Saint Joseph les deux églises

Avec l’aide de saint Joseph, nous allons tenter de continuer à décrypter le mystère de la Passion de l’Eglise, point central de compréhension de la fin des temps. Cet article fait suite à celui sur le troisième secret de Fatima qui met en exergue deux choses : d’une part ce troisième secret annonce essentiellement -si ce n’est uniquement- la Passion de l’Eglise par l’apostasie du plus grand nombre jusqu’à sa tête elle-même (le pape), et d’autre part que la foi sera conservée par un petit nombre de fidèles regroupés dans ce que l’on appelle la Tradition, qu’elle soit de fait ou de cœur.

Dans un autre article récent, j’avais aussi fait le rapprochement entre la France et le Vatican, montrant que les deux plus grandes victoires de Satan sur l’Eglise, prophétisées par Albert Pike, avaient eu pour corollaire, de façon historique, un changement de régime en France :
– La chute des Etats Pontificaux, fin du règne temporel de la papauté et 3ème coup de canon de Pike, le 20 septembre 1870, fut précédée trois semaines avant de la chute de Napoléon III et de la proclamation de la 3ème République.
– La chute du pouvoir spirituel du Vatican, programme en plusieurs étapes rendu possible par l’élection du « Judas » Jean XXIII le 28 octobre 1958, et 4ème coup de canon de Pike, fut précédée quelques semaines avant de la chute de la 4ème République et de la proclamation de la 5ème.

D’où le titre de cet article, clin d’œil à l’artisan en France du nouveau régime -toujours en cours- parce qu’il a trait, parallèlement, à l’événement le plus important de l’histoire de l’Eglise : l’entrée dans sa Passion. Cet événement est hautement eschatologique car il a été prophétisé dans l’Apocalypse, et démontré, que seule la période de pouvoir de l’Antéchrist pourrait correspondre à une victoire -de courte durée- des forces du mal sur l’Eglise du Christ.
Mais Notre-Seigneur a promis, d’un autre côté, que son Eglise ne mourrait pas et qu’il resterait toujours avec elle.
Comment concilier deux paroles à priori contradictoires, celle d’une bête à qui « il fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre » (Apoc. 13:7) et la promesse de Jésus à son Eglise que « les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16:18) ?
Comment concilier cette promesse de sainteté résistant aux épreuves et au temps et les paroles de la Sainte Vierge à la Salette, affirmant que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » ?

Le Ciel ne se trompe pas et ne se contredit pas. Ce sont nos intelligences obscurcies qui doivent apprendre à concilier ce qui est en apparence inconciliable, en acceptant humblement les mystères divins au lieu de les refuser parce que nous ne les comprenons pas.
D’autre part, si on parvient néanmoins à donner un début d’explication à ces données qui semblent contradictoires, on peut aussi du même coup éclairer d’un jour nouveau les événements qui se sont déroulés depuis un siècle, et raccorder ceux-ci à notre échelle du temps eschatologique.
En d’autres termes, cette réflexion doit nous aider à déterminer à quel endroit nous sommes de la fin des temps.
Pour cela, saint Joseph va nous être d’un précieux secours.

 

St Joseph représente mystiquement le « mari » de l’Eglise

Pourquoi saint Joseph a t-il été proclamé patron de l’Eglise universelle ? Parce que le juste par excellence n’est pas que le père nourricier du Sauveur. Il est aussi devant les hommes l’époux de la Vierge Marie.

Or dans la mystique chrétienne, la Vierge Marie est à la fois la Mère de Dieu et son épouse : son véritable mari devant Dieu n’est pas Joseph mais le Saint-Esprit.
Nous devons conserver à l’esprit que « Tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre« .

D’autre part, l’Eglise enseigne qu’elle est l’épouse mystique du Christ. Elle joue dans ce cas le rôle de la Femme, de l’épouse sainte fidèle, comme le fut la Vierge Marie, son modèle.

Donc nous avons en réalité un couple céleste et un couple terrestre :
Le couple céleste c’est la Vierge Marie mariée au Saint-Esprit.
C’est aussi, sur le même modèle, l’Eglise mariée à Jésus-Christ.
Et le couple terrestre, c’est la Vierge Marie mariée à saint Joseph.
Sur le même modèle, pour l’Eglise, celui qui sur la terre représente le Christ, et donc mystiquement son époux, c’est le pape, vicaire du Christ.

Le pape joue donc le même rôle que celui de saint Joseph : être aux yeux des hommes le mari putatif; c’est à dire celui qui pense être le mari, alors qu’il n’en est que l’éminent représentant.

Ceci est confirmé au moins de trois manières :

1) Par Marie d’Agréda, qui explique, au sujet de saint Joseph : « Le Seigneur le regarda avec une grande complaisance, et le distingua entre toutes les autres créatures; car il l’accepta pour son père putatif, et lui en donna le titre« .

2) Par saint Paul, précisant au sujet du Christ : « Voici qu’il est la tête de ce corps qui est l’Eglise, le chef, le premier ressuscité » (Colossiens 1:18), confirmé par saint Irénée : « Celui qui s’est constitué chef de l’Eglise« , parlant du Christ. Le Christ est donc le véritable chef de l’Eglise, le pape n’étant que son représentant, son vicaire.

3) Par les oraisons de la sainte Eglise, car les litanies de saint Joseph se terminent par l’invocation suivante :
« – Il l’a établi le chef de sa maison
– Et l’intendant de tous ses biens »
Or cette invocation est la même en introduction de la prière pour le pape.

On retrouve donc régulièrement cette même distinction et cette même symbologie :
Sur terre l’épouse c’est l’Eglise (figurée par la Sainte Vierge au Ciel) et l’époux putatif c’est le pape (figuré par saint Joseph au ciel).

 

L’Eglise éclipsée par elle-même

La Sainte Vierge à la Salette nous a donné une information précieuse : « L’Eglise sera éclipsée« .
Beaucoup veulent séparer l’Eglise conciliaire actuelle, apostate et hérétisante, de ce qu’elle fut et qui perdure dans la Tradition, justement à cause de cette promesse de pureté et de sainteté, comme s’il y avait deux églises.
Oui et non, comme notre ville-symbole, Colombey les deux églises : une seule ville pour deux églises.
Tout le mystère de la Passion de l’Eglise est là : elle est éclipsée par elle-même, c’est à dire que même si on distingue entre les deux églises, celle qui est restée pure de celle qui se prostitue avec le monde, elles n’en constituent qu’une seule.

Revenons au parallèle avec l’épouse. L’apostasie s’apparente bibliquement à un adultère ; voir en l’Eglise apostate, défaillante et hérétique la Grande Prostituée de l’Apocalypse est une idée juste, mais ce n’est pas parce qu’elle est adultère et qu’elle se prostitue qu’elle perd son statut d’épouse !

Le Christ a vécu une situation similaire lors de sa Passion : qui pouvait voir dans ce corps torturé, sanguinolent et pour finir sans vie, celui du Dieu fait-homme, réputé immortel ? La mise à mort de Jésus était le seul moyen pour les juifs de vérifier s’il était le Messie ou pas, car s’il est le Messie il est Dieu et Dieu est immortel. Les pharisiens en font la remarque à Jésus, à juste titre. Et quand sur la croix ils lui disent qu’ils croiront en lui s’il descend de la croix et se sauve, il ne s’agissait pas d’énièmes insultes mais bien d’un aveu : ils ne peuvent croire qu’en un Messie Fils de Dieu et donc en un Messie immortel. Même Satan fut leurré, car il ne pouvait pas imaginer un seul instant que la Rédemption nécessitait la mort du Sauveur. S’il l’avait su, il n’aurait surtout pas cherché à le mettre à mort. Mais lui aussi avait besoin de savoir quelles seraient les limites de la nature humaine du Christ, si celui-ci pouvait accepter la mort ou pas.

Il en va de même pour l’Eglise : à l’image de son divin maître, seule l’Eglise peut et doit mourir et accomplir à l’échelle du monde entier ce qui fut l’œuvre de l’homme-Dieu. Si ce n’est pas l’Eglise qui meurt, si celle-ci est remplacée par un corps étranger (une contre-église), cela reviendrait à dire que le Christ n’est pas mort sur la croix, qu’on lui a substitué quelqu’un d’autre. Or ce n’est pas possible.
Il faut donc que l’Eglise se fasse péché et meure ignominieusement à l’exemple de son divin maître. Mais comme le Christ, seule sa dimension humaine meurt ; la dimension divine n’est pas atteinte. Pour l’Eglise catholique, on peut expliquer ce mystère par le fait que demeure, parallèlement à l’immense majorité du troupeau ayant apostasié, un petit nombre resté fidèle à la foi, non dénaturée et non avilie, cette foi de l’Eglise sainte et pure de toujours qui perdure à travers eux.
On l’a vu, il s’agit ici de l’essentiel du troisième secret de Fatima.
Mais, et c’est essentiel d’admettre cela, les deux troupeaux, l’apostat et le fidèle, font partie de la même Eglise, comme le bon grain et l’ivraie poussent dans le même champ.

Comment mieux comprendre ces deux faces d’une seule et même Eglise, concilier ces deux parties en apparence contradictoires ?
Par un épisode similaire de la vie de saint Joseph : le moment où il doute de la pureté et de la sainteté de sa femme, lorsqu’il s’aperçoit de sa grossesse.

 

Saint Joseph lui aussi doute de la sainteté de sa femme

Ce magnifique passage fut relaté en détail par Marie d’Agréda dans son ouvrage sur la vie divine de la Sainte Vierge Marie. Les écrits de Marie d’Agréda sont dits inspirés par le Saint-Esprit, et contiennent un grand nombre de détails qui nous éclairent sur la vie de la Sainte Famille.

A partir de ces écrits, je vais me permettre de mettre en parallèle la situation de saint Joseph avec la nôtre aujourd’hui. Nous allons considérer que saint Joseph figure ici l’Eglise restée fidèle, à savoir tous ceux qui restent attachés à une foi pure, et une doctrine et une liturgie non altérées par les innovations modernistes.
Pour simplifier, il s’agit de tous ceux restés attachés à la Tradition, à commencer par la Fraternité saint Pie X, et les sympathisants de tous horizons.
J’avais d’ailleurs évoqué dans le précédent article l’éventualité d’un pape-bis, un pape caché, à partir de 1958, en me basant sur l’élection non reconnue mais réelle, du cardinal Siri à la place de Jean XXIII et écartée par la franc-maçonnerie ecclésiastique. Cette possibilité d’une église en exil, donc semblant être détachée du corps mais en réalité partie constituante -mais saine- d’une seule et même Eglise et qui représenterait l’Eglise sainte qui ne meurt pas, n’est pas à écarter, car ce serait elle celle du « vrai » Joseph. Le cardinal Siri ne s’appelait-il pas Guiseppe, soit Joseph en italien ? Et sa mort en 1989 avait été précédée de la mise à l’écart de celle qui a sauvé la Tradition et que l’on fait croire depuis qu’elle a quitté l’Eglise alors qu’en réalité elle en est la partie saine, à savoir la Fraternité saint Pie X la bien nommée. Car celui qui lui a donné son nom, le pape Pie X, s’appelait Guiseppe Sarto. Ainsi donc une succession apostolique parallèle a commencé en 1958 avec Joseph Siri, qui passe le relais à sa mort à Joseph Sarto, c’est à dire la Fraternité saint Pie X, l’entité en elle-même jouant le rôle du mari putatif. Une série de Joseph, les vrais, ceux qui font perdurer la sainteté et la pureté de l’Eglise.
Car « tout ce qui est lié dans le ciel ne peut être délié sur la terre » : l’Eglise reste mariée à Joseph, encore faut-il savoir reconnaître les bons Joseph et non les imposteurs qui éclipsent la véritable Eglise, bien qu’ils en fassent partie.

Eh bien ces « Joseph » doutent à juste titre de la sainteté de leur épouse car ils vivent le mystère de la Passion de l’Eglise de la même façon que saint Joseph vécu ce qu’il prenait pour l’infidélité de sa femme.
Ce mystère sera levé quand le Seigneur en personne leur révèlera que son épouse mystique est restée sainte et pure grâce à leur action et leur abnégation, malgré toutes les attaques, les calomnies et les pièges de l’ennemi.

Ceci explique aussi le sens de la mission particulière assignée par Dieu à Mgr Lefebvre, et le fait que son successeur Mgr Fellay ressente le besoin de jouer le rôle du pape (consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, croisade du rosaire à l’occasion du centenaire de Fatima, signature de la Correctio Filialis…) sans en revendiquer la fonction. Parce que saint Joseph agit derrière lui en tant que saint patron de l’Eglise véritable.

Précisons un point : l’épisode de la découverte de la grossesse de la Sainte Vierge par saint Joseph est très sommairement décrite dans l’évangile par saint Matthieu, et celui-ci précise qu’à ce moment-là ils n’avaient pas encore habité ensemble, et que Marie était fiancée.
Or Marie d’Agréda explique que la Sainte Vierge et saint Joseph s’étaient mariés le jour des 14 ans de la Sainte Vierge, donc le 8 septembre précédent le 25 mars de l’Annonciation, et qu’il habitaient déjà ensemble à Nazareth. Contradiction ? Non, comme souvent dans l’évangile, mystère divin qui ne peut se comprendre que par des âmes habitées par le Saint-Esprit.
D’autre part, Marie d’Agréda indique que saint Joseph ne s’aperçoit de cette grossesse qu’au 5ème mois, donc après la Visitation et même après la naissance de Jean-Baptiste, et que ses doutes vont durer deux mois, jusqu’au songe libérateur : ce qui tient en une ligne dans l’évangile dure en réalité deux mois !
L’explication de ces mystères a probablement été donnée par les Pères de l’Eglise, même si je ne la connais pas, mais je me permets d’en avancer une :
C’est au retour de Marie après la Visitation (le 5è mois) que saint Joseph s’aperçoit qu’elle est enceinte, mais c’est 2 mois après qu’il reçoit le songe libérateur du Seigneur. Donc l’évangile, bien qu’ils soient mariés, considère qu’ils ne sont que fiancés (devant le ciel) tant que saint Joseph n’a pas confirmé sa future paternité du Seigneur et accepté le mystère de l’Incarnation : c’est donc après l’acceptation de Joseph que les époux sont enfin définitivement mariés devant Dieu car alors la Sainte Famille est constituée, après le libre choix des deux époux ; dorénavant ils peuvent « habiter ensemble » même si c’était le cas auparavant : il fallait que le lien mystique soit constitué pour que le Ciel le reconnaisse au niveau temporel. Ceci prouve une fois de plus la prééminence du lien mystique sur le temporel : tout ce qui sera lié dans le ciel…

Dernière précision qui a aussi son importance : le Ciel cache volontairement aux hommes et au démon de nombreux mystères afin de préserver les siens. Marie d’Agréda confirme que le Ciel a caché au démon la dignité de la Vierge Marie, sinon les anges déchus auraient tenté de tout détruire.  Idem pour le Messie, ils avaient des doutes, l’appelaient Fils du Très-haut (comme d’autres probablement) mais ne pouvaient avoir la certitude qu’il s’agissait du Messie, ne serait-ce parce « qu’aveuglés par leur orgueil démesuré, ils ne purent jamais pénétrer le mystère de l’humilité du Sauveur« . D’où ce que j’expliquais tout à l’heure : la nécessité pour Satan et ses comparses de mettre à mort le Messie afin que le doute soit levé.
Le démon ne connaîtra la vérité qu’au moment du Vendredi saint, et même au matin de Pâques. Donc il en sera de même pour l’Antéchrist : on ne connaîtra sa véritable identité qu’une fois sa chute accomplie ; tant que l’Antéchrist n’est pas mort, et l’Eglise ressuscitée, nous ne pourrons pas connaître entièrement la révélation. Nous pouvons seulement formuler des présomptions.
Il en est de même pour un éventuel grand monarque. Le démon ne peut persécuter que de supposés prétendants et il faut qu’il y en ait pléthore pour brouiller les pistes. Mais le bon ne sera révélé qu’une fois le mystère accompli.
« Les démons ignorent les secrets du Grand Roi«  précise Marie d’Agréda, paraphrasant saint Raphaël dans le livre de Tobie : « Il est bon de tenir cachés les secrets d’un roi » (Tobie 12:7).
C’est pourquoi personne sur terre ne doit connaître trop tôt les secrets de la fin des temps car sinon nous donnerions de précieux renseignements à Satan.

 

Saint Joseph a douté comme nous doutons, nous aussi, du mystère divin

Comme son nom l’indique, le mystère d’iniquité est un mystère ; nous ne pourrons jamais le comprendre parfaitement. Il faut se soumettre à la volonté divine et accepter les zones d’ombres comme autant de saint mystères qui ne doivent pas être révélés avant le temps fixé.
Nous devrions méditer les reproches de la Sainte Vierge à Pellevoisin tellement ils sonnent juste aujourd’hui : « Tu as bien le caractère du français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. »
Seule l’humilité fait bon ménage avec la sainteté et la foi en l’immensité de la Providence divine.

Grâce aux révélations de Marie d’Agréda, voyons comment saint Joseph vécu lui aussi ce temps d’épreuve, et permettons-nous un parallèle avec les « Joseph » de notre temps.

La dénonciation de l’épouse
Saint Joseph s’aperçoit de la grossesse de Marie « dans le cinquième mois » (probablement au début). Saint Joseph est « le gardien » de la Sainte Mère de Dieu et pourtant il ignore alors « le mystère de son épouse ».
Parallèle :
On peut considérer que le gardien actuel de la sainte Eglise, la FSSPX, ignore encore les mystères de son épouse ; la Fraternité joue le rôle du père terrestre, le rôle mystique de l’époux sur la terre , mais elle ignore (et nous aussi) le secret de la sainte Eglise, même si nous commençons à le percevoir, bien imparfaitement. Seule la foi vivra et sera notre guide (la Salette).

Saint Joseph en souffre mais ne s’en ouvre pas à son épouse, seulement à Dieu. Cette situation de souffrance dure un certain temps.
Parallèle :
La Tradition elle aussi souffre de la situation mais ne peut pas pour autant accuser l’Eglise en elle-même. Elle ne comprend pas que cette dernière soit devenue la grande prostituée, elle qui était sainte, et ne peut se résoudre à l’admettre. Elle souffre en silence et se pose beaucoup de questions.
Cela commence au 5è mois (à la 5è trompette) puis durera tout le temps de la 6è période, car la libération aura lieu au début du 7ème mois, donc à la sonnerie de la 7ème trompette, qui est aussi la résurrection des témoins ; or la Tradition représente les témoins.

D’où la lente dégradation du gardien de la foi et de la vérité
« Il sentit diminuer ou s’épuiser les forces de son corps, et, bien qu’il ne fut réellement atteint d’aucune maladie déterminée, il s’affaiblit et maigrit beaucoup, et sa physionomie trahissait la sombre et profonde mélancolie qui l’affligeait. Et comme, il la tenait secrète, sans la communiquer à personne et sans chercher au dehors aucun soulagement (comme le font ordinairement les autres hommes), il en résultait que les peines que le saint souffrait étaient naturellement plus grandes et plus incurables. »

Il n’appartient à personne de dévoiler le secret du roi
De son côté, sa Femme est toujours sainte, même s’il ne s’en rend pas compte, mais elle ne peut révéler le secret du Roi :
« Le cœur de la très pure Marie n’était pas pénétré d’une moindre douleur; mais quoiqu’elle fût très-grande, sa généreuse magnanimité l’était encore davantage, et par cette vertu, elle ne tenait presque aucun compte de ses peines, mais elle ne s’en préoccupait pas moins de celles de sou époux Joseph, de sorte qu’elle résolut de l’aider en toutes choses plus que jamais et de redoubler les soins qu’elle prenait de sa santé. Et comme notre très-prudente Reine se faisait une loi inviolable d’agir en toutes ses actions avec plénitude de sagesse et de perfection, elle continuait à cacher la vérité du mystère qu’elle n’avait pas ordre de découvrir, et bien que seule elle eût pu, en le lui révélant, tranquilliser saint Joseph , elle s’en abstint, pour respecter et garder, le secret du Roi céleste. »
Cette notion de secret du Roi, vécu par la Sainte Famille, est une des clés de la fin des temps.

Saint Joseph se disait : « Est-il possible qu’une femme aussi vertueuse et en qui la grâce du Seigneur se manifeste avec tant d’éclat, me mette dans une telle perplexité ? Comment concilier cette prudence, cette sainteté avec les signes qui me la font paraître infidèle à Dieu, infidèle à a l’époux qui l’aime si tendrement? »
Parallèle :
C’est exactement la même interrogation qui agite la Tradition. Seul l’Antéchrist peut expliquer une telle interrogation, une telle angoisse, une telle inquiétude, une telle torture morale.

Saint Joseph décide quitter Marie
Joseph raisonnait ainsi : « Cacher le fait est impossible ; car le temps ne le découvrira que trop, quand bien même je fermerais maintenant mes yeux et ma bouche. Me reconnaître l’auteur de cette grossesse serait un vil mensonge aussi contraire à ma conscience qu’à ma réputation. Je ne puis, ni m’attribuer la paternité, ni remonter à une cause que j’ignore. Que ferai-je donc dans un tel embarras?  Le parti le moins fâcheux, ce sera de m’absenter et de quitter ma maison avant le moment de la délivrance, où je me trouverais plus confus et plus affligé sans savoir quel conseil suivre, quelle détermination prendre, en voyant chez moi un enfant qui ne m’appartiendrait pas. »
Parallèle :
Oui on se retrouve dans une situation difficile où si l’on veut rester pur et fidèle, la seule solution est de s’éloigner de l’épouse… d’où un choix qui peut sembler bancal aux yeux du monde mais sage aux yeux de Dieu, de « partir sans s’en aller » c’est à dire de rester dans l’Eglise mais sans s’associer à ses abominations. Comme un demi-schisme ; comme une séparation sans divorce. Exactement la situation vécue par la Fraternité saint Pie X depuis 1988.

La Sainte Vierge, voyant l’affliction de son époux, demande à son divin Fils de le soulager.
1) elle lui envoie des anges qui le rassurent par leurs inspirations, « lui persuadant de nouveau que son épouse Marie était très-sainte et très-parfaite, et qu’on ne pouvait croire d’elle aucune chose indigne de sa vertu; que Dieu était incompréhensible dans ses oeuvres et impénétrable dans ses jugements ».
2) le Très-Haut lui répond : « Ma Colombe et ma Bien Aimée, je consolerai bientôt mon serviteur Joseph, et quand je lui aurai déclaré par l’organe de mon ange le mystère qu’il ignore, vous lui en pourrez parler, et lui direz clairement tout ce que j’ai opéré en vous, sans désormais vous renfermer à cet égard dans le silence. Je le remplirai de mon Esprit, et le rendrai capable de ce qu’il doit faire dans ces mystères. »
Parallèle :
Le pontificat de Benoît XVI fut une bouée de sauvetage pour la Tradition, notamment par le biais de deux faits majeurs : le motu proprio sur la messe Tridentine du 7 juillet 2007, qui rétablit et autorise l’usage de la messe de toujours dans l’Eglise universelle ; et la levée des excommunications pesant sur les évêques de la Fraternité le 21 janvier 2009.
Par ce biais les serviteurs de Dieu sont consolés puisque l’Eglise reconnaît leur appartenance en son sein, même s’il n’y a pas encore de reconnaissance canonique ; toujours est-il que le péché qui séparait les deux entités est lavé. Désormais le schisme appartient au passé.
Marie d’Agréda révèle que Siméon, lors du mariage de la Sainte Vierge, la prévient 9 jours à l’avance. Idem pour le mystère de l’Incarnation : Marie est préparée 9 jours durant avant la venue de l’ange.
Il faut donc 9 jours pour préparer à un grand mystère.
Un jour = un an. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la levée des excommunications, car le 21 janvier 2018, cela fera neuf ans. Et s’il s’agissait d’un premier geste du Ciel pour confirmer le gardien de la foi dans son rôle, afin de le préparer à la grande révélation du mystère le 9è jour, c’est à dire 9 ans après ?
N’oublions pas non plus le parallèle fait dans l’article précédent avec la France, qui figure le peuple de Dieu : or la levée des excommunications s’est faite un 21 janvier, jour funeste de la fin de la monarchie très chrétienne, et pourquoi pas, 9 ans après, jour de la résurrection des témoins, donc du peuple fidèle, donc des tradis, donc de la France ! La revanche du Ciel sur les ténèbres.

Saint Joseph vécu deux mois dans cette grande affliction, donc du 5è au 7è mois
Au bout de deux mois, il décide de partir la nuit suivante.
Explication du mystère :
« Sa divine Majesté permit que la très-sainte Vierge et son saint époux fussent réduits à cette extrémité de douleur intérieure, afin que, outre les mérites qu’ils amassaient par un si long martyre, le bienfait de la consolation divine fut en eux et plus admirable et plus singulier. »
Marie continua à « pratiquer les vertus les plus excellentes, comme celle de la magnanimité, en supportant les afflictions, les soupçons et les résolutions de saint Joseph; celle de la prudence, en considérant que le mystère qu’elle renfermait était grand, et qu’il ne convenait pas qu’elle le découvrit de son propre mouvement; celle du silence, en se rendant maîtresse de sa langue, comme une femme forte qui se distinguait entre toutes les autres, sachant taire ce que tant de raisons humaines l’auraient portée à déclarer; celle de la patience, en souffrant sans se plaindre, et celle de l’humilité, en ne dissipant pas les soupçons de son époux. Elle exerça d’une manière admirable beaucoup d’autres vertus dans cette épreuve, pour nous enseigner à attendre le remède du Très-Haut dans les plus grandes tribulations. »
Parallèle :
Saint Joseph reste dans l’affliction et le doute environ deux mois, soit 60 jours. Nous avons vu que l’Eglise est entrée dans sa 60ème année d’affliction le 28 octobre dernier, puisque le drame de sa Passion commence avec l’avènement de Jean XXIII. 60 jours = 60 ans. La durée est la même.
De plus, on sait par saint Paul que pour être reconnue veuve, une femme ne doit avoir eu qu’un seul mari et atteint l’âge de 60 ans. Notre Eglise-femme, veuve du vrai saint Joseph depuis qu’un imposteur a pris sa place depuis 60 ans, est enfin officiellement veuve depuis quelques jours. C’est pourquoi le mystère peut désormais se lever et tout peut se déclencher.

Le songe de saint Joseph : la révélation
L’ange Gabriel lui révèle alors les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption : « Joseph, fils de David, n’hésite pas à prendre chez toi Marie, ton épouse. Car ce qui est né en elle vient du Saint-Esprit. Elle va mettre au monde un fils ; tu lui donnera le nom de Jésus (c’est à dire Sauveur) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1:21)

Pourquoi un songe ?
« Son trouble ayant commencé par les sens, à la vue de la grossesse de son épouse, il était juste qu’ils fussent comme mortifiés et. privés de la vision angélique, et que la vérité ne fût point introduite dans l’âme par leur organe, puisqu’ils avaient donné l’entrée à la tromperie ou su soupçon. Une troisième raison qui a beaucoup de rapport à celle-là, est parce que saint Joseph, bien qu’il ne commit aucun péché, souffrit un trouble tel, que ses sens contractèrent une espèce de souillure (lui les rendit indignes de la vue et de la communication du saint ange) ; il fallait par conséquent que l’ambassadeur céleste lui parait dans un moment où les sens scandalisés auparavant, fussent interdits par la suspension de leurs opérations; dans la suite, le saint homme étant revenu à soi, se purifia et se disposa par plusieurs actes, comme je le dirai, à recevoir les influences du Saint-Esprit, car son trouble les eût écartées. »
Parallèle :
Donc à la fin des temps, ce n’est pas par les sens qu’on peut avoir la révélation, car ceux-ci sont trop souillés par l’esprit de l’Antéchrist.
Car les péchés, même légers, le rappelle Marie d’Agréda, sont un des plus grands obstacles à des rapports vraiment familiers avec Dieu et ses anges.
C’est pourquoi, soulignons-le, il n’est pas possible que durant le règne de l’Antéchrist et le veuvage de l’Eglise il y ait des manifestation sensibles et visibles du Ciel ; seuls la communication par les songes et les prophéties par des hommes non officiellement désignés (mais possédant une foi vivante – cf saint Pierre citant Joël le jour de la Pentecôte) sont envisageables.
D’ailleurs elle ajoute que Joseph « ne vit point l’ange sous une forme sensible » mais « il en entendit seulement la voix et connut le mystère« .

Il y a bien malgré tout une séparation mystique (comme la séparation sensible de la Fraternité d’avec Rome) car il est dit : « Des termes dont l’ambassadeur céleste se servit, on doit conclure que le saint avait déjà, par la pensée, quitté la très-pure Marie, puisqu’il lui ordonna de la recevoir sans crainte. »

Ensuite, le comportement de Joseph :
« Il fit des actes héroïques d’humilité et de reconnaissance »
« Par cette révélation et ces actes de vertu, l’esprit du saint recouvra sa sérénité et se trouva disposé à recevoir de nouveaux effets du Saint-Esprit ».
Il y a donc une préparation, un temps qui permet de recouvrer la sainteté et à se préparer à recevoir à nouveau l’épouse ; depuis le 21 janvier, la Fraternité multiplie les initiatives qui rendent grâce à Dieu et la préparent : croisade du rosaire d’un an pour les cent ans de Fatima (50 millions !), consécration de la Russie, signature de la Correctio Filialis…

Et « quand l’heure fut arrivée,
il se présenta à la chambre de notre divine Dame, qui l’attendait avec douceur et complaisance. »
Parallèle
Il ne faut pas oublier que ceci correspond à l’entrée dans la 7ème période, au Tollite lapidem : en l’occurrence saint Joseph représente l’Eglise pure dont il est le gardien et le patron : c’est elle qui doit ôter la pierre pour boire (Cotignac), la même pierre qui est celle de son tombeau (Lazare): il doit l’ouvrir 42 mois après, le 4è jour de Lazare. Lazare, qui était l’ami préféré de Jésus-Christ, comme les Témoins sont ses serviteurs préférés.
La résurrection des témoins s’effectue au moment où la Femme dans le ciel apparaît, en préalable à la 7ème trompette. C’était le sens du 23 septembre dernier.

La résurrection
Au petit matin il se précipite aux pieds de son épouse ; reconnait que « le secret du grand Roi lui a été découvert » et qu’elle est la Mère de son Seigneur et son Dieu.
Parallèle :
Pour nous, on aura confirmation que l’Eglise est bien l’épouse de Dieu – mais l’Eglise est éclipsée ; la véritable se trouve dans le cœur des justes, les fidèles témoins qui ont conservé une foi pure et vivante, disséminés sur toute la terre, et que la Fraternité va rassembler- c’est cette véritable église qui va prendre conscience de son état au moment où l’autre s’effondre.

La Sainte Vierge peut enfin lui révéler ce qu’elle sait ; et elle lui chante le cantique du Magnificat !
« C’est alors qu’il comprit clairement, entièrement sa grandeur, parce qu’il découvrit en même temps l’intégrité et la pureté virginale de la Princesse du ciel, et le mystère de sa dignité; il vit et reconnut dans son très-chaste sein l’humanité sacrée de l’Enfant-Dieu, et l’union des deux natures en la personne du Verbe. »
Tout se passe donc le jour où il retrouve son épouse, le jour de la Révélation du secret du roi, le jour du Magnificat, qui est le plus beau chant d’action de grâce messianique connu.

 

L’autre Eglise

Et l’autre Eglise alors, celle dirigée par un imposteur, celle qui a apostasié, renoncé à sa mission de conversion des infidèles au Christ-Sauveur, celle qui a rendue la doctrine compatible avec le monde de Satan et dénaturé la liturgie ? Celle qui est devenue la Grande prostituée en s’accommodant avec le monde, c’est à dire avec ses pires ennemis ? Celle qui a transformé la religion du Christ en religion de l’homme, en organisation humanitaire, qui soigne les corps et néglige les âmes ? Autrement dit la Rome actuelle depuis le concile Vatican II ?
Cette Eglise a été décrite par de nombreuses prophéties, à commencer par l’Apocalypse, mais aussi par la Sainte Vierge à Quito ou à la Salette, et par de nombreuses mystiques, comme Marie-Julie Jahenny, Anne-Catherine Emmerich, Marie des Vallées…
Elle a aussi été décrite dans les projets de la franc-maçonnerie, qui avait annoncé il y a bien longtemps son plan d’infiltration pour détruire l’Eglise de l’intérieur.

Il y a des livres entiers sur le sujet. Nous reprendrons seulement la description qu’en a faite Anne-Catherine Emmerich, mystique reconnue et béatifiée par l’Eglise, dont les écrits furent inspirés par l’Esprit-Saint, car non seulement ils constituent une excellente synthèse de la situation, mais ils sont tellement criant de vérités que cela se passe de commentaire. Surtout avec le recul que nous avons aujourd’hui.

En voici quelques extraits particulièrement frappants :

Sur la durée
«J’appris que Lucifer doit être déchaîné pour un temps, cinquante ou soixante ans avant l’an 2000 du Christ, si je ne me trompe.»
Ceci corrobore ce que nous écrivions tout à l’heure : 60 années qui commencent avant l’an 2000. Exact, de 1958 à 2018, c’est maintenant sûr à 100%, la suite va nous le confirmer.

La démolition de l’Eglise
« J’ai vu des gens de la secte secrète saper sans relâche la grande Église… »

 «Je vis l’Église de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations»
«Des lignes de manœuvres occupés de ce double travail s’étendaient à travers le monde entier et je fus étonnée de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de gros morceaux ; c’étaient particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle : ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture. Ils avaient d’ailleurs des vêtements de toute espèce ; il se trouvait parmi eux des hommes de distinction, grands et gros avec des uniformes et des croix, lesquels, toutefois ne mettaient pas eux-mêmes la main à l’ouvrage, mais marquaient sur les murs avec la truelle, les places où il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.
Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue ; il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le saint Sacrement».

 «J’ai vu l’église de saint Pierre : elle était démolie, à l’exception du choeur et du maître-autel».
Il ne restera donc pas grand chose, l’Eglise sera réduite à l’essentiel, à ce que ne peut toucher Satan.

«Lorsque je vis les démolisseurs, je fus émerveillée de leur grande habilité. Ils avaient toutes sortes de machines ; tout se faisait suivant un plan ; rien ne s’écroulait de soi-même. Ils ne faisaient pas de bruit ; ils faisaient attention à tout ; ils avaient recours à des ruses de toute espèce, et les pierres semblaient souvent disparaître de leurs mains.
Quelques-uns d’entre eux rebâtissaient ; ils détruisaient ce qui est saint et grand et ce qu’ils édifiaient n’était que du vide, du creux, du superflu. Ils emportaient les pierres de l’autel et en faisaient un perron à l’entrée».

« Je vis les manquements et la décadence du sacerdoce, ainsi que leurs causes. Je vis les châtiments qui se préparent.  Les serviteurs de l’Église sont si lâches ! Ils ne font plus usage de la force qu’ils possèdent dans le sacerdoce. »
« Ah ! Si jamais les âmes réclament ce qui est leur dû par le clergé qui leur occasionne tant de pertes par son incurie et son indifférence, ce sera quelque chose de terrible !
Ils auront à rendre compte pour tout l’amour, toutes les consolations, toutes les exhortations, toutes les instructions touchant les devoirs de la religion, qu’ils ne nous donnent pas, pour toutes les bénédictions qu’ils ne distribuent pas, quoique la force de la main de Jésus soit sur eux, pour tout ce qu’ils omettent de faire à la ressemblance de Jésus. »

 « J’ai eu une vision touchant les fautes innombrables des pasteurs et l’omission de tous leurs devoirs envers leur troupeau. Je vis beaucoup de bons et pieux évêques, mais ils étaient mous et faibles et le mauvais parti prenant souvent le dessus. »

« Je vis dans une ville, une réunion d’ecclésiastiques, de laïques et de femmes, lesquels étaient assis ensemble, faisant bonne chère et se livrant à des badinages frivoles, et au-dessus d’eux, un brouillard obscur qui aboutissait à une plaine plongée dans les ténèbres . Au milieu de ce brouillard, je vis Satan siéger sous une forme hideuse et, autour de lui, autant de compagnons qu’il y avait de personnes dans la réunion qui était au-dessous. Tous ces mauvais esprits étaient continuellement en mouvement et occupés à pousser au mal cette réunion de personnes. Ils leur parlait à l’oreille et agissaient sur eux de toutes les manières possibles. Ces gens étaient dans un état d’excitation sensuelle très dangereux et engagés dans des conversations folâtres et provocantes. Les ecclésiastiques étaient de ceux qui ont pour principe «Il faut vivre et laisser vivre. Il ne faut pas à notre époque affecter de se tenir à part ni faire le misanthrope : il faut se réjouir avec ceux qui se réjouissent ».
«Comme il (Satan) parlait de son droit et que ce langage me surprenait beaucoup, je fus instruite que réellement il acquérait un droit positif quand une personne baptisée qui avait reçu par Jésus-Christ le pouvoir de le vaincre se livrait au contraire à lui par le péché librement et volontairement»
«Je vois une quantité d’ecclésiastiques frappés d’excommunication, qui ne semblent pas s’en inquiéter ni même le savoir. Et pourtant, ils sont excommuniés, quand ils prennent part à des entreprises, qu’ils entrent dans des associations et adhèrent à des opinions sur lesquelles pèsent l’anathème. »
Elle parle ici de la franc-maçonnerie et du communisme, deux types de sociétés et d’idéologies dûment dénoncées et frappées d’anathème par plusieurs papes.

«Je vis croître la tiédeur du clergé local, je vis un grand obscurcissement se faire.
Alors la vision s’agrandit de tous côtés. Je vis partout les communautés catholiques opprimées, vexées, resserrées et privées de liberté. Je vis beaucoup d’églises fermées. Je vis de grandes misères se produire partout. Je vis des guerres et du sang versé. Je vis le peuple farouche, ignorant, intervenir avec violence»
«Je vis le secours arriver au moment de la plus extrême détresse».
Elle parle ici de l’Eglise saine, celle qui est opprimée (la Tradition), qui sera sauvée miraculeusement : le juste vit de cette espérance.

L’Eglise des apostats
«Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Église légitime et se diriger vers l’autre, disant : «Là tout est plus beau plus naturel et mieux ordonné».
Elle emploie elle-même le terme d’église d’apostats, alors que nous sommes au début du 19ème siècle ; rappelons qu’il s’agit de visions divines ! Et elle décrit la désorientation diabolique qui en découle.

« Je vis des choses déplorables : on jouait, on buvait, on bavardait, on faisait la cour aux femmes dans l’église, en un mot on y commettait toutes sortes d’abomination. »
« Les prêtres laissaient tout faire et disaient la messe avec beaucoup d’irrévérence. J’en vis peu qui eussent encore de la piété et jugeassent sainement les choses. Tout cela m’affligea beaucoup. »

 « Il (mon Époux céleste) me montra aussi dans des tableaux innombrables la déplorable conduite des chrétiens et des ecclésiastiques, dans des sphères de plus en plus vastes s’étendant à travers le monde entier et où mon pays était compris. C’était un tableau immense et indiciblement triste qu’il est impossible de décrire. Il me fut aussi montré qu’il n’y a presque plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot. Cette vision m’a remplie de tristesse.
Je vis dans l’avenir la religion tombée très bas et se conservant seulement par endroits dans quelques chaumières et dans quelques familles que Dieu a protégées aussi des désastres de la guerre. »
Même le plus ignorant des conciliaires reconnaîtra « qu’il n ‘y a plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot », sans se rendre compte qu’il signe là sa propre condamnation et nous prouve que nous vivons dans la société de l’Antéchrist. Et AC Emmerich confirme aussi que la foi ne sera conservée que très minoritairement.

« Je vis bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le choeur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Au-dessous était un sombre caveau plein de brouillard.
Sur la première partie je vis traîner un siège…… »
«….sur la seconde un bassin plein d’eau. L’eau seule paraissait avoir quelque chose de sanctifié…..»
«….Sur la plus élevée une table»
«Tout dans cette église, était obscur, à contre-sens et sans vie : il n’y avait que dérision et que ruine»
N’a-t-on pas remplacé les autels par des tables, et placé très souvent le siège du prêtre à la place du tabernacle ?

« Pourtant l’Église traditionnelle (toute imparfaite et obscurcie qu’elle soit, pour ne point savoir la lumière qui l’attend) était comme un arbre plein de sève en comparaison de l’autre qui ressemblait à un coffre plein d’objets inanimés. Je vis que beaucoup des instruments qui étaient dans la nouvelle église, comme par exemple des flèches et des dards, n’étaient rassemblés que pour être employés contre l’église vivante. »
Intéressant qu’elle emploie l’expression d’Eglise traditionnelle pour désigner l’Eglise saine, par rapport à l’autre. Et elle annonce qu’une grande lumière l’attend ! Oui ! courage et confiance !

« Je voyageai à travers une contrée sombre et froide et j’arrivai dans la grande ville . J’y vis de nouveau la grande et singulière église qu’on y construisait ; il n’y avait là, rien qui fut saint ; je vis cela de la même manière que je vis une œuvre catholique, ecclésiastique, à laquelle travaillent en commun des anges, des saints et des chrétiens ; mais ici le concours était donné sous d’autres formes plus mécaniques. Je ne vis pas un seul ange, ni un seul saint coopérer cette œuvre. »

« ……Que l’on y mine et y étouffe la religion si habilement qu’il ne reste à peine qu’une centaine de prêtres qui ne soient pas séduits. Je ne puis dire comment cela se fait, mais je vois le brouillard et les ténèbres s’étendre de plus en plus. Cependant, il y a 3 églises dont ils ne peuvent s’emparer : ce sont celles de saint Pierre, sainte Marie Majeure et saint Michel.
Ils travaillent continuellement à les démolir mais ils n’en viennent pas à bout. Tous travaillent à démolir, même les ecclésiastiques. Une grande dévastation est proche. »
«Je vis beaucoup d’abominations dans un grand détail ; je reconnus Rome et je vis l’Église opprimée et sa décadence à l’intérieur et à l’extérieur. »

  «…..et il apparut une nouvelle église dans laquelle ils se trouvèrent rassemblés. Cette église était ronde avec une coupole grise et tant de gens y affluaient que je ne comprenais pas comment l’édifice pouvait les contenir tous. C’était comme un peuple entier».
« Cependant, elle (la nouvelle église) devenait de plus en plus sombre et noire (elle n’était au commencement que grise) et tout ce qui s’y faisait était comme une vapeur noire. Ces ténèbres se répandirent au-dehors et toute verdure se flétrit. »
La verdure, ou l’herbe verte, en langage biblique, désigne les âmes pures. On a ici la description d’une montée progressive du mal à l’intérieur de l’Eglise (de grise elle devient noire), confirmant les observations les plus élémentaires.

« Après cela (après la vision horrible de l’église noire) j’allai, guidée par trois anges, dans un lieu verdoyant (donc, où la saine doctrine n’a pas été contaminée) entouré de murs, grand à peu près comme le cimetière qui est ici devant la porte ».
Confirmation qu’il y a bien « deux églises ».

La communion des profanes
«Tout y est (dans cette fausse église) foncièrement mauvais ; c’est la communion des profanes. Je ne puis dire combien tout ce qu’ils font est abominable, pernicieux et vain.
Ils veulent être un seul corps en quelque autre chose que le Seigneur.
Il s’est formé un corps, une communauté en dehors du corps de Jésus qui est l’Église : une fausse église sans rédempteur, dont le mystère est de n’avoir pas de mystère.
J’eus une vision où je vis les autres dans la fausse église, édifice carré, sans clocher, noir et sale, avec un comble élevé. Ils étaient en grande intimité avec l’esprit qui y règne. Cette église est pleine d’immondices, de vanités, de sottise et d’obscurité. Presque aucun d’eux ne connaît les ténèbres au milieu desquelles il travaille. Tout y est pur en apparence : ce n’est que du vide.
Elle est pleine d’orgueil et de présomption, et avec cela destructrice et conduisant au mal avec toute espèce de beaux dehors. Son danger est dans son innocence apparente».
« Ils font et veulent des choses différentes : en certains lieux leur action est inoffensive ; ailleurs ils travaillent à corrompre un petit nombre de gens savants, et ainsi tous viennent ensemble aboutir à un centre, à une chose mauvaise par son origine, à un travail et à une action en dehors de Jésus-Christ pour lequel seul toute vie est sanctifiée et hors duquel toute pensée et toute action restent l’empire de la mort et du démon. »

 Le Pape trahi
« Je vis le Pape en prières ; il était entouré de faux amis qui souvent faisaient le contraire de ce qu’il disait. Je vis le saint Père dans une grande tribulation et une grande angoisse touchant l’Église. Je le vis très entouré de trahisons. Ils veulent enlever au pasteur le pâturage qui est à lui ! Ils veulent en imposer un qui livre tout aux ennemis ! »

Futur coexistence de deux papes
«J’ai vu également la relation entre les deux papes … J’ai vu combien seraient néfastes les conséquences de cette fausse église. Je l’ai vue augmenter de dimensions; des hérétiques de toutes sortes venaient dans la ville (de Rome). Le clergé local devenait tiède, et j’ai vu une grande obscurité».
«Je vois le Saint-Père dans une grande angoisse. Il habite dans un bâtiment autre que celui d’avant et il n’y admet qu’un nombre limité d’amis qui lui sont proches. Je crains que le Saint-Père ne souffrira beaucoup d’autres épreuves avant de mourir. Je vois que la fausse église des ténèbres fait des progrès, et je vois l’énorme influence qu’elle a sur les gens»
Ce texte rejoint celui de la Salette, qui voit lui aussi deux papes en même temps. Ceci peut autant désigner la cohabitation du pape de Rome et du pape de l’Eglise cachée en exil, ou celle de Benoît XVI et Bergoglio.

Le Protestantisme
«Et puis, j’ai vu que tout ce qui concernait le protestantisme prenait progressivement le dessus et la religion catholique tombait dans une décadence complète. La plupart des prêtres étaient attirés par les doctrines séduisantes mais fausses de jeunes enseignants, et tous contribuaient à l’œuvre de destruction. En ces jours, la foi tombera très bas, et elle ne sera conservée que dans quelques endroits, quelques maisons et quelques familles que Dieu a protégés des désastres et des guerres».
Et encore, toujours sur la «grande église»: «Je vis que beaucoup de pasteurs se sont laissé entraîner dans des idées qui étaient dangereuses pour l’Église. Ils construisaient une Église grande, étrange et extravagante».
«Tous devaient y être admis, pour être unis et avoir des droits égaux: évangéliques, catholiques et sectes de toutes dénominations. Telle devait être la nouvelle Église … Mais Dieu avait d’autres projets».
Mais Dieu avait d’autres projets… toujours est-il que l’influence du protestantisme dans l’Eglise conciliaire est bien réelle, à tel point qu’on n’est pas loin de la fusion… tout avait été dit et annoncé avec précision. Or ce texte condamne clairement le protestantisme ! Doit-on rappeler qu’AC Emmerich a été béatifiée par Jean-Paul II, lui-même artisan du rapprochement avec les protestants ?

L’Eglise est bien une
«Il n’y a qu’une Église, l’Église catholique romaine ! Et quand il ne resterait sur la terre qu’un seul catholique, celui-ci constituerait l’Église une, universelle, c’est-à-dire catholique, l’Église de Jésus-Christ, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas».
« C’est quelque chose de très grand, mais aussi quelque chose d’impossible sans la vraie lumière, sans la simplicité et la pureté, que de vivre selon la foi de cette sainte Église.
Je vois chez tous, même chez les meilleurs d’entre eux, un orgueil effrayant, mais chez aucun l’humilité, la simplicité et l’obéissance. Ils sont terriblement vains de la séparation dans laquelle ils vivent. Ils parlent de foi, de lumière, de christianisme vivant ; mais ils méprisent et outragent la sainte Église dans laquelle seule il faut chercher la lumière et la vie. »
Ce passage est très instructif car il vient corroborer ce que nous disions en début d’article et confirmer notre thèse : même séparée en deux camps, il n’ya qu’une Eglise, et ceux qui appartiennent à l’Eglise contaminée par le modernisme n’ont pas la vraie lumière.
Ceci est pourtant relativement simple à comprendre : comment le Saint-Esprit peut-il être avec un pape qui embrasse le Coran, qui entre dans les synagogues et ose laisser penser que le salut peut s’obtenir en dehors de Jésus-Christ ?
Des deux églises, l’une vit selon la chair et l’autre selon l’Esprit.

« Dans leur présomption, ils prétendent mieux comprendre toutes choses que les chefs de l’Église et même que les saints docteurs. Ils rejettent les bonnes œuvres et veulent pourtant posséder toute perfection, eux qui, avec leur prétendue lumière, ne jugent nécessaires ni obéissance, ni règles de discipline, ni mortification, ni pénitence. Je les vois toujours s’éloigner de plus en plus de l’Église, et je vois beaucoup de mal provenir d’eux.
Aucun égarement n’amène des conséquences aussi désastreuses et n’est aussi difficile à guérir que cet orgueil de l’esprit par suite duquel l’homme pécheur prétend arriver à la suprême union avec Dieu sans passer par le chemin laborieux de la pénitence, sans pratiquer même les premières et les plus nécessaires des vertus chrétiennes et sans autre guide que le sentiment intime et la lumière qui est censée donner à l’âme la certitude infaillible que le Christ opère en elle.
Ces «éclairés» je les vois toujours dans un certain rapport avec la venue de l’Antéchrist, car eux aussi, par leurs menées, coopèrent l’accomplissement du mystère d’iniquité. »
Tout est dit. Et ceci correspond très exactement à l’enseignement actuel de l’Eglise conciliaire, pour laquelle la mortification et la pénitence n’existent plus ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont devenues vagues et surtout humanistes : partager, accueillir les migrants, réduire les inégalités dialoguer, fraterniser… : non seulement on flirte dangereusement avec l’idéologie socialiste primaire (matérialiste et athée !) mais surtout on ne se soucie plus du salut des âmes mais plutôt du bien-être de la vie terrestre.
Là encore, AC Emmerich est claire : ils participent au mystère d’iniquité, à la société de l’Antéchrist, patiemment et savamment construite sous nos yeux depuis 60 ans.

 

Et la franc-maçonnerie ?
A-t-elle accompli ses projets annoncés au 19è siècle et au début du 20ème ? Le sujet est tellement vaste qu’il ne sera pas possible de le traiter ici.
Nous citerons seulement deux synthèses qui nous semblent bien illustrer les progrès accomplis par cette dernière dans la société civile comme dans l’Eglise catholique.

1) Un extrait du livre « la bataille finale du démon » du père Kramer :
« Dans son livre Athanase et l’Eglise de Notre Temps (1974), Monseigneur Rudolph Graber, autre autorité objective et tout à fait inattaquable écrivant après le Concile Vatican II, citait un éminent Franc-maçon qui déclarait que «le but (de la Franc-maçonnerie) n’est plus de détruire l’Eglise, mais de l’utiliser en l’infiltrant.» En d’autres termes, puisque la Franc-maçonnerie ne peut pas complètement oblitérer l’Eglise du Christ, elle projette non seulement d’éradiquer l’influence du Catholicisme dans la société, mais d’user de la structure de l’Eglise comme instrument du «renouveau», du «progrès», des «Lumières» — c’est-à-dire comme moyen de faire avancer beaucoup de ses propres principes et buts.
Discutant sur la vision maçonnique de la société et du monde, Monseigneur Graber présente le concept de synarchie: «Ce à quoi nous sommes ici confrontés, c’est l’ensemble complet des forces secrètes de tous les “ordres” et écoles qui se sont unis pour établir un gouvernement mondial invisible. Au sens politique, la synarchie vise à l’intégration de toutes les forces financières et sociales, que le gouvernement mondial, sous direction socialiste naturellement, doit soutenir et promouvoir. Le Catholicisme, comme toutes les religions, serait absorbé, par conséquent, en un syncrétisme universel. Loin d’être supprimé, il serait intégré, manœuvre déjà en cours dans le principe des relations entre clergés (de différentes religions).»

L’Eglise catholique effectivement a fait siennes toutes les thèses humanistes de la franc-maçonnerie, à commencer par le dogme des droits de l’homme dont elle est le fervent défenseur (au lieu des droits de Dieu), ainsi que celui de la liberté religieuse, réclamé à plusieurs reprises par le pape actuel alors qu’il est sensé expliquer qu’on ne peut se sauver en dehors de la religion catholique. Mais se préoccupe-t-il encore des âmes ? L’adhésion de l’Eglise au credo maçonnique concernant le réchauffement climatique prouve bien dans quel camp se trouve l’Eglise. Donc oui, il est facilement prouvable que l’Eglise défend aujourd’hui plus de concepts maçonniques que ses propres dogmes sur le salut.

Pourtant, le père Kramer rappelle « qu’il n’est pas nécessaire de descendre dans les marais enfiévrés des théories de la conspiration pour savoir que, avant 1960, les Papes prononcèrent plus de condamnations et d’avertissements sur le complot des Francs-Maçons et les Communistes contre l’Eglise que sur d’autre sujet de l’histoire de l’Eglise. »
Les papes depuis Vatican II auraient-ils oublié les avertissements de leurs prédécesseurs, ou l’Eglise est-elle infiltrée par son pire ennemi ? Poser la question revient à y répondre, surtout en comparant le pronostic de Mgr Graber avec la réalité dans l’Eglise.

Le seul point sur lequel il s’est trompé, c’est que le catholicisme n’a pas été absorbé dans une sorte de syncrétisme universel, il l’est devenu lui-même ! Il faut savoir que l’Eglise catholique est aujourd’hui la seule religion à s’ouvrir aux autres religions et à les considérer elles aussi comme autant de possibilités pour parvenir au salut, ce qu’aucune autre religion reconnaît de son côté !!
Mais les francs-maçons et le diable leur maître ont-ils besoin de fusionner toutes les religions ? Ce n’est pas nécessaire puisque toutes les autres religions appartiennent déjà au camp du démon : la seule qu’il faut faire basculer, c’est l’Eglise catholique. De ce point de vue, c’est réussi.

 

Quand à l’infiltration de la franc-maçonnerie dans la société civile, elle a tellement réussi qu’on parle dorénavant de société postchrétienne en parlant de nos civilisations européennes.
Dans une interview donnée ce mois-ci à Rivarol, l’abbé Ricossa résume en quelques mots cette réussite :
« Un ancien grand maître du Grand Orient d’Italie dans les années soixante disait que la maçonnerie aurait gagné la partie le jour où tout le monde penserait comme la franc-maçonnerie, c’est-à-dire quand les valeurs de la franc-maçonnerie deviendraient la façon de penser du monde entier. Nous y sommes.
Il est difficile en peu de mots de donner une vue d’ensemble de la maçonnerie. Il y a tout d’abord une doctrine officielle, que la maçonnerie proclame pour les autres, celle que nous connaissons et qui préside au gouvernement de nos pays : la liberté, l’égalité, la fraternité, la liberté religieuse, la laïcité, la tolérance, la non-discrimination. C’est ce que tout le monde partage. Tout le monde le boit avec le lait de sa mère, c’est l’air que nous respirons. Mais il y a aussi et surtout une doctrine ésotérique qui est la véritable pensée maçonnique. Le pape Léon XIII dans l’encyclique Humanum genus explique que le point essentiel de la maçonnerie c’est le naturalisme, l’adogmatisme. Il n’y a rien qui soit supérieur à la nature, pas même Dieu qui se confond avec la nature, si toutefois Il existe (ce à quoi ne croient pas toutes les loges). Tout ce qui est révélé, le monde de la grâce, la Révélation, la transcendance divine, les dogmes de foi, est inacceptable en franc-maçonnerie. »

 

Conclusion

Vivons-nous une époque similaire au grand schisme d’Occident, où 2 et même 3 papes cohabitèrent sans que l’on sache réellement qui était le bon ? Cependant l’histoire a tranché et n’a retenu que les papes de Rome. Pourtant, ceux-ci n’étaient pas les plus légitimes ni les plus reconnus par les rois de l’époque. Un jour peut-être viendra où l’on réhabilitera les papes d’Avignon Clément VII et Benoît XIII à leur légitime place. La question n’est donc pas, comme à cette époque, d’essayer de trancher entre papes légitimes ou pas, entre imposteurs et papes cachés en exil. La réalité est tout autre et qu’il y ait un ou deux papes importe peu ; la réalité est qu’il y a deux églises qui cohabitent sous le même toit. Celle de Rome a droit à la prééminence, comme au temps du grand schisme, et pourtant elle ne le mérite pas car elle est devenue cette église noire dont parle AC Emmerich. Et l’autre, la pure, la fidèle, comme celle d’Avignon, même si elle a raison, doit avec humilité accepter d’être reléguée au second rang (aux yeux des hommes !), accepter qu’on lui refuse la légitimité alors qu’elle en a toutes les caractéristiques et qu’elle a conservé la pureté et la sainteté de la doctrine et de la liturgie que Rome a perdu.
Le Ciel ne veut pas que nous les départagions car il s’agit d’une seule et même église, avec deux camps dont la séparation n’est pas totalement franche : la sélection se fait dans les cœurs, et Dieu seul peut sonder au plus profond d’un cœur. Ceci porte un nom : le mystère d’iniquité.
Sur le front de la grande prostituée est écrit ce nom : mystère (Apoc. 17:5). Oui la Passion de l’Eglise est un mystère pour beaucoup, un mystère dont nous parvenons seulement à esquisser les contours, et que nous devons humblement admettre sans le comprendre parfaitement. Un mystère que saint Joseph nous a décrit en vivant une période similaire où sa femme, qu’il savait pure et sainte, semblait avoir revêtu les oripeaux de l’adultère et de la trahison. Jusqu’à ce que le secret du roi lui soit révélé.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Saint Joseph les deux églises

 

 

 

 

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Le 3ème secret de Fatima enfin élucidé ?

On a lu et entendu tellement de choses sur Fatima qu’il est temps de rétablir la vérité et de revenir à une vision sensée de son message. Fatima est essentiel, nous le savons, mais c’est aussi une apparition fortement attaquée par le Malin pour brouiller les pistes ; il y est parvenu puisque la majorité des avis qui circulent sur le sujet sont erronés et inexacts.

Précisons en préambule un aspect déterminant pour la compréhension de toute prophétie provenant du Ciel : le Bon Dieu et ses envoyés (ici la Vierge Marie) ne se préoccupe que de ce qui le concerne sur terre : son peuple, son Eglise, la foi en lui, le respect de ses commandements. Il ne s’exprime que dans ce sens ; le monde tel que nous l’entendons ne l’intéresse pas ; à la limite, il abordera ce sujet via la chrétienté et parce que celle-ci s’est répandu sur la surface de la terre, mais c’est en tant que nations chrétiennes qu’il en parlera, non en tant que nations tout court.
Il faut bien comprendre que dans le langage prophétique, tout se rapporte à Dieu et à ce qui lui rend hommage sur terre ; seul son peuple l’intéresse. Un tremblement de terre ou un cataclysme sont donc des événements d’abord en rapport avec la foi ; et lorsqu’il arrive des catastrophes naturelles réelles ou des guerres entre les nations, nous savons depuis l’Ancien Testament que ces événements sont suscités par Dieu pour châtier son peuple de ses infidélités et de ses péchés. Son peuple, pas ceux des nations infidèles ; ne sont concernés dans les prophéties que les pays chrétiens et non ceux des méchants (constitués des infidèles c’est à dire toutes les autres religions autre que la catholique, hérétiques, athées…), qui sont des instruments pour les châtier.

Ceci étant précisé, nous allons rappeler les fondamentaux de Fatima en commençant par le début : la chronologie.

 

Chronologie de Fatima

1) La Sainte Vierge est apparue à trois petits pastoureaux six fois, entre le 13 mai et le 13 octobre 1917, à Fatima au Portugal.
Les trois pastoureaux étaient Lucie dos Santos, François et Jacinthe Marto ; François et Jacinthe décèderont en 1919 et 1920, Lucie deviendra religieuse (communément appelée « sœur Lucie ») et mourra à l’âge de 98 ans en 2005.

2) Au cours de la troisième apparition, le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge leur révèlera un grand secret en trois parties.

3) Ces apparitions ont été reconnues officiellement par l’évêque de Leiria le 13 octobre 1930.

Une fois entrée dans la vie religieuse, sœur Lucie eu plusieurs apparitions de la Sainte Vierge et de Notre-Seigneur, dont les plus importantes sont :

4) l’apparition du 10 décembre 1925 à Pontevedra : l’Enfant-Jésus et Notre-Dame donnent à Lucie les modalités de la dévotion réparatrice des 5 premiers samedis du mois.

5) La grande révélation de Tuy : le jeudi 13 juin 1929 la Sainte Trinité et la Sainte Vierge se manifestent à soeur Lucie ; ce sera la demande officielle de la consécration de la Russie.
Soit, soulignons-le, six jours après la ratification des accords de Latran par le pape Pie XI.
Lucie écrira que Notre-Dame lui dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. »

6) Soeur Lucie transmettra la demande du Ciel par la voie hiérarchique, c’est à dire via l’évêque de Leiria. Frère Michel de la Sainte Trinité, expert de Fatima, précise : « Le pape Pie XI a connu la demande de consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie probablement après le mois de juin 1930, et en tout cas très certainement avant le 31 août 1931. »

7) A la demande de sa hiérarchie, soeur Lucie commence à écrire ses mémoires en décembre 1935.
C’est en juillet et décembre 1941 qu’elle rédigera ses troisième et quatrième mémoires, qui contiennent les secrets. Car en août 1941 elle avait reçu l’inspiration divine de faire connaître le grand secret de 1917 à tous : « c’est l’heure choisie par Dieu« .

8) Entre-temps, elle aura révélé le grand secret (les deux premières parties) dans une lettre à Pie XII datée du 24 octobre 1940, où pour la 1ère fois elle donne le texte complet du 2ème secret.

9) La divulgation des secrets au grand public commence le 13 octobre 1942 au Portugal par la mise en vente de la 3è édition de « Jacinta » qui cite les passages essentiels des 3è et 4è mémoires, et surtout livre au public le texte exact et complet du secret du 13 juillet, tel que la voyante l’avait transcrit en 1941.

10) Presque simultanément, le pape Pie XII procède à la première consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie le 31 octobre 1942, mais sans citer la Russie et sans y associer l’ensemble des évêques du monde. Néanmoins, pour la première fois, un pape répond à la demande du Ciel formulée dans le second secret et confirmée à Tuy en 1929.

De cette chronologie, nous pouvons tout de suite tirer un enseignement que beaucoup avaient oublié : même si la Sainte Vierge a exprimé ses demandes en 1917, le pape et le monde n’en ont eu connaissance que bien après : 1931 et 1942. Lorsqu’il y a eu l’aurore boréale du 26 janvier 1938, qui fut le signe donné dans le second secret, personne n’a pu alors faire la relation, puisque le secret n’avait pas encore été révélé. Idem pour faire la relation entre communisme et Russie, et éviter que celui-ci se répande dans le monde : en 1942, quand le secret est révélé, le communisme avait déjà considérablement progressé (et pas qu’en Russie : n’oublions pas la France de 1936, ainsi que la guerre d’Espagne).

 

La structure des secrets

Avant d’aller plus en avant, relisons d’abord le texte des secrets et rappelons-nous sa structure, car cette donnée est essentielle.
Frère Michel nous rappelle qu’il s’agit d’un seul secret en trois parties :
« Il importe de le souligner, il s’agit d’un unique secret, révélé tout entier par Notre-Dame lors de l’apparition du 13 juillet 1917. Il forme un tout cohérent dont les parties sont liées très étroitement l’une à l’autre. »
« Nous divisons le grand secret en trois parties et une conclusion, toutes liées entre elles par une étroite connexion et interdépendance. La première partie concerne le salut des âmes, l’idée centrale de la seconde est le salut des nations et de la chrétienté, la paix du monde, tandis que la troisième traite sans doute de la sauvegarde de la foi catholique et du salut de l’Eglise. »

Ceci est très important car le fameux troisième secret, non révélé, est forcément en lien avec les deux autres ; de plus, il s’intercale avant la conclusion, qui, elle, nous est connue.
C’est donc l’étude du texte global qui nous permettra de mieux en appréhender la signification.
Voyons maintenant le contenu exact des secrets :

Premier secret : la vision de l’enfer
« Disant ces paroles, Elle ouvrit les mains. Le reflet de la lumière qui s’en dégageait parut pénétrer la terre. Les enfants virent alors comme un océan de feu, où étaient plongé les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou presque, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet océans de fumée. Les cris et les gémissements de douleur et de désespoir horrifiaient et étaient effrayantes !
Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme de noirs charbons embrasés.
Effrayés, et comme pour demander secours, les enfants levèrent les yeux vers Notre-Dame qui dit :
« Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion de mon Cœur Immaculé. »

Deuxième secret : l’annonce de la guerre, du grand signe, et le remède : la dévotion au Cœur Immaculé de Marie
« Si l’on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix.
La guerre va finir, mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père.
Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. »

Troisième secret
Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc.
(suivi de la partie non révélée)

Conclusion de l’ensemble du secret :
À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Cela, ne le dites à personne. A François, oui vous pouvez le dire ».

Revenons à notre réflexion de tout à l’heure : puisque ce texte n’est diffusé qu’à partir de 1942 et que manifestement il contient des événements qui se sont déjà passés (la révolution bolchevique, l’aurore boréale comme signe et la seconde guerre mondiale), cela veut dire que les textes prophétiques ne peuvent se comprendre qu’a posteriori : il faut que ce qui est prophétisé soit accompli pour que l’on puisse faire la relation.

 

Commentaire sur les secrets

Sur le premier secret
Il ne faut pas oublier qu’à plusieurs reprises sœur Lucie a fait elle-même le rapprochement entre Fatima et la fin des temps : « La Très Sainte Vierge, explique Lucie, m’a fait comprendre que nous sommes dans les derniers temps du monde » a-t-elle déclaré dans un entretien avec le père Fuentes.
De même, quand on lui posait des questions sur le troisième secret, elle renvoyait fréquemment sur l’évangile et l’Apocalypse « de VIII à XIII » c’est à dire du septième sceau à la sixième trompette incluse, celle des bêtes.
Montrer l’enfer aux enfants a pour but de nous prévenir : ce qui nous attend, avec le règne de l’Antéchrist, sera l’enfer sur terre. Un monde corrompu où le vice règne, où les valeurs sont inversées (le mal est appelé bien et le bien mal), les esprits enténébrés, où l’on ne voit plus que péché et désolation dans les coeurs, les âmes, les familles et les nations. Notre monde.
Tous les justes le sentent et le disent : nous vivons actuellement l’enfer sur terre, car la persécution des âmes est bien pire que celle des corps.

Sur le deuxième secret
Le texte rejoint ce que j’expliquais en début d’article : le problème principal tient dans les offenses à Dieu. D’où des châtiments annoncés envers les nations chrétiennes : guerres, famines, persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père. La Sainte Vierge parle ici d’un châtiment global, où sont à l’action les quatre chevaux de l’Apocalypse : celui de la guerre (rouge), de la famine (noir), des révolutions et de la subversion (pâle) et de l’apostasie (blanc). Elle ne se trompe pas quand elle fait commencer cette guerre globale sous Pie XI, car celle-ci dépasse de loin le cadre de la seconde guerre mondiale, qui n’en est qu’une des étapes. En suivront beaucoup d’autres, dont la décolonisation (source d’énormes famines dans certains pays), la socialisation des sociétés (c’est à dire le communisme sous sa forme non guerrière) et bien entendu la perte de la foi dans l’Eglise initiée par le concile Vatican II. Et aussi l’extraordinaire progrès scientifique et technique qui permet à l’homme de s’affranchir de Dieu et même de rivaliser avec lui.
Dans ce secret se trouve le signal du départ, qui sera identifié après coup par l’aurore boréale de la nuit du 25 au 26 janvier 1938, signe confirmé par sœur Lucie. Entre les termes « sous Pie XI » et la date de l’aurore boréale, il n’y a plus de doute : il ne s’agit pas ici de la seconde guerre mondiale mais du début de la fameuse sixième période de l’Apocalypse, celle de l’Antéchrist dont la cible première est l’Eglise. Le Ciel confirme aussi que pour lui il n’y a qu’une seule église, celle dirigée par le « Saint-Père », donc l’Eglise catholique romaine ; désolé pour eux, mais les orthodoxes comme toutes les mouvances protestantes n’en font pas partie.
Il est possible par contre de penser que la seconde guerre mondiale était conditionnée par la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie ; si le pape Pie XI l’avait faite (il apprend cette demande en 1931), elle aurait probablement été évitée. Le Ciel lui a donné un délai de 7 ans ; lors de l’aurore boréale de 1938, seuls Pie XI et ses proches collaborateurs pouvaient connaître sa véritable signification. Il était alors trop tard.
Mais Pie XI ne répondit pas hélas aux demandes du Ciel. Le pape de Fatima, ce sera Pie XII, qui approuvera dès 1939 la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie, et procèdera à une première consécration du monde en 1942. Fatima démarre en réalité sous Pie XII et avec Pie XII. D’où la révélation des secrets de Fatima -et le début du mystère- à partir de 1942, donc sous Pie XII.

 

La fabrication du faux troisième secret

Avant d’aborder le vrai contenu du troisième secret, voyons rapidement comment les autorités se sont débrouillées pour détourner les esprits de la vérité.

Eliminons tout de suite la grossière révélation du Vatican de juin 2000, censée rendre public le 3ème secret : il s’agit d’une vision qui, de plus, est sensée être déjà accomplie à la date de son dévoilement. Or le texte, on l’a vu, est un texte parlé ; sur les trois voyants, François voyait mais n’entendait pas. Il a vu la vision de l’enfer. Par contre, pour le secret, Marie ajoute « à François vous pouvez le dire » ; elle n’aurait pas eu besoin de s’exprimer ainsi s’il s’était agit d’une vision puisqu’il l’aurait vue aussi.

Non. Les autorités ont été plus subtiles. Pour détourner les gens de la véritable signification, il faut leur donner ce qu’ils ont envie d’entendre, en faisant semblant d’émettre des indiscrétions. La méthode est simple : vous inventez un faux contenu qui soit plausible, et vous faites semblant de ne pas vouloir le révéler, mais en prenant bien soin de distiller de temps en temps quelques allusions significatives, suffisamment pour qu’il soit compris dans le sens voulu.
Je vais être plus clair : le troisième secret traite essentiellement de la chute de l’Eglise, y compris à son plus haut niveau. Dans la seconde partie du secret, la Sainte Vierge parle de guerres, famines et persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père, avec l’aurore boréale comme signe. Qu’avons-nous à partir de 1938 ? Guerres et famines. Qui continuent avec la décolonisation. Que manque-t-il ? Les persécutions contre l’Eglise et le pape, ce qui veut dire qu’il y a avertissement sur le pape en personne. Or le Ciel demande à ce que ce troisième secret soit divulgué en 1960, « parce que ce sera plus clair » a expliqué soeur Lucie.
Qu’avons-nous en 1960 ? Un pape ouvertement réformateur, élu en 1958, qui a convoqué un concile. Car le concile Vatican II a été convoqué en 1959 pour une ouverture en 1962.
Effectivement, en 1960 ce sera plus clair : l’enjeu c’est l’avenir de l’Eglise car si l’Eglise flanche et s’accorde avec le monde, alors ce sera l’enfer sur terre : l’objet du premier secret. Si le religieux tombe, le civil tombe. Les répercussions impacteront l’ensemble des nations chrétiennes, soit le monde entier, dans une guerre totale dont le but est la damnation des âmes.

Comment faire pour cacher un tel secret ? Ne pas le divulguer ne suffit pas. Il faut le remplacer pour que l’on ne puisse pas faire la relation entre le concile et Fatima, entre la dégradation des relations humaines et la dépravation des mœurs avec l’apostasie et la perte de la foi, entre la montée du socialisme et du matérialiste athée avec l’abandon par l’Eglise de sa mission première : convertir et baptiser à tours de bras car « hors de l’Eglise point de salut« .
Alors on va dire aux gens ce qu’ils aimeraient entendre : l’Apocalypse, le châtiment, la destruction de la terre, les grandes catastrophes. On va sous-entendre et laisser comprendre que le troisième secret est une sorte de fin du monde, une succession de catastrophes.
Je pense que cette stratégie fut décidée au plus haut niveau et imposée à tous ceux qui ont lu le troisième secret ; d’où, par exemple, les (fausses) indiscrétions de Jean-Paul II à Fulda, les « aveux » du cardinal Ratzinger, ou même le secret attribué à Ottaviani et divulgué dans la revue Neues Europa.

En résumé, explique Jacques Delacroix dans une synthèse sur Fatima, ils disent tous la même chose : « il y aura dans l’Eglise une apostasie conduisant à un horrible châtiment général, au cours duquel une grande partie de l’humanité subira un anéantissement presque instantané. »
Oui et non.
Oui si on comprend les mots dans leur sens mystique (ou prophétique) : l’anéantissement en question n’est pas celui des corps mais des âmes. Or les âmes sont aujourd’hui quasiment toutes mortes tellement le monde est pourri jusqu’à la moelle, parce que l’Eglise n’assure plus la défense spirituelle des âmes ; elle aussi s’est mise à vivre selon la chair et non selon l’esprit.
Non si on comprend les mots dans leur sens littéral, qui est l’interprétation unanime : on pense au châtiment des hommes, ou fin du monde, qui sera suivi du jugement dernier.
Or ceci ne peut être contenu dans le troisième secret, pour une raison bien simple : parce que le secret est suivi d’une conclusion : « À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix ».
Ceci ne peut pas s’appliquer à un monde déjà détruit matériellement.

Par conséquent une évidence s’impose à nous : le troisième secret ne concerne que la chute de l’Eglise par l’apostasie et la perte de la foi.
Le châtiment des méchants, la délivrance des justes et la purification de la terre par le feu (sorte de fin du monde) ne sont pas dans Fatima, car ces événements se situeront après.
En parler n’est pas faux, les situer à l’intérieur de Fatima est une erreur, qui en fait oublier le message essentiel : la damnation des âmes tout au long des 100 ans accordés à Satan, ce que confirme sœur Lucie, qui déclarait en 1957 au père Fuentes : « Ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront sûrement si le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à tout jamais si nous restons obstinés dans le péché. »
D’où la conclusion de frère Michel : « Le troisième secret tourne autour de la crise de la foi des nations dans le monde. Le Portugal mis à part, c’est l’apostasie des nations des Gentils. Le troisième secret ne saurait donc être plus apocalyptique. »

Ceci est confirmé par le père Malachi Martin, célèbre prêtre jésuite proche des milieux dirigeants du Vatican sous Jean XXIII et Paul VI, qui a lu le troisième secret. Ne pouvant le divulguer, il a tenté d’avertir les hommes de la terrible machination satanique au sein même du Vatican, en montrant les mécanismes sous la forme de « romans » (dont « La maison battue par les vents »).

Interrogé sur un énième faux secret, le RP Malachi Martin a répondu :
« L’élément central du troisième secret de Fatima est épouvantable. Et il n’est pas dedans, Dieu merci. Ce que vous venez de lire est essentiellement le déchaînement des puissances naturelles comme si la nature se révoltait contre le genre humain et ça, ce n’est pas l’essence du troisième secret, et encore moins du plus atroce. Le vrai défie l’imagination. »
Pour un prêtre, apprendre que Satan sera maître du monde et de l’Eglise, que même les catholiques se damneront en grand nombre, que le monde sera abandonné par l’Eglise aux forces démoniaques auxquelles elle s’associera, quoi de plus atroce, de plus abominable, de plus inimaginable ?

Evoquant la crise de l’Eglise (par rapport au 3è secret), Malachi Martin précisera seulement : « Cela concerne la perte de la foi au sommet de l’Eglise, et que les cardinaux s’opposeront aux cardinaux, les évêques aux évêques ». Le prêtre jésuite ajoutera : « Et le dernier pape sera sous le contrôle de Satan. »
Ces propos tenus il y a plus de vingt ans sont aujourd’hui limpides, surtout quand on voit la vitesse à laquelle le pape François détruit le peu qui restait de la foi et transforme l’Eglise en une autre religion.

Il faut donc se rendre à l’évidence : si le troisième secret ne traite pas de la destruction du monde par la colère divine, la partie à mettre en exergue, trop souvent occultée ou minimisée, est bien celle de l’apostasie de l’Eglise, y compris au plus haut niveau.

 

Le véritable troisième secret

Voici le texte du troisième secret reconstitué par Frère Michel de la Trinité au terme d’une étude publiée il y a plus de trente ans (en 1985) !

« Tandis qu’au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, dans bien des nations peut-être dans le monde presque entier, la foi se perdra. Les pasteurs de l’Eglise manqueront gravement aux devoirs de leurs charges. Par leur faute, les âmes consacrées et les fidèles en grand nombre se laisseront séduire par des erreurs pernicieuses partout répandues. Ce sera le temps du combat décisif entre la Vierge et le Démon.  Une vague de désorientation diabolique déferlera sur le monde. Satan s’introduira jusqu’au plus haut sommet de l’Eglise. Il aveuglera les esprits, il endurcira le coeur des pasteurs. Car Dieu les aura livrés à eux-mêmes en châtiment de leur refus d’obéir aux demandes du Coeur Immaculé de Marie. Ce sera la grande apostasie annoncée pour les derniers temps, le faux agneau, faux prophète trahissant l’Eglise au profit de la Bête, selon la prophétie de l’Apocalypse. »

Rappelons, et c’est essentiel, qu’il est suivi par : À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix. Cela, ne le dites à personne. » (sauf à François)

Pourquoi le dernier pape s’appelle-t-il François à votre avis ?
Pourquoi ce même pape est-il le dernier de la prophétie de saint Malachie, Pierre le Romain, qui prophétise aussi la destruction de l’Eglise et le jugement dernier ?
Pourquoi un autre Malachie (Malachi Martin) affirme-t-il que le dernier pape sera sous le contrôle de Satan ?
Pourquoi un autre François (François d’Assise) a-t-il prophétisé peu avant sa mort en 1226 qu’on aurait à la fin un destructeur non canoniquement élu ?

Pour la petite histoire, on raconte que Jean-Paul II envoya le futur cardinal Tarcisio Bertone – alors «numéro deux» à la Doctrine de la foi – s’enquérir de l’exactitude de l’interprétation du « troisième secret » de Fatima et de sa complétude, avant sa publication en l’an 2000. « Oui, il est complet », répondit sœur Lucie ».
Bien sûr, en 2000 il était complet : le concile et son cortège d’hérésies, d’apostasies, de renoncements, de trahisons, de subversions des dogmes avait fait son œuvre. Oui, le troisième secret était acté.

Donc :
1er secret, enfer sur terre : réalisé
2ème secret, guerre totale contre la chrétienté et l’Eglise : réalisé
3ème secret : apostasie dans l’Eglise et chute du pape : réalisé
Il reste la conclusion.

 

Le triomphe du Coeur Immaculé et le temps de paix : au présent ou au futur ?

C’est pourquoi nous sommes en droit de vérifier si la suite s’est elle aussi réalisée.
Il y a quatre ans, j’abordais déjà le sujet du 3ème secret de la même manière. Je rappelais aussi que la consécration de la Russie et du monde effectuée par Jean-Paul II le 25 mars 1984 était probablement valable. Imparfaite, mais valable.
On en a vu les conséquences : chute du mur de Berlin, effondrement de l’URSS et conversion de la Russie. Un des seuls pays à affirmer aujourd’hui sa foi chrétienne et les valeurs chrétiennes, y compris au plus haut niveau de l’état, c’est la Russie.
Je l’ai déjà longtemps expliqué dans mes articles : la troisième guerre mondiale a été évitée en septembre 2013 lorsque Vladimir Poutine a empêché l’attaque des Etats-Unis en Syrie, ce qui aurait enflammé tout le Moyen-Orient et provoqué un conflit mondial.
Il n’est pas interdit de penser qu’elle avait déjà été évitée en 1984, car les tensions étaient extrêmes à l’époque.
Le retour de la Russie à la foi orthodoxe depuis ces trente dernières années n’a pas besoin d’être démontré tellement il est éloquent.
La consécration de Jean-Paul II ayant été imparfaite, le déferlement du socialo-communisme s’est poursuivi, mais pas sous la forme d’un conflit généralisé : il a bien été donné au monde un certain temps de paix.
Pour la même raison, la Russie s’est bien convertie, mais pas à la foi catholique ; il n’empêche que nos frères orthodoxes partagent avec nous une vraie foi, une réelle dévotion envers la Vierge Marie, et des sacrements valides. Il leur reste une ultime étape à franchir, rejoindre l’Eglise catholique pour ne former qu’un seul troupeau derrière un seul pasteur, qui se fera en son temps.

Que pouvons-nous en conclure ?
Que la consécration de la Russie a été faite.
Qu’elle a permis effectivement la conversion de la Russie.
Que nous vivons actuellement le temps de paix promis.
Que nous n’avons pas encore vu tous les effets du triomphe du Cœur Immaculé de Marie, une partie est encore à venir. Le plus beau probablement. Mais cette partie n’est pas décrite à Fatima. Elle viendra après.

Donc tout Fatima est réalisé et il n’est pas nécessaire de souhaiter connaître un secret que nous connaissons déjà.
Nous aimerions bien savoir ce qui va suivre après ce temps de paix. Mais pour cela, il faut plutôt se référer à la Salette.
Ce qui suit est simple, c’est l’Apocalypse : chute des bêtes et de Babylone, châtiment des méchants, jugement dernier, et nouveau ciel, nouvelle terre.

Cependant, il reste un point à expliquer, contenu lui aussi dans le secret, mais pas suffisamment approfondi : la conservation de la foi par le « petit reste« .

 

Second volet du 3è secret : la foi sauvegardée

Du troisième secret, soeur Lucie n’avait donné que le début :
Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi, etc.
Quand on l’interrogeait sur le contenu du secret, elle répondait régulièrement qu’il n’était pas nécessaire de l’écrire vu que, d’une certaine manière, elle en avait déjà donné avis.

Effectivement, les auteurs avertis sur le sujet avaient bien perçu que si au Portugal le dogme de la foi serait conservé, c’est qu’il s’était perdu ailleurs. D’où les soupçons sur le fait que le troisième secret portât principalement sur la perte de la foi dans l’Eglise, et donc sur l’apostasie du peuple de Dieu.
Mais les termes de la Sainte Vierge sont précis : elle ne dit pas « la foi » mais « le dogme de la foi » ; et puis elle désigne le Portugal comme détenteur de ce dogme, ou du moins comme lieu où cette perte ne se fera pas.

Le dogme de la foi
Sans entrer dans des considérations théologiques poussées, on comprend par là que la foi peut être altérée, détournée, transformée sans que pour autant elle soit perdue complètement. Examinons la façon dont les dogmes, la doctrine et les principes de la foi sont enseignés dans l’Eglise conciliaire aujourd’hui : les dogmes ne sont pas niés, mais leur compréhension est modifiée : il sont compris de travers. Par exemple, la miséricorde est confondue avec la justice. La relation avec les autres religions s’établit comme un dialogue alors qu’elle doit avoir pour objet de les convaincre de leur erreur et de les convertir à la vraie foi. Le pape actuel peut appeler les gens à annoncer la bonne nouvelle : si c’est juste pour échanger et non plus pour convertir, à quoi ça sert ? Et si l’enseignement de l’évangile est travesti et adapté au monde actuel, le péché occulté et le salut offert à tous sans effort, que peut apporter un tel dialogue ?
Conserver le dogme de la foi veut dire que seront conservés une foi pure, non altérée, une doctrine saine, des dogmes convenablement enseignés et surtout respectés et appliqués dans la vie courante, un état d’esprit missionnaire dont le but est le salut des âmes et non la recherche d’une cohabitation harmonieuse avec les autres. Bref qu’il y aura un certain nombre de gens qui conserveront une foi non dévoyée, en droite ligne avec ce qu’était l’Eglise avant sa transformation, donc jusqu’à Pie XII inclus. L’esprit conciliaire ayant envahi l’Eglise catholique, le seul endroit non altéré est celui qui se réfère à la Tradition, celui de ceux restés fidèles à la foi de leurs pères, celui de ceux qui ont refusé les innovations modernistes depuis le concile Vatican II.
Bien que la Tradition soit la face visible de l’Eglise catholique restée sainte, l’esprit non dévoyé du catholicisme qu’elle représente ne se limite pas à ses membres. Partout, il peut y avoir des cœurs purs et des âmes restées fidèles à la foi, y compris dans l’Eglise conciliaire, y compris chez les Orthodoxes.

Le Portugal
Dans le langage biblique (et prophétique), un mot peut avoir plusieurs sens ou être utilisé dans un sens allégorique pour désigner autre chose. Par exemple, on sait que l’Ecriture utilise fréquemment des noms de ville pour désigner là où se trouve le Seigneur, c’est à dire son Eglise. C’est pourquoi on parle de villes saintes (toutes deux à 7 collines). Ce sera Jérusalem d’abord, où se trouvait le Temple, puis Rome prendra le relais, où se trouve aussi le siège de l’Eglise du Christ. Le principe est logique ; lorsque le peuple de Dieu est représenté par un seul peuple ethnique (les hébreux) la ville qui abrite le Temple est celle de Dieu, donc Jérusalem. La venue du Christ va changer la donne, on le sait : le peuple de Dieu est désormais universel, il n’est plus réservé à une ethnie mais constitué de tous les hommes croyant en la divinité de Jésus-Christ, et rassemblés dans son Eglise. Là aussi, une ville en devient le symbole, et ce sera Rome, car c’est bien là que désormais se trouve Dieu.
Pour le siège de l’ennemi, l’Ecriture procède de la même façon : Babylone, ou Ninive, symbolise la capitale de Satan, et par extension tous ceux qui appartiennent à « son » église.
Mais l’Ecriture utilise aussi des termes pour désigner le peuple de Dieu ; le plus connu est Israël. En l’occurrence, un seul mot désigne à la fois un pays et son peuple. Elle fait la même chose pour l’ennemi, c’est l’Egypte qui est souvent le plus utilisé pour le peuple des méchants. On a donc bien compris qu’un seul mot peut recouvrir à la fois un territoire délimité et un peuple qui n’est pas forcément – ou uniquement- celui qui habite ce territoire.
Le Seigneur lui-même donne le même sens à ses paroles, quand il dit « le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera porter ses fruits » (Matthieu 21:43) ; là aussi Jésus utilise le mot nation pour désigner son peuple, son Eglise.
Nous savons qu’après la venue de Jésus-Christ, le Ciel continue à procéder de la même sorte : Rome désigne l’Eglise, et l’on sait que la nouvelle Judée c’est la France. C’est pourquoi la France est le seul pays au monde à considérer le Christ comme son roi, celui-ci délégant ses pouvoirs au roi de France, d’où la qualification de monarchie de droit divin, qui ne s’est toujours appliquée qu’au roi de France uniquement. Puisque le langage prophétique utilise toujours la même procédure, on doit comprendre depuis lors que la France dans une prophétie peut désigner tout autant le peuple français que le peuple de Dieu. Quand par exemple on lit que « Jésus veut régner sur la France et par la France sur le monde » cela ne veut pas dire que les français seront les maîtres du monde (comme l’ont cru les israélites en leur temps) mais que Jésus veut régner sur le monde par son peuple. Le peuple de Dieu, répétons-le, ce sont les chrétiens baptisés. En d’autres termes, l’Israël d’hier est la France de maintenant.
Donc à Fatima, quand la Sainte Vierge utilise le procédé prophétique habituel, prononcer un nom de pays revient à désigner le peuple de Dieu. Il ne faut pas lire « au Portugal » mais « mon peuple » conservera le dogme de la foi. Surtout que Portugal vient du latin « port gallus » c’est à dire port gaulois ; en définitive c’est une allusion à la France donc au peuple de Dieu.
Mais pas n’importe lequel ; pour que l’on comprenne bien la distinction entre le chrétien dévoyé par Vatican II et le chrétien resté pur, la Sainte Vierge utilise un autre nom de pays que l’habituel (Israël ou la France), et de surcroît un petit pays, très croyant effectivement, pour bien montrer que « son peuple » sera alors constitué d’un petit nombre de personnes (le petit reste) mais fermes dans leur foi.

 

Les deux églises

Nous entrons maintenant dans le mystère divin ; car derrière cette petite phrase, –Au Portugal, se conservera toujours le dogme de la foi-, se cache un énorme secret.

Restons dans le langage biblique. Mgr Straubinger, dans ses commentaires, explique que « les Pères ont considéré Rome sous le nom de Babylone, à cause de la multitude de ses habitants, ainsi que pour le grand nombre et la confusion de ses idoles. »
La Rome païenne, convertie en Rome chrétienne par la foi, redeviendra à la fin des temps le centre de la fornication et de l’idolâtrie. Mgr Gaume le démontre dans le Traité du Saint-Esprit.
Fornication, en langage biblique, signifie précisément union adultère de la véritable religion et de son culte avec les religions fausses et leurs cultes idolâtriques respectifs. Mgr Straubinger le confirme : « Dans le langage biblique, l’apostasie est appelée adultère parce que l’union de l’âme avec Dieu est comme un mariage » ; Scio explique aussi que « ce qui a ici nom de prostitution et de fornication se rapporte d’une manière figurée à l’idolâtrie. »

Continuons avec Mgr Straubinger : « L’apostasie de Babylone consistera précisément en cette attitude mondaine de considérer Dieu comme agent des biens temporels, réduisant la vie éternelle promise par Jésus en un programme de valeurs purement humaines, les qualifiant de culturelles, de bien-être économique ou politique (…). Les armes de l’Antéchrist sont les fausses idéologies et doctrines que Satan introduit sous le couvert de culture, progrès, détruisant ainsi la foi et cela grâce aux moyens dont dispose à présent la technique moderne pour monopoliser l’opinion publique. »

Ce que nous répétons ici depuis longtemps est désormais très clair : la grande Babylone dont parle l’Apocalypse, c’est Rome tombée dans l’apostasie et l’idolâtrie, donc l’Eglise, donc le peuple de Dieu, et par extension toutes les nations chrétiennes soit une bonne partie du monde entier.
Et cette même église est adultère, elle se complaît avec le monde, se prostitue avec les rois de la terre, avec les religions ennemies (ce qui est de l’idolâtrie).
C’est pourquoi Babylone et la Grande Prostituée sont associées dans l’Apocalypse pour ne faire plus qu’un (sur le front de la Prostituée, il est écrit : Babylone – Apoc. 17:5)

Ce qui veut dire que l’église est séparée en deux, comme 2 femmes , l’une est adultère et étrangère (comme la Samaritaine), l’autre est fidèle et sainte.
Ou une seule femme mais avec deux personnalités, un peu comme les deux faces d’une même pièce. Car même si l’une est assistée du Saint-Esprit, l’autre bénéficie toujours de l’amour de Notre-Seigneur. Si on reste sur la comparaison avec la Samaritaine, celle-ci est une étrangère, certes, mais le Seigneur cherche à la convertir. Elle a eu 5 maris, comme les 5 papes « Vatican II » et le dernier « n’est pas vraiment son mari » dit l’évangile, comme Bergoglio qui n’est pas vraiment pape, du moins tant que subsistera Benoît XVI.

Bien entendu, dans ce contexte, l’Eglise pure ne peut se trouver que parmi ceux restés fidèles à la Tradition et qui n’ont pas perdu leur âme en pactisant avec l’ennemi ; la seule entité répondant à cette définition, c’est la Fraternité saint Pie X (FSSPX).
Ce mouvement, fondé par Mgr Lefebvre, a sauvé l’Eglise ; c’est la seule entité d’envergure qui tient tête à la bête, maintient les dogmes, une liturgie et une doctrine pures, et se considère dans l’Eglise, si ce n’est être l’Eglise elle-même. Mgr Lefebvre rappelait que «  L’Église est là où est la vraie foi   ».
Mgr Lefebvre a toujours expliqué que ce n’était pas eux qui avaient quitté l’Eglise mais bien la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’en était éloignée.
Le 15 juin 1988 Mgr Lefebvre précisait : « Nous voulons être unis à la Rome de toujours et nous sommes persuadés d’être unis à la Rome de toujours, parce que dans nos séminaires, dans nos prédications, dans toute notre vie et la vie des chrétiens qui nous suivent, nous continuons la vie traditionnelle comme elle l’était avant le Concile Vatican II et qu’elle a été vécue pendant vingt siècles. Alors, je ne vois pas pourquoi nous serions en rupture avec Rome parce que nous faisons ce que Rome elle-même a conseillé de faire pendant vingt siècles. Cela n’est pas possible. »
Signe des temps, le supérieur actuel de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay, agit de plus en plus comme s’il devait pallier aux manquements du pape ; il a procédé à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie en association avec les autres évêques de la Tradition le 19 août dernier : pour ceux qui ne reconnaissent pas l’acte de Jean-Paul II, peut-être celui-ci devrait leur convenir ? Enfin nous avons la demande de la Sainte Vierge réalisée par quelqu’un qui est peut-être le véritable « Saint-Père » dans le coeur de Dieu.
Et par la Correctio Filialis publiée en septembre, Mgr Fellay accuse directement et nommément le pape d’hérésie : peut-être a-t-il compris qu’il était temps de préparer la suite, de prendre le relais, car la fin de l’Antéchrist est proche.

Nous avons donc deux églises : une église hérétique et hérétisante à Rome, une Rome qui a perdu la foi et est devenue le siège de l’Antéchrist selon les mots de la Salette. L’étrangère, la grande prostituée.
Et une église en exil, cachée, humble, calomniée, persécutée mais vigilante, vaillante et debout. Restée pure et fidèle.
L’une éclipse l’autre. « L’Eglise sera éclipsée » a dit la Sainte Vierge à la Salette ; puisque dans le même message elle a ajouté que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« , il n’est pas bien difficile de savoir qui éclipse qui : la Rome conciliaire éclipse l’Eglise de la Tradition située à Ecône.

Une situation proche de celle du grand schisme d’Occident au 14ème siècle ; à Rome comme à Avignon les papes étaient légitimes. On ne pouvait trancher. Il n’y avait pas deux églises mais deux papes. Des deux côtés il y avait de saints : sainte Catherine de Sienne et sainte Catherine de Suède du côté d’Urbain VI à Rome ; sainte Colette de Corbie, saint Vincent Ferrier du côté de Clément VII à Avignon.
Et dans la prophétie des papes, les deux comptaient ! Chacun eut droit à sa devise.

Le pape parallèle
Alors on est en droit de penser qu’il y a Rome d’un côté et « Avignon » de l’autre. Que le Seigneur désigne par le « Portugal » le petit peuple resté fidèle et dont les papes sont cachés, en exil.
Ces papes parallèles peuvent être d’abord le cardinal Guiseppe Siri, régulièrement élu le 27 octobre 1958 (aujourd’hui !), obligé de renoncer sous la pression des prélats francs-maçons qui voulaient mettre en place leur champion, Jean XXIII. Au conclave de 1963, Siri fut à nouveau élu, et la même pression s’exercera afin de placer Paul VI.
Guiseppe Siri, premier pape caché et en exil jusqu’à sa mort en 1989. Comme le Seigneur fait bien les choses, dans l’intervalle la Fraternité saint Pie X avait grandi puis s’était émancipée de la Rome apostate en 1988. Mgr Lefebvre fut, à mes yeux, son successeur caché. Aujourd’hui c’est Mgr Bernard Fellay, qui commence à agir comme un pape, on l’a vu.
Car le Saint-Esprit agit toujours dans son Eglise, même si celle-ci semble perdue ; notre sainte Mère l’Eglise est toujours là, il suffit d’ouvrir les yeux et d’avoir confiance en Dieu et en la sainte Providence.

 

Conclusion

Le troisième secret de Fatima c’est bien l’apostasie dans l’Eglise et la perte de la foi. C’est aussi un immense espoir car il affirme qu’une partie de l’Eglise restera fidèle : le Portugal désigne le peuple saint, le petit reste devenu témoins du Christ et de la vraie foi. Les deux témoins de l’Apocalypse. Que ceux qui n’en font pas partie rejoignent la Fraternité saint Pie X, l’entité qui sur terre représente la véritable Eglise. Dans tous les cas, nous sommes avec elle par le cœur.
La résurrection des témoins sera l’événement qui prouvera à la face du monde que ceux qui ont tenu envers et contre tout dans la Tradition avaient raison. L’Eglise ne meurt pas, nous en avons la preuve.

Donc pas d’annonce de fin du monde dans Fatima, éventuellement une phrase annonçant le châtiment de Babylone, et encore… puisque la conclusion a déjà commencé : la Russie se convertira c’est fait, la paix préservée c’est fait, la consécration de la Russie c’est fait, à la fois par le pape officiel (Jean-Paul II) et par le pape caché (Bernard Fellay) : les deux étant valables, on peut espérer que la consécration de Fellay entraînera le dernier acte : la conversion des orthodoxes au catholicisme et la fin du grand schisme d’Orient. Celle du pape de l’église conciliaire a entraîné une semi-conversion, ou un premier pas positif, de même qu’il a évité une 3è guerre mondiale militaire mais pas la guerre morale et culturelle, ainsi que l’invasion de l’Occident par le socialisme et le matérialisme athée.

Cela veut dire que PERSONNE NE SAIT ce qui va se passer à l’issue du message de Fatima dont on vient de prendre acte en ce 13 octobre (fin du centenaire) car Fatima décrit ce qui va se passer AVANT le châtiment, il décrit les événement qui constituent le châtiment du peuple de Dieu, mais pas ce qui va se passer à la mort de l’Antéchrist et après, c’est à dire le châtiment des méchants et la chute de Babylone.
Ceci est le secret de Dieu ; seuls l’Apocalypse et la Salette en parlent de façon détaillée.

Nous savons néanmoins que les Témoins auront un grand rôle à jouer à la fin des temps. A l’apparition des 3 Fontaines le 12 avril 1947, la Sainte Vierge s’est présentée comme Notre-Dame de l’Apocalypse. L’actuel supérieur de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, est né le 12 avril 1958, soit le jour des 3 Fontaines et l’année du basculement de l’Eglise. Ceci ne peut être le hasard, c’est une confirmation directe de notre présence dans l’Apocalypse et la confirmation que les traditionalistes sont bien les témoins du chapitre XI.

De même, la levée des excommunications concernant les quatre évêques de la Fraternité a été prononcée le 21 janvier 2009. C’est une date symbolique, celle de la mort du roi de France mais justement, voilà encore un signe pour nous. Puisque nous avons fait le lien tout à l’heure entre la France et le Portugal et entre le Portugal et le petit reste (la Tradition), nous savons que celui-ci est fondé, puisque le Ciel fait en sorte que la France et la FSSPX soient reliées, donc en langage prophétique, cela annonce la libération prochaine du peuple de Dieu.
C’était il y a 8 ans.
Le peuple hébreu met 8 jours pour atteindre la Mer Rouge.
Quand, dans les prochains jours, tout le monde aura passé la mer Rouge à pied sec, c’est à dire quand le nombre des enfants de Dieu méritant d’être sauvés sera au complet, alors le feu du ciel s’abattra sur la terre pour la purifier, en extraire les méchants, et la renouveler de fond en comble. Le feu vert sera donné à la mort de l’Antéchrist. Alors le monde se souviendra, un peu tard, que Dieu existe.

 

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Pour les citations, je me suis appuyé principalement sur les ouvrages de frère Michel de la Trinité (Toute la Vérité sur Fatima en 3 tomes, 1984-1985) et une synthèse de Jacques Delacroix (LIESI) sur le troisième secret de Fatima (4 volumes, 2011).
Illustration : saint Pie X, patron de la Fraternité qui porte son nom -la bien nommée.

Le pape est hérétique, c’est officiel

On attendait un signe à l’occasion de l’alignement planétaire du 23 septembre 2017 reproduisant la Femme dans le ciel décrite par l’Apocalypse, la lune sous ses pieds et couronnée de 12 étoiles. Le Ciel a tenu ses promesses : dès le lendemain eu lieu l’événement annoncé par ce signe : la divulgation publique d’une Correctio Filialis signée par 62 clercs, universitaires et laïcs catholiques, dont Mgr Bernard Fellay supérieur général de la Fraternité saint Pie X, déclarant le pape François hérétique sur 7 points dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia.
Le document original est daté du 16 juillet 2017, remis au pape le 11 août, et en l’absence de réponse du Vatican, rendu public le dimanche 24 septembre en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Les connaisseurs noteront au passage que les trois dates correspondent à des apparitions ou des fêtes de Notre-Dame : Notre-Dame du Mont Carmel le 16 juillet, apparition de Marie à Cotignac le 11 août, et fête de Notre-Dame de la Merci le lendemain de l’alignement historique de la Femme dans le ciel.
Désormais cette Femme dans le ciel a un nom : Notre-Dame du Mont Carmel, car tout commence le 16 juillet. Or les apparitions hautement eschatologiques de Lourdes et de Fatima se terminent toutes les deux par Notre-Dame du Mont Carmel : la 18ème et dernière apparition à Lourdes a lieu le 16 juillet 1858 ; et le 13 octobre 1917, le dernier tableau vu par Lucie pendant le miracle du soleil fut la vision de Notre-Dame du Mont Carmel.

Or cette Correctio Filialis, nous allons le voir, est un document capital dans la lutte entre la Vierge et la Bête qui a pris le contrôle du Vatican. Le point de départ véritable de la chute de la bête. Elle est triplement signée par la Sainte Vierge, car le moment est venu pour elle d’écraser la tête de Satan. Elle le fait avec des armes divines.

 

La genèse du document

 Une lettre de 25 pages signée par 40 clercs, universitaires et laïcs catholiques, datée du 16 juillet 2017 en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel porte le nom en latin de : Correctio filialis de haeresibus propagatis (littéralement : « Une correction filiale concernant la propagation d’hérésies »). Selon ses signataires, « elle affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia (8 avril 2016) ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. Ces sept hérésies ont été exprimées par les signataires en latin, langue officielle de l’Eglise. »
Toujours selon les signataires, cette lettre a été remise au pape François le 11 août 2017. Probablement en mains propres puisqu’ils disent « au pape François » et non au Vatican. N’ayant reçu aucune réponse du pape ou du Vatican, ils ont décidé de la rendre publique le 24 septembre 2017, en la fête de Notre-Dame de la Merci.
Le jour de cette publication, le nombre de signataires était parvenu à 62, dont celui de Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, seul évêque à avoir signé le document. Y figurent aussi le supérieur du district de la Fraternité au Royaume-Uni, l’abbé Robert Brucciani, ainsi que le supérieur du district d’Afrique, Marc Vernoy ; également l’abbé Claude Barthe, le frère Jehan de Belleville, l’abbé Guy Pagès… ; mais aussi Ettore Gotti Tedeschi, ancien président de l’Institut pour les œuvres de religion (le fameux IOR)de 2009 à 2012. Au jour où j’écris ces lignes, ils sont 216 signataires.

La montée des critiques envers le pape et sa nouvelle doctrine s’est faite progressivement. La première « grande » critique fut émise par quatre cardinaux -donc par quatre sommités au plus haut niveau de l’Eglise-, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, – ces deux derniers étant décédés cette année, respectivement le 5 juillet et le 6 septembre. Ils émirent le 19 septembre 2016 cinq Dubia (c’est à dire cinq questions) où ils demandaient respectueusement au pape François de « faire la clarté » sur cinq points hétérodoxes d’Amoris lætitia. Les Dubia, restés sans réponse, furent suivis d’une demande d’audience de la part de leurs auteurs le 25 avril 2017. Audience non accordée.
Je note au passage que ces Dubia ont été émises le jour anniversaire de l’apparition de Notre-Dame à la Salette (19 septembre) ; une fois de plus, il apparaît que non seulement la Sainte Vierge veille au grain, mais qu’elle conduit personnellement les actions décisives face à la bête.

Le 29 juin 2016, 45 théologiens avaient fait parvenir au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des Cardinaux une étude critique portant sur 19 points d’Amoris lætitia. Critique, elle aussi, restée sans réponse. Dans la liste des 62 signataires de la Correctio filialis on retrouve plusieurs noms figurant déjà dans celle des 45 théologiens de 2016.

 

Qu’est ce qui change avec la Correctio Filialis ?

1) D’abord les signataires se donnent les moyens de la contestation. Leur action est la troisième du genre, restée elle aussi sans réponse. Mais elle regroupe 62 clercs, universitaires et laïcs de 20 pays différents. Eux aussi attendent respectueusement un certain délai avant de rendre publique leur initiative, mais en lui donnant une portée mondiale. Leur détermination se concrétise par un site internet spécialement créé pour l’occasion, traduit en six langues (français, anglais, italien, espagnol, portugais et allemand), et par une opération de relations presse d’envergure, puisque cette information a été traitée par les grands médias. La grande presse en France en a parlé.
On sort donc du microcosme des catholiques contestataires habituels, souvent assimilés avec ce que l’on appelle les intégristes, pour se retrouver dans une dimension grand public et de portée internationale. Avec la volonté affichée d’être vus et connus du plus grand nombre.

2) Ensuite, comme l’écrit avec justesse Christian Lassalle dans Média-Presse-Info du 30 septembre, « La Correctio Filialis est un coup de tonnerre dans le monde catholique : pour la première fois depuis la crise déclenchée par le concile Vatican II, l’orthodoxie du pape est remise en question, non plus par la Fraternité Saint Pie X, mais par une base beaucoup élargie. Auparavant les Dubia des 4 cardinaux avaient également pointé les affirmations du pape François contraires avec le dogme catholique. »
Cela veut dire qu’il y a une remise en cause franche et directe du pape, exposée au grand public, et exprimée par des catholiques n’appartenant pas uniquement aux milieux traditionalistes.

3) Malgré tout, la présence parmi les signataires du supérieur de la Fraternité saint Pie X donne au document une légitimité incontestable, car il agit en tant que dirigeant de l’entité représentant officiellement la Tradition -même le Vatican ne le conteste pas-, soit, pour nous, la véritable Eglise de Jésus-Christ. « Notre fidélité à la Tradition n’est pas un repli sur le passé, mais un gage de pérennité pour l’avenir » explique Mgr Fellay en rappelant, à l’appui des propos de Mgr Lefebvre, fondateur de ce mouvement, que l’Eglise n’est pas « la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante » qu’ils ont toujours refusé de suivre. Or, continue Mgr Fellay, « ce sont précisément ce néo-modernisme et ce néo-protestantisme que les auteurs de la Correctio filialis dénoncent à juste titre comme les causes des changements opérés par Amoris laetitia dans la doctrine et la morale du mariage. »

4) Elle est là l’intelligence et la clairvoyance de Mgr Fellay : n’associer son nom -et celui de son mouvement- qu’à un document portant sur le dogme et la doctrine, évitant de tomber dans les pièges d’autres hérésies vaticanesques comme l’encyclique sur le climat, plus politique et donc plus piégeuse. En se plaçant sur le terrain de la théologie et de ses applications concrètes dans la vie de l’Eglise, Mgr Fellay oblige le pape et le Vatican à répondre sur le fond et non pas sur la forme. A juste titre il rappelle que « désormais dans certains pays les évêques acceptent la communion des divorcés civilement remariés, dans d’autres ils la refusent. Est-ce que la morale catholique est à géométrie variable ? Peut-elle être soumise à des interprétations contradictoires ? »
C’est pourquoi il ajoute : « dans cette triste situation de confusion, il est très important que le débat sur ces questions majeures s’amplifie, afin que la vérité soit rétablie et l’erreur condamnée. »
On sent par ces propos que Mgr Fellay veut encore donner un ton modéré à son approche, masquant ce qui pourtant s’apparente à une véritable déclaration de guerre ; nous allons le voir.

5) D’autre part, certains regrettent le ton trop révérencieux de cette lettre, que l’on s’adresse respectueusement au pape, lui demandant de condamner ces hérésies, et que l’on n’aborde pas d’autre sujets connexes comme le concile. Il ne faut pas oublier que nous avons face à nous des interlocuteurs qui sauront habilement déporter la polémique sur des sujets secondaires, évitant le débat sur le principal. Il ne faut donc pas leur donner la possibilité de dévier le sujet sur un terrain où ils pourront facilement faire oublier le fond de la critique pour s’étendre sur l’accessoire, comme l’hostilité envers le pape, la dénonciation du concile, la recherche de divisions à l’intérieur de l’Eglise etc, sans oublier bien entendu l’habituelle accusation d’intégrisme, de repli sur soi, de fermeture au monde, et pourquoi pas, de radicalisation.
En s’exprimant ainsi et en se focalisant sur l’essentiel, les rédacteurs de la Correctio Filialis désamorcent à l’avance les bombes qu’on pourrait leur lancer. D’où l’embarras du Vatican qui préfère le silence, car apporter une réponse les obligerait à répondre sur le fond.
Christian Lassalle déplore que le texte contienne 8 références au concile Vatican II mais là aussi c’est suprêmement intelligent. On sait que le concile manie le double langage : des références théologiques traditionnelles cohabitent avec des innovations modernistes. En utilisant les propres armes de l’ennemi, on le met dans une position difficile puisque, si l’on trouve dans les textes de leur concile de référence des éléments favorables à notre argumentation (et il y en a toujours ! sinon la nocivité du concile aurait été trop visible), on leur démontre leurs propres contradictions.
D’ailleurs pour le moment, les réactions que j’ai pu lire montrent bien leur embarras : tous bottent en touche et abordent le sujet non seulement en minimisant l’accusation d’hérésie, mais même en l’évitant soigneusement. Par exemple Jean-Marie Guénois dans le Figaro du 30 septembre explique que « le pape trouble une partie significative des catholiques » (titre révélateur !); puis il poursuit que ce document est « très discutable sur le fond et sur la forme et émanant d’une sensibilité ecclésiale ouvertement critique vis-à-vis du pape François » mais sans jamais expliquer en quoi elle est discutable et n’aborde à aucun moment le fond du problème : les hérésies visées ; seul point intéressant, il reconnaît qu’elle « a néanmoins obtenu un écho au-delà de ce petit cercle d’opposants. »
De son côté, Mgr Ricard, cardinal archevêque de Bordeaux, donc une haute autorité de l’Eglise, dans une interview donnée début octobre, pense qu’à Rome « on ne donne pas trop d’importance à ces interpellations qui se veulent filiales, mais qui restent intransigeantes » sans dire un mot sur l’accusation d’hérésie. On évite donc pour le moment soigneusement le problème, et on le minimisera le plus longtemps possible. Mais le pavé est lancé et personne n’arrêtera la Sainte Vierge.

 

6) Enfin, et c’est le plus important, on affirme et on démontre, argumentation théologique à l’appui, que le pape s’est rendu coupable d’hérésies !! Il s’agit bien d’une mise en cause de façon directe du pape, sans aucun doute ni ambiguïté. Reprenons leur texte de présentation :
Cette lettre « affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique. »
Oui vous avez bien lu : les 62 signataires disent carrément, je cite leurs propres mots, que le pape a soutenu sept propositions hérétiques et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise. Ceci s’appelle une mise en cause personnelle du pape François et une accusation claire d’hérésie !
Car ils disent bien : le pape ; ils disent bien que c’est lui qui a été à l’origine de la diffusion de ces hérésies.
Par conséquent, puisqu’il est signataire de cette lettre, le supérieur de la Fraternité saint Pie X, qui s’était refusé jusqu’à ce jour à s’en prendre nommément au pape, le traite d’hérétique sans ambiguïté aucune.

Le 20 août dernier, Mgr Fellay avait déjà commis un acte demandé par le Ciel au pape, comme s’il se substituait à lui, en consacrant solennellement la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Un mois après, il traite publiquement le pape François d’hérétique. Ce durcissement du ton fait suite à la réception par la Fraternité fin juin d’une lettre de Rome exigeant à nouveau la reconnaissance par ses soins du concile Vatican II en préalable à la régularisation de sa situation dans l’Eglise. Cette exigence mettait fin aux pourparlers entre la Fraternité et Rome car elle est heureusement impossible pour la Tradition. Dès lors, on peut se demander si le prélat dirigeant ce qui est probablement la véritable Eglise du Christ sur terre ne commence pas à prendre conscience que le mystère d’iniquité lève petit à petit le voile sur ses mystères et que Rome n’est décidément plus à Rome mais… là où d’autres comprennent qu’ils doivent faire le « travail » du pape en se demandant qui est le plus légitime des deux… pas forcément celui qu’on croit.

Mgr Fellay rappelle haut et fort que son attitude est celle de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X depuis le début. Dans sa déclaration du 21 novembre 1974, Mgr Lefebvre la définissait ainsi :
« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante ».
Au fond de lui, Mgr Fellay sait bien que la Fraternité remplace actuellement la Rome défaillante. Que la véritable Eglise se trouve dans la Tradition et non chez les hérético-modernistes de la Rome issue de Vatican II. Il a compris, ou il commence à comprendre, qu’il est temps de les jeter dehors.

 

L’accusation d’hérésie invalide le pape

Il y a eu par le passé des papes tombés dans l’hérésie. Roberto de Mattei, historien, dans son livre Apologie de la Tradition, cite le cas célèbre du pape Honorius, qui fut jugé hérétique par son successeur, Léon II, s’appuyant sur l’anathème prononcé par le 3ème concile de Constantinople (681). Depuis, explique Roberto de Mattei, les historiens considèrent Honorius non pas comme un hérétique, mais comme un fauteur d’hérésie, ajoutant que ce fut la même chose pour les papes Zosime et Virgile.
On a donc eu par le passé plusieurs cas de papes jugés hérétiques, mais ce fut à chaque fois après leur mort et non pas de leur vivant. Il ajoute que « le cas d’Honorius est l’un des arguments qu’emprunte saint Robert Bellarmin dans son De Romano Pontifice afin de démontrer qu’un pape peut être hérétique. »

Toujours selon de Mattei, « la possibilité qu’il y ait un pape hérétique ne contredit pas le dogme de l’infaillibilité puisque l’infaillibilité ne suppose pas l’inerrance du pape en tant qu’individu, mais bien celle de la charge pontificale en tant que telle« . Il ajoute, et c’est important, que « la divine Providence épargna à l’Eglise la tragédie d’un pape reconnu hérétique, mais pas celle de papes hérétisants qui, dans l’exercice de leur gouvernement, se rendirent coupables de graves fautes en se montrant être d’indignes Vicaires du Christ, mais sans jamais perdre leur charge pour autant. »
Jusqu’à aujourd’hui.

Car Roberto de Mattei rappelle aussi les conditions dans lesquelles un pape peut être jugé. Il faut bien connaître ces éléments car ils sont essentiels dans la compréhension de la portée des événements qui se déroulent sous nos yeux.
« Le pape saint Nicolas Ier (585-867), dans une lettre célèbre adressée à l’empereur byzantin Michel III écrite le 28 septembre 865, récapitula de manière formelle la doctrine de la Primauté romaine. C’est dans cette lettre que l’on retrouve l’expression fameuse « Prima Sedes non judicabitur a quoquam » (Le premier siège ne sera jugé par personne), évoquée par Gratien dans son Décret célèbre par ces mots: « A nemine est judicandus, nisi deprehenditur a fides devius » (Il ne doit être jugé par personne, excepté le cas où il s’éloignerait de la foi).
La règle du Prima sedes non judicabitur n’admet qu’une seule exception : le péché d’hérésie. »
Roberto de Mattei ne fait qu’exprimer ici des règles bien connues des théologiens, du Vatican et des grandes institutions religieuses. Les 62 signataires de la Correctio, à commencer par le supérieur de la Fraternité saint Pie X ne pouvaient pas les ignorer : c’est en toute connaissance de cause qu’ils accusent le pape d’hérésie, sachant que seul ce péché peut lui être formellement reproché.
Donc le choix de pointer sur 7 points litigieux et de démontrer qu’il s’agit d’hérésies est d’une portée sans précédent dans l’histoire de l’Eglise puisque cette accusation est faite du vivant d’un pape alors que les précédentes, on l’a vu, l’ont été par les successeurs des papes incriminés.

Quelles en sont les conséquences ?
Continuons avec Roberto de Mattei : « La possibilité de juger le pape s’il se rend coupable d’hérésie a été -ainsi que l’attestent les grandes collections canoniques- une maxime incontestée durant toute l’époque médiévale. Mais qui peut juger le pape, si nul ne lui est supérieur ? Les décrétistes médiévaux expliquent que, une fois tombé dans une erreur contraire à la foi, le pape cesse d’être le chef de l’Eglise : il s’exclut lui-même de la hiérarchie et de ce fait, tout catholique peut à la rigueur, l’accuser. »
Or c’est exactement ce qui s’est passé : puisqu’il s’agit d’hérésies authentiques, vérifiées et vérifiables, non seulement les 62 signataires ont autorité pour les dénoncer, car ils font leur devoir de chrétiens, mais en plus cette démarche prouve au monde que de facto le pape François n’est plus le chef de l’Eglise et le Vicaire du Christ à partir du moment où la dénonciation de ces hérésies est rendue publique.
Ça aussi Mgr Fellay et les théologiens le savent très bien.
La réponse de la Femme dans le Ciel du 23/09 aux provocations de l’Antéchrist est donc particulièrement cinglante.

Il est certain que l’autorité la plus légitime et incontestable pour déposer un pape de son vivant serait un concile ; mais de toute façon, comme l’explique Roberto de Mattei, toujours en s’appuyant sur les précédents médiévaux, « la sentence de l’Eglise ne serait que la constatation d’un fait« . En l’occurrence, « il ne s’agit pas de déposer un pape, mais simplement de constater qu’un pape est dépouillé de sa fonction en raison de son hérésie. »
Dans ces pages, Roberto de Mattei ne parlait pas des papes Vatican II mais de la position de l’Eglise concernant un pape reconnu coupable d’hérésie. La sentence est sans appel et convient exactement à la situation que nous vivons depuis quelques jours : pour la première fois, du vivant d’un pape, un groupe de laïcs et de religieux, dont l’évêque chef de file de la tradition, affirme et prouve l’hérésie du pape, ce qui revient à déposer le pape officieusement, car il s’est lui-même exclu de l’Eglise par ses positions hérétiques.

La suite est simple : si le pape ne réagit pas à ces accusations et ne condamne pas lui-même, publiquement et sans ambiguïté les hérésies qu’il a formulées ; ou si le pape ne démontre pas par une contre-argumentation théologique que ces accusations sont nulles et non avenues parce qu’il ne s’agissait pas d’hérésies ; alors tout catholique pourra prendre acte que le pape s’est dépouillé lui-même de sa fonction par sa propre faute. Tout catholique saura que le pape François n’est plus pape, si tant est qu’il l’ait été un seul instant, la réalité de la démission de Benoît XVI restant très douteuse.

 

Quelles sont les hérésies en question ?

Tout le monde en parle mais personne ne les cite ; il serait pourtant intéressant de savoir sur quels points et en quoi le pape se rend coupable d’hérésies.

Les auteurs se sont focalisés uniquement sur l’exhortation apostolique Amoris laetitia ; heureusement car s’ils s’étaient étendus au reste de la doctrine conciliaire, ce n’est pas 7 hérésies qu’ils auraient pointées, mais des dizaines.
Ils expliquent que les passages d’Amoris laetitia auxquels ils font référence sont : AL295, 296, 297, 298 (+ note de bas de page 329), 299, 300 (+ note de bas de page 336), 301, 303, 304, 305 (+ note de bas de page 351), 308 et 311. Les auteurs citent également un certain nombre de paroles, actions et omissions du pape en liaison avec ces passages.

Avant d’aborder leur argumentaire sur les hérésies, voici quelques morceaux choisis extrait de ce document, qui montrent que leur démarche se situe au-delà de la critique, mais constitue plutôt une sévère admonestation du pape et de l’esprit moderniste qui sévit dans l’Eglise depuis le concile, ainsi qu’une mise en garde sur les graves dérives de Rome à l’attention de tous les catholiques.

Florilège :

« Tandis que certains évêques et cardinaux ont continué de défendre les vérités divinement révélées sur le mariage, la loi morale, et la réception des sacrements, d’autres ont nié ces vérités et ont reçu de Votre Sainteté non pas une réprimande mais des approbations. »

 « Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (concile Vatican I).

 « Les pratiques aujourd’hui encouragées par les paroles et les actions de Votre Sainteté sont contraires non seulement à la foi et à la discipline pérenne de l’Eglise mais également aux affirmation magistérielles de vos prédécesseurs. »

« Une proposition hérétique est une proposition qui contredit une vérité divinement révélée incluse dans la foi catholique. (…) Le péché d’hérésie est commis par une personne qui possède la vertu théologale de foi, mais qui choisit alors librement et en toute connaissance de cause de ne pas croire ou de douter d’une vérité de la foi catholique. Une telle personne pèche mortellement et perd la vie éternelle. »

 « En second lieu, nous nous sentons obligés en conscience de mettre en évidence la sympathie sans précédent de Votre Sainteté à l’égard de Martin Luther, et l’affinité entre les idées de Luther sur la loi, la justification et le mariage, et ce qu’enseigne ou favorise Votre Sainteté dans Amoris laetitia et ailleurs. Cela est nécessaire afin que notre protestation contre les sept propositions hérétiques dont la liste est donnée dans ce document puisse être complète ; nous souhaitons montrer, fût-ce de manière sommaire, que ce ne sont pas des erreurs sans relation entre elles, mais plutôt, qu’elles constituent une partie d’un système hérétique. Les catholiques doivent être mis en garde non seulement contre ces sept erreurs, mais également contre ce système hérétique en tant que tel. »

Voici maintenant la liste des 7 hérésies et leur réfutation par des arguments théologiques.

Introduction
« Par ces mots, actes et omissions et par les passages allégués du document Amoris laetitia, Votre Sainteté a soutenu, d’une manière directe ou indirecte (si Vous en étiez conscient et jusqu’à quel point, cela nous ne le savons pas et ne voulons pas en juger), les propositions suivantes, fausses et hérétiques, propagées dans l’Eglise tant ex officio que par des actes privés » :

1) Première hérésie
«Une personne justifiée n’a pas la force, avec la grâce de Dieu, d’accomplir tous les commandements de la loi divine, comme si certains des commandements étaient impossibles à observer pour celui qui est justifié; ou comme si la grâce de Dieu, en produisant la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et par sa nature même la conversion de tout péché grave, ou qu’elle n’était pas suffisante à la conversion de tout péché grave».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 18 : «Si quelqu’un  dit que les commandements de Dieu sont impossibles à observer même pour l’homme justifié et établi dans la grâce : qu’il soit anathème».

2) Deuxième hérésie
«Les chrétiens qui ont obtenu le divorce du conjoint avec lequel ils étaient validement mariés et ont contracté un mariage civil avec une autre personne (pendant que le conjoint était encore en vie), même s’ils vivent more uxorio* avec leur partenaire civil et ont choisi de rester dans cet état tout en étant pleinement conscients de la nature de leur action et avec le plein consentement de la volonté de rester dans cet état, ils ne sont pas nécessairement en état de péché mortel et peuvent recevoir la grâce sanctifiante et croître dans la charité».
*more uxorio : en mari et femme
Réfutation (Correction filiale) :
Marc 10,11-12: «Il leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère».

3)Troisième hérésie
«Un chrétien peut être pleinement conscient de l’existence d’une loi divine et choisir volontairement de la violer en matière grave, sans être en état de péché mortel, comme conséquence de cette action».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 20 : «Si quelqu’un dit que l’homme justifié, aussi parfait qu’il soit, n’est pas tenu d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, mais seulement de croire, comme si l’Evangile était une pure et simple promesse de la vie éternelle sans la condition d’observer les commandements : qu’il soit anathème».

4) Quatrième hérésie
«Une personne, lorsqu’elle obéit à la loi divine, peut pécher contre Dieu en vertu de cette même obéissance».
Réfutation (Correction filiale) :
Psaume 18,8 : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ». Mais aussi : Ecclésiastique 15,21; Concile de Trente, session 6, canon 20; Clément XI, Constitution Unigenitus, etc.

5) Cinquième hérésie
« La conscience peut juger véritablement et correctement que parfois les actes sexuels entre personnes qui ont contracté entre elles un mariage civil, bien que l’un des deux ou tous les deux soient sacramentellement mariés avec une autre personne, sont moralement bons, voulus ou demandés par Dieu ».
Réfutation (Correction filiale) :
Concile de Trente, session 6, canon 21 : « Si quelqu’un dit que le Christ Jésus a été donné par Dieu aux hommes comme rédempteur, en qui se confier, et non pas aussi comme législateur à qui obéir : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 2 : « Si quelqu’un dit qu’il est permis aux chrétiens d’avoir en même temps plusieurs épouses, et que cela n’a été défendu par aucune Loi divine (Mt 19,9) : qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 5 : « Si quelqu’un dit que le lien du mariage peut être rompu en raison de l’hérésie, ou bien d’une vie en commun insupportable, ou bien en l’absence voulue d’un conjoint: qu’il soit anathème ».
Concile de Trente, session 24, canon 7 : « Si quelqu’un dit que l’Eglise se trompe quand elle a enseigné et enseigne, conformément à l’enseignement de l’Evangile et de l’Apôtre (Mt 5,32 Mt 19,9 Mc 10,11-12 Lc16,18 1Co 7,11) que le lien du mariage ne peut pas être rompu par l’adultère de l’un des époux, et que ni l’un ni l’autre, même l’innocent qui n’a pas donné motif à l’adultère, ne peut, du vivant de l’autre conjoint, contracter un autre mariage ; qu’est adultère celui qui épouse une autre femme après avoir renvoyé l’adultère et celle qui épouse un autre homme après avoir renvoyé l’adultère : qu’il soit anathème ».

6) Sixième hérésie
« Les principes moraux et les vérités morales contenues dans la Révélation divine et dans la loi naturelle n’incluent pas de prohibitions négatives qui interdisent d’une façon absolue certains genres d’actions particuliers qui, par leur objet, seraient toujours gravement illicites ».
Réfutation (Correction filiale) :
Jean Paul II, Veritatis splendor 115 : « Chacun de nous sait l’importance de la doctrine qui constitue l’essentiel de l’enseignement de la présente encyclique et qui est rappelée aujourd’hui avec l’autorité du Successeur de Pierre. Chacun de nous peut mesurer la gravité de ce qui est en cause, non seulement pour les individus, mais encore pour la société entière, avec la réaffirmation de l’universalité et de l’immutabilité des commandements moraux, et en particulier de ceux qui proscrivent toujours et sans exception les actes intrinsèquement mauvais ».

7) Septième hérésie
« Notre Seigneur Jésus-Christ veut que l’Eglise abandonne sa discipline pérenne par laquelle l’on refuse l’Eucharistie aux divorcés remariés et l’on refuse l’absolution aux divorcés remariés qui ne manifestent pas la contrition pour leur état de vie et le ferme propos de le corriger ».
Réfutation (Correction filiale) :
1 Cor. 11,27 : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur ».
Familiaris consortio, 84 : « La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, “ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux”.
2e Concile du Latran, canon 20, DH 717 : « Parmi d’autres, une chose trouble profondément la sainte Eglise : la fausse pénitence ; nous demandons donc à nos frères dans l’épiscopat et aux prêtres de ne pas souffrir que les âmes des laïcs soient trompées par les fausses pénitences et ainsi enchaînées en enfer. Il appert qu’il y a fausse pénitence lorsque, méprisant la plupart des péchés, on ne fait pénitence que d’un seul, ou lorsqu’on ne le fait que d’un seul sans renoncer à un autre. Aussi est-il écrit :  » Celui qui a observé toute la loi, mais trébuche sur un seul point, devient coupable de tous  » (Jc 2,10), c’est-à-dire en ce qui concerne la vie éternelle. En effet, qu’il ait été impliqué dans tous les péchés, ou qu’il persiste seulement dans un seul, il ne franchira pas la porte de la vie éternelle. Il y a aussi fausse pénitence lorsque le pénitent ne renonce pas à une charge curiale ou commerciale qu’il ne peut en aucune manière exercer sans péché, ou si la haine habite son coeur, ou s’il ne rend pas satisfaction à celui qu’il a offensé, ou si étant offensé il ne pardonne pas à l’offenseur, ou si l’on prend les armes contre la justice ».

 

Conclusion

Cette Correctio Filialis est un réquisitoire en règle contre le pape et sa doctrine mortifère pour la foi et le salut des âmes. En démontrant théologiquement que le pape s’est rendu coupable d’hérésies, ils mettent l’accent sur le seul point permettant de déposer un pape : le péché d’hérésie. Et même, si l’on se réfère aux précédents dans l’histoire de l’Eglise et aux documents magistériels, en professant une doctrine hérétique, le pape s’exclut de lui-même de l’Eglise, il cesse de facto d’être pape.
Les auteurs démontrent aussi, et affirment, que le pape François ne s’est pas rendu coupable d’hérésie par hasard, par ignorance ou par négligence, mais qu’il s’agit bien de la mise en place d’un véritable « système hérétique« , dont la complaisance avec Luther et ses thèses en sont une autre composante. Il s’agit bien d’une mise en cause sévère et argumentée du chef de l’Eglise catholique, qui prouve que celui-ci a atteint, ou dépassé, le point de non-retour. On ne peut pas à la fois se déclarer catholique et suivre cet homme ; il faut choisir.
Le fait que le supérieur général de la Fraternité saint Pie X soit un des signataires montre non seulement que ce dernier a choisi, mais aussi que tout catholique digne de ce nom doit lui aussi faire le même choix : celui de la Tradition. Il ne fallait pas quitter la Tradition ; il ne fallait pas quitter l’Eglise véritable, celle qui est réellement apostolique car elle défend l’enseignement des apôtres et de Jésus-Christ sans le déformer ; il ne fallait pas s’aventurer dans cette contre-église qui sème le doute, tue la foi, abandonne les âmes à leur sort, refuse de procurer aux hommes le salut éternel, et finalement réhabilite le péché comme si celui-ci allait de soi et n’était plus à combattre.
Oui seule la Tradition a conservé une doctrine saine, une liturgie sainte, un enseignement solide, un engagement missionnaire intact, et une réelle volonté de sauver les âmes.
L’Eglise issue du concile Vatican II a voulu gagner le monde, mais « à quoi sert-il à un homme de gagner le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8:36)
L’heure des choix a sonné ; personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ; mais on ne peut pas suivre un pape hérétique. Il ne reste plus que la Tradition.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le pape est hérétique, c’est officiel

 

 

1958, le tournant : l’Eglise est veuve

Cet article a pour objet d’exposer une théorie sur les liens entre la France et Rome lors des grands événements prédits par Albert Pike, comme si les satanistes confirmaient, par leurs agissements, ce que nous déduisons par d’autres biais.

Rome détient le pouvoir spirituel ; c’est la nouvelle Jérusalem et le Vatican le nouveau temple de Dieu. Il ne faut pas oublier que saint Pierre est chargé d’instaurer sur terre le Royaume de Dieu annoncé par son divin maître : l’Eglise. Or cette église est fondée à Rome, c’est là qu’y meurent les deux fondateurs : saints Pierre et Paul. Cette fondation sera prolongée jusqu’à aujourd’hui par la continuité apostolique des souverains pontifes.

La France détient le pouvoir temporel ; le peuple de Dieu est désigné dans l’Ancien Testament par un mot qui désigne à la fois une entité collective (le peuple) son fondateur (Jacob) et même son territoire. Ce mot c’est Israël.
Le Nouveau Testament a changé la donne : le peuple de Dieu n’est plus le peuple hébreu, il est constitué désormais de tous les hommes qui croient en la divinité de Jésus-Christ et qui affirment publiquement cette foi par le baptême, condition obligatoire pour devenir officiellement enfant de Dieu.
Le royaume de Dieu créé par Jésus lors du triduum pascal est donc constitué d’un nouveau peuple, rassemblé dans un nouveau temple (l’Eglise) et disposant d’un nouveau territoire : le monde entier. Mais de même qu’il faut un siège pour la nouvelle église (ce sera Rome) il faut un pays et un peuple pour continuer à symboliser à la fois la terre promise et le peuple de Dieu. Ce sera la France, terre choisie de toute éternité par la Sainte Vierge.

Le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX écrivait au roi de France Louis IX, futur saint Louis, ce que nous venons d’affirmer :
« Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. POUR CE MOTIF, LA FRANCE EST LE ROYAUME DE DIEU MEME, LES ENNEMIS DE LA FRANCE SONT LES ENNEMIS DU CHRIST. De même qu’autrefois la tribu de Juda reçut d’en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires. LA TRIBU DE JUDA ETAIT LA FIGURE ANTICIPEE DU ROYAUME DE FRANCE. »

Et ce royaume est aussi celui de la Sainte Vierge.
Cette assertion fut prouvée à de maintes reprises ; le livre du marquis de la Franquerie « la Vierge Marie dans l’histoire de France » en fait la démonstration. Et la consécration de sa personne, de sa famille, de ses sujets et de son royaume à la Vierge Marie décidée par Louis XIII le 10 février 1638, appliquée au 15 août de la même année, en fut la preuve éclatante.

C’est la raison pour laquelle, dans le secret de la Salette, celle-ci ne fait allusion quasiment qu’à la France et à l’Italie ; pourtant elle répète aux enfants de faire passer ce message « à tout son peuple« , soulignant ainsi sa portée universelle.
Il est important de préciser que la phrase « faites-le passer à tout mon peuple » est répété à plusieurs reprises par la Sainte Vierge : dans le message officiel, connu de tous, et dans le secret de Mélanie, révélé à partir de 1878. Il y a donc insistance pour que la terre entière connaisse un message qui pourtant s’applique, outre à la terre entière, en particulier à l’Eglise, l’Italie et la France.

A la fin des temps, les deux endroits sur lesquels le monde aura les yeux fixés sont Rome et la France. Comme la Judée au temps du Messie. Il était alors de notoriété publique et de renommée internationale, y compris parmi les peuples païens, qu’un Sauveur futur roi du monde sortirait de la Judée. L’attente ne se limitait pas au peuple juif, les autres peuples étaient au courant.
D’où la focalisation particulière des Romains sur cette petite contrée à cette époque précise.

Nos ennemis le savent bien ; les rabbins expliquent que la délivrance (comprenez : ce qui fera apparaître leur Messie) viendra de la France ; la synagogue de Satan n’a pas hésité à relier le message d’annonce de la fin du monde (21 décembre 2012) à la personne qu’ils avaient programmée pour être placée à la tête de la France cinq ans plus tard : Emmanuel Macron est né un 21 décembre. A ce niveau-là, le hasard n’existe pas. Surtout quand on sait que le prénom Emmanuel veut dire « Dieu avec nous » en hébreu. On comprend mieux pourquoi la presse aux ordres le compare à Jupiter.
Personnellement, je pense que dans leur esprit Emmanuel Macron est une sorte de nouveau roi David ; il n’est pas le Messie, car le Messie est Dieu (les juifs sont les premiers à le savoir) mais il leur faut un grand roi (le plus grand puisque le Messie est appelé fils de David) qui saura épauler le Messie le moment venu.
Mais là n’est pas le sujet. Le but de cet article est de démontrer définitivement la date du quatrième coup de canon.

 

Les 4 coups de canon de Pike, ou la stratégie réelle de Satan

Albert Pike fut le premier à mettre en place une organisation chargée de chapeauter les principales sociétés secrètes, à commencer par la franc-maçonnerie, qui n’est pas homogène, mais tend à le devenir au sommet. Cette organisation va aussi créer un culte à Lucifer, le palladisme, sorte d’imitation de l’Eglise, dirigée par un pontife suprême (le premier fut Albert Pike), et auquel sont soumis les plus hauts initiés de ces sociétés secrètes.
Grâce aux révélations de Diana Vaughan, du « Diable au XIXè siècle » et d’un certain nombre d’auteurs, ex maçons repentis comme Domenico Margiotta, ou dénonciateurs de la franc-maçonnerie et de ses plans comme Mgr Jouin, on parviendra à connaître, en partie, le plan d’Albert Pike pour répandre le culte de Lucifer sur la terre et supprimer l’adoration du vrai Dieu.

Parmi les éléments de cette stratégie, les 4 coups de canon revêtent une importance primordiale parce qu’il s’agit des 4 principales phases du plan. Dès la fin du XIXème siècle, on connaissait les 3 premiers et leurs dates respectives. Le plus dur est d’arriver à connaître la date d’exécution du 4ème coup de canon.

Voici donc les données à partir des écrits de Pike :
1) Premier coup de canon : l’œuvre et l’action de Luther
Date retenue par Pike :  10 décembre 1520 (Luther brûle la bulle papale et le droit canonique)
2)Deuxième coup de canon : destruction de la monarchie catholique par la décapitation d’un roi chrétien.
Date : 21 janvier 1793 (mort de Louis XVI)
3) Troisième coup de canon : abolition du pouvoir temporel des papes.
Date : 20 septembre 1870 (chute des Etats Pontificaux)
4) Quatrième coup de canon : abolition définitive de la papauté ; plus exactement « abolition du pouvoir spirituel de la papauté chrétienne, après l’abolition du pouvoir temporel. »
Date : à déterminer ; fait ou à venir ?

Les documents précisent que le quatrième coup de canon sera tiré après un an de lutte, ce qui veut dire qu’il est en deux temps, l’abolition définitive se réalisant à la fin de la seconde étape.
On sait aussi que ceci s’effectue parallèlement à la présence de l’Antéchrist sur terre, qui permet et facilite cette abolition.
Enfin, Albert Pike fixe les dates finales de la vengeance au 29 septembre.

Quelques précisions :
1) le 29 septembre est chez les palladistes une date symbolique, celle de la fête de l’archange saint Michel, l’ennemi le plus implacable de Lucifer, celui qui l’a chassé du Ciel et qui dirige les armées célestes face aux démons. Choisir comme date le 29 septembre pour annoncer sa victoire définitive ne constitue pas en soi une date d’exécution, mais un symbole.
Cependant, on peut penser que Lucifer choisira peut-être un 29 septembre pour annoncer au monde une de ses grandes victoires sur l’Eglise catholique, si ce n’est sa plus grande victoire. Selon moi, il ne reste plus qu’à annoncer une nouvelle messe qui effacera la Présence Réelle des églises, détruisant à jamais l’Eglise du Christ, dont l’Eucharistie est le point central. Les velléités de rapprochement du Vatican actuel avec les luthériens prouvent que cette démarche est déjà engagée et devrait bientôt aboutir. Curieux d’ailleurs de constater le rapprochement avec le premier coup de canon.
2) Pike indique que l’Antéchrist naîtra en 1962. Ceci est à rapprocher de la description que fait Notre-Dame de la Salette de l’Antéchrist : fils d’un évêque et d’une fausse vierge hébraïque, naissant avec des dents, maître d’impuretés, et remportant des victoires avec ses frères dès l’âge de douze ans. Il est évident qu’il s’agit ici de la description d’un système et non d’un homme, que j’appelle l’Antéchrist-religion, très agressif envers la sainte et vraie religion, fruit de l’alliance secrète de la synagogue de Satan et de l’évêque de Rome, et qui effectivement est né en 1962 avec le concile Vatican II.

Puisque le quatrième coup de canon semble similaire au troisième (la papauté est concernée dans les deux cas) et que les enjeux se suivent (perte du pouvoir temporel d’abord, du pouvoir spirituel ensuite), on peut tenter d’établir un parallèle entre les deux périodes historiques afin d’essayer de savoir quand réellement le quatrième coup de canon a été tiré.
C’est là que la France intervient, et effectivement les faits sont suffisamment troublants pour être signalés : à chaque fois, les événements de Rome sont précédés d’un changement majeur de régime en France. Comme s’il fallait d’abord neutraliser la France, protectrice de l’Eglise catholique, avant de pouvoir s’attaquer à la papauté.

 

Troisième coup de canon : rendu possible par la chute de Napoléon III

Faisons un peu d’histoire en quelques mots. En juillet 1870, la France de Napoléon III entre en guerre contre la Prusse de Bismarck. Le 2 septembre 1870, l’empereur Napoléon III est fait prisonnier à Sedan par les prussiens. Sa chute est donc extrêmement rapide.
Le 4 septembre, soit deux jours après, la troisième république est proclamée à Paris. Ceci est très étonnant : comment pouvait-on affirmer alors que l’empereur était fini ? N’avait-on rien d’autre à faire de plus urgent alors que le pays était en pleine guerre ?
Il est évident aujourd’hui qu’il y avait un plan maçonnique destiné à renverser Napoléon III et à changer immédiatement de régime afin de rendre impossible un éventuel retour du monarque, avec la probable complicité de Bismarck. Cette guerre a été probablement menée principalement dans ce but : on a attiré Napoléon III dans un piège, parce que le véritable objectif n’était pas Paris mais Rome.
Il fallait neutraliser la France et mettre au pouvoir des hommes sûrs, issus de la franc-maçonnerie, pour qu’il n’y ait pas d’intervention française en faveur du Vatican. Napoléon III était peut-être maçon, mais il n’était pas fiable pour eux ; il avait déjà par le passé aidé le pape Pie IX à se défaire de ses ennemis, il aurait pu être capable d’un revirement. Donc il fallait neutraliser Napoléon III par une guerre, et le déposer dès sa défaite connue. D’où la proclamation quasi immédiate de la république : il fallait changer de régime pour que ce soit irrémédiable.
Le pape n’étant plus protégé par la France, les troupes du franc-maçon Garibaldi pouvaient déferler sur Rome : la ville tombera le 20 septembre, soit seulement 18 jours après la défaite de Sedan.
Non seulement les ennemis de l’Eglise ne perdent pas de temps, mais on voit bien avec le recul que le plan avait été soigneusement préparé.

En l’espace de quatre mois (de septembre 1870 à janvier 1871) l’Europe aura totalement changé d’aspect :
– la France abandonne définitivement la monarchie et entre dans un régime républicain
– L’unification de l’Italie est achevée par l’annexion de Rome
– L’unification de l’Allemagne est proclamée le 18 janvier 1871.

Cet aspect de l’histoire va nous aider grandement pour le quatrième coup de canon.

 

Quatrième coup de canon : 1958, la France et Rome basculent

On ne peut le cacher : l’avènement du pape Jean XXIII sera le point de départ de la terrible passion de l’Eglise dont nous vivons les derniers soubresauts. Dès le début ce pape se présente comme celui de l’aggiornamento de l’Eglise (sa mise à jour), et convoque le concile Vatican II, qui ouvrira en 1962.
Jean XXIII a été élu pape le 28 octobre 1958.
Tout l’enjeu est de savoir si l’Antéchrist entre dans l’Eglise à ce moment-là, c’est à dire si l’Eglise perd alors sa sainteté et la protection du Saint-Esprit. Donc perd son pouvoir spirituel.

Je suis bien conscient de la portée d’une telle réflexion, surtout si on répond par l’affirmative, c’est pourquoi nous allons l’approfondir un peu.
Il est de notoriété publique qu’Angelo Roncalli (Jean XXIII) fut rosicrucien avant d’être pape. En tant que membre des Rose-croix, il prononça quelques prophéties connues sous le nom de « prophéties du pape Jean XXIII. » Les Rose-croix sont une branche occulte de la franc-maçonnerie, encore plus nocifs et lucifériens. Ces sociétés secrètes ont été fermement condamnées par tous les papes de Grégoire XVI à Pie XII, menaçant d’excommunication tout catholique qui en ferait partie.
Curieusement, à partir de Jean XXIII l’Eglise n’abordera plus ces questions.

Elire à la tête de l’Eglise un rosicrucien, c’est placer comme pape une personne qui a choisit le luciférianisme comme religion, c’est mettre à la tête de l’Eglise un excommunié en puissance, c’est avoir comme vicaire du Christ une personne qui ne peut être assistée de l’Esprit-Saint.
On en a d’ailleurs la preuve : il y a 666 mois au jour près (ou 55,5 ans) entre l’élection de Jean XXIII (28 octobre 1958) et sa canonisation (27 avril 2014). Or le 666 est le chiffre de la bête, celui de l’Antéchrist qui, on l’a vu, est d’abord et avant tout un système. Grâce à Pike on sait que le concile Vatican II en sera la principale arme ; qui a convoqué le concile ? Jean XXIII.

L’Eglise sera veuve
Ceci corrobore aussi les propos de Notre-Dame de l’Apocalypse à Bruno Cornachiola (apparition des 3 Fontaines du 12 avril 1947) ; celle-ci lui avait laissé un message pour le pape Pie XII, qu’il lui remettra personnellement. Dans ce message, il y avait la phrase « l’Eglise sera veuve ».
L’Eglise est le corps mystique du Christ. Son époux c’est Jésus-Christ, représenté sur terre par son vicaire : le pape, d’où l’importance essentielle que revêt le chef de l’Eglise catholique par rapport à tout autre dignitaire religieux, car il représente Dieu sur terre. Même le monde civil ne conteste pas cette prédominance du pape en tant que chef spirituel incontesté, comme s’il avait un statut au-dessus des religions. Donc si l’Eglise est veuve, cela veut dire qu’elle n’a plus son vicaire ; il n’y a plus sur le siège de Pierre un successeur qui soit inspiré et assisté par le Saint-Esprit et qui mérite le titre de vicaire du Christ et la distinction de « très saint père » : pour être saint il faut être en état de grâce et donc habité par le Saint-Esprit.

Rapprochons maintenant ces propos de ceux de saint Paul :
« Pour être inscrite comme veuve, une femme doit avoir au moins soixante ans, n’avoir eu qu’un seul mari » (1Timothée 5:9). Ici l’apôtre explique qu’il faut attendre l’âge de soixante ans pour être déclarée officiellement veuve. L’Eglise est souvent comparée à une femme dans les textes, et il est certain qu’elle n’a qu’un seul mari : Jésus-Christ.
C’est génial car nous arrivons à ce seuil des 60 ans : la période de veuvage qui a commencé à priori le 28 octobre 1958 entrera dans sa 60ème année le 28 octobre 2017,car elle aura 59 ans révolus. La bible ne compte pas comme nous en années révolues, mais en années commencées. Bibliquement, le lendemain elle aura 60 ans.

Et c’est aussi à la même date que les 42 mois de la bête prendront fin puisque j’estime que le 666 du 27 avril 2014 nous a révélé le double secret de l’Antéchrist : être d’une part une contre-église (Vatican II et ses conséquences) sur une période qui commence en 1958 pour durer 60 ans (on vient de le voir) et d’autre part à la fin être aussi un homme, en la personne du dernier pape en place, mais dont le compte à rebours des 42 mois ne commence qu’à sa révélation, donc au 27 avril 2014.
Le 28 octobre 2017 est une date essentielle puisque la bête devrait prendre fin (si ce n’est pas avant) au moment où l’Eglise sera déclarée officiellement veuve.
Il n’est pas interdit de penser que le Vatican nous prépare un veuvage en bonne et due forme pour cette date, en modifiant d’ici là la messe pour y supprimer la Présence Réelle ; ainsi l’Eglise sera vraiment veuve, de son vicaire et de son Dieu !

De Jean XXIII à Nostra Aetate
Mais, nous l’avons vu, il faudra encore un an de lutte avant de tirer le quatrième coup de canon. Là aussi cette information est géniale car en 1958 l’Eglise n’était pas encore engagée dans un processus irréversible d’apostasie et d’hérésies, alors que sept après, si ! En effet en 1965, à la clôture du concile, les jeux étaient faits et la Passion de l’Eglise enclenchée.
Pour rester dans la comparaison avec la Passion, je considère que Jean XXIII joue le même rôle que Juda : le traître. Dans l’évangile de saint Jean, on apprends que Satan entre en lui le soir du jeudi saint, donc avant sa trahison effective. De même que Jean XXIII fut rosicrucien avant d’être élu pape. Le signe de la trahison était un baiser ; qu’est-ce qu’un baiser, sinon une marque d’amour ou d’affection ? Comment Jean XXIII a t-il présenté au monde les motifs du concile ? sûrement pas comme un projet néfaste pour l’Eglise. Là aussi il s’agit d’un baiser empoisonné, celui d’un traître.
Après le traître, le concile joue le rôle des différents accusateurs, la flagellation, la couronne d’épines. La fin du concile correspond à la condamnation à mort car le processus est alors enclenché irrémédiablement. Le 8 décembre 1965 l’Eglise est condamnée et elle le sait, grâce à un document essentiel : la déclaration Nostra Aetate promulguée le 28 octobre 1965, un mois avant la clôture du concile.
Satan imite le divin, lui aussi rédige ses prophéties avec un langage codé. Ce n’est pas un an de lutte mais sept ans. Nous noterons que cette déclaration est rendue publique et promulguée le 28 octobre, soit très exactement 7 ans jour pour jour après l’élection de Jean XXIII. Cette similitude de date est volontaire car il fallait faire le lien entre les deux événements. De plus le 7 est le nombre sacré de Lucifer (toujours ce besoin d’imitation malsaine du divin) car son nom s’écrit en 7 lettres.

Donc :

1) 28 octobre 1958 : début de la perte du pouvoir spirituel car à partir de cette date le vicaire du Christ n’est plus sous la protection du Saint-Esprit.
L’Eglise est veuve, elle se mue elle-même en Grande prostituée, en étrangère à son ex-mari.
C’est le sens de l’épisode de la Samaritaine : Jésus lui dit « tu as eu 5 maris et l’actuel n’est pas vraiment ton mari » : la samaritaine est une étrangère pour les juifs (donc par extension pour le peuple élu, les enfants de Dieu) : il y aura bien 5 papes « Vatican II » le sixième régnant alors que le cinquième est encore en vie, et toujours pape, il n’est même pas un « mari » (c’est à dire un vrai pape) mais un imposteur. Ceci correspond aussi à la prophétie des papes où le dernier, Pierre le Romain, est hors liste. Encore une raison de plus pour penser que François est l’Antéchrist.

2) Sept ans après, 28 octobre 1965, à la veille de la clôture du concile, la déclaration Nostra Aetate consacre la perte du pouvoir spirituel de l’Eglise. Le quatrième coup de canon est tiré.
Finalement, on peut même dire que le 4ème coup de canon est à la fois cette déclaration et le concile en lui-même.
Pourquoi l’Eglise perd-elle pour de bon son pouvoir spirituel avec Nostra Aetate. Parce qu’elle renonce ce jour-là à son rôle d’évangélisation et de conversion du monde. Elle renonce à accomplir la mission que lui avait assigné le Christ le jour de l’Ascension :  » Allez par tout le monde et prêchez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc 16:16) Oui les instructions du Christ étaient claires : ceux qui n’ont pas la foi en Jésus-Christ et qui ne sont pas baptisés sont de facto condamnés ; instruction que l’Eglise a ensuite résumée par la formule « hors de l’Eglise point de salut« .
Par conséquent le principal rôle spirituel de l’Eglise consistait à assurer le salut des âmes en leur enseignant la Vérité pour générer dans les cœurs et les âmes la foi nécessaire au salut, et concrétisée par un engagement : le baptême, qui fait de nous des enfants de Dieu.
Or avec Nostra Aetate s’engage le dialogue interreligieux avec les religions non chrétiennes et surtout l’Eglise pour la première fois introduit l’idée qu’on peut être sauvé en dehors de la religion catholique.
Jusque là, les principes du catholicisme étaient les mêmes que ceux des premiers chrétiens : quand un chrétien rencontrait un païen, il lui expliquait que Jésus-Christ n’était pas un Die de plus, mais qu’il était l’Unique et le Seul Vrai Dieu ; donc il ne s’agissait pas s’ajouter une statue de plus mais de détruire toutes les statues des faux dieux pour n’en conserver qu’un seul.

Revenons à la notion de grande prostituée. Dans un ouvrage écrit par Jacques Delacroix (Liesi) celui-ci rappelle que « fornication, en langage biblique, signifie précisément union adultère de la véritable religion et de son culte avec les religions fausses et leurs cultes idolâtriques respectifs« .
Or c’est exactement le cas de Nostra Aetate.
Puis il cite Mgr Straubinger, expliquant que « dans le langage biblique l’apostasie est appelée adultère parce que l’union de l’âme avec Dieu est comme un mariage, et l’époux qui aime vraiment est jaloux, de toute nécessité. »
C’est clair et tout se tient. Avec Jean XXIII et le concile l’Apocalypse se réalise : l’Eglise entre dans une relation adultère qui mène à l’apostasie, et qui se révèle dans Nostra Aetate, celle-ci constituant l’imposture suprême : la religion de l’unique Dieu renonce à affirmer qu’elle est la seule à mener les âmes au salut, contredisant de plein fouet les instructions de son divin maître.
Elle se mue en Grande Prostituée, laquelle est associée à Babylone car la symbolique est la même. Lorsque l’Eglise est sainte, elle est assimilée à la ville sainte : Jérusalem d’abord, Rome ensuite. Mais quand cette même Eglise est infidèle à sa mission, comme on vient de le voir, elle prend le nom de Babylone ; c’est toujours la grande ville, mais cette fois-ci celle du royaume antichrétien, celui de la mère des prostituées.
Et le monde civil suit : quand l’Eglise va, les nations se portent bien. Quand l’Eglise vacille, les nations sombrent dans le péché, le vice, la violence, le meurtre, la luxure, le mensonge, la désolation. Regardez autour de vous…

1958, la France bascule aussi
Puisque le troisième coup de canon en 1870 a été précédé d’un changement de régime en France avant d’être tiré à Rome, avons-nous une situation similaire en 1958 ?
Oui ! Et c’est là une preuve de plus.
En effet 1958 sera une année capitale en France : le retour au pouvoir du général de Gaulle permettra d’engager une réforme majeure des institutions, avant les événements à Rome. Là encore l’ordre est respecté.
Le putsch des généraux à Alger le 13 mai 1958 (Fatima) provoquera le retour du général. Le 28 septembre suivant la constitution de la cinquième république est approuvée par référendum, et promulguée le 4 octobre. Le 3ème coup de canon avait pour objet de détruire, le 4ème a pour but de construire. Construire les structures politiques et la nouvelle religion qui permettront l’avènement de l’ère de Lucifer. Neutralisation de la France à nouveau puis de Rome dans la foulée. Opportunément, Pie XII ne meurt (9 octobre) qu’une fois la nouvelle constitution adoptée et promulguée. Le nouveau locataire de l’Elysée est élu le 21 décembre suivant. Encore un lien…
A Paris comme à Rome on installe en 1958 deux traîtres ; l’un trahira l’Eglise, l’autre la France et l’Algérie, permettant le déclenchement de l’invasion de l’hexagone par les musulmans.
De Gaulle c’est aussi le nucléaire militaire et civil, magnifique bombe à retardement, et bien entendu la révolution des mœurs de 1968, feu vert pou la déferlante du vice sur le monde, et rendu possible par une Eglise qui avait déjà abandonné sa mission.
Nous savons maintenant pourquoi.

 

Conclusion

Beaucoup pensent que le message de la Salette avait une portée de 100 ans : les dates-clés de 1864 et 1865 renvoyaient à 1964 et 1965, c’est à dire les deux dernières années du concile, qui condamneront l’Eglise. Il convient de méditer ces paroles en ayant à l’esprit l’évolution du monde et de l’Eglise depuis cette date :
« En 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer . Ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront d’une telle manière, qu’à moins d’une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces mauvais anges. Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu . Ils auront un très grand pouvoir sur la nature. » N’est-ce pas criant de vérité concernant l’Eglise et le monde ?
« En 1865, on verra l’Abomination dans les Lieux Saints » : oui si l’Eglise à la clôture du concile et grâce à Nostra Aetate a bel et bien perdu son pouvoir spirituel, alors l’abomination (la bête) est bien dans les lieux saints, ce que confirme la Sainte Vierge plus loin : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« . Tout ceci se déroule devant nos yeux, il n’y a plus de doute possible. Mais courage car c’est lorsque l’Eglise sera déclarée officiellement veuve (à 60 ans) que Satan s’effondrera.

 

Illustration : en ce 29 septembre, fête de saint Michel, mettons-nous ainsi que l’Eglise sous sa protection et souhaitons son intervention prochaine pour notre délivrance.

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Trump tombera-t-il dans le piège coréen ?

La Corée du Nord n’a pas d’importance économique ; elle n’a pas d’importance géopolitique -ni politique tout court ; elle n’a pas d’importance géostratégique ; ni énergétique ; ni démographique ; ni historique. Ni même militaire. Car quand bien même elle aurait une armée digne de ce nom et correctement équipée, ce qui reste à prouver, et à la rigueur l’arme nucléaire, ce qui à priori n’est pas le cas, elle ne pourrait pas s’en servir. Car depuis au moins quatre décennies, aucun pays n’a pu en agresser un autre sans immédiatement générer une réaction internationale, qui peut aller de la simple admonestation à l’intervention armée.
Le dernier pays à l’avoir fait, l’Irak, s’en souvient encore : il a été depuis totalement dévasté. Le mondialisme a fait son chemin, et désormais plus aucune guerre entre nations n’est possible sans l’accord des Etats-Unis ou de l’ONU, mis à part pour Israël – mais nous le savons tous, les Etats-Unis et le monde entier obéissent à Israël et à la synagogue de Satan, véritable maitre du monde.

Alors pourquoi donner de l’importance à la Corée du Nord alors qu’elle n’en a pas ? Alors qu’elle n’est réellement dangereuse pour personne, à part pour la Corée du Sud ou le Japon ; et encore, ces pays sont très bien défendus par des armes sophistiquées, qui sauront facilement mettre en échec d’éventuels tirs de missiles. Et largement protégés par les Etats-Unis.
Rappelons à titre d’exemple que lorsque l’armée américaine ultramoderne lance 59 missiles sur la Syrie en avril dernier, seuls 35 atteignent leur but – les contre-mesures russes étaient passées par là. Or la Corée du Nord est très loin d’atteindre le niveau des armées américaines, russes et européennes. Donc en réalité, la Corée du Nord ne fait peur à personne.

Il faut en conclure qu’il y a derrière ces agitations une manipulation certaine. Une double manipulation même. Du coté de la Corée d’une part, et de l’Amérique d’autre part.

Aujourd’hui aucun pays, quel qu’il soit, ne peut mener une guerre contre un autre sans en avoir reçu préalablement l’autorisation. Rarement officielle d’ailleurs ; une autorisation des puissants de ce monde, de ceux qui font et défont les gouvernements et dirigent le monde en coulisse. Saint Jean a appelé cette organisation la synagogue de Satan parce qu’elle est dirigée in fine par la haute finance apatride juive (dans le sens pratiquant le judaïsme talmudique) qui elle-même contrôle les grandes sociétés secrètes de la planète, à commencer par la franc-maçonnerie.
Par exemple, quand Saddam Hussein envahit le Koweït en 1990, cela veut dire qu’il avait obligatoirement reçu un feu vert en haut lieu, et qu’il a ensuite été trahi. Lui aussi est tombé tête baissée dans un piège qui lui sera fatal. Sa surprise devant l’intervention de la coalition internationale montra bien le jeu de dupes dont il fut la victime. Ce qui explique aussi les fameux « Scud » envoyés sur Israël durant cette première guerre du golfe : il manifestait par là sa rancœur envers ceux qui l’avaient trahi, et les désignait nommément.

Mais attaquer Israël se paie toujours très cher : Saddam finira pendu, son pays dévasté et le pétrole sous bonne garde.
La vengeance est un plat qui se mange froid. Ceux qui avaient osé s’attaquer à Israël le jour sacré du Yom Kippour (6 octobre 1973), l’Egypte et la Syrie, seront eux aussi sévèrement punis.
Anouar el-Sadate sera assassiné le 6 octobre 1981, soit exactement le jour de la l’attaque syro-égyptienne de la guerre du Kippour. Voilà la réponse. Et ils tenteront de faire sombrer l’Egypte dans l’anarchie par l’élection de Mohammed Morsi.
Quand à la Syrie, le fils paie pour le père. Vu l’état du pays, on peut penser que la vengeance est réussie. Et ceci explique aussi l’acharnement qu’ils mettent à vouloir écarter Bachar el-Hassad du pouvoir.
Dans toutes ces guerres, Israël venge les affronts antérieurs et assure sa survie en divisant et affaiblissant durablement ses turbulents voisins et adversaires.

Mais revenons à la Corée du Nord et à la double manipulation pressentie.

 

La Corée du Nord : un état communiste bien pratique

Il faut savoir que l’arme principale choisie par la synagogue de Satan pour conquérir le monde sera le socialo-communisme. Par la force (révolutions communistes) ou par la ruse (socialisme d’état). Il faut savoir que le socialo-communisme est une invention purement juive ; le communisme est d’ailleurs le seul régime politique où les juifs prendront eux-mêmes la tête des mouvements au début du XXè siècle, alors que leur stratégie favorite est de diriger via des intermédiaires, des pantins au pouvoir auxquels ils donnent leurs ordres. Pas dans les mouvements communistes : en Russie (Lénine, Trotsky…), en Allemagne (Rosa Luxembourg), en Hongrie (Bela Kuhn) etc… la plupart des principaux dirigeants révolutionnaires sont juifs.
Il faut savoir aussi que le communisme n’est pas seulement un système économique et politique : c’est une religion, la religion du matérialisme athée.
Le communisme est donc l’arme préférée de la synagogue de Satan. Même si celui-ci a évolué, en glissant vers la synthèse qui lui était destinée une fois parvenu à l’âge adulte (à savoir un socialo-libéralisme résultat de la fusion du capitalisme et du socialisme – deux créations juives à priori antagonistes, mais pas pour tout le monde).
Ce sont des nostalgiques. Après tout, les puissances qui fournissent et/ou protègent aujourd’hui la Corée du Nord -Russie, Chine, Cuba- sont d’anciens bastions communistes, et même pour certains des régimes communistes officiellement toujours en activité.
Il est donc très probable que les élites qui dirigent le monde (la synagogue de Satan) aient entretenu la Corée du Nord dans un but précis. Pas seulement par nostalgie d’une forme de communisme aujourd’hui révolue.
La Corée du Nord ne devrait plus exister depuis longtemps – du moins sous cette forme, surtout compte tenu de l’ingérence avérée des deux super-puissances, tant des Etats-Unis que de l’ex URSS.
Les textes sur les Illuminatis (autre nom pour désigner les membres dirigeants de la synagogue de Satan) indiquent que ceux-ci disposent d’agents (« Agenturs« ) hauts placés dans de nombreux pays.

Les Illuminatis ont maintenu la Corée du Nord, l’ont financée et l’ont entretenue dans l’illusion de la puissance militaire : c’est son seul atout. Ils ont empêché la communauté internationale d’intervenir et de renverser ce régime autoritaire et totalitaire.
Ils se réservent la Corée du Nord pour exécuter leurs basses manœuvres, de même qu’ils ont créé Al-Quaida puis l’Etat Islamique dans le même but.
On retrouve ici la stratégie favorite des juifs : utiliser des nations ou des organisations écrans pour exécuter le sale boulot à leur place, sans que l’on puisse remonter au commanditaire. Il est étonnant de voir proliférer, grandir et prospérer des organisations qui sont censées avoir à leurs trousses les plus puissantes armées du monde et les meilleurs services secrets de la planète. On est capable de geler immédiatement les avoirs de Kadhafi dans le monde entier, mais pas ceux de l’Etat Islamique. Mais au fait, qui dirige la finance internationale ? Quel est le si petit nombre de mains qui possède un tel pouvoir ? La synagogue de Satan.
Par conséquent, au même titre que Daesh, la Corée du Nord est utile pour servir d’appât, de prétexte ou de nation écran -ou les trois à la fois- pour exécuter une attaque sous faux drapeau.
Un pays comme la Corée du Nord est particulièrement génial : on peut lui attribuer n’importe quelle action, peu importe qu’elle l’ait commise elle-même on non, il suffit que cela soit crédible.
Comme personne ne connait réellement le niveau d’équipement militaire du pays, comme on joue le flou sur sa supposée détention de l’arme nucléaire, on peut en réalité dire ce que l’on veut, et utiliser n’importe quelle bombe, ou autre, y compris nucléaire : dans tous les cas l’agression sera attribuée à la Corée, sans qu’elle puisse démentir.
Quelques agenturs des Illuminatis bien placés auprès du pouvoir nord-coréen suffisent pour les amener dans l’attitude souhaitée. Les médias occidentaux font le reste, ainsi que les dirigeants des principales nations, bons serviteurs obéissant à leurs maitres. Toute cette agitation permet de crédibiliser la menace coréenne, il n’y aura plus qu’à l’actionner le moment venu.
Puis à détruire les preuves, quitte à faire disparaitre un pays entier. Ou du moins ses dirigeants, mais ça c’était évident.

 

Trump va t-il tomber dans le piège ?

C’est là que nous arrivons au point intéressant. En effet, nous avons compris que la Corée du Nord est un prétexte idéal pour engager quelque chose de puissant et d’essentiel pour l’avenir du monde. Le pays n’a été maintenu en vie que pour ça. En tout cas cela semble bien en prendre le chemin.
Alors de deux choses l’une : est-ce que Trump joue son rôle ou lui tendent-ils un piège ?
Je m’explique : si la Corée du Nord doit servir de nation-écran pour effectuer une attaque sous faux drapeau, le scénario prévoit une riposte logique des Etats-Unis. Donc si Donald Trump est dans le coup, il est normal qu’il fasse monter la pression. Mais compte tenu de la situation particulière de ce dernier, les Illuminatis actionnent-ils aujourd’hui la Corée parce qu’ils en ont besoin pour leurs projets occultes de génération du chaos, ou bien pour faire tomber Trump, dont ils veulent toujours se débarrasser ?
Car la Corée peut servir pour l’un ou pour l’autre.
La seconde possibilité n’est pas à exclure. La Corée expérimente des missiles depuis des années. Cependant, on note une étrange escalade des essais depuis l’élection de Donald Trump, dont une bombe H thermonucléaire. Pourquoi le régime multiplie-t-il subitement les essais depuis quelques mois ? Est-ce l’exécution du plan des Illuminatis ou une provocation destinée à attirer Donald Trump dans un piège fatal qui mènerait à sa destitution ?

Dans une vidéo récente, le rav (rabbin) Ron Chaya évoque le piège de la mer Rouge en parlant du Pharaon. Je le cite : « quand la nuée disparaît, il voit une mer ouverte en deux et les juifs de l’autre côté. E il rentre dans le piège ! Comment un type sensé peut-il faire un truc pareil sans se méfier ? » Pourtant, Pharaon s’élance à la poursuite des hébreux, dans l’ouverture pratiquée miraculeusement au milieu de la mer, qui se referme sur lui noyant toute l’armée.
Et Ron Chaya d’ajouter que cet homme intelligent était devenu idiot à cause de son ego surélevé ; il fait alors un parallèle avec Kim-Jong-il ! Intéressant tout de même, car le piège n’est peut-être pas tendu au dirigeant nord coréen mais bien à Donald Trump ! On reconnait bien là la duplicité des juifs et l’art de la manipulation.

Pour le moment, Donald Trump tombe dans le panneau, il est même surdoué. N’oublions pas que les agenturs des Illuminatis savent très bien flatter les egos des dirigeants et les pousser là où ils veulent les amener. Le ton monte depuis ces derniers jours ; cet état de quasi-guerre semble bien artificiel, ou du moins arrangé par ceux qui en tirent les ficelles.
Ceci expliquerait aussi l’attitude presque noble du nouveau roi David, Emmanuel Macron, le représentant officiel des Illuminatis, qui se démarque de son homologue américain, préparant déjà son futur rôle de sauveur du monde une fois celui-ci empêtré dans le piège et noyé dans la mer Rouge du golfe de Corée.

 

Conclusion

Observons la tournure des événements dans les prochains jours et soyons prudents dans nos interprétations. Nous savons que la fenêtre de tir final pour le basculement dans la nouvelle ère est située entre le 23 septembre et le 21 décembre 2017, avant les 40 ans d’Emmanuel Macron. Les éléments se mettent en place, nous le voyons bien ; ils doivent être prêts dès que le feu vert sera donné, probablement après un geste majeur de Rome (transmission du pouvoir spirituel à la synagogue). La Corée semble être un acteur essentiel du scénario. Pour engager le chaos final ou pour provoquer la destitution de Trump ? Et pourquoi pas les deux à la fois ?

Sans compter que le Ciel peut mettre en échec les projets de Satan ou l’amener à l’erreur. Car vouloir faire d’une pierre deux coups (engendrer le chaos et se débarrasser de Trump) est un jeu dangereux où la synagogue de Satan risque de se brûler les doigts. Peut-être qu’à eux aussi un piège divin (Divina Insidia) est tendu ?

 

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