La fin ne sera pas ce que vous croyez

Apocalypse-Now2

La fin des temps est l’objet d’un enjeu énorme entre le prince de monde, Satan, et la puissance divine. Il ne s’agit pas ici d’un énième affrontement entre le bien et le mal, que nous vivons depuis toujours à des degrés divers ; non, il s’agit de la dernière et ultime bataille, celle qui termine un processus entamé il y a 6000 ans.
Cette ultime période s’appelle celle de l’Antéchrist, elle précède le retour du Christ qui revient dans la gloire pour juger les vivants et les morts : le jugement dernier. Et après s’ouvrira l’ère de la Jérusalem Céleste où il n’y aura plus de mort, ni plus de mal.

L’enjeu est donc énorme. Il n’y aura plus d’autre possibilité après pour Satan de séduire la terre et ses habitants. Il sait qu’il perdra sont titre de prince de ce monde car ce monde n’existera plus.

Il est vital pour Satan de gagner cette ultime et dernière guerre.
Pour cela il faut savoir quel est l’enjeu réel et ensuite tenter de décrypter la véritable stratégie employée.

L’enjeu réel pour Satan est d’attirer le plus d’âmes possibles en enfer. Un nombre incalculable.
Quand l’Apocalypse décrit la bataille de l’Armageddon, elle parle de 200 millions d’hommes ; mais en réalité, à l’époque où saint Jean rédige son texte, la planète est peuplée d’environ 200 millions de personnes. On comprend donc que le monde entier sera sous la coupe de Satan.
Aujourd’hui nous sommes 7 milliards : réalisez-vous l’enjeu ? Sept milliards d’âmes à récupérer en enfer au moment de la moisson, n’est-ce pas la plus belle des victoires ?

Comment comprendre la stratégie employée ?

Elle consiste d’abord à donner un double sens aux événements qu’il suscite : un sens littéral, visible et compréhensible par tous, et un sens caché, connu seulement d’un petit nombre d’initiés.
Un peu comme les prophéties, qui ont très souvent elles aussi un double sens : littéral d’un côté, mystique de l’autre.
L’un ne va pas sans l’autre. Mais quelquefois l’un des deux sens peut être prépondérant par rapport à l’autre.
C’est ainsi que les prophéties s’éclairent : une fois que l’événement permet de comprendre la réalisation de la prophétie, soit dans son sens littéral, soit dans son sens mystique, soit les deux.
Toute la difficulté réside dans l’importance donnée au sens littéral ou au sens mystique, c’est à dire dans la recherche du sens caché, soit de l’événement, soit de la prophétie.

Pourquoi Satan mélange-t-il les deux ?
Tout simplement parce que les hommes, s’ils ne voient pas la réalité de l’événement, ne seront pas capables de l’identifier comme tel et donc de mettre en place les pare-feux nécessaires.

La fin des temps, ou fin de ce monde, se terminera par ce que Jésus appelle la moisson. La séparation du bon grain et de l’ivraie. L’ange qui jette sa faux au chapitre 14 de l’Apocalypse.
Si les hommes avaient conscience de la proximité de la moisson, ils chercheraient à sauver leurs âmes, ils mettraient en place des contre-feux spirituels, ils se convertiraient et feraient pénitence.

Mais de cela il n’en est pas question pour Satan. Il veut ses 7 milliards d’âmes, il les lui faut !
Par conséquent la planète doit vivre dans l’illusion jusqu’au bout ; comprenez-vous bien ? Jusqu’au bout ! C’est le second niveau de la stratégie satanique.

Quel est le meilleur moyen d’illusionner les hommes ? C’est d’illusionner d’abord ses propres troupes. Il va les faire courir après des chimères pour qu’ils aient l’illusion de pouvoir y parvenir, ils vont eux-mêmes s’auto-persuader du bien-fondé de ces utopies et ils tenteront d’y parvenir de bonne foi !
Cette bonne foi ils la communiqueront à leurs ennemis, c’est à dire aux Justes, aux enfants de Dieu, qui étudieront cette stratégie et la dénonceront, mais en y croyant eux-mêmes.

Ainsi, les deux camps, les mauvais et les bons, courront après les mêmes chimères et seront illusionnés de la même façon.
C’est pourquoi l’Apocalypse dit que la bête aura le pouvoir de faire la guerre aux saints et de les vaincre (Apoc. 13, 7).
Cela veut dire que le bon camp ne mettra pas en place les bons pare-feux car il n’aura pas compris l’enjeu réel et sous-jacent de la stratégie diabolique (le sens caché), tout simplement parce que le camp du mal ne les connaît pas non plus lui-même, du moins dans sa grande majorité.

Comprenez-vous l’intelligence du procédé ?

Je vais prendre un exemple concret pour être plus explicite.
Tout le monde connaît l’objectif d’un gouvernement mondial, c’est à dire un monde unifié derrière un seul dirigeant et un seul gouvernement.
En réalité c’est une utopie, une illusion de Satan. Pourtant, celui-ci va l’annoncer, la prédire. La franc-maçonnerie va être chargée de la mettre en place ; elle aussi l’annoncera et tentera d’y parvenir. Loyalement : ils y croient vraiment.
Les ennemis de la franc-maçonnerie, c’est à dire principalement les catholiques, vont découvrir ce plan secret, l’étudier et le dénoncer. Ils en attendent donc la réalisation, ce qui leur permet de savoir où en est le plan de Satan.
Le pire là dedans c’est que les élites mondiales vont effectivement œuvrer à cette édification et nous les suivons bêtement en comptant les points.
Mais surtout, l’intelligence suprême de Satan sera de connecter ce projet avec l’Antéchrist ; c’est pratique car les prophéties sur l’Antéchrist montrent que celui-ci réunit sous un seul nom la totalité des iniquités possibles du diable ; dans l’Antéchrist, il y a unité de personne, de lieu et de temps. Il est donc facile de faire croire qu’un gouvernement mondial est le signe du pouvoir de l’Antéchrist.
Le résultat est génial car les deux camps (les sociétés secrètes manipulées par le diable et les catholiques dénonciateurs de ces projets maléfiques) raisonnent de la même manière : tant qu’il n’y a pas de gouvernement mondial, il n’y a pas d’Antéchrist.
Donc il n’y a aucune raison pour les catholiques de crier à la fin du monde ; aucune raison d’appeler à la pénitence et de redoubler d’efforts pour sauver des âmes, aucune raison d’aller convertir d’urgence son voisin.

Et c’est comme ça que la fin du monde arrive sans que personne n’ai été prévenu. Pourtant là aussi, elles sont nombreuses les prophéties qui annoncent cette fin à l’improviste, à commencer par l’Apocalypse, où Jésus répète plusieurs fois « Je viendrai comme un voleur« .

Alors quand les hommes comprendront-ils qu’un gouvernement mondial, une monnaie mondiale, une religion mondiale et une paix mondiale sont des chimères, des illusions, un piège dans lequel sont entrés les bons et les méchants ?
Les méchants car beaucoup croient sincèrement y parvenir, et donc y œuvrent de toutes leurs forces, et les bons parce qu’ils attendent ces événements pour se bouger les fesses.
Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ?
Jusqu’à la moisson.

Voici l’explication de la plus grande mystification de tous les temps.
En un peu plus de 200 ans, depuis le siècle des Lumières, les hommes ont sombré petit à petit dans le matérialisme, au détriment du spirituel.
Aujourd’hui ils sont 100% matérialistes et ne savent même plus ce qu’est une vie spirituelle, cathos compris, à l’exception des 144 000 justes.
On l’a vu, de même que l’homme est à la fois matériel et spirituel, les prophéties ont un double sens : littéral et mystique.
Alors Satan, comme d’habitude, a inversé les éléments.
Tant que l’homme avait une vie spirituelle, les prophéties se sont réalisées plutôt dans leur sens littéral. Satan prophétise deux guerres mondiales via Albert Pike et effectivement elles se réalisent dans le sens usuel du mot guerre.
Aujourd’hui, maintenant que l’homme est matérialiste jusqu’au bout des ongles, et qu’il n’est plus capable de comprendre le sens mystique, alors les prophéties vont se réaliser principalement dans leur sens mystique et non dans leur sens littéral.
C’est pourquoi la troisième guerre mondiale est tout sauf normale : intellectuelle, morale, religieuse, militaire par endroits (Daech), bactériologique (cancer, sida, zika aujourd’hui) etc… Globale.
Donc l’homme ne la voit pas et ne la prend pas pour une guerre, parce qu’il est mûr pour se faire tondre en beauté. C’est le seul point sur lequel Satan met tout le monde à égalité, les siens et les autres : ils ont tous pour destination l’enfer.

Cherchons à discerner le sens caché c’est à dire à vérifier si en réalité l’objectif n’est pas déjà atteint. Autrement dit, cessons de regarder la main de l’illusionniste qui s’agite et observons plutôt ce qu’obtient l’autre main dans l’ombre.
Car, on l’ a dit, les objectifs réels sont cachés pour tous : si les méchants sont illusionnés, les bons le seront tout autant. Etudions les quatre grands point qui sont censés constituer le règne de l’Antéchrist, selon une vision matérialiste aussi récente qu’erronée.

Un gouvernement mondial
Réunir tous les hommes derrière une même tête est une utopie et les élites de ce monde le savent.
Le monde est constitué de peuples, de races, de langues ; derrière se profilent des nations délimitées géographiquement, ainsi que des civilisations et des religions. Il s’agit d’un processus naturel qui ne peut être effacé. Satan le sait et entretient l’illusion grâce à l’Europe et à des accords de coopération ici et là ; pourtant les grands blocs qui se sont constitués démontrent l’inverse. De la Chine, des Etats-Unis, du Japon, de l’Inde, de la Russie, de l’Europe, il est pourtant évident que rien ne pourra unifier ces grands blocs. Les velléités d’unification ne sont possible que quand « tout va bien » ; mais dès qu’un problème apparaît, le peuple ou la nation concernée se recroqueville sur lui-même, se met en situation d’auto-défense et envoie promener ses voisins.
Par contre, réfléchissons quelques secondes ; l’ONU constitue bel et bien un gouvernement mondial. Les entités supranationales que sont l’OMS, l’Unesco, l’OMC, la Banque Mondiale ou le FMI font déjà régner un totalitarisme d’envergure mondiale. L’ONU a fêté ses 70 ans fin 2015, soit une durée biblique : les 70 ans d’exil à Babylone du peuple hébreu. Or Babylone, c’est le nom dans l’Apocalypse qui désigne la société mondialisée, matérialiste et idolâtre d’aujourd’hui.
Soyons donc réalistes : au lieu de courir après une chimère qui s’appelle un gouvernement mondial, reconnaissons que celui-ci existe réellement, et ce depuis longtemps. Satan a-t-il besoin d’un président du monde ? Non il est le prince de ce monde, il règne déjà. Il n’a pas besoin d’un représentant sur terre, mais par contre il a besoin de le faire croire.

Une monnaie mondiale
Là aussi, ceux qui courent après cette chimère en font sourire plus d’un, et surtout la haute finance apatride qui mène le monde. Les disparités entre monnaies et entre taux de changes leur permettent de gagner des fortunes, bien plus que s’il n’y avait qu’une seule monnaie. L’unification est un leurre, une utopie d’autant plus crédible que les Etats eux-mêmes semblent vouloir y tendre. Et encore… L’Europe est pourtant un bon laboratoire avec la zone euro dont les terribles pièges sont un enseignement pour la planète entière.
Là aussi, il faut faire preuve de réalisme : la finance est déjà totalement mondialisée et entièrement interdépendante. Dès 1929 cette interdépendance mondiale fut testée. Depuis, les crises financières secouent régulièrement la planète et on continue à agiter devant nos yeux le spectre d’une future et énième crise. Il s’agit d’entretenir l’illusion matérialiste jusqu’au bout car ainsi les hommes ne se préoccupent pas de leur âme.

La paix mondiale
Ceux qui lisent ce blog le savent, la religion de l’homme est devenue la religion numéro un dans le monde. Poussé par son orgueil, l’homme se prend pour Dieu, il cherche donc à établir une paix humaine, une paix sans Dieu, ce qui n’est pas viable. A la devise antique des Romains Si vis pacem para bellum (si tu veux la paix prépare la guerre), le monde chrétien a répondu par : si tu veux la paix, crois en Jésus-Christ et aimes-le. Tant que Satan règnera sur le monde, il y aura la guerre, même entre chrétiens, l’histoire l’a montré, à cause de l’orgueil humain, des jalousies et des dissensions. Aujourd’hui, la guerre enrichit les financiers, fait tourner les économies et permet d’éliminer les gêneurs, de déstabiliser des pays ou d’éradiquer des populations. Aucune élite actuelle n’a intérêt à supprimer la guerre, bien au contraire : plus ils parlent de paix, plus ils font la guerre. Ce sont des hypocrites.
Ici aussi nous nageons en pleine utopie : seule l’universalité de la foi en Jésus-Christ peut conduire à une paix véritable et durable.

La religion universelle
Réfléchissons un tout petit peu : qui veut établir une religion universelle ?
Les musulmans ? Ils n’arrivent même pas à s’entendre entre sunnites et chiites.
Les juifs ? Ils considèrent avoir la religion réservée au peuple de Dieu, il n’a jamais été question qu’elle s’ouvre aux autres, bien au contraire.
Les protestants ? Ils sont éclatés dans des centaines de mouvements différents, comment leur parler d’unité alors qu’ils sont incapables de la réaliser chez eux. Les Orthodoxes pareil : pas d’unité.
Les hindous ? Les Bouddhistes ? Les athées (religion laïque) ?
Non, en réalité personne n’a envie ni de se rapprocher, ni de fusionner, ni de lâcher quoi que ce soit de ses dogmes, de sa doctrine et de son enseignement. Et à la limite, c’est parfaitement normal.
Les seuls, je dis bien les seuls, qui proposent de dialoguer, qui réalisent des vidéos ou l’on voit les grandes religions parler dans un même élan, qui enseignent l’unité des religions et qui abdiquent l’origine divine de leur révélation, ce sont les catholiques romains.
N’importe quel analyste un tout petit peu réaliste et informé conclura immédiatement qu’il est totalement utopique d’envisager une quelconque fusion des religions. Cela paraît évident. Cependant, Satan entretient l’illusion via quelques initiatives médiatiques et symboliques sans grande portée, du moment que l’on reste dans le flou, l’abstrait, et que l’on œuvre pour la paix ou l’amour. Il n’est pas question en réalité de fusionner les religions mais par contre, il est essentiel que le catholicisme devienne lui-même cette religion universelle en rendant les catholiques apostats et idolâtres. Ce sont donc les catholiques qui mélangent le Seul et Unique Dieu aux faux dieux comme à Assise en 1986 ; seul le chef des catholiques (le pape) s’aventure dans les mosquées ou les synagogues pour prier ; les autres chefs religieux ne le font pas. Seuls les catholiques demandent pardon aux autres religions pour de prétendues erreurs passées ; les autres ne le font pas. Seuls les catholiques annoncent leur intention de participer au 500ème anniversaire d’un de leurs pires ennemis (Luther) ; les autres ne le font pas.
Bref seul le catholicisme pratique aujourd’hui la religion universelle et l’enseigne à ses fidèles. Comme le catholicisme est la seule religion habilitée à sauver des âmes en donnant la possibilité à chaque homme de devenir enfant de Dieu, car seuls ceux qui croient en Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme et qui ont été baptisés deviennent alors des enfants de Dieu et peuvent prétendre à la vie éternelle, vous voyez l’ampleur des dégâts ? Depuis 50 ans et la déclaration Nostra Aetate sur la liberté religieuse, l’Eglise n’enseigne plus le salut aux nations par le baptême et la conversion à Jésus-Christ. Vous comprenez pourquoi les autres nous ouvrent les portes de leurs mosquées et se prêtent bien volontiers à des pantomimes comme l’ONU des religions ? Ils pavoisent.
La religion universelle est faite dans la tête des catholiques et même dans leurs actes.

 

Alors que va-t-il se passer réellement ?

Une fois que vous avez extirpé le sens caché des événements et balayé les utopies et les chimères placées devant vos yeux (y compris ceux des partisans de Satan, qui ont droit aux mêmes chimères), vous y voyez un peu plus clair : le gouvernement mondial existe, la finance mondiale aussi, la religion universelle aussi.
L’Antéchrist-système (la bête de la mer) est à son apogée, l’iniquité aussi. Le faux prophète, qui est l’Antéchrist-personne (la bête de la terre) règne actuellement au Vatican : Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist : les paroles de la Salette sont d’actualité.
Tout est là, sous nos yeux. Bien sûr que la bête peut faire encore plus de dégâts et nous annonce un catalogue d’horreurs à venir : son but est de toujours nous mener à N+1 car tant que vous n’avez pas compris que c’est fini, je le répète, vous ne mettrez pas en place les bons pare-feux.

Mais nous ne sommes pas à N+1, ni à N+2. Nous sommes à N c’est à dire au temps de la grande tribulation et du règne de l’Antéchrist.
Comment celui-ci va-t-il finir ?
C’est très simple, Jésus-Christ l’a déjà expliqué en Matthieu 24 :
« Tels furent les jours de Noé, tel sera l’avènement du Fils de l’homme.
Car de même que dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on épousait et on était épousé, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et qu’ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à la venue du déluge qui les emporta tous, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. »
(Matthieu 24, 37-39)

Ca veut dire quoi ?
Que tout va continuer à se passer presque normalement jusqu’au jour J. Les choses continueront à se dégrader, une mauvaise loi par ci, un tremblement de terre par là, un crash d’avion ici, une tempête là, un décès par ci, une hérésie de plus par là etc… Les Justes continueront à interpréter ces signes comme avant-coureurs de la justice divine, les autres continueront à rigoler et à mettre en doute nos mises en garde.

Les hommes veulent des avertissements ?
Ils en ont eu plein
. Le 11 septembre, c’était quoi ? Les attentats de Madrid, de Londres, Fukushima, c’était quoi ? Le réveil des volcans, les très nombreux tremblements de terre, les innombrables morts d’oiseaux et de poissons depuis quelques années, la quantité étonnante de crashs d’avions en deux ans, c’est quoi ?
Jusqu’aux derniers signes, que Babylone s’est sentie obligée de monter en épingle.
Pourquoi a-t-on transformé un simple fait divers (l’attentat des Charlie) en un événement mondial avec à la clé 47 chefs d’états et 4 millions de personne dans la rue ? Pour quelques types sans importance dont tout le monde se fichait quelques jours avant?
Franchement, pourquoi Babylone en a-t-elle fait des tonnes ? Cherchez toujours le sens caché.
J’ai expliqué à l’époque que le 11 janvier 2015 c’étaient les Rameaux lucifériens. Après les rameaux, la semaine sainte… Voilà des signes grandeur nature.

Pareil pour les attentats du 13 novembre. Pourquoi leur donner une telle importance ? Il y a eu des attentats en 1995 ; plusieurs bombes ont explosé cette année-là. Pourtant, pas d’état d’urgence, pas de sacralisation des victimes…
Mais 130 (morts) mènent au 22 mars 2016 (13 nov + 130 jours) donc en pleine Semaine Sainte justement.

Alors voilà… pas de grand avertissement à la Garabandal.
La stricte application de l’évangile, tout simplement.
Ils ne se douteront de rien jusqu’au bout.

Le déluge dure 40 jours. C’est la durée biblique de la purification.
Car Jésus passe 40 jours au désert avant d’entamer sa vie publique.
Les hébreux passent 40 ans au désert avant d’entrer dans la Terre promise.
Marie se soumet à la loi de Moïse qui lui impose 40 jours de purification après la naissance de Jésus.

Aura-t-on droit à 40 derniers jours comme pour le déluge ?
Si Jésus cite cet épisode en exemple pour la fin des temps, c’est qu’il y aura probablement des similitudes.
Nous savons que la moisson aura lieu durant les fameux 3 jours de ténèbres, durée que l’on peut admettre au sens littéral pour le moment.
Pour le reste, nous ne savons pas de quoi seront constitués les 40 derniers jours.
Le songe des deux colonnes de saint Jean Bosco peut faire admettre qu’à la toute fin, c’est à dire pour les 40 derniers jours, Babylone sente approcher sa fin :
« Un grand bouleversement arrive alors. Tous les navires sur lesquels on avait combattu contre celui du pape s’enfuient, se dispersent, se heurtent et se fracassent mutuellement. »
C’est à dire que les ennemis de l’Eglise connaissent des problèmes et s’auto-détruisent.

Même s’il y a accélération des événements, en intensité comme en importance, je maintiens pour le moment mes propos :
– pas d’effondrement économique mondial, c’est un leurre du diable pour détourner l’attention,
– pas de guerre mondiale, le Christ apporte la paix et sûrement pas la guerre
– pas de guerres civiles de grande envergure…
Rien sauf la vie normale, peut-être plus mouvementée, jusqu’aux trois jours de ténèbres.
Peut-être avec quelques derniers signes d’avertissement.

Juste deux pistes pour le calendrier… à réfléchir…
Le Boeing 777 de la nuit du 7 au 8 mars 2014 était un avertissement de sainte Anne… il y aura 24 mois… les 239 passagers pointaient en réalité sur 1777, éloignée de 239 années de 2016… soit un double 777, le chiffre sacré.

Le 16 mars 2014 j’écrivais Dans 40 jours Babylone sera détruite… là aussi deux ans avant… il fallait attendre deux ans…

 

La solution : faire pénitence

Alors que doit-on faire ?
La semaine prochaine débutera le carême des catholiques, une occasion unique et inespérée de remettre son âme en conformité avec le Seigneur, car vous l’avez compris, les grandes échéances sont à la porte

Notre dernier carême doit être exemplaire…
Elle est là la miséricorde divine, la vraie, pas celle galvaudée par le Vatican actuellement.
La vraie miséricorde est expliquée dans une vision de saint Jean Bosco : un ange lui dit : « Parce qu’ils ont méprisé la miséricorde de Dieu qui les appelait à la pénitence, maintenant la justice divine les châtie de leur obstination dans le mal. »
Voilà ce qu’est en réalité la miséricorde de Dieu : donner la possibilité aux hommes de faire pénitence.
Cette notion est la grande absente du Jubilé de la miséricorde. Etonnant non ? Mais on l’a vu, le Vatican ne cherche plus à conduire les âmes à la vie éternelle mais à les mener plutôt à la perdition. Dans ces conditions, donner une fausse image de la miséricorde se comprend mieux.

Avant Vatican II, la confession s’appelait le sacrement de pénitence. Car il ne s’agit pas uniquement de confesser ses péchés: il faut s’en repentir, les combattre et les expier.
C’est pourquoi l’acte de contrition exprime expressément ces mêmes idées : « Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. »
La ferme résolution : je m’engage ;
À quoi ? A ne plus vous offenser, donc à combattre mes vices, mes passions et mes défauts ;
C’est tout ? Non : et à faire pénitence !!

Quand Jonas fait le tour de Ninive en déclarant « Dans 40 jours Ninive sera détruite« , que font les habitants, y compris le roi? Ils décident un jeûne total, pour les hommes et les bêtes (pénitence), se couvrent de sac (humilité) et se repentent de leurs mauvaises actions (contrition). Pourtant Jonas ne leur avait rien demandé de tout cela. Notez que les animaux domestiques sont aussi concernés. Pourquoi ? Parce que les hommes sans Dieu, abandonnés à leurs passions, se conduisent comme des bêtes. Il faut donc noter que tout le monde, y compris les mauvais, participe à la pénitence collective.
Et quel est le résultat ? La ville est sauvée.
C’est une figure du sacrement de pénitence où effectivement, selon les termes de l’Eglise, « Dieu commue la peine éternelle que nous avons méritée en une peine temporelle expiable en ce monde ou en Purgatoire. »

Doit-on la transposer à nos jours et espérer que Babylone sera épargnée si elle fait pénitence ? Eh bien non. Autant l’histoire de Ninive montre que tout homme y compris les pécheurs les plus endurcis (les bêtes) peut être sauvé s’il se repend et fait pénitence, autant l’Apocalypse nous apprend que malgré les avertissements, les hommes ne se repentent point de leurs mauvaises œuvres et continuent à adorer des idoles.

Si vous ne voulez pas faire partie du lot des damnés, faites pénitence et vite.
N’attendez pas le carême, commencez tout de suite.
Entamez des jeûnes réguliers (privation de nourriture, partielle ou complète), au moins tous les vendredis (en plus du mercredi des cendres). Stoppez l’alcool et toutes vos petites complaisances et gourmandises alimentaires.
Jeûnez aussi du reste : coupez la télé, rangez votre smartphone dans la poche, stoppez les jeux vidéos, le surf sur internet (sauf le Grand Réveil) ou du moins réduisez tout ou partie de vos habitudes numériques.
Prenez de bonnes résolutions : supporter les autres, être aimable, patient, souriant, surtout avec ceux que l’on n’aime pas beaucoup.
Soyez charitables, évitez la colère, attaquez vous aux vices et surtout à ceux de l’impureté.
Priez, priez beaucoup. Seul et en famille. Un chapelet quotidien serait l’idéal. Il y a de très nombreuses et de très belles prières composées par les saints : pour ça vous pouvez surfer sur internet. Lisez et méditez les psaumes, ainsi que l’évangile. Tentez l’oraison et la contemplation.
Allez à la messe, dès que vous pouvez, si possible tous les jours. Commencez par vous confesser (minimum une fois par mois), puis communiez régulièrement.
Lisez les œuvres des Pères de l’Eglise, les écrits des grands saints et aussi les vies de saints. Vous voyez, il y a largement de quoi remplacer la télé.

Bref faire pénitence, ce n’est pas seulement jeûner ou se priver de choses que l’on aime bien. C’est entamer un cercle vertueux, une dynamique pour enrichir sa vie spirituelle et transformer sa vie matérielle.
Quand on a le cœur tourné vers Dieu, on devient plus patient, plus charitable, moins stressé, plus à l’écoute des autres, moins colérique, moins paresseux, plus avenant, parce qu’on a l’âme joyeuse.
Et beaucoup moins matérialiste.

Et gardons à l’esprit cette parole qui résume si bien le message du Christ pour la fin des temps :
« Alors Jésus se mit à prêcher et à dire : Faites pénitence car le Royaume de Dieu est proche. »
(Matthieu 4, 17)

 

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La fin des temps équivaut aux 7 paroles du Christ en croix

crucifix

Avec la dernière vidéo du pape diffusée le 6 janvier dans le monde entier, il n’y a plus de doute : le pape François est bel et bien le faux prophète de l’Apocalypse, la bête de la terre, maintes fois dénoncé comme tel sur ce blog et ailleurs.

En présentant officiellement le Christ-Jésus comme l’équivalent des dieux des autres religions (Islam, Judaïsme et Bouddhisme), le pape a jeté le masque et violé volontairement le premier commandement : tu n’adoreras qu’un seul Dieu. Or ce Dieu unique s’est incarné sur terre en la personne de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, nous révélant que Dieu est Un et Trine : un seul Dieu en trois personnes distinctes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Les 3 autres religions présentées n’adorant pas ce Dieu Un et Trine, nous n’adorons donc pas le même Dieu. Le dépositaire de la foi envers le seul et vrai Dieu ne peut commettre un tel sacrilège en prononçant un mensonge aussi gros. Sauf si… c’est le faux prophète.
Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist a prophétisé la Sainte Vierge à la Salette.

Deuxième énorme erreur véhiculée dans cette vidéo : parlant des hommes d’une façon générale, le pape explique que « nous avons une seule certitude pour tous : nous sommes tous enfants de Dieu. »
Là aussi c’est faux et même gravissime. Car le Christ-Jésus lui-même est venu nous expliquer que seuls les baptisés sont enfants de Dieu et peuvent prétendre à la vie éternelle. De nombreux textes l’affirment, telle la première lettre de Saint Jean : « Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu« , saint Paul aux Galates : « le monde matériel nous tenait en esclavage, mais quand fut venue la plénitude des temps, Dieu envoya son propre fils. Celui-ci vint pour racheter ceux qui étaient soumis à cette loi et faire ainsi de nous des fils de Dieu par adoption« , et surtout Jésus lui-même : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16).
Donc le pape François envoie volontairement des millions (des milliards !) de gens en enfer délibérément puisque si nous sommes tous des enfants de Dieu, alors il n’est pas nécessaire de convertir et de baptiser les musulmans, les juifs, les bouddhistes ou les athées. La religion catholique ne devient qu’une religion parmi les autres, qui elles aussi peuvent prétendre au salut des hommes. Une telle position est terrible car l’Eglise catholique ne concoure plus au salut des âmes et pire, elle les expédie directement des les bras de Satan.
Qui peut avoir une telle fourberie si ce n’est l’Antéchrist ?

Que le faux prophète soit aussi l’Antéchrist ou pas ne change rien à l’affaire : les deux bêtes vont de pair et sévissent ensemble durant le même temps : 42 mois.
Ces 42 mois représentent l’ultime tribulation d’une persécution intellectuelle, morale et religieuse qui a commencé au bas mot en 1962 avec l’ouverture du concile Vatican II, et bien avant sous ses aspects politique, économique et culturel (Antéchrist-système).
Cette ultime tribulation est telle que la plus grande confusion règne dans les esprits, je m’en rends bien compte autour de moi, et si elle continue ainsi, plus personne ne sera sauvé tellement la puissance d’égarement des enfers est élevée.
C’est la raison pour laquelle le Christ a promis de l’abréger : « Et, si ces jours n’étaient abrégés, nul n’échapperait ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » (Matthieu 24)

42 mois mènent à septembre 2016, voire moins si on compte en mois de 30 jours.
Peu importe. Ces jours seront abrégés c’est à dire que le Jour de la Colère (les 3 jours de ténèbres) peut arriver à n’importe quel moment et qu’il est réellement imminent.
Il n’est donc pas -plus- nécessaire de révéler de nouvelles dates, du moins pas pour l’instant.

Il est beaucoup plus urgent de réveiller les âmes et de les sauver en leur communiquant les messages essentiels à leur survie.
Parmi les textes que les Saintes Ecritures nous ont laissés pour notre édification, les 7 paroles du Christ en croix sont un magnifique et extraordinaire condensé des dernières instructions du Christ à l’humanité pour la période des derniers temps.

Réfléchir au sens et à la porté de ces paroles, et les méditer en liaison avec notre temps éclaireront et rassureront les âmes en quête de paix, d’amour, de vérité et de sincérité. Le spirituel vient pallier nos carences affectives, chez des peuples désorientés et annihilés par le matérialisme.

Je m’appuie pour cet article, qui est une reprise actualisée d’un article déjà paru sur le Grand réveil en décembre 2014, sur l’excellent livre du Père Jean-Dominique, O.P., « Les sept paroles du Christ en croix », éditions du Saint Nom. Les passages en italique sont des extraits de cet ouvrage.

 

1. Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font

Même si cette parole est une formidable lueur d’espoir pour la plupart des pécheurs, elle n’en réduit pas pour autant la responsabilité de chacun face à son comportement individuel.
La grande Babylone, qui en 100 ans a obscurci les esprits jusqu’à faire « appeler le mal bien et le bien mal » (Isaïe) est responsable en grande partie de la cécité de nos contemporains, mais elle n’excuse pas tout. Chacun devra quand même rendre des comptes.
Cette première prière de Jésus sur la croix est donc un avertissement. A son école, le chrétien comprend que le grand scandale de notre temps n’est pas la crise économique mais la perte des âmes. Il dit « Père, pardonnez » parce que, dans la lumière de son Père qu’il contemple, Jésus voit un autre attribut de Dieu, celui de la miséricorde.
Le pardon de Dieu tire une âme de plus bas que du néant, du péché, pour l’élever à l’ordre surnaturel et à l’amitié de Dieu. Seule la toute puissance de Dieu peut réaliser un tel prodige.
Mais pourquoi ces pauvres gens crucifient-ils Jésus par leurs péchés ? Parce qu’ils ne le connaissent pas, parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils font.
Ainsi, le remède à cette tragédie réside dans la prédication de la grandeur, de la majesté et des droits de Dieu, de telle manière que les hommes se remettent à genoux devant le Très-Haut, un et trine. La lumière de la vérité leur redonnera la crainte de Dieu. Ayant la crainte de Dieu, ils comprendront ce qu’ils font, et ils cesseront de crucifier Jésus et son Corps mystique (l’Eglise).

 

2. En vérité, en vérité je te le dis, aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis

Qu’a fait le bon larron pour mériter une telle promesse ? Il a d’une part reconnu ses propres fautes, et d’autre part reconnu la divinité de Jésus-Christ.
Il n’accuse pas le malheur des temps ni la crise économique, ses complices ou sa mauvaise éducation, il s’accuse lui-même. Il restaure ainsi l’ordre et la vérité. D’une part, il œuvre pour la justice en acceptant sa peine et, d’autre part, il concourt au plus grand bien de la société qui est la vérité.
Cet épisode est un condensé des étapes que l’on retrouve dans toute conversion et le sacrement de pénitence :
– la contrition
– la confession, c’est-à-dire l’aveu public de ses fautes (à un prêtre en l’occurrence)
– la pureté d’intention, qui est surtout un acte de foi et d’espérance
– l’absolution
– et enfin la réparation
La croix du Christ est le tribunal de Notre Seigneur.
La croix du Christ est donc bien la ligne de démarcation de toute l’humanité. Il n’y a en effet que deux partis dans le monde : le parti des amis de la croix, et celui de ses ennemis.
Tout le monde peut devenir un bon larron et se voir pardonner ses péchés, quels qu’ils soient, et y compris au dernier moment. Mais il faut que soient réunies au moins trois conditions :
– La reconnaissance de la divinité du Christ
– Une contrition réelle
– La pureté d’intention

 

3. Femme voici ton fils. Voici ta mère.

La Très Sainte Vierge Marie représente la mère de l’Eglise et de toute l’humanité.
Jean représente l’ensemble des fidèles qui croient en Jésus-Christ.
Voilà nos deux témoins de la sixième trompette : l’Eglise réelle et ses membres restés fidèles à la foi de leurs pères, qui, comme Marie et Jean, restent au pied de la croix durant la Passion de l’Eglise. Tous ceux qui sont restés fidèles à la tradition et ont conservé la vraie foi constituent ce petit reste que l’Apocalypse présente comme les deux témoins, et dont la durée de vie est la même que celle de la bête, ce qui est normal puisqu’ils en subissent les persécutions.
Trois grandes vérités résument le message de cette parole du Christ :
1) Marie est la Mère de Dieu
2) Marie est la Mère de l’Eglise
3) Marie est notre Mère.
En la personne de saint Jean qui se tient au pied de la croix, les Pères de l’Eglise ont vu l’Eglise toute entière.
La première mission d’une mère est de transmettre la vie. Au jour de l’Annonciation, Marie ne devint pas seulement la mère du Fils unique de Dieu, mais elle devint par le fait même la mère de tous les enfants adoptifs de Dieu.
La dévotion mariale n’est donc pas du tout facultative. Elle est aussi nécessaire au chrétien qu’une mère à un enfant des hommes. Marie est la mère de tout ce qui vit. Celui qui veut la vraie vie doit aller à Marie.
Il y a ici un double enseignement : la nécessité et même l’évidence de la dévotion mariale, ainsi que l’assurance que tous les hommes peuvent rejoindre l’Eglise, du moins dans leur cœur, à défaut d’une structure.

 

4. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ?

 A cet instant, le crucifié exprime à haute voix l’indignation de toute l’humanité, l’aveuglement et la faiblesse de toute intelligence créée devant ce grand mystère que saint Paul appelle à juste titre « le mystère d’iniquité ». La question de Jésus traduit l’angoisse de tous ceux qui sont confrontés au mal.
Pourquoi le mal est-il une énigme pour l’intelligence humaine ? Parce qu’il est une absence de bien, une absence d’être. En conséquence, dans l’ordre moral, la souffrance la plus vive est l’absence du bien suprême, elle est l’absence de Dieu.
Par le péché, la créature raisonnable se coupe activement de Dieu pour s’attacher aux créatures, à commencer par le culte idolâtrique de soi-même.
Louis Veuillot écrivait : « Quand l’insolence de l’homme a obstinément rejeté Dieu, Dieu lui dit enfin : Que ta volonté soit faite, et le dernier fléau est lâché ! Ce n’est pas la peste, ce n’est pas la mort, c’est l’homme. Lorsque l’homme est livré à l’homme, alors on peut dire qu’il connaît la colère de Dieu. »
Ce passage éclaire mieux notre actualité et notre civilisation. Nous qui avons évacué Dieu allons tout droit vers l’abîme, tout seuls.
Se taire, pour Dieu, c’est laisser l’homme à lui-même. C’est le pire des châtiments.
D’où le cri des justes, qui ont le sentiment d’avoir été abandonnés.
Mais le psaume 21 est là pour nous rappeler que Dieu s’est souvenu de son peuple et anéantira ses ennemis.
Il y a là l’explication de la période que nous vivons : ces temps d’extrême iniquité constituent bien les châtiments en eux-mêmes, et c’est pourquoi le livre de l’Apocalypse, quand il en arrive aux dernières trompettes et aux coupes, annonce que les tous derniers châtiments –ceux qui constitueront la moisson finale- sont destinés aux méchants et que les justes seront épargnés. Comme les hébreux qui ne sont pas atteints par les fléaux qui détruisent le pays d’Egypte à la demande de Moïse pour faire fléchir Pharaon. Car les justes ayant déjà été purifiés par les châtiments de la période antichristique, ils ne seront plus concernés par ceux constituant la condamnation des méchants. C’est l’Antéchrist, sa clique et son monde (Babylone) qui va souffrir.

 

5. J’ai soif

Le monde a soif de la Parole de Dieu, soif d’un sauveur, soif d’un rédempteur qui le sauve de l’iniquité. Le monde étouffe, écroulé sous les ignominies des persécuteurs, des fornicateurs et des idolâtres, qui attirent les justes et leurs enfants dans des guet-apens sans nombre et dévastateurs. Oui, le monde a soif de justice, de réconfort, d’amour, de paix.
Seul le Seigneur peut lui apporter la paix du cœur et de l’âme dont il a besoin.
Seules les paroles de vie sauront conduire l’homme vers un monde meilleur où vivre en harmonie avec la nature ne s’envisage pas sans adorer continuellement son Dieu et le remercier pour tant de merveilles.
Alors oui, donnons au monde les paroles d’espoir dont il a besoin, redonnons-lui la force, le courage et la joie de vivre qu’il recherche obstinément, et qu’il a oubliés dans l’illusion diabolique que lui procure le monde matérialiste.
Dieu a soif qu’on ait soif de Lui, Dieu est une source qui a soif d’être bue, et que nous l’aimions d’une manière insatiable. « Celui qui a soif, proclamait Jésus dans le temple, qu’il vienne à moi et qu’il boive. » (Jean 7, 37)

 

6. Tout est accompli

 La sixième parole du Christ en croix invite les chrétiens à porter leur croix jusqu’au bout, à conduire à leur terme lumineux les vertus de justice et de l’amour de Dieu, dans la mesure fixée par la divine Providence, et à répondre avec longanimité à la grâce qui leur est faite.
Elle rappelle aussi que l’Ecriture doit aller à son terme, que les prophéties doivent s’accomplir en totalité. L’homme souvent ne comprend pas le calendrier divin, il interprète mal les signes que lui adresse le Ciel, il s’impatiente. « Ma façon de penser n’est pas la vôtre, et mes plans ne sont pas les vôtres, dit le Seigneur » (Isaïe 55, 8)
Laissons donc agir la Providence et accomplissons notre devoir d’état sereinement, sachant que les maîtres mots de notre action doivent être : obéissance et confiance.
Obéissance aux choix de Dieu, même si on ne les comprends pas.
Confiance absolue en sa parole et en la divine Providence.

Oui, un vendredi à la neuvième heure (15h) tout était accompli.
Les péchés ont été rachetés, l’Eglise est lancée, les hommes deviennent des enfants de Dieu grâce au baptême. Ainsi, tous les hommes qui le veulent peuvent désormais être sauvés. Mystère ineffable de la Rédemption, profondeur de l’amour divin, puissance de la miséricorde.
En l’espace de quelques heures, Jésus-Christ a institué le royaume de Dieu sur terre par l’Eucharistie, un royaume spirituel et non temporel, et racheté les péchés du monde par la Rédemption.
La Résurrection, base de notre foi, consacrera définitivement la divinité de Jésus, mais tout est bien accompli le vendredi à 15h car le dragon, Satan, est vaincu par la croix. C’est la croix qui rachète le monde et le mène à la vie : par sa mort, il a donné la vie au monde nous dit la liturgie catholique.
A la fin des temps, la chute de Babylone, la destruction des bêtes et l’éradication définitive du dragon commenceront elles aussi un vendredi à 15h, et ensuite nous assisterons à la résurrection de l’Eglise.
Sauf que ce vendredi à 15h ne se réalisera pas par le mystère de la croix, accompli une fois pour toutes nous rappelle saint Paul, mais par le mystère du retour en gloire du Christ, promis à l’Ascension et réaffirmé dans le Credo.

 

7. Père, entre vos mains je remets mon esprit

 Cette dernière parole du Christ en croix montre le retour du Fils vers son Père dans un acte d’amour suprême, couvert de son précieux sang, et portant l’Eglise sur ses épaules. Le sacrifice est la grande victoire du Christ-roi. Il donne le sens profond de l’autorité chrétienne, le grand principe de la royauté du Christ, à travers les chefs chrétiens, sur les familles, les métiers et les sociétés.
J’y vois un message porteur de trois grands espoirs :

1) C’est d’abord le plus bel hommage à la Sainte Trinité qui puisse être. En 8 mots, les trois personnes de la Sainte Trinité sont réunies, preuve de son éclatante puissance et de sa perpétuelle existence. C’est la Sainte Trinité dans son ensemble qui sera à l’œuvre pour délivrer le monde du mal en ces temps de la fin.

2) Il y a également un formidable message d’espérance : nous remettons notre avenir entre les mains du Père en ces jours où nous voyons l’Eglise mourir sous nos yeux. La seconde passion du Christ, à travers celle de son épouse mystique, s’accomplit dans l’indifférence générale, pire sous les applaudissements de la foule. Cette même foule qui étouffe la prédication des apôtres des derniers temps, tant leur message d’alerte lui est insupportable.
Or le Père ne peut pas rester indifférent aux appels de ses fils ; de plus, nous avons la certitude qu’il interviendra, car la libération ne peut pas être humaine, seulement divine. Le mal est trop puissant, surtout en cette phase finale, pour que nous ayons l’espoir d’arriver à l’éradiquer par nous-mêmes. N’oublions pas : les hommes combattront mais c’est « Dieu qui donnera la victoire ».
Ce combat est d’abord et avant tout spirituel. Nos armes sont la prière, la pénitence, la charité, la prédication, le don de soi.

3) Enfin j’y vois la promesse de la future restauration de la royauté de Notre Seigneur sur toute la terre, et l’accomplissement des prophéties quand à son second avènement.
Ayons le courage de reconnaître que les solutions ne sont ni humaines ni matérielles, mais spirituelles et surnaturelles. Nous devons placer notre confiance dans la divine Providence et scruter les signes annonciateurs de Sa venue. N’oublions pas que le Seigneur reviendra comme un voleur, au moment où personne ne l’attend. Personne ? Seules les âmes pures des élus sauront pressentir la proximité de Son avènement.

Alors remettons notre esprit, notre confiance, nos espoirs, nos joies, nos peines, nos âmes et nos familles entre les mains du Père, du Fils et du Saint-Esprit, par l’intercession du plus merveilleux des avocats que le Ciel nous a donné : la Très Sainte Vierge Marie, qui nous a promis son FILS.

 

Pour télécharger le pdf de l’article, cliquez ici : La fin des temps équivaut aux 7 paroles du Christ en croix

Première conférence le 16 janvier

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J’aurai le plaisir d’effectuer ma première conférence à Pontmain, dans le cadre du pèlerinage organisé par notre ami « chouandecoeur » tous les 17 du mois à Pontmain.

Le mois de janvier est un peu particulier, puisqu’il s’agit de la date anniversaire de l’apparition de la Sainte Vierge, le 145ème pour être précis. Les pèlerins risquent donc d’être nombreux.

Le pèlerinage mensuel organisé par « chouandecoeur » a pour but de demander à la Sainte Vierge le retour du Roi, c’est-à-dire de Jésus-Christ, vrai roi de France et de l’univers, et de lui demander de nous accorder (éventuellement) son lieutenant, le roi de France, ou Grand Monarque. Le mot éventuellement est ajouté par moi, car il existe plusieurs thèses sur ce fameux grand monarque.

Il a été décidé cette année de compléter ce pèlerinage par une journée de conférences qui se déroulera principalement le 16 janvier (première conférence le 15 au soir).
Elles ont pour but justement de mieux appréhender cette problématique du grand monarque, à travers l’éclairage de l’histoire Sainte, de l’histoire de France et des prophéties.

Parmi les conférences, j’animerai celle en relation avec l’eschatologie et dont l’objet principal sera :
1) D’expliquer pourquoi et en quoi nous sommes à la fin des temps
2) D’estimer la place et la signification que prend cette attente du grand monarque au sein de cette fin des temps.

Le mieux, pour ceux qui peuvent, est de se rendre à Pontmain pour le week-end.
D’une part pour le passionnant programme de conférences du samedi 16.
D’autre part, et surtout, pour le lendemain, dimanche 17 janvier, qui sera le jour anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie, où vous pourrez assister à la messe solennelle (de rite ordinaire) présidée par l’évêque de Laval dans la basilique ou, recommandé, à la messe selon le rite extraordinaire dans la chapelle de la maison des parents des voyants.
L’après-midi, nous continuerons nos prières par la supplique proprement dite, qui consiste à suivre pas à pas l’apparition du 17 janvier 1871 en renouvelant les mêmes prières que celles prononcées par les voyants et ceux qui les entouraient, plus un certain nombre de prières plus axées sur le retour du roi.
C’est un très beau moment de joie spirituelle, de recueillement et de prière intense que je recommande chaleureusement.

Enfin ce sera aussi pour moi l’occasion de rencontrer avec plaisir des lecteurs du Grand Réveil, ce genre d’opportunité étant très rare.

Pour télécharger le programme complet du week-end des 16 & 17 janvier, cliquez sur ce lien : Pontmain Pèlerinage 16-17 janv 2016
(contenant également des informations sur les possibilités d’hébergement)

 

Soyons nombreux le 17 janvier à prier Notre-Dame en ce lieu comblé de grâces afin de voir s’accomplir sa promesse :
DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.
MON FILS SE LAISSE TOUCHER.

 

 

 

L’enjeu, c’est la messe

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La réussite de la guerre spirituelle menée par Satan à l’Eglise de Dieu, expliquée dans les deux précédents articles, est liée à un enjeu majeur : le saint sacrifice de la messe.
Si vous contrôlez la messe, vous contrôlez le cœur de la vie spirituelle de l’Eglise.

Or personne ne peut nier que l’une des conséquences immédiates du concile Vatican II fut une modification radicale de la messe de toujours.

On peut parler de messe de toujours car celle-ci, dite de saint Pie V, n’avait été que codifiée et pérennisée par ce saint pape ; mais il n’avait apporté aucune modification majeure à une célébration déjà ancestrale. On peut donc affirmer que la nouvelle messe de Paul VI va bouleverser 1500 ans d’une pratique constante. Ce n’est pas anodin.

De quoi s’agit-il ?
Quand Jésus s’écrie sur la croix avant de mourir « Tout est accompli », il ne fait pas uniquement référence à la Rédemption du monde ; il y a eu aussi l’institution de l’Eucharistie la veille au soir. L’Eucharistie est, avec le baptême, le moyen d’insuffler le Saint-Esprit dans le cœur des hommes et de s’y maintenir par la grâce.
Jésus est venu sur terre pour instituer un royaume non pas terrestre mais spirituel. « Mon royaume n’est pas de ce monde » veut dire que le Christ est venu pour régner dans les cœurs et non sur une terre en particulier. Jésus est le roi des nations et de toute la terre via un royaume spirituel et non matériel : ce monde, c’est le monde matériel.

Le Saint Sacrifice de la messe perpétue les deux mystères insondables de l’amour et de la miséricorde divine : l’institution du royaume spirituel (Eucharistie) et le rachat des péchés du monde (Rédemption). Chaque messe réunit le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, c’est la raison pour laquelle la consécration est en deux temps :
Le Corps du Christ, livré pour vous, est le moyen donné par le Christ pour obtenir ses grâces et conserver le Saint-Esprit dans nos cœurs (la vie spirituelle) ; il est réservé au peuple de Dieu, c’est-à-dire les baptisés, d’où l’exclusif pour vous. Et d’où la communion des fidèles uniquement au Corps du Christ. Les hosties consacrées sont conservées ensuite dans le tabernacle où la Présence du Seigneur est Réelle mais invisible.
Le Sang du Christ, signe de la Nouvelle Alliance par le rachat des péchés du monde a été versé une seule fois. Par ce geste, nous offrons le Fils au Père en offrande car c’est désormais le seul sacrifice qui lui agrée. Ce Sang béni a été versé pour le peuple de Dieu (pour vous) ainsi que pour tous ceux qui accepteront d’être sauvés par Lui (pour la multitude) ; ce n’est donc pas tout le monde. Puisque ce rachat n’a eu lieu qu’une fois et de façon définitive, le Sang du Christ n’est pas conservé dans le tabernacle.
Ainsi, à chaque messe, le Corps et le Sang perpétuent les mystères du Jeudi et du Vendredi Saint : Eucharistie et Rédemption.

 

Revenons à la stratégie de Satan.
Son but ultime est de détruire l’œuvre du Christ, c’est-à-dire son Eglise et ce qu’elle est chargée de transmettre : offrir la vie éternelle aux hommes via l’édification de la vie spirituelle dans leurs cœurs.
Seule la Sainte Eglise catholique Romaine remplit cette fonction.

La différence entre la période de l’Antéchrist avec toute autre période de l’histoire de l’Eglise, c’est l’accomplissement par Satan de cet objectif.
Comment reconnaître cette période de façon infaillible ?
De deux façons :

1) Quand l’Eglise ne joue plus son rôle de guide spirituel, en enseignant l’erreur et les hérésies, transformant ses fidèles en autant d’apostats qui s’ignorent.
Le seul moyen d’affaiblir considérablement les âmes et de faire du peuple des baptisés les tièdes dont parle l’Apocalypse, était impérativement de réformer la messe, car elle est le vecteur principal des grâces et de la vie spirituelle.
Seule la période post-conciliaire de Vatican II a accompli cette mission ; C’est donc un signe fort et indéniable.

2) Quand l’homme atteint la capacité de se diviniser. L’Apocalypse désigne l’Antéchrist par le chiffre 666. Le fait de tripler un chiffre consiste à le diviniser (le trois étant le chiffre de la Sainte Trinité). Par conséquent, le 6 étant le chiffre de l’homme (créé le 6ème jour), 666 veut tout simplement dire que l’homme se sera divinisé à cette époque. C’est aussi une confirmation de la présence de l’Antéchrist à la sixième période puisque les deux bêtes apparaissent à la sixième trompette.
A quel moment l’homme est-il réellement divinisé ? Quand il atteint des capacités dans des domaines réservés uniquement à Dieu. La modification de l’ADN végétal, animal ou humain est le signe concret de cette divinisation. Modifier un code génétique touche à l’essence même d’un être, il consiste à remodeler une création dont Dieu est à l’origine. Or l’être humain n’est capable de manipulations génétiques que depuis le XXème siècle, et même sa seconde moitié. De même qu’il n’est capable de voler que depuis ce siècle (autre signe fort).

De même que l’homme change sans vergogne l’ADN des créatures afin de les façonner à son image (le titre du livre de Jean-Pierre Dickès est éloquent : L’ultime transgression : refaçonner l’homme), l’Eglise aveuglée par Satan a modifié le code génétique de la messe : son ultime transgression aura été de changer l’ADN du christianisme.

C’est pourquoi Jésus parle d’abomination de la désolation en lieu saint : L’Eglise est bien doublement le lieu saint car le même mot désigne à la fois l’entité chargée de transmettre aux hommes la vie éternelle, et le lieu où se trouve l’objet de cette vie éternelle : le Christ, présent réellement dans les Saintes Espèces.
Enfin le lieu saint c’est aussi le cœur de chaque homme touché par la grâce et rempli de l’Esprit-Saint : il devient alors un tabernacle vivant, bastion convoité par Satan.

Puisque le royaume du Christ est un royaume spirituel, le lieu saint est forcément aussi d’ordre spirituel. Pour comprendre les paroles du Christ, il faut se tourner vers son Eglise et observer ce qui s’y passe d’abord sur le plan spirituel.

 

La messe actuelle, dite de Paul VI, est une abomination car elle fait perdre le sens du sacré, réduit le Saint Sacrifice à un simple repas, supprime ou limite les instants de recueillement, vide de leur sens l’adoration et la contemplation, saccage les chants et la beauté liturgique, massacre les textes sacrés, autorise toutes les déviations et tous les excès, bref fragilise considérablement la vie spirituelle. Et puis finalement elle mène l’homme à confondre le matériel avec le spirituel.
Jésus reproche aux juifs de l’époque les mêmes travers que ceux de son peuple aujourd’hui, en citant Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, donnant des enseignements (qui sont) des préceptes d’hommes. » (Matthieu 15, 8)

D’une vision théocentrique (centrée sur Dieu), et même Christo-centrique (centrée sur l’unique vrai Dieu, le Christ, qui par son Incarnation rend visible la Sainte Trinité), l’Eglise est passé à une vision anthropocentrique (centrée sur l’homme).
Cette doctrine faisant de l’homme son pivot et non plus Dieu est apparue dès le concile Vatican II et fut perpétuée, proclamée et défendue par tous les papes depuis.
Elle rejoint presque inconsciemment la même vision païenne de l’homme divinisé qui lui aussi, considère qu’il peut se passer de Dieu, et même qu’il est son égal.
L’humanisme met l’homme au centre.
Le christianisme met le Christ au centre.
Eh bien aujourd’hui, les chrétiens sont avant tout des humanistes et ce, principalement grâce à la nouvelle messe et au nouvel enseignement de l’Eglise. Car celui-ci n’a pu prendre racine que grâce à la défaillance spirituelle rendue possible par la nouvelle messe.

Prêtre et fidèles tournés ensemble vers le tabernacle, lui-même situé au centre du chœur sur le maître-autel (messe normale) = démarche christo-centrique ;
Prêtre tourné vers les fidèles, tabernacle absent de l’autel, lui-même souvent réduit à une simple table (nouvelle messe) = démarche anthropocentrique.
Mais qui est le plus important ? Dieu ou l’homme ?
De qui doit-on se préoccuper en premier, à commencer par le prêtre ? Des fidèles ou de Dieu ?

Que vient-on faire ? Ecouter des lectures et ânonner quelques prières ou vivre spirituellement le renouvellement non sanglant de la Passion ?
Comment une telle inversion a-t-elle pu être rendue possible, à un tel point que plus personne ne s’en aperçoit ?

 

Les 46 ans de construction du temple de Satan

Les faits rejoignent et expliquent les prophéties. Il ne faut pas hésiter à scruter les enseignements de l’évangile à la lecture des événements.
Quand Jésus chasse les marchands du temple, les juifs lui rétorquent « Nous avons mis 46 ans à construire ce temple et toi tu le reconstruirai en 3 jours ? ». Saint Jean ajoute qu’il parlait du temple de son cœur.
Pourquoi une telle précision ? Pourquoi ces 46 ans sont-ils là, et liés à la notion de temple de Dieu ?

Parce que le Seigneur savait que nous vivrions une période similaire où Satan tenterait de s’emparer des cœurs en y bloquant la vie spirituelle. Il nous en a indiqué la durée : 46 ans. Il nous en a indiqué le moyen : l’abomination de la désolation, c’est-à-dire la réforme du Saint Sacrifice de la Messe. Or la nouvelle messe a été étendue à l’Eglise universelle et rendue obligatoire le 30 novembre 1969.
Les 46 ans ont donc expiré le 30 novembre 2015.
Nous sommes entrés dans une phase de renouveau qui est en base 3 (trois jours) et sera courte (46 ans d’un côté, 3 jours de l’autre).
Ceci corrobore tous les autres diagnostics que j’ai pu faire concernant cette fameuse période de l’Antéchrist et les nombreux avertissements prononcés depuis trois ans maintenant.

 

Conclusion

2016 sera l’année de la révélation, du renouveau spirituel, du retour du Christ-Roi.
Si reconquête il y a, celle-ci se fera par la messe, point de passage obligé pour le retour à le plénitude de la vie spirituelle, et donc du rétablissement du temple de Dieu en chacun de nous.

Cependant, ceci ne se fera pas sans heurts.
L’Eglise catholique nous enseigne que le vieillard Siméon prophétisa que le Sauveur sera, comme l’ange exterminateur, un signe de contradiction : délivrance pour ceux qui l’accueillent, châtiment pour les autres.

Pour mieux comprendre les différences entre la messe de toujours et la nouvelle messe (1500 ans de bons et loyaux services contre 50 ans de déstructuration conciliaire), reportez-vous à mon article du 31 décembre 2014 qui détaille et explique les points essentiels de la seule et unique vraie messe et les compare avec les déformations de celle de Paul VI.

Pour télécharger le pdf de l’article, cliquez sur ce lien : L’enjeu c’est la messe

De la guerre spirituelle à la miséricorde

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Cet article est la suite et le complément du précédent, la guerre spirituelle, qu’il convient de lire afin de comprendre l’extraordinaire machination dont l’humanité est la victime.

Cette machination a un but précis, mais quasiment invisible parce que soigneusement caché : supprimer toute spiritualité dans le cœur des hommes.

Il faut savoir que le Christ est venu sur terre pour accomplir plusieurs œuvres : racheter les hommes du péché, leur enseigner les moyens de parvenir à la vie éternelle, et aussi nous donner la vie de l’âme, c’est-à-dire la possibilité pour lui de régner dans nos cœurs via le Saint-Esprit. La vraie vie spirituelle commence avec Jésus-Christ.
Nous le savons, l’enjeu réel entre Satan et Jésus-Christ est une bataille des âmes. Pour cette raison, Satan a toujours cherché à détruire ce don de Dieu qu’est la vie spirituelle.
Cependant la période que nous venons de vivre est particulière dans l’histoire de l’humanité ; en effet, pour la première fois, au terme d’un siècle d’une guerre absolue, le diable semble avoir gagné cette bataille spirituelle, grâce à une incursion au sein même de l’Eglise de Dieu (l’Eglise catholique romaine), qui va amener celle-ci à supprimer progressivement sa raison d’être : donner une vie spirituelle à tous les hommes pour en faire des enfants de Dieu.

Les persécutions classiques, consistant à éliminer physiquement les croyants, génèrent des martyrs, ferments d’une vie spirituelle plus forte et plus intense. L’histoire l’a montré : plus il y a de martyrs, plus la communauté des chrétiens grandit.
Alors pour « son » siècle, le diable a changé de tactique. Il a obtenu l’autorisation suprême : « Je peux détruire ton église » dit-il à Jésus lors du dialogue entendu par le pape Léon XIII le 13 octobre 1884 ; « Tu le peux ? Alors fais-le » lui répond Jésus, en lui donnant un délai maximum de 100 ans. Seulement cette fois-ci la guerre sera totale, sur tous les plans : matériel, certes, mais aussi intellectuel et spirituel. Sur ce dernier point, l’attaque fut si sournoise et si subtile que beaucoup d’hommes se sont laissés prendre au piège malgré les mises en garde des papes jusqu’à Pie XII inclus.

Comment le diable s’y est-il pris ?
Le pontificat de Pie XI, placé entre les deux guerres mondiales, est une réponse à lui tout seul, car ce pape aura résumé en deux phrases lapidaires l’essentiel de la stratégie démoniaque :
« Le communisme est intrinsèquement pervers » et « le laïcisme est devenu la peste de notre temps. ».

C’est un écho aux propos de la Sainte Vierge en 1830 rue du Bac : « le monde entier sera renversé par des malheurs de toute sorte » parmi lesquels le communisme et le laïcisme sont les deux principales armes de la guerre suprême, la guerre spirituelle. Renversé est le mot qui convient, car on peut facilement démontrer que de nos jours le monde est à l’envers.

 

Communisme et laïcisme, même combat contre Dieu

Selon les circonstances, le communisme prendra un visage agressif (persécutions staliniennes, révolutions espagnoles ou mexicaines, Chine de Mao…) ou plus sociologique sous la forme du socialisme d’Etat. Quelle que soit cette forme, c’est toujours la même idéologie du matérialisme athée qui prime et vise à s’imposer de façon universelle et absolue.

Le matérialisme a pour but d’établir un culte de la matière où le surnaturel n’a aucune place. On est très proche ici des idées du siècle des lumières et du rationalisme, qui prétend tout expliquer à partir de l’observation humaine et du raisonnement humain.

De son côté le laïcisme, ou laïcité, complémentaire au socialo-communisme, remplace les droits de Dieu par les droits de l’homme et substitue à la morale chrétienne ses propres règles : la morale laïque.
Dans la laïcité, l’homme non seulement ne reconnaît pas la prééminence des lois naturelles et divines, même si quelquefois il est obligé d’en tenir compte, mais il ignore totalement l’existence même de Dieu.

Ces deux idéologies prétendent mettre l’homme à la place de Dieu ; elles exercent aujourd’hui une prodigieuse domination des intelligences et des corps, domination acceptée avec enthousiasme par l’universalité des peuples égarés et séduits, selon l’abbé Arminjon dans sa conférence sur l’Antéchrist.
Car c’est ça l’Antéchrist : un être humain qui se prend pour Dieu, mais à l’échelle mondiale. Le caractère universel de ces idéologies et la réussite complète de cette guerre psychologique et spirituelle ne peuvent être niés à l’heure où nous écrivons ces lignes. Or cette universalité est récente, à l’échelle du monde elle n’a même pas 20 ans.

Elles aboutissent à un véritable conditionnement des esprits qui atteint toutes les couches de la population, même les plus averties. Tout le monde est aujourd’hui formaté selon les principes du matérialisme.

Le socialisme matérialiste impose l’idée de l’Etat-Providence. L’Etat remplace la Providence divine là où elle était invoquée en cas de besoin. Cette immixtion permanente de l’Etat dans nos vies se concrétise par une production incessante de lois, de codes, de règles et de normes, dans tous les domaines, y compris privés. Cette habitude ne peut être qu’exponentielle puisque le mode de pensée est vicié à la base : la vie en communauté doit être régulée et organisée, et seul l’Etat est capable de le faire. Il y a là un manque total de confiance en l’homme, qui conduit à une gestion totalitaire et idéologique de la vie en société, la complexité technologique venant justifier encore plus le processus. On en vient à des situations ubuesques, où l’idéologie l’emporte sur le bon sens et le bien commun.
Cette culture est si fortement ancrée dans les esprits, et enseignée dans nos écoles depuis plusieurs générations, qu’il est impossible de revenir à une vision chrétienne de l’homme, qui repose sur la confiance et sur l’éducation morale de l’Eglise : l’homme, éduqué à aimer son prochain, n’a pas besoin de règles et de normes pour lui expliquer comment il doit se comporter. Il respecte naturellement la loi naturelle et les commandements divins.

La technologie actuelle, les ordinateurs, smartphones et Internet, ne sont que la touche finale d’un processus d’encerclement mental commencé il y a 40 ans avec la télévision, le cinéma et les jeux vidéo. Aujourd’hui, le résultat dépasse toutes les espérances puisque par ce biais, les populations sont devenus intrinsèquement matérialistes (société de consommation), superficielles, mondialistes, socialistes, et dévergondées.
François-Marie Argoud parle à juste titre de nouvel ordre mental.

La stratégie adoptée est celle de l’endiguement progressif, quasiment imperceptible, par la répétition, l’universalité et la durée.
Les propos de Max Planck, prix Nobel de physique au milieu du XXème siècle expliquent très bien sur le fond comment ils procèdent : « Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe jamais en convaincant les opposants et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants finissent par mourir, et qu’il arrive une nouvelle génération à qui cette vérité est familière. »
Autrement dit, ils imposent ce qu’ils considèrent comme leur vérité en conditionnant les populations de façon totalitaire, par le biais de l’Etat, des organisations internationales, des médias et de l’éducation. Un véritable rouleur compresseur auquel personne n’échappe. On peut parler de tyrannie car parallèlement l’opposition est muselée, réduite au silence, moquée, déconsidérée, quand elle n’est pas tout simplement ignorée, voire même interdite. Les théories sur le réchauffement climatique en sont un excellent exemple. Il n’y a plus qu’à attendre. Comme le dit Max Planck, les idées opposées mourront avec les opposants et comme les générations suivantes auront été « travaillées au corps » par un véritable lavage de cerveau universel, il n’y aura plus personne pour reprendre le flambeau. C’est une guerre à long terme mais une guerre à mort.

On constate déjà les effets de cette méthode sur le thème du réchauffement climatique : les rares opposants sont dénigrés, contredits, ignorés ; ils ont un accès restreint à la puissance médiatique. Grâce à Internet et quelques livres, leurs arguments sont un peu connus, mais c’est sans commune mesure avec la puissance (médiatique, scientifique, étatique) de la version officielle. Que l’on s’y oppose ou non, le monde avance déjà selon un schéma mental où le réchauffement climatique dû à l’action de l’homme est un dogme imposé totalitairement et arbitrairement.

 

L’Eglise est devenue matérialiste

Le socialisme et la laïcité créent un mode de vie et un mode de pensée matérialiste aux antipodes de la vie spirituelle et de la pensée chrétienne. Cela devient problématique lorsque l’Eglise catholique, censée maintenir une vie spirituelle supérieure, adopte elle aussi ce mode de pensée matérialiste.
Il ne subsiste alors plus de réelle différence entre la cité de Dieu et la cité de l’homme, entre la cité du Bien et celle du mal, puisqu’elle en adopte les mêmes comportements. Là où elle avait modifié les règles en profondeur, et amené les hommes à réduire la dimension matérielle au profit du spirituel, l’Eglise abandonne ses principes et ses règles pour rejoindre l’ennemi.
D’où la stupeur et l’incompréhension de ceux qui sont restés dans la sphère spirituelle, et inversement, l’impossibilité pour les chrétiens apostats de comprendre les réticences et les avertissements de ceux qui ont conservé une vie spirituelle digne de ce nom, puisque les nouveaux comportements semblent être corrects et qu’ils visent eux aussi à une vie meilleure, mais sans les moyens spirituels, uniquement par le biais de moyens matériels.

Or les seules solutions matérielles valables sont celles qui découlent de la loi naturelle (et par conséquent divine) en vue d’établir le bien commun dans les corps comme dans les âmes ; elles doivent donc être le fruit d’une démarche qui est d’abord spirituelle avant d’être matérielle.
On dit que l’Eglise est dirigée et inspirée par le Saint-Esprit car elle a la charge des âmes ; son but n’est pas la prospérité matérielle sur terre mais la conduite des âmes au salut éternel.
Elle sait aussi qu’en générant des âmes saines et droites -parce que en état de grâce- elle œuvre au bien commun et à une vie en société harmonieuse et équilibrée.

Aujourd’hui, l’Eglise a totalement failli à sa mission. Elle ne propose plus que des solutions matérielles là où le spirituel devrait la guider.

Prenons à nouveau l’exemple du réchauffement climatique.
Le pape, et avec lui l’Eglise toute entière, s’est fortement mobilisé pour le climat ; mais quelles sont les grandes lignes des propositions de l’Eglise sur le sujet ?
Lisez bien l’encyclique Laudato Si : il n’y a rien de spirituel dedans. A une vision purement matérialiste du sujet, comme le ferait n’importe quelle ONG impliquée dans la défense de la terre, l’Eglise ajoute quelques considérations théologiques, mais avec le défaut majeur typique de la pensée post-Vatican II, résumée par cette phrase : « l’homme est l’auteur, le centre et le but de toute la vie économico-sociale » (point 127). D’une religion christo-centrique (normalement, c’est le Christ qui est l’auteur, le centre et le but de toute la vie des hommes), l’Eglise est devenue homo-centrique. Une religion catholique normalement constituée, pour résoudre les désordres liés à l’environnement devrait se placer sur le plan spirituel et proposer les solutions suivantes :
1) La prière
2) La conversion de l’humanité au christianisme
3) Le basculement des Etats au service du vrai Dieu (alliance du trône et de l’autel).
Seul un monde chrétien
retrouvera le chemin de la sauvegarde durable de la planète.
Est-ce que ce sont les idées fortes de l’encyclique ?
Absolument pas.
Pourquoi ? Parce que le raisonnement est faussé à la base.

L’idéal du pape François est celui de « la fraternité humaine et universelle » et « l’ONU est la réponse indispensable pour réaliser cet idéal » (discours à l’ONU du 25 septembre 2015). Comment un pape qui place son idéal dans l’ONU et non dans le Christ peut-il être encore considéré comme catholique, ou même comme chrétien ? Il faudrait rappeler au chef de l’Eglise catholique que l’idéal de la fraternité universelle s’appelle Jésus, et que ce n’est sûrement pas l’ONU qui en est chargé.

De telles déclarations sont à inscrire dans un ensemble de faits, de paroles et d’initiatives qui depuis des années font apparaître en réalité une perte de la foi au plus haut niveau de l’Eglise. Un tel constat est grave : si l’Eglise sacrifie au matérialisme ambiant et place ses espoirs dans l’homme et non dans Dieu -celui-ci devenant une sorte de faire-valoir de la puissance humaine- elle n’est plus le guide spirituel qui conduit infailliblement au salut.

Si l’Eglise ne croit plus en la force et la puissance de la prière, si elle ne considère plus le Christ comme la résolution des problèmes humains, si elle ne croit plus en sa mission, alors en réalité elle a perdu la foi.
Car sa mission consiste à « amener en son nom [Jésus] toutes les nations païennes à l’obéissance de la foi » (Romains 1, 6).
Elle se trouve aujourd’hui dans la pire crise spirituelle de son existence ; une crise qui ne peut s’expliquer que par le mystère d’iniquité et la présence de l’Antéchrist.

Voilà comment on fabrique une génération d’apostats.
Voilà le résultat de la guerre spirituelle menée par l’ennemi ; il a infiltré tous les esprits, tous les modes de pensées, et par conséquent lorsque l’Eglise préconise des solutions humaines et matérielles, plus personne ne perçoit qu’elle n’est plus dans son rôle de guide spirituel vers le vrai Dieu.

Pourtant, Dieu lui avait montré clairement le chemin.

 

Le royaume de Dieu

Jésus envoie ses disciples deux par deux annoncer que « Le royaume de Dieu est proche » (Matthieu 10, 7). Après la Résurrection, il entretient ses disciples du Royaume de Dieu (Actes 1, 3). Et pourtant, devant Pilate Jésus répond « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18, 36).
Comment concilier cette apparente contradiction ?

Voilà l’explication : le royaume dont il s’agit, le royaume de David que devait rétablir le Messie, c’est le royaume des âmes, c’est à la fois l’Eucharistie et l’Eglise.

Jésus est venu pour annoncer l’avènement de la vie spirituelle dans les cœurs par le règne de l’Esprit-Saint dans nos âmes.
D’où l’expression : Mon royaume n’est pas de ce monde, qui ne veut pas uniquement dire que son royaume est au Ciel, mais plus exactement qu’il est spirituel et non matériel.

On a l’explication par saint Paul qui enjoint à se méfier de la chair, du monde et du démon. Par le monde, il entend le monde matériel.
Jésus exprime la même chose, il voulait dire : je règne dans les âmes et non sur un monde matériel.
Donc le royaume de Dieu est bien sur terre mais pas matériellement. Si le royaume de Dieu était exclusivement au Ciel, l’annonce faite par les disciples « le royaume de Dieu est proche » aurait voulu dire : vous allez bientôt mourir (sous-entendu : pour rejoindre le Ciel). Or ce n’était pas le cas. Cette phrase annonçait tout simplement la Cène du Jeudi Saint et la perpétuation du mystère de la Présence divine en nos cœurs par l’institution de l’Eucharistie.

Il y a compatibilité entre royaume terrestre et royaume spirituel : le royaume de Dieu sera établi dans le monde, donc sur terre, quand il règnera dans les âmes, les cœurs et les esprits.

Cette compréhension, ce secret, l’Eglise catholique post-conciliaire se garde bien de le révéler et de le diffuser, car il n’est pas compatible avec une politique d’ouverture sur le monde ainsi qu’avec l’œcuménisme : seul le Christ mène à la vie éternelle ; toute religion qui n’est pas basée sur le Christ et la reconnaissance de sa divinité est un mensonge, un écran placé par le diable pour interdire l’accès à la Vérité et à la Vie. Cette considération est valable aussi pour tout système matérialiste, laïc et athée qui par définition ne se fonde pas sur le Christ.

 

De l’amour à la miséricorde

Nous savons que Dieu peut toujours tirer du Bien d’un mal.
La période de guerre totale contre l’Eglise commence en 1864, date donnée par la Sainte Vierge à la Salette.
Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

Il fallait que l’Eglise perde son pouvoir temporel (les Etats pontificaux) afin de se recentrer sur sa mission spirituelle et réaffirmer les valeurs d’amour, de pardon et de miséricorde qui sont intrinsèques à la doctrine enseignée par le Christ.
La période Pie IX-Pie XII fut aussi celle des dogmes (Immaculée Conception et Assomption) et du combat contre les hérésies modernes (progrès, laïcité, socialisme, libéralisme…).

La civilisation de l’amour
Le concile Vatican II va générer une doctrine et une civilisation de l’amour, trop présente certes et souvent déconnectée de son sens réel, mais il s’agit bien malgré tout d’un message qui sera utile à la fin des temps.

Le docteur Luigi Gaspari, fils spirituel du Padre Pio, ne laissera-t-il pas à la postérité le cahier de l’amour, un merveilleux ensemble de réflexions spirituelles qui lui ont été données par le Christ lui-même ?
Luigi Gaspari affirme d’ailleurs que ce document est le petit livre dont parle l’Apocalypse à la sixième trompette, au chapitre des deux témoins.

Sœur Josefa Menendez, une religieuse espagnole, n’a-t-elle pas édité un livre en 1938, Un appel à l’amour, qui lui aurait été donné par Jésus-Christ ?
N’est-ce pas l’amour de Dieu qui sauvera le monde une seconde fois ?
Jésus veut dire Sauveur ; or nous attendons son second avènement, qui sera encore un effet de son amour pour son peuple.
Mais attention, pas un amour tronqué et incomplet à la Vatican II ; il doit y avoir réciprocité : nous devons prouver notre amour à Dieu comme il nous a prouvé le sien. Cela nécessite de combattre les passions de la chair et les séductions du monde terrestre (le matérialisme) qui nous éloignent ou nous séparent de Dieu et nous conduisent au péché.

La miséricorde : un jubilé apocalyptique
Apocalyptique dans le sens : s’inscrivant dans l’accomplissement de l’Apocalypse.
Ce jubilé, placé au tout dernier moment, à la fin de la sixième période et ouvrant d’ailleurs probablement la septième et dernière trompette, s’inscrit dans le plan divin.

Dans les messages de Jésus à Sœur Josefa Menendez, on retrouve les notions d’amour et de miséricorde qui sont chères à notre temps :
« Le monde ne connaît pas la miséricorde de mon cœur ! » (24 février 1921)
« Je veux pardonner, je veux régner, je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma paix jusqu’aux extrémités du monde. » (12 juin 1923)
On retrouve ici l’essence même de la venue sur terre du Christ : régner sur les âmes. Ce message confirme que la guerre spirituelle sera gagnée par Jésus à la fin.
« Pour régner, je commencerai par faire miséricorde, car mon règne est la paix et l’amour ».
Toute la doctrine catholique et toute notre espérance sont dans ces quelques mots.
Cela veut dire que l’année de la miséricorde annonce clairement le second avènement du Christ.

La miséricorde n’est donc pas un vain mot mais bien la clé de la fin des temps. C’est pourquoi le Seigneur, voulant donner une ultime chance aux hommes, leur a légué cette année de la miséricorde. C’est une ultime incitation à regretter sincèrement ses péchés, s’en confesser, et combattre ses mauvais penchants et la vie matérialiste par le retour à une vie spirituelle grâce à la prière, la pénitence et la pratique des sacrements.

Laissons le mot de la fin au mystère de Noël ; car la vraie miséricorde repose dans cette bonté ineffable du Seigneur se penchant sur l’humanité pécheresse pour la relever :

L’heure de la miséricorde est arrivée. C’est la réalisation de la grande promesse.
Dieu a enfin pitié de notre pauvre humanité déchue, et il nous envoie le Sauveur si désiré.
(catéchèse catholique du 25 décembre)

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Illustration : sainte Catherine Labouré pose ses mains sur les genoux de la Sainte Vierge lors de l’apparition du 19 juillet 1830.