Le plus beau cadeau de Dieu au monde

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Le plus beau cadeau qu’ait fait Dieu au monde, c’est la Très Sainte Vierge Marie. Il n’y a pas créature plus belle, plus pure, plus sage, plus noble, plus aimante, plus humble, plus sainte, plus resplendissante qui ait mérité l’honneur le plus insigne et le plus élevé d’être la Mère de Dieu.

Avec saint Louis-Marie Grignon de Montfort et le pape Pie IX, nous allons pénétrer dans le plus beau des mystères de Dieu pour en découvrir toute la profondeur et la beauté.

Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, saint Louis-Marie Grignon de Montfort a écrit ce qui est probablement parmi les plus belles pages sur la Sainte Vierge.
Car pour comprendre le mystère de Dieu enfermé dans la Vierge Marie, nous avons besoin d’explications éclairées, inspirées par le Saint-Esprit ; pour aimer nous avons besoin de la lumière du Ciel, qu’il nous transmet par ses saints.

C’est pourquoi il est essentiel de lire et méditer de ces quelques extraits, afin de prendre connaissance de la richesse spirituelle et théologique insoupçonnée qui se cache derrière le nom si doux et si humble de l’Alma, la Vierge, l’étoile de la mer (Stella maris).
(tous les extraits de textes sont en italique – les autres textes sont mes réflexions personnelles)

 

Le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge : pénétrer dans les mystères de Marie

traite-lmgmL’alpha et l’omega du monde terrestre : Marie

« Dieu ayant voulu commencer et achever ses plus grands ouvrages par la Très Sainte Vierge Marie depuis qu’il l’a formée, il est à croire qu’il ne changera point de conduite dans les siècles des siècles, car il est Dieu, et ne change point en ses sentiments ni en sa conduite.
Dieu le Père n’a donné son Unique au monde que par Marie. Quelques soupirs qu’aient poussés les patriarches, quelques demandes qu’aient faites les prophètes et les saints de l’ancienne loi, pendant quatre mille ans, pour avoir ce trésor, il n’y a eu que Marie qui l’ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père, il l’a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle.
Le Fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. »

Jésus, notre divin maître et créateur de toutes choses, est l’Alpha et l’Omega de tout l’univers, du monde visible et invisible. Mais sa Sainte Mère, du fait de son statut au-dessus de tout les autres êtres humains (« Bénie entre toutes les femmes » veut dire bénie et élevée entre tous les êtres humains) peut être considérée comme l’Alpha et l’Omega de notre monde sensible, la terre.

 

Dieu est admirablement glorifié par Marie

« Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour. »

 « O admirable et incompréhensible dépendance d’un Dieu que le Saint-Esprit n’a pu passer sous silence dans l’évangile -quoiqu’il nous ait caché presque toutes les choses admirables que cette Sagesse incarnée a faites dans sa vie cachée – pour nous en montrer le prix et la gloire infinie. Jésus-Christ a plus donné de gloire à Dieu son Père par la soumission qu’il a eue à sa Mère pendant trente années, qu’il ne lui en eût donné en convertissant toute la terre par l’opération des plus grandes merveilles. Oh! Qu’on glorifie hautement Dieu quand on se soumet, pour lui plaire, à Marie, à l’exemple de Jésus-Christ, notre unique modèle ! »

 

Marie, le fruit béni de la Sainte Trinité

« Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu’il a nommé la mer ; il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu’il a appelé Marie. Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis.
Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu’il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l’a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c’est par elle qu’il applique ses mérites à ses membres, qu’il communique ses vertus et distribue ses grâces; c’est son canal mystérieux, c’est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes.
Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout par Marie ; car ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie. Voilà les sentiments de l’Eglise et des saints Pères. »

« Mais il faut prendre garde de concevoir en cette dépendance quelque abaissement ou imperfection en Jésus-Christ. Car Marie étant infiniment en-dessous de son Fils, qui est Dieu, ne lui commande pas comme une mère d’ici-bas commanderait à son enfant qui est au-dessous d’elle. Marie, étant toute transformée en Dieu par la grâce et la gloire qui transforme tous les saints en lui, ne demande, ne veut ni ne fait rien qui soit contraire à l’éternelle et immuable volonté de Dieu. »

Saint Louis-Marie nous rappelle ici avec justesse qu’il ne faut pas idolâtrer Marie pour autant. Elle n’est pas Dieu et sa conception n’est pas divine. Mais elle se plie à la volonté divine, tout comme nous, qui veut qu’elle soit la dispensatrice de toutes grâces et la médiatrice entre Dieu (son divin Fils) et les hommes.

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Qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père : la preuve de l’infamie des hérétiques

« Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle, il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père. C’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont pas Marie pour mère. Car s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie.

Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé d’avec un prédestiné, c’est que l’hérétique et le réprouvé n’ont que du mépris et de l’indifférence pour la Très Sainte Vierge tâchant, par leurs paroles et exemples, d’en diminuer le culte et l’amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes. Hélas! Dieu le Père n’a pas dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu’ils sont des Esaüs. »

Outre l’absence de croyance en la Présence Réelle, la caractéristique principale des protestants et dérivés (luthériens, calvinistes, baptistes, évangéliques, Témoins de Jéhovah, mormons etc…) est le refus de rendre un culte à la Sainte Vierge ; ils entretiennent même souvent une véritable haine à son égard. Ces hérétiques ont plus de souci à se faire pour leur âme que les musulmans sincères qui eux, reconnaissent et prient la Sainte Vierge, la mère de Jésus. Même s’ils ne reconnaissent pas -encore- la divinité de Jésus-Christ, ce tendre amour sera pour beaucoup le signe du salut le moment venu, car Marie saura les mener à son Fils. Privilège qui ne sera pas accordé aux cœurs de pierre que sont les protestants, que leur haine de la Mère de Dieu éloigne considérablement du salut.

Tous ces hommes, dont certains sont protestants sans le savoir (quoiqu’ils en aient les principales caractéristiques mais sans pour autant appartenir à une église particulière), sont d’autant plus aveuglés qu’ils croient rendre un culte agréable à Dieu alors qu’ils ne sont que les Caïns de la chrétienté.
Un vrai chrétien, un être humain qui aime sincèrement Dieu, se reconnaît d’abord à cette caractéristique principale : il a un amour et une dévotion instinctives envers la Sainte Vierge.

 

Marie, Reine des cœurs

« Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. »

« Marie est la Reine du ciel et de la terre par la grâce, comme Jésus en est le Roi par nature et par conquête. Or, comme le royaume de Jésus-Christ consiste principalement dans le cœur ou l’intérieur de l’homme, selon cette parole : le Royaume de Dieu est au dedans de vous, de même le royaume de la Très Sainte Vierge est principalement dans l’intérieur de l’homme, c’est à dire dans son âme, et c’est principalement dans les âmes qu’elle est la plus glorifiée avec son Fils que dans toutes les créatures visibles, et nous pouvons l’appeler avec les saints la Reine des cœurs. »

 

La dévotion à la Sainte Vierge est nécessaire au salut

« La dévotion à la Très Sainte Vierge est nécessaire au salut, et c’est une marque infaillible de réprobation que de ne pas avoir d’estime et d’amour pour la Sainte Vierge, et au contraire c’est une marque infaillible de prédestination de lui être entièrement et véritablement dévoué ou dévot. »

 

Le monde devra son salut à la Sainte Vierge, car elle mène à Jésus

« C’est par Marie que le salut du monde a commencé, et c’est par Marie qu’il doit être consommé. »

 « Comme elle est l’aurore qui précède et découvre le soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit.
Etant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la première fois, elle le sera encore lorsqu’il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière.
immaculee-conception2Etant le moyen sûr et la voie droite et immaculée pour aller à Jésus-Christ et le trouver parfaitement, c’est par elle que les saintes âmes qui doivent éclater en sainteté doivent la trouver. Celui qui trouvera Marie trouvera la vie, c’est à dire Jésus-Christ, qui est la voie, la vérité et la vie. Mais on ne peut trouver Marie qu’on ne la cherche ; on ne peut la chercher qu’on ne la connaisse : car on ne cherche ni ne désire un objet inconnu. Il faut donc que Marie soit plus connue que jamais, à la plus grande connaissance et gloire de la Très Sainte Trinité. »

Saint Louis-Marie écrivait ces lignes au 17ème siècle : elles étaient prophétiques. En effet, plus le monde va s’enfoncer dans les griffes de Satan, plus la Sainte Vierge sera présente. Le 19ème siècle est indéniablement le siècle de Marie, ponctué de nombreuses apparitions qui génèreront d’innombrables pèlerinages -qui perdurent à ce jour- dans des sanctuaires mariaux devenus célèbres: Lourdes, Fatima… car la dynamique de la dévotion mariale continuera au 20ème siècle. Les deux derniers dogmes de l’Eglise catholique, proclamés avec une grande solennité, concernent tous les deux la Vierge Marie : l’Immaculée Conception le 8 décembre 1854 et l’Assomption le 1er novembre 1950.

 

Les enfants du monde sont les esclaves de Satan

« Non seulement Dieu a mis une inimitié, mais des inimitiés, non seulement entre Marie et le démon, mais entre la race de la Sainte Vierge et la race du démon ; c’est à dire que Dieu a mis des inimitiés, des antipathies et haines secrètes entre les vrais enfants et serviteurs de la Sainte Vierge et les enfants esclaves du diable ; ils ne s’aiment point mutuellement, ils n’ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres. Les enfants de Bélial, les esclaves de Satan, les amis du monde (car c’est la même chose) ont toujours persécuté jusqu’ici et persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la Très Sainte Vierge, comme autrefois Caïn persécuta son frère Abel et Esaü son frère Jacob, qui sont les figures des réprouvés et des prédestinés. »

Attention à ceux qui aiment le monde et apprécient cette société qui a rejeté Dieu de ses institutions, de sa culture, de sa vie économique et sociale, et même des têtes. Ce sont des enfants de Bélial, des esclaves de Satan… nous le répétons souvent sur ce blog, les amis du monde sont autant de damnés en puissance.

 

On arrive à Jésus par l’intercession de la Vierge Marie

« Dieu, voyant que nous sommes indignes de recevoir ses grâces immédiatement de sa main, nous dit saint Bernard, il les donne à Marie afin que nous ayons par elle tout ce qu’il veut nous donner ; et il trouve aussi sa gloire à recevoir par les mains de Marie la reconnaissance, le respect et l’amour que nous lui devons pour ses bienfaits. Il est donc très juste que nous imitions cette conduite de Dieu.
C’est ce qu’on fait par notre dévotion : on offre et consacre tout ce qu’on est et tout ce que l’on possède à la Très Sainte Vierge, afin que Notre-Seigneur reçoive par son entremise la gloire et la reconnaissance qu’on lui doit. On se reconnaît indigne et incapable d’approcher de sa Majesté infinie par soi-même : c’est pourquoi on se sert de l’intercession de la Très Sainte Vierge.
C’est ici une pratique d’une grande humilité, que Dieu aime par dessus les autres vertus. Une âme qui s’élève abaisse Dieu, une âme qui s’humilie élève Dieu. Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles. »

Le secret de la Très Sainte Vierge Marie : l’humilité. C’est pourquoi l’Eglise reconnaît en elle la co-rédemptrice de l’humanité, la médiatrice de toutes grâces, et la plus digne et la plus sûre intercession entre Dieu et les hommes.
Adopter une telle attitude est non seulement un signe d’amour mais aussi d’humilité.

Nous devons imiter pour notre salut les quatre vertus pratiquées par la Sainte Vierge le jour de l’Annonciation : la pureté, l’obéissance, l’humilité et l’amour.
La pureté : Marie se savait pure, sans tâche ; elle se savait consacrée à Dieu depuis sa plus tendre enfance et c’était pour elle la plus grande des joies. Conserver cette pureté fut son unique préoccupation lors de l’annonce de sa maternité par saint Gabriel.
L’obéissance : le Fiat de Marie est un cri d’obéissance : que la volonté de Dieu soit faite et non la sienne. Il n’est pas besoin de comprendre ni même de connaître les motivations divines, mais de s’abandonner à ses choix sans broncher, sans discuter, sans poser de question. C’est oui tout de suite. L’obéissance implique la confiance.
L’humilité : Marie glorifie Dieu mieux que personne parce qu’elle s’efface devant lui ; bénir, glorifier et rendre grâce à Dieu sont l’unique objet de ses paroles et de ses gestes. Elle est l’exemple parfait de l’humanité qui s’efface devant la volonté du Seigneur et l’accepte avec joie, quelles qu’en soient les conséquences. L’homme doit être conscient de sa petitesse face à la grandeur et à la puissance divine ; en cela, Marie est son modèle.
L’amour : le mystère de la Rédemption était subordonné à celui de l’Incarnation. L’amour de Dieu pour les hommes nécessitait l’Incarnation de son Fils sur terre d’une façon en tous points identique aux autres hommes. Il ne pouvait s’incarner qu’avec une personne, non seulement pure, mais aussi débordant d’un même amour. Pourquoi Marie est-elle pure, obéissante, confiante, humble ? Parce qu’elle fut la première personne au monde à aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces. Par cet amour, elle partage le dessein de Dieu pour l’humanité et le rend possible.

 

L’Immaculée Conception : plus qu’un dogme, une certitude, une évidence

ineffabilis-deusPour découvrir, apprécier et connaître ce merveilleux mystère qu’est la conception immaculée de la Vierge Marie, nous nous appuierons sur des extraits de la constitution apostolique Ineffabilis Deus promulguée par Pie IX le 8 décembre 1854 lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.
Il est important, après les saints, de voir comment l’Eglise catholique s’exprime sur la Vierge Marie.

 

Marie : le seul être humain au-dessus de tous les autres, par la grâce et la volonté de Dieu

« Dieu destina dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s’étant incarné, il naîtrait , dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit , il lui marqua sa place dans l’ordre de ses desseins ; il l’aima parmi toutes ses créatures d’un tel amour de prédilection qu’il mit en elle, de façon singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C’est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l’abondance de toutes les grâces célestes, et l’enrichit avec une profusion merveilleuse afin qu’elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l’esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d’innocence et de sainteté qu’on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

« Devenue toute entière le domicile et le sanctuaire de toutes les grâces de l’Esprit-Saint, elle est, à l’exception de Dieu seul, supérieure à tous les êtres, plus belle, plus noble, plus sainte, par sa grâce native, que les chérubins eux-mêmes, que les séraphins et toute l’armée des anges. »

 

L’Immaculée Conception : une certitude forte dès les origines de l’Eglise

Alexandre VII décrit parfaitement la pensée de l’Eglise, vieille de plusieurs siècles, dans la constitution Sollicitudo omnium ecclesiarum du 8 décembre 1661 :
« C’est assurément une ancienne croyance que celle des pieux fidèles qui pensent que l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, en vue des mérites de Jésus-Christ son fils, Rédempteur du genre humain, dans le premier instant où elle a été créée et unie à son corps, a été, par un privilège et une grâce spéciale de Dieu, préservée et mise à l’abri de la tache du péché originel et qui, dans ce sentiment, honorent et célèbrent solennellement la fête de sa Conception. »
C’est pourquoi, dans ce même document, Alexandre VII réaffirme, 300 ans avant le dogme, en s’appuyant sur les constitutions et décrets de nombre de ses prédécesseurs, que « l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, dans sa création et au moment de son union avec le corps, a été dotée de la grâce du Saint-Esprit et préservée du péché originel. »

Cette préservation du péché originel avait un but bien précis : étant Dieu, Jésus est la pureté parfaite, il ne pouvait s’incarner que dans un écrin également pur, exempt de toute souillure. Pie IX rappelle donc que « la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, en prévision des mérites de Jésus-Christ, notre Seigneur et Rédempteur, n’avait jamais été soumise au péché originel ; mais qu’elle avait été entièrement préservée de la tache d’origine, et par conséquent rachetée d’une manière plus sublime. »

Il s’agit bien de la seule exemption connue et admise dans l’histoire du monde, puisque, le concile de Trente l’a rappelé dogmatiquement, « il est établi et défini que tous les hommes naissent atteints du péché originel. »

 

Jésus et Marie unis dans la même bénédiction divine

Partageant ainsi le sentiment des Pères de l’Eglise, Pie IX souligne que la Sainte Vierge « n’avait jamais été soumise à la malédiction, mais avait partagé avec son Fils la perpétuelle bénédiction qu’elle avait méritée d’entendre de la bouche d’Elizabeth, inspirée par l’Esprit-Saint : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. »

 « Pour les Pères de l’Eglise, Jésus et Marie sont unis dans la même bénédiction divine et la plénitude de grâce ne se trouve pas en Marie seulement au moment où elle devient Mère ; elle existe en elle depuis toujours comme condition préalable à sa maternité divine et à son rôle. »

 

La définition du dogme

Voici la définition exacte du dogme de l’Immaculée Conception telle qu’elle a été promulguée par le pape Pie IX :
« Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. »

Le texte ajoute, pour bien montrer qu’on ne discute pas un dogme de foi :
« C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi, et cessé d’être dans l’unité de l’Eglise. »
Si l’Eglise actuelle continuait de s’exprimer ainsi à propos de tous les points essentiels de la foi, ses fidèles ne seraient pas autant en proie à la confusion et ne sombreraient pas dans l’apostasie.

Il est important de noter que « la Conception Immaculée est définie non pas simplement comme une vérité ou conclusion théologique certaine, mais comme une vérité divinement révélée. »

 

Immunité par préservation

« Il y a eu de la part de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, application non seulement anticipée, mais spéciale, de ses mérites à sa Mère bénie. Aux autres, il applique le fruit de ses mérites pour les délivrer du mal où ils sont tombés ; à sa Mère, il applique ce fruit, c’est à dire la grâce, au premier instant de son existence, pour qu’elle ne tombe pas dans le mal ; Marie est ainsi rachetée d’une façon plus noble que les autres. »

 

Le privilège de Marie Mère de Dieu

« La vérité plus générale où le privilège est contenu, semble être la notion de Mère de Dieu, non pas la notion abstraite qui énonce simplement le rapport de génération physique, mais la notion concrète de Marie Mère de Dieu, telle que celle-ci nous apparaît dans la Révélation intégralement, c’est à dire Marie traitée en Mère par son divin Fils et constituée, dans l’œuvre de la réparation, nouvelle Eve, associée au nouvel Adam. C’est cette notion concrète de Marie Mère de Dieu, suffisamment indiquée par la Sainte Ecriture et corroborée par le sentiment de l’Eglise, qui est devenue pour les anciens Pères comme une valeur première dont ils ont exploité l’inépuisable contenu. Sous cet aspect, l’Immaculée Conception rentre, comme un détail, dans la sainteté ou les perfections propres à la Mère du Verbe incarné, telle qu’il l’a voulue, et décemment voulue. C’est Marie sainte et pure, quand son âme sort des mains du Créateur et s’unit au corps qui devait porter l’Homme-Dieu : sainte et pure alors comme en sa naissance, comme au jour de l’Annonciation, comme dans l’ineffable nuit de l’enfantement divin, comme dans toutes les circonstances de sa vie unique. »

 

Conclusion

Soyons reconnaissants au Seigneur de nous avoir donné un tel cadeau. Le plus beau cadeau qu’il ait fait aux hommes avec son divin Fils.
Sa fille bien-aimée. Sa sainte Mère. Sa bienheureuse épouse.
Une mère pour nous aimer.
Une protectrice pour nous défendre.
Une médiatrice pour nous aider.
Une rédemptrice pour nous sauver.
La première porte du Ciel, qui mène immanquablement à la seconde : son divin Fils.
Car nul ne vient au Père que par Jésus mais nul ne vient à Jésus que par sa Mère.
Et qui mieux que Marie peut nous mener à son divin Fils ?

Jésus est l’alpha et l’oméga du monde créé, de l’univers visible et invisible ; sa Sainte Mère est l’alpha et l’oméga du monde sensible, de la terre des hommes.
Le choix divin pour sauver les hommes fut de revêtir la nature humaine, d’en accepter toutes les conditions à l’exception du péché. Pour revêtir cette nature humaine, Dieu a choisi de naître d’une femme. Tout part de là.
De la Mère le salut est parti, de la Mère le salut viendra.

C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, c’est aussi par elle qu’il (re)viendra régner sur le monde.

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Illustration principale : Notre-Dame de la médaille miraculeuse rue du Bac à Paris.

 

Ôtez la pierre !

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La Bataille préliminaire de Jean Vaquié, est une remarquable anticipation de l’époque que nous vivons et de ce qui va se produire.

Cet ouvrage publié en 1989 montre qu’un petit reste, le petit nombre des justes que l’Apocalypse appelle les 144 000, sera impliqué dans le grand combat de la fin des temps, et constituera l’unique rempart face à la folie destructrice de la bête.
Il rappelle, comme nous le faisons ici depuis des années, que « la république laïque est un châtiment entraîné par les péchés du peuple » et nous permet de comprendre qu’une société qui a chassé Dieu de ses institutions et de son cœur, est vouée à la pire des barbaries : le pouvoir de la bête, qui s’étend sur tout et sur tous, comme prophétisé en Apocalypse 13.
Ce pouvoir fut rendu possible par la démission de l’Eglise commencée au concile Vatican II ; une Eglise qui s’éloigne de Dieu entraîne dans sa chute la société civile et toutes les nations.
Inutile de répéter ici ce qui a été démontré à de nombreuses reprises, il suffit de savoir que ce pouvoir est aujourd’hui à son apogée et qu’il est devenu, pour paraphraser Jean Vaquié, irréversible.
Celui-ci ajoute que cette très faible minorité de combattants réactionnaires sera humainement impuissante, car son dynamisme est neutralisé par un dispositif révolutionnaire pratiquement insurmontable.
La principale tâche du petit reste sera avant tout de sauvegarder « les restes qui allaient périr ».

Jean Vaquié distingue deux batailles, la seconde (la bataille supérieure) étant celle sur laquelle nous allons nous concentrer.
En effet, la bataille supérieure se propose deux objectifs :
– L’extirpation du pouvoir de la bête
– La restauration du pouvoir de droit divin

Nous allons voir que sa vision était prophétique et qu’elle va s’appliquer rigoureusement dans les jours à venir.
Le seul point sur lequel je suis en désaccord avec Jean Vaquié, c’est qu’il pense que la résurrection à venir sera celle de la monarchie française, le fameux grand monarque. Je pense plutôt qu’il faut s’attendre au second avènement du Christ. L’inconnue réside dans le fait que nous ne savons pas si cet avènement est précédé ou suivi de la résurrection de l’Eglise et de la monarchie.
Toute la question est dans ce « ou » : à quel moment doit-on placer la restauration tant attendue de la société du Christ-roi ?
Nous allons y répondre indirectement à la fin de ce même article ; mais auparavant prenons connaissance de la géniale anticipation prophétique de Jean Vaquié.

De quoi s’agit-il en ces temps troublés ?
Qu’attendons-nous pour relever la tête ?
Nous attendons un miracle car humainement il n’y a aucune solution possible.
Seule une intervention divine peut mettre fin au pouvoir des bêtes.
Nous le savons, celle-ci a été promise par Jésus en Matthieu 24 et bien entendu dans l’Apocalypse.

Voici le déroulement de cette intervention.

 

Les 4 phases de la résurrection de Lazare

Pour expliquer comment va se dérouler l’intervention divine, Jean Vaquié fait une analogie avec la résurrection de Lazare (Jean 11).
Selon lui, la résurrection que nous attendons est comparable aux 4 phases de cet extraordinaire événement que fut la résurrection de Lazare.

Notons au préalable qu’au moment de partir chez Lazare, Jésus dit à ses disciples : « Lazare notre ami s’est endormi, mais je vais aller le réveiller« .
Il s’exprimera de la même façon lors de la résurrection de la fille de Jaïre (Matthieu 9) : « Cette enfant n’est pas morte, elle dort« .
Pourtant, Lazare comme la fille de Jaïre étaient bien morts.
Ces épisodes ont pour but de nous montrer ce qu’il adviendra de l’Eglise à la fin des temps : nous la croyons morte, et effectivement elle semble l’être, mais en réalité elle dort.
Pour Lazare, l’évangile précise : « ça fait 4 jours qu’il est au tombeau » ; justement, ça fait 4 ans que l’Eglise est sous la domination totale de la bête.

Mais laissons la parole à Jean Vaquié pour bien comprendre la suite :

Première phase
Jésus, sachant ce qu’Il doit accomplir, s’avance, avec une lenteur réfléchie, vers la maison de Lazare à Béthanie. Il rencontre Marthe et Il s’enquiert tout de suite de son degré de Foi, car telle est la condition préalable à la résurrection de celui qui vient de mourir : « Je suis la résurrection et la vie… le crois-tu ? » Et Marthe répond : « Oui Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui venez dans le monde ».
Et elle croit cela, non point par adhésion à une doctrine magistrale, qui n’existe pas encore, mais elle y croit de « foi humaine », comme Charles VIl croira aux voix de Jeanne d’Arc. Cette absence de scepticisme chez Marthe, cette confiance ouvre la voie à l’exercice de la puissance divine.

 resurrection-lazareDeuxième phase
Jésus donc, frémissant de nouveau en Lui-même, s’approche du tombeau. C’était un caveau et une pierre était roulée devant l’ouverture pour l’obstruer. Jésus dit : « Tollite lapidem », (ôtez la pierre). Ce travail, en effet, n’incombe pas à Dieu puisqu’il est à la portée de la force humaine. C’est pourquoi le Verbe Incarné ne s’en charge pas.
Nous remarquons aussi que la pierre est un obstacle entre Jésus et le cadavre qu’il s’agit de ramener à la vie. Nous verrons plus loin quelle est, dans l’optique particulière de notre interprétation, la signification de cet obstacle.

 Troisième phase
C’est la phase essentielle. Jésus crie d’une voix forte : « Lazare veni foras » (Lazare viens dehors).
Il fait ce que seul un Dieu peut faire : ressusciter un mort. Nous retrouverons cette phase essentielle dans le processus de restauration.

Quatrième phase
Le mort sortit du tombeau, lié de bandelettes aux pieds et aux mains. Et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Solvite eum et sinite abire » (Déliez-le et laissez-le aller). Ce sont de nouveau les hommes qui opèrent parce que le déliement des bandelettes est un travail qui ne nécessite pas l’intervention de la Divinité.

 Telles sont les quatre phases de la résurrection-type : « Ego credidi » – « tollite lapidem» – « veni foras » et « solvite eum ».

 

Les quatre phases de la restauration

Continuons avec Jean Vaquié en appliquant maintenant les phases de la résurrection de Lazare avec ce que nous attendons.
Je mets mes commentaires entre crochets [].

Ego credidi
Nous n’éviterons pas l’épreuve préalable de la confiance. Croyons-nous Jésus capable de restaurer la monarchie qu’Il a Lui-même fondée à Reims autrefois ? Beaucoup aujourd’hui n’y croient pas. Mais il se trouvera toujours un « petit nombre » pour y croire.
Sur eux repose la responsabilité, non pas d’opérer la restauration, mais de la rendre possible, de lui ouvrir la voie. Pour ouvrir cette voie, il faut commencer par croire à la puissance et à la miséricorde du Seigneur.

[Ce n’est pas tellement la restauration de la monarchie qui a été promise mais bien l’anéantissement des bêtes et avec elles de tous ceux qui font le mal sur la terre. Cette purification finale que j’appelle le châtiment des méchants est assimilable au déluge ou à la destruction de Sodome. Nous savons que la terre sera purifiée par le feu du ciel. C’est donc cette intervention divine contre les forces du mal à laquelle nous croyons et que nous attendons. Est-ce que l’un des instruments de Dieu sera le rétablissement de la monarchie ? C’est possible, il faut alors le considérer comme une conséquence de l’intervention miraculeuse mais pas comme l’objet du miracle en lui-même.]

Tollite lapidem
Pas d’intervention divine avant d’avoir ôté la pierre. Ôter la pierre, c’est ôter l’obstacle qui empêche Dieu d’intervenir. Et cet obstacle, c’est l’insuffisance de nos désirs et de nos prières.
Comment se fait-il qu’il soit nécessaire de demander à Notre-Seigneur, avec tant d’insistance, une intervention qu’Il nous a Lui-même annoncée et qu’Il brûle de nous accorder ? Telle est pourtant bien l’économie de la Grâce. Elle a de quoi surprendre notre logique humaine.

 Pour nous aider à admettre cette logique de la grâce, remarquons que le Verbe Incarné Lui-même, pour lequel cependant l’univers a été créé, est soumis à la nécessité de « postuler », c’est-à-dire de réclamer son propre héritage. « Demande-Moi et Je Te donnerai les nations pour héritage et pour Ta possession les extrémités de la terre » (Ps II, 8). L’héritage lui revient de droit, mais pour entrer en sa possession, il faut qu’Il le réclame.
Si l’héritier en titre est tenu de demander Son héritage, a fortiori nous, qui sommes si peu de choses, devons-nous demander une restauration à laquelle nous n’avons aucun droit en stricte justice. Elle nous est promise, certes, mais elle ne nous est pas due.
Le Messie promis doit toujours être désiré. Il ne saurait apparaître dans un pays qui lui manifesterait de l’indifférence. Il lui faut toujours une minorité qui L’attende. Il était déjà nécessaire de Le désirer sous l’empire de l’ancienne loi. La même nécessité subsiste aujourd’hui pour nous qui attendons Son avènement de majesté : Il doit être désiré avant tous les épisodes qui sont des préfigurations de Son «second avènement ».

 Pour ouvrir la voie à l’intervention divine, il faut que la somme des désirs ait atteint la mesure comble. Ôter la pierre, c’est supprimer l’obstacle entre Jésus et le cadavre. C’est donc aussi combler la mesure des désirs et permettre à l’action divine de s’exercer.

[Jean Vaquié explique ici un point essentiel : il faut que la somme des prières demandant l’intervention divine soit atteinte, il faut que son peuple le désire ardemment et instamment. D’où le très grand danger de toutes les voies qui nous conduisent à prier pour autre chose. Toutes les prières doivent être concentrées sur le désir du retour du divin Maître. Pas pour obtenir un roi temporel : ceux qui prient pour le retour du grand monarque dévient les prières qui devraient être destinées à Jésus-Christ : c’est le retour de Jésus qu’il faut demander, en espérant  ensuite qu’il nous donne son Lieutenant, le roi de France. Que de prières perdues par ces détournements ! C’est comme ceux qui ont prié pour l’élection de Trump (!) et pourquoi pas demain de Fillon ?? Où ont-ils la tête à réclamer des suppôts de Satan au pouvoir parce qu’ils sont plus séduisants que les autres ? Qu’on se le tienne pour dit : pas de solution humaine veut dire qu’il ne faut pas prier pour un remède humain, président, grand monarque ou je ne sais quoi. On doit prier uniquement pour le retour du Christ-roi et lui demander l’intervention divine qu’il nous a promise.]

Lazare veni foras
Pas de restauration possible sans une intervention divine. Il n’y a aucun moyen humain de ressusciter, ni un cadavre de quatre jours, ni une monarchie abolie depuis 200 ans et exécrée par une société secrète mondialement organisée.
Nous devons être bien persuadés que la résurrection que nous attendons est l’œuvre de Dieu d’abord. Elle est destinée à procurer la gloire de Dieu comme c’était déjà le cas pour la résurrection de Lazare : « Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié » (Jean XI, 4).
Or Dieu est jaloux de Sa gloire : « Gloriam meam alteri non dabo » (Isaïe XLII, 8) (Je ne donnerai pas Ma gloire à un autre). Ou encore, dans le Deutéronome V, 3 : « Je suis le Seigneur ton Dieu, fort et jaloux ».
Dieu se réserve la gloire de la résurrection. En conséquence, nous devons nous effacer devant Lui, afin de ne rien Lui ravir de Sa gloire.

[Ce point là aussi est essentiel : quand Dieu agira, il agira SEUL, et ce ne sera pas par l’intermédiaire des hommes. Nous savons que les bêtes et le dragon seront terrassés par la Sainte Vierge et saint Michel, accompagnés des légions célestes. Pas d’hommes là dedans. Tant que nous n’avons pas retiré la pierre, pas d’intervention divine.]

Solvite eum
Après l’action de Dieu, viendra la nôtre
. Car la nôtre viendra aussi, mais seulement après, comme le déliement des bandelettes de Lazare et comme le repas donné à la fille de Jaïre.
Qu’aurons-nous à faire alors ? Sans doute beaucoup de choses. Il est même vraisemblable que « la moisson sera abondante et qu’il y aura peu d’ouvriers ». Mais les tâches d’alors, nous ne pouvons pas les connaître maintenant. Elles sont enfermées dans les secrets de l’avenir. Le texte dit seulement : « Laissez-le aller ». Cette expression sous-entend que Dieu donnera au Roi du Sacré-Coeur une inspiration en rapport avec les circonstances nouvelles. Nous n’aurons qu’à nous laisser guider.

[Il n’y a qu’à ce stade qu’on peut effectivement envisager un roi, le grand monarque. Il est donc inutile de projeter des plans d’avenir car nous ne savons pas encore, je le confirme, ce que sera notre rôle une fois le miracle accompli. ]

Tout ce que nous savons, pour conclure avec Jean Vaquié, c’est que « le divin Maître, nous l’avons vu, entend que le « petit nombre » intervienne pour ôter l’obstacle qui s’oppose à l’action divine, et même, dans une certaine mesure, pour la déclencher. »

C’est là qu’intervient saint Joseph…

 

Saint Joseph à Cotignac : c’est lui qui donne le signal

Jean Vaquié a raison : le déclencheur de l’intervention divine, c’est le Tollite lapidem, ôtez la pierre, et cette action est l’œuvre des hommes, sur ordre de Dieu.
Il s’agit en l’occurrence d’atteindre la somme des prières requises pour désirer le retour du Christ.

Nous ne serons pas seuls : un grand saint, un très grand saint est à nos côtés pour ôter cette pierre, il est venu exprès nous le dire il y a 356 ans : saint Joseph.

gaspard-ricardL’apparition de saint Joseph à Cotignac ressemble étrangement au Tollite lapidem.

Laissons Elise Humbert, dans son ouvrage Cotignac et la mission divine de la France, nous raconter la scène :
« Au matin du 7 juin 1660, le berger Gaspard Ricard mène ses moutons sur les terres arides du Bessillon. C’est un été de particulière sécheresse, l’herbe est rare. Alors Gaspard mène plus haut son troupeau, jusqu’au sommet, où l’heure de midi le surprend. La chaleur devient torride, les moutons inquiets se pressent contre lui. Une immense inquiétude envahit son cœur, il se sent impuissant.
A cette heure point d’ombre ; en ce lieu point d’eau ; il vacille, les forces lui manquent et il s’abat sur la terre brûlante. Va-t-il mourir ici avec son troupeau?
Soudain, tout près de lui se tient un homme de haute stature ; avec grande douceur il s’adresse au berger : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras » [en désignant un énorme rocher à côté de lui].
Gaspard reste sans réaction ; il balbutie enfin « elle est trop lourde ». C’est le « Comment cela se fera-t-il? » plein de foi de la Vierge de l’Annonciation. Alors de nouveau la voix s’élève, le presse, et répète : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras. »
Les mains de Gaspard se glissent sous le lourd rocher, le soulèvent sans peine et le rejettent plus loin. Une eau fraîche jaillit, baigne ses yeux brûlants, inonde son visage, et ses lèvres desséchées boivent avec avidité le premier flot de la source miraculeuse. Quand Gaspard se relève et cherche des yeux son bienfaiteur, le céleste visiteur a disparu. »

Cette apparition de saint Joseph est la seule reconnue en France par l’Eglise. Le sanctuaire de Cotignac est un des rares lieux au monde où soient apparus (et reconnus) à la fois la Sainte Vierge et saint Joseph à deux moments différents : la Sainte Vierge en 1519 et saint Joseph ce 7 juin 1660.
Il faudra 8 hommes forts pour déplacer le rocher.

Le Ciel ne fait pas les choses pour rien. Ce qui est une des très rares apparitions de saint Joseph sur terre ne se limite pas au jaillissement d’une source miraculeuse afin de procurer des grâces à ceux qui viendront le prier sur ce qui deviendra un sanctuaire réputé et très fréquenté. Il y a une portée eschatologique qui se révèle aujourd’hui car l’action de Gaspard soulevant seul cette grosse pierre est la même que celle qui consiste à retirer la pierre du tombeau de Lazare.
La différence entre les deux événements, c’est que dans le second, la pierre est ôtée avec l’aide et sur l’ordre de saint Joseph par un homme seul et épuisé, presque sans vie.

 Gaspard figure le petit reste à bout de force et saint Joseph l’aide divine qui nous est envoyée afin d’ôter la pierre.
La fontaine figure les grâces que nous avons perdues
, l’eau du baptême qui procure la vie éternelle, et que le Seigneur change en vin à Cana, c’est à dire change en grâces. Depuis l’apostasie de l’Eglise, il n’y a plus de vin nouveau, la vigne languit (Isaïe 24, 7-9) : « Ils n’ont plus de vin » répète à Pontmain la Vierge de Cana.
Oui, ils n’ont plus de forces, ils sont épuisés, à bout, sonnés, mis à terre par la bête.
La Sainte Famille, présente au dernier tableau de Fatima, sera présente aussi au Tollite Lapidem : Marie pour demander l’intervention de son Fils, saint Joseph pour nous faire ôter la pierre et nous soulager par l’eau purificatrice, et Jésus transformera cette eau en vin, manifestant une fois de plus sa divinité : et ses disciples (le petit reste) croiront enfin à son second avènement.

Cette intervention miraculeuse de saint Joseph à la fin des temps peut se comprendre à l’aide de deux éléments : la date et la mission de ce très grand saint.

 

La date : le 7 juin 1660 est en lien avec Louis XIV donc avec le grand monarque

Pourquoi saint Joseph apparaît-il à Cotignac ? Parce que la Sainte Vierge y était apparue 141 ans auparavant, afin de servir de signe pour la naissance de Louis XIV.
cotignac_fiacre2En effet, la naissance de Louis-Dieudonné est due à l’intervention miraculeuse de Notre-Dame auprès de frère Fiacre en 1637, auprès duquel elle se fera connaître comme Notre-Dame de Grâces de Cotignac.

Louis XIV, qui connaissait l’origine miraculeuse de sa naissance, tenu à remercier en personne Notre-Dame de Cotignac lors de son voyage en Espagne pour son mariage avec l’infante. Cette visite eu lieu en grande pompe le 21 février 1660.

La même année, le 7 juin, saint Joseph apparaissait.
Or saint Joseph a choisit le jour du sacre de Louis XIV (7 juin 1654) !
Ce même 7 juin, les époux royaux passaient la frontière et pénétraient en France.
Le mariage de Louis XIV et Marie-Thérèse fut célébré deux jours plus tard, le 9 juin 1660 à saint Jean de Luz.
Ce n’est pas tout ; à la mort de Mazarin (9 mars 1661), la première décision du jeune monarque absolu fut de « célébrer et chômer la fête de saint Joseph » (donc en faire un jour férié) dès le 19 mars suivant, et de consacrer son royaume à saint Joseph. Ce qu’il fit dans une des chapelles du palais du Louvre le 19 mars 1661.

Ces trois événements (naissance, jour du sacre, consécration du royaume) prouvent que saint Joseph est intimement lié à Louis XIV donc au roi soleil, donc au plus grand roi de France, qui préfigure le grand monarque qui lui aussi doit redresser la France et le monde.
Sauf que ce grand monarque, c’est tout simplement Jésus-Christ qui est roi de France comme le rappelait si souvent Jeanne d’Arc. Jésus, que l’Eglise aime appeler le Soleil levant.

Quand à la date du 7 juin, l’ennemi sait bien qu’elle est importante. C’est le 7 juin 1967 qu’Israël envahit la totalité de Jérusalem lors de la guerre des 6 jours. C’est le 7 juin 1982 que Jean-Paul II et Ronald Reagan signent au Vatican un pacte secret pour combattre le communisme. C’est le 7 juin 2016 qu’Hillary Clinton fut assurée de remporter l’investiture démocrate.

Le rapprochement entre le tollite lapidem de saint Joseph et de Lazare se tient.
Le rapprochement entre saint Joseph et le grand monarque se tient.

Voyons maintenant quel est le rôle de saint Joseph dans le plan divin.

 

Saint Joseph, l’annonciateur du Fils de Dieu

Nous comprendrons mieux le rôle de saint Joseph à la fin des temps en nous rapprochant de son rôle en tant que père adoptif de Notre-Seigneur.

st-joseph2J’emprunte quelques passages-clés du livre sur Saint Joseph du marquis de la Franquerie :
« La vie de saint Joseph touchait à sa fin quand le temps de l’accomplissement de la mission du Fils de Dieu approchait.
Saint Joseph avait consacré toute sa vie à la Vierge et à l’Enfant-Dieu en vue de la mission divine de celui-ci. »
Joseph prépare et introduit le règne de Dieu. Or il s’agit bien ici de la manifestation de la puissance divine en vue du second avènement du Christ.
Nous sommes dans des temps similaires.
Continuons.

Le marquis de la Franquerie cite Monseigneur Gignoux :
« Entre les deux Testaments, quand l’ancienne loi va finir et la loi d’amour commencer, s’élève une figure simple, douce, grave et majestueuse. Saint Joseph nous apparaît comme le trait d’union qui relie l’ancien monde et le nouveau.
La mission de saint Joseph est de servir de voile à la maternité virginale de Marie et à l’Incarnation du Verbe, afin de tenir ces mystères cachés jusqu’au jour fixé par la volonté du Seigneur. »

Voilà la clé de la fin des temps : tout n’a pas été dit, tout n’a pas été compris, toutes les prophéties ne sont pas claires et ne le seront pas tant que l’heure ne sera pas venue.
C’est saint Joseph qui aura le privilège de lever le voile sur les mystères de la fin des temps lorsqu’il nous fera ôter la pierre.
Alors les prophéties s’accompliront et les mystères se révèleront.

N’oublions pas que l’enjeu principal c’est l’Eglise ; c’est elle qui est morte (qui dort) et qui doit ressusciter. C’est parce qu’elle a renié sa foi que le monde a été livré à la bête. Pour que les bêtes disparaissent, il faut que l’Eglise renaisse : la Jérusalem céleste est la figure de la nouvelle Eglise.
C’est cette résurrection que nous attendons une fois que la pierre aura été ôtée et que Jésus lui aura dit « sort » c’est à dire réveille-toi, sort de ton sommeil, retrouve ton éclat d’antan et ton Dieu dans tes tabernacles.
Qui mieux que saint Joseph pouvait avoir le rôle d’entremetteur entre Dieu et son Eglise puisqu’il est lui-même le protecteur et le patron de l’Eglise universelle ?

Ce qui nous amène au dernier point : le lien avec le 8 décembre.

Qu’est-ce que le 8 décembre ? L’Immaculée Conception, le premier jour du salut de l’humanité.
Pour sauver les hommes, Dieu a choisi de revêtir la condition humaine et de se faire homme. Pour cela il devait naître d’une Vierge pure, du plus bel écrin que l’humanité pouvait lui offrir : la Vierge Marie.
Pas de Marie, pas d’Incarnation du Fils de Dieu, pas de salut pour les hommes. Par conséquent la toute première date du plan de salut des hommes est celle de l’Incarnation de celle par laquelle tout sera rendu possible, donc le 8 décembre.
L’ennemi le savait bien en prenant lui aussi comme référence et point de départ de son plan de destruction de l’Eglise le 8 décembre 1965 pour la clôture du concile.

Nous venons de voir le rôle crucial de saint Joseph dans le plan divin de la fin des temps.
Or saint Joseph est proclamé solennellement et officiellement patron de l’Eglise universelle par le pape Pie IX le 8 décembre 1870.
Son nom est ajouté au canon de la messe sur décision du pape Jean XXIII à compter du 8 décembre 1962 ; cette seconde date crée un lien direct entre saint Joseph et le concile.

Relisez ce que je disais sur saint Joseph le 16 mars dernier dans mon article La moisson : c’est saint Joseph qui va mettre fin à l’iniquité.

Le plus beau est que cela correspond à la plus grande fête de sa très sainte Epouse, qui est aussi la Mère de l’Eglise. Une fois de plus la Sainte Famille est réunie.

 

Le 9 décembre 2016 : ôtez la pierre !

Tous les spécialistes des prophéties vous le diront : le Ciel donne toujours des signes et des indices à l’avance. Pour que les hommes puissent se préparer.
Mgr Gaume disait « les prophètes lisent dans l’avenir et annoncent comme présents des événements qui ne s’accompliront que plus tard : chacun sait cela« .
Rappelons que la chute de Jérusalem en 70 par Titus avait été précédée de nombreux signes, certains 7 ans avant.
Et finalement, n’est-ce pas ce que nous faisons ici, sur le Grand Réveil ? Compiler les signes afin de tenter de comprendre le calendrier divin.

Ce calendrier il arrive et nous le savons grâce à un signe donné il y a deux ans :
le 9 décembre 2014, Serge Lazarevic, le dernier des otages français a été libéré après 1111 jours de détention.

Il s’appelle Lazarevic… comme Lazare.
C’était le 9 décembre soit le lendemain du 8 décembre.
Or j’explique depuis plusieurs mois que le jugement des nations, ou jour de la colère de Dieu dure un an (Isaïe 34, 8) et qu’il a débuté le 8 décembre 2015 (jubilé de la miséricorde et 50 ans révolus de Vatican II) et qu’il se terminera le 8 décembre 2016 : le point Omega.
Après le 8 décembre, la justice s’enclenche.

Nous en avons maintenant la confirmation grâce à Lazare.
Le 9 décembre, la somme des prières sera atteinte, la pierre sera ôtée en présence de saint Joseph et le mystère de Dieu s’accomplira. Nous entendrons alors « Lazare sort« .
Nous saurons ce jour-là en quoi consiste le mystère de Dieu et nous aurons probablement de premières révélations.
nd-guadalupe
Une chose est sûre : le voile ne peut que se relever progressivement et les mystères divins ne peuvent être compris que de ceux qui en auront reçu la grâce : « les méchants feront le mal, et aucun méchant ne comprendra; mais les intelligents comprendront » (Daniel 12, 10).
Une autre chose est sûre : il n’est pas possible de savoir avec exactitude ce qui peut se passer ; il faut avoir la patience d’attendre et l’humilité de ne pas tout connaître.

Le 9 décembre, c’est aussi la fête de saint Pierre Fourier et la date de la première apparition de Notre-Dame de Guadalupe, la Vierge de l’Apocalypse.

 

Conclusion

On a vu que saint Joseph apparaissait le 7 juin, en liaison avec Louis XIV, mais que cette année-là (1660) l’événement marquant concernant le roi avait lieu deux jours après, le 9 juin.
Il en va de même pour décembre : saint Joseph désigne là encore un autre 9. Les 8 et 9 décembre réunissent à nouveau la Sainte Famille.

On peut assimiler l’épisode du Tollite lapidem (ôtez la pierre) à la résurrection des témoins de l’Apocalypse car il peut s’agir de la même chose.
Dans les deux cas il s’agit d’une résurrection à partir d’une intervention divine.

Les deux témoins sont les fidèles et le clergé restés fidèles à la tradition et à la foi de leurs pères. Depuis l’avènement de la bête au Vatican (pape François) ils sont comme morts, écrasés par son iniquité ; ils sont exsangues, épuisés comme Gaspard Ricard, étendus au milieu de Babylone-Egypte sans rien pouvoir faire, si ce n’est prier. Les 3 jours et demi où ils restent étendus correspondent aux 3 ans et demi (et un petit peu plus selon Daniel) de règne de la bête.
Leur résurrection se situe à la fin de la 6ème trompette et constitue vraisemblablement la transition vers la septième.
Or c’est bien à la 7ème trompette que le mystère de Dieu s’accomplit.
Le septième sceau s’est ouvert un peu avant, probablement le 8 novembre, avec une demi-heure de silence (d’attente) soit un mois qui nous mène au 8 décembre.

Nous attendons donc la révélation de la 7ème trompette et de la 7ème coupe pour le 9 décembre de cette année, qui verra s’accomplir la libération des justes et le châtiment des méchants.
Pour combien de temps et de quelle façon ? Il est trop tôt pour le dire.
Nous savons juste qu’alors nous commencerons à savoir ce que nous avons à faire (solvite eum).

Le pardon est accordé aux âmes sincères qui se repentent et font pénitence.
Jusqu’au jour où le mystère de Dieu s’accomplit et que la justice s’enclenche.
Veillez et priez car l’heure est proche.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : otez-la-pierre

Illustration du haut : sanctuaire saint Joseph à Cotignac dans le Var.

 

 

 

Les jeux sont faits

montage-elections-us

L’élection américaine du 8 novembre était un événement crucial pour le nouvel ordre mondial. Nous allons voir dans cet article qu’ils en sont à la fin du processus, au moment où l’humanité bascule dans un nouveau monde -le leur, savamment préparé depuis plus d’un siècle- et que le 8 novembre est le signal d’entrée dans ce nouveau monde.

Pour comprendre les motivations sous-jacentes de l’élite occulte qui tire les ficelles dans l’ombre, il importe de connaître les enjeux mystico-religieux qui sont à l’origine de tout et qui expliquent la véritable raison des événements. Pour cela, il est nécessaire de se reporter à mes deux derniers articles afin d’éviter de longues répétitions (du 28 octobre et 9 novembre 2016).
Nous pouvons néanmoins résumer en une phrase cet enjeu : pour obtenir de façon durable et définitive la domination mondiale (politique, financière et culturelle), la synagogue de Satan doit posséder la légitimité religieuse, l’Emmanuel, c’est à dire « Dieu avec nous » qui la rendra invincible. La manifestation terrestre de l’Emmanuel c’est, nous le savons tous, le Messie.
Par conséquent, l’apparition du Messie des juifs, qui désormais est annoncée comme imminente, est synonyme de pouvoir mondial parce qu’il y a validation divine.

Jadis dans le désert, le tabernacle ou temple de l’alliance était le signe de la présence de Yahvé parmi son peuple. Puis le temple de Jérusalem remplit cette fonction : c’était le seul endroit au monde où l’on pouvait trouver Dieu.
La venue de Dieu sur terre, à savoir Jésus-Christ, a changé la donne. Désormais le peuple de Dieu n’est plus le peuple juif mais tous les hommes qui croient en la divinité du Christ. C’est logique puisque celui-ci est Dieu. Le Christ a fondé son Eglise avec pour mission de relier (religion vient du latin religere : relier) les hommes à l’unique Dieu vivant et vrai. Pour bien montrer le changement opéré par cette nouvelle alliance entre Dieu et les hommes, une ville sainte à sept collines a remplacé l’antique ville sainte à sept collines : Rome a remplacé Jérusalem. Rome a été choisie comme capitale de la nouvelle Eglise et comme symbole de la nouvelle alliance parce qu’elle était la capitale de l’empire le plus important du monde connu à cette époque, et qu’elle était païenne. Pour reprendre la célèbre formule de saint Augustin, il s’agissait de construire la cité du Bien là où s’élevait la cité du mal.
Voilà pourquoi Jésus a prophétisé la chute de Jérusalem et la destruction du temple. Parce que le centre de gravité divin a changé : désormais nos églises sont les nouveaux tabernacles où le souverain prêtre offre chaque jour le sacrifice de la nouvelle alliance. Et, nous le savons, Dieu est réellement présent dans les Saintes Espèces.
Tant que Dieu se trouve dans les tabernacles de l’Eglise catholique, il y a obstacle pour la synagogue de Satan, qui ne peut retrouver « son tabernacle » initial.

Quelle est la stratégie du démon face à tout cela ? Reconquérir le monde qu’il a perdu lors du vendredi saint, reconstruire la cité du mal.
C’est pourquoi ses principaux alliés sur terre ont pris le nom de franc-maçonnerie ; l’analogie avec un corps de métier qui leur est totalement étranger (mais dont ils ont repris les symboles) tient du fait qu’ils sont chargés de bâtir une nouvelle cité, un nouveau bâtiment. Ce sont les maçons de la cité du mal, qu’ils vont patiemment édifier d’abord au niveau de la société civile, puis de la société religieuse.

 

L’élection américaine annonce la nouvelle ère

Les jeux sont faits. Ce nouveau monde est prêt. Autant au temporel qu’au spirituel.
Il n’y a plus qu’à l’inaugurer.
C’était, selon moi, la tâche assignée à Hillary Clinton et au pape François, chacun dans son domaine : l’une doit inaugurer la nouvelle cité (société civile), appelée aussi nouvel ordre mondial, l’autre la nouvelle religion, l’église humanitaire universelle.

Hillary Clinton et Donald Trump obéissent aux même maîtres, chacun avec un rôle propre.
Les deux incarnent la victoire de la révolution qui a commencé le 28 septembre 1864, date de la première internationale, et qui acquerra ses lettres de noblesse en 1917. C’est pourquoi l’élection américaine était programmée le jour anniversaire du centenaire de la révolution bolchevique (8 novembre 1917).
Hillary y est associée par les dates : elle est née le 26 octobre, date de la révolution dans le calendrier julien (d’où le terme de révolution d’octobre) et elle devait être élue le 8 novembre, date de cette révolution dans le calendrier grégorien. Cette année nous fêtions également le centenaire de la déclaration Balfour (2 novembre 1917), point de départ du nouvel Israël .
Donald y est associé par le style : son discours de reconquête du pouvoir par le peuple sur fond de dénonciation des élites corrompues et de nationalisme est typique de la rhétorique marxiste de l’époque.
Comme ils ne font pas les choses à moitié, la date de révélation du nouvel élu, le 9 novembre, correspond aussi à la seconde phase de cette révolution (chute du mure de Berlin), à savoir la diffusion des idées communistes et socialistes non plus par la force mais par la ruse.

Hillary devait incarner la nouvelle mère de l’humanité, la nouvelle Eve de la nouvelle Genèse qui s’appelle l’ère du Verseau et qu’ils doivent inaugurer le 20 janvier 2017. Car le jour de l’intronisation du nouveau président coïncide avec l’entré dans le signe du verseau.
L’inauguration de la nouvelle cité nécessite l’assentiment divin, nous l’avons vu, concrétisé sur terre par l’apparition du Messie ; pas de Messie sans la Mère, sans l’anti-Sainte Vierge qu’en l’occurrence Hillary incarnait. Et dans l’ordre, il faut d’abord la mère pour que se révèle le Messie.

Donald, lui, incarnait la 7ème trompette, l’annonce de la Jérusalem céleste (dans leur esprit : la nouvelle cité de Satan). D’où son nom. D’où le 777 qui lui est lié (le 20 janvier il aura 70 ans 7 mois et 7 jours). Mais les trompettes, ce sont celles aussi de Jéricho, le dernier obstacle à l’entrée des hébreux dans la terre promise. Jéricho la grande ville, comme Babylone, comme Rome. Les trumpettes de Jéricho annoncent donc la chute de Babylone, autre épisode de l’Apocalypse, qui lui aussi se réalise à la 7ème trompette. Tout est cohérent, mais dans ce cas Trump devait être le perdant car il s’agit bien de la chute de Jéricho ou de Babylone dont on parle, à chaque fois grâce à une intervention divine. Et Babylone, dans leur esprit, c’est autant l’église catholique (Rome) que la société occidentale chrétienne.

Il ne faut pas négliger l’aspect messianique de cette affaire ; les dirigeants occultes du monde sont guidés par la kabbale juive et ses nombreuses facettes mystico-bibliques.
Nous vivons en tout cas l’aboutissement d’un processus qui se calque en tous points sur les prophéties bibliques de l’avènement du Messie.

Processus dûment annoncé à l’avance comme nous allons le voir.

 

Point de départ : le 11 février 2013.
Ce jour-là, à la surprise générale, le pape Benoît XVI annonce sa démission. Le vicaire du Christ est définitivement écarté, place à la bête de la terre, le faux prophète.
Une fois celui-ci en place, ils annoncent alors la suite du plan.

La mort d’Ariel Sharon le 11 janvier 2014
Dans le coma depuis plusieurs années, l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon s’éteint le 11 janvier, probablement opportunément débranché. Il y a un double message.
La date d’abord. C’est celle du passage du Rubicond par Jules César, là où il prononcera la célèbre phrase « Alea jacta est » : le sort en est jeté. C’est donc clair : ils ne pourront plus revenir en arrière.
Ensuite le symbole : le très respecté rabbin Kaduri avait prophétisé que le Messie se révèlerait peu de temps après la mort d’Ariel Sharon. Ce n’est donc pas rien comme événement.

Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines du 8 mars 2014.
Sharon décédé, ils vont pouvoir être plus précis dans le calendrier. Toujours par le biais de messages codés. Le chiffre 777 annonçait l’année juive 5777 qui a commencé le 3 septembre dernier. C’était facile. Le 8 mars annonçait un autre 8… le 8 novembre 2016, un autre 777 on vient de le voir.
Entre ces deux dates, 32 mois.

Les 32 mois : la clé du calendrier
Que signifie le chiffre 32 chez ces occultistes de haut niveau ? C’est le 32e degré, appelé Prince du Royal Secret. Ce grade, le dernier du Rite Écossais, Ancien et Accepté, avant le grade suprême, possède le pouvoir exécutif du Rite et en résume toute la doctrine. L’assemblée des Maçons de ce grade se nomme Consistoire.
Voilà la réelle signification : après le 32 il ne reste plus qu’une marche pour accéder au pouvoir suprême, le 33ème et dernier degré, qui est aussi l’âge du Christ. Nous sommes, doit-on le rappeler, dans l’attente d’un Messie envoyé par le démon, dont la spécialité est de tout inverser.
Comme par hasard ce 33ème degré sera atteint le 8 décembre 2016, fête de l’Immaculée Conception, date que j’ai identifié comme le point Omega, date anniversaire du concile Vatican II qui atteindra cette année ses 51 ans.
Comme par hasard, entre le 32è et le 33ème mois, le pape François convoque un consistoire (eh oui!) les 19 et 20 novembre, en même temps que la clôture officielle du jubilé de la miséricorde.

Tout se rejoint à la même date.
J’expliquais l’année dernière, texte d’Isaïe à l’appui, que le jour de la colère de Dieu durerait un an, et que ce serait du 8 décembre 2015 au 8 décembre 2016.
Satan retombe sur les mêmes dates, en inversant le sens comme d’habitude, mais pour lui aussi le 8 décembre 2016 est une date butoir : il doit avoir atteint le 33ème et dernier degré à cette date.

C’est pourquoi les jeux sont faits.
Nous en avons eu la preuve le 9 novembre, en même temps que le résultat de l’élection américaine.
Ce jour était, dans la liturgie catholique, celui de la dédicace (ou consécration) de la basilique saint Jean de Latran à Rome, l’église de l’évêque de Rome (le pape), « la mère et la tête de toutes les églises du monde » comme le dit l’inscription du portail.
Le même jour, nous aurions dû apprendre l’élection de la nouvelle mère du monde. Une façon directe d’annoncer notre sainte mère la synagogue en lieu et place de notre sainte mère l’Eglise.

 

Le châtiment des nations chrétiennes

Pourquoi les jeux sont-ils faits ? Parce que le châtiment des nations chrétiennes est en voie d’achèvement. La synagogue n’a pas besoin d’enclencher de nouveaux événements, elle a juste à constater et entériner la chute de Babylone (l’Occident chrétien).
Car ce 9 novembre, disions-nous, nous en avons eu la preuve : outre le chant du psaume 45 (on apprenait le même jour le nom du 45ème président !), l’évangile de la messe de la dédicace était Jean 2, 13-22, l’épisode où Jésus chasse les marchands du Temple.

Il s’ensuit ce fameux dialogue que j’avais déjà mis en exergue l’année dernière :
« Jésus leur répondit : Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai.
Les juifs lui répliquèrent : il a fallu 46 ans pour bâtir ce sanctuaire et toi, en trois jours, tu le relèverais! »
Oui en 2015 nous étions à 46 ans de la nouvelle messe, rendue obligatoire dans toute l’Eglise universelle le 30 novembre 1969.
La messe de Paul VI fut l’instrument principal de la perte de la foi et de la généralisation de l’apostasie, avec la liberté religieuse et l’œcuménisme.

Cette durée de 46 ans de la construction du second temple de Zorobabel est une durée qui nous sert aussi à la fin des temps, car elle correspond à celle dont a eu besoin la synagogue de Satan pour construire son nouveau temple, principalement grâce à la nouvelle messe, qui permet très efficacement de chasser Jésus du cœur des hommes.
Nous arrivons cette année au terme du délai : 46 ans + les 1 an du jour du Seigneur.

Retrouver ce texte le même jour que l’élection américaine est un signe du Ciel, un signe qui ne trompe pas et qui prouve que nous ne nous trompons pas sur la destruction de la foi opérée par le concile Vatican II et ses suites.

S’éclairent alors les paroles prophétiques de la Sainte Vierge à la Salette, qui désignent à l’évidence les cinquante années que nous venons de vivre :
(extraits)

« En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer : ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu ; ils les aveugleront d’une telle manière qu’à moins d’une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces mauvais anges.
Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits des ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu.
Ils prêcheront un autre Evangile, contraire à celui du vrai Christ-Jésus, niant l’existence du ciel.
Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s’est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde.
Ce sera le temps des ténèbres ; l’Eglise aura une crise affreuse.
La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables.
On ne verra qu’homicides, haines, jalousies, mensonges et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.
Les désordres et l’amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre.
Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist. »

Rapide commentaire :
L’année 1864 citée par la Sainte Vierge est en lien direct avec le communisme (28 sept 1864) ; on a vu l’insistance de la synagogue de Satan pour pousser cet instrument hors normes de destruction à la fois de la spiritualité et de la société civile chrétienne.
Les prêtres ne sont pas épargnés et nous le savons, c’est la conséquence de Vatican II et de la nouvelle messe. Voilà la crise affreuse que traversera l’Eglise et qui aboutira au crime suprême : Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist (Bergoglio).
Les conséquences sur la société civile sont décrites et visibles tous les jours, il suffit d’allumer la télévision.
Les mauvais livres (et tous les contenus audiovisuels !) abonderont et les hommes feront des prodiges : aviation, automobile, conquête spatiale, biologie, chirurgie, sciences, etc… l’humanité a fait effectivement des prodiges inouïs.

Il est là le châtiment des nations chrétiennes. La terre est souillée de crimes, et particulièrement la terre chrétienne, qui ajoute l’apostasie aux crimes de la société civile.
Rome est devenue la grande prostituée et les nations chrétiennes sont devenues la grande Babylone.
C’est pourquoi il est normal que la synagogue de Satan s’apprête à se déclarer vainqueur et à annoncer au monde entier que l’Eglise catholique n’est plus.
La chute de Babylone n’est pas à mettre au futur mais au présent.

Seul un petit nombre, numériquement très faible, est resté fidèle à la foi de ses pères et refuse les nouveaux codes de Babylone, sa mentalité, sa culture, ses modes de vie et sa fausse foi.

Petit détail : l’épouse du nouveau président américain porte le prénom peu courant de Melania : le même prénom que la voyante de la Salette, Mélanie Calvat. Encore un signe ?

Notre châtiment est aujourd’hui à son comble parce que nous vivons la période de l’Antéchrist. Cela veut dire aussi qu’il ne reste plus grand chose à faire pour le démon : soit il se déclare vainqueur et le monde entier bascule dans son nouveau monde (il est prêt), soit il disparaît lui et son monde.
Une fois de plus, l’interprétation de la 7ème trompette n’est pas la même selon le camp :
– Pour le camp du démon c’est la fin actée du monde chrétien (chute de Babylone) et l’entrée dans le sien ;
– Pour le camp de Dieu, c’est au contraire la chute de l’Antéchrist et du démon par une intervention divine miraculeuse qui mettra fin au règne des méchants.

Voilà ce qui se profile après le 8 décembre : le châtiment des méchants, la séparation du bon grain et de l’ivraie, afin de préparer le monde au second avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Le châtiment des méchants

Pour comprendre ce qui va arriver, il est nécessaire de faire le lien avec mon article précédent : le signe de Jonas, du 9 novembre dernier.
En effet, Jésus lui-même indique que Jonas sera un signe majeur à la fin des temps.

Relisons les passages qui nous intéressent en Luc 11 :
« Cette génération est une génération mauvaise; elle demande un signe, et il ne lui sera point donné d’autre signe que le signe du prophète Jonas.
Car, de même que Jonas a été un signe pour les Ninivites, ainsi le Fils de l’homme en sera aussi un pour cette génération. »
On a vu que le signe de Jonas, c’était la signature par le pape François chez les luthériens le 31 octobre dernier d’un pacte dans lequel il s’engage à parvenir à la pleine communion avec les protestants. Ce qui veut dire qu’il prévoit à terme de chasser Notre-Seigneur des autels en supprimant la Présence Réelle.
Jésus a donc raison quand il dit que le Fils de l’homme sera un signe pour cette génération au même titre que Jonas.
L’enjeu final de la synagogue de Satan, pour récupérer son tabernacle, consiste à vider les nôtres. C’est à ce prix qu’ils posséderont la légitimité religieuse tant convoitée. C’est pourquoi je vois une telle annonce avant le 8 décembre ; pourquoi pas le 20 novembre, pour la clôture du jubilé ? Le jour du Christ-roi, il proclamerait Lucifer-roi ! Pourquoi un consistoire justement à cette date, si ce n’est pour préparer encore un mauvais coup ?

Et même s’il ne se passe rien, l’intention du pape est suffisante, le crime est atteint, l’injure lancée… car il s’agit d’un document signé, pas d’une parole en l’air. Il est probable d’ailleurs que le Ciel ne le laissera pas atteindre un tel niveau d’ignominie : l’intention suffit, dans la mesure où elle a été dûment annoncée.

Mais Jésus continue en Luc 11, et réplique aux pharisiens et docteurs de la loi :
Malheur à vous parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués!
Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères; car eux les ont tués, et vous, vous bâtissez.
C’est pourquoi aussi la Sagesse de Dieu a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres; ils en tueront et persécuteront;
afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, mis à mort entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
Malheur à vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et vous avez empêché ceux qui étaient pour entrer! « 

Oui malheur à cette génération car elle est fière des crimes de ses ancêtres, il lui en sera demandé des comptes. Malheur à ces révolutionnaires tout heureux de perpétuer l’esprit de la révolution et de justifier les crimes de leurs pères. Malheur, comme le dit le Christ, à tous ces personnages qui ont jeté autant d’âmes dans les ténèbres en leur masquant la vérité… je pense à tous ces chrétiens de bonne foi emmenés dans le modernisme et devenus apostats malgré eux et sans même le savoir. Oui malheur aux chefs qui leur ont menti et les ont conduits sciemment sur de mauvaises voies.

Malheur à cette génération, elle paiera pour toutes les autres, dont elle glorifie les crimes.

 

Conclusion

La fin est maintenant très proche, nous en avons la certitude. Nous saurons très bientôt si Satan se déclare vainqueur ou si Dieu le balaye lui et ses partisans et les envoie tous dans le feu de l’enfer comme prophétisé dans l’Apocalypse.

Après tout, il est dit que la bête et les rois se réunissent en Armageddon pour l’ultime bataille, mais ils ne la gagnent pas. Nous y sommes. Ils sont tous réunis, il ne leur reste plus qu’un annonce à faire.

Le 8 novembre le 7ème sceau s’est ouvert, enclenchant la 7ème et dernière période. Ce sceau commence par un silence d’une demi-heure : les 30 jours qui nous séparent du 8 décembre ?

La défaite d’Hillary Clinton participe du mystère de Dieu. Il a mis en échec le plan de l’ennemi non pas en faisant élire Trump, qui n’est pas meilleur, mais en empêchant l’intronisation de la mère, de la nouvelle Eve, qui est indispensable on l’a vu pour obtenir la légitimité religieuse et faire apparaître le Messie satanique.
Ils cherchent actuellement des solutions. On verra comment la synagogue de Satan va se sortir de ce mauvais pas.

Une chose est sûre : le plan divin, lui, est sur le point de s’accomplir. C’est ce que nous verrons dans le prochain article, qui s’annonce d’une importance capitale pour comprendre les mystères de Dieu.

Pour télécharger le pdf de l’article, cliquez sur ce lien : les-jeux-sont-faits

Illustration : deux candidats pour un seul maître : Lucifer-roi (sous son vrai visage : le baphomet).

 

Le signe de Jonas (2)

pape-luther

Nous vivons un moment unique dans l’histoire de l’humanité. Un moment historique, préparé et attendu depuis des lustres par la synagogue de Satan.
La synagogue de Satan (formulation employée par saint Jean dans l’Apocalypse), ce sont les élites occultes qui dirigent le monde en sous-main, constituées des élites juives, protestantes et maçonniques (athées). Ces hommes sont tous lucifériens et fonctionnent selon les principes de la kabbale juive. L’élection américaine du 8 novembre 2016 était « leur jour« , le point de départ du dernier round.

La victoire surprise de Donald Trump sur Hillary Clinton va t-elle changer la donne, puisque j’ai toujours pensé, arguments à l’appui, que l’establishment avait prévu de faire élire Hillary ?
Non, elle perturbe probablement l’équilibre général et les rôles qu’ils avaient pré-attribués mais vous allez voir dans ce qui suit que l’enjeu dépasse de loin la personne du président des Etats-Unis.

De quoi s’agit-il vraiment ? Quel était l’enjeu de cette élection ? Quel était le symbole de cette date ?
Il s’agit tout simplement de révéler au monde ce que l’on appelle l’Antéchrist, ou le Messie des juifs.

 

Qui est vraiment l’Antéchrist ?

Contrairement à une idée largement répandue, l’Antéchrist n’est pas un homme mais un peuple, le peuple juif, auquel sont associés quelques-uns de ses alliés protestants et maçons. De même que le Messie des juifs n’est pas un homme mais le peuple juif dans son ensemble.
Depuis longtemps ils savent que le messie peut être pris dans un sens collectif ; Bernard Baruch, conseiller du président Wilson et artisan du traité de Versailles en 1919 s’était exprimé ainsi.
Otto Khan, influent banquier des années 30, expliquait lui aussi que « la nation d’Israël deviendrait son propre Messie« . Ces hommes se sont exprimés bien avant que l’état d’Israël naisse en 1948.
Plus près de nous Israël Adam Shamir cite le rabbin Leitman, cabaliste israélien de renom : « Il n’y a pas de Messie qui serait une personne, du point de vue cabalistique, voire même du point de vue du judaïsme orthodoxe. Les cabalistes ont précisé explicitement que le Messie est la Lumière céleste, la force hautement spirituelle qui descend dans notre monde et rend meilleure l’espèce humaine en élevant sa conscience à un niveau supérieur. »
Tout ceci est confirmé par l’abbé Julio Meinvieille, grand spécialiste de la question : « La tradition chrétienne nous parle de l’Antéchrist et lui donne les mêmes caractéristiques que les juifs donnent à leur Messie« .
Par conséquent, si le Messie est un peuple, l’Antéchrist l’est aussi.
Les juifs se considérant toujours comme le peuple élu, il n’y a rien d’étonnant à ce que celui-ci voit un jour s’accomplir les promesses de Dieu formulées dans la bible. Il faut savoir que ces promesses sont d’accorder un pouvoir mondial au peuple élu, à qui seront soumises la totalité des nations.

D’ailleurs, les rabbins le savent très bien.
Plus la venue du Messie approche, plus les rabbins préparent leurs ouailles à cette révélation. Dans une vidéo récente, le rav Ron Chaya s’est trahi. Lui qui parlait en général du Messie comme une personne, il explique dorénavant qu’il s’agit d’un dévoilement et que ce dévoilement est celui de Dieu! Voilà une notion nouvelle, bien éloignée de la notion traditionnelle d’Antéchrist ou même de Messie, où le Sauveur est censé être un homme envoyé de Dieu, pas Dieu lui-même.

On comprend mieux aussi la teneur des propos des rabbins orthodoxes qui, dans une récente déclaration, affirment qu’Israël « tient une place unique dans l’histoire sainte et la rédemption ultime du monde. » Cette déclaration ayant été faite sur le thème des relations entre judaïsme et christianisme, ils expliquent plus loin qu’ils « reconnaissent le christianisme comme [leur] partenaire dans la rédemption du monde« . Le mot est lâché : les juifs se considèrent aujourd’hui comme l’acteur majeur de la rédemption du monde !
Rôle étonnant puisque, selon la tradition, le Messie n’est censé venir sauver que le peuple juif.

Donc, si on suit entre les lignes ce que déclarent aujourd’hui les rabbins juifs, le judaïsme et à travers lui tout le peuple, doit tenir un rôle qui dépasse largement le cadre de l’état d’Israël et même de toute la diaspora juive ; ils s’attribuent le rôle dévolu à celui que les chrétiens considèrent comme le vrai Messie, Jésus-Christ, venu effectivement pour sauver non pas seulement son peuple mais tous les peuples, et qui fut pour cela appelé à juste titre le Rédempteur.
Les rabbins déclarent donc clairement qu’il existe un nouveau Rédempteur et que celui-ci n’est pas un homme seul mais bien une entité collective.

Il leur reste encore une chose à faire : le déclarer haut et fort à la face du monde.
Voilà l’enjeu final : il s’agit d’obtenir et de réunir les deux pouvoirs : temporel et spirituel.

Temporel : la puissance de la synagogue de Satan s’étend sur tous les peuples, toutes les nations, tous les continents. Elle doit être un jour reconnue comme telle.

Spirituel : le peuple élu se considère comme le seul trait d’union valable entre les hommes et Dieu : c’est le peuple-prêtre par excellence. D’où les notions de rédemption et de paix : seul ce peuple peut sauver le monde et lui garantir la paix.
Là aussi ce pouvoir spirituel doit être reconnu par tous.

Seulement voilà : il y a un obstacle à ces projets. Cet obstacle, cet ennemi est constamment présent dans les projets de la franc-maçonnerie et pour cause : c’est Dieu et sur terre, le seul lien qui unit Dieu aux hommes, l’Eglise catholique.
Satan imite toujours, il ne sait pas faire autrement.
Puisque Dieu a un peuple élu, il lui en faut un.
Puisque Dieu a envoyé un Sauveur (le Messie) il lui en faut un.
Puisque Dieu a une Eglise et une religion pour relier les hommes à Lui, il lui en faut une.
Puisque Dieu a un Temple saint qui accueille l’Emmanuel (Dieu avec nous) il lui en faut un.
Mais pour cela, il lui faut obligatoirement détruire ce qui l’en empêche.

Soyons clairs : il y a une seule chose que Satan ne peut pas imiter : c’est Jésus-Christ car Jésus est Dieu. Satan est particulièrement bien placé pour savoir que Dieu existe, et la Sainte Trinité aussi.
Satan n’est qu’un esprit, un ange : il ne pourra jamais être Dieu, il ne peut que le singer. Mais il ne pourra jamais avoir un homme (ou un ange) qui tienne le même rôle que Jésus, tout simplement parce qu’il ne peut pas imiter une personne divine. La seule chose qu’il peut faire c’est détourner l’homme de Dieu et le conduire à s’adorer lui-même en se croyant l’égal de Dieu. Il ne peut que diviniser l’homme (le fameux 666), ce qui est déjà pas mal.

 

Le plan annoncé par Pike s’accomplit

Albert Pike fut le premier grand pontife autoproclamé de la franc-maçonnerie, le grand chef des maçons en quelque sorte.
Il a révélé le plan de Lucifer contre l’ennemi de toujours, l’Eglise catholique romaine, et on en comprend maintenant les rouages. Ce plan se déroule en quatre batailles décisives dont l’issue (la victoire) est célébrée par un coup de canon :

1) Premier coup de canon : la réforme luthérienne.
Pike place la date de référence au 10 décembre 1520, jour où Luther brûle la bulle papale et le droit canonique, rendant inévitable son excommunication (qui sera prononcée le 3 janvier 1521).

2) Deuxième coup de canon : destruction de la monarchie catholique.
La date de référence est connue, c’est le jour de la décapitation de Louis XVI : 21 janvier 1793.

3) Troisième coup de canon : abolition du pouvoir temporel des papes.
Là aussi, Pike reprend la date historique de la chute des Etats pontificaux : 20 septembre 1870.

4) Quatrième coup de canon : abolition définitive de la papauté.
D’après le texte de Pike, le dernier pape « se convertira à la religion de Lucifer et fera cause commune avec l’Antéchrist. » Mais il lui faudra encore un an de lutte avant de tirer le 4ème coup de canon.

Il est probable que dans leur esprit, abolition définitive de la papauté veuille dire destruction définitive de l’Eglise catholique. Sauf que cette destruction n’implique pas forcément la disparition physique de l’ensemble des catholiques de la surface du globe, non l’enjeu consiste à les détourner du vrai Dieu et à les en priver.
Il faut que l’échelle de Jacob ne monte plus vers le Ciel mais descende vers l’enfer de Lucifer.
Parce qu’ainsi Lucifer prendra la place réservée à Dieu et pourra disposer de son église, son temple et ses prêtres.

Soyons plus explicites.

 

Premier enjeu : le pouvoir temporel

Pour obtenir le pouvoir temporel, la Synagogue de Satan devait préalablement abattre le pouvoir temporel de l’Eglise. Elle s’y est efforcée avec la réforme luthérienne, qui entraîna de terribles guerres de religion, mais ce ne fut pas suffisant.

Nous savons que l’alliance du trône et de l’autel constituait une formidable protection de l’Eglise contre les attaques du démon, grâce aux monarchies chrétiennes et en particulier la France, d’où son titre de Fille aînée de l’Eglise.
Dans une célèbre lettre adressée à saint Louis, le pape Grégoire IX exprime ce rôle si particulier de la France dans le plan divin :
« Il [Dieu] choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. La tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France. »

Donc il fallait impérativement abattre la monarchie catholique française pour pouvoir atteindre ensuite l’objectif final : l’Eglise.
Le deuxième coup de canon, c’est la mort de Louis XVI. N’ayant plus son protecteur divinement désigné, l’Eglise ne pouvait pas conserver très longtemps les Etats pontificaux : ils tombaient 77 ans après.

Depuis, le pouvoir de Satan sur le monde n’est plus à démontrer. A partir du moment où il n’y a plus l’entrave de l’Eglise et de la France, la Synagogue de Satan prend le pouvoir très rapidement sur les affaires temporelles et civiles.
Refaire l’histoire serait fastidieux. Nous noterons trois facteurs qui démontrent le pouvoir temporel de la synagogue de Satan :
1) A partir de 1870 le monde du progrès se met en place modifiant le paysage mondial de façon inouïe en UN SIECLE : chimie, médecine, biologie, urbanisation, automobile, aviation, financiarisation, démographie, société de consommation, informatique… le monde a radicalement changé en l’espace d’un petit siècle ;
2) Epuration des forces vives des nations du berceau du monde chrétien par deux guerres mondiales, du jamais vu dans l’histoire du monde ;
3) Reconquête de la Palestine et de Jérusalem par la création de l’Etat d’Israël : là aussi, il s’agit d’un événement hors le-siecle-juifdu commun à forte dimension eschatologique.

Tout ceci, Yuri Slezkine l’a fort bien résumé dans le titre de son ouvrage : « Le siècle juif« , où il démontre que « l’âge moderne est l’âge des juifs, et le XXème siècle le siècle des juifs ; (…) en d’autres termes, la modernité, c’est le fait que nous sommes tous devenus juifs. »
Plus exactement : influencés et dominés par leur esprit, leur mentalité et leur façon de voir le monde.

Cette étape est acquise. Il reste seulement au monde à le reconnaître officiellement.

 

Second enjeu : l’Emmanuel

Pour avoir le pouvoir spirituel, les juifs doivent posséder l’Emmanuel, « Dieu avec nous« , ils doivent donc avoir Dieu avec eux. C’est la prophétie même d’Isaïe.

La seule religion à avoir Dieu avec elle, c’est la religion catholique (voir mon article précédent), car elle possède un avantage unique : la Présence Réelle de Dieu dans chaque église grâce au miracle de la Transsubstantiation qui s’opère à chaque messe.
Ici, il convient de bien comprendre l’enjeu. Il ne s’agit pas de croire ou non en la Présence Réelle, il s’agit de se mettre à la place de Satan : lui il sait que l’institution de l’Eucharistie est l’élément différentiateur majeur de la religion divine par rapport aux autres.

On a ainsi la preuve que le protestantisme est une imposture inspirée directement par Satan, car les protestants (et tous les mouvements assimilés) n’ont pas et ne croient pas en la Présence Réelle.
Ils n’ont pas l’Emmanuel, Dieu avec eux. Les juifs non plus, les musulmans non plus. Seuls les catholiques, grâce à l’Eucharistie, ont véritablement Dieu avec eux.
Satan le sait. Il sait que s’il en prive les catholiques, ils ne seront plus rien, une religion comme les autres, avec des assemblées de prières comme les autres, mais sans l’Emmanuel, sans cette spécificité qui valide son origine divine.

Autre enjeu, qui lui est similaire : le Temple de Dieu
La théologie catholique, s’appuyant notamment sur saint Paul, enseigne que la Maison de Dieu est faite de pierres vivantes : les chrétiens. Jésus-Christ en est la pierre angulaire mais le baptême d’abord, et l’Eucharistie ensuite font des croyants des temples vivants de Dieu :
« Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
cet homme, Dieu le détruira,
car le sanctuaire de Dieu est saint,
et ce sanctuaire, c’est vous. »
(1Corinthiens 3, 16-17)

Comment voulez-vous que la synagogue de Satan construise son troisième temple tant que cette fonction est occupée ?
N’oubliez pas que le Temple de Jérusalem était le seul sanctuaire au monde consacré au seul vrai Dieu ; il faisait la fierté du peuple élu et assurait sa confiance dans les promesses messianiques.
Le premier commandement de Dieu est clair : il n’y a qu’un seul Dieu et on ne peut rendre un culte qu’à ce Dieu unique.

Pour obtenir l’Emmanuel et pour reconstruire leur temple afin de devenir à nouveau le peuple élu et être le seul lien entre Dieu et les hommes, les juifs et leurs associés doivent auparavant supprimer le Temple actuellement en place.
On voit bien in fine qu’il s’agit de passer d’un Temple collectif à un autre temple collectif, d’un peuple élu à un autre.

On a vu que Satan avait remporté le pouvoir temporel.
On a passé en revue les aspects civils mais on sait aussi que cette victoire est acquise dans le domaine religieux. En effet, le concile Vatican II a conduit les catholiques à renoncer à évangéliser les autres nations en affirmant que seule la croyance en la divinité de Jésus-Christ leur assurerait la vie éternelle. Les catholiques ne cherchent plus à convertir, n’enseignent plus convenablement la doctrine du salut éternel, ne cherchent plus à sauver des âmes mais au contraire les laissent dans l’erreur et l’aveuglement des autres religions.
Il ne reste donc plus que la suppression de l’Emmanuel à faire chez les catholiques et la passation de pouvoir pourra être effectuée.

 

Le signe de Jonas : la visite du pape François chez les luthériens le 31 octobre

Comment faire pour détruire le Temple en place ? Comment priver les chrétiens de l’Emmanuel ?
Comment amener ensuite les chrétiens, une fois définitivement privés de Dieu, à transmettre à la synagogue de Satan le flambeau, le sceptre, en d’autres termes à lui donner le pouvoir spirituel qui lui donnera à son tour l’accès à l’Emmanuel ?

Il n’y a qu’un seul moyen : détruire le miracle de la Transsubstantiation, faire en sorte que les catholiques mettent eux-mêmes Jésus-Christ à la porte.
Comment ? C’est très simple : en changeant la messe.
Si le miracle de la Transsubstantiation disparaît à la messe, le dernier pilier du catholicisme s’effondre, la religion n’est plus divine, elle s’intègre au paysage des fausses religions sans plus aucun élément de différentiation. Elle garde son nom mais elle est vidée. Comme les innombrables « églises » protestantes, qui abusent du nom de chrétiens.

signature-du-traitreVoilà ce qu’est allé signer le pape François en Suède le 31 octobre 2016.
Les gens savent-ils ce qu’est un contrat ? Ce que veut dire leur signature au bas d’un document officiel ?
C’est quelque chose qui les engage. Quand c’est un pape qui signe, il engage l’Eglise et avec elle toute la communauté des fidèles.
Les gens savent-ils que le pape François et l’évêque Mounib Younan, président de la fédération luthérienne mondiale ont signé le 31 octobre une déclaration conjointe « dans laquelle les deux églises, catholique et luthérienne, rendent grâce pour le dialogue fructueux initié il y a 50 ans. Elles s’engagent à poursuivre ce dialogue, à en surmonter les derniers obstacles afin de parvenir à la pleine unité et la pleine communion. » (source Radio Vaticana)

Est-ce que les gens ont une idée de ce que veut dire s’engager à surmonter les derniers obstacles ?
A-t-on bien réalisé la portée d’un engagement à parvenir à la pleine communion ?
A-t-on compris que cela sous-entend pour les catholiques :
– abandonner le culte de la Vierge Marie
– abandonner le culte des saints
– supprimer la fonction de « pape »
chef de l’Eglise au profit d’une probable collégialité de décision où le pape n’est plus que l’évêque de Rome,
– et surtout abandonner et supprimer la Présence Réelle.

A-t-on compris la portée et les enjeux d’une telle signature ?
Même si le pape, évêque de Rome, reste le premier d’entre ses pairs, dans une telle perspective disparaît la notion de vicaire du Christ, valable quand le chef est un seul homme et non pour une assemblée.
C’est exactement ce que veux l’ennemi : plus de représentant de Dieu sur terre, plus de pierres vivantes constituant le Temple de Dieu grâce à l’Eucharistie, donc plus de Temple, et en définitive plus de Dieu. Définitivement rejeté par ses propres enfants.
Alors l’autre prendra la place. Il aura enfin le pouvoir spirituel, ses prêtres, ses temples, son peuple, en communion non pas avec Dieu mais avec Lucifer.

Pourquoi est-ce le signe de Jonas ?
Parce que le prophète Jonas prédit la chute de Babylone sous 40 jours.
31 octobre + 40 jours = 10 décembre

On a vu que le premier coup de canon était la réforme luthérienne et que Lucifer en personne avait retenu la date du 10 décembre 1520.
Où était le pape François le 31 octobre ? Chez les luthériens.
Quel est l’enjeu ? Le quatrième coup de canon.
On va donc terminer ce 10 décembre un parcours complet, une révolution accomplie à 360° en 4 phases, du 10 décembre 1520 au 10 décembre 2016, soit 496 ans.
496 c’est la date du baptême de Clovis et de la naissance de la première nation chrétienne. Le chiffre du roi. Il s’agit bien de sacrer un nouveau roi, le nouveau David : la synagogue de Satan.

Et qui est Babylone ?
Dans mon article Jésus ou Barrabas du 31 août dernier, je parvenais à la conclusion suivante :
« Je considérais déjà que la grande prostituée était l’Eglise conciliaire, car elle s’est mêlée au monde jusqu’à s’y fondre ;
Nous savions aussi que Jérusalem puis Rome représentent traditionnellement l’Eglise : la grande ville c’est l’Eglise ;
Il fallait donc pousser le raisonnement jusqu’au bout : en relisant l’Apocalypse de plus près, ce qui était évident saute aux yeux : une fois enivrée du vin de sa prostitution, l’Eglise ne mérite plus le nom d’une des deux villes saintes Rome ou Jérusalem, l’église corrompue devient Babylone ! »

Par conséquent, le message de Jonas-pape François est très clair : dans 40 jours Babylone sera détruite,
c’est à dire il en sera fini de l’Eglise.

Ceci correspond aux objectifs de vider l’Eglise de son contenu, jusqu’au Christ lui-même.
Ceci correspond à son engagement signé avec les luthériens.
Ceci correspond au calendrier de l’élite occulte qui doit, entre l’élection américaine et l’intronisation du nouveau président, avoir gagné son sceptre religieux, pour pouvoir inaugurer le 20 janvier 2017 l’ère du Verseau.

Comment faire ?
Nous ne savons pas ce qui se trame vraiment, mais on peut avoir une idée : tout tourne autour de la messe et de la Transsubstantiation.
Nous savons qu’une nouvelle traduction du missel romain est en cours de traduction ; ce nouveau missel romain devrait entrer en vigueur le premier dimanche de carême 2017 (5 mars 2017). Que contient-il  en réalité ?
Quoi qu’il en soit c’est une révolution sans précédent qui se prépare. Un secret bien gardé. Nous le saurons bientôt.

A quelle date ?
Il serait logique qu’au moins l’annonce de cette réforme de la messe soit faite avant le 10 décembre et même avant ou pour le 8 décembre.
Cela peut être le jour de la fête du Christ-roi, le 20 novembre, qui est aussi la clôture de l’année sainte de la miséricorde. Un jour idéal pour annoncer Lucifer-roi par le biais d’un ultime affront.
Nous avons aussi comme référence la très funeste messe de Paul VI, ou nouvelle messe, qui a été rendue obligatoire dans toute l’Eglise le premier dimanche de l’Avent 1969, le 30 novembre.
Puisqu’il s’agit de la messe, il n’est pas impossible qu’ils réitèrent leur forfait autour de cette date.

Le dernier cadeau de Dieu : le jubilé de la miséricorde
N’oublions pas que Pike indique que la lutte terrestre durera encore un an avant le quatrième coup de canon. Ceci correspond pile au jubilé de la miséricorde. Dieu dans sa grande bonté a permis qu’une dernière année soit accordée aux hommes pour faire pénitence, d’où son nom : année de la miséricorde.
J’avais identifié en son temps cette dernière période comme l’année de la colère, la dernière année, dont le point Omega se situe justement au 8 décembre 2016. Comme Dieu tient toujours parole, s’il indique un an, c’est un an. Donc pour Dieu la miséricorde prend fin le 8 décembre et non pas le 20 novembre.
Curieusement les juifs parviennent à la même conclusion : dans la vidéo donnée tout à l’heure, Ron Chaya indique qu’il faut faire pénitence (Techouva) avant l’arrivé du Messie, après ce sera trop tard. Comme quoi, toutes les eschatologies se rejoignent.
Nous disons la même chose mais pas pour les mêmes raisons : parce que la justice divine s’abattra sur le monde au moment où l’Antéchrist (le Messie des juifs) apparaîtra, selon la prophétie de la Salette :
« Voici la bête aves ses sujets se disant le sauveur du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au Ciel ; il sera étouffé par le souffle de saint Michel archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. »
La bête qui se dit le sauveur du monde et qui s’élève avec orgueil dans le ciel : n’est-ce pas là l’exacte description de la synagogue de Satan obtenant le pouvoir spirituel des mains du pape lui-même, comme si elle accédait enfin à l’échelle de Jacob?

 

Conclusion

L’article est déjà long, je ne pourrai pas développer l’autre idée phare, juste en toucher quelques mots.

Les 8 et 9 novembre ne sont pas seulement les jours de l’élection américaine. Ce sont aussi les dates anniversaires de deux révolutions réussies : la révolution bolchevique qui prend le pouvoir en Russie le 8 novembre 1917, et la révolution de cette même Russie dans l’autre sens, le 9 novembre 1989 à la chute du mur de Berlin.

Deux révolutions réussies. Toujours dans le même esprit : opérer une révolution spirituelle. Yuri Slezkine dans le Siècle juif, résume ce que nous savions déjà :
« Le communisme n’était pas exclusivement ou même de façon prédominante une religion juive, mais, entre les religions juives de la première moitié du XXème siècle, il était de loin la plus importante. (…) Sionisme et bolchevisme avaient en commun une promesse messianique de rédemption collective imminente et de transfiguration collective plus ou moins miraculeuse. (…) Sionisme et bolchevisme œuvraient tous deux au service des générations futures ».

 Oui, le communisme n’est pas qu’un système politique, c’est une religion ! Ils le disent eux-mêmes.
Une religion basée sur le matérialisme athée, et dont une des branches est le laïcisme, et qui fera dire à Andreï Makine dans le Testament français, parlant de son enfance russe : « J’avais grandi dans la lumière démystificatrice d’un athéisme militant et presque religieux par son inlassable croisade contre Dieu. »

Une religion directement inspirée et financée par la synagogue de Satan, qui réussira à envahir le monde entier selon deux modes :
– à partir du 8 novembre 1917 par la force
– à partir du 9 novembre 1989 par la ruse
Dans les deux cas, il s’agit d’une révolution réussie : le principe hégélien de la thèse/antithèse (capitalisme/socialo-communisme) cher à nos élites occultes les conduira à en faire naître la synthèse : le mondialisme, universellement adopté à quelques nuances près : toutes les nations pratiquent à peu de choses près un socialisme teinté de libéralisme. La synagogue de Satan a bien travaillé.
Ce 8 novembre, elle fêtait le double jubilé de la révolution de 1917 puisque celle-ci entrait dans son centenaire : la dernière année est celle du jubilé, symboliquement l’entrée dans l’éternité.

C’est pourquoi il était important de rappeler les aspects spirituels qui se cachent derrière ces révolutions et ces élections, qui se déroulent volontairement aux mêmes dates.
Le terme de révolution s’applique aussi au tour complet d’une planète. Justement, la révolution du communisme est dorénavant achevée, nous devions assister à la naissance du bébé, la nouvelle ère.

C’est là que tout se corse car Dieu semble s’inviter dans l’arène et contrecarrer les plans de Satan avec la victoire surprise de Donald Trump.
Nous avons vu qu’il faut attendre du Vatican la validation spirituelle du nouveau David, et la transmission du flambeau. Je pense que ce sera fait d’ici le 8 décembre.
Je pense aussi qu’il faut que la synagogue de Satan valide également son pouvoir temporel ; doit-elle posséder auparavant pour cela le pouvoir spirituel ? Je ne sais pas.
Doit-elle susciter un événement qui glacerait d’effroi les nations et les mettrait à genoux devant elle, seule rédemptrice du monde et garante de la paix ? Je le pense.
Faut-il que tout ceci soit effectué d’ici le 8 décembre ? Peut-être pas, mais probablement d’ici le 20 janvier, date de l’investiture du nouveau président.
A moins que je ne sois trop pressé comme d’habitude ou que le Ciel contrecarre encore les projets du démon.

Ce n’est pas impossible car l’annonce de la fin programmée de la Présence Réelle, de la chute de Babylone, correspondra alors au Vendredi Saint 15h. La mort.
Or selon notre belle théologie, c’est à cet instant même que Satan est vaincu.
Ceci a trait au mystère de Dieu, qui se dévoile petit à petit, car les choses doivent rester cachées jusqu’à leur terme.
Nous parlerons du mystère de Dieu dans le prochain article.

 Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !
Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Cet article s’appelle Le signe de Jonas 2 car j’avais écrit un article au titre similaire le 3 mai 2016.

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La terrible imposture du protestantisme

saint-sacrement

Il existe un élément essentiel du catholicisme, le secret de son origine divine si l’on peut dire, qui n’existe nulle part ailleurs, dans aucune autre religion, et qui le place de fait au-dessus de tout (religions et société civile) : la Présence Réelle.

Depuis que l’homme existe, il en a rêvé : avoir la présence de Dieu sur terre, parmi les hommes, ou du moins des visites d’origine surnaturelle. Aucun culte, aucune religion avant et même après Jésus-Christ n’a eu l’idée, ou la possibilité d’obtenir la venue sur terre de Dieu ou même d’un dieu. L’Antiquité fourmille de récits extraordinaires où les dieux et les hommes cohabitent mais il s’agit de fantasmes, de récits imaginaires n’ayant aucun fondement réel.
Seul le peuple hébreu possédait cette particularité remarquable d’avoir un Dieu unique avec lequel certains de ses chefs, prêtres et prophètes communiquaient.
La venue de Jésus-Christ va bouleverser la donne ; pour la première fois le surnaturel se rend visible aux yeux de tous. Là où la mythologie antique créait des demi-dieux à partir de l’accouplement de dieux avec des femmes humaines, un homme va naître d’une Vierge par la seule puissance du Saint-Esprit.
Même les hommes les plus imaginatifs n’avaient inventé un être qui soit à la fois 100% Dieu et 100% homme, qui ait une double nature dans des proportions égales.
Ce qui prouve d’ailleurs la divinité de Jésus-Christ : tous les mystères tournant autour de Jésus sont incompréhensibles par les hommes et dépassent tellement l’entendement que les hommes ne pouvaient même pas imaginer ou inventer de telles situations.
C’est le cas de l’Incarnation : Dieu fait homme né d’une Vierge : un cas jamais prévu ni imaginé auparavant. Et encore moins vécu.
C’est le cas de la Sainte Trinité : les hommes ont inventé pléthore de nouveaux dieux mais jamais n’ont pensé ni même imaginé un seul Dieu en 3 personnes à la fois égales, distinctes mais indivisibles. Ce mystère est tellement divin par essence qu’il a beau tourner autour et y réfléchir, l’homme ne le comprend toujours pas et se trouve incapable de l’expliquer convenablement.
C’est le cas de la Rédemption : qui aurait pu imaginer un Dieu qui vienne pour mourir et dont la mort effacerait les péchés, et serait le point de départ d’une nouvelle alliance ? Cette dimension incommensurable de la miséricorde et de la puissance divine là où on ne l’attend pas est elle aussi incompréhensible à l’entendement humain. Il ne peut que l’admettre et s’incliner devant la profondeur d’un tel mystère.
C’est le cas de la Présence Réelle : quel est le culte, antérieur ou postérieur à Jésus-Christ qui affirme faire venir réellement Dieu sur terre, le Dieu éternel unique vivant et vrai selon la formule consacrée, selon un rite précis définit par Dieu lui-même, que le prêtre accomplit au cours d’une cérémonie que nous appelons « la messe » ? Aucun. On peut chercher : aucune religion n’a de près ou de loin à la fois une telle ambition (qui pourrait même être considéré comme de l’arrogance : après tout, c’est un pouvoir fabuleux que possèdent-là les prêtres catholiques) ni de tels rites, tout simplement parce qu’elles n’en ont pas reçu la légitimité : quelle est la religion qui prendrait le risque de tenter de faire apparaître ou venir Dieu si elle n’y parvient pas ? Elle perdrait aussitôt toute crédibilité.

Il n’y en a qu’une qui se permet de le faire. Pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’elle est la seule légitime, la seule qui soit d’origine divine. Et surtout parce qu’elle n’a rien inventé d’elle-même : tout lui a été donné, révélé par Dieu en personne. Ce qu’enseigne la religion catholique n’est pas d’origine humaine, ce qui en fait une doctrine tellement supérieure et tellement unique qu’elle s’impose d’elle même, sans discussion.

D’où la haine, l’inimitié des autres et leur acharnement à la combattre.
Car les autres religions s’adressent à Dieu (ou du moins le croient-elles), le prient, lui offrent des sacrifices ou des offrandes, mais elles ne sont pas capables de le faire venir.
Les religions, passées ou actuelles, polythéistes ou monothéistes ont inventé des dieux, des doctrines, des rites, des lois, et même pour certaines une histoire sainte, mais elles ont été incapables de trouver, d’imaginer ou de retranscrire (ce qui aurait été le cas si elles avaient eu des révélations réellement d’origine divine – je pense à certains livres censés avoir été révélés comme le coran) des mystères dépassant l’entendement humain, comme ceux de la Rédemption, de la Sainte Trinité et de la Transsubstantiation.

Qu’est-ce que la Présence Réelle ?
L’Eglise catholique affirme que le soir du jeudi saint, Jésus-Christ en sa qualité de Dieu fait homme, a institué un rite consistant à transformer le pain et le vin en son corps et en son sang, les rendant par là-même divins, mais tout en conservant leurs aspects d’origine. L’Eglise lui a donné le nom de Transsubstantiation et l’a institué en sacrement : l’Eucharistie.
Ce pouvoir pharamineux de faire venir Dieu sur terre, il l’a donné à ses apôtres et les a chargé de le transmettre de génération en génération : c’est ce que l’on appelle la continuité apostolique.
Cette continuité apostolique conférée à l’Eglise catholique romaine est prouvée puisque saint Pierre, premier chef de l’Eglise nommé par Jésus-Christ lui même, est mort à Rome en 64 sous Néron et depuis cette date la succession apostolique a été assurée sans discontinuité par 265 papes (François étant le 266ème).
La réalité divine de la Transsubstantiation a été prouvée à maintes reprises par de nombreux miracles eucharistiques (c’est à dire des phénomènes surnaturels non explicables par la science humaine affectant du vin ou des hosties consacrées – par exemple une hostie se mettant à saigner) tout au long de l’histoire de l’Eglise, y compris au XXème siècle et y compris sur des hosties consacrées selon le rite de la nouvelle messe issue de Vatican II.
Evidemment, l’Eglise a codifié et définit les règles de validité de ce sacrement, à partir de l’enseignement de Jésus-Christ. Le miracle de la Transsubstantiation ne peut se réaliser que dans la structure ayant la légitimité de la continuité apostolique, à savoir l’Eglise catholique romaine ; il ne peut être effectué que par un prêtre ayant reçu le sacerdoce et ayant été valablement consacré ; il ne peut s’accomplir qu’en répétant les gestes et les mots exacts du Christ à la Sainte Cène, au cours de la partie de la messe appelée consécration ; il nécessite un peu de pain et un peu de vin car ils seront les témoins concrets de la Présence Réelle.
En effet Dieu est concret : nous croyons en un Dieu éternel vivant et vrai, c’est pourquoi une fois le pain et le vin consacrés, les catholiques les appellent Présence Réelle et vouent à ces Saintes Espèces l’adoration qui leur est due car, faut-il le répéter, ce n’est plus alors du pain et du vin mais Jésus-Christ (donc la Sainte Trinité tout entière) réellement présent sous les apparences du pain et du vin.

D’où l’importance de ce que nous appelons la messe : cette cérémonie exclusive aux catholiques est à la fois le renouvellement du sacrifice de Jésus sur la croix et la transformation du pain et du vin en Saintes Espèces.
Le pain est le symbole du jeudi saint : la sainte hostie n’étant plus du pain mais Dieu lui-même, chaque homme qui le reçoit reçoit son Dieu, c’est à dire qu’il devient le Temple de Dieu selon l’expression de saint Paul, à condition qu’il en soit digne. Dieu ne reste pas dans un corps et une âme où le péché est prédominant. Il s’en va, discrètement mais sûrement, et l’être qui a communié indignement a commis une communion sacrilège.
L’Eglise, en tant que bâtiment consacré où sont conservées les Saintes hosties devient elle aussi le Temple de Dieu, réellement puisque la présence des hosties consacrées atteste de la Présence réelle de Dieu en cet endroit.
Le vin est le symbole du vendredi saint : Le Fils s’offre au Père, seul sacrifice qui lui soit agréable, en rémission des péchés du monde. La rédemption ayant eu lieu une fois pour toutes, nous rappelle saint Paul, le sang du Christ ne sera versé qu’une fois. C’est la raison pour laquelle le sang dans le calice est entièrement consommé au cours de la messe. Seules les hosties constituent la Présence Réelle permanente.
La Sainte Trinité est donc réunie dans cette admirable cérémonie qu’est la messe : le Fils qui s’offre au Père et qui laisse à chacun le Saint-Esprit dans son cœur.

 

La Présence Réelle garantit le Royaume de Dieu sur terre

On comprend maintenant pourquoi la messe est aussi importante dans la doctrine catholique car la consécration permet d’obtenir la Présence Réelle, qui est la condition pour que s’installe le Royaume de Dieu sur terre.
Quand Jésus annonce et fait annoncer par ses apôtres durant trois ans que le Royaume de Dieu arrive, il parle d’un royaume spirituel et non matériel ; il parle en réalité de la possibilité aux hommes d’acquérir une vie spirituelle grâce à l’action du Saint-Esprit, qui s’acquiert principalement de deux façons : par le baptême et l’Eucharistie. Il est donc cohérent quand devant Pilate il affirme que son royaume n’est pas de ce monde : effectivement il n’est pas du domaine matériel, du monde terrestre, mais du domaine spirituel, du monde céleste.
Cependant, tous ceux qui ont lu l’évangile et écouté les apôtres, à commencer par saint Paul, savent que le « monde » -donc le monde matériel- est sous la coupe de Satan, du prince de ce  monde selon l’expression de la Sainte Ecriture.
Donc il faut bien comprendre que le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde mais bien dès maintenant dans ce monde, même s’il continuera ensuite au ciel, l’âme étant éternelle.

Il faut bien aussi avoir à l’esprit que si Jésus a institué ce miracle prodigieux de la Présence Réelle à chaque messe, il y a bien une raison, et celle-ci est toute simple : puisque Satan peut agir sur le monde et nous tenter par la chair, le seul moyen de le combattre et de lui résister est d’acquérir et d’entretenir la vie spirituelle.
Acquérir par le baptême, qui nous fait devenir enfants de Dieu.
Entretenir par les sacrements, à commencer par la confession et l’Eucharistie, car nous ne sommes pas assez forts pour résister seuls à Satan. « Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean5:5) est une phrase révélatrice de la doctrine enseignée par Jésus et qu’il répètera régulièrement : nul ne peut se sauver sans son aide. Et comment obtenir cette aide ? Elle est expliquée dans le même verset, que l’on ne peut comprendre qu’à la lumière de l’Eucharistie : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous« . L’institution de la Présence réelle rend limpides des phrases qui sans cela paraissent obscures.

Une fois de plus, seul un Dieu pouvait « inventer » cela : aucun homme, jamais, n’a eu ou n’a pu avoir une telle idée.
Il n’y a rien de plus divin parce que c’est à la fois profond, puissant, mystérieux et merveilleux.
Le royaume de Dieu c’est donc l’Eglise et l’Eglise c’est l’institution que tout le monde envie et que personne ne peut copier véritablement parce que toutes ses spécificités sont d’origine divine.

C’est pourquoi les catholiques sont si sûrs d’eux et ont l’obligation d’enseigner les nations et de les baptiser pour qu’elles soient sauvées (Matthieu 28:19 et Marc 16:16).
C’est pourquoi il y a un seul Dieu et pas d’autres, et que ceux qui n’adorent pas Jésus-Christ comme vrai Dieu n’adorent en réalité que des idoles.
C’est pourquoi l’Eglise est sainte et sa doctrine également, parce que ce qu’elle enseigne n’a pas les hommes pour origine mais Dieu.

C’est pourquoi ceux qui se sont écartés de la saine doctrine ont un énorme problème.

 

La grande imposture du protestantisme

Par protestantisme, on entend tous les mouvements issus directement ou non  de la réforme initiée par Luther en 1517 et qui se sont séparés de l’Eglise catholique : luthériens, anglicans, calvinistes, évangélistes, pentecôtistes, méthodistes etc… mais aussi Mormons, Témoins de Jéhovah, Cathares et autres Vaudois qui tous cumulent les hérésies, le refus d’obéissance au pape (entraînant la séparation d’avec la succession apostolique), le refus du culte des saints et de la Vierge Marie et la non croyance en la Présence Réelle.

Tous ces gens qui se réclament de Jésus-Christ et qui à ce titre ont droit à l’appellation abusive de chrétiens, commettent une erreur fondamentale :
On ne peut suivre Jésus-Christ à la carte, en sélectionnant dans sa doctrine et ses enseignements ce qui nous plaît et ce qui ne nous plaît pas.
On ne peut pas se couper des précisions, explications, enrichissements apportés par les apôtres, ni des structures qu’ils ont instituées, dans la mesure où leurs successeurs n’ont pas modifié leurs enseignements, mais simplement enrichi, structuré et organisé la doctrine qu’il avaient reçue. Doit-on rappeler que l’Eglise est l’œuvre de Dieu lui-même : Jésus envoyant ses apôtres en mission et l’Esprit-Saint fondant l’Eglise le jour de la Pentecôte.
Et surtout on ne peut pas refuser ni transformer ou déformer ce que Jésus est venu instituer sur terre. Quand Dieu vient parmi les hommes on n’a pas à discuter ni ce qu’il a fait, ni ce qu’il a dit, et encore moins ce qu’il a prescrit ou ordonné. On exécute. On se soumet même si on ne comprend pas. Et on écoute les hommes inspirés qui eux sont chargés par Dieu de nous rendre humainement compréhensible ce qui est obscur pour le commun des mortels. Ces hommes ce sont les Pères et les docteurs de l’Eglise.

Il serait trop long ici de lister et réfuter toutes les impostures dont se rendent coupables tous ces mouvements issus de la réforme protestante, ou écartés de l’Eglise parce qu’hérétiques.
Nous nous concentrerons sur l’imposture suprême : le refus de la Présence Réelle.

A partir du moment où Luther et ceux qui le suivront refusent la Présence Réelle, ils refusent en réalité ce qui fait l’essence divine même du christianisme.
Avec eux, ce n’est plus une religion divine mais une religion humaine, comme les autres. Luther et ses semblables n’adorent pas Jésus-Christ comme Dieu fait homme mais comme un homme fait Dieu.
En définitive, ils refusent implicitement la divinité de Jésus-Christ et créent une religion humaine que rien ne distingue des autres religions. Luther est le premier à avoir initié cette religion de l’homme si chère à nos papes conciliaires ; c’est peut-être pour cela que ces derniers ne voient plus d’obstacles pour s’entendre avec les protestants.
Cette religion, ce faux christianisme devient une religion comme les autres, comme toutes les fausses religions. Ses « messes » deviennent des temps de prière comme les autres, à dates et heures fixes comme les autres ; ceci n’a plus rien à voir avec la sainteté de la messe catholique qui peut être dite à tout moment, et surtout qui est la seule à faire venir Dieu sur terre. Luther n’a plus cette ambition, pourquoi ? Parce qu’il est devenu une fausse religion comme les autres.

Le refus de la Présence Réelle (ou son invalidité pour les quelques mouvements imitant de près ou de loin le rite catholique) entraîne des conséquences gravissimes pour les hommes et les femmes qui suivent ces pseudo-chrétiens :

1) Un péché contre la divinité du Christ
Le Christ est le seul Dieu à avoir institué sur terre quelque chose de divin, que les hommes ne peuvent exécuter ou reproduire d’eux-mêmes.
Ces hommes croient-ils vraiment dans la divinité du Christ ? Ne le considèrent-ils pas plutôt comme un ami, un frère, un prophète, un grand prêtre, c’est à dire ne voient-ils pas principalement sa nature humaine, au détriment de sa nature divine ?
S’il n’y a plus rien de divin dans ce qui est transmis, ne devient-on pas une religion comme les autres, sans différentiation réelle mis à part le nom donné à notre Dieu et certains rites ?
N’est-on pas poussé à considérer la résurrection ou l’ascension comme des symboles à la signification d’abord mystique, et non comme des faits réels ?
Finalement, ne fait-on pas du Christ un homme comme un autre, un très grand homme certes, mais un Fils de Dieu au même titre que tous les autre croyants ? Après tout, certains ne disent-ils pas que nous sommes tous des fils de Dieu ? Alors quelle est la différentiation réelle d’avec Jésus ?

2) Le refus de la grâce et en définitive l’impossibilité d’installer le royaume de Dieu sur terre
Nier la Présence Réelle, c’est bloquer la diffusion de la grâce en nous. Comment l’acquérir ? Par la prière, nous dira-t-on. Oui mais il y a deux objections à cela :
Caïn lui aussi priait Dieu et lui rendait hommage par des offrandes. Il ne s’adressait pas à un faux dieu mais bien au vrai Dieu. Pourtant, ses prières ne plaisaient pas à Dieu. Comment peuvent-ils être sûrs qu’ils ne sont pas les Caïns de la chrétienté et que leurs prières ont de la valeur ?
– La prière n’est pas suffisante, d’où l’institution des sacrements par Jésus-Christ lui-même et surtout celui de l’Eucharistie. Si Dieu n’est pas en nous, c’est Satan qui prend la place tôt ou tard. Pourquoi Jésus a-t-il voulu se donner à nous par ce biais ? Pour faire de chaque homme un temple de Dieu, pour instituer son royaume sur terre.
Il n’est pas forcément nécessaire de communier mais la dévotion au Saint-Sacrement est essentielle. Les hérétiques n’ont pas de Saint-Sacrement, ils refusent de donner à Jésus-Christ la dévotion à laquelle il a droit et l’adoration de sa divine présence. Comment des hommes qui se disent adorateurs de Jésus peuvent-ils refuser d’adorer leur Seigneur alors que lui-même a institué le miracle qui permet de l’adorer en Sa présence ? Quelle sorte d’hommes sont-ils pour ignorer la puissance du saint-Sacrement et l’honneur que Dieu leur fait ?
C’est un non-sens. Ces gens-là n’adorent qu’eux-mêmes, il n’ont aucune sincérité dans leur foi, ils sont aussi lointains de Jésus que les musulmans ou les juifs qui eux ne prétendent pas adorer Jésus comme Dieu.

3) Un péché contre l’Esprit-Saint
Cette attitude revient aussi à nier quasiment la présence du Saint-Esprit en nous, à nier la création de l’Eglise par celui-ci le jour de la Pentecôte, et en définitive à nier ou refuser la réalité même de l’Esprit-Saint. Ceci concourt à nier la Sainte Trinité et à se rendre complice du second déicide expliqué dans mon article précédent.
Pas de Présence réelle = pas de diffusion de l’Esprit-Saint, et perte de la connaissance et de la croyance en la troisième personne de la Sainte Trinité. Le Saint-Esprit devient l’Esprit de Dieu, une sorte d’émanation mystique du Père ou du Fils, mais pas une personne de la Sainte Trinité à part entière.
Faut-il rappeler que le péché contre l’Esprit-Saint n’est pas pardonnable (Luc 12:10) ? A qui et à quelles situations pensait Jésus en affirmant cela, si ce n’est aux innombrables péchés irrémédiables comme commettraient les protestants et leurs imitateurs, véritables Caïns de l’Eglise du Christ ?
Après le baptême, la continuité de la présence de l’Esprit-Saint en nous s’effectue par l’Eucharistie. Si pas d’Esprit-Saint en nous, pas de Temple de Dieu : tous ces gens feraient mieux de relire saint Paul.

4) Un péché contre l’œuvre divine de Jésus : l’Eglise
Le refus de l’obéissance au pape pose un autre problème car derrière le pape, c’est toute l’Eglise qui se profile. Ces attitudes entraînent la création de multiples églises parallèles, on en compte des dizaines de milliers. Comment tous ces gens peuvent-ils concilier leur attitude avec la prescription d’un seul troupeau et un seul pasteur exprimée par Jésus dans l’évangile ? Cette multiplication de structures prouve que la démarche protestante revient non pas à rechercher l’authenticité du message du Christ mais bien à créer sa propre entité à partir de sa propre interprétation des textes. Autant de protestants, autant de doctrines, autant d’Eglises. Ce n’est pas viable ni même vraiment très sérieux, mais plutôt le signe d’un énorme orgueil, celui d’hommes qui refusent d’avoir Dieu pour maître et qui veulent se diriger seuls. Car avoir Dieu pour maître nécessite de l’humilité, de l’obéissance, de l’abnégation, autant de qualités qui font notoirement défaut aux entités issues de la réforme. Là aussi, suivre le Christ nécessite d’en accepter les conséquences ; éviter les divisions et appartenir à sa sainte Eglise en sont deux.

[A ce sujet, pour ceux qui feraient un parallèle avec les divisions dans l’Eglise catholique actuelle, il faut savoir qu’en réalité il y a eu scission lors du concile Vatican II : une église moderne d’un côté décidant de créer une rupture avec la tradition et la doctrine de toujours pour s’enfoncer dans les ténèbres de l’apostasie, et d’un autre côté une église souhaitant se maintenir dans cette tradition. Ces deux églises n’en forment qu’une, la nouvelle éclipsant l’ancienne selon l’expression de la Salette. Cette situation très incommode et déstabilisante a été permise par le Seigneur en expiation des péchés de la chrétienté et pour l’accomplissement des prophéties de la fin du monde. Nous l’appelons communément la Passion de l’Eglise ; il s’agit là encore d’un autre mystère que nous subissons plus que nous le comprenons, mais nous savons que la persévérance et la fidélité seront récompensées à la fin : « Le juste vivra par la fidélité » (Habacuc 2:4)]

 

La grande imposture des enfants-apostats de Vatican II

Ceux qui ont lu avec attention le chapitre qui précède auront sûrement remarqué quelques allusions aux pratiques de l’église catholique actuelle (que nous appelons conciliaire pour différentier une doctrine qui a 50 ans d’une doctrine traditionnelle qui a 1900 ans).
Par exemple présenter le Christ comme un frère, un ami, privilégier sa nature humaine et passer sous silence -ou désacraliser- sa nature divine.
Ou dévaloriser l’Esprit-Saint pour le ravaler au rang d’un simple esprit, comme un ange ou une représentation mystique, et non comme un Dieu à part entière, vivant et vrai lui aussi, troisième personne de la Sainte Trinité.

Pourquoi ? Parce que l’Eglise conciliaire s’est fortement protestantisée.
C’est là son malheur et la cause de la perdition de nombreuses âmes.

On en voit l’effet pervers dans la nouvelle messe, celle de Paul VI qui est l’actuelle messe ordinaire dans le monde entier, où le prêtre est face au peuple.
En effet, celle-ci se rapproche dangereusement de la cène protestante, pourtant hautement hérétique, dont elle reprend de nombreux aspects, le plus important étant celui de la dévalorisation et de la désacralisation de la Présence Réelle.
En effet, chez les protestants, la Présence Réelle n’existant pas, leur équivalent de la messe est en fait un rassemblement de lectures et de prières, et une sorte de commémoration de la sainte cène du jeudi saint par un partage du pain, souvent appelé repas.
Ceux qui assistent à la messe conciliaires reconnaîtront là une doctrine et des attitudes qui leurs sont familières : la messe aujourd’hui est plus présentée comme un repas que comme le renouvellement non sanglant du sacrifice du Fils au Père.

D’autre part, le déplacement du prêtre face au peuple et non plus dos à celui-ci a eu une conséquence particulièrement funeste : la disparition du tabernacle et du maître-autel.
Autrefois le prêtre et les fidèles étaient ensemble tournés vers un maître-autel contenant en son centre le tabernacle. C’était logique puisque vous connaissez maintenant l’importance de la Présence Réelle : quand Dieu est réellement présent, c’est vers lui que se tournent naturellement les hommages et les adorations. Il est normal que Dieu soit à la première place, à savoir au centre du chœur, qui est aussi le centre de l’Eglise. Ainsi, lors de la consécration, le prêtre est tourné à la fois vers l’Orient (car les églises d’Occident sont tournées vers le soleil levant, vers Jérusalem, vers les lieux où a vécu le Sauveur) et vers le tabernacle c’est à dire vers Dieu donc vers la Sainte Trinité.
La logique est implacable et l’adoration parfaite.

Avec la nouvelle messe, l’autel s’est transformé en table (encore une copie de protestantisme), ce n’est plus un maître-autel, et surtout le tabernacle est décentré. On en arrive à la situation ubuesque où la Présence Réelle est ignorée du prêtre et des fidèles. De plus, le célébrant tourne le dos au Seigneur si le tabernacle est resté au niveau du maître-autel (situation de plus en plus rare en France où le tabernacle est carrément déplacé aux périphéries).
Le résultat conduit à une absence totale d’adoration de la Présence Réelle de la part des fidèles, qui ont perdu pour la plupart la notion de tabernacle et l’importance de ce qu’il contient. Ce ne sont pas seulement les geste de déférence qui ont disparu (génuflexions, adoration à genoux, éviter de parler dans l’église…) c’est la notion même de Présence Réelle de Dieu sous les apparences des Saintes Espèces. Pour être franc, tout le monde s’en fiche, ou presque…
Voilà une attitude hautement protestante, qui n’étonnera personne puisque chez eux la Présence Réelle n’existe pas. Mais chez nous ?

On comprend pourquoi l’ange aux enfants de Fatima leur a appris une prière en hommage à « Jésus présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est Lui-même offensé« .
On comprend aussi pourquoi les Saintes Espèces ne peuvent être touchées par des mains non consacrées : l’hostie est Dieu en personne, elle est devenue un objet saint. Exit donc la communion dans la main pour les fidèles, exit la distribution de la communion par des laïcs.
Les voilà les outrages, les sacrilèges, les indifférences, les offenses à Dieu… le Ciel savait ce que donnerait la funeste messe de Vatican II et ses multiples dérives blasphématoires et sacrilèges.

L’orientation vers l’Orient
On comprend aussi pourquoi, après tant d’années de mauvaises pratiques les esprits sont complètement désorientés, y compris au plus haut niveau.
Depuis quelques mois, on rapporte les propos de cardinaux (Sarah), d’évêques , et même du pape émérite Benoît XVI lui-même, plaidant pour une orientation des prêtres vers l’Orient au moment de la consécration, ce qui implique qu’ils tournent le dos aux fidèles à ce moment-là.
Effectivement se tourner vers l’Orient c’est se tourner vers le soleil levant, vers le Christ et la Palestine. Mais ces gens-là oublient la Présence Réelle dans le tabernacle, oublient que le saint sacrifice de la messe renouvelle le sacrifice du Fils au Père, oublient -ou feignent d’ignorer- que les tabernacles ont disparu des autels… parce que s’ils reconnaissaient la prééminence de la Présence Réelle dans les églises et à la messe, une conclusion logique s’imposerait : il faudrait que les prêtres retrouvent leur position d’antan face à un tabernacle qui lui aussi reprendrait le chemin du centre du chœur d’où il n’aurait jamais dû partir.
Donc nous assistons à des raisonnements bancals effectués par des protestants qui s’ignorent. Ou plus exactement par des modernistes influencés par le nouvel œcuménisme : parler de l’orientation vers l’Orient sans faire référence à la Présence Réelle est compatible avec les autres églises chrétiennes que sont les Orthodoxes et les Protestants. Toujours ce besoin de perdre nos repères pour se rapprocher de schismatiques et d’hérétiques.
Ceux qui nous lisent comprennent mieux aussi pourquoi nous les traitons d’apostats : parce qu’ils ont oublié l’essentiel de ce qui constituait la seule religion d’origine divine : ce qui la rend divine justement : la Présence Réelle.
Faux débats, fausses solutions de vrais apostats protestantisés. Pauvre Eglise.

 

Conclusion

Est-il logique d’avoir un pape qui sera en 2016 le premier pape de l’histoire de l’Eglise à commémorer officiellement la Réforme ?
Est-il normal de voir un pape se rendre à Lund en Suède le 31 octobre prochain pour prendre part à la cérémonie commune luthérienne-catholique de commémoration du 500ème anniversaire du protestantisme ?
Est-il normal que l’objectif de l’événement, sur-médiatisé, soit d’exprimer les dons de la Réforme et demander pardon pour la division perpétuée par les chrétiens des deux traditions ?

Les dons de la Réforme ? Pour qui ?
Mais une fois de plus, qui a changé ? Les protestants ou l’Eglise catholique ? Et dans quel sens ?
N’est-elle pas dans une attitude flagrante de reniement de ses racines et dans une volonté d’éclipser -avant de faire disparaître- le plus beau miracle qui soit, perpétré chaque jour des milliers de fois dans le monde entier à chaque messe ? Un miracle que toutes les religions, protestantisme inclus, nous envient et pour lequel elle nous haïssent car il est la preuve de la divinité de Jésus-Christ et de l’origine divine de son œuvre.

Ça s’appelle un traître, un fossoyeur. Mais pas seulement.
Ils ont patiemment construit une nouvelle église, un nouveau bâtiment qui cache, masque et éclipse l’ancien.
Jean XXIII a posé la première pierre : la convocation du concile.
Paul VI en a creusé de solides fondations : concile réformateur réussi, déclaration Nostra Aetate, nouvelle messe, nouveau rite d’ordination des prêtres.
Jean-Paul II a construit le bâtiment, transformant la religion catholique en religion humanitaire : la religion de l’homme.
Benoît XVI a procédé aux finitions.
Maintenant le bâtiment a pris sa forme définitive, on sait à quoi il ressemble, il se révèle dans toute son horreur : elle est inimaginable.
François est là pour l’inaugurer. Cette notion est très importante car l’inauguration rend le bâtiment officiel, définitif. Ce que doit faire le pape François n’est pas une étape de plus, c’est la dernière étape. C’est pourquoi François est sans chiffre car il est le premier et le dernier. Le dernier pape de l’Eglise catholique. Le premier de la nouvelle église qu’il va inaugurer.
En attendant il place quelques nouvelles statues : saint Jean-Paul II, Luther…
Cette inauguration sera faite très prochainement. Probablement le 20 novembre, à la clôture du jubilé.
Mais attention, c’est à ce moment-là que le Seigneur interviendra et signifiera au démon la fin de son pouvoir, et procèdera à l’anéantissement de son monde. Un nouveau déluge, de feu cette fois-ci.

 

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