Le dernier panache

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la lettre apostolique publiée par Jean-Paul II le 10 novembre 1994 pour la préparation du jubilé de l’an 2000, appelée Tertio millenio adveniente : A l’approche du troisième millénaire.

En voici les tous premiers mots :
« Alors qu’approche le troisième millénaire de l’ère nouvelle, la pensée se porte spontanément vers les paroles de l’apôtre Paul : « quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4). La plénitude du temps s’identifie avec le mystère de l’Incarnation du Verbe, Fils consubstantiel au Père, et avec le mystère de la Rédemption du monde. »

Je crois avoir littéralement sauté au plafond en lisant cela : en quoi le passage au troisième millénaire serait-il une ère nouvelle ?
Passer d’un millénaire à l’autre est effectivement très symbolique, c’est un marqueur, un repère dans le temps. Mais cela n’a rien à voir avec une ère.
Vérifions la définition de ce mot dans le dictionnaire
1. Espace de temps de longue durée, qui commence à un point fixe et déterminé (époque)
2. Époque qui commence avec un nouvel ordre de choses.
Qu’avait-on prévu de nouveau en l’an 2000 si ce n’est le passage à un nouveau millénaire ?
Qu’est ce qui ressemble le plus à une année qui vient si ce n’est celle qui lui a précédé ? Sauf si… un nouvel ordre des choses avait été prévu. Mais fut-ce le cas ?
A-t-on noté de profonds changements à cette époque, suffisamment puissants et universels pour que l’on puisse parler de nouvelle ère ?
Que ce soit dans l’Eglise ou dans le monde ?

Dans l’Eglise, il n’y a pas eu de changement majeur qui justifierait l’emploi de ce mot.
Dans le monde, outre le fameux discours de Georges Bush du 6 mars 1991 introduisant officiellement la notion de Nouvel Ordre Mondial, les années 2000 furent effectivement marquées par deux nouvelles tendances lourdes : la montée en puissance -ou la révélation sous sa véritable forme- du mondialisme, et l’adoption d’Internet à grande échelle par toutes les couches de la population, dans le monde entier. Et puis la date marqueur du 11 septembre 2001.

Mais est-ce suffisant pour parler de nouvelle ère ?
Pourtant, un pape qui s’exprime dans une lettre apostolique, sur un sujet de la plus haute importance (leur fameux grand jubilé), pèse ses mots et ne les emploie pas au hasard.

Alors il m’est venue l’idée d’effectuer un rapprochement, de déterrer une hypothèse que j’avais il y a quelque temps enterrée, faute d’éléments probants à première vue.
Il s’agit des révélations par Albert Pike du plan du démon à partir des instructions que lui aurait données Lucifer en personne.
Parmi ces révélations, il y a celle de la date du triomphe de Lucifer : 29 septembre 1999.

Très exactement, les indications de Pike, révélées par « le diable au XIXè siècle » en 1894 étaient que :
1) L’Antéchrist naîtrait en 1962
2) A 33 ans l’Antéchrist se révèle au monde le 29 sept 1995
3) C’est le début de la lutte terrestre, qui dure 1 an : le 29 sept 1996, abolition définitive de la papauté et commencement de la bataille terrestre qui dure 3 années pleines ;
4) 29 septembre 1999 triomphe décisif de Lucifer sur Adonai, fin du conflit ; dans le calendrier des palladistes, le 8 paophi 000999 (29 sept 1999), était le jour de la dernière grande bataille décisive.

Le démon imitant le Seigneur, il faut là aussi décoder ces prophéties, sachant que leur précision complique la tâche, d’autant plus que le démon étant aussi le prince des menteurs, il faut savoir départager le vrai du faux, ou du vraisemblable.
Pour faire vite, voici les quatre éléments essentiels que l’on pouvait en retirer :
a) La naissance de l’Antéchrist en 1962 semble vraisemblable puisque c’est l’année où débute le concile Vatican II, et on peut voir en lui très certainement l’Antéchrist-religion. Ceci sera confirmé par Jean-Paul II en personne dans le paragraphe qui suit.
b) L’abolition de la papauté, c’est à dire du pouvoir spirituel de l’Eglise, sera la conséquence de la nouvelle doctrine issue du concile et surtout de la nouvelle messe. Fixer une date pour son abolition, alors qu’il s’agit d’un travail de longue haleine, relève de la mystification et de l’imposture.
c) Les 29 septembre sont des dates symboliques et non réelles. C’est la fête de l’archange saint Michel, principal ennemi de Lucifer, celui qui a pris sa place au Ciel. Pour se venger, Lucifer place symboliquement ses victoires le jour de la saint Michel, pour masquer les vraies dates.
d) Symboliquement aussi, surtout au XIXè siècle, le troisième millénaire semblait être comme un rêve inaccessible, surtout que l’on sait, depuis 1884, que le démon aura cent ans pour détruire l’Eglise. Placer cette destruction ultime à la fin du second millénaire ressemble plus à un objectif théorique qu’à une date prophétique. Disons que cela fait bien sur le tableau d’aborder le troisième millénaire en ayant vaincu son adversaire et en débutant, là pour le coup, son ère.

Ces réflexions auraient pu en rester là, sauf que Jean-Paul II rejoint ici Albert Pike, non pas avec des sous-entendus, mais clairement : il parle lui aussi d’une ère nouvelle précisément au même moment.
D’autre part, il assimile immédiatement celle-ci à l’Incarnation, c’est à dire à une naissance.
Or le seul à avoir parlé d’une nouvelle ère à partir de l’an 2000, c’est le démon via Albert Pike, parlant de « son » ère : ce n’est pas rien.

Continuons.
On sait que le concile Vatican fut la principale arme du démon pour désarmer et mettre à terre l’Eglise ; par cette arme de destruction massive, les catholiques ont été entraînés malgré eux dans l’apostasie puis l’hérésie ; aujourd’hui cette église dévoyée autorise et encourage le péché.
Seule la Tradition maintient et perdure l’Eglise de toujours, celle qui ne meurt pas, et qui est éclipsée par la fausse église, celle de Rome « qui perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » a dit la Sainte Vierge à la Salette. Dont acte, Pike lui-même le confirme en situant la première victoire de l’Antéchrist en 1962. Ca c’est mon analyse et celle de tous ceux qui sont lucides.

Eh bien, toujours dans cette lettre apostolique du 10 novembre 1994, Jean-Paul II exprime exactement la même chose. Il fait un lien direct entre le concile et le jubilé de l’an 2000, pourtant distants de près de 40 ans :
« De ce point de vue, on peut affirmer que le concile Vatican II constitue un événement providentiel par lequel l’Eglise a commencé la préparation immédiate du Jubilé du deuxième millénaire. »
Il n’y a même pas besoin de décoder ou de lire entre les lignes : Jean-Paul II en personne explique froidement la véritable finalité du concile : préparer une nouvelle ère qui commence en l’an 2000.

Il le prouve un paragraphe plus loin, quand il précise :
Le concile « a apporté une contribution marquante à la préparation du nouveau printemps de vie chrétienne qui devra être révélé par le grand jubilé si les chrétiens savent suivre l’action de l’Esprit-Saint ».
C’est impressionnant tout de même d’afficher aussi clairement leur projet : un nouveau printemps qui devra être révélé au jubilé.
Si cela ne suffisait pas, une page après il enfonce le clou :
« Une grand richesse de contenu et le ton nouveau, inconnu jusqu’alors, avec lequel les questions ont été présentées par le concile, constituent comme une annonce de temps nouveaux« .

Bon. Plus on avance, plus ils se révèlent.
Le concile n’était pas un concile comme un autre : il a employé un ton nouveau, inconnu jusqu’alors (ce sont leurs propres termes) parce qu’il devait préparer les chrétiens et le monde à une nouvelle vie, une nouvelle ère, et celle-ci était prévue à l’aube du troisième millénaire, parce que c’était le plan du démon depuis toujours.
Ils l’ont dit, ils l’ont fait, et nous ne l’avons pas vu parce qu’au préalable, ils nous avaient anesthésiés par 40 ans de changements acharnés dans nos vies publiques et privées, et dans les esprits.

 

Génération 2000, génération perdue

Je l’ai démontré ici à plusieurs reprises : aujourd’hui tous les hommes ou presque appartiennent à Satan et aucun être naissant à partir de l’an 2000 ne peut lui échapper.
Et effectivement on peut noter une nette accélération de l’évolution des mentalités à partir des années 2000, concomitant à la généralisation d’Internet.
On peur relire par exemple la démonstration de la satanisation du monde dans ces deux articles :
L’initiation luciférienne (26 juillet 2017)
La guerre contre l’esprit (26 août 2017)

Le rapport du dernier synode de l’Eglise (synode des jeunes d’octobre 2018) prouve le basculement officiel de l’Eglise de Rome dans le camp de Satan puisque pour la première fois elle reconnaît en substance les droits LGBT, sans les nommer, mais les termes employés sont suffisamment clairs pour guider la pastorale sur le terrain du péché assumé.

Je rappelle que la stratégie de l’ultime guerre du diable se situe sur la perversion des nations, des valeurs et des esprits.
En mettant par écrit qu’il faut accepter dans la communion de l’Eglise les homosexuels sans contrepartie de lutter contre ce péché et de l’abandonner, le dernier synode autorise les péchés les plus graves et entérine de fait une modification de la pensée, donc de l’esprit, en reconnaissant légal ou valide un comportement contre-nature donc contre la loi naturelle.
Les droits LGBT constituent la plus forte transgression morale possible mais aussi sont un crime contre l’esprit car ils modifient la structure même de la pensée en inversant les référents moraux.
Quand l’Eglise en est là, Satan a gagné.

Voilà une explication supplémentaire de l’abomination de la désolation.
La principale raison de la venue de Dieu sur terre, objet même de la Rédemption, est de sauver les hommes du péché. Le sacrifice sur la croix a un double but :
– La rémission des péchés pour les hommes qui ont vécu avant Jésus-Christ ;
– l’instauration des outils divins générateurs de la grâce nécessaire pour combattre le péché pour ceux qui vivront après le Christ : les sacrements.
Tout l’objet de l’Incarnation et de la Rédemption sont là : sauver les hommes du péché, c’est à dire les en sortir. Moins il y a de péchés, plus il y a de saints et plus l’humanité progresse vers le salut.

Si l’Eglise autorise et encourage le péché, alors c’en est fini de sa principale et première mission, ce qui est flagrant avec l’adultère (incitation à autoriser à communier les divorcés-remariés dans Amoris Laetitia) et l’homosexualité (le rapport du dernier synode recommande de «favoriser les parcours d’accompagnement dans la foi» à l’égard des personnes homosexuelles, et explique que « chaque jeune, sans aucune exclusion, doit être aidé à intégrer toujours plus la dimension sexuelle dans sa propre personnalité » ; autrement dit, non seulement on accueille les homosexuels, mais on doit les aider à le rester !).

Je rappelle que le rôle de l’Eglise est de déloger le démon du cœur des hommes en les purifiant pour que le Saint-Esprit les occupe à sa place, faisant ainsi de chaque homme en état de grâce un lieu saint. L’abomination de la désolation dans le lieu saint s’accomplit lorsque l’Eglise n’en déloge plus le démon, mais considère cela comme une manifestation de l’Esprit-Saint (ce sont les propos cités plus haut au sujet du concile). L’inversion suprême. Je ne vois pas comment le démon peut aller plus loin dans l’ignominie.

Dans une interview publiée en 1997, le Père Malachi Martin expliquait l’approche du démon :
« Nous devons nous rappeler ceci. Un nouvel assaut a été lancé, et il est très simple. La tentation est la suivante : “Soyez tout comme les autres hommes. Adorez un dieu général. Soyons bons. Soyez compatissants. Soyez humanitaires. Joignez-vous au reste de l’humanité pour construire le monde terrestre de l’homme”. »
Et il ajoute :
« Oui, nous pourrions avoir un Pape apostat. Dans ce cas, nous serions dans une effroyable situation. Nous vivrions un véritable cauchemar. Cela mettrait à l’épreuve la foi même du plus grand saint […] Votre foi serait réduite en miettes. Si cela se produit, ils [le royaume des ténèbres] auront décroché la timbale, et tout devra retourner aux catacombes. Nous sommes véritablement, en train de devenir, comme Paul VI l’a déclaré avec angoisse, une partie infinitésimale de l’humanité. »
On peut reprocher à Malachi Martin son manque de courage (ou de lucidité ?) concernant les papes conciliaires, en ne déclarant pas clairement qu’ils étaient déjà apostats et hérétiques.
Mais effectivement, Paul VI avait raison, cependant pas dans le sens que l’on croit : les vrais catholiques deviendront une partie infinitésimale de l’humanité, parce que ceux-ci ne sont pas les conciliaires, c’est à dire l’immense majorité des catholiques, mais les traditionalistes ainsi que les quelques résistants épars qui ne suivent pas ce mouvement.
Soit très peu de personnes effectivement.

 

Le dernier rempart

Il y a une chose que le démon a sous-estimé : la force de la Tradition. Il n’a pas compris quel était son rôle réel, et c’est pourquoi il fallait que les prophéties soient codées. Toutes.

Le 3è secret de Fatima pourrait être cela : que l’Eglise ait secrètement basculé chez Mgr Lefebvre, que la continuité apostolique soit passée dans une clandestinité officieuse. Que Rome ait secrètement basculé à Ecône de Siri à Lefebvre en 1988. Un peu comme le grand schisme d’Occident : les meilleurs ne sont pas les officiels, les meilleurs ne sont pas à Rome mais en France. Urbain VI est délégitimé tant par son élection que par ses agissements, d’où la sagesse de la prophétie des papes qui attribue une devise aux anti-papes, comme si elle les comptait réellement.
Si le diable l’avait su, il aurait tout fait pour la détruire ; il a essayé mais en vain (divisions, tentative de signature avec Rome, critiques internes, défections, sédévacantisme d’un côté, ralliements de l’autre). Mais il est bien possible qu’il n’ait pas compris le rôle essentiel de la Fraternité : non pas représenter mais ETRE Rome, cette Rome indestructible dont parlent les évangiles.
C’est elle qui va ressusciter et va l’écraser car elle joue dorénavant le rôle du pape, et la Providence l’y pousse : par ses séminaires, puis la nomination des évêques, puis son expansion parallèle identique à l’Eglise (congrégations religieuses, associations de fidèles, chapelles propres, associations caritatives, séminaires, missionnaires, écoles hors contrat), par la sauvegarde du sacerdoce et de la vraie foi envers et contre tout, et enfin par la consécration de la Russie le 20 août 2017.

C’est la Tradition qui a sauvé l’Eglise car elle EST l’Eglise, celle qui n’a pas changé, celle qui a perduré telle qu’elle était depuis Pie XII, et mise en quarantaine depuis le concile.
(relire mon article La quarantaine de l’Eglise du 29 août 2018).

C’est la Tradition qui constitue les deux témoins de l’Apocalypse, parce qu’ils sont les témoins de la foi : les ecclésiastiques et les fidèles ; le sacerdoce et le (vrai) peuple de Dieu.
Ceux-ci sont morts aux yeux du monde car ils ne représentent ni une force, ni un danger, ni un avenir ; c’est pourquoi leur résurrection prochaine sera la preuve que la fidélité à l’Eglise de toujours était la seule issue pour se sauver des griffes de l’Antéchrist.
(pour une meilleure compréhension de l’Antéchrist, relire l’article du 7 octobre 2018).

 

Le dernier calendrier

Puisque le jubilé de l’an 2000 correspond bien à l’entrée dans l’ère de Satan (dûment annoncée mais sans fracas), combien de temps cette ère durera-t-elle ?
Le fameux 666 peut nous aider à trouver une piste.
Celle-ci n’est pas à confondre avec la durée totale de la vie de la bête (qui se calcule en « un temps, deux temps, la moitié d’un temps » ce qui n’est pas le cas du 666), mais le calcul que je vais exprimer ici s’ajoute aux précédents.

666 s’exprime de différentes façons :
6+6+6 = 18
Ou 6x6x6  = 216 = 18 ans
216 est l’autre façon d’écrire 666.
Or nous sommes la 18è année après ce fameux jubilé de l’an 2000.
On peut donc supposer que l’année 2018 est celle qui termine le cycle (l’ère) de Satan.

– Si on part des dates du jubilé de l’an 2000 (25 décembre 1999 – 6 janvier 2001) cela nous mène comme échéance au 6 décembre 2018, date d’entrée dans le 216è et dernier mois.
– Si on prend comme référence l’ouverture du concile (11 octobre 1962), autre temps fort de la bête, et correspondant à son règne, nous en étions à 56 ans le 11 octobre dernier.
56 est divisible par 3,5 (un temps/deux temps/un demi-temps), donc ce calcul est valable.
– Enfin, pour rester en compagnie d’Albert Pike, ses affidés ont réalisé l’intronisation de Lucifer au Vatican le 29 juin 1963 (raconté par Malachi Martin dans son ouvrage La maison battue par les vents): on sera à 666 mois le 29 décembre 2018.
Bref tous les indicateurs indiquent la fin d’année 2018 comme très probable pour la fin de l’ère de Satan, ce qui implique : chute des bêtes et chute de Babylone (notre civilisation).

Et puis surtout, aujourd’hui 11 novembre se terminent les cent ans de règne du démon.
Car les morts de la première guerre mondiale furent le sacrifice de sang des enfants de Dieu en prévision de l’ère du démon qui allait s’ouvrir APRES et non pas avant. Cette ère annoncée à Léon XIII le 13 octobre 1884, annoncée aussi par la Sainte Vierge à Fatima en 1917 : toujours AVANT.
(relire à ce sujet le secret de Pellevoisin sur la Première guerre mondiale, article du 11 janvier 2018).

Un indice entre mille : les mots de Clémenceau, président du conseil en titre, le jour même de l’armistice du 11 novembre 1918 :
« Honneur à nos grands morts, qui nous ont fait cette victoire ! Grâce à eux la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours le soldat de l’Idéal ! »
Donc le sataniste patenté Clémenceau en ce jour J confirma que le basculement s’est bien fait à la guerre de 14 et que désormais une nouvelle ère s’ouvre au 11 novembre 1918 : la France, hier au service de Dieu est désormais au service de l’homme.
En l’an 2000, Jean-Paul II dira exactement la même chose : l’Eglise aussi désormais se met entièrement au service de l’homme, cet homme divinisé par le progrès technique :
« transformer le monde grâce à la science, voilà le but suprême » dit le diable dans le Faust de Goethe. Et quelle est la caractéristique principale des cent ans commencés le 11 novembre 1918 ?

 

Le dernier panache

Le démon est à la fin de son règne et il le sait.
Il ne peut pas détruire l’Eglise car les puissances de l’enfer ne prévaudront pas contre elle mais il croit l’avoir fait ; du moins celle-ci (la Tradition) est cachée, pire, elle est déconsidérée, elle semble ne plus avoir de pouvoir, et puis lui-même ne sait pas ce qu’elle représente réellement.

Il ne lui reste plus qu’une chose à faire, son dernier panache, sa dernière pirouette : terminer la destruction de l’Eglise visible, de l’Eglise conciliaire, achever son basculement.
Le démon sait que de la mort vient la vie : c’est le message du Christ sur la croix.
S’il tue définitivement l’Eglise et ce qu’il en reste, même une église dévoyée et hérétisante, alors sa fille, la synagogue, aura enfin la vie, elle parviendra au pouvoir suprême à savoir le pouvoir spirituel en plus du pouvoir temporel qu’elle possède déjà, elle récupèrera enfin l’Emmanuel.

Le démon sait quand son ère prend fin aujourd’hui, mais il ne sait pas quand le Ciel y mettra fin, c’est le secret de Dieu. En attendant, il continue.
On entre donc ce soir dans une ère de totale incertitude.

Son dernier panache sera d’aller jusqu’au bout : probablement annoncer la convocation d’un concile afin de faire basculer l’Eglise définitivement et visiblement dans son camp.

Je pense qu’un concile est nécessaire pour faire passer toutes les réformes en bloc, pour mettre au grand jour toute cette longue préparation, pour permettre le basculement tant espéré, et enfin changer la messe en supprimant définitivement cette Présence Réelle tant honnie par le démon car tant qu’elle subsiste, le péché aura encore un obstacle sur terre.

L’annoncer suffira, c’est le seul élément qui nous manque pour boucler le tour.
Car cette annonce confirmerait la mort de l’Eglise, elle prouverait que ses dirigeants iront jusqu’au bout dans sa transformation annoncée, de 1962 à 2000 jusqu’aux années Bergoglio.
En ce jour -ou ces jours- où l’ambiance est favorable à la paix, annoncer un grand concile de la paix, par exemple, serait dans l’air du temps.

Mais le secret de Dieu c’est qu’au moment où le diable se déclare vainqueur (c’est à dire lorsqu’il annonce ce concile), il est alors jeté dehors et la fin du monde s’enclenche.

La guerre de cent ans du diable se termine aujourd’hui, place à la victoire annoncée et certaine du Sacré-Cœur, qui va envoyer ses anges pour la moisson, où le bon grain sera séparé de l’ivraie et celle-ci arrachée et jetée au feu : c’était l’évangile prophétique de ce jour.

 

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Illustration : Le dernier panache, spectacle du Puy du Fou qui a inspiré le titre de cet article.

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Clovis 496, la preuve

Traditionnellement, la date du baptême et du sacre de Clovis est située au 25 décembre 496. Nous allons voir que cette date et cette année sont loin d’être anodines car il s’agit aussi, et surtout, de la naissance de la France chrétienne, et de la France tout court.
Cependant, depuis déjà quelques années, nos ennemis dont c’est la profession-devrais-je dire l’apostolat- de remettre en cause tous les fondamentaux de notre histoire en particulier et de l’histoire en général, s’ingénient à distiller le doute, quand ce n’est pas carrément l’invention de nouvelle dates, sans compter la relecture d’événements selon les filtres de notre monde actuel, ce qui les déforme considérablement, ne pouvant s’expliquer et se comprendre qu’à la lumière du contexte et des mentalités de l’époque.

Dans son dernier ouvrage Philippe de Villiers rejoint, hélas, le cercle des menteurs et manipulateurs contemporains, en avançant l’année 508 pour le baptême de Clovis.
Une telle erreur -peut-être involontaire mais très certainement dans l’air du temps- devait être relevée et démentie. Notre ami « Chouandecoeur » s’en est chargé dans un article paru hier sur le site de la Charte de Fontevrault, et que je reproduis ici intégralement, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Je complèterai ensuite ses remarques par quelques considérations sur cet événement et sur l’année 496.

Voici donc le texte de Chouandecoeur en réponse à Philippe de Villiers :

 

LE BAPTÊME DE CLOVIS : 496, 498, 506, 508 ?

Pour abonder dans le sens de notre Gouverneur de la Charte de Fontevrault, je vous recommande un livre de Claire Martigues : Le pacte de Reims et la vocation de la France Editions saint-Michel 53150 Saint-Cénéré (1962)
Toute la geste de Clovis est passé en revue, et l’on y trouve des justifications documentaires qui ne font pas « l’ombre d’un doute ».

Dans sa vidéo et ses entretiens sur son dernier livre, au sujet de la date du baptême de Clovis, puisque c’est cela qu’il appelle « le mystère de Clovis », Philippe de Villiers est péremptoire et parle de ses recherches et de ses références sans jamais les donner.
Ce n’est pas le premier à mettre en cause cette date, et l’on a vu évoquer les dates de 498, 506 et maintenant 508.
Il parle de LA visite de Clovis sur le tombeau de saint Martin après la bataille de Vouillé… Mais il n’y est pas allé qu’une seule fois ; il a visité ce tombeau avant et après son baptême.

Pourtant, il ne faut pas aller bien loin pour trouver les preuves documentaires, et elles ne datent pas d’hier… Elles sont contemporaines de l’événement et proviennent d’un évêque et du Pape même.

Saint Avit (450-525) fut évêque de Vienne, au sud de Lyon, à partir de 490. Fin lettré, grand diplomate, orateur et écrivain, il laissa plusieurs traités de théologie et des homélies. Evêque d’une région burgonde, il travailla beaucoup à combattre l’arianisme bien établi dans ce royaume.

Il écrivit à Clovis une lettre de félicitation, et de recommandations, pour sa conversion à la foi et à la religion catholique. Cette lettre est écrite au lendemain du baptême du roi.
Cette lettre est conservée. Elle est datée de 496/497, et précise bien que ce baptême eut lieu le jour de Noël. Ci-dessous voici le début en latin, puis toute la lettre traduite en français :

EPISTVLARVM AD DIVERSOS
XXXXVI Avitus episcopus Clodevecho regi. a. 496/497

« Vestrae subtilitatis acrimoniam quorumcumque scismatum sectatores sententiis suis variis opinione, diversis multitudine, vacuis veritate Christiani nominis visi sunt obumbratione velare. Dum ista nos aeternitati committimus, dum, quid recti unusquisque sentiat, futuro examini reservamus, etiam in praesentibus interlucens radius veritatis emicuit. Invenit quippe tempori nostro arbitrum quendam divina provisio. Dam vobis eligitis, omnibus iudicatis ; vestra fides nostra victoria est (…) »

« Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre de leurs discours aux idées changeantes, divergents dans leur multitude, vides de la vérité du christianisme. Tandis que nous renvoyons ces disputes à l’éternité, tandis que nous réservons au jugement dernier de connaître le bien fondé de chaque opinion, dès à présent a jailli le trait de lumière de la vérité.
Car c’est de nos jours que la divine Providence a trouvé un arbitre. En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire.
Dans ces cas-là, d’ordinaire la plupart des hommes objectent les coutumes nationales et l’observance religieuse de leurs pères, si par hasard ils sont poussés à rechercher la saine croyance par les encouragements des prêtres ou les suggestions de quelque compagnon. Ainsi préfèrent-ils coupablement le respect humain au salut et, en observant dans les chaînes de l’incrédulité un vain respect de leurs ancêtres, avouent-ils en quelque sorte ne savoir quoi choisir ; que leur coupable retenue renonce donc à cette échappatoire après un tel miracle.
Vous, ne gardant de toute une lignée d’antique origine que la seule noblesse, vous avez voulu extraire de vous-même, pour votre race, tout ce qui peut rehausser le rang d’une haute naissance. Vous avez des modèles du bien, vous avez voulu être celui du mieux.
Vous êtes digne de vos ancêtres puisque vous régnez en ce monde ; vous avez fondé pour vos descendants afin de régner au ciel.
Que la Grèce, évidemment, se réjouisse d’un prince de notre loi, mais non plus de ce qu’elle mérite seule la faveur d’un tel don. L’éclat en illumine aussi ton pays, et, du côté de l’occident, resplendit sur le roi la lumière de l’antique étoile du matin.
Elle commença de luire à la bienvenue naissance de notre Sauveur. Que l’onde de la régénération vous dispose donc au salut en ce jour où le monde a reçu le maître du ciel né pour sa rédemption. Que ce jour soit votre anniversaire comme il est celui du Seigneur, le jour où vous êtes né au Christ, le jour où le Christ est né au monde, le jour où vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie aux hommes d’aujourd’hui, votre gloire à la postérité.
Que dire donc de cette très glorieuse solennité de votre régénération ? Si, je ne me suis pas rendu personnellement à ses offices, je n’ai pourtant pas manqué de communier à ses joies, dès le moment où la bonté divine a envoyé cette grâce à vos pays et que, avant votre baptême, nous est parvenue la nouvelle de la très sublime humilité avec laquelle vous faisiez profession de catéchumène ; en suite de quoi, après cette attente, la nuit sainte nous a trouvé sans inquiétude à votre sujet.
Car nous parlions et nous discutions entre nous de l’événement, tandis qu’une troupe nombreuse d’évêques assemblés, ranimait les membres royaux avec les eaux de vie, dans la pompe du service divin, tandis que se courbait devant les serviteurs de Dieu cette tête terrible aux nations, tandis que, grandi sous un casque de cheveux, vous assumiez le casque du salut, l’onction sacrée, tandis que, ayant un instant déposé la protection des cuirasses, vos membres immaculés resplendissaient de la blancheur immaculée des vêtements. Elle fera, comme vous le croyez, ô le plus heureux des rois, elle fera dis-je, cette faiblesse de vos vêtements, que dorénavant s’accroisse la force de vos armes ; et tout ce qui avait fait jusqu’à présent la chance, c’est à la Sainteté que vous le devez désormais.
Je voudrais bien attacher à vos louanges quelque exhortation, si quelque chose échappait à votre science ou à votre attention… Mais faut-il que nous prêchions dans ses détails la foi, que vous avez aperçue sans prédicateur et sans exposé complet ? Ou peut-être l’humilité, que vous nous avez déjà manifestée par attachement et que vous nous devez désormais par votre profession de foi ? Ou bien la miséricorde qu’un peuple encore récemment captif, délivré par vous, manifeste au monde par sa joie, à Dieu par ses larmes ?
Il n’y a qu’une chose que nous désirions voir s’accroître, puisque, par vous, Dieu va faire votre nation toute sienne, répandez aussi, du trésor de votre cœur, des semences de foi vers les peuples d’au-delà, encore fixés dans l’ignorance naturelle et que n’ont pas corrompus les germes des fausses doctrines. N’ayez ni honte ni regret, même en envoyant des ambassades à ce sujet, de construire l’édifice du Dieu qui a tant élevé le vôtre. »

 

Il existe une autre lettre de félicitations adressée à Clovis juste après son baptême… C’est la missive d’Anastase II, pape d’alors (élu le 25 novembre 496, mort le 19 novembre 498) ;
La voici traduite :

Epis. Ad Cludoirchum regem
Labbe. Concile. Tome IV. Col.  1.282-1.283

« Glorieux fils, votre avènement à la foi chrétienne coïncide avec le début de notre pontificat et nous apporte une joie immense. Le siège de Pierre trésaille d’allégresse en voyant la multitude des nations remplir le filet que le pécheur d’hommes, le porte-clef de la Jérusalem céleste, a reçu mission de jeter dans le monde.
Nous adressons à votre Sérénité le prêtre Eumérius (*) qui vous transmettra nos félicitations, afin que, connaissant la joie du Père, vous la confirmiez par vos œuvres, que vous deveniez notre couronne et que l’Eglise, votre Mère, s’applaudisse des progrès du grand Roi qu’elle vient d’enfanter à Dieu.
Soyez, glorieux et illustre fils, la joie de votre Mère et son rempart inexpugnable. Nos malheureux temps ont vu bien des défections ; notre barque est assaillie, comme dans une tempête, par la malice et la perfidie des hommes.
Mais nous espérons contre toute espérance et nous adressons nos hymnes d’action de grâce au Seigneur Jésus Qui vous a arraché à la puissance des ténèbres. En donnant à l’Eglise un roi tel que vous, Il lui envoie un protecteur capable de la soutenir et de la défendre. Courage donc, glorieux et bien-aimé fils !
Que le Dieu tout-puissant daigne étendre le secours de Son bras sur votre Sérénité et sur votre royaume ; qu’Il ordonne à Ses anges de vous garder dans toutes vos voies et vous accorde la victoire sur vos ennemis. »

(*) Eumérius (ou Eumalius) deviendra évêque de Nantes de 515 à sa mort en 541. Il sera le bâtisseur de la première cathédrale de cette ville. Son successeur sera saint Félix.

Ces deux hautes élites religieuses n’avaient qu’un but : combattre l’arianisme ambiant et généralisé dans l’ex Empire romain occidental. Clovis avait toute latitude et facilité pour devenir arien. C’était même pour lui le gage de régner avec certitude en maîtrisant tout dans le domaine temporal COMME DANS le domaine spirituel… comme il le faisait avec ses anciens dieux.

On comprend alors la joie et l’allégresse de l’évêque et du Pape devant cette conversion et ce baptême non pas inattendu mais invraisemblable !

Il ressort donc de ces deux courriers que :
Clovis a été baptisé le 25 décembre à la Noël de l’an 496 !

Chouandecoeur

 

Voici maintenant un petit commentaire complémentaire de Louis d’Alencourt sur ce sujet :

 

Le baptême de Clovis, un événement crucial pour la France, l’Eglise et le monde

496, troisième nombre parfait
Depuis qu’il est sur terre, l’homme ne fait que découvrir ce que Dieu a créé ; l’essentiel de la science consiste à comprendre comment la nature fonctionne et quels en sont les secrets. L’homme n’a rien inventé, ou pas grand-chose, il découvre ce que Dieu a créé.
Il en va de même pour les mathématiques ou la science des nombres : ils n’ont pas été inventés par l’homme mais ce dernier a découvert petit à petit leur incroyable intelligence. Une intelligence qui, nous le savons, ne peut pas venir du hasard : elle vient de l’infiniment grand, de Dieu.
Or les hommes ont découvert qu’il existait des nombres parfaits. Ceux-ci sont rares, il n’en existe que trois inférieurs à 1000 qui sont 6, 28 et 496. Ensuite vient 8128. Actuellement, 40 nombres parfaits sont connus. D’autre part, tous les nombres parfaits sont des nombres triangulaires : 6 est la triangulaire de 3, 28 de 7 et 496 de 31.
Ainsi donc, quand le Ciel décide de porter la France chrétienne sur les fonds baptismaux (le nom France vient du peuple franc dont Clovis est le premier roi), il ne le fait pas à n’importe quel moment : il choisit le troisième nombre parfait comme date car tout ce qu’il fait est parfait. Placer un événement aussi crucial à une telle date est en soi-même une preuve suffisante pour l’authentifier à coup sûr.

25 décembre 496 : baptême et sacre de Clovis
Cette nuit-là ne fut pas seulement celle du baptême de Clovis, donc de son entrée -et tout son peuple avec lui- dans la grande famille des enfants de Dieu. Elle fut aussi celle de son sacre en tant que roi des francs, et il se passa alors un événement extraordinaire qui n’est pas du domaine de la légende mais de l’histoire. A cause de la cohue, le préposé à l’huile sainte devant servir à oindre le futur roi ne parvenait à se frayer un chemin pour parvenir à l’autel où il était attendu. C’est alors qu’apparu une colombe portant une ampoule, qu’elle déposa aux pieds de saint Rémi, l’évêque chargé de procéder au baptême et au sacre. Cette ampoule contenait le saint-chrême miraculeux avec lequel Clovis puis tous les rois de France reçurent l’onction royale. Un saint-chrême donné par Dieu en personne, car la colombe c’était le Saint-Esprit a toujours enseigné l’Eglise. Pour cette raison, les rois de France, et uniquement eux, ont droit au titre de « rois de droit divin« .
Enfin il ne faut pas oublier que le 25 décembre, date de la naissance du Christ, est la meilleure date qui soit pour désigner une naissance, en l’occurrence celle de la nation française, qui deviendra grâce à Clovis et par Clovis, la fille aînée de l’Eglise. Car derrière le roi de droit divin se profile un autre roi : le Christ en personne. La France est le seul pays au monde, avec la Judée, dont il se soit déclaré roi. Nous le savons par plusieurs biais dont celui incontestable de sainte Jeanne d’Arc.

La France fille aînée de l’Eglise parce que héritière du titre que possédait Israël
Nous en arrivons à l’information cruciale, ignorée de tous, et qui pourtant explique bien des choses : nous savons de source sûre que la France a pris le relais de la Judée, c’est elle le nouvel Israël.
Pourquoi le roi de France est-il le seul à être de droit divin ? Pourquoi son baptême a t-il eu lieu un 25 décembre d’une année si particulière, 496 ? Pourquoi le Christ s’affirme en être le roi en titre, le roi de France n’étant que son lieutenant, ce qui est unique au monde ?
Parce que Dieu le Fils a choisi la France pour prendre le relais de la Palestine (ou Judée, ou Israël) comme nouvelle figure de la terre promise.
Nous allons le démontrer en quatre citations, on pourrait bien entendu s’étendre sur le sujet sur bien plus de pages.

Saint Rémi en ce 25 décembre 496, dit à Clovis cette phrase prophétique :
« Apprenez mon fils que le royaume des francs est prédestiné par Dieu à la défense de la seule et véritable Eglise du Christ. »

Le marquis de la Franquerie, qui a bien étudié ces aspects, notamment dans ses ouvrages L’ascendance davidique des rois de France et La mission divine de la France, surenchérit :
 » Saint Rémi et le baptistère de Reims sont pour la France ce que Moïse et le Sinaï furent pour le peuple juif « .

Maurice Conat, écrivain et philosophe précisait, dans une conférence donnée en 1996 :
« Clovis apparut à nos ancêtres comme un nouveau David, Rémi comme un nouveau Samuel. C’était en effet l’exacte réédition de l’onction biblique, transférée cette fois sur la nation franque. Le nouveau peuple élu recevait le sceptre de Judas et relevait Israël de la mission davidique et royale trahie par lui. »

 Dans une lettre restée célèbre écrite par le pape Grégoire IX au roi de France Louis IX (futur saint Louis), datée du 21 octobre 1239, le pape efface toute ambiguïté :
« Pour ce motif la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ… la tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France. »
Or la tribu de Juda donnera le royaume de Judée, le seul qui subsistera et existera au moment où Jésus-Christ vint régner sur le monde. Jésus était roi « Tu l’as dit je suis roi » répond-il à Pilate, roi de Judée, et la Judée désormais c’est la France.
D’où la précision de Maurice Conat  » La formule employée par Grégoire IX n’a de sens qu’à la seule condition que le Christ soit lui-même roi de France « en titre », donc « concerné au premier chef » comme le veut la formule. » C’est bien ce que nous a confirmé Jeanne d’Arc, si jamais le doute existait encore. Le roi de France est « donc, et le seul, de DROIT DIVIN » ; « son sacre est unique en son genre« .
Depuis Clovis, depuis le 25 décembre 496.

 

Conclusion

Un dernier mot, afin de faire le lien avec notre temps.
Je pense qu’un cycle se termine et que vont s’enclencher des événements d’une ampleur sans égale compte-tenu des temps que nous vivons.
Après avoir bien étudié la question, je reste fidèle, comme Mgr Gaume, à la thèse consistant à placer la mort de Jésus-Christ, donc la Rédemption, au 25 mars de l’an 34.
Soit il y a 1984 ans.
Or 1984 = 4×496 ans. Voilà qui est instructif. Car 496 est non seulement un nombre parfait, mais aussi une date de naissance que nous venons de disséquer.
Et le chiffre 4 exprime la totalité d’un cycle : les 4 points cardinaux, les 4 éléments : on a fait depuis le Christ un tour complet à 360° qui se termine en 2018.
Place au cycle suivant, exprimé dans l’Apocalypse sous le nom de Jérusalem Céleste, mais pour cela le Seigneur va devoir auparavant faire le ménage. Nous y sommes, car Le Seigneur est à la porte.

 

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Illustration : la nuit de Noël 496, baptême et sacre de Clovis par saint Rémi, recevant la Sainte Ampoule de l’Esprit-Saint en personne.

Non, Paul VI ne peut pas être saint

il est curieux de constater que tous les papes du concile Vatican II ont été canonisés. Après Jean XXIII et Jean-Paul II en 2014, c’est au tour de Paul VI aujourd’hui. Il y a là une volonté systémique qui surprend, comme si une sorte d’idéologie avait pris le pas sur la notion traditionnelle de sainteté : pour être béatifié ou canonisé, un pape doit avoir exercé des vertus chrétiennes héroïques non seulement comme chrétien, mais comme pape, ou alors avoir été martyrisé. Est-ce vraiment le cas ?
Mais derrière ces trois canonisations se profile en réalité un autre message : la canonisation du concile Vatican II et des trois hommes qui l’ont fait : le premier l’a porté sur les fonds baptismaux, le second en a construit les fondations, le troisième l’a fait grandir jusqu’à l’âge adulte.

3 papes saints de suite, du jamais vu. Ou plutôt, si : les 53 premiers papes furent tous saints, ceux des débuts de l’Eglise. Un peu comme si la nouvelle église issue du concile voulait l’imiter, preuve qu’il s’agit bien d’une rupture, d’un nouveau commencement, méritant d’être souligné par ces canonisations.

L’Eglise nous dit donc sérieusement que de 1958 à 2005 sans quasiment discontinuer -mis à part les 33 jours de Jean-Paul Ier- soit tout de même 47 ans, nous n’avons eu que de saints papes, si saints qu’ils méritent d’être honorés et portés sur les autels.

Pourtant, n’importe qui reconnaît, y compris dans l’Eglise issue du concile (que nous appelons conciliaire), que cette même période est caractérisée par une chute vertigineuse du nombre de fidèles pratiquants ainsi que des vocations, et d’une crise de la foi sans précédent.
Question : comment l’Eglise peut-elle connaître de tels problèmes de fond tout en ayant à sa tête de saints hommes ? N’est-ce pas paradoxal, et même contradictoire ?
Surtout qu’il s’agit là d’une crise spirituelle et non matérielle ; or justement l’Eglise a charge d’âmes.
Reposons donc la question autrement : comment des saints peuvent-ils faire fuir les âmes, alors que la sainteté repose, en principe, sur leur capacité à les attirer auprès d’eux ?

La réponse est simple, elle brûle les lèvres, et en même temps elle soulève une terrible question :
Parce que ces papes ne sont pas saints.
Parce que le concile n’est pas saint.
Parce que « Rome a perdu la foi » et est « devenue le siège de l’Antéchrist » (Notre-Dame à la Salette).
Parce que nous sommes arrivés au degré d’imposture finale, un des pires qui soit parce qu’il sème une confusion aux proportions irréparables dans les esprits ; celui de procéder à de fausses canonisations – ou plus exactement à des canonisations pour des motifs idéologiques et non religieux. Un comble pour une religion, surtout pour la seule à avoir des saints.

Mais restons sur le cas de Paul VI puisque c’est celui qui nous occupe.
Jean-Baptiste Montini, successeur de Jean XXIII, fut élu pape en 1963, durant le concile Vatican II, ouvert 9 mois avant, et qui se terminera en décembre 1965.
Lui-même vécu jusqu’au 6 août 1978, soit un pontificat de 15 ans.

 

Ecarté par Pie XII pour traîtrise

On a maintenant la preuve, avec le recul et parce que tout finit par se savoir, que la franc-maçonnerie ecclésiastique cherchant à prendre le pouvoir dans l’Eglise, avait jeté son dévolu sur Mgr Montini, son poulain privilégié, qu’ils avaient formé et préparé pour être le successeur de Pie XII.
Cette infiltration de l’Eglise par la franc-maçonnerie commençait à se faire sentir, c’est pourquoi Pie XII chargea l’abbé Luigi Villa de repérer et démasquer tous les hauts prélats appartenant à cette organisation secrète, ennemie mortelle de l’Eglise. Il s’appuya également sur d’autres hommes comme le colonel Arnauld, ancien membre du Deuxième bureau français.

Sous le pontificat du pape Pie XII, Mgr Montini fut nommé pro-secrétaire d’état en 1944 avec Mgr Tardini. La secrétairerie d’Etat au Vatican est l’équivalent de notre Matignon. Ces deux prélats étaient donc en quelque sorte de « vices-premiers ministres » sous l’autorité directe du pape.

Il fut apporté la preuve à Pie XII que son pro-secrétaire d’état Montini entretenait des rapports secrets avec l’Union soviétique, régime communiste anti-catholique, à l’insu du pape et donc le trahissant, ce qui explique la brusque décision de Pie XII en novembre 1954 de démettre Montini de ses fonctions de pro-secrétaire d’état, et de l’éloigner de Rome en le nommant archevêque de Milan.
De plus, malgré les pressions de certains hauts prélats (afin de satisfaire les exigences de la franc-maçonnerie ecclésiastique), Pie XII se refusa toujours de nommer Montini cardinal, ce qui l’excluait de facto du collège des cardinaux et donc de la liste des prétendants à la papauté.
(plus de détails sur Paul VI ici)

Ceci contrecarrait grandement les projets de nos ennemis : avoir un pape « selon leurs besoins« . Pas nécessairement franc-maçon lui-même, mais inféodé à la franc-maçonnerie, afin de lancer leur fameux projet de réforme de l’Eglise.
Il fallait pour cela un homme décidé et acquis à leurs idées, et surtout jeune, afin d’avoir le temps de mettre en place le plus grand projet de destruction qu’ait connu l’Eglise.

Donc, mis au courant de la dangerosité de Montini par l’abbé Villa et le colonel Arnauld, le pape Pie XII l’écarta du pouvoir et l’empêcha d’être son successeur. C’est pourquoi, nous le savons aussi aujourd’hui, ils durent se résigner à faire élire un pape de transition, qui fut Jean XXIII, non sans mal puisque le cardinal Siri fut d’abord élu au conclave de 1958, et dut renoncer sous la pression. Car maintenant que les ennemis étaient arrivés au but, ils ne pouvaient plus laisser filer ce pouvoir tant convoité.
Ils ont choisi Roncalli (Jean XXIII) parce qu’il était un des leurs, et parce qu’ils le savaient malade : les quelques années lui restant à vivre devaient suffire pour résoudre ce contretemps. Les deux choses que devait faire Jean XXIII étaient de nommer Montini cardinal (ce fut fait au premier consistoire du 15 décembre 1958, soit seulement un mois et demi après son élection !) et convoquer le concile, ce qu’il annonça le 25 janvier 1959, soit 3 mois après son élection.
Qui était pressé ? Jean XXIII ou le groupe de pression qui tire les ficelles dans l’ombre ?
Il n’y avait plus qu’à attendre qu’il meure tranquillement, afin que Montini puisse prendre la place.

Ce fut chose faite en 1963.
Commence alors le pontificat de celui qui fut, probablement, le pire pape de l’histoire de l’Eglise.

 

Paul VI, le plus grand destructeur de l’Eglise

Je sais bien que j’instruis ici un article à charge sur Paul VI, mais la pile des mauvaises actions est tellement plus élevée que celle des bonnes, que la balance est considérablement déséquilibrée.
Il faut que les gens sachent.

Nous allons ici décrire quelques aspects marquants de son pontificat, suffisamment pour comprendre que ce pape ne peut en aucune manière être ajouté à la liste des saints, à moins de raisonner d’une façon inversée.
Une liste plus complète de toutes ses (mauvaises) actions est consultable ici.

 

1) L’intronisation de Lucifer au Vatican le 29 juin 1963
Le pape Paul VI est élu le 21 juin 1963, ce qui en soi est déjà un signe puisque c’est le jour de la triple donation de Jeanne d’Arc. A qui allait-on transmettre l’Eglise via Montini ? La réponse vint huit jours après. Don Luigi Villa l’a révélé, mais aussi le père Malachi Martin, ancien secrétaire du cardinal Bea, qui décrit la scène dans son ouvrage La maison battue par les vents.
Une double messe noire fut célébrée simultanément à Rome et Charleston (États-Unis) le 29 juin 1963 afin d’introniser Satan dans la chapelle Pauline, donc au Vatican.
Ceci est la preuve que Jean-Baptiste Montini était bien l’homme qu’ils attendaient, celui qui devait faire basculer l’Eglise dans la société de l’Antéchrist, en faire même l’Antéchrist-religion.
Le lendemain, 30 juin, Paul VI était couronné.
La triple donation est claire : l’Eglise est confiée à Paul VI, qui transmet le pouvoir à Satan, qui le lui rend le lendemain.

Beaucoup de gens se sont interrogés sur la fameuse phrase de Paul VI « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu » prononcée le 29 juin 1972. En fait l’explication est simple : c’est un aveu, une affirmation, par quelqu’un qui était bien placé pour le savoir. Voilà pourquoi il l’a prononcé le jour anniversaire de cette intronisation, neuf ans après.
Le 21 décembre prochain cette élection soufflera ses 666 bougies : le fait que ces 666 mois tombent le jour de la fin du monde (supposée en 2012) est-il vraiment un hasard, ou un avertissement du Ciel, avec six ans d’avance ?

 

2) Le concile Vatican II
Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Je me contenterai de souligner trois points :

a) La rupture avec le passé. Ce n’est un secret pour personne, ni même un point de désaccord : du concile sortira une nouvelle Eglise, appelée conciliaire, en rupture d’abord liturgiquement, puis doctrinalement. Que je sache, aucune religion ne s’est mise en rupture avec son passé, même les « églises » protestantes, au contraire elles y puisent leur force et leur légitimité. Rien que cet aspect devrait nous faire réfléchir.

b) la mise en conformité avec l’esprit du monde. Cette rupture s’explique notamment par l’évolution de la société, qui depuis le début du siècle, était entrée dans une ère de prospérité et de progrès technique et scientifique hors normes. Or, peu le soulignent, mais cette nouvelle façon de vivre va entraîner un changement de mentalité.
Pour la première fois, l’humanité entrevoit la possibilité de se passer de Dieu, car l’homme parvient à une maîtrise qui lui permet non seulement de tout régler, mais d’acquérir des fonctions anciennement du domaine exclusif du divin. Par exemple, la capacité de modifier la création dans son essence même, par la génétique. Cette civilisation du progrès matériel s’oppose à la civilisation spirituelle construite par la chrétienté, qui repose non pas sur l’homme mais sur Dieu.
Or les Pères du concile, même inconsciemment, avaient bien perçu le véritable enjeu : peut-on s’opposer à cette nouvelle société dont la mentalité est en contradiction avec la nôtre ? Ils ont essayé, portés par le courant libéral, de rendre compatible la foi avec cet esprit (païen) du progrès technique. Voilà la véritable signification du fameux « esprit du concile« .

c) l’adoption de la religion de l’homme. Le problème principal de cette position consiste en fait à reconnaître une civilisation où la gloire de l’homme prend le pas sur celle de Dieu, car par elle, l’homme se divinise par la matière et entre dans ce que j’ai appelé les Béatitudes matérielles. Un peu comme si l’Eglise avait voulu rendre compatible la vie selon la chair et la vie selon l’esprit. Mais on sait par saint Paul que c’est impossible. En adoptant l’esprit du siècle par cette ouverture au monde, l’Eglise bascule petit à petit dans la religion de l’homme, une religion humaniste où l’homme prend le pas sur Dieu parce que, répétons-le, il n’a plus besoin de Dieu pour progresser et résoudre tous les problèmes sur terre. Dieu devient un être abstrait, lointain, ou au contraire un ami, une sorte de copain, mais dans les deux cas il change complètement de statut, d’où la rupture nécessaire d’avec le passé. La célèbre “Pastorale de l’Église dans le monde d’aujourd’hui” y trouvera ses fondements, elle qui fait devenir l’homme “centre et chef du monde” à la place de Jésus-Christ.

 

3) Première visite à l’ONU d’un pape
Paul VI sera le premier pape à se rendre à l’ONU pour y prononcer un discours, le 4 octobre 1965. Le terrain avait été préparé par l’encyclique Pacem in terris de son prédécesseur, où pour la première fois un pape reconnaissait dans les droits de l’homme la capacité à apporter et garantir la paix. Nous sommes directement dans le nouvel esprit dont on parlait à l’instant : désormais, et c’est officiel, l’Eglise défend les droits de l’homme au lieu des droits de Dieu, elle a basculé dans la religion de l’homme.
Paul VI viendra à l’ONU répéter la même chose, ce discours humaniste qui est désormais celui de l’Eglise : « ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l’homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout la liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu’il y a de plus haut dans la sagesse humaine ». Il y a clairement remplacement du règne social du Christ par celui des droits de l’homme. Ceci est la marque de la bête, à savoir de l’Antéchrist, comme démontré dans notre précédent article du 7 octobre 2018.

 

4) Déclaration Nostra Aetate
Cette déclaration fut promulguée quelques jours avant la clôture du concile, le 28 octobre 1965. Les deux aspects révolutionnaires de ce texte sont :
– l’instauration d’un dialogue interreligieux avec les confessions non chrétiennes ;
– et pour la première fois, encore, l’Eglise reconnaît une possibilité de salut en dehors du Christ.
Ceci est en totale contradiction avec les instructions du Seigneur à l’Ascension, où il charge les apôtres de convertir le monde et non de dialoguer avec les autres religions. Quant à la doctrine du salut, là aussi Dieu le Fils a été très clair : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne peut aller au Père que par Moi » (Jean 14:6). Il est donc impossible de reconnaître quoi que ce soit aux autres religions, doctrine formulée jusque-là ainsi :  » Hors de l’Eglise, point de salut « .

 

5) La nouvelle messe
Mais l’ultime trahison, la plus voyante et la plus marquante, c’est sans conteste la modification de la messe. Il faut savoir que la messe catholique n’a pas d’équivalent dans les autres religions. Tout le monde rend un culte à « son Dieu » via des cérémonies et des célébrations, mais aucune ne prétend faire venir Dieu en personne à chaque célébration. Pourquoi ? Parce que c’est une institution divine qui ne pouvait être décidée que par Dieu en personne, et qui dépasse totalement l’entendement humain. C’est pourquoi aucun homme ne pouvait « l’inventer ». Ceci est d’ailleurs la preuve de l’origine divine de la religion catholique, à l’exclusion de toutes les autres puisqu’aucune ne possède d’éléments différentiateurs de ce type, foncièrement divins.
Là encore, la nouvelle messe, patiemment construite de 1965 à 1969 puis étendue à l’Eglise universelle et rendue obligatoire à partir du 30 novembre 1969, est en rupture totale avec celle du passé. Bien sûr qu’en deux mille ans, on a vu l’Eglise préciser, compléter, enrichir, définir, retrancher, améliorer, adapter, sa doctrine et sa liturgie, mais toujours en continuité avec l’adoration en esprit instituée par le divin Maître et transmise fidèlement par ses apôtres. C’est la fameuse continuité et succession apostolique. A aucun moment il n’y a de rupture avec l’ancien, mais plutôt une évolution et une progression s’enrichissant et se corrigeant dans le temps.
Sauf à partir du concile.
L’évolution la plus marquante, mais finalement cohérente avec cette nouvelle religion de l’homme qui se mettait en place, est le retournement des autels. Là où précédemment le prêtre et les fidèles se tournaient spontanément vers le Tabernacle où se trouve la Présence Réelle de Dieu -et donc l’endroit le plus sacré de l’église, celui vers lequel doit monter toute adoration, c’est logique-, dorénavant le prêtre tourne le dos au dit tabernacle, quand ce dernier n’est pas relégué à la périphérie, pour se tourner vers les fidèles. L’attraction principale n’est plus le Seigneur : pour le prêtre ce sont les fidèles, pour les fidèles c’est le prêtre. Une façon très nette, et très concrète, d’accomplir l’abomination de la désolation dont parle Jésus dans l’évangile de la fin du monde.
Ils ont donc retourné et décapité les autels, mais aussi modifié en profondeur la liturgie.
D’où la désacralisation manifeste du rite et des manières entraînant de nombreuses pratiques sacrilèges, comme la communion dans la main ou sa distribution par des laïcs ; aujourd’hui l’indifférence est quasiment unanime envers le Tabernacle, du moins en France, où se trouve pourtant notre Dieu en son corps, sang, âme et divinité.

Concernant ce mystère de dénaturation de la messe, je vais hasarder ici pour la première fois une théorie pour tenter de lever le doute concernant sa validité. La voici :
Bien que cette nouvelle liturgie dénature la messe, la rend bâtarde et amoindrit la foi, elle ne supprime pas le sacrement car le Seigneur est au-dessus des contingentements humains. Le cœur de la messe contient deux volets, qui sont les équivalents du jeudi saint et du vendredi saint, à savoir l’institution d’un rite sacré transmissible et répétable (la Sainte Eucharistie – jeudi saint) et le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix (offrande au Père du sang rédempteur du Fils – vendredi saint). Or la nouvelle messe occulte presque entièrement le sacrifice de la croix au bénéfice du repas pascal. On peut donc dire que d’un certain côté cette messe abolit le sacrifice car elle réduit ce dernier à une commémoration, un repas, donc elle abolit symboliquement le renouvellement du sacrifice du Fils au Père du vendredi saint, mais elle n’abolit pas le mystère de la transsubstantiation et la Présence Réelle.
Ceci expliquerait l’extraordinaire progression du péché dans le monde depuis la nouvelle messe, car le sacrifice du sang a pour objet la Rédemption, dont le but est de « sauver son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21). Si le sacrifice du sang saute, la protection contre le péché saute.

 

6) La modification du rite d’ordination des prêtres et des évêques
On aurait pu parler aussi de la réforme du bréviaire ou de celle de l’enseignement dans les séminaires. Toutes ces réformes ont eu pour conséquence un grand amoindrissement des grâces conférées au sacerdoce, malgré la bonne volonté de bien des prêtres. Certains théologiens, souvent sédévacantistes, affirment que cette réforme du rite d’ordination des prêtres invalide le sacerdoce.
En réalité, elle est comme tout ce qui touche le concile et ce qui en sortira : elle produit des hommes tièdes, formés à s’adapter au monde au lieu de le combattre, qui confèrent des sacrements bâtards et dénaturés, mais bien valides, et qui défendent la dignité de la personne humaine avant celle de Dieu. Comment voulez-vous que les fidèles reçoivent de grandes grâces dans ce contexte ?
Ils vont les chercher directement auprès de la Vierge Marie, c’est encore le mieux à faire.

 

7) Pour clore ce chapitre sur les méfaits de Paul VI, laissons le mot de la fin à Don Luigi Villa :
« Si nous voulions faire une synthèse du pontificat de Paul VI, nous pourrions dire que politiquement, il était de gauche, qu’intellectuellement, c’était un moderniste et que religieusement, c’était un franc-maçon. En effet avec lui, la foi fut détruite par l’œcuménisme, l’évangélisation fut remplacée par le dialogue, le Règne de Dieu fut remplacé par le “Règne de l’Homme”, au nom de la laïcité et des présumés “droits de l’homme”.

 

Conclusion

L’Eglise conciliaire joue avec le feu. Elle porte la confusion à son plus haut niveau. Elle désoriente et trompe les fidèles à un degré impensable et jamais atteint. Elle créée des lésions durables et irréversibles dans la piété et dans la saine dévotion.
« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5:20). Oui, malheur à ces destructeurs.
Effectivement, ces canonisations sont le signe non seulement de la décadence de l’Eglise, mais aussi d’une intervention divine imminente, d’un terrible châtiment à la hauteur du péril, de la faute et de l’injure.

Il est impossible qu’une telle confusion soit durable car on touche ici même à ce qui est réservé au divin, car tout ce qui est saint est béni par Dieu. Si l’Eglise conciliaire a l’outrecuidance aujourd’hui d’appeler saint le concile et ceux qui l’ont fait, si elle appelle sainte la religion de l’homme que le concile a créée, si elle canonise les acteurs de ce massacre, alors la prophétie de la Salette s’est réalisée : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .

La troisième canonisation est la bonne, la trinité satanique est désormais unie sur les autels, les trois bêtes de la sixième coupe ont achevé de cracher leurs esprits malfaisants sur la terre.

Place à la 7ème période, car les jours de l’Antéchrist sont strictement comptés.

 

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L’Antéchrist, homme ou système ?

Il y a un mystère qui tourne autour de l’Antéchrist ; nous en avons beaucoup parlé ici, je vais tenter d’en réétudier les contours afin de parvenir à une définition complète et définitive, car la reconnaissance -ou non- de l’Antéchrist dans le monde qui nous entoure est d’une importance primordiale puisqu’elle est la preuve que nous vivons -ou non- en ce moment même la fin des temps.

Je suis donc allé revoir comment les grands auteurs en parlent, en particulier les Pères et les Docteurs de l’Eglise. D’abord la quasi totalité des auteurs, quels qu’ils soient, ont principalement pour source saint Paul (2Thessaloniciens2), le livre de Daniel et l’Apocalypse. Dans l’Apocalypse, il y a trois bêtes -le dragon qui est Satan, donc pas d’ambiguïté, une bête qui sort de la mer et une bête qui sort de la terre-, mais l’écrasante majorité, si ce n’est l’unanimité, voit l’Antéchrist dans la bête de la mer.
Enfin, presque tous en parlent comme d’une personne à part entière.

C’est là où réside le mystère. On sent bien dans les commentaires et les interprétations que la description de la bête dépasse de loin celle d’un seul homme, mais les auteurs continuent pourtant à en parler au singulier, comme s’il était indispensable de personnifier cette bête, comme s’il s’agissait d’une façon d’écrire et de décrire, d’un style qui s’impose à tous et qui pourtant, au premier examen approfondi, ne correspond pas à un homme – ou du moins pas seulement.
En fait, je me demande s’il n’y avait pas une sorte d’ordre divin invisible et secret, afin que le mystère de l’Antéchrist ne soit pas dévoilé avant le moment nécessaire, c’est à dire avant d’entrer dans son temps. Il est bon de tenir caché les secrets d’un roi nous a dit l’archange Raphaël dans le livre de Tobie. Et puis Apocalypse veut dire « révélation » : celle-ci se découvre au fur et à mesure, comme un livre dont on tourne les pages, et il ne fallait peut-être pas que le mystère des pages concernant l’Antéchrist soit révélé avant le moment choisi par les Cieux.

Les lecteurs du Grand réveil savent que je défends la thèse de l’Antéchrist-système, considérant l’Antéchrist-personne comme secondaire, voire superflu. Ne serait-ce parce que s’il y avait un homme correspondant exactement à la description généralement admise, il serait reconnu immédiatement comme tel, et alors le suspense tomberait : il suffirait de compter 42 mois à partir de sa prise de pouvoir, et le tour serait joué. Mais alors, même lui connaîtrait l’heure de sa mort ; et puis cet événement étant lié à la Parousie (retour du Christ), il nous donnerait de précieux renseignements sur celle-ci bien à l’avance, sachant que nous sommes censés ne connaître « ni le jour ni l’heure« . Or le Ciel ne peut pas se contredire ni se tromper ; s’il donne 42 mois d’un côté pour la bête et nous interdit de chercher la date de la Parousie de l’autre, ceci ne peut se faire que dans le cadre d’imprécisions volontaires tirées de textes eux aussi volontairement mystérieux.

Tout eschatologue expérimenté le sait : le Ciel ne révèle jamais l’avenir avec une telle précision ; nous savons que toutes les prophéties bibliques sont écrites dans un langage imagé, souvent allégorique, et codé.

Bref, pour chaque prophétie, il est nécessaire de parvenir à décrypter le sens réel du texte, et pour cela, le mieux est de vivre et même d’avoir vécu la période en question. Ces mêmes grands auteurs reconnaissent sans difficulté qu’une prophétie ne se comprend vraiment qu’après avoir été accomplie.
C’est pourquoi nos chers Pères de l’Eglise ne devaient pas révéler à l’avance le mystère de l’Antéchrist, car il fallait le vivre pour le comprendre.

Examinons par exemple, trois grandes erreurs couramment relevées :

1) la décomposition de la bête :
Tout le monde se réfère, on l’a vu, à la bête de la mer. Mais celle-ci est un ensemble complexe, constitué de 7 têtes et 10 cornes. Selon la description au chapitre 17, Les 7 têtes sont sept rois qui semblent se suivre chronologiquement, et la bête est elle-même la 8ème tête ; quant aux 10 cornes, ce sont 10 rois qui semblent agir ensemble. Certains voient l’Antéchrist comme la bête en tant que telle, d’autres comme la 8ème tête. Mais comment considérer que la bête est un seul homme puisque l’Apocalypse lui-même la décompose en 7 rois, et même 17 voire 18 en tout ?
Il y a un manque certain de cohérence. Et si on considère qu’il est la 8ème tête, alors que fait-on du reste ? Du coup il n’est plus assimilable à la bête dans sa totalité, il en est à la rigueur la synthèse, la quintessence, mais on ne peut pas lui attribuer à lui seul tout ce qu’a fait la bête, puisqu’il n’est que le dernier roi, même s’il récapitule tout.

2) la durée :
Là aussi, je constate fréquemment une erreur consécutive aux imprécisions relevées à l’instant. Le texte nous dit que la durée de vie de cette bête est de 42 mois. Le texte de l’Apocalypse insiste par ailleurs sur la formule qui permet de calculer cette durée : un temps, deux temps, la moitié d’un temps. Ensuite, il exprime cette durée de trois façons, mais c’est toujours la même : 42 mois, ou 1260 jours, ou trois jours et demi (1 jour = 1 an, c’est donc bien trois ans et demi).
Or les 42 mois sont la durée totale attribuée à la bête, dans toutes ses composantes, ce qui veut dire que ce temps englobe les fameux 7 rois, et éventuellement le huitième (je dis éventuellement parce qu’il n’est pas dit qu’il y aura une 8è tête, mais que la bête EST la 8è tête ; donc, selon les points de vue, il y a 7 ou 8 rois).
La plupart des auteurs reconnaissent qu’il s’agit là d’une durée mystérieuse à trouver, et que le principal enseignement à en tirer est que « les jours de l’Antéchrist sont strictement comptés« . Mais pourquoi attribuent-ils quand même 42 mois de règne final à l’Antéchrist ?
Cette interprétation n’a aucun fondement dans les textes. Si on considère que l’Antéchrist est la 8è tête, puisque le chiffre de 42 mois a été donné pour la totalité des têtes, du coup on ne sait pas combien de temps règne la dernière tête ; en fait, on ne sait pas combien de temps règne chaque tête : on ne connaît que la durée globale.
Pareil si l’Antéchrist est la bête dans son ensemble : comment un seul homme peut-il parvenir à la domination mondiale en si peu de temps ? Même les partisans de cette thèse reconnaissent qu’alors les 42 mois ne seraient que la phase finale de son pouvoir, la plus visible. Certes, mais ce n’est qu’une hypothèse arbitraire puisque, répétons-le, le texte ne donne qu’une durée totale, toutes phases confondues.

3) la nature de la bête :
Unanimement l’Antéchrist est décrit comme le summum du pouvoir du démon sur terre. « La puissance de son règne sera telle que jamais il n’y en aura eu de pareille depuis le commencement du monde » (Holzhauser) ; « Tous les hommes se sépareront de Dieu leur créateur, et de Jésus leur rédempteur, pour se livrer à l’idolâtrie de la bête » (Holzhauser) : « Il apparaîtra sur la terre un homme profondément pervers, investi d’une puissance en quelque sorte surhumaine » (Arminjon) ; « Il deviendra maître de l’univers entier ; et tous les serviteurs du monde seront à son entière dévotion, tous ceux qui ne vivent point dans l’attente des biens éternels » (Don Monléon)…
En fait on attribue à un homme les caractéristiques d’un système ; car peu importe si l’homme le plus puissant du monde est aussi le plus pourri. Il faut surtout que sa doctrine soit pourrie, ainsi que sa façon de vivre et de penser, et que celles-ci soient diffusées et s’imposent au monde entier, ce qui suppose de maîtriser les pouvoirs politiques, économiques, culturels et médiatiques dans tous les pays. Bien évidemment une telle puissance mondiale ne peut s’appliquer à un homme mais à l’ensemble du système qui le porte et le soutient et surtout, qui diffuse sa doctrine.
Si on y réfléchit bien, nos chers Pères de l’Eglise passent leur temps à décrire un système et une période, qu’ils personnifient en l’appelant « l’Antéchrist » mais en réalité, la puissance est dans le système et non dans l’homme sensé le diriger, et surtout dans la cohérence et l’universalité dudit système. Alors, dans ce cas, a-t-on vraiment besoin d’un homme ?

 

L’Antéchrist : homme ou système ?

Rappelons aux lecteurs que j’ai déjà beaucoup écrit sur la symbolique de l’Antéchrist et la nécessité d’y voir un système avant d’y voir un homme car c’est la logique même de sa puissance : il ne peut y avoir d’Antéchrist-personne sans l’Antéchrist-système qui le soutient, par contre l’Antéchrist-système n’a pas besoin d’UN homme pour exister et accomplir la MÊME mission.

Le but ici n’est donc pas de reprendre les arguments déjà longuement développés au fil des articles, et que j’invite le lecteur à relire, notamment :
Réflexions sur la notion d’Antéchrist (4 oct 2013)
Inutile d’attendre l’Antéchrist, il est déjà là (25 oct 2013)
Attention l’Antéchrist arrive (27 juil 2014)
L’Antéchrist existe, je l’ai rencontré (17 déc 2014)  
On y relèvera quelques erreurs de jeunesse, mais l’essentiel y est.

Pour résumer, on peut affirmer avec certitude que l’Antéchrist est à la fois un système d’envergure mondiale, une période, une multitude d’hommes à son service, et éventuellement un homme qui le chapeaute et le dirige à la fin de ladite période.
On peut aussi affirmer avec certitude que la durée exprimée en 42 mois est une période codée, au même titre que son chiffre, le 666, et que les deux principaux points de repère à notre disposition pour tenter de décoder cette durée sont le mode de calcul (un temps, deux temps, la moitié d’un temps) et la base 6.
Pourquoi la base 6 ? Parce que les deux bêtes apparaissent à la 6ème trompette, que 42 est un multiple de 6 et que le triple 6 du 666 est un indice supplémentaire pour nous montrer le lien privilégié de la bête avec le chiffre 6. Et aussi que le 6 est le chiffre de l’homme, on en verra l’importance un peu plus loin.

Le mot éventuellement utilisé dans le paragraphe précédent est d’une importance primordiale parce que, réflexion faite, rien ne nous dit dans les textes qu’il y aura un personnage pour personnifier le système à son apogée -c’est une hypothèse gratuite qui même formulée par le plus grand nombre, n’a pas de fondement scripturaire-, et surtout, puisque la description donnée est avant tout celle du système, on risque fort de se tromper sur la nature du personnage.
Je m’explique : il est nécessaire dorénavant de dissocier la description du système d’avec celle de l’homme, parce qu’autant les textes nous décrivent un système, autant ils ne nous garantissent pas que cet homme soit identique au système.
En fait, la confusion vient de ce que la plupart des auteurs décrivent le système comme un homme en l’appelant à chaque fois l’Antéchrist, comme si c’était un homme, alors que la description ne s’applique pas à l’homme mais au système qui le soutient.
Donc, à cause de cette personnification de l’homme avec le système, on finit par donner une définition surréaliste de l’Antéchrist-personne, parce qu’on ne dissocie pas les deux.
J’ai lu de remarquables démonstrations selon lesquelles l’Antéchrist-personne serait un pape, d’autres qu’il serait une sorte de président du monde, d’autres qu’il serait le chef de toutes les religions, ou les deux (à la fois chef politique et religieux), d’autres qu’il serait une sorte de prophète, le Messie tant attendu des juifs, etc…
Or ce sont des notions très différentes qui parfois se contredisent. Elles viennent de la confusion entre le système et l’homme, de la non-distinction entre les deux, qui pourtant s’impose au bon sens dès que l’on réfléchit en profondeur sur ces textes ; elles viennent aussi du fait que peu d’auteurs admettent qu’il y a des zones d’ombres ou des parties énigmatiques, et qu’il faut accepter une dose d’incertitude dans nos interprétations.

Pour achever notre raisonnement, on peut dire :
– qu’il existe plusieurs définitions de l’Antéchrist-personne, il n’y a donc pas unanimité de ce côté-là ;
– que la difficulté de décodage des textes et le mélange des genres mènent à des descriptions fantaisistes où l’imagination et les influences contemporaines des auteurs prennent le pas sur le sens initial des textes ;
– et qu’au contraire, le décodage du système est beaucoup plus facile et réunit une sorte de consensus autour de lui -car lui au moins est clair- et le serait encore plus si les auteurs ne s’entêtaient à le considérer abusivement comme un homme.

 

L’Antéchrist est-il un système ?

La réponse est oui.
Ce système est-il en place actuellement ?
La réponse est encore oui.

Pour cela, nous allons comparer notre monde avec les versets les plus marquants de l’Apocalypse, sans pour autant entrer dans une étude complète qui serait trop longue ici. Nous nous contenterons de l’essentiel.

 

1) La puissance de la bête
 » La puissance lui fut donnée sur les hommes de toute tribu, de tout peuple, de toute langue et de toute nation.  » (Apoc. 13:7).
Le rayonnement mondial et universel de la bête, donc de l’Antéchrist-système, est incontestable, c’en est même la caractéristique principale.
Or, fait unique dans les annales de l’humanité, il existe depuis la création de l’ONU en 1945 un consensus mondial autour de la même notion sur laquelle tout le monde est d’accord, je dis bien tous les pays du monde sans exception : la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948.
Cette déclaration des droits de l’homme, largement inspirée de celle de la Révolution française, est un texte maçonnique qui s’oppose frontalement au droit divin : non seulement il nie les droits de Dieu sur la création et donc l’humanité, mais il les remplace !
C’est LE document anti-christique par excellence. Je rappelle qu’Antéchrist peut s’écrire de deux façons : Ante(Christ), du latin ante -avant- ce qui veut dire  » période avant le Christ  » (avant la Parousie), et Anti(Christ) parce que le texte de l’Apocalypse est clair : la bête est fondamentalement opposée à l’Agneau (Jésus-Christ) et à ses enfants.
En fait, le XXè siècle est caractérisé par deux faits majeurs :
– l’union de tous les pays du monde au sein de l’ONU – du jamais vu ;
– la communion (l’adoration ?) de tous ces pays aux mêmes valeurs -les droits de l’homme- valeurs par définition anti-christiques – du jamais vu encore.
Nous avons ici la preuve que nous vivons sous la domination d’un système de pensée et de vie qui s’applique bien à toutes les nations et tous les peuples, soit exactement le texte de l’Apocalypse concernant la bête, et il n’y a aucune autre période similaire dans l’histoire de l’humanité.

 

2) Sa puissance sur l’Eglise
 » Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre.  » (Apoc. 13:7)
Les saints ce sont les justes, à savoir les enfants de Dieu, ceux destinés à peupler le ciel. L’Eglise nous enseigne -en se basant sur les paroles mêmes du Christ- que seuls les adorateurs de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, appelés les chrétiens, sont ces enfants de Dieu. Ils le deviennent par le baptême, point de passage obligé pour obtenir la vie divine et le salut. Mais le baptême n’est pas une assurance tous risques, il faut ensuite se comporter en chrétien et chercher le royaume de Dieu et sa justice, justice étant ici à prendre dans le sens de vertus. Il faut appliquer dans sa vie, dans son comportement et dans sa façon de penser les commandements de Dieu et de l’Eglise.
Un saint qui se détourne de la saine doctrine et qui adopte le mode de vie et de pensée du monde, opposés à ceux du chrétien, est un homme vaincu par la bête, bien qu’il soit baptisé. En définitive, ce verset n’est-il pas une excellente définition de l’apostasie ?
(sujet que nous aborderons un peu plus loin)

 

3) Ses caractéristiques quasiment divines
Les versets 4, 6 et 8 du chapitre 13 insistent sur la notion d‘adoration : les hommes adorent le dragon qui a donné sa puissance à la bête, et la bête elle-même est adorée de tous ceux qui habitent la terre, sauf par ceux restés fidèles au Christ et que le texte appellera par ailleurs ses témoins.
L’adoration étant une attitude réservée à Dieu, cela veut dire que la bête est parvenue soit à le remplacer, soit à obtenir des caractéristiques divines qui méritent et justifient cette adoration.
Le verset 4 apporte une précision intéressante :  » et il lui fut donné une bouche qui se glorifiait insolemment.  » En d’autres termes, elle est bouffie d’orgueil, elle s’y croit.
Quelle est l’autre caractéristique du XXè siècle qui n’a aucun équivalent dans l’histoire de l’humanité? Je dis bien AUCUN.
Son incroyable progrès technique et scientifique.
Automobile, aviation, chimie, santé, génétique, spatial, téléphone, télévision, et bien entendu informatique et internet -j’en oublie- sont autant d’inventions qui n’existaient pas il y a un siècle et qui ont totalement, je dis bien totalement, modifié autant notre mode de vie que notre façon de penser et de raisonner.
Pour simplifier, nous sommes passés en moins de 150 ans, d’une civilisation de type spirituelle lentement construite par la chrétienté, à une civilisation de type matérielle rapidement construite par la bête. Vivre selon la chair ou selon l’esprit : une fois la bête lâchée et entrée dans « son » siècle, ses progrès sont fulgurants et même incontournables : qui refuserait un tel accroissement des possibilités humaines ? une telle augmentation du niveau de vie ? une telle capacité à résoudre tous les problèmes ?
Mais au-delà de l’amélioration de nos conditions de vie, l’enjeu est énorme car il consiste à pousser les hommes dans ce que j’appelle la béatitude matérielle là où Jésus leur avait promis une béatitude spirituelle. D’où le dilemme des catholiques : ils ont voulu rendre compatible ce nouveau monde avec la foi, et ce fut le concile Vatican II.
Mais en réalité, le démon a bien donné à la bête sa puissance, il lui a montré comment utiliser l’énergie (pétrole, électricité) pour améliorer ses conditions matérielles au point de ne plus avoir besoin du spirituel, de Dieu, dans notre vie de tous les jours, et surtout pour résoudre les problèmes. En effet, la civilisation de type spirituel estime que les difficultés de la vie, et donc les malheurs, catastrophes ou épidémies, sont la conséquence du péché. Pour les résoudre, l’homme s’adresse à Dieu et cherche à faire le ménage dans sa vie privée et collective en y chassant le péché.
Dans cette nouvelle civilisation de type matériel, l’homme résout les choses par lui-même, il n’y a donc plus de conscience collective du péché et celui-ci se répand sur la terre entière.
Voilà une caractéristique particulièrement anti-christique.
Car en fait la bête, c’est l’homme – plus exactement un type d’homme. Celui qui met sa foi dans le progrès matériel, dans l’Etat-Providence et dans la science, qui sont autant d’idolâtries, et qui le mènent à s’adorer lui-même. L’homme est divinisé, d’où l’importance du 6 dont on parlait tout à l’heure car le 6 est le chiffre de l’homme, et le 666 celui de l’homme divinisé. Divinisé parce qu’il est réellement parvenu à des capacités divines, comme celle de modifier le génome, domaine divin par excellence. Le démon divinise l’homme par la matière, le Christ divinise l’homme par l’Esprit.
Et d’où le fait que les grands auteurs parlent de l’Antéchrist au singulier, que saint Paul parle du fils d’iniquité : nous sommes tous, ou quasiment, des fils du système, on peut en parler au singulier comme au pluriel car il s’agit avant tout d’une attitude, d’un état d’esprit, qui se traduisent par un mode de vie et une mentalité propres (la fameuse marque de la bête).
C’est pourquoi il est dit que la bête se glorifie insolemment, que les hommes adorent le dragon (ils vouent une piété sans bornes à Satan pour leur avoir donné un tel pouvoir et surtout un tel confort), et adorent la bête c’est à dire s’adorent eux-mêmes en se considérant comme tous puissants. Il suffit de lire, par exemple, les objectifs du transhumanisme, qui se targue de créer des cellules meilleures que les originales ! Sans rire, l’homme est en train de dire qu’il peut mieux faire que le Créateur. En fait c’est la démarche des OGM, puisqu’il met au point des plantes aux caractéristiques améliorées, comme si le Créateur avait mal fait son boulot. L’homme se prend pour Dieu et ceci est bien une caractéristique de notre époque et de l’Antéchrist.

 

L’Eglise est-elle concernée par l’Antéchrist ?

Nous venons de scruter le monde civil et découvert qu’il possédait depuis un petit siècle des caractéristiques hautement anti-christiques qui ne peuvent s’appliquer à aucune autre période.
Il faut les compléter par l’étude de l’histoire de l’Eglise, pour au moins deux raisons : parce que pour le Seigneur le salut des âmes passe en priorité -et il les a confiées à son Eglise-, et ensuite parce que les textes prophétiques parlent aussi de la situation dans l’Eglise comme point de repère dans la fin des temps.
En étudiant l’évangile de la fin du monde en Matthieu 24 et les épîtres de saint Paul, les grands auteurs ont recensé deux caractéristiques essentielles tournant autour de la période de l’Antéchrist :
– il faut qu’auparavant l’évangile ait été enseigné sur toute la terre,
– et que l’Eglise ait apostasié.

La prédication de l’évangile
C’est chose faite. L’essor des transports (notamment le bateau à vapeur) aura eu l’avantage de permettre de terminer l’évangélisation apostolique du globe. Celle-ci fut achevée sous le pape Pie XI. Depuis les années 30, la totalité des contrées a entendu parler de Jésus-Christ et l’évangile a été répandu partout. Le fait que dans certains pays les chrétiens soient minoritaires, voire ultra-minoritaires, ne change rien aux données : l’évangile a bien été prêché partout.

L’apostasie
Qui est concerné par l’apostasie chez saint Paul ? Les chrétiens bien évidemment, et particulièrement celle qui s’affirme la seule et unique Eglise du Christ : l’Eglise catholique romaine.
Voyons un peu. Quelle est la religion en rupture avec son passé, sa tradition ? Les catholiques romains lors du concile Vatican II, rupture dont ils ne se cachent pas. Les autres sont-ils en rupture avec leur tradition ? Les musulmans : non ; les juifs : non ; les indous : non ; les bouddhistes : non ; les protestants : non ; les orthodoxes : non. Personne d’autre.
Or cette rupture consommée et affirmée, n’est-ce pas là même la définition de l’apostasie ?
Là aussi, le concile Vatican II n’a pas de précédent ni de similitude dans l’histoire de l’Eglise ni même dans l’histoire de l’humanité. Les catholiques sont la seule religion à avoir rompu avec son passé (nouvelle doctrine, nouvelle liturgie), à l’avoir même renié (ils sont les seuls à avoir procédé à des repentances officielles).

La meilleure preuve en est l’encyclique Pacem in Terris du pape Jean XXIII publiée le 11 avril 1963, soit six mois après l’ouverture du concile.
Pour la première fois, l’Eglise, par la voix du pape, accrédite la bête que nous avons décrite tout à l’heure: « le pape se veut le porte-parole d’une paix appuyée sur les droits de l’homme. Il y prend fortement position en faveur des institutions internationales qui s’emploient à défendre ces droits » (c’est à dire l’ONU), « il suit d’assez près la déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU en 1948 » (Yves Marchasson, Les papes du XXè siècle).
La rupture est consommée puisque l’Eglise ne base plus uniquement les fondements de la paix universelle sur le Christ, mais aussi sur des structures qu’elle sait appartenir à la bête puisque fondées sur les droits de l’homme.
La déclaration Nostra Aetate deux ans plus tard confirmera la présence de la bête au Vatican puisque l’autre versant s’effondre : le salut ne vient plus uniquement du Christ, ce qui est en totale contradiction avec les paroles mêmes de Jésus dans l’évangile.

La Salette
Finalement, n’était-ce pas cela que la Sainte Vierge était venue nous dire à la Salette ?
Elle y explique que l’Antéchrist sera l’enfant d’une fausse vierge hébraïque et d’un évêque : le système dont nous parlons est bien la résultante d’une alliance entre l’ONU, création de la judéo-maçonnerie faisant croire que ses intentions sont pures (fausse vierge), avec l’évêque de Rome !
A partir de Jean XXIII, tous les papes iront à l’ONU répéter le même discours, foulant aux pieds les principes du règne social de Notre-Seigneur et sa légitime royauté sur le monde.
D’où les blasphèmes de la bête dont parlent l’Apocalypse et la Salette, et l’aspect agressif et conquérant de ce système (l’enfant aura des dents, il remportera de vaillantes victoires à 12 ans avec ses frères : tout ceci s’applique évidemment à un système et pas à des gamins de 12 ans !), pour finir avec l’apothéose : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .
Oui Rome a perdu la foi par l’apostasie, c’est prouvé. Et elle est bien devenue le siège de l’Antéchrist-système dans sa composante religieuse.
Alors pourquoi s’entêter à mettre ces phrases au futur quand on peut en constater la réalité autour de soi tous les jours ?

 

L’Antéchrist est-il un homme ?

On l’a vu, la bête est multiple, elle est autant dans l’alliance du trône et de l’autel (l’ONU , le monde et l’Eglise) que dans le progrès technique qui divinise l’homme par la matière, mais en définitive tout tourne autour de la même idée : l’homme, l’homme glorifié, l’homme divinisé, l’homme tout puissant, l’homme-dieu.
Il ne l’est que depuis quelques dizaines d’années seulement, mais ces années font date car elles permettent de prouver l’existence de l’Antéchrist-système.

Le catholicisme est devenu la religion de l’homme, celui-ci prend la place de Dieu, c’est flagrant à la nouvelle messe où l’attention principale de l’assemblée se fixe sur le prêtre -et vice versa- et non sur le tabernacle et son précieux contenu comme auparavant. Tout pour l’homme, le reste pour Dieu là où cela devrait être l’inverse.

L’Antéchrist n’a pas besoin d’être un homme parce que tout ce qui le caractérise s’applique au système. D’ailleurs, si c’était un homme, il ne serait rien sans le système qui le soutient.
Attendre un Antéchrist-personne est une grave erreur. On doit d’abord scruter et analyser les caractéristiques du système et si celle-ci sont probantes, comme nous venons de le voir, cela suffit pour savoir que l’Antéchrist est là sous sa forme la plus décrite.

Cependant, on peut admettre qu’il y aura à la fin une personnification de l’Antéchrist, et même une personnification de chacune des bêtes : un homme pour la bête de la mer (l’Antéchrist, donc) et un homme pour la bête de la terre (système politique).
Ceci ne peut se concevoir qu’à la fin -opinion partagée par nombre d’auteurs-, comme si ces hommes chapeautaient le système pour mieux l’accomplir.

Ces deux hommes sont, selon moi, le pape François et Emmanuel Macron.
Le pape François pour l’Antéchrist (bête de la mer) et Macron pour la bête de la terre.
Je ne reprendrai pas ici tous les arguments déjà donnés.
Disons que je partage l’analyse qui consiste à voir dans l’Antéchrist un pape ; ceci est en adéquation avec la prophétie de la Salette, et aussi avec la prophétie des papes, parce que François est le dernier de la liste, et parce qu’il fait siennes toutes les idéologies maçonniques ; le dernier pape l’a démontré en cinq ans, il parachève la destruction de l’Eglise commencée par ses prédécesseurs pour lui substituer la religion de l’homme dans sa dimension définitive.

Quant à Emmanuel Macron, il est le poulain de l’élite qui dirige le monde en sous-main. Pour le moment, rien ne le distingue de ses prédécesseurs, mais nous savons qu’eschatologiquement il représente la composante politique qui doit prendre le relai après le grand nettoyage.
Sa date de naissance (21 décembre) identique à celle de la fin du monde parle d’elle-même. Il suffit d’attendre que ces messieurs actionnent les grands événements pour le comprendre.

 

Conclusion

L’Antéchrist est un système c’est sûr. Ce système s’est lentement constitué en un peu plus d’un siècle, c’est sûr. Il en est aujourd’hui probablement à son apogée, ce qui veut dire que sa chute est, selon moi, très proche.
S’il est un homme, c’est d’abord un type d’homme, celui de l’homme contemporain baignant dans la béatitude matérielle et y mettant toute sa foi et tous ses espoirs. Dieu n’a pour lui de valeur -et d’existence-que s’il est un faire-valoir et un dispensateur de cette béatitude matérielle. Mais ce « dieu » là s’appelle le diable, c’est lui qui a rendu indispensable et adorable cette civilisation matérielle.

L’Antéchrist peut, à la fin de la période, être personnifié -le pape François pour la bête de la mer et Emmanuel Macron pour la bête de la terre- mais nous ne possédons pas la durée de leur règne puisque celle donnée dans l’Apocalypse est une durée codée et surtout globale, celle de l’ensemble de l’action de l’Antéchrist-système.
Nous n’aurons confirmation de ces hypothèses qu’une fois les deux bêtes abattues, car la plupart des grands auteurs sont formels : c’est à la mort des bêtes que se déclenche la chute de Babylone et la fin du monde. Or il faut toujours attendre que la prophétie se soit entièrement accomplie pour pouvoir la comprendre et l’entériner.

C’est pourquoi nous n’avons rien d’autre à faire que de continuer à résister à cet état d’esprit et à ce mode de vie, c’est à dire à sortir de Babylone, et à se réfugier dans l’arche mise en place par le Ciel pour nous protéger et nous sauver : la Vierge Marie.

 

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De l’alpha à l’oméga

Apocalypse 1:8 : « Je suis l’alpha et l’oméga, le principe et la fin, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. ».
Nous savons tous que Jésus-Christ est l’alpha et l’oméga, c’est à dire le début et la fin, parce que Jésus-Christ est Dieu et que la terre et l’homme sont des créations de Dieu. Tout revient de droit au Créateur. L’histoire de l’humanité n’est organisée qu’autour de Dieu et donc de Jésus-Christ, comme le rappelle Dom Monléon : « La bible est ordonnée toute entière, depuis les premiers mots de la Genèse jusqu’au dernier verset de l’Apocalypse, à l’histoire d’un seul homme, à celle de Jésus-Christ. »

Nous allons ici nous concentrer sur la valeur eschatologique de l’alpha et l’oméga, car puisque nous connaissons « l’alpha », à savoir la venue du Christ sur terre, nous pouvons tenter d’identifier la période de « l’oméga » à savoir celle qui annonce son retour -promis-, ou Parousie.

Le point Alpha
Le point alpha est connu de tous, c’est la date à laquelle Notre-Seigneur « descendit du Ciel » comme nous le disons dans le Credo : c’est le 25 mars, jour de son Incarnation.
A ce moment-là, Dieu est présent sur terre, il s’est incarné en homme, en choisissant de naître de la Vierge Marie.
Dans la liturgie catholique, cette date, qui fut la plus importante de tous temps pour le monde entier, n’est pas une fête de Jésus mais de la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce qu’en choisissant le seul être humain qui soit pur, parfait et sans tâche -condition indispensable pour donner naissance à Celui qui est aussi, par définition, totalement pur et totalement parfait-, Jésus a décidé de se révéler au monde par un intermédiaire naturel : sa mère. Pas de Marie, pas de Sauveur. Pas de révélation. Pas de Rédemption. Pas de libération.
Ceci est un choix divin indiscutable, dans le sens littéral du mot : l’homme n’est pas habilité à le discuter, c’est à dire à le mettre en cause, à le contester.

C’est pourquoi, puisque la Mère est indispensable au Fils, on peut considérer que le plan divin du salut commence en réalité à la naissance de la Mère. Même si le 25 mars reste le point alpha de référence, car c’est celui du divin Sauveur, le point alpha eschatologique, celui qui sert au calcul global, est celui de la naissance de la Mère, ou plus exactement, pour les mêmes raisons, celui de son apparition sur terre. Par conséquent, le point alpha eschatologique se situe au 8 décembre.

Le point Oméga
Et le point Oméga, quel est-il ?
La réponse est facile : c’est la même date. Du moins, c’est ce que j’en ai déduit. Parce que le point oméga correspond à la réalité avérée de l’action divine sur terre : le principe et la fin. Le principe c’est la venue du Sauveur sur terre, et la fin l’accomplissement de la promesse : la Rédemption.
Or le point oméga se situe lui aussi au 25 mars, jour de la mort sur la croix, celui où la promesse est réalisée : sauver les hommes du péché.
Ceux de l’ancienne alliance sont sauvés par la rémission de leurs péchés grâce au sacrifice suprême de Dieu en personne, et ceux de la nouvelle alliance (nous, ceux qui naissent à partir du Christ) sont sauvés par les grâces obtenues par le renouvellement de ce même sacrifice sur les autels qu’effectuent à chaque messe les prêtres de cette Eglise que le Seigneur fonde en même temps sur la croix. D’où les paroles de la consécration prononcées à la coupe, qui rappellent que la rémission des péchés et le point de départ de la nouvelle alliance se situent au sacrifice du sang.
Fixer la date de la Rédemption au 25 mars (25 mars 34 pour Mgr Gaume) n’est pas si arbitraire que cela, car parmi les rares dates possibles, le 25 mars est non seulement plausible, mais il fait figure de favori. D’où l’importance -avérée- des jubilés du Puy.

L’autre indice qui nous permet d’estimer que l’alpha et l’oméga se situent à la même date, se situe dans la célèbre déclaration de Jésus prise dans son sens allégorique : « Les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers«  (Matthieu 20:16), paroles qui clôturent la parabole des ouvriers de la dernière heure, passage de l’évangile possédant un sens eschatologique certain.

Par conséquent, le point Oméga de la fin des temps, celui de l’Apocalypse, se situe lui aussi au 8 décembre, pour la même raison invoquée tout à l’heure : la Mère précède et introduit le Fils parce que c’est un choix divin de toute éternité.

La meilleure preuve nous a été donnée à Lourdes : le 25 mars 1858 la « Dame » donne son nom : « Je suis l’Immaculée Conception« . La Sainte Vierge a donc lié les deux alpha et oméga, celui de son Fils (25 mars) et le sien (8 décembre) parce que les deux ont la même finalité : le salut du monde, et parce que la Mère ne vit que par et pour son Fils. La finalité de la Sainte Vierge c’est de nous donner le Sauveur, c’est bien là la signification première du 8 décembre.
En fait, le 25 mars et le 8 décembre sont les deux dates du salut.

 

Que veut dire le « point Omega » au 8 décembre ?

N’oublions pas, et c’est très important pour bien comprendre les événements, que nous n’avons pas à chercher la date de la Parousie, cela nous est formellement interdit : « Quand au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36).
Mais par contre, dans ce même évangile, le Seigneur nous engage à observer les indices qui permettront d’estimer la proximité de cette Parousie. Or quel est l’indice principal, celui exprimé dans l’Apocalypse ? C’est celui de la « Femme dans le ciel » qui ouvre la 7ème et dernière période, caractérisée par la mort des bêtes et la chute de Babylone afin de préparer le monde, via une légitime et nécessaire purification, au retour de Notre-Seigneur.
En d’autres termes, le 8 décembre symbolise et annonce la victoire du Cœur Immaculé de Marie sur les forces des ténèbres, passage obligé pour préparer la terre à la seconde venue du Sauveur.

Cette seconde venue, nous ne devons pas chercher à savoir quand elle arrivera ; par contre, cette victoire de la Sainte Vierge, cette entrée dans la 7ème trompette, cette mort de l’Antéchrist et de la bête via l’effondrement du système antéchristique, tout cela nous pouvons l’anticiper : voilà le point Oméga que nous recherchons : celui de la Vierge Marie.

Toujours dans l’objectif de bien comprendre le but de l’intervention du Ciel sur la terre en cette période cruciale, il convient de revenir à la finalité première de la Rédemption : pourquoi Jésus meurt-il sur la croix ? Pour sauver son peuple de ses péchés.
La mystique christique -et divine- est indissociable de la notion de péché.
Or la Genèse est claire, et l’enseignement de l’Eglise aussi : c’est la Femme par excellence, à savoir la Vierge Marie, qui est chargée d’écraser la tête du serpent, de vaincre le dragon.
C’est pourquoi, dans la prière qu’il a composée à l’occasion du cinquantenaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception, le pape saint Pie X rappelle cette réalité fondamentale : « Vous qui avez écrasé la tête de l’ennemi dès le premier instant de votre conception« .
Dès que la Sainte Vierge apparaît sur terre donc dès le 8 décembre, le démon sait qu’il est perdu, le sentence d’exécution est prononcée, le salut du monde est enclenché.

Continuons le raisonnement en le rapprochant de l’Apocalypse. Quelle est la finalité globale de tout cela ? Basculer dans la Jérusalem Céleste, c’est à dire dans un monde sans péché.
Ceci est d’une importance capitale et c’est pourquoi on parle de fin du monde : parce que le nouveau ciel et la nouvelle terre qui font suite à la Purification finale, seront pour la première fois dans l’humanité un monde totalement exonéré du péché.
Nous ne savons pas ce que c’est, soyons francs, puisque la présence du démon et du péché nous accompagnent sans discontinuer depuis le Paradis terrestre.
Il s’agit donc bien d’un nouveau monde, consécutif non pas à la fin de la terre, mais à la fin du monde puisque ce monde est celui qui cohabite avec le péché. La description des chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse est sans équivoque sur ce nouveau monde.

Or qu’est ce que le 8 décembre ? La fête de l’Immaculée-Conception c’est à dire du seul être humain au monde conçu sans péché, parfaitement pure, la seule qui n’ait pas été souillée par le péché.
Bref la seule à partager la description de… la Jérusalem céleste.
C’est pourquoi seule la Sainte Vierge pouvait introduire ce monde exonéré du péché, et seul le 8 décembre peut être la date de départ de cette Jérusalem céleste.
D’où le fait que l’alpha et l’oméga soient à la même date : car la mort d’un monde est aussi celui de la naissance d’un autre. C’est exactement la mystique de la Rédemption où le Christ, « par sa mort, a donné la vie au monde« .
On peut donc en conclure, et c’est cohérent, que le 8 décembre symbolise à la fois l’oméga (fin d’un monde, celui souillé et tâché par le péché) et l’alpha (début d’un nouveau, celui sans tâche, d’une Eglise redevenue immaculée).

Mais attention, il faut rester humbles dans notre approche : comprendre la symbolique de l’alpha et l’oméga et la relier au 8 décembre ne veut pas dire que forcément il va se passer quelque chose LE 8 décembre de telle ou telle année.
Nous pouvons juste en déduire que 8 décembre d’une année à déterminer (et il n’est pas exclu que ce soit 2018) sera le point de départ de la Jérusalem céleste, et consécutivement la chute de Babylone et des bêtes, sachant qu’il y aura encore quelques étapes à passer.
Etapes qui restent floues car « Toute notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel prendra fin. » (1Corinthiens 13:10)
Ce n’est qu’à la fin que le secret du roi se dévoile.

Nous noterons tout de même que l’ennemi ne s’est pas gêné pour utiliser le 8 décembre comme point alpha et oméga en choisissant le 8 décembre 1965 pour clôturer le concile Vatican II : à cette date, c’est bien une nouvelle église qui naissait et l’ancienne qui disparaissait.

 

5 novembre : point Alpha et Oméga du démon

Justement, l’adversaire, parlons-en. Lui qui imite toujours le divin, a probablement lui aussi sa propre date de début et de fin. Justement, il nous en a donné une.

A Medjugorje la Sainte Vierge a déclaré que la fête de sa nativité se situait non pas au 8 septembre mais au 5 août. Cela veut dire que sa Conception Immaculée n’est plus au 8 décembre mais au 5 novembre.

C’est énorme.
Il faut savoir que la conception de la Vierge Marie a été fixée au 8 décembre parce que sa naissance se situe au 8 septembre. Nous le savons par elle-même : la Vierge Marie apparut en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d’Angers pour lui demander l’institution de la fête de sa Nativité au 8 septembre.
Cela faisait donc plus de 1500 ans que nous fêtions les 8 septembre et 8 décembre. D’ailleurs, sans même cette apparition, les églises d’Orient fêtaient le 8 décembre dès le 8ème siècle, preuve que cette date était inscrite de toute éternité.

De deux choses l’une : soit le Ciel a changé d’avis, soit il a révélé initialement une fausse date et donc l’Eglise se trompe depuis au minimum 15 siècles, soit les apparitions de Medjugorje sont fausses.
La réponse est facile : admettons que les apparitions de Medjugorje soient authentiques, donc sous l’influence du Saint-Esprit ; mais alors comment expliquer que ce même Saint-Esprit, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper, sensé inspirer son Eglise depuis le début, l’ait laissée se tromper durant tant de temps ? Comment une Eglise dirigée par le Saint-Esprit, surtout dans ses actes les plus fondamentaux, peut-elle fixer des fêtes à des dates fausses, sur une aussi longue durée ?
Le Ciel ne peut pas changer, ne serait-ce parce qu’une date de naissance est unique. Donc soit le Ciel nous donne les 5 août et 5 novembre, soit les 8 septembre et 8 décembre, mais pas les deux.
Il faut choisir.

Passons à Medjugorje maintenant.
– Non seulement ces apparitions n’ont pas été reconnues par l’Eglise, mais elles ont été condamnées à trois reprises par l’évêque du lieu.
– Elle suscitent des conversions me dit-on. Mais des conversions à quoi ? A la Rome conciliaire, dont elles ne dénoncent ni les hérésies, ni les sacrilèges, ni les faux sens dogmatiques. Curieux pour la Sainte Vierge. On y récite le chapelet certes, mais quand on se fait passer pour la Sainte Vierge, il faut un minimum de crédibilité.
– Une autre façon de reconnaître des apparitions authentiques est d’en étudier le mode opératoire : la quasi totalité des apparitions reconnues s’est fait à peu de personnes, avec des messages concis et clairs (ou prophétiques), et en petit nombre (jusqu’à 18 à Lourdes). Ici on a multiplicité des voyants et surtout multiplicité des apparitions : plusieurs milliers, presque chaque jour ! Ce n’est pas le mode opératoire habituel ; or la Sainte Vierge ne se déplace pas pour parler pour ne rien dire ou répéter constamment le message : c’est le rôle des voyants de se faire l’écho de ce qu’ils ont entendu.
– Le contenu des messages : là aussi, habituellement la Vierge Marie ne vient pas pour répéter des banalités. Et puis elle est précise dans ses termes.
Par exemple, prier pour la paix n’a de sens que si elle en rappelle les fondamentaux : seule la paix de Jésus-Christ est valable, et celle-ci nécessite impérativement la lutte contre le péché et la pénitence. Une fois de plus, le lien avec le péché est fondamental. C’est pourquoi la Sainte Vierge demande toujours de prier pour les pécheurs, et non pour les malades ou les handicapés. Car l’absence de paix, les maladies ou les problèmes viennent du péché et de l’absence de dévotion envers Jésus-Christ.
Tout ceci est exprimé clairement dans l’Agnus Dei : « Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, donnez-nous la paix » : il y a là les deux conditions pour obtenir une vraie paix : s’adresser à l’Agneau de Dieu (le Christ) et enlever les péchés. Tant que le péché règne, il n’y aura pas de paix durable.
A-t-on des messages en ces termes à Medjugorje ? Non, on a des exhortations à une paix floue et indéfinie, qui peut être la paix maçonnique, celle des hommes, la même dont parlent les pontifes depuis le concile.
– Enfin une apparition authentique s’apprécie au comportement des voyants : quand on a vu la Sainte Vierge, on ne peut qu’appartenir à Dieu, on sort naturellement de Babylone. C’est pourquoi très majoritairement les voyants choisissent ensuite la vie religieuse (Bernadette Soubirous, Catherine Labouré, Mélanie Calvat, les frères Barbedette, Lucie de Fatima, etc) ou du moins restent célibataires (Maximin de la Salette, Estelle Faguette, Jacqueline Aubry…). Là encore, rien de tout cela à Medjugorje, où les voyants semblent heureux de vivre et se maintenir dans Babylone.

Donc Medjugorje sont de fausses apparitions de façon certaine, comme beaucoup d’autres actuelles.
Mais le démon nous a donné là une information de premier ordre : la date de « son » Immaculée Conception, de son Eglise à lui c’est à dire du point oméga de « son monde » à lui.
Et cette date, c’est le 5 novembre.

Alors esbroufe ? Enfumage ? Fausse piste ?
Ou au contraire date butoir de son alpha et oméga ?
Que doit-on penser de ce message ?
Et puis concerne-t-il l’Eglise catholique, son ennemie de toujours, ou la société civile (Babylone) ou les deux ?

Nous allons tenter de percer ses intentions en étudiant deux faits historiques à cette date précise.

 

5 novembre 1605 : conspiration des poudres
La conspiration des poudres est un complot organisé par des catholiques anglais, dont le plus célèbre fut Guy Fawkes, qui avait pour but de faire sauter le parlement anglais le 5 novembre et de renverser le roi Jacques 1er.
Malheureusement les conspirateurs seront arrêtés dans la nuit du 4 au 5 novembre, donc in extremis, et le projet capota.
Il faut savoir que l’anglicanisme à cette époque était encore jeune, et cette conspiration aurait pu renverser l’ordre des choses et rétablir le catholicisme en Angleterre. C’était encore faisable.
La face du monde en aurait été changée, mais hélas l’Angleterre devint le pays pilote du démon pour avancer dans sa volonté de domination du monde : base arrière de la franc-maçonnerie, qui y naîtra officiellement en 1717 ; base arrière de la haute finance internationale, déjà sous contrôle juif ; base arrière du communisme, la première Internationale se tiendra à Londres en 1864 ; base arrière du sionisme : c’est à la branche anglaise de la famille Rothschild que le ministre Balfour écrivit le 2 novembre 1917.
Le rôle de l’Angleterre dans la stratégie d’endiguement du monde par la Synagogue de Satan n’est donc pas anodin, il est même primordial.
On comprend mieux la colère de Satan en ce 5 novembre 1605 sur son pays fétiche, le premier d’Europe à lui appartenir, et son désir d’illustrer sa revanche à la même date.

Revanche décrite dans le film V pour Vendetta, qui reprend cette idée du complot, mais cette fois-ci par l’ennemi. Ce film satanique montre une conspiration réussie (au 5 novembre !) mais inversée.
Le pouvoir totalitaire (sous-entendu le monde catholique) est renversé par une conspiration de type maçonnique, à laquelle adhère bien entendu la population, qui sème le chaos dans le pays avant d’arriver à la date fatidique du 5 novembre où gouvernement et parlement sont renversés, mais par un mouvement qui se présente, bien entendu, comme pacifique.
Intéressant tout de même cette insistance du démon pour la date du 5 novembre et cette façon de se présenter comme un sauveur et un libérateur à cette date.
Sachant que le message subliminal est clair : en 1605 le complot était catholique et il échoue, alors que dans le film le complot n’est manifestement pas mené par des catholiques, et il réussit.
Donc, en quelque sorte, le démon se déclare vainqueur sur le catholicisme le 5 novembre.

 

5 novembre 1990 : la nuit des OVNIS
Autre fait qui mérite d’être souligné : « Le 5 novembre 1990 à 19H00 précises, des milliers de témoins en France et dans d’autres pays d’Europe ont observé un immense ensemble de lumières traverser le ciel en silence. »
Voilà ce qu’en dit la presse à l’époque :
« L’impressionnante vague d’OVNIs du 5 novembre 1990 en France. Des milliers de français à travers le pays assistent à un spectacle incroyable. Certains témoins sont persuadés qu’il s’agit de dizaines de vaisseaux spatiaux, parfois de grande taille, mais les autorités françaises n’ont jamais parlé de ce événement. Le mystère reste entier, et fait toujours débat dans le monde de l’ufologie. »
Quand on étudie les témoignages, il est certain que l’explication avancée par le gouvernement (il se serait agit des restes d’une fusée soviétique) ne tient pas cinq minutes, ne serait-ce qu’à cause du grand nombre de points lumineux observés.
D’autre part, nous savons que l’utilisation du phénomène extra-terrestre n’est pas exclue de la stratégie de l’élite de l’ombre. Cela fait partie des plans prévus de longue date, régulièrement dénoncés par la sphère « complotiste« . Même si nous savons que le monde extra-terrestre n’existe pas, il n’est pas impossible à l’homme d’en créer un de toutes pièces afin de faire illusion, et de s’en servir pour exécuter des plans occultes. La longue préparation médiatique et cinématographique des esprits prendrait tout son sens.
Et puis nous savons que les démons de l’air existent et que la puissance de la bête sera colossale ; il n’est pas exclu non plus que les anges déchus fassent preuve de pouvoirs encore plus étendus à la fin leur règne.

Nous noterons enfin que 1990 se situe à 28 ans de 2018 et que le nombre 28 est un des très rares nombres parfaits, qui plus est multiple de 7. Un indice intéressant pour cette année.

Pour le moment je pose les données, il est encore trop tôt pour formuler une hypothèse valable autant sur le 5 novembre d’une manière générale, que sur le 5 novembre 2018 d’une manière particulière.

Cependant, un troisième indice semble nous indiquer une piste :

 

Le signe de l’effondrement du pont Morandi à Gênes
Le 14 août dernier, l’effondrement du viaduc de Gênes a défrayé la chronique. Signalons au passage que le chiffre 14 est synonyme de mort, ou du moins de Passion, puisque le Christ meurt le 14 Nizan. D’autre part, le 14 est aussi un chiffre codé pour compter les générations puisque saint Matthieu débute son évangile par la généalogie de Jésus depuis Abraham, en trois fois 14 générations. 3×14 = 42 le fameux chiffre de la durée de la bête dans l’Apocalypse.
Voilà pour le 14. Mais ce n’est pas le plus intéressant.
Ce pont partage son nom avec un prêtre traditionaliste, rattaché sur la fin à la FSSPX, l’abbé Roger Morandi. Certes sa notoriété n’est pas universelle, mais il n’est pas un inconnu non plus, ne serait-ce parce qu’il fut fondateur des Petits Chanteurs de saint Charles, qui, eux, sont connus.
Il faut savoir que l’abbé Morandi avait donné ce nom à sa manécanterie en hommage à saint Charles Borromée, l’évêque de Milan. Fête de saint Charles : le 4 novembre.
Or, et c’est là que cela devient intéressant, le père Morandi est mort le 4 novembre 2009.
Double 4 novembre donc, sachant que le 4 novembre est la veille du… fameux 5 novembre !

Alors quelle est la signification de l’avertissement du pont Morandi et de ses 43 morts ?
Voici une proposition d’explication : puisque le pont Morandi nous renvoie au 4 novembre, cette date est marquée par saint Charles Borromée. Qui est ce saint ? Un des principaux acteurs du concile de Trente. A quoi servit ce concile ? A préciser et redéfinir la doctrine de l’Eglise catholique face aux dangereuses attaques de la réforme protestante.
Qu’est ce que le 5 novembre ? Une tentative de reprise du pouvoir des catholiques face à un dérivé du protestantisme (l’anglicanisme). Donc en réalité, tout tourne autour du protestantisme.
Que disions-nous tout à l’heure ? Que le 5 novembre pourrait bien être la date butoir du démon, celle de sa victoire. Sur qui ? Sur son pire ennemi, le catholicisme.
Que lui reste-il à faire ? Presque toute l’Eglise est déjà à terre, il ne reste plus qu’une chose à faire : chasser le divin Maître des tabernacles, supprimer la Présence Réelle, et détruire alors définitivement ce qui fait l’essence même du catholicisme. Pour cela il faut changer la messe, changer la consécration.
Comment faire ? Créer une messe compatible avec les protestants, qui ne croient pas en la Présence Réelle. Que fait le Vatican aujourd’hui ? Il multiplie les rapprochements avec le protestantisme dans le but de parvenir à la « pleine communion » selon les propres termes du pape François.
Pourquoi ? Pour détruire définitivement l’Eglise.
Quand ? Il semblerait que l’échéance soit fixée au 5 novembre ; peut-être 2018.

Où en sont-ils ? Le secret d’une nouvelle messe en préparation est bien gardé, il s’agit là d’une bombe, aussi puissante que celle de la révélation d’extra-terrestres.
Quels sont les projets proches ? Le synode des jeunes du 3 au 27 octobre, qui semble être une préparation des esprits à un véritable et visible changement de ton et de doctrine sur les mœurs, et la canonisation de Paul VI le 14 octobre. Pourquoi ne pas finir sur l’annonce d’une nouvelle messe ?
À eux aussi le temps est compté.

 

Conclusion

Tout le monde l’a compris, il va falloir surveiller ce 5 novembre de près, même si le prince du mensonge n’est pas à une manipulation près.
Mais s’il a donné cette date du 5 novembre, ce n’est pas un hasard.
Sa conspiration des poudres est sur le point d’aboutir, c’est son dernier acte, car le dernier baril qui doit exploser est aussi le plus délicat, le plus stratégique, le plus difficile.
Son alpha et son oméga : construction d’un nouveau monde sur les décombres de l’ancien, enfin réduit en poussières.

Je ne sais pas si le point oméga de Satan se situe réellement au 5 novembre et au 5 novembre de cette année. Mais on peut le supposer car cela correspondrait à deux autres événements :

1) le 5 novembre est distant de 7 jours du 11 novembre.
Nous savons par la rencontre historique des deux bêtes le 26 juin dernier (rencontre pape François – Emmanuel Macron) que tous les deux ont donné un signe pointant sur le 11 novembre.
D’autre part, le 11 novembre marque le centenaire de la première guerre mondiale ; or je suis de plus en plus persuadé que celle-ci fut le sacrifice du sang des catholiques en prévision et en réparation des cent ans du démon qui auraient commencé en réalité à cette date.
Dans ce cas, le 5 novembre pourrait être le jour de Noé, à savoir l’avertissement du démon à Babylone avant « son » déluge du 11 novembre et « son » mois des 10 rois.
Rappelons, à toutes fins utiles, que le film 2012 est sorti le 11 novembre en France et qu’il décrit bien le « déluge » de Satan.

2) A la fin des bêtes, l’Apocalypse prévoit que les 10 rois qui n’ont pas encore reçu le royaume recevront la puissance pour une heure avec ou après la bête selon les traductions (Apoc. 17:12).
J’estime cette heure à un mois.
Ceci annonce de grands désordres dans l’Eglise et le monde, qui commenceraient alors le 11 novembre (après une première vague de préparation d’ici le 5 novembre).
Passé ce mois c’est la Femme dans le ciel qui prend le relais.
Parallèlement, les témoins ressuscitent.
Le 11 décembre, fête de Notre-Dame des Victoires.
Le 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe (Vierge de l’Apocalypse).
Le 14 décembre, Marie faisait chanter le Magnificat (chant d’action de grâces par excellence) à l’Ile-Bouchard.

Un signe qui ne trompe pas, pour cette dernière « heure » (ce dernier mois) :
Un 8 décembre, saint Dominique Savio a l’intuition qu’une personne malade demande de l’aide ; grâce à lui, elle reçoit l’extrême-onction in extremis 1 heure avant de mourir.

C’est l’Eglise et le monde qui auront un dernier mois avant de mourir définitivement, avant que l’alpha et l’oméga divins ne s’enclenchent à partir du 8 décembre pour la phase finale de la purification en vue de l’établissement de la Jérusalem Céleste.

 Patientons, observons et faisons confiance à la Vierge Marie.

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