Le temps de la révélation

Le diable avance de façon masquée, presque invisible pour les non avertis et pour ceux qui se laissent endormir par l’habitude d’un monde soumis à Satan, tout simplement parce que si c’était trop visible, il prendrait le risque d’être contré efficacement par des esprits « réveillés ».
Le but de Satan est la perte des âmes du plus grand nombre possible en régnant sur elles, règne qu’il n’a pas besoin de leur révéler puisque de toute façon elles lui sont acquises.
A nous de le découvrir et de le comprendre.
A la Salette, Notre-Dame a révélé que les apôtres des derniers temps « condamneront les erreurs diaboliques de l’Antéchrist » : oui, il est nécessaire hélas, d’étudier ce que fait la bête pour la débusquer et révéler son infamie aux peuples désemparés par cet esprit d’iniquité qui règne.

Cet article contient trois volets, deux consacrés à la bête, et le dernier à la réponse divine :
1) La signification occulte des mystères lumineux de Jean-Paul II ;
2) La signification occulte de l’intronisation d’Emmanuel Macron le 14 mai 2017 ;
3) La réponse du Seigneur par les trois dates données à Martin Drexler.

 

La signification occulte des mystères lumineux de Jean-Paul II

Dans une lettre apostolique parue le 16 octobre 2002, le pape Jean-Paul II ajoutait au Rosaire cinq mystères supplémentaires : les mystères lumineux.
La prière du rosaire, qui comportait jusque là 15 mystères, soit trois chapelets entiers et 153 Ave Maria, est une institution d’inspiration divine puisqu’elle fut donnée par la Sainte Vierge en personne à saint Dominique. Cette prière fut confirmée depuis à plusieurs reprises par le Ciel, notamment par la Vierge Marie à Marie Martel lors des apparitions de Tilly à la fin du XIXème siècle.

Depuis le concile Vatican II, l’Eglise est dominée par la synagogue de Satan, elle est aux mains de l’ennemi. L’Eglise fidèle, conservée dans la Tradition, est éclipsée (selon la Salette) par l’Eglise issue du concile (conciliaire) à Rome. Pour quelle raison ont-ils ajouté cinq mystères à une institution divine ? Quelle en était la véritable raison ?

Eh bien tout simplement, la synagogue de Satan avait pour ambition de présenter par ce biais-là son programme de destruction de l’Eglise, passé, présent et à venir. Les 5 mystères ajoutés sont les 5 étapes principales par lesquels ils avaient l’intention de prendre possession de l’Eglise du Christ et de la faire périr en la remplaçant par une contre-église d’inspiration maçonnique.

En voici la description sommaire :

Le baptême c’est le point de départ de la nouvelle église, qu’il fallait d’abord porter sur les fonds baptismaux : ce fut le rôle du concile Vatican II ;

Les noces de Cana, c’est la nouvelle messe instituée par Paul VI, où par inversion satanique, le vin de la grâce est transformé en une eau désacralisée et sacrilège ;

L’annonce du royaume, c’est le pontificat de Jean-Paul II, la nouvelle évangélisation, l’éclosion d’une nouvelle religion de l’homme dont le Credo sera la dignité de la personne humaine et non l’adoration universelle des trois personnes divines ;

La Transfiguration, c’est la révélation de l’Antéchrist entouré de ses 2 témoins : le pape François canonisant les deux qui ont permis ce nouveau royaume : celui qui l’a initié (Jean XXIII) et ouvert la brèche (le concile) qui permettra d’introduire le cheval de Troie (la franc-maçonnerie ecclésiastique au plus haut niveau), et celui qui a construit ce royaume sur les fondations de ses prédécesseurs, qu’on appellera d’ailleurs « la génération Jean-Paul II » ; ce 27 avril 2014 était aussi, outre la révélation officielle de la bête, une canonisation indirecte mais réelle du concile ;

– Enfin l’Eucharistie constitue l’ultime étape de la transformation, le coup de grâce final, le déchirement du rideau du Saint des Saints : le remplacement du miracle de la Transsubstantiation par une messe oecuménique qui fera définitivement disparaître Jésus-Christ des autels ; l’abomination finale. Seule cette étape est encore à venir.

Précisons également que la date du 16 octobre ne fut pas choisie au hasard.
C’était celle de l’élection du pape Jean-Paul II 24 ans avant. Mais nous savons aussi que le 16 octobre possède une triple signification :
– c’est la mort de la reine Marie-Antoinette en 1793, assassinée par les régicides révolutionnaires ;
– le même jour, ce fut le saccage et la profanation des tombes royales à Saint-Denis ;
– c’est enfin la date de la consécration de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre en 1919.
Cette date est donc parfaite pour symboliser le contre-plan luciférien. En y faisant élire le pape qui sera le principal artisan de la nouvelle église, le démon signifie par là qu’il compte s’opposer directement à l’église du Sacré-Cœur.
Mais ce n’est pas tout, il y a aussi une notion de royauté.
Dans la mystique divine (et satanique, qui imite et singe Dieu), la femme est une figure de l’Eglise ; le choix du 16 octobre signifie que la femme revêtue de la dignité royale (et pour l’Eglise de la sainteté royale) s’efface, assassinée, pour être remplacée par la femme satanique, la nouvelle église. Il s’agit bien d’un découronnement et d’une usurpation de la dignité royale. Le fait que ce jour-là soit aussi celui de la profanation des tombes royales renforce cette notion et nous laisse penser que cette date annonce également le règne des 10 rois de l’Antéchrist.
Car la société religieuse et la société civile vont de pair : quand l’une tombe, l’autre tombe aussi. Si l’Antéchrist règne à Rome (bête religieuse), il règne aussi à Paris, New-York, etc. et à l’ONU (bête politique).
N’est-ce pas exactement ce constat qu’a fait récemment Mgr Sorondo, haut prélat proche du pape François, en déclarant que «nous vivons un moment magique parce que pour la première fois, le discours de l’Église et le discours du monde représenté par les Nations Unies vont de pair».
La réalité dépasse la fiction, la bête se découvre sans plus aucune ambiguïté.

Concernant l’Eucharistie, une autre interprétation est possible.
En effet, l’Eucharistie signifie « Notre-Seigneur présent sur terre » ; or il est présent également par son Vicaire, qui est son représentant officiel. Même indignes comme le sont les papes de Vatican II, ils sont toujours les Vicaires officiels du Christ. On peut donc considérer que la mise à l’écart de Benoît XVI est l’équivalent de la mort du Vicaire, donc symboliquement parlant, la fin de l’Eucharistie.
Le dernier signe du plan de Satan ne serait pas alors l’institution d’une nouvelle messe, mais l’éviction du Vicaire du Christ pour le remplacer par un imposteur, la bête, l’Antéchrist, le Pierre le romain de la prophétie, le seul qui ne soit pas un pape légitime, mais seulement l’évêque de Rome.
La présence de Benoît XVI renforce cette hypothèse, Dieu conservant parallèlement à son peuple son Vicaire légitime.
Dans ce cas, l’objectif final de Satan serait déjà atteint depuis 5 ans (comme les 5 plaies du Christ : une durée limite ?) et nous n’aurions donc plus de signe à attendre avant le jour de la colère, avant le châtiment des méchants et la disparition des bêtes.

 

La signification occulte de l’intronisation d’Emmanuel Macron le 14 mai 2017

Nous allons décortiquer ici la mystique satanique, qui copie toujours, mais en l’inversant, celle de Dieu. Avant d’arriver au 14 mai 2017 proprement dit, nous devons d’abord expliquer la signification du chiffre 14 et parler des événements de la veille, le 13 mai.
Car évidemment, tout se tient.

Le chiffre 14
Jésus-Christ est mort le vendredi 14 Nizan nous disent les évangiles, à l’heure où les familles immolaient l’agneau pascal en vue de la commémoration de la nuit de la Pâque (sortie d’Egypte), la nuit du 14 au 15 Nizan. Pour nous, ce jour-là, donc le 14, est le jour de la Rédemption, celui où le mystère divin se révèle, le plus beau jour du monde.
Pour Satan, c’est l’inverse : c’est le jour où il a mis à mort le Christ, c’est donc un jour de victoire. C’est pourquoi, par exemple, il n’est pas rare de voir des t-shirts ou des vêtements portés par les jeunes avec l’inscription « Friday is a good day » : normal que ce soit un bon jour, c’est celui de la mort de Jésus. Non pas que les stylistes soient des satanistes patentés, mais nous vivons sous la domination de la bête, et l’inspiration de beaucoup provient des démons. Sans même que l’on s’en rende compte.
C’est pourquoi aussi, le jour de gloire est arrivé un 14 juillet ! Encore un 14 qui n’est pas sorti par hasard. A chaque fois que nous chantons cet hymne, nous célébrons une grande victoire de la bête.
Enfin il faut savoir que David, en numération hébraïque, a pour valeur 14. Normal, puisque le Christ est fils de David, mais tentant aussi pour l’ennemi de détourner la symbolique à son profit.

Le 14 mai
Cherchons maintenant à décrypter la symbolique du 14 mai en tant que tel.
C’est le jour où Louis XIV devient roi. Nous noterons qu’il s’agit du 14è du nom : premier indice.
Mais qui est Louis XIV ? Le grand monarque par excellence, le plus connu au monde, le symbole de la monarchie absolue et de la puissance, la France était alors le pays le plus puissant au monde.
Mais encore ? Il s’appelait Louis Dieudonné (c’est à dire donné par Dieu) car sa naissance fut miraculeuse : non seulement il naquit après 22 ans de stérilité de la reine, mais sa naissance fut annoncée par la Sainte Vierge elle-même à frère Fiacre.
Donc le grand monarque du 14 mai est un don de Dieu.
Comme il n’avait que 5 ans ce jour-là, Louis Dieudonné sera sacré le 7 juin 1654. Notons bien cette date, elle va resservir.

Continuons. Les catholiques qui se rendent à l’adoration du Saint Sacrement adorent la Sainte Hostie exposée dans un ostensoir. Que représente l’ostensoir ? Le soleil. Qu’est ce que la Sainte Hostie ? La présence réelle du Roi des Rois sous les apparences du pain.
Par conséquent, l’ostensoir est une façon de présenter le Roi soleil.
Quel est l’autre nom de Louis XIV ? Le roi soleil. Et, rappelons-le, il a été donné par Dieu à la France.
De plus, on sait que Jésus, par sainte Marguerite-Marie, l’a appelé « le roi de mon Sacré-Cœur« . On a fait un lien tout à l’heure avec le Sacré-Cœur via le 16 octobre. Tout se tient.
Par conséquent, toute personne un tant soit peu cultivée, même non croyante, saura en déduire que le 14 mai symbolise l’arrivée au pouvoir du roi-soleil et que ce dernier est une figure du roi des rois, qui déclare à Pilate sa royauté un autre 14 (Nizan) : « Tu l’as dit, je suis roi. ».

Voyons maintenant du côté du démon. Va-t-il singer les symboles divins ? Oui.
Le bras armé le plus visible de la synagogue de Satan s’appelle le sionisme. Par le sionisme, la synagogue ambitionne d’accomplir par elle-même la mission du Messie : les délivrer du joug du monde et leur donner la puissance sur tous les peuples. Le sionisme est leur bras armé politique, la finance leur bras armé économique, la subversion leur bras armé mystique.
Parmi les grandes familles juives à l’origine du sionisme figure au premier rang la famille Rothschild. N’oublions pas que la fameuse déclaration Balfour fut adressée à Lord Lionel Rothshild.
La plus grande victoire du sionisme et le signe visible de son pouvoir -et du plan occulte- fut la réoccupation de la terre de Palestine par les juifs et la déclaration d’indépendance de l’état d’Israël, qui fut prononcé le 14 mai 1948.
Oui vous avez bien lu : les fils de Satan ont choisi la date du roi soleil et ce n’était pas un hasard.
Surtout que la conquête de Jérusalem en totalité, second volet nécessaire pour que les prophéties s’accomplissent, fut réalisée le 7 juin 1967 durant la guerre des 6 jours. Or le 7 juin, on l’a vu, est le jour du sacre de Louis XIV.

La synagogue de Satan colle étrangement et volontairement à certaines dates données par le Ciel.
Alors introniser Emmanuel Macron, poulain visible des Rothschild, un 14 mai, qu’est-ce que cela peut bien signifier ?
Nous allons le voir, mais finissons d’abord de placer les pièces du puzzle.

L’Eurovision 2018
Je place ici cette pièce du puzzle même si ce n’est pas chronologique, parce qu’elle m’a permis de comprendre le fond du message occulte de la synagogue.
Que symbolise l’Eurovision ? Une communication à l’échelle de l’Europe.
Or la chanson « Mercy » a été retenue pour représenter la France à l’Eurovision 2018, le 12 mai prochain. Elle raconte la naissance d’un enfant de migrant au matin du 21 mars 2017, prénommée Mercy, sur le bateau Aquarius, qui avait sauvé cette fois-là 1000 migrants, un record.
Nous le savons, l’Eurovision est un des moyens dont se sert l’élite occulte pour faire passer ses messages. Que pouvait bien signifier ce « merci » ?
En réalité c’est très simple : le 21 mars est le jour de l’an des palladistes, la plus haute entité maçonnique, créée par Albert Pike, qui coiffe toutes les autres.
D’autre part, Aquarius est le mot latin du Verseau ; or les lecteurs du Grand Réveil savent que je travaille sur la date d’entrée dans l’ère du Verseau, qui est l’ère du règne total de Satan sur les décombres du christianisme (l’ère des poissons). Enfin, on a vu plus haut la mystique autour de « la femme » : il s’agit ici de la naissance d’un enfant de sexe féminin.
Donc en substance, l’élite occulte maître du monde, les palladistes, a commandé cette chanson afin d’annoncer au monde leur joie d’être entrés dans l’ère du Verseau. Mais quand ? Probablement en 2017 puisque la chanson fait référence à un événement en 2017.

Revenons donc à 2017, et plus exactement au 13 mai, puis au 14 mai, et nous allons voir le génie machiavélique du démon.

Le 13 mai 2017
Que se passe-t-il le 13 mai 2017 ?
1) C’est le jour du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, donc un symbole extrêmement fort, surtout quand on sait que Fatima décrit avec exactitude les méfaits de la bête et le combat final entre Dieu et Satan ; combat, rappelons-le, crédité d’une durée de 100 ans.
2) Le matin même du 13 mai, vers 3h30 du matin, on vole la couronne de la Vierge au musée de Fourvière. Un magnifique joyau lourd de symbole puisque nous sommes le jour du centenaire de ses apparitions à Fatima. Sachant que, rappelons-le, Satan est très attaché à la mystique de la royauté et du couronnement, les événements du 16 octobre et du 14 mai en sont la preuve.
3) Ce jour-là, le pape François est justement à Fatima, où il célèbre la messe de canonisation des voyants François et Jacinthe dans une ambiance de Requiem : Christ décalé, tentures noires, colonnes noires, autel noir… pourquoi une telle ambiance m’étais-je demandé à l’époque ?
4) Le soir même à l’Eurovision 2017, la chanteuse française Alma chantait « Requiem » ; on sait qu’Alma est un des termes latins qui désignent la Sainte Vierge.
Bien. Puisque nous savons que la femme désigne tantôt la Sainte Vierge, tantôt l’Eglise, le découronnement de la Vierge (donc de l’Eglise) au matin du 13 mai, le jour des cent ans de Fatima, suivi d’un double Requiem prononcé lui aussi par les deux « femmes » les plus représentatives de l’Eglise (la fille aînée de l’Eglise et Rome) ont bien pour but de célébrer par la bête sa victoire finale sur l’Eglise du Christ, le Requiem de l’Eglise et de l’ère des poissons, et l’entrée -enfin- dans l’ère du Verseau, qui se fera le lendemain !
Voilà pourquoi tous ces événements devaient avoir lieu le 13 mai. Car il faut célébrer la mort du roi avant d’annoncer le nouveau.
C’est le « merci » de l’Eurovision 2018 qui m’a permis de comprendre le « requiem » de l’Eurovision 2017.

Le 14 mai 2017
Alors là, c’est un régal pour Satan et sa synagogue. Le summum, l’apogée, le résultat de 70 ans d’attente. Pourquoi ?
Parce que ce jour-là est intronisé à la plus haute fonction de l’étant français l’homme né un 21 décembre, une date qui en 2012 annonçait la fin du monde chrétien. Dont acte la veille, le requiem fut prononcé. On pouvait donc passer à l’onction du nouveau David, un 14. Car Emmanuel Macron n’est pas le Messie ; le messie c’est le sionisme qui fait le travail de Dieu. Mais Macron est le « 14 », nouveau roi David, le grand monarque luciférien accédant au pouvoir le même jour que Louis XIV, et qui vient couronner l’œuvre des Rothschild, ses mentors, qui sont aussi à l’origine de la création de l’Etat d’Israël. Or Israël fêtait le même jour ses 69 ans révolus, c’est à dire qu’il entrait ce jour-là dans sa 70ème année. Tout le monde sait que la captivité des juifs à Babylone a duré 70 ans et que Jérémie a prophétisé la fin de l’exil la 70ème année, par la chute de Babylone.
Or Babylone, dans la mystique luciférienne comme dans la nôtre, symbolise le monde chrétien devenu dégénéré par le péché (qu’ils ont eux-mêmes répandu dans notre société !). Requiem pour Babylone vous dit-on.
Pour que le monde entier sache qu’Israël était parvenue à son point culminant, les élites occultes avaient fait construire le plus haut immeuble du monde, le Burg Khalifa, à une hauteur de 828 mètres. Or 69 ans font 828 mois. Ceci veut dire que le 14 mai 2017, la synagogue de Satan aura atteint son point le plus haut, en célébrant à la fois l’entrée dans « son » ère (le Verseau), sa libération prochaine (fin programmée de l’exil), et l’onction de son roi soleil, le David luciférien.
Nous étions exactement au moment où la nouvelle tour de Babel est achevée, elle est enfin arrivée au plus haut niveau.
C’est enfin, et la symbolique mérite d’être signalée, l’arrivée sur la plus haute marche du podium : la fameuse pyramide des Illuminatis sur le billet de 1 dollar, comporte 13 degrés, le 14ème étant le dernier stade, détaché des autres, celui de l’oeil d’Horus. Sachant qu’il est écrit NOVUS ORDO SECLORUM, qui se traduit par : Nouvel Ordre Séculaire et ANNUIT COEPTIS, qui peut être traduit par : Notre entreprise est désormais couronnée de succès. Séculaire veut dire « cent ans » et nous étions bien en 2017 à cent ans de la déclaration Balfour !
Sachant que le 7 mai, jour de son élection, Emmanuel Macron fait son parcours initiatique devant la pyramide du Louvre, pour faire le lien avec les symboles des Illuminatis (Da Vinci code, billet de 1 dollar…).
On connaît dorénavant le 14 Nizan luciférien, c’est à dire le 14 mai, son alpha (1948) et son oméga (2017) 69 ans après, par l’ouverture de son ère, qui correspond à la rédemption de l’homme par Satan.
L’ancien monde fut découronné la veille pour que le nouveau monde (Israël et le nouveau David) soit couronné et reçoive l’onction sacrée le lendemain.

Enfin, cerise sur le gâteau -Satan aime bien ces symboles – cette année le dimanche 14 mai on célébrait la solennité de sainte Jeanne d’Arc, le deuxième dimanche de mai.
Mais les facéties et les imitations de Satan ne doivent pas nous impressionner, car le Ciel a toujours un coup d’avance, comme aux échecs. Le 14 mai est une date partagée par trois rois : Henri IV, Louis XIII le roi de la consécration de la France à la Sainte Vierge, et Louis XIV le roi de la consécration de la France à saint Joseph. Or saint Joseph a choisi le 7 juin, jour de sacre de Louis XIV, pour apparaître à Cotignac. La Sainte Famille veille sur ses enfants.

 

La réponse du Seigneur par les trois dates données à Martin Drexler

Quittons maintenant le démon pour nous intéresser aux signes donnés par le ciel.

Martin Drexel fut un mystique français du XIXème siècle, mort en octobre 1902, sacristain à Notre-Dame de Paris. Il eut plusieurs visions du Sacré-Cœur, de la Sainte Vierge et de Saint Michel.
Il avait annoncé la première guerre mondiale, le châtiment des ennemis de Dieu, et un homme providentiel, roi du Sacré-Cœur.
Martin Drexler répandit en grand nombre une « Supplication pour demander l’avènement du Règne du Sacré-Cœur », qu’il avait composée. Cette prière de supplication obtint l’imprimatur du Cardinal Richard, Archevêque de Paris, et fut publiée avec son approbation.

En janvier 1902, donc peu de temps avant sa mort, la Sainte Vierge lui avait donné 3 dates :
16 février, 24 mai et 8 septembre sans aucune autre précision.

J’en parle maintenant pour deux raisons : d’abord à cause de la proximité d’une de ces dates, le 16 février, et d’autre part parce que Martin Drexler était très lié au Sacré-Cœur, dévotion essentielle en cette fin des temps, et signe eschatologique.

Etudions donc maintenant ces 3 dates :

1) deux dates sur trois sont des fêtes de la Vierge Marie :
– 8 septembre, fête de sa nativité ;
– 24 mai, fête de Notre-Dame Auxiliatrice (chère à saint Jean Bosco) et fête de Notre-Dame Secours des chrétiens, instituée par le pape Pie VII pour remercier la Vierge de l’avoir sorti des griffes de Napoléon.

2) Le 8 septembre est la fête de la Santissima Bambina, ou Marie enfant, vénérée sous ce vocable à Milan mais aussi en de nombreux endroits dont Pontmain.
Mais surtout, le 8 septembre renvoie à l’aurore du soleil de justice et donc au 8 décembre, seconde date liée à la nativité de la Vierge Marie (son incarnation).
La mystique Berthe Petit, qui vivait à l’époque de Martin Drexler, à qui la Sainte Vierge annonçait « le triomphe universel de l’Eglise après l’épreuve purificatrice » eut une révélation de Jésus-Christ le 8 septembre 1911 : « le monde sera renouvelé » lui dit-il en faisant le lien avec l’Immaculée Conception.

3) Le 24 mai renvoie au 7 octobre, victoire de Lépante et fête de Notre-Dame du Rosaire. En effet le pape saint Pie V avait institué cette fête en donnant à la Sainte Vierge le vocable Auxilium christianorum (Secours des chrétiens). Or Pie VII reprendra le même vocable pour célébrer son retour triomphal à Rome le 24 mai 1814, et établir cette fête au 24 mai.
Pour le côté eschatologique, le même Pie VII canonisera sainte Colette de Corbie le 24 mai 1807. Or cette sainte est liée à saint Vincent Ferrier, l’ange de l’Apocalypse, à qui elle communiquera le désir divin qu’il finisse ses jours en Bretagne.

4) si j’attribue au 8 décembre la même valeur que le 8 septembre, c’est parce que Saint Jean Bosco, déjà cité, fera le lien entre ces deux dates. Ou plus exactement, le Ciel lui-même relie ces deux dates dans le songe sur l’exil de 200 jours : sur l’étendard, on pouvait y voir inscrit d’un côté : “ Regina sine labe concepta ” et de l’autre : “ Auxilium Christianorum ”. » Soit en français « Reine conçue sans le péché originel » et « Secours des chrétiens », à savoir les fêtes du 8 décembre et du 24 mai.
Ou bien on peut penser qu’ici ce songe relie le 8 décembre au 7 octobre, mais ces deux dates auraient alors la même valeur (et la même signification ?) que les 8 septembre et 24 mai.

5) Reste le 16 février.
Rien de particulier, sauf… c’est la fête du Bienheureux Grégoire X, 184è pape de l’Eglise catholique. Elu le 1er septembre 1271, il ne sera sacré que le 27 mars 1272. Notons que le 1er septembre est aussi la date de la mort de Louis XIV, dont nous venons de parler, et que le 27 mars est la date de Pâques les années de jubilé du Puy (quand la Rédemption et l’Incarnation se situent à la même date, 25 mars). Outre ces deux liens avec Notre-Seigneur, il faut savoir que Grégoire X est le 23è pape de la prophétie des papes, dont la devise est Anginus vir, l’homme au serpent. Or Anginus vir est une figure du serpent d’airain élevé par Moïse pour guérir les hébreux de la morsure de serpents venimeux, le serpent d’airain étant lui-même une figure, par anticipation, du Christ en croix. Pour la troisième fois, après le roi soleil et le jour de Pâques, ce pape nous renvoie à Jésus-Christ.
Enfin, si l’on ajoute que le roi Louis XVII était né le 27 mars 1785 soit le jour de Pâques une année de jubilé du Puy, et puisque Martin Drexler prophétisait la venue du grand monarque, probable héritier de Louis XVII et « roi du Sacré-Coeur« , on peut considérer que la présence de Grégoire X au 16 février nous donnera un signe autant concernant le Roi des Rois que son éventuel lieutenant.

Que peut-on donc conclure sur les trois dates de Martin Drexler ?
Que le plan d’action divin part de Marie et passe par Marie, et par Marie aboutit à son divin Fils.
Que la Sainte Vierge est notre protection et notre salut durant ces années de malheur, que le Seigneur veut que nous passions par elle pour être sauvés.
Que l’eschatologie, si elle veut comprendre et interpréter correctement le plan de Dieu doit prioritairement s’intéresser à Marie, aux signes qu’elle nous a donnés, et aux messages-clés qu’elle nous a délivrés via les grandes apparitions mariales du XIXè et du XXè siècle.
Que la Femme dans le Ciel (la Vierge Marie), vainqueur du démon avec saint Michel, mènera immanquablement à l’Agneau vainqueur.
Par conséquent, puisque les deux premières dates désignent des fêtes de la Vierge Marie, et que celle-ci est le signe du retour de son Fils, et que Drexler était un apôtre du Sacré-Cœur, la troisième date, à savoir le 16 février, devrait réunir les deux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie.
Compte tenu des présomptions qui courent sur ce premier trimestre, on peut espérer en ce 16 février 2018 un signe de la Sainte Vierge lié au retour du Christ sur terre, et éventuellement au grand monarque et/ou à la résurrection des témoins, puisque le 27 mars est le jour de la Résurrection.

Pour la petite anecdote, Grégoire X, le pape du serpent d’airain (Anginus vir), 23è de la prophétie des papes, suit le 22è, qui est Clément IV, Draco depressus, Dragon vaincu ! Or effectivement le Christ n’apparaîtra qu’après la victoire de Marie et de saint Michel sur le dragon.

 

Conclusion

La 70ème année de la synagogue de Satan s’est ouverte le 14 mai 2017 sur une déclaration de victoire et sur une entrée anticipée dans l’ère du Verseau. A ce jour, 14ème du mois de février et 9 mois après cet événement, il ne s’est rien passé de tangible. Il lui reste seulement 3 mois pour confirmer sa libération du joug de Babylone, et la fin de son exil. C’est peu. Du moins si elle veut que cette victoire soit enfin visible.

Nous pouvons aussi, de notre côté, interpréter dans notre sens la prophétie de Jérémie :
« Babylone aura le pouvoir sur les nations durant 70 ans ; après les 70 ans, Dieu sévira contre Babylone. » (Jérémie 25:12). Durée confirmée en Daniel 9:2 : toujours 70 ans. C’est la limite.
Comme Babylone correspond à la société générée par la synagogue de Satan, on peut penser que le Ciel donne jusqu’à 70 ans à la société moderne à partir du signe universel de sa constitution : le 14 mai 1948. Donc cela peut être moins.

Nous attendons des signes du Ciel, principalement de la Sainte Vierge, qui doit annoncer l’extinction des méchants (la chute de Babylone, justement) et le règne du Sacré-Cœur. C’est le sens des dates données à Martin Drexler. Alors pourquoi pas un signe les 16 ou 17 février prochains ? Pourquoi pas à Pontmain, où nous serons réunis pour un cycle de conférences et pour la 70ème (il faut le faire !) supplique pour le retour du roi ?

Mais attention, la Vierge Marie dira à Marienfried en 1946 : « N’attendez pas non plus de signes et de miracles ! Je veux agir dans le secret en tant que grande médiatrice des grâces. Je veux opérer secrètement des miracles dans les âmes jusqu’à ce que le nombre des choisis soit complet. »
Ces miracles dans les âmes, nombreux sont ceux qui en ont témoigné ici sur le Grand Réveil.
Cependant elle ajouta : « Là où les hommes reconnaîtront et suivront d’abord mon message, je ferai les premiers et les plus grands miracles, mais visibles seulement pour mes enfants parce qu’ils se produiront dans le secret. »

Voilà ce à quoi on peut s’attendre ces 16-17 février et aussi le 25 février : des signes ou des miracles compréhensibles seulement par les enfants de Marie. Je n’attends pas encore de signe universel, c’est trop tôt. J’ai ajouté le 25 février dans la liste des dates à surveiller car les apparitions de Marienfried sont une succession de 3 dates en « 25 », et que le 25 février correspond au premier miracle de Lourdes : la source miraculeuse. Or c’est justement de grâces dont nous avons besoin, c’est de la grâce sanctifiante dont nous avons soif, et que la Mère de Dieu, médiatrice de toutes grâces, procure en abondance à ceux qui l’aiment.

 

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Illustration principale : Notre-Dame de Fatima apparaissant aux trois petits bergers.

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Les témoins de Marie

On a beaucoup parlé ici des deux témoins de l’Apocalypse, mais sans suffisamment insister sur une de leurs caractéristiques principales : la dévotion à Marie.
Or c’est ainsi que l’on peut distinguer un vrai témoin d’un faux témoin. C’est ainsi que l’on peut savoir si une personne est résolument sur le chemin du salut. Car il est certain qu’outre la fidélité à la foi de leurs pères, c’est à dire la persistance en une foi non dévoyée par le modernisme de l’Eglise issue du concile Vatican II, tous les témoins se caractérisent par une grande dévotion envers la Très Sainte Mère de Dieu.
Les témoins de l’Apocalypse sont deux car ces deux personnages figurent le clergé d’une part, et les fidèles d’autre part. Cette dualité peut symboliser aussi la loi et les prophètes (Hénoch et Elie).

Tous ont compris que l’arche moderne capable de nous préserver du déluge du mal que nous vivons, c’était la Sainte Vierge, l’arche de la nouvelle alliance, le refuge des pécheurs, le secours des chrétiens et de tous les cœurs cherchant sincèrement Jésus-Christ comme planche unique de salut.

Ces témoins, à la Salette la Sainte Vierge leur a donné un autre nom : les apôtres des derniers temps. Il s’agit de la même population, des mêmes personnes.
Un siècle avant cette apparition, un très grand saint de l’Eglise catholique, saint Louis-Marie Grignon de Montfort, avait décrit ces apôtres des derniers temps dans un ouvrage magnifique, le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, où il explique également en quoi et pourquoi la Très Sainte Vierge Marie sera la clé de la fin des temps.
La clé de la Porte du ciel, la clé de la libération, la clé du plan divin de sauvegarde du petit reste et d’éradication du mal (le démon) et de ceux qui font le mal.

 

La dévotion à Marie, clé du salut

Voici donc de larges extraits de cet ouvrage, car saint Louis-Marie Grignon de Montfort exprime bien mieux que nous les secrets du plan divin concernant les conditions de la Parousie.
(Tous les extraits sont en italique – les autres textes sont mes commentaires)

« Le monde étant indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père; Il l’a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle.
Le Fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. »

« Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu’il a nommé la Mer: il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu’il a appelé Marie.
Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis.

 Dieu le Fils a communiqué à sa mère tout ce qu’il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables ; et il l’a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c’est par elle qu’il applique ses mérites à ses membres, qu’il communique ses vertus et distribue ses  grâces ; c’est son canal mystérieux ; c’est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes.

 Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle épouse, ses dons ineffables, et il a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède ; en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces ; et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales ; car telle a été la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout par Marie ; ainsi sera enrichie, élevée et honoré du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie. Voilà les sentiments de l’Église et des saints Pères. »

« Comme dans la génération naturelle et corporelle, il y a un père et une mère ; de même, dans la génération surnaturelle et spirituelle, il y a un père qui est Dieu, et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère, et qui n’a pas Marie pour mère n’a pas Dieu pour Père ; c’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques, etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont point Marie pour mère ; car s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie. »

« Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme ; et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l’éducation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires. »
Oui, la fin des temps sera une époque caractérisée par une impressionnante dévotion mariale. Or depuis le dogme de l’Immaculée Conception en 1854, et grâce aussi aux grandes apparitions mariales comme Lourdes ou Fatima, la dévotion mariale n’a jamais été aussi développée et présente dans le monde entier. Voilà un signe fort.
De même, chez l’ennemi, on note une grande expansion des mouvements protestants, notamment les chrétiens évangéliques, qui n’ont aucun culte ni aucun amour pour la Sainte Vierge mais de l’indifférence, quand ce n’est pas de la haine.

« Le docte et pieux Suarez, de la Compagnie de Jésus, le savant et dévot Juste Lipse, docteur de Louvain, et plusieurs autres, ont prouvé invinciblement, en conséquence des sentiments des Pères. entre autres de saint Augustin, de saint Éphrem diacre d’Édesse, de saint Cyrille de Jérusalem, de saint Germain de Constantinople, de saint jean de Damas, de saint Anselme, saint Bernard, saint Bernardin, saint Thomas et saint Bonaventure, que la dévotion à la Très Sainte Vierge est nécessaire au salut, et que c’est une marque infaillible de réprobation, au sentiment même d’Oecolampade et de quelques autres hérétiques, de n’avoir pas de l’estime et de l’amour pour la sainte Vierge; et qu’au contraire c’est une marque infaillible de prédestination de lui être entièrement et véritablement dévoué ou dévot. »

 

La fin du monde et les apôtres des derniers temps

« J’ai dit que cela arriverait particulièrement à la fin du monde, et bientôt, parce que le Très-Haut avec sa sainte Mère doivent se former de grands saints qui surpasseront autant en sainteté la plupart des autres saints, que les cèdres du Liban surpassent les petits arbrisseaux, comme il a été révélé à une sainte âme dont la vie a été écrite par Mr de Renty.

 Ces grandes âmes, pleines de grâce et de zèle, seront choisies pour s’opposer aux ennemis de Dieu qui frémiront de tous côtés; et elles seront singulièrement dévotes à la Très Sainte Vierge, éclairées par sa lumière, nourries de son lait, conduites par son esprit, soutenues par son bras et gardées sous sa protection ; en sorte qu’elles combattront d’une main et édifieront de l’autre : d’une main, elles combattront, renverseront, écraseront les hérétiques avec leurs hérésies, les schismatiques avec leurs schismes, les idolâtres avec leurs idolâtries, et les pécheurs avec leurs impiétés; et de l’autre main, elles édifieront le temple du vrai Salomon et la mystique cité de Dieu, c’est-à-dire la Très Sainte Vierge, appelée par les saints pères le temple de Salomon et la cité de Dieu. Ils porteront tout le monde, par leurs paroles et leurs exemples, à sa véritable dévotion ; ce qui leur attirera beaucoup d’ennemis, mais aussi beaucoup de victoires et de gloire pour Dieu seul. C’est ce que Dieu a révélé à saint Vincent Ferrier, grand apôtre de son siècle, comme il l’a suffisamment marqué dans un de ses ouvrages. »

« C’est par Marie que le salut du monde a commencé, et c’est par Marie qu’il doit être consommé. Marie n’a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ, afin que les hommes, encore peu instruits et éclairés sur la personne de son Fils, ne s’éloignassent pas de la personne de son Fils, en s’attachant trop fortement et trop grossièrement à elle. »
« Dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit, afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ. Les raisons qui ont porté le Saint-Esprit à cacher son épouse pendant sa vie, et à ne la révéler que bien peu depuis la prédication de l’Évangile, ne subsistent plus. »

 

« Dieu veut donc révéler et découvrir Marie, le chef-d’œuvre de ses mains, dans ces derniers temps :

 1) parce qu’elle s’est cachée dans ce monde et s’est mise plus bas que la poussière par sa profonde humilité, ayant obtenu de Dieu, de ses apôtres et évangélistes, qu’elle ne fût point manifestée ;

2) parce qu’étant le chef-d’œuvre des mains de Dieu, aussi bien ici-bas par la grâce que dans le ciel par la gloire, il veut en être glorifié et loué sur la terre par les vivants ;

3) comme elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être reconnue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit ;

4) étant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la première fois, elle le sera encore lorsqu’il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière ;

5) étant le moyen sûr et la voie droite et immaculée pour aller à Jésus-Christ et le trouver parfaitement, c’est par elle que les saintes âmes, qui doivent éclater en sainteté, doivent le trouver; celui qui trouvera Marie trouvera la vie, c’est-à-dire Jésus-Christ qui est la voie, la vérité et la vie; mais on ne peut trouver Marie qu’on ne la cherche; on ne peut la chercher qu’on ne la connaisse, car on ne cherche ni on ne désire un objet inconnu : il faut donc que Marie soit plus connue que jamais, à la plus grande connaissance et gloire de la très sainte Trinité ;

6) Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce, dans ces derniers temps : en miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pécheurs et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l’Église catholique; en force, contre les ennemis de Dieu, les idolâtres, schismatiques, mahométans, juifs et impies endurcis, qui se révolteront terriblement pour séduire et faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires; et enfin elle doit éclater en grâce, pour animer et soutenir les vaillants soldats et fidèles serviteurs de Jésus-Christ, qui combattront pour ses intérêts ;

7) enfin, Marie doit être terrible au diable et à ses suppôts comme une armée rangée en bataille, principalement dans ces derniers temps, parce que le diable, sachant bien qu’il a peu de temps, et moins que jamais, pour perdre les âmes, redoublera tous les jours ses efforts et ses combats ; Il suscitera bientôt de nouvelles persécutions, et mettra de terribles embûches aux serviteurs fidèles et aux vrais enfants de Marie, qu’il a plus de peine que les autres à surmonter. »

 

Description des apôtres des derniers temps

« Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ?
Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l’amour divin partout ; ce seront sicut sagittae in manu potentis, «des flèches aiguës dans la main de la puissante Marie,» pour percer ses ennemis. »

 « Ce seront des enfants de Lévi, bien purifiés par le feu de la grande tribulation, et bien collés à Dieu, qui porteront l’or de l’amour dans le cœur, l’encens de l’oraison dans l’esprit, et la myrrhe de la mortification dans le corps ; et qui seront partout la bonne odeur de Jésus-Christ aux pauvres et aux petits, tandis qu’ils seront une odeur de mort aux grands, aux riches et aux orgueilleux mondains. »
(les enfants de Lévi signifie : les prêtres)

« Ce seront des nuées tonnantes et volantes par les airs au moindre souffle du Saint-Esprit, qui, sans s’attacher à rien, ni s’étonner de rien, ni se mettre en peine de rien, répandront la pluie de la parole de Dieu et de la vie éternelle ; ils tonneront contre le péché, ils gronderont contre le monde, ils frapperont le diable et ses suppôts ; et ils perceront d’outre en outre, pour la vie ou pour la mort, avec leur glaive à deux tranchants de la parole de Dieu, tous ceux auxquels ils seront envoyés de la part du Très-Haut.

 Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis ; ils dormiront sans or ni argent, et qui plus est, sans soin, « au milieu des autres prêtres, ecclésiastiques et clercs », inter medios cleros, et cependant auront les ailes argentées de la colombe pour aller, avec la pure intention de la gloire de Dieu et du salut des âmes, où le Saint-Esprit les appellera; et ils ne laisseront après eux, dans les lieux où ils auront prêché, que l’or de la charité qui est l’accomplissement de toute la loi.

 Enfin nous savons que ce seront de vrais disciples de Jésus-Christ, qui, marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseigneront la voie étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint évangile et non selon les maximes du monde, sans se mettre en peine ni faire acception de personne, sans épargner, écouter ni craindre aucun mortel, quelque puissant qu’il soit.

 Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu ; ils porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le Crucifix dans la main droite, le chapelet dans la gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie et mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite.

 Voilà de grands hommes qui viendront : mais Marie sera là par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans. Mais quand et comment cela sera-t-il ?… Dieu seul le sait ; c’est à nous de nous taire, de prier, de soupirer et d’attendre. »

Bonne question : quand et comment cela sera-t-il ?
Tout ce que je puis dire à ce stade, c’est que ces hommes et ces femmes sont prêts ; chacun avec ses faiblesses et défauts, ne se reconnaissant pas forcément dans cette description un peu idyllique, mais participant sur le fond et dans le cœur à tout ce qui a été dit. Ils ont été purifiés durant les 60 ans de tribulations que nous venons de vivre, les 60 ans de l’Eglise au sépulcre, où à la fin tout le monde la croit morte, mais elle dort… il ne reste plus que la Résurrection des témoins avant de basculer dans la 7ème et dernière période, celle de la chute de Babylone et du jugement dernier.
La fameuse fin du monde; du monde mais pas de la terre. Patience, ce temps est désormais très très proche…

 

A la Salette, la Sainte Vierge a fait une description des apôtres des derniers temps proche de celle de saint Louis-Marie, venant confirmer par là les propos de son champion :
« J’appelle les Apôtres des Derniers Temps , les fidèles disciples de Jésus qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et dans le silence, dans l’oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheur.
Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus. Combattez , enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le Temps des temps, la Fin des fins.
L’Eglise sera éclipsée , le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu ; et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; elles feront de grand progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’Antéchrist. »

Dans ce passage, la Sainte Vierge semble dissocier les apôtres des derniers temps des deux témoins Enoch et Elie. En réalité, c’est un principe biblique courant de répéter ce qui précède avec de nouvelles précisions. Il est important de noter que les deux témoins sont cités juste après la fameuse phrase « l’Eglise sera éclipsée« , ce qui correspond exactement à l’Apocalypse, où la sixième période est celle de l’extinction de l’Eglise, qui se termine par la mort des témoins. Leur « résurrection » sera le coup d’envoi de cette prédication finale décrite ici comme un peu plus haut par saint Louis-Marie.
Il y a donc une certaine chronologie dans le texte de la Sainte Vierge : durant le règne de l’Antéchrist, les apôtres des derniers temps sont ceux qui résistent par leur foi aux séductions diaboliques : c’est la première partie. Ils forment probablement l’Eglise réelle, celle de la Tradition, éclipsée par la fausse, celle située à Rome et issue du concile Vatican II. Puis une fois que le monde a pris conscience de cet anéantissement de l’Eglise, après cette période de mort latente, on comprend que ces apôtres étaient tout simplement les deux témoins Hénoch et Elie, les seuls à s’opposer à l’Antéchrist et à condamner ses erreurs diaboliques. Ce que nous faisons ici tous les jours sur ce blog, avec bien d’autres évidemment.
Un dernier point : on comprend par ces propos que l’Antéchrist a un rapport direct avec l’Eglise car la Sainte Vierge associe avec cette période et ce personnage les notions de foi, d’Eglise, d’éclairage des âmes, de condamnation d’erreurs diaboliques… on ne parle pas ici de la société civile, donc s’il est question d’erreurs diaboliques que doivent condamner des gens qui ont conservé la vraie lumière de la foi, c’est qu’elles se situent dans l’Eglise. CQFD. Toute l’histoire des 60 dernières années est concentrée dans ces quelques lignes, et il s’agit, rappelons-le, du « temps des temps, la fin de la fin« .
Quand les hommes comprendront-ils que pour Dieu le pire n’est pas de voir une civilisation s’enfoncer dans la débauche ou la violence, c’est de voir que son œuvre, son Eglise, n’assure plus sa mission salvatrice des âmes et enseigne l’erreur et les hérésies !
Une telle situation était d’ailleurs si inimaginable qu’aucun des grands auteurs, Pères de l’Eglise, théologiens, exégètes, jusqu’au XXè siècle, n’avait pas un instant envisagé que l’Eglise soit infiltrée par l’ennemi ! Ils voyaient une Eglise persécutée, réduite à la dernière extrémité, vidée de ses membres, assaillie de toutes parts, mais sûrement pas que l’Antéchrist naisse en son sein, y répande son poison et en prenne la tête !

 

Pourquoi faut-il passer par Marie pour aller à Jésus ?

« Par notre dévotion, on offre et on consacre tout ce qu’on est et tout ce qu’on possède à la très sainte Vierge, afin que Notre Seigneur reçoive par son entremise la gloire et la reconnaissance qu’on lui doit. On se reconnaît indigne et incapable d’approcher de sa majesté infinie par soi-même : c’est pourquoi on se sert de l’intercession de la Très Sainte Vierge.

 De plus, c’est une pratique d’une grande humilité que Dieu aime par-dessus les autres vertus. Une âme qui s’élève abaisse Dieu, une âme qui s’humilie élève Dieu ; Dieu résiste aux superbes, et donne sa grâce aux humbles ; si vous vous abaissez, vous croyant indigne de paraître devant lui et de vous approcher de lui, il descend, il s abaisse pour venir à vous pour se plaire en vous, et pour vous élever malgré vous.

 Tout le contraire, quand on s’approche hardiment de Dieu sans médiateur, Dieu s’enfuit, on ne peut l’atteindre. Oh! qu’il aime l’humilité du cœur ! C’est à cette humilité qu’engage cette pratique de dévotion, puisqu’elle apprend à n’approcher jamais par soi-même de Notre Seigneur, quelque doux et miséricordieux qu’il soit, mais à se servir toujours de l’intercession de la Sainte Vierge, soit pour paraître devant Dieu, soit pour lui parler, soit pour l’approcher, soit pour lui offrir quelque chose, soit pour s’unir et consacrer à lui. »

 « Elle présente nos bonnes œuvres à Jésus-Christ, car elle ne garde rien de ce qu’on lui présente pour soi, en dernière fin ; elle renvoie tout à Jésus fidèlement. Si on lui donne, on donne nécessairement à Jésus ; si on la loue, si on la glorifie, aussitôt elle loue et glorifie Jésus. »

Et l’essentiel :
« Cette dévotion est un moyen assuré pour aller à Jésus-Christ, parce que le propre de la Sainte Vierge est de nous conduire sûrement à Jésus-Christ, comme le propre de Jésus-Christ est de nous conduire sûrement au Père éternel. »

Et voici le secret de la fin des temps exprimé par st Louis-Marie :

« Et si mon aimable Jésus, dans sa gloire, vient une seconde fois sur la terre, comme il est certain, pour y régner, il ne choisira point d’autre voie de son voyage que la divine Marie, par laquelle il est si sûrement et parfaitement venu la première fois. La différence qu’il y aura entre la première et la dernière venue, c’est que la première a été secrète et cachée, et que la seconde sera glorieuse et éclatante ; mais toutes deux parfaites, parce que toutes deux seront par Marie. Hélas ! voici un mystère qu’on ne comprend pas. »

 

Il est impossible de pactiser avec les ennemis de Marie

La dévotion que décrit magnifiquement saint Louis-Marie Grignon de Montfort est unanimement partagée par l’ensemble de l’Eglise catholique, et confirmée par une liturgie qui accorde à juste titre une grande place à la Mère de Dieu.

Par conséquent, on est en droit de s’interroger quand le Vatican affiche une volonté ferme de renouer avec les ennemis de Marie, à savoir les protestants !
Comment peut-on pactiser avec les ennemis de Marie ?
Comment peut-on vouloir s’entendre et parvenir à la pleine communion avec des gens qui ne croient pas en la Transsubstantiation, c’est à dire le sacrement que tout le monde nous envie parce qu’il est LA PREUVE de l’origine divine de l’Eglise ? En effet, quelle est la religion qui a la prétention de faire venir Dieu en personne à chaque célébration ? Aucune sauf la nôtre. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas une idée humaine mais un commandement divin, et que seul le vrai Dieu peut être à l’origine d’un tel mystère tout en restant crédible.

Les protestants, rappelons-le, ne donnent pas la même signification que nous au mot Eucharistie, car ils ne renouvellent pas le mystère de la Rédemption à chaque messe, et ne croient pas en la Présence Réelle. Il n’y a donc pas de consécration dans leurs célébrations. D’autre part, ils n’accordent pas non plus de culte à la Sainte Vierge et lui refusent tout hommage et surtout tout amour.
Ces deux attitudes (et bien d’autres) sont des signes évidents, surtout après ce qui a été développé dans les pages précédentes, de l’ignominie de l’hérésie luthérienne et de son rejet par Dieu, parce que leurs hommages sont semblables à ceux de Caïn.

Alors comment peut-on expliquer que le pape François fut le premier pontife de l’histoire de l’Eglise à se rendre officiellement à la commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne, le 31 octobre 2016 en Suède ?
Comment ne pas y voir le signe, non seulement d’un acte gravissime et sacrilège vis à vis de Dieu, mais bien une trahison en bonne et due forme du catholicisme ?
Comment ne pas y voir la patte de la bête, et la signature de son arrêt de mort à brève échéance ?

Surtout que ce jour-là, le pape François s’est engagé en signant une déclaration commune avec la Fédération luthérienne mondiale (une signature est un engagement, un contrat ! Tout juriste vous l’expliquera) dans laquelle il déclare que « nous avons appris que ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise » et que nous catholiques, « sommes profondément reconnaissants pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme. »
Compte tenu de ce que je viens d’expliquer, soit le pape François est un ignorant complet de la théologie luthérienne, soit c’est un traître doublé d’un fourbe.
Surtout qu’il affiche clairement que l’objectif est d’atteindre la pleine communion : « nous cherchons à lever les obstacles persistants qui nous empêchent d’atteindre la pleine unité. Le Christ désire que nous soyons un, afin que le monde croie. »
Le texte est publié en français sur le site du Vatican ; il suffit d’aller le consulter pour vérifier que je n’ai pas isolé des phrases pour en modifier le sens : non, le pape indique réellement et sans ambages qu’il compte parvenir à la pleine unité avec les ennemis de Marie !

De même, et c’est excessivement grave, le pape ne cache pas que cette unité passe par l’élaboration d’une Eucharistie commune :
« Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l’Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. (…) Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C’est l’objectif de nos efforts œcuméniques. »
Or personne n’ignore qu’il n’y a pas de Transsubstantiation dans les cérémonies protestantes ; d’autre part, en 50 ans de dialogue interreligieux et d’œcuménisme, on a pu constater QUI faisait des efforts, assouplissait sa position, faisait des concessions, présentait des excuses, reniait son passé, remettait en cause des dogmes fondamentaux (« hors de l’Eglise point de salut » par exemple) : toujours les mêmes , toujours les catholiques, jamais ceux d’en face. Plus nous sommes faibles, plus ils sont forts ; plus nous nous abaissons à accepter leurs revendications, plus ils sont exigeants sans jamais la moindre contrepartie. Ce fut constaté avec les juifs, avec les musulmans, avec les protestants… Alors quelle sera la forme de cette cérémonie œcuménique en préparation ? Encore une trahison : ce sera la fin de la Transsubstantiation.

Pourtant, en Jean 6:54, Jésus affirme que la Sainte Communion est nécessaire au salut : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » Or c’est dans ce sacrement et exclusivement via la Transsubstantiation, que s’effectue cette transformation mystique.
Par conséquent, s’engager à la pleine communion avec les protestants est chose impossible et indiquer que cette unité passe par une « Eucharistie » commune est encore plus impossible.
Cette fois-ci, l’Eglise s’est engagée dans un processus irréversible qui mènera à très court terme à sa destruction, car Dieu ne peut se contredire : si la Sainte Communion est nécessaire au salut, l’homme ne peut changer la Sainte Messe et surtout supprimer la Présence Réelle. Déjà l’annoncer constitue une faute majeur, si majeure que Dieu ne devrait pas les laisser aller jusqu’au terme de leurs intentions.

 

D’ailleurs, le cardinal Burke, donc un des plus hauts dignitaires de l’Eglise, dans un entretien accordé au Catholic Herald en novembre 2017 nous rejoint sur ce rapprochement avec les luthériens :
« Il n’est pas possible d’avoir une célébration eucharistique en commun avec les luthériens, parce qu’ils ne croient pas en l’Eucharistie comme l’Eglise catholique l’enseigne, et de manière très significative, ils ne croient pas en la doctrine de la transsubstantiation, le fait que la substance du pain et du vin, au moment de la consécration de la messe, est changée en la substance du Corps et du Sang du Christ. Que des catholiques s’engagent dans une sorte d’Eucharistie œcuménique reviendrait à abandonner la foi catholique. Il s’agit là d’un œcuménisme profondément faux qui causerait un grave tort à la foi et aux âmes. »

Dans ce même entretien, le cardinal s’est exprimé à mots couverts sur ses inquiétudes concernant la très grave dérive de l’Eglise : « l’Eglise elle-même semble être dans la confusion. En ce sens-là, on peut avoir le sentiment que l’Eglise donne l’apparence de ne pas vouloir obéir aux commandements de Notre Seigneur. Alors, peut-être, sommes-nous arrivés à la Fin des temps. »

C’est un prélat conciliaire… ce qui veut dire que l’ignominie du pontificat de François est tellement visible que même les défenseurs de Vatican II comprennent enfin la situation réelle : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (la Salette), qui fait écho au « il nous faut un pape selon nos besoins » de la haute franc-maçonnerie. Oui nous y sommes, inutile d’attendre encore.

 

Conclusion : le secret du 13 octobre

Le secret de Marie fut donné par saint Louis-Marie Grignon de Montfort deux siècles avant Fatima :
« On ne peut approcher de Jésus que par Marie. »
« C’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu dans le monde, et c’est aussi par elle qu’Il doit régner dans le monde. »
« Elle l’a mis au monde la première fois, elle le fera éclater en puissance et en gloire la seconde fois. »

En 1917 Marie a inauguré ce qui sera le SIECLE MARIAL, préparé par le dogme de l’Immaculée Conception en 1854, par les pontificats de Léon XIII et Pie X, par le dogme de l’Assomption en 1950 et par un cycle d’apparitions mariales exceptionnel qui commence à la rue du Bac en 1830 et s’achève à Fatima en 1917.
Jamais le monde n’a autant prié la Sainte Vierge et ne lui a autant exprimé sa reconnaissance qu’au XXème siècle. Il y a toujours un contrepoids à la puissance de Satan ; pour le siècle décisif, pour celui de l’Antéchrist et du règne sans partage de Satan sur le monde, il y aura en même temps la plus puissante protection que les hommes puissent souhaiter : celle VISIBLE de la Vierge Marie.
Marie précède son divin Fils, tout ce qu’elle fait a pour but la gloire de Jésus-Christ : la victoire de Marie est en Jésus-Christ, c’est SON FILS qui est SA VICTOIRE.

On l’a compris : l’Eglise est plus qu’au bord du précipice, par son rapprochement affiché avec les ennemis de Marie et de Dieu, elle a franchi la dernière ligne rouge. Après bien des trahisons, annoncer sereinement qu’elle a l’intention de virer Notre-Seigneur des autels, de supprimer la Présence Réelle donc de virer Dieu !!!, sera sa dernière ignominie. Nous savons dorénavant que plus rien ne s’oppose à l’intervention de la justice divine.

Le rôle précurseur de Marie va trouver son accomplissement dans la très prochaine résurrection des témoins. La Femme dans le ciel du 23 septembre 2017 et de Pontmain 2018 (147 ans), et des 80 ans de l’Aurore boréale du 26 janvier 2018, nous a délivré un message fort : le temps des tribulations est terminé, la purification des justes est arrivée à son terme en cette fête de la Purification de Marie et de la Présentation de Jésus au temple.
Désormais, place à son Fils (« Mon Fils se laisse toucher« ), au bras de la justice, sus à la bête !

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Les témoins de Marie

Illustration : Notre-Dame du Chef du pont, patronne de la ville de La Flèche (72).
Le roi saint Louis vint s’incliner devant cette statue, alors récente, le 15 mai 1230.
C’est en priant devant cette statue que le 2 février 1630, Jérôme le Royer de la Dauversière reçut l’inspiration divine de fonder une congrégation de religieuses hospitalières à la Flèche (les hospitalières de saint Joseph), ainsi que de fonder la colonie de Montréal.

 

Les temps sont accomplis

«Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile» (Marc 1:15). Ces paroles ont résonné dans toutes les églises de France (et du monde ?) hier dimanche 21 janvier 2018. Dans l’église officielle, celle que nous appelons ici « conciliaire » (c’est à dire issue des réformes mortifères du concile Vatican II) ; mais justement, ça tombe bien, car c’est tout le monde qu’il fallait prévenir.

Oui les temps sont accomplis car cette date était inscrite sur mes tablettes depuis longtemps, et la proclamation de cet évangile, couplée avec celle du livre de Jonas en première lecture en furent des confirmations directes. Une affirmation qui n’est plus la mienne, mais celle du divin en personne.
Le Seigneur désormais prophétise lui-même, par l’intermédiaire d’hommes accomplissant sans le savoir la volonté divine.

En fait le 21 janvier 2018 nous aura confirmé deux points essentiels affirmés à de nombreuses reprises dans ces colonnes :
1) La définition des « témoins » de l’Apocalypse, d’une façon quasiment certaine
2) La proximité du Jour de la colère, qui consiste en le châtiment des méchants, prélude au jugement dernier.

 

L’identification des témoins de l’Apocalypse confirmée

Il a été expliqué ici à de nombreuses reprises que les Témoins de l’Apocalypse correspondaient à toutes les personnes restées fidèles à la foi de leurs pères.
Dans l’évangile, les témoins de la foi sont ceux qui témoignent du Christ, mais bien évidemment cette doctrine ne peut être altérée ni déformée par les aléas du moment. L’enseignement du Christ est immuable, il ne peut varier au gré des évolutions du monde et des mentalités, monde qui nous sera de toute façon hostile a régulièrement prévenu le Seigneur.
L’Eglise catholique est restée fidèle à la même doctrine durant deux millénaires, en l’enrichissant, l’affermissant, la solidifiant, l’expliquant, la prouvant, mais sans l’altérer ni la modifier, sauf dans la seconde moitié du XXème siècle : au concile Vatican II et à partir de celui-ci, elle a remis en cause de manière fondamentale nombre de points d’un enseignement, d’une doctrine et d’une liturgie remontant aux temps apostoliques (c’est à dire au temps des apôtres de Jésus-Christ).
Dans l’Apocalypse, les témoins sont deux pour figurer les ecclésiastiques d’un côté, et les fidèles laïcs de l’autre.

Ces Témoins sont essentiellement ceux qui ont refusé de verser dans cette nouvelle doctrine issue du concile, à commencer par ceux restés dans la Tradition, et dont le chef de file fut Mgr Lefebvre, l’homme providentiel qui a sauvé la Tradition, et probablement avec elle l’Eglise tout entière, et dont l’œuvre perdure via la Fraternité saint Pie X.
Aujourd’hui notre sainte mère l’Eglise se situe très probablement dans ce petit reste resté fidèle à la Tradition, et d’une façon générale chez tous ceux qui ont conservé une foi pure et non altérée et l’entretiennent régulièrement par la fréquentation des sacrements, ce qui est valable pour quelques-uns dans l’Eglise conciliaire.

La Fraternité saint Pie X est restée fidèle au catholicisme romain, et si elle refuse de suivre ce qui est issu du concile, elle reste fidèle aux 260 papes et aux 1925 ans qui ont précédés le concile.
Elle est donc toujours dans l’Eglise, quoi qu’en disent ses détracteurs, et en représente la partie saine et sainte, non altérée par le poison du modernisme.
La meilleure preuve en est que le pape Benoît XVI a levé les excommunications qui pesaient sur les 4 évêques de la Fraternité le 21 janvier 2009.

Voilà notre premier palier. Cette date n’est pas un choix dû au hasard mais un signe du ciel. J’attendais un autre signe 9 ans après, donc pour hier.
Pourquoi 9 ans ? Parce que 9 est le chiffre de la naissance, un chiffre donné par Dieu et non  inventé par les hommes :
– il faut 9 mois pour qu’un enfant se révèle au monde ;
– le Christ meurt à la 9è heure ; par sa mort sur la croix, il a permis une re-naissance des hommes en les libérant du péché.
C’est pourquoi, et cette notion est simple à comprendre, une durée en « 9 » est nécessaire pour passer de l’ombre à la lumière, de l’incarnation cachée à la reconnaissance visible. Car une durée de gestation est en « 9 ».
Or qu’attendons-nous ?
La résurrection des témoins.

Par conséquent, j’attachais une grande importance à ce 21 janvier tout simplement parce que je considérais que le signe de la libération des témoins avait été donné par cette levée des excommunications en 2009, et qu’il fallait donc attendre 9 ans avant d’en recueillir les fruits, à savoir la re-naissance de la Tradition, événement qui pourrait constituer la résurrection des témoins de l’Apocalypse. De quelle façon ? Tout simplement en prouvant au monde que leur attitude fut la bonne et que le vrai chrétien est celui qui ne suit pas Vatican II, ou du moins qui n’en suit pas l’esprit.
Il s’agit bien entendu d’une hypothèse, mais puisque nous ne savons sous quelle forme concrète s’accomplira la résurrection des témoins, passage obligé en fin de 6ème trompette pour parvenir à la 7ème et dernière, il est nécessaire d’abord d’identifier les témoins pour ensuite, à l’aide de cette identification, tenter d’interpréter le sens de leur résurrection.

Nous avions donc besoin de signes en ce 21 janvier, et nous les avons eu.
Mais comme d’habitude avec le Seigneur, ces signes sont d’ordre spirituel, donc compréhensibles seulement par ses enfants, et non par le commun des mortels.

Je rappelle que je vois en ces signes une confirmation que la Tradition figure bien les 2 témoins, parce qu’ils ont eu lieu le 21 janvier 2018 et pas un autre jour, parce que la levée des excommunications a eu lieu un 21 janvier, et parce qu’il y a 9 ans de distance entre les deux.
Je précise aussi que je m’attache, dans cette première partie de l’article, à identifier les signes désignant les témoins, et non aux signes aidant à placer le curseur de la fin des temps sur une échelle précise, qui feront l’objet du paragraphe suivant.

Voici ces signes :

1) L’évangile conciliaire de ce jour (Marc 1, 14-20) relate le choix par Jésus-Christ de ses quatre premiers apôtres, deux paires de frères : Simon-Pierre et son frère André d’une part, et les deux fils de Zébédée d’autre part : Jean l’évangéliste et Jacques le Majeur.
Non seulement il s’agit d’apôtres, non seulement ce sont parmi les plus importants (Pierre sera le chef de l’Eglise et Jean, le disciple que Jésus aimait), mais surtout il s’agit d’une double paire.
Or les témoins dans l’Apocalypse sont deux. Et le fait de répéter, dans la bible, indique une certitude. Par exemple, quand Jésus double un mot (« Amen, Amen je vous le dit« ) il le répète volontairement pour souligner l’importance dogmatique de ce qu’il va prononcer.
De plus, on l’a vu, la caractéristique des témoins est d’être fidèles aux enseignements apostoliques ; la présence des apôtres fondateurs de l’Eglise renforce notre conviction. Enfin il faut savoir que Jésus avait surnommé les deux frères Jacques et Jean « Boanergès » qui veut dire « fils du tonnerre« . Or le chapitre qui décrit les deux témoins de l’Apocalypse commence par l’annonce des 7 tonnerres.

2) L’évangile dans l’Eglise traditionnelle était celui du 3ème dimanche après l’Epiphanie (Matthieu 8, 1-13) : là aussi, il y a une double guérison : un lépreux d’une part, et le serviteur du centurion, dont Jésus admire la grande foi. Là aussi, on ne peut qu’apprécier la justesse du rapprochement car seule la véritable doctrine et la vraie liturgie peuvent guérir les âmes malades, mais c’est surtout la foi qui conduit les Témoins actuels, foi pour laquelle ils ont fait les plus grands sacrifices.

3) Le 21 janvier est aussi la fête de sainte Agnès ; or il faut savoir que « chaque année, le 21 janvier, deux agneaux sont bénis dans la basilique de Sainte-Agnès-hors-les-murs à Rome. Ils sont ensuite offerts au pape et c’est avec leur laine que seront tissés les palliums, vêtements liturgiques portés par le pape, les archevêques et certains évêques » (extrait de mon missel de 1962).
Deux agneaux… le jour des deux témoins, témoins de l’Agneau immolé, on ne pouvait pas mieux tomber.

Deux autres signes complémentaires :

1) La Marche pour la vie en France avait lieu le même jour.
Or cette manifestation est principalement organisée par des croyants qui refusent d’adhérer aux crimes du monde moderne et les dénoncent. Pour la plupart, ces gens-là refusent l’esprit de Babylone, ses valeurs, ses mœurs et sa mentalité. Pour moi, ils font partie des Témoins.
C’est Dieu qui a fait en sorte que le 21 janvier soit un dimanche et que cette date soit retenue pour organiser cette marche : il fallait qu’eux aussi témoignent de leur foi et de leur engagement le jour de la reconnaissance des témoins.

2) C’est aussi une date-clé pour les monarchistes, car le 21 janvier est le jour anniversaire de la mort du roi Louis XVI, une des plus grandes victoires des ennemis de la France et de l’Eglise. Ennemis qui se réjouissent de voir notre sang abreuver leurs sillons, et qui masquent leur félonie en accusant la monarchie de tyrannie. Ce sont eux les tyrans, minorité régicide et déicide qui se vante d’avoir chassé Dieu et le roi de notre pays et dont les descendants se réclament d’un héritage aussi sordide et honteux.
Alors oui, tous les monarchistes sincères qui  pleurent encore la mort de leur roi et souhaitent le rétablissement d’un monarque et d’un régime très chrétien défenseur de l’Eglise et des Traditions, oui ceux-là font partie des Témoins.

D’où la volonté divine d’associer à cette date emblématique la véritable église (celle de la Tradition) avec le seul régime agréé par le Ciel : la monarchie de droit divin.
Ce n’est pas un hasard et dans ce domaine aussi, les 9 ans d’écart sonnent comme une trompette annonçant le grand monarque.
Car le rétablissement de l’Eglise va de pair avec celui du peuple de Dieu et du régime civil qui doit lui être associé. La résurrection des témoins annonce aussi le grand monarque et le grand pape.

 

La proximité du Jour de la colère : les temps sont accomplis

Dans de précédents articles, j’avais exprimé une forte suspicion sur les dates des 21 et 22 janvier.
Mon raisonnement était basé sur la durée donnée à Satan à compter du dialogue de Léon XIII du 13 octobre 1884 : aux cent ans annoncés ce jour, il faut ajouter la durée de vie de l’Antéchrist. Ce dernier, étant un système imitant le Christ jusque dans son union hypostatique avec les hommes (le Christ divinise les hommes par l’Esprit, Satan divinise les hommes par la matière), sa durée de vie ne peut excéder celle du Christ sur terre jusqu’au vendredi saint, date à laquelle « le prince de ce monde est jeté dehors« , à savoir 33 ans, 3 mois et quelques… tout dépend de la date réelle du Vendredi saint.
La base de calcul de ces 133 ans, 3 mois et quelques partant du 13 octobre 1884, la première date présumée pour la fin du règne des bêtes et de Satan nous menait aux 11-13 janvier 2018. La seconde date présumée nous menait aux 21-22 janvier 2018.

Or qu’avons-nous le 21 janvier qui pourrait confirmer nos dires ?
Tout simplement des textes qui correspondent exactement à ce que nous attendions.
Il est très important de que ces textes soient lus dans l’Eglise conciliaire, donc portés à la connaissance de la majorité des personnes sur terre, car ce n’est pas la minorité des traditionalistes qu’il faut prévenir : il y a longtemps qu’elle a compris que nous étions situés dans la fin des temps.
Sachant que c’est la simultanéité de ces textes à cette date précise qui en donne toute la valeur, car nous n’espérions pas une confirmation aussi franche.
Je le répète, à ce stade, j’estime que la prophétie s’accomplit sous nos yeux, et que c’est pas moi qui agit en tant que prophète, mais le Ciel lui-même, en faisant coïncider la date et les textes au moment voulu, fixé par les cieux pourrions-nous dire.

1) Jonas : la prophétie emblématique de la fin des temps
La première lecture du dimanche 21 janvier était le livre de Jonas, la seconde partie, à savoir le prophète renvoyé à Ninive après avoir été rejeté par le poisson. En voici le texte :
« La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive,
selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :
il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant :
« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Qu’attendons-nous ? La fin de la 6ème période et l’ouverture de la 7ème (sceau et trompette).
En quoi consiste la 7ème trompette ?
Par la chute de Babylone et la condamnation de la Grande Prostituée.
Qui est Babylone ? La signification est la même que pour Ninive : la grande ville païenne figure le monde entier entièrement paganisé, y compris les nations chrétiennes, qui pour la plupart se reconnaissent d’ailleurs comme « post-chrétiennes » ; l’aveu est de taille.
Quant à la Grande Prostituée, c’est l’Eglise catholique qui s’est compromise avec le monde, laissant la bête l’investir avec le poison du modernisme, dont les conséquences seront l’adultère (l’apostasie), la perte de la foi et l’entente avec un monde païen et dégénéré.
Quelle sera la différence avec le livre de Jonas ?
Dans ce livre, les habitants de Ninive reconnaissent leurs torts et expient leurs fautes par la pratique d’un jeûne public et généralisé ; alors Dieu épargnera la ville.
Dans le cas de Babylone, sa chute est largement décrite dans l’Apocalypse, tout simplement parce qu’il est bien précisé que les hommes ne se repentent pas de leurs crimes. Pas de pénitence, pas de pardon.
Enfin, il est important de noter que Notre-Seigneur lui-même indique qu’à la fin des temps, le seul signe que nous aurons sera celui de Jonas, à savoir les 3 jours d’obscurité dans le ventre du poisson.
Les lecteurs du Grand Réveil le savent, ces 3 jours -appelés aussi 3 jours de ténèbres- sont les trois dernières années de règne total du démon sur le monde, et ces trois ans je les ai identifiés à la période commençant le 11 janvier 2015 et s’achevant vers le 11 janvier ou le 21 janvier justement.
Par conséquent, puisque l’avertissement consiste dans le signe de Jonas, il est logique qu’à l’expiration de ce délai, Jonas soit expulsé du ventre du poisson et qu’il reparte pour Ninive/Babylone.
Or, c’est exactement ce à quoi nous assistons dans les textes, qui arrivent à point nommé.
Je me permets donc de continuer l’interprétation des textes à posteriori, en m’appuyant sur la concordance des dates, afin d’en conclure que le Ciel nous donne ici un délai et une date, pile à l’expiration du délai accordé à Satan :
40 jours à compter du 21 janvier mènent au 2 mars au soir pour la chute de Babylone.
Très belle date, très eschatologique, car le 2 mars est la date de naissance de Pie XII, dernier pape avant Vatican II et probablement dernier pape valide (du moins assisté de l’Esprit-Saint), mais aussi la date de son élection au souverain pontificat à 63 ans pile. Double 2 mars donc.
Mais il partage cette date avec Léon XIII, lui aussi né un 2 mars.
Nous noterons qu’il ne s’agit que de dates de naissance ! Naissance de ces deux hommes et naissance d’un nouveau pape. Nous savons aussi que la devise de Léon XIII, Lumen in Caelo (lumière dans le ciel) fait référence à la Sainte Vierge et probablement à la Femme dans le ciel de l’Apocalypse. Tout concorde avec le 2 mars et les 40 jours de Jonas.
Nous n’en dirons pas plus pour le moment, notons seulement que le Ciel semble nous donner un rendez-vous dans 40 jours.
Avec probablement des paliers intermédiaires ; nous aurons d’ici là l’occasion d’en reparler.

A titre anecdotique mais dans le but de rappeler que le Ciel prévient toujours à l’avance, le blizzard Jonas des 22 et 23 janvier 2016, avait fait tomber un record de près de 70 centimètres de neige en 24 heures sur Central Park et fait dix-huit morts à travers la côte Est des Etats-Unis.
Je rappelle que mes dates présumées sont les 21 et 22 janvier.

 

2) Lecture de l’épitre de saint Paul
Là aussi, le choix de cette lecture ce jour-là précis et dans le contexte eschatologique qui nous occupe est tout particulièrement incroyable. Que ceux qui ont le temps consultent ce texte, je n’en extrairai que les deux passages qui me semblent les plus représentatifs :
« Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. »
« Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. »
(1 Co 7, 29-31)
Je crois que je n’aurai pas dit mieux.
Mais le meilleur, c’est l’évangile.

 

3) Evangile selon saint Marc : « Les temps sont accomplis ».
Voici l’extrait complet, déjà cité en préambule de cet article :
« Après l’arrestation de Jean le Baptiste,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Marc 1:15)
Les mots parlent d’eux-mêmes ; reconsidérés dans le contexte de la fin des temps, et placés au jour très spécial de la reconnaissance des Témoins et de la fin (possible) du règne de Satan, ils ont une consonance prophétique majeure, surtout dans la mesure où il a été annoncé quelques instants avant à Babylone le délai ultime de 40 jours du prophète Jonas.
Il n’y a pas plus clair, surtout ce jour-là.
Moi j’y crois. On saura très vite si ces paroles peuvent être prises dans leur sens prophétique premier appliqué à la fin des Temps, comme je le fais. En tout cas, difficile de ne pas y voir un signe du Ciel.
Mais comme le dit la Sainte Vierge à la Salette, seule la foi nous guidera, donc je me laisse guider.

 

Conclusion

Mon hypothèse portait sur les 21 et 22 janvier 2018.
Est-ce que les textes liturgiques du 22 viennent confirmer ceux de la veille ?
Oui.

Evangile de ce jour dans l’Eglise conciliaire : « C’en est fini de Satan« .
Voici l’extrait le plus significatif :
 »    Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
    Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
    Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ;
c’en est fini de lui. »
(Marc 3, 22-30)

Et dans l’Eglise traditionnelle, pareil.
Les textes s’accordent parfaitement aux Témoins dont c’est, je le rappelle, la date annonciatrice de la Résurrection en même temps que celle annonciatrice de la fin du règne de Satan.
Or l’épitre (Sagesse 3, 1-8) décrit l’épreuve des témoins et leur récompense : (extraits) :
« Dieu les a mis à l’épreuve, et les a trouvés dignes de lui. Il les a éprouvés comme l’or que l’on passe au feu du creuset. Un jour viendra où le regard du Seigneur se posera sur eux ; alors la gloire des saints éclatera comme l’incendie qui court à travers les roseaux ».
Des termes très proches de ceux décrivant les épreuves des Témoins et leur résurrection.
Quant à l’évangile, c’est un extrait de celui de la fin du monde (Luc 21, 9-19), très exactement le passage qui décrit les épreuves des Témoins : (extraits) : « On mettra la main sur vous, on vous persécutera, on vous livrera aux tribunaux à cause de moi ; ce sera le moment de témoigner de votre foi. Vous n’aurez pas à préparer votre défense car je vous donnerai moi-même une éloquence et une sagesse à laquelle aucun de vos adversaires ne sera capable de résister; certains d’entre vous seront mis à mort car, à cause de moi, vous aurez contre vous la haine générale. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. En supportant ces souffrances, vous gagnerez la vie. »
Il y a résumé là tout ce que nous venons de vivre ces cinquante dernières années.

Voilà, 21 et 22 janvier, même son de cloche, mêmes types de textes, mêmes sujets : les nécessaires épreuves des Témoins, leur récompense proche et parallèlement la fin du règne de Satan par la chute annoncée de Babylone. D’où tous les bruits de guerre qui circulent. Babylone a peur, elle a peur d’elle-même et des enfants incontrôlables et maudits qu’elle a générés. Oui, comme l’a annoncé Notre-Seigneur, elle va s’autodétruire et s’entredéchirer car l’empire de Satan est divisé et son règne est sur sa fin. Vraiment. Saint Michel qui est déjà à l’œuvre, va bientôt intervenir visiblement sur l’ordre de la Sainte Vierge. Nous verrons alors en quoi consiste la justice divine.

 

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Le secret de Pellevoisin

Chers lecteurs, j’ai une très grande nouvelle : la France est sauvée !
« Tu publieras ma gloire » dit la Sainte Vierge à Estelle Faguette, la voyante de Pellevoisin.
Dans son livre « La Vierge Marie dans l’histoire de France« , le marquis de la Franquerie considère qu’Estelle est l’image de la France : il ne se trompe pas, la France publiera bien la gloire de la Très Sainte Vierge Marie, vainqueur du démon, des forces du mal et de l’hérésie.

Elle publiera cette gloire car elle en a gagné le mérite. Elle a gagné sa guérison et mérité par ses martyrs le privilège de publier la gloire de celle qui est sa reine et sa mère de prédilection.
Voilà le secret de Pellevoisin.
Voilà pourquoi il est lié au 8 décembre.

Si la France est sauvée, le monde est sauvé car la France figure le peuple de Dieu, celui resté fidèle ; de même qu’elle est appelée nouvelle Judée car elle figure le lieu où se trouve le peuple de Dieu.
Le Seigneur nous a toujours donné des repères matériels pour figurer des notions -et même des dimensions- spirituelles.
Dans l’Ancien Testament, l’arche d’alliance était le signe matériel de l’alliance que Dieu avait consentie avec son peuple. A partir de Jésus-Christ, la Sainte Vierge est le signe matériel de la nouvelle alliance, donc la nouvelle arche.
Il en va de même pour le peuple de Dieu. Avant Jésus, il était figuré par un peuple, les hébreux, et un territoire, la Palestine. Après Jésus, le salut ayant été étendu à toute la terre, le peuple de Dieu devient une entité à la fois spirituelle (ceux qui ont la foi, c’est à dire qui croient en la divinité de Jésus-Christ), et universelle, d’où la création de son Eglise pour les rassembler.
A l’antique Jérusalem et son Temple, qui figuraient l’Eglise, succède Rome et le Vatican, nouveaux sièges de l’Eglise du Christ. Et puisque les hommes ont besoin de repères matériels, pour figurer le peuple de Dieu, la France nouvelle Judée ou nouvel Israël prend le relais de la Palestine, d’où son titre de fille aînée de l’Eglise et ses rois, seuls monarques au monde ayant droit à l’appellation de monarchie de droit divin à partir de Clovis et du miracle de la Sainte Ampoule. Ce lien est confirmé par le marquis de la Franquerie, qui a prouvé et démontré l’ascendance davidique des rois de France.
La France est aussi le seul pays au monde dont Jésus est expressément le roi – si besoin était, sainte Jeanne d’Arc en fit magnifiquement la démonstration lors de la triple donation.
Tout ceci explique pourquoi on utilise largement l’expression que « Jésus doit régner sur la France et de la France sur le monde » : c’est évidemment une référence à la symbolique du peuple de Dieu que représente la France : cela veut dire que Jésus doit régner sur les siens, et à partir des siens sur le monde entier.

Il ne faut bien évidemment pas tomber dans la même erreur que faisaient les juifs du temps de Jésus, qui attendaient un Messie devant leur donner la domination matérielle sur le reste du monde. Là c’est pareil : la France n’est pas appelée à régner sur les autres pays ; toutes ces notions sont entièrement spirituelles.
Cela veut dire que Jésus par son peuple dont il est le roi, règnera sur le monde quand celui-ci aura adopté le Seigneur comme son unique maître et roi dans ses institutions civiles et religieuses, et en aura fait la source de sa vie politique, professionnelle, sociale, familiale, culturelle, judiciaire… et bien entendu, religieuse.

Il était important de préciser cette symbolique pour comprendre l’interprétation qui va suivre.
Car je vais proposer une nouvelle lecture des apparitions de Pellevoisin, qui n’exclut pas les précédentes, mais en donne une vision atypique et probablement inédite.
Mais commençons par décrire en quelques mots ce cycle d’apparitions.

 

Pellevoisin : 15 apparitions de la Vierge en 1876

Pour cela, je vais m’appuyer sur la description qu’en fait le marquis de la Franquerie dans son ouvrage La Vierge Marie dans l’histoire de France, parce que sa synthèse est très belle, que j’adhère aux interprétations données, et qu’elles ont inspiré mes propres interprétations.
Lui-même s’appuie essentiellement sur les oeuvres de Mgr Bauron, dont il reprend de larges extraits.
(tous les passages en italique sont des extraits de cet ouvrage)

« Le fait se passe à Pellevoisin en 1876, au lendemain de la consécration de la France et du monde catholique au Sacré-Cœur.
Marie se montre à une phtisique, une mourante, Estelle Faguette, âgée de 32 ans, condamnée par trois médecins, dont les membres sont en partie paralysés, et pour laquelle on a deux fois déjà préparé un linceul. Le démon agite sa couche et la menace. Marie se révèle, le chasse, et annonce à la moribonde qu’elle sera guérie le samedi suivant. La prophétie se réalise.
Il y a 15 apparitions du 14 février au 8 décembre, en l’honneur des quinze mystères du rosaire. Les cinq premières sont relatives à la guérison de la voyante et la préparent, avec les trois suivantes, à sa mission publique. Les sept autres ont pour objet cette mission, qui est la gloire de Marie par la révélation et la diffusion du scapulaire du Sacré-Cœur. »

Je stoppe la description quelques instants : il ne faut jamais oublier que la Sainte Vierge ne fait rien pour elle-même : sa gloire c’est la gloire de son Fils. Le Fils et la Mère sont indissociables. Nous ne verrons jamais d’événement suscité par la Sainte Vierge pour qu’elle en tire un quelconque bénéfice personnel : tout ce qu’elle fait et dit a pour but la gloire de Dieu donc de la Sainte Trinité par, pour et en son divin Fils (Par Lui, Avec Lui et En Lui).

Il faut ajouter deux précisions à ce stade :
– En dehors de la guérison d’Estelle, le fait principal de Pellevoisin est le don du scapulaire du Sacré-Cœur, qui sera approuvé par Léon XIII en 1900 comme l’unique scapulaire du Sacré-Cœur pour le monde entier.
Il faut savoir également que lors de l’apparition, la Sainte Vierge portait elle-même le scapulaire du Sacré-Cœur sur la poitrine. Cette représentation est d’origine divine puisqu’Estelle reproduira ce que Marie lui a montré.
– Au verso du scapulaire, on a reproduit la Sainte Vierge telle qu’elle s’est montrée à Pellevoisin : or il s’agit de l’attitude de l’Immaculée Conception : bras abaissés, étendus, et les mains ouvertes dont il sortait une abondante pluie de grâces. On retrouve la même attitude de la Sainte Vierge aux apparitions de la rue du Bac, de Lourdes le jour où elle proclame « je suis l’Immaculée Conception » et à Pontmain. C’est pourquoi la dernière apparition à Pellevoisin se situe le 8 décembre 1876, en la fête de l’Immaculée Conception.

On peut en déduire facilement que le Sacré-Cœur et l’Immaculée Conception sont intimement liés, comme les deux Cœurs Sacrés de la médaille miraculeuse et de Fatima.

Poursuivons avec le marquis de la Franquerie et Mgr Bauron :
« Toutes les paroles de la Sainte Vierge sont remarquables et d’une profondeur théologique qui sert de preuve intrinsèque au fait miraculeux de ses manifestations.
Les premières apparitions se produisent au milieu de la nuit, et les dernières en pleine clarté du jour.
Pour en comprendre la portée réelle et le sens prophétique, il faut voir dans Estelle l’image de la France.
Le premier acte de Marie, rentrant dans son domaine, dont elle a parcouru les frontières, est de mettre dehors son ennemi. Satan a tout souillé. Il a fait de la France une phtisique dont le cerveau est obscurci par les fausses doctrines, dont la poitrine est corrompue par des affections malsaines, dont les mains sont liées par des lois impies, dont le souffle délétère porte les germes de la mort dans tout l’univers, dont le regard affaibli ne voit plus les clartés du ciel, les blanches aurores de la foi, les midis étincelants de la sublime espérance, ni les couchers de soleil radieux sur les nuages empourprés qui annoncent de si beaux lendemains. L’ennemi est là qui veille sur la couche de la France agonisante, dont il a paralysé les membres et les forces… »

Quelle remarquable description de ce qui est arrivé au monde chrétien, au peuple de Dieu dans son ensemble, que figure la France, dans un livre écrit il y a plus de 70 ans !

« Marie se montre à Pellevoisin : « que fais-tu là dit-elle à Satan. Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de mon Fils? » N’y a t-il pas, depuis Clovis et saint Rémi, quatorze siècles que la France appartient à Jésus-Christ ?
Le démon est bouté dehors par la Vierge Immaculée, comme le fut l’anglais par la Vierge de Domrémy! Débarrassée des chaînes dont il l’avait garrottée, la France revient à la santé, à la prière, aux traditions séculaires de la foi. Reconnaissante comme Estelle, elle court s’agenouiller à Montmartre, à Paray, à Lourdes, à Pellevoisin. Elle se met à publier dans l’univers l’amour du Sacré-Cœur et la gloire de Marie, sa protectrice et sa reine. »

Le 8 décembre Marie lui dit : « Je serai invisiblement près de toi… ne crains rien… je t’aiderai ! »
« La France est donc appelée à propager le signe ostensible de la dévotion au Sacré-Coeur, à travailler à la conversion des pécheurs, à remplir le rôle de missionnaire et d’apôtre ; elle recevra dans ce but une assistance spéciale ; Marie sera invisiblement près d’elle pour l’aider à publier sa gloire. »

Je me permets un autre aparté à ce stade : le concile Vatican II s’est clôturé le 8 décembre 1965. A partir de ce moment-là, le Saint-Esprit n’est plus avec l’Eglise, ce n’est pas possible. C’est pourquoi, également un 8 décembre, la Sainte Vierge avertit le peuple de Dieu, celui qui lui restera fidèle en refusant de suivre le concile, qu’elle sera invisiblement auprès de lui. Le Ciel ne peut plus être visible à partir de cette date. Elle s’était exprimée dans les mêmes termes à la Salette concernant les apôtres des derniers temps, avec une mission à peu près similaire : seule la foi vous guidera. Plus de participation visible du Ciel à compter d’un certain 8 décembre… d’où l’assistance spéciale qu’entrevoit le marquis de la Franquerie, dans une anticipation inspirée écrite bien avant le concile.

« Et Mgr Bauron conclut : la France pardonnée sera délivrée, grâce à Marie, de la domination maçonnique et juive que Satan a étendu sur son territoire. Elle reviendra sans respect humain aux traditions surnaturelles de son passé. Elle aura encore à souffrir ; mais sa déchéance ne sera que passagère. »

Nous allons voir maintenant, dans une interprétation qui m’est personnelle, comment Pellevoisin nous indique secrètement par quel moyen la France a mérité de sortir de sa déchéance et gagnera sa délivrance.
Pour bien comprendre mon raisonnement, il est d’abord nécessaire de connaître le déroulement des apparitions de Pellevoisin.

 

Le déroulé des apparitions

1) Première série d’apparitions: la guérison. Cinq apparitions qui se suivent :
– Nuit du lundi 14 au 15 février 1876, Estelle est mourante
Marie lui dit « Tu souffriras encore cinq jours en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire. »
– Nuit du 15 au 16 février
Marie lui dit « Mon Fils s’est laissé attendrir, il te laisse la vie ; tu seras guérie samedi. »
– Nuit du 16 au 17 février
– Nuit du 17 au 18 février
– Nuit du 18 au samedi 19 février
La cinquième nuit, le message suivant, écrit sur une plaque, comme un ex-voto (même type de délivrance du message qu’à Pontmain), apparaît : « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère, elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière. »
A minuit et demi Estelle est guérie, excepté son bras droit. Celui-ci sera guéri après qu’elle ait reçu la Sainte Communion vers 9h du matin.

2) deuxième série :
1er juillet, 2 juillet et 3 juillet 1876
Le 2 juillet (fête de la Visitation), Marie lui déclare « Tu as déjà publié ma gloire » (alors qu’elle n’a pas encore reçu le scapulaire !), et aussi « Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. »

 3) Troisième série :
9 septembre, 10 septembre,15 septembre 1876
C’est à partir du 9 septembre, octave de la nativité de la Vierge, qu’elle commence à lui dévoiler le scapulaire du Sacré-Cœur et la dévotion y afférent.
Le 15 septembre, Marie lui confie : « Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire » ; elle soupira et remua la tête en disant : « il y a quelque chose. »

4) Quatrième série :
1er novembre, 5 novembre et 11 novembre 1876.
Les 1er et 11 novembre, elle montre à nouveau à Estelle le scapulaire du 9 septembre.
Pour mémoire, le dernier dogme de l’Eglise catholique, celui de l’Assomption, fut promulgué par le pape Pie XII le 1er novembre 1950.

5) Quinzième et dernière apparition : 8 décembre 1876
En la fête de l’Immaculée Conception. Seule apparition esseulée.
Outre les paroles déjà citées, la Sainte Vierge lui dit « Je recommande le calme, non seulement pour toi, mais encore pour l’Eglise et pour la France » et « Je t’ai choisie pour publier ma gloire et répandre cette dévotion. »

 

Le secret de Pellevoisin : la France a gagné sa délivrance par son martyr

Voici donc la nouvelle interprétation de Pellevoisin que je propose : le secret de Pellevoisin est une frise chronologique en deux temps :
– le premier temps est celui d’une période de souffrance dont la récompense sera la guérison ;
– le second temps est celui de la mission, dont la finalité est l’extension de la dévotion au Sacré-Cœur par l’intermédiaire de la Vierge Marie.

 

Première chronologie : les 5 jours de souffrance préfigurent la première guerre mondiale

Reprenons le déroulé de l’apparition et comparons-le :
Nuit du 14 au 15               =             1914-1915
Nuit du 15 au 16               =             1915-1916
Nuit du 16 au 17               =             1916-1917
Nuit du 17 au 18               =             1917-1918
Nuit du 18 au 19               =             1918-1919
19 au matin : guérison                    1919

Ceci nous donne un tout autre aperçu de la première guerre mondiale. A priori, on est en droit de se demander comment le Seigneur a-t-il pu autoriser l’épouvantable boucherie que fut la grande guerre? Comment a-t-il pu laisser les francs-maçons faucher et saigner à blanc la jeunesse française, espoir d’une population encore essentiellement et farouchement chrétienne ?
Parce que la première guerre mondiale fut une guerre d’expiation, de réparation, de sacrifice des plus belles âmes en martyrs afin de réparer l’offense passée et future faite à Dieu.
L’offense passée : celle de la Révolution, de l’assassinat du roi et du refus de Dieu au plus haut niveau, des faux monarques et vrais suppôts de Satan que furent les Napoléon, celle de la République maçonnique, laïque et athée, celle des révolutionnaires communistes, dignes héritiers des sans-culottes, réclamant le sang des justes jusque dans l’hymne national.
L’offense future : le renoncement du peuple de Dieu à sa mission salvatrice, son abaissement à embrasser Babylone et ses séductions jusqu’à s’y fondre et en adopter les principes fondateurs (les droits de l’homme…), son basculement dans l’apostasie à cause et par le concile et ses conséquences, son empressement à communier avec les autres dans la divinisation de l’homme dans sa dimension matérielle, mettant lui aussi ses espoirs et sa foi dans les nouvelles idoles que sont la science, le progrès technique, l’argent et la satisfaction des plaisirs de la chair.

Oui nos glorieux enfant sur les champs de bataille de la Marne, de Verdun, du chemin des Dames furent les martyrs expiatoires des crimes de la France (et par extension du peuple de Dieu), commis et à commettre, afin de nous obtenir par le sang versé les mérites de sortir de la fange un siècle plus tard, les mérites de la délivrance promise par Dieu.

Ceci explique l’intervention miraculeuse de la Sainte Vierge à la bataille de la Marne en 1914, la demande du Christ via Claire Ferchaud de placer le Sacré-Cœur sur notre drapeau, ou la consécration des armées alliées au Sacré-Cœur par le maréchal Foch le 9 juillet 1918.
Quel est le dénominateur commun de toutes ces interventions divines à la grande guerre ?
Le Sacré-Cœur ! Comme à Pellevoisin !

Mais la France ne pouvait publier la gloire de la Sainte Vierge qu’une fois guérie, donc en 1919.
Comment la publie-t-elle ? De la façon la plus admirable qui soit :
Par la consécration de la basilique du Sacré-Cœur le 16 octobre 1919.
Tout est accompli.
Les mérites de nos martyrs de la grande guerre auront permis au Ciel de prendre sa revanche sur le démon et ses symboles. Car le 16 octobre 1793, les révolutionnaires guillotinaient la reine Marie-Antoinette, et parallèlement saccageaient et profanaient les tombes de nos rois à Saint-Denis.
L’affront du 16 octobre 1793 est lavé dans le sang et la France  a gagné sa future restauration grâce au sacrifice de ses enfants en 14-18.

Mais il s’agit là d’une anticipation. Car il y a un pont à passer, le fameux pont de cent ans annoncé à Léon XIII et qui peut aussi se calculer à partir de 1914 et de la mort du grand saint Pie X, ou de 1917 et de l’apparition de Fatima. La différence entre les deux étant les fameux 3 ans et demi de l’Apocalypse. Mais ce n’est pas le sujet de l’article.
Nous devons retenir seulement que les morts de 14-18 ne le furent pas en vain, que ce sang versé est le sang glorieux d’innombrables martyrs qui nous obtiendra la délivrance cent ans après… en 2018.

Notons aussi que le démon réitèrera ses provocations le 16 octobre 1978 par l’élection du pape Jean-Paul II, belle préfiguration de l’Antéchrist, puisqu’il sera blessé à mort et s’en remettra (imitant la bête en Apoc. 13:3), et surtout parce qu’il mettra en place la nouvelle religion de l’homme à partir des fondations posées par ses prédécesseurs : concile, liberté religieuse, nouvelle messe, nouveau rite d’ordination, nouvel enseignement dans les séminaires.

Pour prouver le lien entre Pellevoisin et la consécration de la basilique Montmartre, l’historique de cette dernière fait apparaître comme date de départ le 8 décembre. Or le 8 décembre est la 15ème et dernière apparition de Pellevoisin.
« Dans une lettre adressée aux curés de son évêché nantais le 4 septembre 1870, jour de la déclaration de la troisième république, Mgr Félix Fournier attribue la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870 à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789. »
Cette lettre sera à l’origine du Vœu national, qui lui-même sera à l’origine de la basilique du Sacré-Cœur. Ce Vœu est exprimé par Alexandre Legentil une première fois le 8 décembre 1870 puis imprimé le 29 janvier 1871, au lendemain de l’armistice.
Il est nécessaire aussi de rappeler que la construction de la basilique du Sacré-Cœur fut un projet national, avec l’aval de l’Etat, puisque cette construction fut autorisée par une loi d’utilité publique votée le 24 juillet 1873.
16 juin 1875 : pose de la première pierre.
16 octobre 1919 : consécration.
Sur Montmartre, colline sacrée, le mont des martyrs le bien nommé, car l’épisode qui avait retardé cette consécration, la première guerre mondiale, fut celui des martyrs tombés pour la France, et secrètement pour le Sacré-Cœur.

 

Autre lien entre le 16 octobre et Pellevoisin, qui réunit, rappelons-le, la Sainte Vierge de l’Immaculée Conception au Sacré-Cœur, saint Maximilien Kolbe fonda à Rome la milice de l’Immaculée le 16 octobre 1917, soit trois jours après le miracle du soleil de Fatima, événement qu’il ignorait.
Ce projet, qu’il avait à cœur depuis le 20 janvier de la même année, se déclencha quand il vit la façon dont les francs-maçons fêtaient à Rome leur bicentenaire. En octobre 1917, il les vit défiler sous les fenêtres du pape brandissant des pancartes hostiles (l’une représentait l’effigie de l’archange St Michel sous les pieds de Lucifer), et scandant des slogans comme : « Satan devra régner sur le Vatican, le pape le servira comme garde suisse ».
Le 16 octobre, qui est aussi le jour anniversaire de l’apparition de saint Michel au mont Tombe (qui deviendra le mont St Michel).

Aujourd’hui, la milice de l’Immaculée est un mouvement qui connaît une extension spectaculaire. Notons aussi le lien, par la date, avec saint Michel, chef des milices célestes, et sous les ordres de la Sainte Vierge, Notre-Dame des Armées.

 

Seconde chronologie : de 1919 au concile

Les apparitions se répartissant sur 15 dates, outre les cinq premières qui se soldent par la guérison, on peut trouver dans les suivantes des analogies avec la suite des événements :

1) A la septième apparition, le 2 juillet, la Sainte Vierge dit à Estelle « Tu as publié ma gloire » en parlant au passé. Chronologiquement dans les apparitions ce n’est pas exact puisque le scapulaire ne lui sera dévoilé que le 9 septembre. Mais dans une chronologie qui se situe après la date en « 19 » (5ème apparition à l’issue de laquelle Estelle est guérie) qui elle-même figure la consécration de la basilique en 1919, à la septième apparition la France a bien publié la gloire du Sacré-Coeur.
Elle aura à le refaire, d’une façon bien plus éclatante, à l’issue des cent ans, soit probablement en 2018, et pourquoi pas un « 2 »?

2) « Dans l’Eglise, il y a quelque chose » (15 septembre, 11è apparition). Toujours en nous situant dans une chronologie qui commence en 1914, on peut voir dans cette phrase sibylline la préparation de l’infiltration de l’Eglise par la franc-maçonnerie via notamment les insinuations libérales qui se faisaient déjà le jour du temps de Pie XI, signalées à l’époque par le cardinal Pacelli (futur Pie XII) ou par le père Calmel.

3) La douzième apparition, le 1er novembre, nous donne un repère : il s’agit probablement d’un lien avec la proclamation du dogme de l’Assomption le 1er novembre 1950.

4) Par sa quatorzième apparition du 11 novembre, la Sainte Vierge établissait déjà un lien avec la grande guerre, 42 ans avant.

5) La dernière apparition, celle du 8 décembre, non seulement fait le lien avec l’Immaculée Conception, mais termine la frise chronologique sur le concile Vatican II qui se clôt le 8 décembre 1965. D’où les paroles de la Sainte Vierge :  » Tu ne me reverras plus « ,  » Je serai invisiblement auprès de toi « ,  » Courage, le temps de tes épreuves va commencer « . Comme je l’ai dit plus haut, le Ciel se ferme à partir du concile, et surtout de Nostra Aetate, car alors l’Eglise est condamnée, la sentence de mort est prononcée, et commence son chemin de croix. Il n’y a plus de retour en arrière possible. Il ne peut plus y avoir de présence visible du Ciel à partir de cette date, pour personne. C’est pourquoi j’affirme qu’à partir de 1965 il n’y a plus aucune apparition authentique sur terre, ni de Marie, ni de Jésus, ni de qui que ce soit de saint. Seule la foi doit nous guider. Toute apparition d’une prétendue Marie ou d’un prétendu Jésus depuis 1965 est fausse et provient du Malin. Le Christ nous a suffisamment mis en garde sur cette situation par cinq fois en Matthieu 24 (aux versets 5, 11, 23, 24 et 26 !).

Il est nécessaire de comprendre que les événements n’ont pas tous la même signification. Entre la première et la seconde guerre mondiale, il y aura eu le déclenchement des châtiments pour l’Eglise et le monde, dont le signe annoncé à Fatima fut l’aurore boréale de la nuit du 25 au 26 janvier 1938. Par conséquent, autant la guerre de 14 fut une guerre d’expiation et de réparation, autant celle de 39 fut une guerre de punition et de châtiment. On a des martyrs en 14, on a des punis et des châtiés en 39.

 

Conclusion

Tout est beau dans la lumière du Seigneur. Même la plus terrible des guerres.
Sang de martyrs et ferment de la délivrance, ou sang des impies et des pécheurs punis pour leurs abominations, la compréhension des événements via le regard de Dieu leur donne une toute autre dimension.
Que ceci nous serve de leçon, mais aussi d’espoir.
Cette relecture atypique de l’apparition de Pellevoisin nous montre que nos parents et nos ancêtres, en France comme en Europe, ne sont pas morts pour rien à la grande guerre, ils ont versé leur sang pour leur patrie et pour la gloire de Dieu.
Ce sang pur abreuve les sillons du salut et nous méritera, cent ans après, la délivrance tant attendue.

Nous sommes aujourd’hui, 11 janvier 2018, au terme des trois années du pouvoir total de Satan sur la terre, des trois jours de ténèbres. Enfin, c’est ainsi que je perçois les choses.

J’y vois une analogie avec un épisode dramatique qui marqua beaucoup saint Bruno.
Aujourd’hui le monde est mort spirituellement, comme cet homme, Raymond Diocrès, en 1082, qui était mort, et dont le cadavre se relève par trois fois au moment de sa sépulture, en trois jours, pour prononcer lui-même la sentence divine sous les yeux effarés de la population, dont le futur saint Bruno.
Le premier jour : je suis accusé par un juste jugement de Dieu
Le deuxième jour : je suis jugé
Le troisième jour : je suis condamné

La sentence va s’accomplir car le monde païen pervers et débauché, ainsi que la Rome apostate et infidèle, ont été condamnés, en 3 phases comme celles de saint Bruno.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le secret de Pellevoisin

Prophète ou devin ?

Puisque la nouvelle année est synonyme de bonnes résolutions, je vais en prendre une en faisant partager aux lecteurs du Grand Réveil une réflexion qui, bien que personnelle, n’en concerne pas moins tout le monde.
Est en jeu, ou du moins en réflexion, la démarche de Louis d’Alencourt sur le Grand Réveil.

Tout part d’un vers de Victor Hugo dans son livre La fin de Satan.
J’ai relevé une phrase prononcée par Satan qui m’a interpellé :
« Il est dans le prophète, et moi dans les devins »
Expliquée dans son contexte, cette phrase veut dire que Dieu est derrière les prophètes et Satan derrière les devins.
Ceci est conforme à la théologie et à l’enseignement de l’Eglise.

Mais je me suis senti concerné par cette formulation car dans ma démarche, au long des 200 articles (le présent est le 201è) qui en 5 ans ont concrétisé en enrichi ma pensée, vulgarisé mes recherches et affiné l’immense et complexe puzzle que constitue l’étude de la fin des temps, n’y a t-il pas une part de divination ?
En d’autres termes, et pour être concret, quand j’analyse la situation du monde et son évolution et que je les rapproche avec les Ecritures Saintes et les prophéties et que j’en conclus que nous sommes dans la fin des temps et même à proximité du retour du Christ – je suis dans la prophétie.
Mais quand j’annonce des dates à l’avance et que je veux donner également à l’avance une signification aux dites dates – je suis dans la divination.

Souvent, des lecteurs me reprochent cette démarche, et me suggèrent d’abandonner la recherche d’une date, le risque étant de décrédibiliser le travail de base puisque ces dates se sont à chaque fois avérées fausses. Sans compter que d’autres confondent le rapprochement des dates ou l’étude de la signification des nombres avec la numérologie ou la gématrie.
Autant le premier reproche est fondé, autant le second trahit une méconnaissance des choses.
Les nombres sont volontairement présents dans la bible. Tout comme les mots, les nombres ont un sens dont se sert le divin pour parler aux hommes. Les Pères et docteurs de l’Eglise ont expliqué le symbolisme et la signification des nombres inscrits dans la bible, Ancien comme Nouveau Testament. De même, les alphabets hébreux et grecs forment des mots qui ont tous une équivalence numérique. Elle n’est pas là par hasard. Par conséquent, un eschatologue ne peut ignorer la présence et la signification des nombres au même titre que celle des mots inscrits dans les textes saints et les prophéties. S’il constate la présence d’un nombre à un événement-clé et fait le rapprochement de celui-ci avec un texte biblique, ou s’il effectue un simple calcul (par exemple la distance entre deux dates) et y trouve des nombres bibliques, il est évident qu’il peut et doit en tirer des enseignements et des conclusions. Il ne pratique là aucune numérologie ou gématrie qui sont effectivement des méthodes de calcul de l’ennemi, induisent en erreur et génèrent de la confusion.

Par contre, donner une date à l’avance et dire ce qui va s’y passer mène à transgresser l’ordre divin :
« Quand au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36)
Même si je ne cherche pas à déterminer et annoncer le jour et l’heure du retour du Christ, il est certain que rechercher les dates des événements qui précèderont de peu ce retour en gloire est probablement le signe d’un orgueil intellectuel qui se rapproche de la divination et donc d’un piège du démon (« Moi je suis dans les devins« ).

Cependant, nous allons devoir répondre à une question cruciale : le travail d’eschatologue tel qu’il est pratiqué par Louis d’Alencourt sur le Grand Réveil s’apparente-t-il à de la prophétie ?

Là aussi, je livre mes réflexions aux lecteurs en essayant de ne pas tomber dans l’orgueil intellectuel dont je viens de parler, mais d’essayer de comprendre la mission que m’a confiée le Saint-Esprit, et que j’accomplis bien maladroitement et bien imparfaitement.

 

Les prophètes de la fin des temps

Les deux événements les plus importants depuis la création du monde sont la venue de Dieu dans le monde, c’est à dire l’incarnation de Jésus-Christ, et son retour en gloire à la fin des temps.

La venue du Messie, Dieu fait homme se révélant aux hommes de façon visible, fut très largement annoncée par les prophètes.

Je suis persuadé que la seconde venue du Christ doit être, elle aussi, annoncée par des prophètes.

Sauf que avant Jésus-Christ, l’inspiration divine des prophètes ne faisait pas de doutes ;leurs paroles, leurs actes et leurs écrits furent consignés dans la bible.
Alors que manifestement, à la fin des temps, les prophètes sont auto-proclamés.

Pourquoi ? Quelle est la différence entre les deux époques ?
Eh bien justement, la différence c’est Jésus-Christ lui-même. Car le Christ n’est pas seulement venu sauver le monde, il est venu aussi lui apporter le salut et y fonder son royaume. Ce royaume, nous le savons, est spirituel et ceci est fondamental : Jésus a redonné aux hommes la dimension spirituelle qu’ils avaient perdu au péché originel, c’est pourquoi on dit qu’il a rouvert le ciel, et surtout donné aux hommes le Saint-Esprit. Ce qui jusque-là avait été un privilège réservé à un tout petit nombre, est dorénavant accordé à tout homme croyant en la divinité de Jésus-Christ. Depuis Jésus-Christ, chaque homme peut devenir le Temple du Saint Esprit et accéder à la sainteté.

Donc dans le monde d’avant, les prophètes devaient être dûment mandatés par Dieu aux yeux de tous parce qu’ils en tiraient leur légitimité. Mais depuis Jésus-Christ ce n’est plus nécessaire, car la légitimité se trouve dans la foi, dans la vie par la grâce, dans la sainteté des serviteurs de Dieu.
Entre les deux types de prophètes il y a l’Eglise, il y a les canonisations, il y a la reconnaissance de la parole de Dieu par la foi.

Et puis il y a un élément de taille à prendre en compte également : la période de l’Antéchrist. Le ciel, à mon sens, est à nouveau fermé à partir du moment où l’Eglise fondée par Jésus-Christ (l’Eglise catholique) devient renégate, apostate, hérétique et renonce à sa mission de procurer le salut au monde. L’Eglise visible a perdu le Saint-Esprit, elle est devenue veuve ; tandis que l’Eglise invisible (c’est à dire non reconnue officiellement), celle de la Tradition, a conservé le statut de Sainte Mère l’Eglise.

Alors les prophètes se retrouvent dans la situation décrite par Notre-Dame à la Salette  : seule la foi les guide, ils se retrouvent dans la position inconfortable de prophètes auto-proclamés aux yeux du monde, alors qu’ils savent bien au fond d’eux qu’ils font partie du petit reste qui y voit.
Ils ressentent donc comme un devoir d’aller expliquer tout cela aux autres. D’aller les réveiller, sauver leurs âmes.
Voilà le texte de la Salette très explicite sur ce sujet :
(je mets en gras les passages qui correspondent à ce que je viens de dire)
« J’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et dans le silence, dans l’oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheur. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus-Christ. Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez, car voici le temps des temps, la fin des fins. »

On ne se trompe pas : nous vivons bien la fin des fins, cela fut confirmé à Fatima.

C’est pourquoi Dieu suscite des prophètes un peu partout afin que la terre entière soit au courant. Pas seulement chez ses enfants, mais afin que ce soit universel, les eschatologies musulmanes, juives, mais aussi des athées et un certain nombre d’observateurs (on les appelle des lanceurs d’alerte), tout le monde converge vers la même idée : nous vivons une période apocalyptique, celle de la fin du monde. Même si ce n’est pas la fin de la terre, il s’agit bien de la fin de ce monde et donc du monde tel que nous le connaissons, car la nouvelle terre et les nouveaux cieux qui prendront le relais, même s’ils ont lieu sur cette terre, n’auront plus rien à voir avec ce que nous connaissons. C’est une situation équivalente au déluge, qui fut un renouvellement complet de la terre.
Et justement nous attendons et annonçons l’équivalent-déluge, c’est à dire une purification totale et radicale de la terre, où tous les hommes disparaîtront à l’exception des élus.

Donc tous ces gens qui depuis vingt et même quarante ans, depuis qu’on a compris que le concile Vatican II a enclenché la destruction inexorable de l’Eglise, ouvrant une porte que l’on ne peut pas fermer (6ème période et trompette) annoncent le châtiment de la terre, et agissent en prophètes, souvent de façon inconsciente. Mais ils participent au réveil du monde : même s’ils le font mal et même s’ils se trompent sur les détails, ils ne se trompent pas sur la signification globale de cette période si spéciale. Nous sommes nombreux à êtres des prophètes de la fin des temps.

Alors évidemment, on aurait préféré correspondre aux critères de saint Paul : « Ce n’est pas celui qui s’appuie sur sa propre recommandation qui mérite confiance, mais celui que Dieu recommande. » (IICorinthiens 10:18). Le mystère d’iniquité est passé par là.
A période exceptionnelle, réponse divine exceptionnelle. Car la Sainte Vierge a été très claire à la Salette : « le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra. » Le soleil c’est l’Eglise. Une fois celle-ci obscurcie, passée chez l’ennemi (« Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« , toujours la Salette), seuls ceux qui ont la foi peuvent guider les autres.

Il ne faut pas oublier une chose : en quoi consiste l’action d’un prophète ?
Annoncer de grands événements d’une part, mais aussi expliquer les raisons de cet événement, et œuvrer de leur vivant aux solutions qui s’imposent.

Les prophète de la fin des temps font ce que nous faisons ici :
1) Dénoncer et expliquer les travers du monde moderne
2) Démontrer en quoi ceux-ci mènent au châtiment ou constituent le châtiment (nécessaire pour la purification des justes)
3) Démontrer les liens avec les textes prophétiques pour nous situer dans le temps et appréhender la période
4) Sauver dès maintenant des âmes car la démarche de sortie de Babylone et de lutte contre le péché doit être volontaire et libre, et non imposée par les événements (même si ceux-ci contribuent à la nécessaire et salutaire prise de conscience)
5) Annoncer la fin inéluctable d’une telle période, telle qu’elle a été dûment prophétisée dans les livres saints, à commencer par l’Apocalypse : chute de Babylone, fin des bêtes, châtiment des méchants, éradication du mal, jugement dernier ; autrement dit la fin du monde (et non de la terre).

 

La divination : nécessairement erronée ?

Seulement voilà : la tentation est grande, dans ce contexte, d’essayer d’appréhender le futur proche, de vouloir donner des repères trop précis.

On l’a vu, cette démarche est inspirée par Satan car elle procède de la divination. Définir et expliquer la période n’est pas interdit, même le Christ nous y invite en Matthieu 24 au verset 33 :
« De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, qu’il est à la porte. »
Mais nous devons nous en tenir là.
C’est pourquoi, même si mes déterminations de dates partaient d’un bon sentiment (prévenir de l’imminence d’un danger), elles outrepassaient mes droits de prophète parce que relevant de la divination.

Cependant, en y réfléchissant bien, on peut y voir plusieurs avantages :

1) d’abord cela permet d’entretenir l’humilité de l’eschatologue, de lui éviter de se prendre trop au sérieux et de s’obliger à se laisser guider par le Saint-Esprit, sans l’assurance de celui qui est toujours sûr d’avoir raison.

2) Ensuite, cela l’oblige à continuer son travail, à se remettre en cause en cherchant les raisons de ses erreurs, à approfondir les données trouvées, à réétudier le sens des textes, à revoir et modifier les interprétations, qui sont la source la plus fréquente des faux sens et des mauvaises directions prises. Ces erreurs furent, en ce qui me concerne, de formidables outils de progression.

3) C’est aussi un excellent moyen d’alerte, car les démonstrations pour expliquer la date trouvée prouvent que nous flirtons dangereusement avec le précipice. Si ce n’est pas cette date-là, ce sera la suivante a-t-on envie de dire, tellement les raisons de penser à une intervention divine proche se justifient.
Annoncer des dates, même si elles ne se réalisent pas, aide du moins à prendre conscience de la gravité de la période et de la proximité des châtiments. Car c’est inéluctable. Même si l’eschatologue fait une faute en voulant donner une date et une interprétation sur cette date, il est forcé aussi de délivrer le raisonnement qui pousse à une telle conclusion ; or même si la date ne réalise pas l’objet annoncé, le raisonnement reste valable. La conclusion n’est qu’ajournée.

4) Enfin, cela participe indirectement de la prophétie, c’est un complément nécessaire. Jésus a comparé la fin du monde avec la chute de Jérusalem. Or la destruction de Jérusalem en l’an 70 par Titus a été précédée de nombreux signes. Notamment un certain Amos (à ne pas confondre avec le prophète) qui sillonna les rues durant 7 ans annonçant la chute de la ville, jusqu’à ce que les troupes de Titus l’assiège. Moi j’en suis à 5 ans. Mais il ne donnait pas de date.

 

Conclusion

On peut en conclure qu’au stade où nous en sommes, il faut arrêter de donner des dates. Je parle pour moi.

Ne serait-ce parce qu’elles ont déjà été données et que certaines ont un aspect prophétique, j’en reste persuadé. Notamment les :
11 janvier 2018 : fin des 3 ans de règne de Satan, c’est à dire des trois jours (ans) de ténèbres ;
26 janvier 2018 : 80 ans de l’aurore boréale de 1938, signe indiscutable de la purification donné par la Sainte Vierge à Fatima ; or le chiffre de la purification est le 40 (40 jours au désert, 40 ans avant d’entrer dans la terre promise) et dans l’Apocalypse ce chiffre est doublé pour Babylone (le monde chrétien est devenu la grande Babylone), donc 80 ans ;
19 mars 2018 : fin de l’échéance des 5 ans du pape François, annoncé par le « 155 » de Benoît XVI le jour de l’annonce de sa renonciation (voir mon article du 8 décembre 2017) ; rappelons à toutes fins utiles que le délai de gestation d’un agneau est de 5 mois. Ces 5 mois ont été donnés à Fatima : 153 jours du 13 mai au 13 octobre. Et le Christ est l’Agneau de Dieu… une durée en 5 (mois ou années) n’est pas déraisonnable dans le contexte qui nous préoccupe.
25 mars 2018 ou 2019 : le jour le plus important au monde, celui de la création d’Adam, de l’Incarnation de Dieu sur terre et de la Rédemption du monde ; pourquoi pas celui de la seconde Rédemption du monde et du retour en gloire ?

Deux dates en janvier, deux dates en mars ; ces deux mois-clés sont reliés tous deux par deux pleines lunes dans le même mois et aux mêmes dates. Hasard ou confirmation ?

Voilà ; j’arrêterai là. Je ne donnerai plus de dates et surtout je ne chercherai pas à les interpréter à l’avance. D’ailleurs, le lecteur remarquera que pour les 4 dates que je viens de citer je ne donne aucune conclusion : je me contente de noter une date sans savoir ni dire ce qui va s’y passer.
J’ai donné ces dates en 2017 en expliquant pour chacune le raisonnement qui me conduisait à les révéler.
Je prends la résolution de ne pas en donner en 2018, même si j’en pressens quelques unes, mais d’attendre que la date soit passée afin de l’expliquer à posteriori.
Car de toute façon, qu’on annonce une date à l’avance ou pas, on ne peut en donner la signification réelle qu’une fois celle-ci passée, après avoir pris connaissance de l’événement qui s’y est déroulé. Voilà le véritable travail de l’eschatologue et du prophète.

 

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