) Le parallèle avec la chute de Jérusalem
3) Le calcul de la dernière durée grâce aux papes

 

La date de la chute probable de la bête

La dernière génération va vivre les derniers chapitres de l’Apocalypse : la chute des deux bêtes et de Babylone, l’enfermement définitif du dragon et l’avènement de la Jérusalem céleste, sur terre, qui se termine par la fin du monde, à priori vers 2051.

marie serpentJ’ai déjà expliqué, à plusieurs reprises, l’importance du 14 et du 15.
On a vu au début de cet article, que le 14 symbolisait un accomplissement, un cycle complet.
Et le 15 symbolise la victoire de Marie.

En effet, une des plus grandes fêtes mariales est le jour de l’Assomption, 15 août. Sous l’Ancien Régime, le 15 août était la fête nationale en France.
Deuxième indice, le rosaire (prière emblématique de la Vierge Marie) est composé de 15 dizaines de chapelet, soit 150 Ave Maria plus les trois premiers, total : 153 Ave Maria.
Le chiffre du Fils est associé à celui de sa sainte Mère.

Mais ce n’est pas tout : à Fatima, les apparitions s’échelonnent sur 153 jours, du 13 mai au 13 octobre 1917. On retrouve à nouveau les chiffres du Fils, le 153 et le 17 (dans 1917).
On oublie pourtant un détail essentiel : elles partent du mois de Marie (mai) pour se terminer au moins du rosaire (octobre). Soit du 5ème mois au 10ème mois. 5 + 10 = 15.
Et en 1917, nous sommes sous le pontificat de Benoît XV.
Donc Fatima nous désigne le 15, le rosaire aussi, l’Assomption aussi.

Autre point important : la dédicace d’un mois à une dévotion particulière est une piété relativement récente, la plupart trouvent leur source au 19ème siècle.
Les mois de saint Joseph (mars), du rosaire (octobre), du Sacré-Cœur (juin), du Précieux sang (juillet), du Cœur Immaculé de Marie (août) et de Notre-Dame des douleurs (septembre) ont tous été approuvés par Pie IX ; ceux du Saint Nom de Jésus (janvier) et des âmes du purgatoire (novembre) le furent par Léon XIII.
Seul le mois de mai, le mois de Marie, est le plus ancien des mois consacrés puisqu’il remonte au minimum au 18ème siècle, sachant qu’on en trouve des traces dès le 13ème siècle.
Les derniers seront les premiersil n’est pas impossible que le miracle du soleil du 13 octobre pointe en réalité sur le mois de mai.

Ce qui rejoindrait aussi la prophétie de Don Bosco du 5 janvier 1870 :
« L’iniquité est consommée, le péché prendra fin, et avant que ne s’écoulent deux pleines lunes du mois des fleurs, l’iris de paix paraîtra sur la terre. »
(Il s’agit bien sûr de la fleur de lys, celle-ci ayant la forme d’un iris)
J’ai vérifié : seul le mois de juillet 2015 verra deux pleines lunes dans le même mois, et des mois des fleurs il n’y en a que deux : mai et juillet.

Par conséquent, les mois de mai ou juillet 2015 (année en 15 !) sont de sérieux candidats pour voir la fin de l’iniquité.

Surtout qu’il est de notoriété publique (eschatologique devrais-je dire) que c’est Marie qui sera victorieuse du diable.
Synthétisant la pensée des Pères de l’Eglise et l’enseignement de cette même Eglise, Mgr Gaume écrit :
« A Marie et à Marie seule, a été donné le pouvoir de sauver l’Eglise en écrasant la tête du serpent. »
La Sainte Vierge a été choisie par Dieu pour sauver le monde, pourquoi pas durant SON mois, le mois de Marie ?

 

Rappelons enfin, à toutes fins utiles, que l’Ancien Testament nous enseigne l’importance stratégique des 14 et 15.
14, c’est l’accomplissement, la fin du cycle, 15 c’est la délivrance.

Par exemple, les hébreux sont libérés d’Egypte dans la nuit du 14 au 15 Nizan ; la commémoration de cet évènement donnera la Pâque.

Dans le livre d’Esther, les hébreux évitent le massacre grâce à la reine Esther, et triomphent de leurs ennemis les 14 et 15 du mois d’Adar. Cette fête est toujours commémorée par les juifs sous le nom de Pourim. Et l’Eglise a toujours vu en Esther une préfiguration de la Vierge Marie.

Or je l’ai longuement expliqué sur ce blog, 2014 fut l’année de l’accomplissement et du paroxysme de l’iniquité et marqua la fin mystique de la bête par le 555 du 27 avril 2014 (fin de la bête selon Holzhauser).
2015 sera donc l’année de la délivrance par la Vierge Marie et la fin réelle de la bête, pour faire place à la Jérusalem céleste.

C’est pour cela que le diable fête aussi sa victoire un 14, le 14 juillet, qui représente pour lui un accomplissement ; c’est pourquoi il est possible que Babylone chute un 14.

 

Le parallèle avec la chute de Jérusalem

La dernière génération sera probablement libérée du mal sa quinzième année, de façon à être en phase avec les grands cycles bibliques.

Mais les élus continueront à vivre sur terre durant un certain temps, jusqu’en 2051 ai-je avancé tout à l’heure, ce qui ne donne pas 40 ans mais 36 ans.
Or on a vu que le Christ était resté avec ses disciples durant 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension.
Y a-t-il contradiction ?
Non, mais cela nécessite quelques explications.

Tout d’abord, nous noterons que 2015 et 2051 sont composées des mêmes chiffres.

Nous savons également que nombre 51 a une signification très particulière, liée à la fin du monde, comme l’explique Mgr Gaume dans le Traité du Saint-Esprit :
« Le chrétien a été fait avec les deux nombres les plus sacrés, le nombre sept et le nombre 10. Par eux il subsiste. Le monde finira lorsque la somme de ces deux nombres mystérieux, combinés ensemble et multipliés par la Trinité sera complète. »
La somme du 7 (chiffre du Saint-Esprit) et du 10 (chiffre du Père) donne le 17 (chiffre du Fils) et le 17 multiplié par trois = 51.

La différence entre 2015, année probable de la chute du dragon et 2051, fin du monde, est une durée de 36 ans qui s’explique par la chute de Jérusalem.

En effet, les Pères de l’Eglise ont vu en Matthieu 24 non seulement l’annonce prophétique par Jésus de son second avènement, mais aussi la chute de Jérusalem.
Est-ce contradictoire ? Absolument pas.

Continuons avec Mgr Gaume : « Saint Paul en particulier, enseigne expressément que ce qui arrivait aux juifs était la figure de ce qui devait nous arriver à nous-mêmes. (…)
Prise dans son ensemble et dans ses principaux détails, l’histoire du peuple juif est donc notre histoire anticipée. (…) En écrivant, dans l’histoire du peuple juif l’histoire de l’Eglise, Dieu nous montre l’unité de ses conseils.
 »

La chute de Jérusalem préfigure effectivement la fin du monde.
Le Christ met fin à l’iniquité par la Rédemption et prouve sa divinité trois jours plus tard par la Résurrection.

La période de paix qui s’ensuit dure 40 jours, jusqu’à l’Ascension.
Mais, de la mort du Christ (donc la Rédemption) à la chute de Jérusalem, il va s’écouler 36 ans, 5 mois et 16 jours.

Cette période préfigure la durée exacte du temps laissé à la dernière génération en compagnie du Seigneur, avant la fin du monde.
Les 40 ans qu’on attendait sont amputés de trois ans et demi, c’est-à-dire de 42 mois : l’équivalent de la durée de vie de la bête !

titusEffectivement, la chute de Jérusalem sous Titus a lieu en 70 après Jésus-Christ.
Selon les historiens, les préparatifs du blocus de la ville sont terminés le 14 avril (un 14 !) et la ville chute, par l’incendie du Temple et l’entrée des Romains dans la ville, le 29 août ou le 8 septembre de la même année, selon les versions.

Le Christ étant mort le 25 mars de l’an 34 de notre ère, 36 ans 5 mois et 16 jours après mènent au 10 septembre 70, soit à peu près la date de la chute de Jérusalem, sachant que la ville sera entièrement rasée, ce qui ne se fait pas en trois jours. C’est pourquoi la plupart des historiens situent à fin septembre la destruction complète de Jérusalem.

Si on fait un parallèle avec 2015, le calcul doit logiquement nous mener à des dates bibliques clés ; je n’en vois que deux : le 25 mars ou le 25 décembre, toutes deux étant liées à l’Incarnation du Sauveur.
Si le parallèle avec la chute de Jérusalem est valable, cela veut dire que monde prendrait fin le jour de Noël 2051, soit une entrée dans la Jérusalem céleste, ou du moins la chute de Babylone, des bêtes et du dragon, avant le 9 juillet 2015 (36 ans, 5 mois et 16 jours avant le 25 décembre 2051).

Voyons maintenant d’où vient cette durée si précise de 36 ans, 5 mois et 16 jours.

 

Le calcul de la dernière durée grâce aux papes

Il est nécessaire à ce stade de refaire un peu d’histoire.
Le 19ème siècle fut une répétition grandeur nature du siècle d’iniquité que sera le 20ème siècle, une préparation en quelque sorte.
La Sainte Vierge à la Salette nous a donné la date à laquelle le diable était lâché : 1864.
Il lui faudra 150 ans (comme les 150 générations) pour parvenir à ses fins :
a) 50 ans de préparation (1864 – 1914) ;
b) 51 ans de destructions via trois guerres mondiales : 14-18, 39-45 et 62-65 (Vatican II) ;
c) 49 ans de construction du nouveau monde satanique, qui s’achèvera mi-2015.

Sachant que la date de départ est souvent un 28 (2×14) :
28 septembre 1864, création de la première Internationale,
28 juillet 1914 première guerre mondiale,
28 octobre 1958, élection de Jean XXIII au souverain pontificat.

Grâce au dialogue de Léon XIII, nous savons que le délai ultime accordé à satan est de 100 ans, et il est quasiment certain que ces cent ans ont commencé en 1914.

N’oublions pas non plus que depuis 1864, l’humanité toute entière a connu un changement total de paradigme, basé sur 4 caractéristiques majeures :

1) L’apparition de guerres mondiales, qu’elles soient militaires, morales ou économiques.

2) Le décuplement des capacités technologiques par le choix de l’utilisation des énergies fossiles, caractéristique typiquement satanique puisque le pétrole provient de la décomposition de cadavres (fossiles) ; rien que le terme or noir prouve que l’ange noir est bien l’instigateur de l’utilisation par l’homme de cette énergie.

3) La reconquête de la Palestine par les juifs, fait unique dans l’histoire de l’humanité après leur dispersion consécutive à la chute de Jérusalem en 70 (il est à noter que la déclaration Balfour comme la révolution bolchevique ont eu lieu juste après la dernière apparition du 13 octobre 1917 à Fatima).

4) La financiarisation du monde, qui passe progressivement sous la coupe implacable des grandes banques juives et protestantes (la chute de l’Union Générale en 1882 sonnant le glas de toute autre concurrence), elles-mêmes propriétaires de la plupart des banques centrales de pays dits souverains.

Parallèlement, les persécutions contre l’Eglise catholique s’intensifient au cours de cette période, d’abord par la manière forte (la chute des Etats pontificaux en 1870) puis d’une façon insidieuse, par la révolution moderniste de Vatican II.

pieXMais 1914 constitue LA DATE DE REFERENCE car c’est à la fois :
– le point de départ des 100 ans accordés à satan
– la première guerre mondiale
– le décès de saint Pie X.

En effet, cette période est eschatologiquement aussi importante que la chute de Jérusalem en 70.
Notons déjà le parallèle des dates : 70 pour Jérusalem, 1870 pour Rome.
Plus précis encore : Rome tombe le 20 septembre 1870, soit le lendemain de l’anniversaire de l’apparition de la Salette (19 sept) : c’est signé.

Mais surtout, le pape de la chute des Etats Pontificaux c’est Pie IX, le pape des apparitions de la Salette, Lourdes et Pontmain, le pape dont la devise est Cruce de cruce (Croix de la croix) dans la prophétie des papes de saint Malachie.
Et c’est là que cela devient intéressant.

Car Croix de la croix symbolise justement la Passion de l’Eglise. Non seulement Pie IX va vivre le début de cette persécution, mais il la symbolise entièrement.

Madeleine Poisat, favorisée de révélations de la Sainte Vierge en 1843 et citée dans le livre de l’abbé Curicque Voix Prophétiques (l’abbé Curicque ayant effectué en 1872 une sélection rigoureuse de textes prophétiques dignes de foi) nous donne une information importante :
« Pie IX est le dernier pape de l’Eglise opprimée : Croix de la croix. A lui la douleur et aussi la joie. Après lui, la délivrance Lumen in Caelo : c’est l’œil de Marie !
Dans l’Eglise même on croira tout perdu. (…)
Pie IX est le dernier pape d’une époque. Croyez-vous que Marie, qui vient, s’en va détruire l’œuvre de son Fils ? »

Pour bien comprendre, il faut donc étudier les trois papes qui précèdent 1914 et les cent ans sataniques :
Pie IX, Croix de la croix
Léon XIII, Lumen in Caelo (Lumière dans le ciel)
Pie X, Ignis ardens (Feu ardent)

Pie IX porte le chiffre de la Passion, le 9 de la 9ème heure à laquelle le Christ meurt sur la croix. Sa devise correspond exactement à cette période de passion de l’Eglise, jusqu’à son accomplissement final, la mort, sous le signe du 14.

Léon XIII porte le chiffre de la Vierge Marie (le 13), celle qui vaincra satan. Or Lumière dans le ciel, c’est justement l’annonce de la lumière divine salvatrice (Comme un éclair dans le ciel nous dit Jésus en Matthieu 24). Pape marial, Léon XIII fut celui qui consacra le genre humain au Sacré Cœur de Jésus à la veille du 20ème siècle.
Notons également que Mélanie Calvat devait divulguer le secret de la Salette à partir de 1858, mais elle ne put le faire à grande échelle que 20 ans après. C’est en 1878 que, revêtu de l’Imprimatur le secret de Mélanie put enfin être imprimé et diffusé, soit quelques mois seulement après l’élection de Léon XIII. Justement, le secret de la Salette décrit autant la Passion de l’Eglise et la période de l’Antéchrist que la victoire du Ciel ; c’est pourquoi l’apparition a lieu au tout début du pontificat de Pie IX (Passion) et sa révélation au tout début du pontificat de Léon XIII (délivrance).

La création a commencé par la lumière ; le salut viendra de la lumière.
Lumen in caelo est donc une devise prophétique qui symbolise la délivrance par Marie.

Enfin Pie X porte le chiffre du Père, le 10, auteur du décalogue. Il porte aussi le nom du père nourricier du Christ, puisqu’il s’appelait Joseph Sarto. Tout restaurer dans le Christ était sa devise, et ses réformes ont magnifiquement préparé l’Eglise à affronter le siècle de satan. Un saint s’efface pour que s’accomplissent les écritures.
Le successeur de Pie X sera Benoît XV, le pape de Fatima, dont la devise était Religio depopulata (la religion dépeuplée). Là aussi cette devise était prophétique, et Pie X en était bien conscient.
La sainte Vierge apparaît à Fatima en 1917 pour bien signifier que la dernière épreuve était irrémédiablement enclenchée. Ce n’est pas le début des cent ans mais une confirmation, un ultime avertissement ; sœur Lucie le répétera suffisamment

Après les cent ans, que trouvons-nous ?
Ils se sont ouverts avec un Benoît XV, ils s’achèvent avec un Benoît XVI.
La gloire de l’olivier est sa devise.

Or la seule structure qui a défendu et sauvegardé la véritable église catholique, celle de nos pères et de la tradition, a pris pour nom Fraternité saint Pie X.
Là aussi, la Providence a veillé pour inspirer à Mgr Lefebvre ce nom prophétique.
Car les témoins de la vraie foi sont bien ceux qui revendiquent l’héritage de saint Pie X.
La voilà la gloire de l’olivier
, l’olivier étant un des symboles des deux témoins de l’Apocalypse, et a fortiori le Christ lui-même, parti du mont des Oliviers vers son Père.

C’est donc par Marie et le Saint Esprit que la terre sera délivrée de ses maux.
La lumière dans le ciel (Léon XIII) c’est Marie ;
Le feu ardent (Pie X) c’est son divin époux, le Saint-Esprit, à la fois le feu du ciel purificateur et le feu de la grâce par ses dons.

Voilà l’explication de la durée finale de la dernière génération :
Les deux successeurs de Pie IX totalisent à eux deux 36 ans, 5 mois et 16 jours de pontificat.
Léon XIII : 25 ans et 5 mois (du 20 février 1878 au 20 juillet 1903) ;
Pie X : 11 ans et 16 jours (du 4 août 1903 au 20 août 1914).
On remarquera que le 20 (comme 20ème siècle) revient trois fois.

On l’a vu, cette durée de 36 ans 5 mois 16 jours s’applique valablement à la chute de Jérusalem, elle peut donc être appliqué de la même manière aux derniers temps, ceux qui se situent entre la résurrection de la l’Eglise et la fin du monde.

 

La victoire de Marie et du Saint Esprit

On comprend mieux maintenant en quoi vont consister les dernières 36 années.
Je vais avancer une hypothèse en m’appuyant sur quelques textes ainsi que sur une réflexion globale.

Le temple du Saint-Esprit, c’est chacun d’entre nous, a expliqué saint Paul. C’est d’ailleurs l’objet principal de l’Eucharistie : accueillir dans son corps et dans son âme la Sainte Trinité.
La description de la Jérusalem Céleste des chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse peut tout à fait s’appliquer à cette réalité. Cela veut dire qu’il n’est pas forcément nécessaire que durant cette période le Christ soit parmi nous en chair et en os.

Car son retour nécessite une terre purifiée mais aussi des hommes et des âmes purifiées.
Le retour du Christ sur terre étant synonyme de fin du monde et de jugement dernier pour la plupart des exégètes et Pères de l’Eglise, il est bien possible qu’il faille préparer ce retour avec l’aide de la Vierge Marie, plus exactement par son règne et celui de son divin époux.
Dans ce contexte, le présence d’un Lieutenant du Christ sur terre (le grand monarque) et d’un saint pape sont tout à fait envisageables.

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort va dans ce sens :
« C’est par Marie que le salut du monde a commencé, c’est par Marie qu’il doit être consommé. (…)
Dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit, afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ. »

L’abbé Curicque dans son commentaire sur la prophétie des papes, n’est pas tombé loin non plus :
« Les deux premières de ces légendes, Lumen in caelo et Ignis ardens, annoncent deux règnes prospères, le premier devant être celui du grand pape dont parlent tant de prophéties et qui apparaîtra sur le chaos de nos révolutions comme une douce lumière (…) ; le second devant couronner l’œuvre de son prédécesseur par un règne fertile en œuvres de charité. »
Et si c’étaient tout simplement l’annonce prophétique des règnes de Marie et du Saint-Esprit, par le biais du règne simultané (et non consécutif) du grand monarque et du saint pape ?

Enfin Madeleine Poisat, déjà citée, apporte quelques précisions  :
« Voici l’Immaculée Conception du règne de Dieu, qui précède l’avènement de Jésus-Christ.
C’est la maison de Dieu sur terre, qu va se purifier et se parer pour recevoir l’Emmanuel.
Jésus-Christ ne peut point venir dans cette barque du monde !
Il faut que Dieu envoie son Esprit et qu’il renouvelle la face de la terre par une autre création, pour en faire une demeure digne de l’Homme-Dieu.
Voici, après le feu d’en bas pour tout brûler et renouveler, le feu d’en haut, l’amour, pour tout embraser et transfigurer. »

Ce texte rejoint les promesses de la Salette : « alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes » et effectivement, cette réconciliation passe inévitablement par Marie et son divin époux.

Mais il faut auparavant détruire Babylone et terrasser le dragon et cela, seule Marie peut le faire.

 

Conclusion

Il réside néanmoins un mystère sur la fin de cette dernière génération.
Elle débute le 25 mars 2000. Soit.
Elle devrait connaître la fin de Babylone, des deux bêtes et du dragon incessamment sous peu, probablement en 2015. Dont acte.
Mais après ?
En quoi consistent exactement les 36 dernières années ?

S’agit-il, comme suggéré plus haut, du règne de Marie et du Saint-Esprit, entourés des seuls élus, en préalable au retour du Christ et au jugement dernier 36 ans plus tard ?

S’agit-il de l’inverse, à savoir du retour du Christ dans la gloire, juste après la victoire de Marie sur le serpent, suivi du jugement dernier et enfin de la Jérusalem céleste, en compagnie de l’ensemble des élus ?
Ce serait dans ce cas la résurrection générale des corps, et une situation très proche de la vie au paradis.

S’agit-il d’une situation intermédiaire, à savoir le règne du Christ et de Marie par l’intermédiaire de leurs lieu-tenants, le grand monarque et le saint pape, ayant 36 ans devant eux pour préparer le monde au retour du Christ dans la gloire ?
Une chose est sûre, ce n’est pas l’homme qui se sortira tout seul de ce monde satanique. A l’instar du déluge, de Sodome & Gomorrhe, du passage de la mer Rouge ou de Jéricho, il faudra de toute façon une intervention divine pour éradiquer l’iniquité avant l’avènement de ces deux hommes. A savoir la Vierge Marie.

S’agit-il, comme certains le pensent, du sixième âge de l’Eglise, marqué par une régénération de la foi et une reconquête du monde par l’Eglise grâce au saint pape et au grand monarque, après une intervention divine là aussi ? Dans cette hypothèse, l’iniquité ne disparaîtrait pas totalement et l’ère de l’Antéchrist serait encore à venir. Il y aurait probablement alors encore plusieurs générations.

Ou bien s’agit-il d’un combat uniquement mystique ?
C’est-à-dire que 2015 serait le point de départ d’une lente reconquête des âmes par les apôtres des derniers temps, les témoins de l’évangile, aidés de la Vierge Marie et du Saint-Esprit, et reconquérant patiemment les cœurs et les âmes, les uns après les autres, au milieu de Babylone et de ses immondices.
Ce n’est pas impossible car après tout, la Jérusalem céleste est celle des cœurs, celle de l’amour et celle du don de soi pour Dieu et les autres.
Ce que décrit saint Jean est avant tout une disposition de l’âme, tournée vers Dieu et indifférente aux séductions de Babylone, rétive au tumulte de ses mœurs et sourde au fracas de ses iniquités.
Une âme redevenue Temple de Dieu.
Il est peut-être là le secret de la reconquête que Marie nous demande d’accomplir.

 

 

 

Le châtiment des hommes

philipulus

Monseigneur Lefebvre, chef de file des traditionalistes et quasi-unique rempart face à Vatican II, disait que sa vie avait été marquée par 3 guerres mondiales :
14-18
39-45
et 1962-1965,
c’est-à-dire le concile Vatican II, qui fut à son avis pire que les deux premières guerres quant à ses conséquences pour l’Eglise et la société.

Beaucoup d’hommes aujourd’hui font fausse route concernant la vision du grand châtiment des nations chrétiennes concomitant à la fin des temps.
Ils sont persuadés qu’une persécution religieuse est le fait d’extrémistes égorgeurs, terrorisant et chassant les populations d’infidèles, quand ils ne les convertissent pas de force ou ne les réduisent pas en esclavage.
Ils croient qu’une guerre est forcément faite de troupes militaires se combattant à grands coups de bombes et envahissant le pays adverse.
Ils pensent qu’une révolution est synonyme de guerre civile, d’échafauds, de femmes violées dans les campagnes et de rivières drainant des quantités de cadavres.

Et pourtant…
L’invasion démographique des pays occidentaux a bien eu lieu, sans guerres ni combats ;

Le matérialisme, le socialisme, la financiarisation, le féminisme ont envahi nos pays et nos mentalités ;

Le sensualisme, le libertinage et leurs conséquences (contraception, avortement, mariage gay…) se sont imposés à la société et ont même force de loi ;

La science s’est placée au-dessus des consciences (oubliant l’adage célèbre : science sans conscience n’est que ruine de l’âme), et ses dérivés technologiques ont conduit l’homme à adopter un mode de vie anti-naturel, de s’affranchir de la loi naturelle, et il s’avise désormais de vouloir commander à la nature ;

La laïcité et la république démocratique athée se sont imposées comme des institutions respectables et même fondamentales, autorisant un véritable lavage de cerveau dans les écoles, tel un rouleau compresseur dont la puissance est mésestimée ;

La liberté religieuse est actée et reconnue par les catholiques, qui l’ont officialisée sous le nom d’œcuménisme, apostasiant leur foi et violant le premier commandement par la même occasion. Ce fait inédit ne trouve pas d’équivalent dans les autres religions, y compris chez les protestants, qui eux n’ont pas changé d’un iota leurs positions.

Eh bien tout ceci s’appelle la guerre, la révolution, un changement total de paradigme, de façon de vivre et de penser qui se place aux antipodes de la société chrétienne, en un mot … la barbarie… en un autre mot : les châtiments.

Ce n’est pas parce que nous avons été victimes d’un poison à prise lente que nous ne sommes pas morts au final. « Tu te crois vivant mais tu es mort » nous dit l’Apocalypse.
Par rapport à une persécution classique, c’est encore pire car il n’y a pas morts en apparence, pas de martyrs. Or les martyrs révèlent la réalité d’une persécution et stimulent la foi des populations. Le diable le sait bien, c’est pourquoi il a entrepris une persécution en douceur, basée sur la durée (il avait un siècle devant lui, ne l’oublions pas), sur l’anesthésie progressive des populations visées. C’est très efficace car, non seulement il n’y a pas de martyrs donc de persécution clairement identifiée, mais les personnes atteintes transmettent leurs modes de vie et leurs pensées erronées à leurs descendants. Redoutable.

Jésus nous avait prévenu : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent rien faire de plus. Mais craignez plutôt celui qui, après avoir tué, peut vous faire tomber en enfer. » (Luc 12, 3).

La perte des repères religieux, philosophiques et moraux entraîne la perte de la vraie foi et l’apostasie. L’accoutumance à Babylone et son irrémédiable ascension sont des dangers autrement plus redoutables qu’une bande d’islamistes armés de couteaux déboulant chez vous. Car la persécution est beaucoup plus perverse, insidieuse, rampante, tout en étant permanente et totale.

Tous les secteurs sont concernés : école, entreprise, institutions, familles, médias, divertissements, et même l’Eglise. Il est là le signe de la fin des temps et des châtiments.
Il est vrai que le diable a toujours cherché à gangrener la société ; oui, mais pas autant, pas de façon aussi puissante et universelle et surtout, pas dans l’Eglise. Celle-ci a toujours été le rempart fidèle face aux attaques du malin. Jusqu’à Vatican II où, de son propre aveu, ont été abattus les murs qui depuis trop longtemps avaient fait de l’Eglise une forteresse close (pape François). Et pour cause… pactiser avec Babylone, la société du diable, n’avait jusque là pas été envisageable pour l’Eglise.
On juge l’arbre à ses fruits nous a dit le Seigneur.

Oui, ceux qui tuent l’âme sont beaucoup plus dangereux que ceux qui tuent le corps.
« Votre corps est le temple du Saint-Esprit » nous a dit saint Paul (11 Corinthiens 6), notamment grâce à l’Eucharistie.
Il est là l’enjeu final. Satan ne s’est plus attaqué aux corps, ou alors de façon sporadique, mais essentiellement aux âmes, par une guerre totale de longue haleine. Aujourd’hui les hommes aux âmes mortes sont majoritaires, et transmettent à leurs enfants leur mort spirituelle et leur matérialisme exacerbé.
Relisez les prophéties, notamment la Sainte Vierge à Fatima et à la Salette, mais aussi les termes employés par le Christ dans l’évangile de la fin du monde (Matthieu 24, Luc 21, Marc 13) : les voilà les châtiments. Il ne s’agit pas uniquement de guerres militaires classiques, de catastrophes naturelles ou de famines, mais bien d’une guerre générale et totale sur les âmes, une guerre où toutes les forces du mal sont coalisées contre l’humanité, appelée bataille de l’Armagueddon dans l’Apocalypse.
Encore une fois, ce ne sont pas les dommages aux corps qu’il faut craindre, mais ceux liés à l’esprit et au cœur.

 

Les trois sortes de barbaries

gaume-testamentPour bien comprendre que nous sommes en fin de cycle et que les châtiments de la fin des temps annoncés dans les prophéties sont bien ceux que nous avons vécu depuis cent ans, voici un écrit de Mgr Gaume datant de 1876.
C’est criant de vérité et d’actualité au vu de notre société actuelle.

Les extraits de son livre « Le testament de Pierre le Grand ou la clé de l’avenir » sont en bleu, les commentaires en noir.

« L’iniquité appelle le châtiment ; la barbarie appelle la barbarie. Le siècle des sophistes est toujours suivi du siècle des barbares.
Il y a trois sortes de barbaries : la barbarie intellectuelle, la barbarie morale, la barbarie matérielle.

La barbarie intellectuelle
Lorsque dans une partie du monde, chez un peuple ou chez plusieurs, les sophismes circulent libres et nombreux comme les atomes de l’air ; lorsque toutes les vérités religieuses et tous les principes sociaux sont battus en brèche ; lorsque dans les esprits aucune croyance ne reste debout ; lorsque le bien s’appelle mal, le mal s’appelle bien ; l’autorité, la tyrannie ; l’obéissance, l’esclavage ; la licence, la liberté ; en un mot, lorsque dans la majorité de ce peuple le rationalisme règne et gouverne, vous avez la barbarie des intelligences.

La barbarie morale
Du droit de ne rien croire découle le droit de ne rien faire, ou de tout faire. Dans la pratique, ce droit est l’indifférence en matière de religion ; l’esprit général d’insubordination, le culte du corps, l’ardente recherche de toutes les jouissances capables de satisfaire les convoitises du cœur humain ; la ruse et la fraude, à la place de la justice et de la bonne foi ; l’égoïsme à la place de l’esprit de sacrifice ; les arts, les sciences, les industries mises au service de toutes les concupiscences ; la vie matérielle, avec ses exigences grossières, absorbant la vie de l’âme. En un mot, lorsque dans la majorité d’un peuple le sensualisme règne et gouverne, vous avez la barbarie des mœurs.

La barbarie matérielle
La barbarie matérielle n’est autre chose que la traduction, ou l’application, dans l’ordre des faits, de la barbarie intellectuelle et morale. Les hommes, changés en brutes, ne respectant rien, pillant, brûlant, se tuant les uns les autres, accumulant les ruines et ne reculant devant aucun forfait pour assouvir leur rage : voilà, avec mille accessoires cruels ou immondes, la barbarie matérielle.

Appliquant ces principes à l’Europe occidentale, considérée dans son ensemble, on se demande avec effroi si elle n’est pas envahie par la barbarie intellectuelle et par la barbarie morale. Par conséquent, si les barbares d’Asie, qui furent nos pères, n’ont-ils pas mission de la Providence de venir bientôt châtier leurs fils dégénérés ? »
Mgr Gaume pensait, en 1876, à une invasion de l’Europe par la Russie avec la Chine pour alliée (déjà !). Il ne se trompait qu’à moitié. De la Russie et de l’Asie, nous avons eu les déferlantes communistes et socialistes qui nous ont bien amené la mort et la désolation, autant matérielle que morale et intellectuelle.
Or la Sainte Vierge à Fatima avait expressément cité la Russie comme châtiment principal, un mois à peine avant la révolution bolchevique de 1917. On sait donc que le terme Russie, dans sa bouche, désignait le communisme et le socialisme internationaux, et les dégâts irrémédiables qu’ils causeront aux populations chrétiennes et à l’humanité d’une manière générale.

« Une chose est évidente, c’est l’affaiblissement progressif du catholicisme chez les nations de l’Occident. La moitié de l’Europe a perdu la foi ; l’autre moitié n’est plus guère catholique qu’à demi. Le reste est envahi, à des degrés plus ou moins avancés, par la barbarie intellectuelle et morale, telles que nous les avons définies. De là ce phénomène inouï : l’insurrection générale de toutes les nations baptisées contre le christianisme. Depuis la Renaissance, l’histoire de leurs gouvernements peut s’écrire en quatre mots : dépouiller l’Eglise, enchaîner l’Eglise, souffleter l’Eglise, persécuter l’Eglise.

Or c’est l’Eglise qui a tiré le monde de la barbarie, et c’est elle qui l’empêche d’y retomber. Tourner le dos à l’Eglise, lui dire sur tous les tons : nous ne voulons plus de vous, sortez de notre politique, de nos lois, de nos sciences, de notre civilisation : c’est reprendre le chemin de la barbarie ! »
D’ailleurs à partir de Jean XXIII (1958) avec l’ouverture du concile Vatican II l’Eglise est tombée, et tous les grand changements sociétaux ont pu s’accomplir : révolution des mœurs, décolonisation, immigration massive, création de l’Europe puis mondialisme, recours à l’agriculture productiviste, apparition de la société de consommation, financiarisation à outrance rendue possible par l’informatique, apparition de l’informatique suivie de la société technologique avec internet. Difficile de croire qu’une telle accélération soit naturelle !

 

Conséquences de la barbarie : vision d’avenir

Les propos de Mgr Gaume, qui datent de 1876 je le rappelle, sont particulièrement prémonitoires, et devraient faire réfléchir la société de 2015.

« Vers les derniers temps, il se formera un règne antichrétien. Ce règne sera la puissance la plus redoutable qui ait jamais attaqué l’Eglise. Par son étendue, par sa force, par sa cruauté, par ses prestiges, par tous les moyens de séduction, il fera courir à l’humanité des dangers tels que, si ses jours n’étaient abrégés, les élus même seraient fascinés, et pas un homme ne serait sauvé. »
Nous en sommes exactement là, et les faveurs accordées au pape François par l’ensemble de l’humanité, y compris par les élus, montrent à quel point l’aveuglement règne en maître. Actuellement, quasiment toutes les âmes vont en enfer et le nombre des élus s’amenuise de jour en jour à cause des séductions de Babylone et des deux bêtes.
Mais lisons la suite, nous allons comprendre pourquoi nous sommes bien pendant le règne de l’Antéchrist, même si celui-ci n’est pas une personne dûment identifiée comme telle, mais un système et des personnes à son service.

« Déjà, pour le dire en passant, s’accomplit sous nos yeux un des prestiges de l’Antéchrist. Ce prestige est d’autant plus dangereux qu’on s’en défit moins, qu’on ne le croit pas comme tel, qu’on le regarde au contraire comme un progrès, qu’il a déjà séduit les nations, et qu’il séduit insensiblement un trop grand nombre d’individus, encore plus ou moins chrétiens ; quel est ce prestige ?

C’est le débordement de la vie matérielle, sans exemple chez les peuples baptisés ; c’est la fièvre chaude du luxe et du lucre ; c’est l’amour universel du confortable ; en un mot c’est le matérialisme.
Qu’est ce que le matérialisme ? Le matérialisme, c’est la religion de la matière. Dans le catéchisme, la religion se définit la société de l’homme avec Dieu. Le matérialisme est donc la société de l’homme avec la matière. »
Dès 1876, Mgr Gaume avait perçu ce qui serait une des grandes caractéristiques de l’Antéchrist-système : le matérialisme et ses corollaires, le confort, la société de consommation, le culte du corps et du sport, l’abondance de richesses. Le matérialisme et cette société basée sur la technologie sont les bases de la plus gigantesque anarque faite à l’humanité : l’envoyer en enfer en douceur, avec son accord, le sourire béat, l’œil humide de bonheur, bref suivre le Fils de perdition dans la géhenne éternelle en applaudissant des deux mains.

Et face à nous, la plupart des hommes continuent à dire : les châtiments ? Non, non, on ne les a pas encore vus, ils vont arriver, tout est normal pour le moment.
Et l’Antéchrist ? Pas vu pour le moment, on l’attend toujours.
Grave erreur. Continuons avec Mgr Gaume.

« La religion a pour but de nous faire adorer Dieu comme le créateur, le souverain Maître, le bienfaiteur de l’univers, et de L’aimer par-dessus toute chose.
Le matérialisme a pour but de porter l’homme à estimer la matière, à aimer la matière, à la regarder comme la source du bonheur, à la rechercher avec une ardeur fiévreuse ; à estimer heureux ceux qui la possèdent, malheureux ceux qui ne la possèdent pas ; pour elle, oublier qu’on a un Dieu à servir et une âme à sauver ; regarder ces vérités capitales comme des chimères en sorte qu’elles ne pèsent pas plus, sur la vie publique, qu’une plume dans le bassin d’une balance. Voilà dans la pratique la religion de la matière.

Qui imprime aux temps actuels un pareil entraînement vers la terre, vers les choses de la terre, vers le culte du corps ? Si ce n’est pas l’esprit qui élève, c’est l’esprit qui abaisse ; si ce n’est pas l’esprit qui sanctifie, c’est l’esprit qui corrompt ; si ce n’est pas le Christ, c’est l’Antéchrist.

Que signifie ce renversement étrange ? Il signifie aujourd’hui ce qu’il signifiait aux jours qui précédèrent le déluge : l’approche du cataclysme. Ce qu’il y a de tristement remarquable : le monde d’aujourd’hui, pas plus que celui d’autrefois, ne veut croire que la religion de la matière le conduit rapidement à l’abîme. Fasciné par ce prestige satanique, le monde actuel, pris dans sa généralité, en est là. »
De même que le déluge a duré 150 jours, j’ai expliqué que le déluge du mal durerait 150 ans, et que la Sainte Vierge à la Salette nous avait donné la date de départ : 1864. Les temps antichristiques ont donc pris fin en 2014, et nous vivons actuellement les prolongations, pour un petit peu de temps encore… mais pas beaucoup. Les hébreux ont été libérés d’Egypte dans la nuit du 14 au 15, nous serons également délivrés quelque part au cours de cette longue nuit du 14 au 15 (donc entre 2014 et 2015). Comme Mélanie Calvat, la voyante de la Salette, qui décèdera dans la nuit du 14 au 15. Comme le Titanic qui sombrera dans la nuit du 14 au 15.
Autant d’avertissements qui avaient pour but d’identifier cette longue nuit du 14 au 15. Nous y sommes.

« Du milieu de son festin de Balthazar, entendez-vous ce monde, tombé des hauteurs du christianisme, faisant son apothéose et célébrant le honteux triomphe de la folie sur la sagesse, de la matière sur l’esprit, en disant :
« Autant qu’il est en nous, nous nous sommes émancipés de la tutelle du christianisme. Nous nous sommes constitués en dehors de ses lois, et en opposition avec le pape et avec l’Eglise. Nous sommes loin de nous en repentir : quel mal nous est-il arrivé ? Depuis que nous avons banni de nos conseils, de nos sciences et de nos vies celui que les cléricaux appellent le Roi des rois ; depuis que nous nous moquons du Vatican et de ses foudres, nous marchons de progrès en progrès. Jamais nous n’avons été plus éclairés, plus libres, plus riches, plus forts, plus prospères. A quoi bon le pape ? A quoi bon l’Eglise ? A quoi bon le christianisme ? Réalisée sans eux, loin d’eux, malgré eux, notre civilisation, la plus brillante qui fût jamais, est un démenti solennel aux enseignements du passé ! »
Avouons que ce discours correspond parfaitement à la société d’aujourd’hui ; on le croirait écrit en 2015. La différence avec l’époque de Mgr Gaume, c’est que l’Eglise est devenue entre-temps complice de Babylone et actrice à part entière de la dislocation du monde chrétien, ce qui était difficilement concevable à l’époque.

« Puisque ce prestige est aux trois quarts accomplis, comment ne pas y voir un des précurseurs du règne antichrétien, et l’avant-coureur immédiat de l’Antéchrist ?
Sur ce règne, deux choses sont à remarquer :

1) Il sera formé dans l’ordre des idées, avant de passer dans l’ordre des faits. C’est une loi de tous les temps et de tous les lieux. Comme l’oiseau existe dans l’œuf avant de paraître à la lumière ; les révolutions vivent dans les âmes avant de prendre un corps. Pour en citer un seul exemple : 1793 existait avant 1789. Les échafauds de 93 furent l’éclosion des doctrines de 89.
2) Le règne antichrétien élèvera à sa plus haute puissance la haine du catholicisme.
Il est divinement certain que, vers la fin des temps, il se formera un royaume antichrétien. Comme l’annonce l’évangile, ce royaume sera la plus terrible puissance qui ait jamais attaqué l’Eglise.
Il est humainement certain que cet empire, si redoutable par son étendue, par ses moyens de séductions, ne naîtra pas du jour au lendemain, comme le champignon sous le chêne. Il aura des préparations en rapport avec son infernale mission. »
Là aussi Mgr Gaume a bien vu. Le royaume anti-chrétien est formé des républiques laïques maçonniques qui ont commencé à pulluler au début du XXème siècle pour devenir un système mondial et global d’une puissance jamais inégalée. Ce royaume a construit un monde en totale opposition avec les idées et l’esprit chrétien. Il lui aura fallu plus d’un siècle de préparation pour obtenir enfin le prix : faire tomber la dernière citadelle, l’Eglise, en prenant le pouvoir au somment du Vatican. Ce fut le 28 octobre 1958 par l’élection du premier pape franc-maçon, Jean XXIII. Depuis cette date, l’Antéchrist-religion (une des têtes de la bête) est venu achever la pyramide. Mais le dernier cran, car la préparation est longue, très longue comme le rappelle Mgr Gaume, n’a été mise en place que le 13 mars 2013, par l’élection du dernier pape de la prophétie de saint Malachie, Pierre le Romain, l’imposteur, le faux prophète ou l’Antéchrist selon les interprétations.

« Si vous étiez chargé de préparer un règne anti-chrétien, voilà les instructions que vous donneriez :
Vous prêcheriez la négation radicale de tous les dogmes chrétiens, même la divinité de Jésus-Christ. Vous ne manqueriez pas de crier à tous les échos de l’univers que le catholicisme est l’ennemi mortel et irréconciliable de l’humanité. Vous émanciperiez les sens en prêchant une morale indépendante de toute autorité divine ; en poussant par tous les moyens au matérialisme, au luxe, au sensualisme ; en faisant partout prédominer l’égoïsme, qui est l’antipode et la destruction même du catholicisme.

Vous rendriez toutes les nations hostiles à l’Eglise, dont vous anéantiriez l’autorité sociale. Vous la dépouilleriez de tout. Vous vous empareriez même de Rome, où vous implanteriez l’hérésie. Le pape et les évêques, rendus suspects, ne pourraient plus ouvrir la bouche sans voir leurs paroles travesties, insultées, tournées à crime et condamnées comme d’abus.

A proportion que vous abaisseriez le pouvoir divin, vous grandiriez le pouvoir humain. Entre les mains d’un homme, président ou césar, vous concentreriez tous les pouvoirs spirituels et temporels, déclarant la politique indépendante de la religion et fabricant des lois et des constitutions antichrétiennes. »
Mgr Gaume admet l’éventualité d’implanter l’hérésie au Vatican, sans aller jusqu’au pape. Il est vrai qu’il faudra du temps pour y arriver et que même les papes conciliaires ont toujours pratiqué un double langage. D’où une confusion totale dans l’Eglise. Pareil pour le pouvoir politique, il avait déjà vu les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nous nous y sommes habitués plus de cent ans après, sans nous rendre compte que tout ceci est parfaitement anormal et extrêmement dangereux pour l’équilibre des sociétés et participe à évacuer la royauté sociale du Christ. Ce n’est pas parce que le diable est temporairement vainqueur qu’il a raison et que son système est bon.
Comme beaucoup, Mgr Gaume verrait bien une sorte de super-président avec tous les pouvoirs, un peu à l’image de l’Antéchrist. Mais 10 rois au service de la bête au lieu d’un, qu’est-ce que cela change ?

« Par l’instruction, par la presse, par les arts, par les théâtres, vous vous efforceriez de porter la corruption jusqu’à la dernière fibre des âmes. Vous attireriez sur le catholique, et sur le prêtre en particulier, toutes les défiances, tous les mépris, toutes les haines, en attendant que vous puissiez ou les séduire, ou les exterminer.

Enfin, et cela dit tout : votre cri de guerre serait le mot sinistre qui retentit dans Jérusalem quelques heures avant la mort du Rédempteur, et peu d’années seulement avant la ruine de la cité déicide, image de la fin du monde : Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous. »
A la liste de Mgr Gaume, on peut ajouter la télévision, la radio, les jeux vidéos et divertissements en tous genres, et surtout Internet, qui ne quitte plus nos contemporains et les prends même au berceau. Pauvre génération sacrifiée au tentateur, née dans l’iniquité et fille des Fils de perdition, qui lui transmettent leurs vices, leurs fausses valeurs et leur mauvais esprit.

 

Conclusion

Dormez braves gens sur vos deux oreilles, la persécution est encore à venir, les tribulations aussi, on n’a pas encore vu les châtiments et l’Antéchrist non plus.
neron
C’est ce que pensent trop de gens, souvent de bonne foi, aveuglés par les mensonges et les illusions de satan.

Tel Néron déclamant ses poèmes en regardant Rome brûler, satan rêve lui aussi d’une purification de la terre par un feu qu’il allumerait lui-même, il l’a suffisamment annoncé : effondrement économique global, troisième guerre mondiale, feu nucléaire, guerre bactériologique et j’en passe…

Eh bien non, la purification finale ne lui appartient pas, elle appartient à Dieu seul.
Elle s’appelle le Jour de la Colère.
Les précédents ont montré que le châtiment final était court, immédiat, et initié par Dieu en personne : le déluge, le passage de la mer Rouge, la destruction de Sodome & Gomorrhe, les murs de Jéricho… Dieu seul agit et l’homme obéit.

Toutes ces catastrophes annoncées par satan ne s’accompliront jamais, car les châtiments annoncés sont derrière nous et non devant nous, la bataille de l’Armaguéddon s’achève et il ne reste plus que le jour de la Colère et la moisson, préludes au Jugement dernier.

Oui, les châtiments sont derrière nous et personne ne veut le reconnaître.
Pourtant… les hommes ont la mémoire courte…
Deux guerres mondiales, la révolution bolchevique suivie de l’invasion du monde par le socialo-communisme, de multiples guerres civiles, les génocides arméniens et staliniens, la révolution des mœurs, la société de consommation, le capitalisme, aujourd’hui les persécutions des islamistes, des catastrophes naturelles de grande envergure, et surtout, surtout : la révolution dans l’Eglise.
Cette longue liste de châtiments due à l’iniquité des hommes n’a pas l’air d’impressionner l’homo occidentalis.
L’Occidental, vautré dans son infamie, la télé face à lui, le smartphone dans une main et la canette de coca zéro dans l’autre, et pour lequel Dieu est une idée sympathique mais lointaine, attend stoïquement des signes plus forts.
Il ne se ne se rend même plus compte qu’il est entièrement dans Babylone, que ses préoccupations majeurs sont matérielles, qu’il pratique une spiritualité de comptoir, qu’il prend le chemin de la damnation éternelle et qu’il est là son châtiment.

Je viendrai comme un voleur dit le Christ dans l’Apocalypse
Tenez-vous donc prêts vous aussi, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’Homme viendra nous a-t-il dit en Matthieu 24

Tout est accompli. Les châtiments annoncés par les prophéties ont déjà eu lieu.
Il reste la purification finale, le Jour de la Colère de Dieu, la fin du mal.
Ce jour appartient à Dieu mais il est proche, très proche.
Parce que l’humanité doit tout restaurer dans le Christ, selon la belle formule de saint Pie X.

 

Le grand monarque arrive

Christ-en-gloire

Qu’est-ce que le grand monarque ? Il s’agit d’une croyance essentiellement catholique et essentiellement française, du rétablissement d’une monarchie très chrétienne à l’issue des tribulations.
Celle-ci est située, selon les sources, soit au 6ème âge (en référence à l’Apocalypse) donc avant l’Antéchrist, soit après les grandes tribulations de l’Antéchrist.

Cette croyance trouve sa source à partir de 3 grands types de textes :
– L’interprétation de l’Apocalypse du vénérable Holzhauser, qui est le seul auteur, à ma connaissance, à avoir défendu cette thèse à la sixième église ;
– Des passages de l’Ancien Testament (Isaïe, Ezéchiel, Jérémie, Zacharie…) dont l’interprétation permettrait d’envisager la présence d’un grand roi à une période qui reste à déterminer ;
– Des prophéties dites de la révélation privée, c’est-à-dire n’appartenant pas aux livres saints, et provenant essentiellement de saints, bienheureux, vénérables ou assimilés.

Le marquis de la Franquerie (décédé en 1992) a consacré un petit opuscule à ce sujet, où il recense justement les principales prophéties concernant le grand monarque. D’après lui, il y aurait près de 100 prophéties à ce sujet, dont : saint Césaire, saint Vincent Ferrier, le père Nectou, Anne-Catherine Emmerich, l’abbé Souffrand, Marie des Terreaux, Marie Lataste, madame de Meylian, Mélanie Calvat et Maximim Giraud (les voyants de la Salette), madame Royer, Marie Martel, saint Jean Bosco, Marie-Julie Jahenny…

Certaines de ces prophéties annoncent aussi un saint pape, qui serait contemporain du grand monarque, les deux ayant pour but de sauver le monde du désastre et de le replacer dans l’ordre voulu par Dieu.

La plupart des prophéties convergent sur le fait que ces deux personnages seraient français, ne serait-ce parce que la France est la fille aînée de l’Eglise et que son monarque fut de tout temps le Lieutenant du Christ, lequel serait probablement un descendant de Louis XVII.

En analysant ces différentes prophéties, il est impossible :
De dire avec exactitude s’il y aura réellement deux personnages (un monarque et un pape) ou un seul (l’un des deux ou les deux fonctions assurées par le même, à l’image de Melchisédech, à la fois roi et prêtre) ;
De situer ce grand monarque dans l’échelle du temps : est-ce avant les tribulations ? Après ? Pour combien de temps ? Impossible de répondre à ces questions.

La mission du grand monarque, selon le marquis de la Franquerie, consistera essentiellement dans l’établissement des règnes du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie.
Et le marquis ajoute, en guise de conclusion : « Résumons-nous, messieurs, le grand monarque je le répète, sera au physique comme au moral une image aussi parfaite que possible du Christ. »

 

Le grand monarque : mythe ou réalité ?

franquerie-GMDans son opuscule écrit en 1980, le marquis de la Franquerie est persuadé que ce personnage est déjà vivant, donc déjà né, et que sa venue est imminente.
Nous savons qu’il faut nuancer l’adjectif imminent, tant nous l’avons lu dans des ouvrages ou des prophéties datant d’il y a des dizaines d’années, voire du 19ème siècle.

Mais la question n’est pas là.
La vraie question est : y aura-t-il réellement un grand monarque et à quel moment se manifestera-t-il ?

Pourtant, la réponse est simple et même évidente pour ceux qui étudient les événements et les prophéties avec objectivité.

Car la mise en avant de cet avènement de nos jours par les catholiques me rappelle furieusement une situation déjà vécue il y a deux mille ans.

En effet, les juifs, les pharisiens, les scribes, les docteurs de la loi attendaient un Messie libérateur, futur roi d’Israël devant assurer à ce petit peuple la domination du monde.
C’était tellement évident à l’époque que Pilate lui posera la question : « Es-tu le roi des juifs ? »

Les juifs étaient le peuple élu, celui choisi par Dieu, comme largement expliqué dans la bible. Il s’agit de ce que nous appelons l’ancienne alliance.
En effet, le Nouveau Testament montre et démontre que par la Rédemption, le Christ a noué une nouvelle alliance, non plus seulement avec les juifs, mais étendue à l’ensemble des peuples.
Depuis Jésus-Christ, le peuple élu est constitué de l’ensemble des hommes croyant en sa divinité, que l’on appelle communément les chrétiens.

Or du temps de Jésus, les juifs attendaient un roi. Pour cela, ils se basaient sur les nombreuses prophéties annonçant le Messie, qui l’annonçaient effectivement comme un roi.

Qu’ont-ils eu ?
Un roi dont le royaume n’est pas de ce monde.
Un roi né pauvre, dans une étable, qui se fait humble et obéissant jusqu’à la mort.
Un roi qui enseigne qu’il faut chercher à acquérir non pas un royaume terrestre mais à gagner le royaume céleste.
Un roi qui ne règne pas mais au contraire, meurt de la façon la plus ignominieuse.
Un roi qui ne contredit pas Satan lorsque ce dernier, pour le tenter dans le désert, l’emmène sur une haute montagne et lui montre les royaumes de la terre en lui disant « Tout ceci est à moi, je te les donnerai si tu m’adores. » Est-ce que Jésus lui signifie que la terre n’est pas sa propriété ? Non, il le renvoie par le fameux Arrière satan, sans revendiquer la propriété de cette terre dont il est pourtant le créateur.

Par conséquent, la déception des juifs peut se comprendre puisqu’ils attendaient un Messie dont le rôle devait être celui dévolu habituellement à un monarque : diriger le pays, lui assurer la domination et la victoire sur ses ennemis et, spécificité du peuple élu, étendre cette royauté au monde entier.

Eh bien la description du grand monarque du XXIème siècle est identique.
Citons à nouveau le marquis de la Franquerie, qui résume bien la façon dont la majorité des gens voit ce futur monarque : « Il sera d’abord et avant tout roi de France, et seulement ensuite empereur du monde. C’est qu’en effet le gouvernement du monde ne lui sera confié que parce qu’il sera le roi de France, la France étant le royaume prédestiné par Dieu à l’accomplissement de ses desseins, et à servir d’épée et de bouclier à l’Eglise. »

Les catholiques français sont peut-être très sympathiques, ils sont sûrement de bonne foi, mais leur aveuglement est sans bornes.
Pourtant ils n’ont pas les excuses des juifs du temps de Jésus, car nous autres chrétiens nous avons un précédent, et quel précédent ! Jésus-Christ Lui-même.
Les catholiques français nous refont le même coup que les juifs et les pharisiens il y a deux mille ans : ils attendent encore un roi terrestre et humain alors que nous savons pertinemment que les prophéties annonçant le Messie le présentent toujours comme un roi.

Je crois savoir que certains Orthodoxes russes caressent le même espoir, celui de voir rétablir la sainte Russie et son Tsar. Eux aussi s’appuient sur des prophéties.
Même leurre, même rêve ; pourquoi attendre le serviteur quand le Maître est annoncé ?

Saint Pie X n’aimait pas que la foule l’applaudisse à son passage dans la basilique saint Pierre, il disait « On ne rend pas hommage au serviteur dans la maison du Maître ». Si je puis me permettre, c’est effectivement le maître qu’il faut souhaiter au lieu d’espérer un serviteur qui rétablisse le Maître. L’ordre n’est pas le bon.

 

Remettre les choses dans le bon ordre

Il y a un ordre, et un seul, que les hommes ont oublié : Dieu premier servi.
Le premier commandement est le plus important, de son respect découlent tous les autres.
Si vous ne respectez et n’appliquez pas le premier commandement, vous ne respecterez pas les autres.

Or le premier commandement est « Un seul Dieu tu aimeras et adoreras parfaitement ».
On commence par Dieu et on arrive à l’homme ensuite, et non l’inverse.

Tant que les catholiques ne demanderont pas le grand monarque dans l’ordre, à savoir le Christ-roi d’abord et éventuellement un monarque terrestre ensuite, ils n’auront pas de grand monarque du tout. Ni terrestre, ni céleste.

Mgr Gaume, dans son livre Le bon larron, rappelle cette loi divine primordiale :
« L’ordre existe lorsque toute chose est à sa place : en haut ce qui, d’après les lois éternelles, doit être en haut ; en bas ce qui doit être en bas.
Mettre en haut ce qui, d’après les lois éternelles, doit être en bas, et en bas, ce qui doit être en haut : Dieu à la place de l’homme, et l’homme à la place de Dieu, c’est le désordre.
Rentrer dans l’ordre c’est remettre chaque chose à sa place, Dieu en haut et l’homme en bas. »

Nous sommes à la fin des temps.
Ce qui est prophétisé est le retour du Christ en gloire.
Ces prophéties sont sûres.
Elles proviennent de l’Ecriture Sainte : les évangiles, les annonces du Christ Lui-même, de saint Paul, de saint Pierre, de saint Jean, du livre de l’Apocalypse.
Toutes les prophéties de la vie privée, qu’il s’agisse de saints, de vénérables ou de personnes en odeur de sainteté, utilisent le même style prophétique que dans l’Ancien Testament : elles annoncent un ROI et ne distinguent pas entre la nature humaine et divine du Christ parce que ce n’est pas l’objet.
Par conséquent, si vous relisez ces prophéties avec ce nouvel éclairage, vous constaterez qu’elles peuvent s’appliquer sans conteste au Roi des Rois.

Vouloir placer un monarque humain avant le retour du Christ consiste une fois de plus à souhaiter le désordre, même si on le justifie maladroitement par la volonté divine.
Dieu nous a annoncé dans ses prophéties le retour en gloire de son Fils.
Voilà une perspective sûre.
Et ce divin Fils est présenté comme un roi dans les prophéties, comme pour sa première venue. Voilà encore une observation sûre.
Et effectivement il rétablira l’ordre voulu par Dieu.

Tout le reste n’est que conjectures, pertes de temps et romans-feuilletons sortis tout droit de l’imagination fertile de quelques nostalgiques de la monarchie, trouvant leur inspiration dans la multitude des fausses apparitions suscitées par l’adversaire qui, lui, ne se gène pas pour développer le thème et ajouter à la confusion.

Quand au vénérable Holzhauser, sur lequel repose la grande majorité des théories, il est décédé en 1658 et se situait déjà à la 5ème église qu’il faisait démarrer cent ans plus tôt. En 1658, Louis XIV avait à peine 20 ans et Holzhauser ne pouvait imaginer ce que serait son règne ; or la description qu’il fait du grand monarque ressemble beaucoup au Roi-soleil et à son époque.
Un de mes premiers textes (Holzhauser et le 6ème âge) fut justement de démontrer que le grand monarque d’Holzhauser n’est autre que Louis XIV. Je vous invite à lire cette analyse, c’est particulièrement instructif.
Avec les 300 ans de recul que nous possédons par rapport au texte d’Holzhauser, nous sommes tout de même capables de le mettre à jour en fonction des événements historiques qui se sont déroulés depuis. Je suis très étonné de cette incapacité dont font preuve des auteurs pourtant réputés.

 

Le bon ordre, c’est celui de la Triple donation

jeanne-darcNous avons encore moins d’excuses nous autres Français, car le Ciel a déjà pris la peine de nous indiquer ce bon ordre.
Il avait chargé Jeanne d’Arc de nous faire comprendre que le royaume que nous devons souhaiter est le royaume céleste, et que le Christ est le seul et vrai monarque qui vaille.

Il est aberrant de voir des catholiques traditionalistes réclamer à corps et à cris le rétablissement d’un royaume terrestre alors que le Seigneur nous a promis la Jérusalem céleste.
Amis catholiques, la venue du grand monarque est conditionnée par la demande du bon peuple de France, c’est-à-dire du petit reste, des justes, à réclamer la restauration de l’autorité divine, celle du Christ-roi, et à souhaiter l’avènement d’un royaume céleste et non terrestre.
Alors peut-être auront-ils les deux, ou du moins le plus important, à savoir le royaume céleste.

Le 21 juin 1429 à 16h, Jeanne d’Arc en faisait l’éclatante démonstration au cours de l’épisode de la triple donation, dont voici le récit complet :

Jehanne dit à Charles :
« Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ? »

Le roi hésite, puis consent.
« Sire, donnez-moi votre royaume. »

Le roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu
par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel
de la jeune fille :
« Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume. »

Cela ne suffit pas. La Pucelle exige qu’un acte notarié
en soit solennellement dressé et signé
par les quatre secrétaires du roi ;
Après quoi, voyant celui-ci tout interdit
et embarrassé de ce qu’il avait fait :
« Voici le plus pauvre chevalier de France ; il n’a plus rien. »

Puis aussitôt après, très grave
et s’adressant aux secrétaires :
« Ecrivez, dit-elle : Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ ».
Et bientôt après :
« Jésus rend le royaume à Charles. »

(Extrait de livre de Louis-Hubert Rémy, La vraie mission de sainte Jehanne d’Arc).

Nous comprenons maintenant plus facilement quelle leçon voulait transmettre le Ciel à la postérité : le royaume appartient d’abord à Dieu et c’est Lui qui le transmet à son Lieu-tenant.
Les catholiques doivent souhaiter le royaume de Dieu s’ils veulent un monarque terrestre.
Ils doivent appeler de leurs vœux le retour de Jésus-Christ roi des rois et roi de France s’ils veulent qu’ensuite un lieutenant apparaisse.

Voilà le bon ordre donné par Jeanne d’Arc :
a) Don du royaume à la Sainte Vierge d’abord (personnifiée par Jeanne)
b) Celle-ci le remet à son divin Fils
c) Jésus se choisit un lieutenant parmi les hommes

Cette triple donation a eu lieu un 21 juin : ce n’est pas un hasard.
En effet, le peuple hébreu est libéré d’Egypte la nuit du 14 au 15 Nizan, mais ce n’est qu’une première étape. La seconde étape, définitive celle-là, sera le passage de la mer Rouge.
Définitive car à ce moment-là, le peuple élu aura quitté physiquement la terre d’Egypte pour se diriger vers la montagne de Dieu, le Sinaï, mais aussi parce que l’armée de Pharaon et Pharaon lui-même seront anéantis : pas un n’en réchappera.
Or l’Ecriture nous donne des précisions sur cet épisode : la mer se referme sur les égyptiens au matin du 21 Nizan, soit 8 jours après la Pâque. Les hébreux sont passés dans la nuit du 20 au 21.
Donc la libération des élus n’est acquise qu’au 21 Nizan matin.
Comme les hébreux, le peuple élu ne peut être libéré que par son Rédempteur et non par un être humain ; Moïse ne fut que l’instrument de Dieu car l’ouverture de la mer pour laisser passer le peuple est bien d’origine surnaturelle.
C’est cette libération que nous devons souhaiter, et le reste nous sera donné par surcroît… éventuellement un souverain terrestre.

Notons que satan, toujours en train d’imiter le Créateur, a fait élire un de ses antéchrists à la même date, et même probablement le pire de tous : Paul VI fut élu pape le 21 juin 1963.

 

Conclusion

Toutes les prophéties annoncent le retour du Christ.

Pas de mention d’un grand monarque dans les évangiles, dans l’Apocalypse, dans les lettres de saint Paul ou de saint Pierre.

Pas de grand monarque non plus dans les apparitions de la Sainte Vierge ; à la Salette, elle dit « Les nouveaux rois » et non pas « Le nouveau roi ». Ce texte peut permettre de penser qu’il y aura un petit laps de temps entre la purification et le Jugement dernier, ce qui n’est pas exclut.
Nous y reviendrons dans un prochain article.

Mais, amis catholiques, je vous en conjure, ne renouvelez pas l’erreur des juifs du temps de Jésus : c’est bien le roi du monde qui est annoncé, le Christ-roi, le Messie qui revient sauver son peuple, n’y voyez pas un roi terrestre mais appelez plutôt de vos vœux le royaume céleste, le seul qui vaille, au lieu de rêver une fois de plus à une solution humaine là où l’issue ne peut être que divine.