Non, Paul VI ne peut pas être saint

il est curieux de constater que tous les papes du concile Vatican II ont été canonisés. Après Jean XXIII et Jean-Paul II en 2014, c’est au tour de Paul VI aujourd’hui. Il y a là une volonté systémique qui surprend, comme si une sorte d’idéologie avait pris le pas sur la notion traditionnelle de sainteté : pour être béatifié ou canonisé, un pape doit avoir exercé des vertus chrétiennes héroïques non seulement comme chrétien, mais comme pape, ou alors avoir été martyrisé. Est-ce vraiment le cas ?
Mais derrière ces trois canonisations se profile en réalité un autre message : la canonisation du concile Vatican II et des trois hommes qui l’ont fait : le premier l’a porté sur les fonds baptismaux, le second en a construit les fondations, le troisième l’a fait grandir jusqu’à l’âge adulte.

3 papes saints de suite, du jamais vu. Ou plutôt, si : les 53 premiers papes furent tous saints, ceux des débuts de l’Eglise. Un peu comme si la nouvelle église issue du concile voulait l’imiter, preuve qu’il s’agit bien d’une rupture, d’un nouveau commencement, méritant d’être souligné par ces canonisations.

L’Eglise nous dit donc sérieusement que de 1958 à 2005 sans quasiment discontinuer -mis à part les 33 jours de Jean-Paul Ier- soit tout de même 47 ans, nous n’avons eu que de saints papes, si saints qu’ils méritent d’être honorés et portés sur les autels.

Pourtant, n’importe qui reconnaît, y compris dans l’Eglise issue du concile (que nous appelons conciliaire), que cette même période est caractérisée par une chute vertigineuse du nombre de fidèles pratiquants ainsi que des vocations, et d’une crise de la foi sans précédent.
Question : comment l’Eglise peut-elle connaître de tels problèmes de fond tout en ayant à sa tête de saints hommes ? N’est-ce pas paradoxal, et même contradictoire ?
Surtout qu’il s’agit là d’une crise spirituelle et non matérielle ; or justement l’Eglise a charge d’âmes.
Reposons donc la question autrement : comment des saints peuvent-ils faire fuir les âmes, alors que la sainteté repose, en principe, sur leur capacité à les attirer auprès d’eux ?

La réponse est simple, elle brûle les lèvres, et en même temps elle soulève une terrible question :
Parce que ces papes ne sont pas saints.
Parce que le concile n’est pas saint.
Parce que « Rome a perdu la foi » et est « devenue le siège de l’Antéchrist » (Notre-Dame à la Salette).
Parce que nous sommes arrivés au degré d’imposture finale, un des pires qui soit parce qu’il sème une confusion aux proportions irréparables dans les esprits ; celui de procéder à de fausses canonisations – ou plus exactement à des canonisations pour des motifs idéologiques et non religieux. Un comble pour une religion, surtout pour la seule à avoir des saints.

Mais restons sur le cas de Paul VI puisque c’est celui qui nous occupe.
Jean-Baptiste Montini, successeur de Jean XXIII, fut élu pape en 1963, durant le concile Vatican II, ouvert 9 mois avant, et qui se terminera en décembre 1965.
Lui-même vécu jusqu’au 6 août 1978, soit un pontificat de 15 ans.

 

Ecarté par Pie XII pour traîtrise

On a maintenant la preuve, avec le recul et parce que tout finit par se savoir, que la franc-maçonnerie ecclésiastique cherchant à prendre le pouvoir dans l’Eglise, avait jeté son dévolu sur Mgr Montini, son poulain privilégié, qu’ils avaient formé et préparé pour être le successeur de Pie XII.
Cette infiltration de l’Eglise par la franc-maçonnerie commençait à se faire sentir, c’est pourquoi Pie XII chargea l’abbé Luigi Villa de repérer et démasquer tous les hauts prélats appartenant à cette organisation secrète, ennemie mortelle de l’Eglise. Il s’appuya également sur d’autres hommes comme le colonel Arnauld, ancien membre du Deuxième bureau français.

Sous le pontificat du pape Pie XII, Mgr Montini fut nommé pro-secrétaire d’état en 1944 avec Mgr Tardini. La secrétairerie d’Etat au Vatican est l’équivalent de notre Matignon. Ces deux prélats étaient donc en quelque sorte de « vices-premiers ministres » sous l’autorité directe du pape.

Il fut apporté la preuve à Pie XII que son pro-secrétaire d’état Montini entretenait des rapports secrets avec l’Union soviétique, régime communiste anti-catholique, à l’insu du pape et donc le trahissant, ce qui explique la brusque décision de Pie XII en novembre 1954 de démettre Montini de ses fonctions de pro-secrétaire d’état, et de l’éloigner de Rome en le nommant archevêque de Milan.
De plus, malgré les pressions de certains hauts prélats (afin de satisfaire les exigences de la franc-maçonnerie ecclésiastique), Pie XII se refusa toujours de nommer Montini cardinal, ce qui l’excluait de facto du collège des cardinaux et donc de la liste des prétendants à la papauté.
(plus de détails sur Paul VI ici)

Ceci contrecarrait grandement les projets de nos ennemis : avoir un pape « selon leurs besoins« . Pas nécessairement franc-maçon lui-même, mais inféodé à la franc-maçonnerie, afin de lancer leur fameux projet de réforme de l’Eglise.
Il fallait pour cela un homme décidé et acquis à leurs idées, et surtout jeune, afin d’avoir le temps de mettre en place le plus grand projet de destruction qu’ait connu l’Eglise.

Donc, mis au courant de la dangerosité de Montini par l’abbé Villa et le colonel Arnauld, le pape Pie XII l’écarta du pouvoir et l’empêcha d’être son successeur. C’est pourquoi, nous le savons aussi aujourd’hui, ils durent se résigner à faire élire un pape de transition, qui fut Jean XXIII, non sans mal puisque le cardinal Siri fut d’abord élu au conclave de 1958, et dut renoncer sous la pression. Car maintenant que les ennemis étaient arrivés au but, ils ne pouvaient plus laisser filer ce pouvoir tant convoité.
Ils ont choisi Roncalli (Jean XXIII) parce qu’il était un des leurs, et parce qu’ils le savaient malade : les quelques années lui restant à vivre devaient suffire pour résoudre ce contretemps. Les deux choses que devait faire Jean XXIII étaient de nommer Montini cardinal (ce fut fait au premier consistoire du 15 décembre 1958, soit seulement un mois et demi après son élection !) et convoquer le concile, ce qu’il annonça le 25 janvier 1959, soit 3 mois après son élection.
Qui était pressé ? Jean XXIII ou le groupe de pression qui tire les ficelles dans l’ombre ?
Il n’y avait plus qu’à attendre qu’il meure tranquillement, afin que Montini puisse prendre la place.

Ce fut chose faite en 1963.
Commence alors le pontificat de celui qui fut, probablement, le pire pape de l’histoire de l’Eglise.

 

Paul VI, le plus grand destructeur de l’Eglise

Je sais bien que j’instruis ici un article à charge sur Paul VI, mais la pile des mauvaises actions est tellement plus élevée que celle des bonnes, que la balance est considérablement déséquilibrée.
Il faut que les gens sachent.

Nous allons ici décrire quelques aspects marquants de son pontificat, suffisamment pour comprendre que ce pape ne peut en aucune manière être ajouté à la liste des saints, à moins de raisonner d’une façon inversée.
Une liste plus complète de toutes ses (mauvaises) actions est consultable ici.

 

1) L’intronisation de Lucifer au Vatican le 29 juin 1963
Le pape Paul VI est élu le 21 juin 1963, ce qui en soi est déjà un signe puisque c’est le jour de la triple donation de Jeanne d’Arc. A qui allait-on transmettre l’Eglise via Montini ? La réponse vint huit jours après. Don Luigi Villa l’a révélé, mais aussi le père Malachi Martin, ancien secrétaire du cardinal Bea, qui décrit la scène dans son ouvrage La maison battue par les vents.
Une double messe noire fut célébrée simultanément à Rome et Charleston (États-Unis) le 29 juin 1963 afin d’introniser Satan dans la chapelle Pauline, donc au Vatican.
Ceci est la preuve que Jean-Baptiste Montini était bien l’homme qu’ils attendaient, celui qui devait faire basculer l’Eglise dans la société de l’Antéchrist, en faire même l’Antéchrist-religion.
Le lendemain, 30 juin, Paul VI était couronné.
La triple donation est claire : l’Eglise est confiée à Paul VI, qui transmet le pouvoir à Satan, qui le lui rend le lendemain.

Beaucoup de gens se sont interrogés sur la fameuse phrase de Paul VI « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu » prononcée le 29 juin 1972. En fait l’explication est simple : c’est un aveu, une affirmation, par quelqu’un qui était bien placé pour le savoir. Voilà pourquoi il l’a prononcé le jour anniversaire de cette intronisation, neuf ans après.
Le 21 décembre prochain cette élection soufflera ses 666 bougies : le fait que ces 666 mois tombent le jour de la fin du monde (supposée en 2012) est-il vraiment un hasard, ou un avertissement du Ciel, avec six ans d’avance ?

 

2) Le concile Vatican II
Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Je me contenterai de souligner trois points :

a) La rupture avec le passé. Ce n’est un secret pour personne, ni même un point de désaccord : du concile sortira une nouvelle Eglise, appelée conciliaire, en rupture d’abord liturgiquement, puis doctrinalement. Que je sache, aucune religion ne s’est mise en rupture avec son passé, même les « églises » protestantes, au contraire elles y puisent leur force et leur légitimité. Rien que cet aspect devrait nous faire réfléchir.

b) la mise en conformité avec l’esprit du monde. Cette rupture s’explique notamment par l’évolution de la société, qui depuis le début du siècle, était entrée dans une ère de prospérité et de progrès technique et scientifique hors normes. Or, peu le soulignent, mais cette nouvelle façon de vivre va entraîner un changement de mentalité.
Pour la première fois, l’humanité entrevoit la possibilité de se passer de Dieu, car l’homme parvient à une maîtrise qui lui permet non seulement de tout régler, mais d’acquérir des fonctions anciennement du domaine exclusif du divin. Par exemple, la capacité de modifier la création dans son essence même, par la génétique. Cette civilisation du progrès matériel s’oppose à la civilisation spirituelle construite par la chrétienté, qui repose non pas sur l’homme mais sur Dieu.
Or les Pères du concile, même inconsciemment, avaient bien perçu le véritable enjeu : peut-on s’opposer à cette nouvelle société dont la mentalité est en contradiction avec la nôtre ? Ils ont essayé, portés par le courant libéral, de rendre compatible la foi avec cet esprit (païen) du progrès technique. Voilà la véritable signification du fameux « esprit du concile« .

c) l’adoption de la religion de l’homme. Le problème principal de cette position consiste en fait à reconnaître une civilisation où la gloire de l’homme prend le pas sur celle de Dieu, car par elle, l’homme se divinise par la matière et entre dans ce que j’ai appelé les Béatitudes matérielles. Un peu comme si l’Eglise avait voulu rendre compatible la vie selon la chair et la vie selon l’esprit. Mais on sait par saint Paul que c’est impossible. En adoptant l’esprit du siècle par cette ouverture au monde, l’Eglise bascule petit à petit dans la religion de l’homme, une religion humaniste où l’homme prend le pas sur Dieu parce que, répétons-le, il n’a plus besoin de Dieu pour progresser et résoudre tous les problèmes sur terre. Dieu devient un être abstrait, lointain, ou au contraire un ami, une sorte de copain, mais dans les deux cas il change complètement de statut, d’où la rupture nécessaire d’avec le passé. La célèbre “Pastorale de l’Église dans le monde d’aujourd’hui” y trouvera ses fondements, elle qui fait devenir l’homme “centre et chef du monde” à la place de Jésus-Christ.

 

3) Première visite à l’ONU d’un pape
Paul VI sera le premier pape à se rendre à l’ONU pour y prononcer un discours, le 4 octobre 1965. Le terrain avait été préparé par l’encyclique Pacem in terris de son prédécesseur, où pour la première fois un pape reconnaissait dans les droits de l’homme la capacité à apporter et garantir la paix. Nous sommes directement dans le nouvel esprit dont on parlait à l’instant : désormais, et c’est officiel, l’Eglise défend les droits de l’homme au lieu des droits de Dieu, elle a basculé dans la religion de l’homme.
Paul VI viendra à l’ONU répéter la même chose, ce discours humaniste qui est désormais celui de l’Eglise : « ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l’homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout la liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu’il y a de plus haut dans la sagesse humaine ». Il y a clairement remplacement du règne social du Christ par celui des droits de l’homme. Ceci est la marque de la bête, à savoir de l’Antéchrist, comme démontré dans notre précédent article du 7 octobre 2018.

 

4) Déclaration Nostra Aetate
Cette déclaration fut promulguée quelques jours avant la clôture du concile, le 28 octobre 1965. Les deux aspects révolutionnaires de ce texte sont :
– l’instauration d’un dialogue interreligieux avec les confessions non chrétiennes ;
– et pour la première fois, encore, l’Eglise reconnaît une possibilité de salut en dehors du Christ.
Ceci est en totale contradiction avec les instructions du Seigneur à l’Ascension, où il charge les apôtres de convertir le monde et non de dialoguer avec les autres religions. Quant à la doctrine du salut, là aussi Dieu le Fils a été très clair : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne peut aller au Père que par Moi » (Jean 14:6). Il est donc impossible de reconnaître quoi que ce soit aux autres religions, doctrine formulée jusque-là ainsi :  » Hors de l’Eglise, point de salut « .

 

5) La nouvelle messe
Mais l’ultime trahison, la plus voyante et la plus marquante, c’est sans conteste la modification de la messe. Il faut savoir que la messe catholique n’a pas d’équivalent dans les autres religions. Tout le monde rend un culte à « son Dieu » via des cérémonies et des célébrations, mais aucune ne prétend faire venir Dieu en personne à chaque célébration. Pourquoi ? Parce que c’est une institution divine qui ne pouvait être décidée que par Dieu en personne, et qui dépasse totalement l’entendement humain. C’est pourquoi aucun homme ne pouvait « l’inventer ». Ceci est d’ailleurs la preuve de l’origine divine de la religion catholique, à l’exclusion de toutes les autres puisqu’aucune ne possède d’éléments différentiateurs de ce type, foncièrement divins.
Là encore, la nouvelle messe, patiemment construite de 1965 à 1969 puis étendue à l’Eglise universelle et rendue obligatoire à partir du 30 novembre 1969, est en rupture totale avec celle du passé. Bien sûr qu’en deux mille ans, on a vu l’Eglise préciser, compléter, enrichir, définir, retrancher, améliorer, adapter, sa doctrine et sa liturgie, mais toujours en continuité avec l’adoration en esprit instituée par le divin Maître et transmise fidèlement par ses apôtres. C’est la fameuse continuité et succession apostolique. A aucun moment il n’y a de rupture avec l’ancien, mais plutôt une évolution et une progression s’enrichissant et se corrigeant dans le temps.
Sauf à partir du concile.
L’évolution la plus marquante, mais finalement cohérente avec cette nouvelle religion de l’homme qui se mettait en place, est le retournement des autels. Là où précédemment le prêtre et les fidèles se tournaient spontanément vers le Tabernacle où se trouve la Présence Réelle de Dieu -et donc l’endroit le plus sacré de l’église, celui vers lequel doit monter toute adoration, c’est logique-, dorénavant le prêtre tourne le dos au dit tabernacle, quand ce dernier n’est pas relégué à la périphérie, pour se tourner vers les fidèles. L’attraction principale n’est plus le Seigneur : pour le prêtre ce sont les fidèles, pour les fidèles c’est le prêtre. Une façon très nette, et très concrète, d’accomplir l’abomination de la désolation dont parle Jésus dans l’évangile de la fin du monde.
Ils ont donc retourné et décapité les autels, mais aussi modifié en profondeur la liturgie.
D’où la désacralisation manifeste du rite et des manières entraînant de nombreuses pratiques sacrilèges, comme la communion dans la main ou sa distribution par des laïcs ; aujourd’hui l’indifférence est quasiment unanime envers le Tabernacle, du moins en France, où se trouve pourtant notre Dieu en son corps, sang, âme et divinité.

Concernant ce mystère de dénaturation de la messe, je vais hasarder ici pour la première fois une théorie pour tenter de lever le doute concernant sa validité. La voici :
Bien que cette nouvelle liturgie dénature la messe, la rend bâtarde et amoindrit la foi, elle ne supprime pas le sacrement car le Seigneur est au-dessus des contingentements humains. Le cœur de la messe contient deux volets, qui sont les équivalents du jeudi saint et du vendredi saint, à savoir l’institution d’un rite sacré transmissible et répétable (la Sainte Eucharistie – jeudi saint) et le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix (offrande au Père du sang rédempteur du Fils – vendredi saint). Or la nouvelle messe occulte presque entièrement le sacrifice de la croix au bénéfice du repas pascal. On peut donc dire que d’un certain côté cette messe abolit le sacrifice car elle réduit ce dernier à une commémoration, un repas, donc elle abolit symboliquement le renouvellement du sacrifice du Fils au Père du vendredi saint, mais elle n’abolit pas le mystère de la transsubstantiation et la Présence Réelle.
Ceci expliquerait l’extraordinaire progression du péché dans le monde depuis la nouvelle messe, car le sacrifice du sang a pour objet la Rédemption, dont le but est de « sauver son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21). Si le sacrifice du sang saute, la protection contre le péché saute.

 

6) La modification du rite d’ordination des prêtres et des évêques
On aurait pu parler aussi de la réforme du bréviaire ou de celle de l’enseignement dans les séminaires. Toutes ces réformes ont eu pour conséquence un grand amoindrissement des grâces conférées au sacerdoce, malgré la bonne volonté de bien des prêtres. Certains théologiens, souvent sédévacantistes, affirment que cette réforme du rite d’ordination des prêtres invalide le sacerdoce.
En réalité, elle est comme tout ce qui touche le concile et ce qui en sortira : elle produit des hommes tièdes, formés à s’adapter au monde au lieu de le combattre, qui confèrent des sacrements bâtards et dénaturés, mais bien valides, et qui défendent la dignité de la personne humaine avant celle de Dieu. Comment voulez-vous que les fidèles reçoivent de grandes grâces dans ce contexte ?
Ils vont les chercher directement auprès de la Vierge Marie, c’est encore le mieux à faire.

 

7) Pour clore ce chapitre sur les méfaits de Paul VI, laissons le mot de la fin à Don Luigi Villa :
« Si nous voulions faire une synthèse du pontificat de Paul VI, nous pourrions dire que politiquement, il était de gauche, qu’intellectuellement, c’était un moderniste et que religieusement, c’était un franc-maçon. En effet avec lui, la foi fut détruite par l’œcuménisme, l’évangélisation fut remplacée par le dialogue, le Règne de Dieu fut remplacé par le “Règne de l’Homme”, au nom de la laïcité et des présumés “droits de l’homme”.

 

Conclusion

L’Eglise conciliaire joue avec le feu. Elle porte la confusion à son plus haut niveau. Elle désoriente et trompe les fidèles à un degré impensable et jamais atteint. Elle créée des lésions durables et irréversibles dans la piété et dans la saine dévotion.
« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5:20). Oui, malheur à ces destructeurs.
Effectivement, ces canonisations sont le signe non seulement de la décadence de l’Eglise, mais aussi d’une intervention divine imminente, d’un terrible châtiment à la hauteur du péril, de la faute et de l’injure.

Il est impossible qu’une telle confusion soit durable car on touche ici même à ce qui est réservé au divin, car tout ce qui est saint est béni par Dieu. Si l’Eglise conciliaire a l’outrecuidance aujourd’hui d’appeler saint le concile et ceux qui l’ont fait, si elle appelle sainte la religion de l’homme que le concile a créée, si elle canonise les acteurs de ce massacre, alors la prophétie de la Salette s’est réalisée : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .

La troisième canonisation est la bonne, la trinité satanique est désormais unie sur les autels, les trois bêtes de la sixième coupe ont achevé de cracher leurs esprits malfaisants sur la terre.

Place à la 7ème période, car les jours de l’Antéchrist sont strictement comptés.

 

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L’Antéchrist, homme ou système ?

Il y a un mystère qui tourne autour de l’Antéchrist ; nous en avons beaucoup parlé ici, je vais tenter d’en réétudier les contours afin de parvenir à une définition complète et définitive, car la reconnaissance -ou non- de l’Antéchrist dans le monde qui nous entoure est d’une importance primordiale puisqu’elle est la preuve que nous vivons -ou non- en ce moment même la fin des temps.

Je suis donc allé revoir comment les grands auteurs en parlent, en particulier les Pères et les Docteurs de l’Eglise. D’abord la quasi totalité des auteurs, quels qu’ils soient, ont principalement pour source saint Paul (2Thessaloniciens2), le livre de Daniel et l’Apocalypse. Dans l’Apocalypse, il y a trois bêtes -le dragon qui est Satan, donc pas d’ambiguïté, une bête qui sort de la mer et une bête qui sort de la terre-, mais l’écrasante majorité, si ce n’est l’unanimité, voit l’Antéchrist dans la bête de la mer.
Enfin, presque tous en parlent comme d’une personne à part entière.

C’est là où réside le mystère. On sent bien dans les commentaires et les interprétations que la description de la bête dépasse de loin celle d’un seul homme, mais les auteurs continuent pourtant à en parler au singulier, comme s’il était indispensable de personnifier cette bête, comme s’il s’agissait d’une façon d’écrire et de décrire, d’un style qui s’impose à tous et qui pourtant, au premier examen approfondi, ne correspond pas à un homme – ou du moins pas seulement.
En fait, je me demande s’il n’y avait pas une sorte d’ordre divin invisible et secret, afin que le mystère de l’Antéchrist ne soit pas dévoilé avant le moment nécessaire, c’est à dire avant d’entrer dans son temps. Il est bon de tenir caché les secrets d’un roi nous a dit l’archange Raphaël dans le livre de Tobie. Et puis Apocalypse veut dire « révélation » : celle-ci se découvre au fur et à mesure, comme un livre dont on tourne les pages, et il ne fallait peut-être pas que le mystère des pages concernant l’Antéchrist soit révélé avant le moment choisi par les Cieux.

Les lecteurs du Grand réveil savent que je défends la thèse de l’Antéchrist-système, considérant l’Antéchrist-personne comme secondaire, voire superflu. Ne serait-ce parce que s’il y avait un homme correspondant exactement à la description généralement admise, il serait reconnu immédiatement comme tel, et alors le suspense tomberait : il suffirait de compter 42 mois à partir de sa prise de pouvoir, et le tour serait joué. Mais alors, même lui connaîtrait l’heure de sa mort ; et puis cet événement étant lié à la Parousie (retour du Christ), il nous donnerait de précieux renseignements sur celle-ci bien à l’avance, sachant que nous sommes censés ne connaître « ni le jour ni l’heure« . Or le Ciel ne peut pas se contredire ni se tromper ; s’il donne 42 mois d’un côté pour la bête et nous interdit de chercher la date de la Parousie de l’autre, ceci ne peut se faire que dans le cadre d’imprécisions volontaires tirées de textes eux aussi volontairement mystérieux.

Tout eschatologue expérimenté le sait : le Ciel ne révèle jamais l’avenir avec une telle précision ; nous savons que toutes les prophéties bibliques sont écrites dans un langage imagé, souvent allégorique, et codé.

Bref, pour chaque prophétie, il est nécessaire de parvenir à décrypter le sens réel du texte, et pour cela, le mieux est de vivre et même d’avoir vécu la période en question. Ces mêmes grands auteurs reconnaissent sans difficulté qu’une prophétie ne se comprend vraiment qu’après avoir été accomplie.
C’est pourquoi nos chers Pères de l’Eglise ne devaient pas révéler à l’avance le mystère de l’Antéchrist, car il fallait le vivre pour le comprendre.

Examinons par exemple, trois grandes erreurs couramment relevées :

1) la décomposition de la bête :
Tout le monde se réfère, on l’a vu, à la bête de la mer. Mais celle-ci est un ensemble complexe, constitué de 7 têtes et 10 cornes. Selon la description au chapitre 17, Les 7 têtes sont sept rois qui semblent se suivre chronologiquement, et la bête est elle-même la 8ème tête ; quant aux 10 cornes, ce sont 10 rois qui semblent agir ensemble. Certains voient l’Antéchrist comme la bête en tant que telle, d’autres comme la 8ème tête. Mais comment considérer que la bête est un seul homme puisque l’Apocalypse lui-même la décompose en 7 rois, et même 17 voire 18 en tout ?
Il y a un manque certain de cohérence. Et si on considère qu’il est la 8ème tête, alors que fait-on du reste ? Du coup il n’est plus assimilable à la bête dans sa totalité, il en est à la rigueur la synthèse, la quintessence, mais on ne peut pas lui attribuer à lui seul tout ce qu’a fait la bête, puisqu’il n’est que le dernier roi, même s’il récapitule tout.

2) la durée :
Là aussi, je constate fréquemment une erreur consécutive aux imprécisions relevées à l’instant. Le texte nous dit que la durée de vie de cette bête est de 42 mois. Le texte de l’Apocalypse insiste par ailleurs sur la formule qui permet de calculer cette durée : un temps, deux temps, la moitié d’un temps. Ensuite, il exprime cette durée de trois façons, mais c’est toujours la même : 42 mois, ou 1260 jours, ou trois jours et demi (1 jour = 1 an, c’est donc bien trois ans et demi).
Or les 42 mois sont la durée totale attribuée à la bête, dans toutes ses composantes, ce qui veut dire que ce temps englobe les fameux 7 rois, et éventuellement le huitième (je dis éventuellement parce qu’il n’est pas dit qu’il y aura une 8è tête, mais que la bête EST la 8è tête ; donc, selon les points de vue, il y a 7 ou 8 rois).
La plupart des auteurs reconnaissent qu’il s’agit là d’une durée mystérieuse à trouver, et que le principal enseignement à en tirer est que « les jours de l’Antéchrist sont strictement comptés« . Mais pourquoi attribuent-ils quand même 42 mois de règne final à l’Antéchrist ?
Cette interprétation n’a aucun fondement dans les textes. Si on considère que l’Antéchrist est la 8è tête, puisque le chiffre de 42 mois a été donné pour la totalité des têtes, du coup on ne sait pas combien de temps règne la dernière tête ; en fait, on ne sait pas combien de temps règne chaque tête : on ne connaît que la durée globale.
Pareil si l’Antéchrist est la bête dans son ensemble : comment un seul homme peut-il parvenir à la domination mondiale en si peu de temps ? Même les partisans de cette thèse reconnaissent qu’alors les 42 mois ne seraient que la phase finale de son pouvoir, la plus visible. Certes, mais ce n’est qu’une hypothèse arbitraire puisque, répétons-le, le texte ne donne qu’une durée totale, toutes phases confondues.

3) la nature de la bête :
Unanimement l’Antéchrist est décrit comme le summum du pouvoir du démon sur terre. « La puissance de son règne sera telle que jamais il n’y en aura eu de pareille depuis le commencement du monde » (Holzhauser) ; « Tous les hommes se sépareront de Dieu leur créateur, et de Jésus leur rédempteur, pour se livrer à l’idolâtrie de la bête » (Holzhauser) : « Il apparaîtra sur la terre un homme profondément pervers, investi d’une puissance en quelque sorte surhumaine » (Arminjon) ; « Il deviendra maître de l’univers entier ; et tous les serviteurs du monde seront à son entière dévotion, tous ceux qui ne vivent point dans l’attente des biens éternels » (Don Monléon)…
En fait on attribue à un homme les caractéristiques d’un système ; car peu importe si l’homme le plus puissant du monde est aussi le plus pourri. Il faut surtout que sa doctrine soit pourrie, ainsi que sa façon de vivre et de penser, et que celles-ci soient diffusées et s’imposent au monde entier, ce qui suppose de maîtriser les pouvoirs politiques, économiques, culturels et médiatiques dans tous les pays. Bien évidemment une telle puissance mondiale ne peut s’appliquer à un homme mais à l’ensemble du système qui le porte et le soutient et surtout, qui diffuse sa doctrine.
Si on y réfléchit bien, nos chers Pères de l’Eglise passent leur temps à décrire un système et une période, qu’ils personnifient en l’appelant « l’Antéchrist » mais en réalité, la puissance est dans le système et non dans l’homme sensé le diriger, et surtout dans la cohérence et l’universalité dudit système. Alors, dans ce cas, a-t-on vraiment besoin d’un homme ?

 

L’Antéchrist : homme ou système ?

Rappelons aux lecteurs que j’ai déjà beaucoup écrit sur la symbolique de l’Antéchrist et la nécessité d’y voir un système avant d’y voir un homme car c’est la logique même de sa puissance : il ne peut y avoir d’Antéchrist-personne sans l’Antéchrist-système qui le soutient, par contre l’Antéchrist-système n’a pas besoin d’UN homme pour exister et accomplir la MÊME mission.

Le but ici n’est donc pas de reprendre les arguments déjà longuement développés au fil des articles, et que j’invite le lecteur à relire, notamment :
Réflexions sur la notion d’Antéchrist (4 oct 2013)
Inutile d’attendre l’Antéchrist, il est déjà là (25 oct 2013)
Attention l’Antéchrist arrive (27 juil 2014)
L’Antéchrist existe, je l’ai rencontré (17 déc 2014)  
On y relèvera quelques erreurs de jeunesse, mais l’essentiel y est.

Pour résumer, on peut affirmer avec certitude que l’Antéchrist est à la fois un système d’envergure mondiale, une période, une multitude d’hommes à son service, et éventuellement un homme qui le chapeaute et le dirige à la fin de ladite période.
On peut aussi affirmer avec certitude que la durée exprimée en 42 mois est une période codée, au même titre que son chiffre, le 666, et que les deux principaux points de repère à notre disposition pour tenter de décoder cette durée sont le mode de calcul (un temps, deux temps, la moitié d’un temps) et la base 6.
Pourquoi la base 6 ? Parce que les deux bêtes apparaissent à la 6ème trompette, que 42 est un multiple de 6 et que le triple 6 du 666 est un indice supplémentaire pour nous montrer le lien privilégié de la bête avec le chiffre 6. Et aussi que le 6 est le chiffre de l’homme, on en verra l’importance un peu plus loin.

Le mot éventuellement utilisé dans le paragraphe précédent est d’une importance primordiale parce que, réflexion faite, rien ne nous dit dans les textes qu’il y aura un personnage pour personnifier le système à son apogée -c’est une hypothèse gratuite qui même formulée par le plus grand nombre, n’a pas de fondement scripturaire-, et surtout, puisque la description donnée est avant tout celle du système, on risque fort de se tromper sur la nature du personnage.
Je m’explique : il est nécessaire dorénavant de dissocier la description du système d’avec celle de l’homme, parce qu’autant les textes nous décrivent un système, autant ils ne nous garantissent pas que cet homme soit identique au système.
En fait, la confusion vient de ce que la plupart des auteurs décrivent le système comme un homme en l’appelant à chaque fois l’Antéchrist, comme si c’était un homme, alors que la description ne s’applique pas à l’homme mais au système qui le soutient.
Donc, à cause de cette personnification de l’homme avec le système, on finit par donner une définition surréaliste de l’Antéchrist-personne, parce qu’on ne dissocie pas les deux.
J’ai lu de remarquables démonstrations selon lesquelles l’Antéchrist-personne serait un pape, d’autres qu’il serait une sorte de président du monde, d’autres qu’il serait le chef de toutes les religions, ou les deux (à la fois chef politique et religieux), d’autres qu’il serait une sorte de prophète, le Messie tant attendu des juifs, etc…
Or ce sont des notions très différentes qui parfois se contredisent. Elles viennent de la confusion entre le système et l’homme, de la non-distinction entre les deux, qui pourtant s’impose au bon sens dès que l’on réfléchit en profondeur sur ces textes ; elles viennent aussi du fait que peu d’auteurs admettent qu’il y a des zones d’ombres ou des parties énigmatiques, et qu’il faut accepter une dose d’incertitude dans nos interprétations.

Pour achever notre raisonnement, on peut dire :
– qu’il existe plusieurs définitions de l’Antéchrist-personne, il n’y a donc pas unanimité de ce côté-là ;
– que la difficulté de décodage des textes et le mélange des genres mènent à des descriptions fantaisistes où l’imagination et les influences contemporaines des auteurs prennent le pas sur le sens initial des textes ;
– et qu’au contraire, le décodage du système est beaucoup plus facile et réunit une sorte de consensus autour de lui -car lui au moins est clair- et le serait encore plus si les auteurs ne s’entêtaient à le considérer abusivement comme un homme.

 

L’Antéchrist est-il un système ?

La réponse est oui.
Ce système est-il en place actuellement ?
La réponse est encore oui.

Pour cela, nous allons comparer notre monde avec les versets les plus marquants de l’Apocalypse, sans pour autant entrer dans une étude complète qui serait trop longue ici. Nous nous contenterons de l’essentiel.

 

1) La puissance de la bête
 » La puissance lui fut donnée sur les hommes de toute tribu, de tout peuple, de toute langue et de toute nation.  » (Apoc. 13:7).
Le rayonnement mondial et universel de la bête, donc de l’Antéchrist-système, est incontestable, c’en est même la caractéristique principale.
Or, fait unique dans les annales de l’humanité, il existe depuis la création de l’ONU en 1945 un consensus mondial autour de la même notion sur laquelle tout le monde est d’accord, je dis bien tous les pays du monde sans exception : la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948.
Cette déclaration des droits de l’homme, largement inspirée de celle de la Révolution française, est un texte maçonnique qui s’oppose frontalement au droit divin : non seulement il nie les droits de Dieu sur la création et donc l’humanité, mais il les remplace !
C’est LE document anti-christique par excellence. Je rappelle qu’Antéchrist peut s’écrire de deux façons : Ante(Christ), du latin ante -avant- ce qui veut dire  » période avant le Christ  » (avant la Parousie), et Anti(Christ) parce que le texte de l’Apocalypse est clair : la bête est fondamentalement opposée à l’Agneau (Jésus-Christ) et à ses enfants.
En fait, le XXè siècle est caractérisé par deux faits majeurs :
– l’union de tous les pays du monde au sein de l’ONU – du jamais vu ;
– la communion (l’adoration ?) de tous ces pays aux mêmes valeurs -les droits de l’homme- valeurs par définition anti-christiques – du jamais vu encore.
Nous avons ici la preuve que nous vivons sous la domination d’un système de pensée et de vie qui s’applique bien à toutes les nations et tous les peuples, soit exactement le texte de l’Apocalypse concernant la bête, et il n’y a aucune autre période similaire dans l’histoire de l’humanité.

 

2) Sa puissance sur l’Eglise
 » Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre.  » (Apoc. 13:7)
Les saints ce sont les justes, à savoir les enfants de Dieu, ceux destinés à peupler le ciel. L’Eglise nous enseigne -en se basant sur les paroles mêmes du Christ- que seuls les adorateurs de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, appelés les chrétiens, sont ces enfants de Dieu. Ils le deviennent par le baptême, point de passage obligé pour obtenir la vie divine et le salut. Mais le baptême n’est pas une assurance tous risques, il faut ensuite se comporter en chrétien et chercher le royaume de Dieu et sa justice, justice étant ici à prendre dans le sens de vertus. Il faut appliquer dans sa vie, dans son comportement et dans sa façon de penser les commandements de Dieu et de l’Eglise.
Un saint qui se détourne de la saine doctrine et qui adopte le mode de vie et de pensée du monde, opposés à ceux du chrétien, est un homme vaincu par la bête, bien qu’il soit baptisé. En définitive, ce verset n’est-il pas une excellente définition de l’apostasie ?
(sujet que nous aborderons un peu plus loin)

 

3) Ses caractéristiques quasiment divines
Les versets 4, 6 et 8 du chapitre 13 insistent sur la notion d‘adoration : les hommes adorent le dragon qui a donné sa puissance à la bête, et la bête elle-même est adorée de tous ceux qui habitent la terre, sauf par ceux restés fidèles au Christ et que le texte appellera par ailleurs ses témoins.
L’adoration étant une attitude réservée à Dieu, cela veut dire que la bête est parvenue soit à le remplacer, soit à obtenir des caractéristiques divines qui méritent et justifient cette adoration.
Le verset 4 apporte une précision intéressante :  » et il lui fut donné une bouche qui se glorifiait insolemment.  » En d’autres termes, elle est bouffie d’orgueil, elle s’y croit.
Quelle est l’autre caractéristique du XXè siècle qui n’a aucun équivalent dans l’histoire de l’humanité? Je dis bien AUCUN.
Son incroyable progrès technique et scientifique.
Automobile, aviation, chimie, santé, génétique, spatial, téléphone, télévision, et bien entendu informatique et internet -j’en oublie- sont autant d’inventions qui n’existaient pas il y a un siècle et qui ont totalement, je dis bien totalement, modifié autant notre mode de vie que notre façon de penser et de raisonner.
Pour simplifier, nous sommes passés en moins de 150 ans, d’une civilisation de type spirituelle lentement construite par la chrétienté, à une civilisation de type matérielle rapidement construite par la bête. Vivre selon la chair ou selon l’esprit : une fois la bête lâchée et entrée dans « son » siècle, ses progrès sont fulgurants et même incontournables : qui refuserait un tel accroissement des possibilités humaines ? une telle augmentation du niveau de vie ? une telle capacité à résoudre tous les problèmes ?
Mais au-delà de l’amélioration de nos conditions de vie, l’enjeu est énorme car il consiste à pousser les hommes dans ce que j’appelle la béatitude matérielle là où Jésus leur avait promis une béatitude spirituelle. D’où le dilemme des catholiques : ils ont voulu rendre compatible ce nouveau monde avec la foi, et ce fut le concile Vatican II.
Mais en réalité, le démon a bien donné à la bête sa puissance, il lui a montré comment utiliser l’énergie (pétrole, électricité) pour améliorer ses conditions matérielles au point de ne plus avoir besoin du spirituel, de Dieu, dans notre vie de tous les jours, et surtout pour résoudre les problèmes. En effet, la civilisation de type spirituel estime que les difficultés de la vie, et donc les malheurs, catastrophes ou épidémies, sont la conséquence du péché. Pour les résoudre, l’homme s’adresse à Dieu et cherche à faire le ménage dans sa vie privée et collective en y chassant le péché.
Dans cette nouvelle civilisation de type matériel, l’homme résout les choses par lui-même, il n’y a donc plus de conscience collective du péché et celui-ci se répand sur la terre entière.
Voilà une caractéristique particulièrement anti-christique.
Car en fait la bête, c’est l’homme – plus exactement un type d’homme. Celui qui met sa foi dans le progrès matériel, dans l’Etat-Providence et dans la science, qui sont autant d’idolâtries, et qui le mènent à s’adorer lui-même. L’homme est divinisé, d’où l’importance du 6 dont on parlait tout à l’heure car le 6 est le chiffre de l’homme, et le 666 celui de l’homme divinisé. Divinisé parce qu’il est réellement parvenu à des capacités divines, comme celle de modifier le génome, domaine divin par excellence. Le démon divinise l’homme par la matière, le Christ divinise l’homme par l’Esprit.
Et d’où le fait que les grands auteurs parlent de l’Antéchrist au singulier, que saint Paul parle du fils d’iniquité : nous sommes tous, ou quasiment, des fils du système, on peut en parler au singulier comme au pluriel car il s’agit avant tout d’une attitude, d’un état d’esprit, qui se traduisent par un mode de vie et une mentalité propres (la fameuse marque de la bête).
C’est pourquoi il est dit que la bête se glorifie insolemment, que les hommes adorent le dragon (ils vouent une piété sans bornes à Satan pour leur avoir donné un tel pouvoir et surtout un tel confort), et adorent la bête c’est à dire s’adorent eux-mêmes en se considérant comme tous puissants. Il suffit de lire, par exemple, les objectifs du transhumanisme, qui se targue de créer des cellules meilleures que les originales ! Sans rire, l’homme est en train de dire qu’il peut mieux faire que le Créateur. En fait c’est la démarche des OGM, puisqu’il met au point des plantes aux caractéristiques améliorées, comme si le Créateur avait mal fait son boulot. L’homme se prend pour Dieu et ceci est bien une caractéristique de notre époque et de l’Antéchrist.

 

L’Eglise est-elle concernée par l’Antéchrist ?

Nous venons de scruter le monde civil et découvert qu’il possédait depuis un petit siècle des caractéristiques hautement anti-christiques qui ne peuvent s’appliquer à aucune autre période.
Il faut les compléter par l’étude de l’histoire de l’Eglise, pour au moins deux raisons : parce que pour le Seigneur le salut des âmes passe en priorité -et il les a confiées à son Eglise-, et ensuite parce que les textes prophétiques parlent aussi de la situation dans l’Eglise comme point de repère dans la fin des temps.
En étudiant l’évangile de la fin du monde en Matthieu 24 et les épîtres de saint Paul, les grands auteurs ont recensé deux caractéristiques essentielles tournant autour de la période de l’Antéchrist :
– il faut qu’auparavant l’évangile ait été enseigné sur toute la terre,
– et que l’Eglise ait apostasié.

La prédication de l’évangile
C’est chose faite. L’essor des transports (notamment le bateau à vapeur) aura eu l’avantage de permettre de terminer l’évangélisation apostolique du globe. Celle-ci fut achevée sous le pape Pie XI. Depuis les années 30, la totalité des contrées a entendu parler de Jésus-Christ et l’évangile a été répandu partout. Le fait que dans certains pays les chrétiens soient minoritaires, voire ultra-minoritaires, ne change rien aux données : l’évangile a bien été prêché partout.

L’apostasie
Qui est concerné par l’apostasie chez saint Paul ? Les chrétiens bien évidemment, et particulièrement celle qui s’affirme la seule et unique Eglise du Christ : l’Eglise catholique romaine.
Voyons un peu. Quelle est la religion en rupture avec son passé, sa tradition ? Les catholiques romains lors du concile Vatican II, rupture dont ils ne se cachent pas. Les autres sont-ils en rupture avec leur tradition ? Les musulmans : non ; les juifs : non ; les indous : non ; les bouddhistes : non ; les protestants : non ; les orthodoxes : non. Personne d’autre.
Or cette rupture consommée et affirmée, n’est-ce pas là même la définition de l’apostasie ?
Là aussi, le concile Vatican II n’a pas de précédent ni de similitude dans l’histoire de l’Eglise ni même dans l’histoire de l’humanité. Les catholiques sont la seule religion à avoir rompu avec son passé (nouvelle doctrine, nouvelle liturgie), à l’avoir même renié (ils sont les seuls à avoir procédé à des repentances officielles).

La meilleure preuve en est l’encyclique Pacem in Terris du pape Jean XXIII publiée le 11 avril 1963, soit six mois après l’ouverture du concile.
Pour la première fois, l’Eglise, par la voix du pape, accrédite la bête que nous avons décrite tout à l’heure: « le pape se veut le porte-parole d’une paix appuyée sur les droits de l’homme. Il y prend fortement position en faveur des institutions internationales qui s’emploient à défendre ces droits » (c’est à dire l’ONU), « il suit d’assez près la déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU en 1948 » (Yves Marchasson, Les papes du XXè siècle).
La rupture est consommée puisque l’Eglise ne base plus uniquement les fondements de la paix universelle sur le Christ, mais aussi sur des structures qu’elle sait appartenir à la bête puisque fondées sur les droits de l’homme.
La déclaration Nostra Aetate deux ans plus tard confirmera la présence de la bête au Vatican puisque l’autre versant s’effondre : le salut ne vient plus uniquement du Christ, ce qui est en totale contradiction avec les paroles mêmes de Jésus dans l’évangile.

La Salette
Finalement, n’était-ce pas cela que la Sainte Vierge était venue nous dire à la Salette ?
Elle y explique que l’Antéchrist sera l’enfant d’une fausse vierge hébraïque et d’un évêque : le système dont nous parlons est bien la résultante d’une alliance entre l’ONU, création de la judéo-maçonnerie faisant croire que ses intentions sont pures (fausse vierge), avec l’évêque de Rome !
A partir de Jean XXIII, tous les papes iront à l’ONU répéter le même discours, foulant aux pieds les principes du règne social de Notre-Seigneur et sa légitime royauté sur le monde.
D’où les blasphèmes de la bête dont parlent l’Apocalypse et la Salette, et l’aspect agressif et conquérant de ce système (l’enfant aura des dents, il remportera de vaillantes victoires à 12 ans avec ses frères : tout ceci s’applique évidemment à un système et pas à des gamins de 12 ans !), pour finir avec l’apothéose : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .
Oui Rome a perdu la foi par l’apostasie, c’est prouvé. Et elle est bien devenue le siège de l’Antéchrist-système dans sa composante religieuse.
Alors pourquoi s’entêter à mettre ces phrases au futur quand on peut en constater la réalité autour de soi tous les jours ?

 

L’Antéchrist est-il un homme ?

On l’a vu, la bête est multiple, elle est autant dans l’alliance du trône et de l’autel (l’ONU , le monde et l’Eglise) que dans le progrès technique qui divinise l’homme par la matière, mais en définitive tout tourne autour de la même idée : l’homme, l’homme glorifié, l’homme divinisé, l’homme tout puissant, l’homme-dieu.
Il ne l’est que depuis quelques dizaines d’années seulement, mais ces années font date car elles permettent de prouver l’existence de l’Antéchrist-système.

Le catholicisme est devenu la religion de l’homme, celui-ci prend la place de Dieu, c’est flagrant à la nouvelle messe où l’attention principale de l’assemblée se fixe sur le prêtre -et vice versa- et non sur le tabernacle et son précieux contenu comme auparavant. Tout pour l’homme, le reste pour Dieu là où cela devrait être l’inverse.

L’Antéchrist n’a pas besoin d’être un homme parce que tout ce qui le caractérise s’applique au système. D’ailleurs, si c’était un homme, il ne serait rien sans le système qui le soutient.
Attendre un Antéchrist-personne est une grave erreur. On doit d’abord scruter et analyser les caractéristiques du système et si celle-ci sont probantes, comme nous venons de le voir, cela suffit pour savoir que l’Antéchrist est là sous sa forme la plus décrite.

Cependant, on peut admettre qu’il y aura à la fin une personnification de l’Antéchrist, et même une personnification de chacune des bêtes : un homme pour la bête de la mer (l’Antéchrist, donc) et un homme pour la bête de la terre (système politique).
Ceci ne peut se concevoir qu’à la fin -opinion partagée par nombre d’auteurs-, comme si ces hommes chapeautaient le système pour mieux l’accomplir.

Ces deux hommes sont, selon moi, le pape François et Emmanuel Macron.
Le pape François pour l’Antéchrist (bête de la mer) et Macron pour la bête de la terre.
Je ne reprendrai pas ici tous les arguments déjà donnés.
Disons que je partage l’analyse qui consiste à voir dans l’Antéchrist un pape ; ceci est en adéquation avec la prophétie de la Salette, et aussi avec la prophétie des papes, parce que François est le dernier de la liste, et parce qu’il fait siennes toutes les idéologies maçonniques ; le dernier pape l’a démontré en cinq ans, il parachève la destruction de l’Eglise commencée par ses prédécesseurs pour lui substituer la religion de l’homme dans sa dimension définitive.

Quant à Emmanuel Macron, il est le poulain de l’élite qui dirige le monde en sous-main. Pour le moment, rien ne le distingue de ses prédécesseurs, mais nous savons qu’eschatologiquement il représente la composante politique qui doit prendre le relai après le grand nettoyage.
Sa date de naissance (21 décembre) identique à celle de la fin du monde parle d’elle-même. Il suffit d’attendre que ces messieurs actionnent les grands événements pour le comprendre.

 

Conclusion

L’Antéchrist est un système c’est sûr. Ce système s’est lentement constitué en un peu plus d’un siècle, c’est sûr. Il en est aujourd’hui probablement à son apogée, ce qui veut dire que sa chute est, selon moi, très proche.
S’il est un homme, c’est d’abord un type d’homme, celui de l’homme contemporain baignant dans la béatitude matérielle et y mettant toute sa foi et tous ses espoirs. Dieu n’a pour lui de valeur -et d’existence-que s’il est un faire-valoir et un dispensateur de cette béatitude matérielle. Mais ce « dieu » là s’appelle le diable, c’est lui qui a rendu indispensable et adorable cette civilisation matérielle.

L’Antéchrist peut, à la fin de la période, être personnifié -le pape François pour la bête de la mer et Emmanuel Macron pour la bête de la terre- mais nous ne possédons pas la durée de leur règne puisque celle donnée dans l’Apocalypse est une durée codée et surtout globale, celle de l’ensemble de l’action de l’Antéchrist-système.
Nous n’aurons confirmation de ces hypothèses qu’une fois les deux bêtes abattues, car la plupart des grands auteurs sont formels : c’est à la mort des bêtes que se déclenche la chute de Babylone et la fin du monde. Or il faut toujours attendre que la prophétie se soit entièrement accomplie pour pouvoir la comprendre et l’entériner.

C’est pourquoi nous n’avons rien d’autre à faire que de continuer à résister à cet état d’esprit et à ce mode de vie, c’est à dire à sortir de Babylone, et à se réfugier dans l’arche mise en place par le Ciel pour nous protéger et nous sauver : la Vierge Marie.

 

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De l’alpha à l’oméga

Apocalypse 1:8 : « Je suis l’alpha et l’oméga, le principe et la fin, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. ».
Nous savons tous que Jésus-Christ est l’alpha et l’oméga, c’est à dire le début et la fin, parce que Jésus-Christ est Dieu et que la terre et l’homme sont des créations de Dieu. Tout revient de droit au Créateur. L’histoire de l’humanité n’est organisée qu’autour de Dieu et donc de Jésus-Christ, comme le rappelle Dom Monléon : « La bible est ordonnée toute entière, depuis les premiers mots de la Genèse jusqu’au dernier verset de l’Apocalypse, à l’histoire d’un seul homme, à celle de Jésus-Christ. »

Nous allons ici nous concentrer sur la valeur eschatologique de l’alpha et l’oméga, car puisque nous connaissons « l’alpha », à savoir la venue du Christ sur terre, nous pouvons tenter d’identifier la période de « l’oméga » à savoir celle qui annonce son retour -promis-, ou Parousie.

Le point Alpha
Le point alpha est connu de tous, c’est la date à laquelle Notre-Seigneur « descendit du Ciel » comme nous le disons dans le Credo : c’est le 25 mars, jour de son Incarnation.
A ce moment-là, Dieu est présent sur terre, il s’est incarné en homme, en choisissant de naître de la Vierge Marie.
Dans la liturgie catholique, cette date, qui fut la plus importante de tous temps pour le monde entier, n’est pas une fête de Jésus mais de la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce qu’en choisissant le seul être humain qui soit pur, parfait et sans tâche -condition indispensable pour donner naissance à Celui qui est aussi, par définition, totalement pur et totalement parfait-, Jésus a décidé de se révéler au monde par un intermédiaire naturel : sa mère. Pas de Marie, pas de Sauveur. Pas de révélation. Pas de Rédemption. Pas de libération.
Ceci est un choix divin indiscutable, dans le sens littéral du mot : l’homme n’est pas habilité à le discuter, c’est à dire à le mettre en cause, à le contester.

C’est pourquoi, puisque la Mère est indispensable au Fils, on peut considérer que le plan divin du salut commence en réalité à la naissance de la Mère. Même si le 25 mars reste le point alpha de référence, car c’est celui du divin Sauveur, le point alpha eschatologique, celui qui sert au calcul global, est celui de la naissance de la Mère, ou plus exactement, pour les mêmes raisons, celui de son apparition sur terre. Par conséquent, le point alpha eschatologique se situe au 8 décembre.

Le point Oméga
Et le point Oméga, quel est-il ?
La réponse est facile : c’est la même date. Du moins, c’est ce que j’en ai déduit. Parce que le point oméga correspond à la réalité avérée de l’action divine sur terre : le principe et la fin. Le principe c’est la venue du Sauveur sur terre, et la fin l’accomplissement de la promesse : la Rédemption.
Or le point oméga se situe lui aussi au 25 mars, jour de la mort sur la croix, celui où la promesse est réalisée : sauver les hommes du péché.
Ceux de l’ancienne alliance sont sauvés par la rémission de leurs péchés grâce au sacrifice suprême de Dieu en personne, et ceux de la nouvelle alliance (nous, ceux qui naissent à partir du Christ) sont sauvés par les grâces obtenues par le renouvellement de ce même sacrifice sur les autels qu’effectuent à chaque messe les prêtres de cette Eglise que le Seigneur fonde en même temps sur la croix. D’où les paroles de la consécration prononcées à la coupe, qui rappellent que la rémission des péchés et le point de départ de la nouvelle alliance se situent au sacrifice du sang.
Fixer la date de la Rédemption au 25 mars (25 mars 34 pour Mgr Gaume) n’est pas si arbitraire que cela, car parmi les rares dates possibles, le 25 mars est non seulement plausible, mais il fait figure de favori. D’où l’importance -avérée- des jubilés du Puy.

L’autre indice qui nous permet d’estimer que l’alpha et l’oméga se situent à la même date, se situe dans la célèbre déclaration de Jésus prise dans son sens allégorique : « Les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers«  (Matthieu 20:16), paroles qui clôturent la parabole des ouvriers de la dernière heure, passage de l’évangile possédant un sens eschatologique certain.

Par conséquent, le point Oméga de la fin des temps, celui de l’Apocalypse, se situe lui aussi au 8 décembre, pour la même raison invoquée tout à l’heure : la Mère précède et introduit le Fils parce que c’est un choix divin de toute éternité.

La meilleure preuve nous a été donnée à Lourdes : le 25 mars 1858 la « Dame » donne son nom : « Je suis l’Immaculée Conception« . La Sainte Vierge a donc lié les deux alpha et oméga, celui de son Fils (25 mars) et le sien (8 décembre) parce que les deux ont la même finalité : le salut du monde, et parce que la Mère ne vit que par et pour son Fils. La finalité de la Sainte Vierge c’est de nous donner le Sauveur, c’est bien là la signification première du 8 décembre.
En fait, le 25 mars et le 8 décembre sont les deux dates du salut.

 

Que veut dire le « point Omega » au 8 décembre ?

N’oublions pas, et c’est très important pour bien comprendre les événements, que nous n’avons pas à chercher la date de la Parousie, cela nous est formellement interdit : « Quand au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges du ciel, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36).
Mais par contre, dans ce même évangile, le Seigneur nous engage à observer les indices qui permettront d’estimer la proximité de cette Parousie. Or quel est l’indice principal, celui exprimé dans l’Apocalypse ? C’est celui de la « Femme dans le ciel » qui ouvre la 7ème et dernière période, caractérisée par la mort des bêtes et la chute de Babylone afin de préparer le monde, via une légitime et nécessaire purification, au retour de Notre-Seigneur.
En d’autres termes, le 8 décembre symbolise et annonce la victoire du Cœur Immaculé de Marie sur les forces des ténèbres, passage obligé pour préparer la terre à la seconde venue du Sauveur.

Cette seconde venue, nous ne devons pas chercher à savoir quand elle arrivera ; par contre, cette victoire de la Sainte Vierge, cette entrée dans la 7ème trompette, cette mort de l’Antéchrist et de la bête via l’effondrement du système antéchristique, tout cela nous pouvons l’anticiper : voilà le point Oméga que nous recherchons : celui de la Vierge Marie.

Toujours dans l’objectif de bien comprendre le but de l’intervention du Ciel sur la terre en cette période cruciale, il convient de revenir à la finalité première de la Rédemption : pourquoi Jésus meurt-il sur la croix ? Pour sauver son peuple de ses péchés.
La mystique christique -et divine- est indissociable de la notion de péché.
Or la Genèse est claire, et l’enseignement de l’Eglise aussi : c’est la Femme par excellence, à savoir la Vierge Marie, qui est chargée d’écraser la tête du serpent, de vaincre le dragon.
C’est pourquoi, dans la prière qu’il a composée à l’occasion du cinquantenaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception, le pape saint Pie X rappelle cette réalité fondamentale : « Vous qui avez écrasé la tête de l’ennemi dès le premier instant de votre conception« .
Dès que la Sainte Vierge apparaît sur terre donc dès le 8 décembre, le démon sait qu’il est perdu, le sentence d’exécution est prononcée, le salut du monde est enclenché.

Continuons le raisonnement en le rapprochant de l’Apocalypse. Quelle est la finalité globale de tout cela ? Basculer dans la Jérusalem Céleste, c’est à dire dans un monde sans péché.
Ceci est d’une importance capitale et c’est pourquoi on parle de fin du monde : parce que le nouveau ciel et la nouvelle terre qui font suite à la Purification finale, seront pour la première fois dans l’humanité un monde totalement exonéré du péché.
Nous ne savons pas ce que c’est, soyons francs, puisque la présence du démon et du péché nous accompagnent sans discontinuer depuis le Paradis terrestre.
Il s’agit donc bien d’un nouveau monde, consécutif non pas à la fin de la terre, mais à la fin du monde puisque ce monde est celui qui cohabite avec le péché. La description des chapitres 21 et 22 de l’Apocalypse est sans équivoque sur ce nouveau monde.

Or qu’est ce que le 8 décembre ? La fête de l’Immaculée-Conception c’est à dire du seul être humain au monde conçu sans péché, parfaitement pure, la seule qui n’ait pas été souillée par le péché.
Bref la seule à partager la description de… la Jérusalem céleste.
C’est pourquoi seule la Sainte Vierge pouvait introduire ce monde exonéré du péché, et seul le 8 décembre peut être la date de départ de cette Jérusalem céleste.
D’où le fait que l’alpha et l’oméga soient à la même date : car la mort d’un monde est aussi celui de la naissance d’un autre. C’est exactement la mystique de la Rédemption où le Christ, « par sa mort, a donné la vie au monde« .
On peut donc en conclure, et c’est cohérent, que le 8 décembre symbolise à la fois l’oméga (fin d’un monde, celui souillé et tâché par le péché) et l’alpha (début d’un nouveau, celui sans tâche, d’une Eglise redevenue immaculée).

Mais attention, il faut rester humbles dans notre approche : comprendre la symbolique de l’alpha et l’oméga et la relier au 8 décembre ne veut pas dire que forcément il va se passer quelque chose LE 8 décembre de telle ou telle année.
Nous pouvons juste en déduire que 8 décembre d’une année à déterminer (et il n’est pas exclu que ce soit 2018) sera le point de départ de la Jérusalem céleste, et consécutivement la chute de Babylone et des bêtes, sachant qu’il y aura encore quelques étapes à passer.
Etapes qui restent floues car « Toute notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel prendra fin. » (1Corinthiens 13:10)
Ce n’est qu’à la fin que le secret du roi se dévoile.

Nous noterons tout de même que l’ennemi ne s’est pas gêné pour utiliser le 8 décembre comme point alpha et oméga en choisissant le 8 décembre 1965 pour clôturer le concile Vatican II : à cette date, c’est bien une nouvelle église qui naissait et l’ancienne qui disparaissait.

 

5 novembre : point Alpha et Oméga du démon

Justement, l’adversaire, parlons-en. Lui qui imite toujours le divin, a probablement lui aussi sa propre date de début et de fin. Justement, il nous en a donné une.

A Medjugorje la Sainte Vierge a déclaré que la fête de sa nativité se situait non pas au 8 septembre mais au 5 août. Cela veut dire que sa Conception Immaculée n’est plus au 8 décembre mais au 5 novembre.

C’est énorme.
Il faut savoir que la conception de la Vierge Marie a été fixée au 8 décembre parce que sa naissance se situe au 8 septembre. Nous le savons par elle-même : la Vierge Marie apparut en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d’Angers pour lui demander l’institution de la fête de sa Nativité au 8 septembre.
Cela faisait donc plus de 1500 ans que nous fêtions les 8 septembre et 8 décembre. D’ailleurs, sans même cette apparition, les églises d’Orient fêtaient le 8 décembre dès le 8ème siècle, preuve que cette date était inscrite de toute éternité.

De deux choses l’une : soit le Ciel a changé d’avis, soit il a révélé initialement une fausse date et donc l’Eglise se trompe depuis au minimum 15 siècles, soit les apparitions de Medjugorje sont fausses.
La réponse est facile : admettons que les apparitions de Medjugorje soient authentiques, donc sous l’influence du Saint-Esprit ; mais alors comment expliquer que ce même Saint-Esprit, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper, sensé inspirer son Eglise depuis le début, l’ait laissée se tromper durant tant de temps ? Comment une Eglise dirigée par le Saint-Esprit, surtout dans ses actes les plus fondamentaux, peut-elle fixer des fêtes à des dates fausses, sur une aussi longue durée ?
Le Ciel ne peut pas changer, ne serait-ce parce qu’une date de naissance est unique. Donc soit le Ciel nous donne les 5 août et 5 novembre, soit les 8 septembre et 8 décembre, mais pas les deux.
Il faut choisir.

Passons à Medjugorje maintenant.
– Non seulement ces apparitions n’ont pas été reconnues par l’Eglise, mais elles ont été condamnées à trois reprises par l’évêque du lieu.
– Elle suscitent des conversions me dit-on. Mais des conversions à quoi ? A la Rome conciliaire, dont elles ne dénoncent ni les hérésies, ni les sacrilèges, ni les faux sens dogmatiques. Curieux pour la Sainte Vierge. On y récite le chapelet certes, mais quand on se fait passer pour la Sainte Vierge, il faut un minimum de crédibilité.
– Une autre façon de reconnaître des apparitions authentiques est d’en étudier le mode opératoire : la quasi totalité des apparitions reconnues s’est fait à peu de personnes, avec des messages concis et clairs (ou prophétiques), et en petit nombre (jusqu’à 18 à Lourdes). Ici on a multiplicité des voyants et surtout multiplicité des apparitions : plusieurs milliers, presque chaque jour ! Ce n’est pas le mode opératoire habituel ; or la Sainte Vierge ne se déplace pas pour parler pour ne rien dire ou répéter constamment le message : c’est le rôle des voyants de se faire l’écho de ce qu’ils ont entendu.
– Le contenu des messages : là aussi, habituellement la Vierge Marie ne vient pas pour répéter des banalités. Et puis elle est précise dans ses termes.
Par exemple, prier pour la paix n’a de sens que si elle en rappelle les fondamentaux : seule la paix de Jésus-Christ est valable, et celle-ci nécessite impérativement la lutte contre le péché et la pénitence. Une fois de plus, le lien avec le péché est fondamental. C’est pourquoi la Sainte Vierge demande toujours de prier pour les pécheurs, et non pour les malades ou les handicapés. Car l’absence de paix, les maladies ou les problèmes viennent du péché et de l’absence de dévotion envers Jésus-Christ.
Tout ceci est exprimé clairement dans l’Agnus Dei : « Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, donnez-nous la paix » : il y a là les deux conditions pour obtenir une vraie paix : s’adresser à l’Agneau de Dieu (le Christ) et enlever les péchés. Tant que le péché règne, il n’y aura pas de paix durable.
A-t-on des messages en ces termes à Medjugorje ? Non, on a des exhortations à une paix floue et indéfinie, qui peut être la paix maçonnique, celle des hommes, la même dont parlent les pontifes depuis le concile.
– Enfin une apparition authentique s’apprécie au comportement des voyants : quand on a vu la Sainte Vierge, on ne peut qu’appartenir à Dieu, on sort naturellement de Babylone. C’est pourquoi très majoritairement les voyants choisissent ensuite la vie religieuse (Bernadette Soubirous, Catherine Labouré, Mélanie Calvat, les frères Barbedette, Lucie de Fatima, etc) ou du moins restent célibataires (Maximin de la Salette, Estelle Faguette, Jacqueline Aubry…). Là encore, rien de tout cela à Medjugorje, où les voyants semblent heureux de vivre et se maintenir dans Babylone.

Donc Medjugorje sont de fausses apparitions de façon certaine, comme beaucoup d’autres actuelles.
Mais le démon nous a donné là une information de premier ordre : la date de « son » Immaculée Conception, de son Eglise à lui c’est à dire du point oméga de « son monde » à lui.
Et cette date, c’est le 5 novembre.

Alors esbroufe ? Enfumage ? Fausse piste ?
Ou au contraire date butoir de son alpha et oméga ?
Que doit-on penser de ce message ?
Et puis concerne-t-il l’Eglise catholique, son ennemie de toujours, ou la société civile (Babylone) ou les deux ?

Nous allons tenter de percer ses intentions en étudiant deux faits historiques à cette date précise.

 

5 novembre 1605 : conspiration des poudres
La conspiration des poudres est un complot organisé par des catholiques anglais, dont le plus célèbre fut Guy Fawkes, qui avait pour but de faire sauter le parlement anglais le 5 novembre et de renverser le roi Jacques 1er.
Malheureusement les conspirateurs seront arrêtés dans la nuit du 4 au 5 novembre, donc in extremis, et le projet capota.
Il faut savoir que l’anglicanisme à cette époque était encore jeune, et cette conspiration aurait pu renverser l’ordre des choses et rétablir le catholicisme en Angleterre. C’était encore faisable.
La face du monde en aurait été changée, mais hélas l’Angleterre devint le pays pilote du démon pour avancer dans sa volonté de domination du monde : base arrière de la franc-maçonnerie, qui y naîtra officiellement en 1717 ; base arrière de la haute finance internationale, déjà sous contrôle juif ; base arrière du communisme, la première Internationale se tiendra à Londres en 1864 ; base arrière du sionisme : c’est à la branche anglaise de la famille Rothschild que le ministre Balfour écrivit le 2 novembre 1917.
Le rôle de l’Angleterre dans la stratégie d’endiguement du monde par la Synagogue de Satan n’est donc pas anodin, il est même primordial.
On comprend mieux la colère de Satan en ce 5 novembre 1605 sur son pays fétiche, le premier d’Europe à lui appartenir, et son désir d’illustrer sa revanche à la même date.

Revanche décrite dans le film V pour Vendetta, qui reprend cette idée du complot, mais cette fois-ci par l’ennemi. Ce film satanique montre une conspiration réussie (au 5 novembre !) mais inversée.
Le pouvoir totalitaire (sous-entendu le monde catholique) est renversé par une conspiration de type maçonnique, à laquelle adhère bien entendu la population, qui sème le chaos dans le pays avant d’arriver à la date fatidique du 5 novembre où gouvernement et parlement sont renversés, mais par un mouvement qui se présente, bien entendu, comme pacifique.
Intéressant tout de même cette insistance du démon pour la date du 5 novembre et cette façon de se présenter comme un sauveur et un libérateur à cette date.
Sachant que le message subliminal est clair : en 1605 le complot était catholique et il échoue, alors que dans le film le complot n’est manifestement pas mené par des catholiques, et il réussit.
Donc, en quelque sorte, le démon se déclare vainqueur sur le catholicisme le 5 novembre.

 

5 novembre 1990 : la nuit des OVNIS
Autre fait qui mérite d’être souligné : « Le 5 novembre 1990 à 19H00 précises, des milliers de témoins en France et dans d’autres pays d’Europe ont observé un immense ensemble de lumières traverser le ciel en silence. »
Voilà ce qu’en dit la presse à l’époque :
« L’impressionnante vague d’OVNIs du 5 novembre 1990 en France. Des milliers de français à travers le pays assistent à un spectacle incroyable. Certains témoins sont persuadés qu’il s’agit de dizaines de vaisseaux spatiaux, parfois de grande taille, mais les autorités françaises n’ont jamais parlé de ce événement. Le mystère reste entier, et fait toujours débat dans le monde de l’ufologie. »
Quand on étudie les témoignages, il est certain que l’explication avancée par le gouvernement (il se serait agit des restes d’une fusée soviétique) ne tient pas cinq minutes, ne serait-ce qu’à cause du grand nombre de points lumineux observés.
D’autre part, nous savons que l’utilisation du phénomène extra-terrestre n’est pas exclue de la stratégie de l’élite de l’ombre. Cela fait partie des plans prévus de longue date, régulièrement dénoncés par la sphère « complotiste« . Même si nous savons que le monde extra-terrestre n’existe pas, il n’est pas impossible à l’homme d’en créer un de toutes pièces afin de faire illusion, et de s’en servir pour exécuter des plans occultes. La longue préparation médiatique et cinématographique des esprits prendrait tout son sens.
Et puis nous savons que les démons de l’air existent et que la puissance de la bête sera colossale ; il n’est pas exclu non plus que les anges déchus fassent preuve de pouvoirs encore plus étendus à la fin leur règne.

Nous noterons enfin que 1990 se situe à 28 ans de 2018 et que le nombre 28 est un des très rares nombres parfaits, qui plus est multiple de 7. Un indice intéressant pour cette année.

Pour le moment je pose les données, il est encore trop tôt pour formuler une hypothèse valable autant sur le 5 novembre d’une manière générale, que sur le 5 novembre 2018 d’une manière particulière.

Cependant, un troisième indice semble nous indiquer une piste :

 

Le signe de l’effondrement du pont Morandi à Gênes
Le 14 août dernier, l’effondrement du viaduc de Gênes a défrayé la chronique. Signalons au passage que le chiffre 14 est synonyme de mort, ou du moins de Passion, puisque le Christ meurt le 14 Nizan. D’autre part, le 14 est aussi un chiffre codé pour compter les générations puisque saint Matthieu débute son évangile par la généalogie de Jésus depuis Abraham, en trois fois 14 générations. 3×14 = 42 le fameux chiffre de la durée de la bête dans l’Apocalypse.
Voilà pour le 14. Mais ce n’est pas le plus intéressant.
Ce pont partage son nom avec un prêtre traditionaliste, rattaché sur la fin à la FSSPX, l’abbé Roger Morandi. Certes sa notoriété n’est pas universelle, mais il n’est pas un inconnu non plus, ne serait-ce parce qu’il fut fondateur des Petits Chanteurs de saint Charles, qui, eux, sont connus.
Il faut savoir que l’abbé Morandi avait donné ce nom à sa manécanterie en hommage à saint Charles Borromée, l’évêque de Milan. Fête de saint Charles : le 4 novembre.
Or, et c’est là que cela devient intéressant, le père Morandi est mort le 4 novembre 2009.
Double 4 novembre donc, sachant que le 4 novembre est la veille du… fameux 5 novembre !

Alors quelle est la signification de l’avertissement du pont Morandi et de ses 43 morts ?
Voici une proposition d’explication : puisque le pont Morandi nous renvoie au 4 novembre, cette date est marquée par saint Charles Borromée. Qui est ce saint ? Un des principaux acteurs du concile de Trente. A quoi servit ce concile ? A préciser et redéfinir la doctrine de l’Eglise catholique face aux dangereuses attaques de la réforme protestante.
Qu’est ce que le 5 novembre ? Une tentative de reprise du pouvoir des catholiques face à un dérivé du protestantisme (l’anglicanisme). Donc en réalité, tout tourne autour du protestantisme.
Que disions-nous tout à l’heure ? Que le 5 novembre pourrait bien être la date butoir du démon, celle de sa victoire. Sur qui ? Sur son pire ennemi, le catholicisme.
Que lui reste-il à faire ? Presque toute l’Eglise est déjà à terre, il ne reste plus qu’une chose à faire : chasser le divin Maître des tabernacles, supprimer la Présence Réelle, et détruire alors définitivement ce qui fait l’essence même du catholicisme. Pour cela il faut changer la messe, changer la consécration.
Comment faire ? Créer une messe compatible avec les protestants, qui ne croient pas en la Présence Réelle. Que fait le Vatican aujourd’hui ? Il multiplie les rapprochements avec le protestantisme dans le but de parvenir à la « pleine communion » selon les propres termes du pape François.
Pourquoi ? Pour détruire définitivement l’Eglise.
Quand ? Il semblerait que l’échéance soit fixée au 5 novembre ; peut-être 2018.

Où en sont-ils ? Le secret d’une nouvelle messe en préparation est bien gardé, il s’agit là d’une bombe, aussi puissante que celle de la révélation d’extra-terrestres.
Quels sont les projets proches ? Le synode des jeunes du 3 au 27 octobre, qui semble être une préparation des esprits à un véritable et visible changement de ton et de doctrine sur les mœurs, et la canonisation de Paul VI le 14 octobre. Pourquoi ne pas finir sur l’annonce d’une nouvelle messe ?
À eux aussi le temps est compté.

 

Conclusion

Tout le monde l’a compris, il va falloir surveiller ce 5 novembre de près, même si le prince du mensonge n’est pas à une manipulation près.
Mais s’il a donné cette date du 5 novembre, ce n’est pas un hasard.
Sa conspiration des poudres est sur le point d’aboutir, c’est son dernier acte, car le dernier baril qui doit exploser est aussi le plus délicat, le plus stratégique, le plus difficile.
Son alpha et son oméga : construction d’un nouveau monde sur les décombres de l’ancien, enfin réduit en poussières.

Je ne sais pas si le point oméga de Satan se situe réellement au 5 novembre et au 5 novembre de cette année. Mais on peut le supposer car cela correspondrait à deux autres événements :

1) le 5 novembre est distant de 7 jours du 11 novembre.
Nous savons par la rencontre historique des deux bêtes le 26 juin dernier (rencontre pape François – Emmanuel Macron) que tous les deux ont donné un signe pointant sur le 11 novembre.
D’autre part, le 11 novembre marque le centenaire de la première guerre mondiale ; or je suis de plus en plus persuadé que celle-ci fut le sacrifice du sang des catholiques en prévision et en réparation des cent ans du démon qui auraient commencé en réalité à cette date.
Dans ce cas, le 5 novembre pourrait être le jour de Noé, à savoir l’avertissement du démon à Babylone avant « son » déluge du 11 novembre et « son » mois des 10 rois.
Rappelons, à toutes fins utiles, que le film 2012 est sorti le 11 novembre en France et qu’il décrit bien le « déluge » de Satan.

2) A la fin des bêtes, l’Apocalypse prévoit que les 10 rois qui n’ont pas encore reçu le royaume recevront la puissance pour une heure avec ou après la bête selon les traductions (Apoc. 17:12).
J’estime cette heure à un mois.
Ceci annonce de grands désordres dans l’Eglise et le monde, qui commenceraient alors le 11 novembre (après une première vague de préparation d’ici le 5 novembre).
Passé ce mois c’est la Femme dans le ciel qui prend le relais.
Parallèlement, les témoins ressuscitent.
Le 11 décembre, fête de Notre-Dame des Victoires.
Le 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe (Vierge de l’Apocalypse).
Le 14 décembre, Marie faisait chanter le Magnificat (chant d’action de grâces par excellence) à l’Ile-Bouchard.

Un signe qui ne trompe pas, pour cette dernière « heure » (ce dernier mois) :
Un 8 décembre, saint Dominique Savio a l’intuition qu’une personne malade demande de l’aide ; grâce à lui, elle reçoit l’extrême-onction in extremis 1 heure avant de mourir.

C’est l’Eglise et le monde qui auront un dernier mois avant de mourir définitivement, avant que l’alpha et l’oméga divins ne s’enclenchent à partir du 8 décembre pour la phase finale de la purification en vue de l’établissement de la Jérusalem Céleste.

 Patientons, observons et faisons confiance à la Vierge Marie.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : De l’alpha à l’oméga

 

 

La quarantaine de l’Eglise

Nous allons dans cet article préciser une théorie déjà abordée à plusieurs reprises, mais qui s’affine au fur et à mesure que se révèlent les secrets divins. Du moins c’est ainsi que je les interprète.
Avant d’aborder la notion de « quarantaine » il est indispensable au préalable de définir qui est -ou ce qu’est- l’Eglise de Dieu. Car, de même qu’il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a qu’une seule Eglise valable, c’est à dire une seule entité officielle aux yeux de Dieu pour Le représenter sur terre.
La question est donc d’importance car les « églises » qui prétendent posséder le titre sont nombreuses.
Le but de cet article n’étant pas de nous étendre sur le sujet, déjà traité, j’irai tout de suite à l’essentiel : l’Eglise de Dieu est sans conteste l’Eglise catholique romaine, cette réalité fut maintes fois prouvée (voir les principaux arguments dans mon article du 24 mai 2018).

Mais, cette Eglise, nous le savons tous, s’est ouverte sur le monde lors du dernier concile du Vatican, et dont les conséquences furent catastrophiques pour les populations chrétiennes, qui se trouvent aujourd’hui en état d’apostasie flagrante.

Alors, est-elle toujours « L’Eglise » ?
Afin de mieux comprendre QUI est l’Eglise aujourd’hui, il est nécessaire de prendre connaissance de la déclaration de Monseigneur Marcel Lefebvre du 21 novembre 1974.

En voici le texte intégral, que j’invite chacun à lire et relire consciencieusement :

« Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

 Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

 Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.

 Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.

« S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1, 8.)

N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.

On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.

Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.

C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les fidèles dispensateurs des mystères de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le Saint-Esprit. Amen.

 

La véritable Eglise est celle de la Tradition

En lisant Mgr Lefebvre et en observant les idées et le comportement des catholiques aujourd’hui, que nous appellerons « conciliaires » pour les distinguer des « traditionnalistes » (sans y voir une connotation péjorative), il est certain que le concile a opéré une RUPTURE dans l’Eglise qui ne s’était jamais vue.

Il y a vraiment un « avant » et un « après » concile que personne ne conteste.
Nous vivons une situation décrite dans le cantique Tantum Ergo, bien connu des catholiques :
« Et antiquum documentum nove cedat ritui » : « Le rite antique cède le pas à la nouvelle liturgie. »
Ce verset s’applique à la transformation religieuse opérée par Jésus-Christ entre le rite antique des juifs issu de la loi de Moïse et celui qu’il a institué.
Pourquoi ? Pour une raison bien simple, qu’il explicite lui-même à la Samaritaine : « Mais le moment approche, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Car c’est ainsi que le Père cherche ses adorateurs. Dieu est esprit, et ses adorateurs doivent l’adorer en esprit et en vérité. » (Jean 4:23)
Jésus institue et fonde une civilisation de nature spirituelle, d’où les sacrements et la nouvelle liturgie qui remplacent ces rites antiques.

Ensuite, l’Eglise durant près de deux mille ans, va enseigner, préciser, compléter, enrichir, définir, retrancher, améliorer, adapter, sa doctrine et sa liturgie, mais toujours en continuité avec l’adoration en esprit instituée par le divin Maître et transmise fidèlement par ses apôtres. C’est la fameuse continuité et succession apostolique. A aucun moment il n’y a de rupture avec l’ancien, mais plutôt une évolution et une progression s’enrichissant et se corrigeant dans le temps, soit à cause des hérésies (qui nécessitent de clarifier ou de définir des éléments essentiels de la doctrine), soit à cause d’abus ou de libertés prises dans la liturgie, le clergé ou les congrégations religieuses.
Mais jamais il n’y avait eu de rupture, sauf au concile Vatican II.

Reprenons les propos de Mgr Lefebvre ci-dessus : il n’y a pas que la messe qui change (donc la liturgie), c’est une réforme globale qui touche aussi la doctrine, l’enseignement (les séminaires, le catéchisme), le mode d’ordination des prêtres et des évêques (le sacerdoce), et bien entendu la vision de l’Eglise sur le monde et son rôle.
Ce n’est pas une évolution mais une révolution. D’ailleurs le cardinal Suenens, qui savait de quoi il parlait, déclara « le concile c’est 1789 dans l’Eglise« .
Car « la réforme que le concile assuma fut totale. Rien ne lui a échappé. A ce titre encore elle est unique dans l’histoire de l’Eglise : elle a embrassé l’ensemble des livres liturgiques, missel, bréviaire, rituel pontifical, cérémonial des évêques, de tous les rites latins sans exception, et n’a omis de reprendre, modifier, remodeler jusqu’à la moindre bénédiction du rituel. » (Claude Barthe).

Si vous dialoguez aujourd’hui avec un conciliaire, il admettra sans difficulté et avec sincérité, que de nombreux fondamentaux d’hier n’ont plus cours aujourd’hui dans la mentalité et la doctrine catholique (par exemple, au hasard, la maxime « hors de l’Eglise point de salut« ). Du jamais vu en deux mille ans d’histoire de l’Eglise, qui évoluait lentement mais sûrement sans remettre en cause les points doctrinaux fondamentaux.

C’est la raison pour laquelle, et peu de gens le savent, le concile Vatican II n’a pas voulu se placer sous le sceau de l’infaillibilité : il s’est déclaré « seulement pastoral » c’est à dire sans autorité dogmatique, ne se réclamant pas, volontairement, de l’infaillibilité du magistère et du pape.
Il faut le savoir : depuis Vatican II, l’Eglise n’engage plus son infaillibilité, autant dans son magistère ordinaire que dans les enseignements du pape. Elle s’est mis de facto, et elle-même, « hors-jeu », sans pour autant perdre son statut d’Eglise, parce que l’infaillibilité du magistère perdure dans sa partie saine, la Tradition.

Voilà ; nous arrivons au point crucial que l’on comprend en écoutant les explications de Mgr Lefebvre, en étudiant de près la rupture provoquée par le concile, ses causes et ses conséquences, et enfin en observant l’évolution du discours de l’Eglise depuis 50 ans et en le comparant avec son discours « d’avant », celui de 260 papes face à 6 papes.

L’Eglise perdure dans Tradition, qui est tout simplement sa continuité apostolique, doctrinale et liturgique. Elle ne se situe pas dans les idées modernistes ouvertes sur le monde de l’Eglise conciliaire, qui place la dignité de la personne humaine là où elle devrait mettre le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Ce n’est pas la Tradition qui a quitté Rome, c’est Rome qui est devenue infidèle à sa mission en s’acoquinant avec le monde, oubliant les mises en garde répétées de Jésus et de saint Paul, et devenant la Grande Prostituée de l’Apocalypse.
Mais, et il est là le mystère d’iniquité, la Tradition reste tout de même attachée à Rome, elle n’est pas partie même si Rome n’en veut plus, car l’Eglise est un tout, et cette séparation un mystère au même titre que le fut celui de l’époque où il avait deux papes et deux villes pour une même église : une à Rome et une à Avignon. Ecône est l’Avignon du XXè siècle.
Car la Tradition, donc l’Eglise, a été sauvée par Mgr Lefebvre et perdure dans son œuvre : la Fraternité saint Pie X (ou FSSPX). Toutes les autres entités se réclamant de la tradition sont issues, de près ou de loin, de la mouvance lefébvriste.
C’est la nouvelle messe, rupture des ruptures et abomination de la désolation, qui décidera Mgr Lefebvre à ouvrir un séminaire en Suisse à Ecône dès 1970.
Un geste qui sauvera l’Eglise par le maintien d’un sacerdoce non altéré et non dévoyé.

Ces trois phrases de Mgr Lefebvre sont la clé de compréhension du mystère d’iniquité et de la Passion de l’Eglise, commencée avec le concile :
1) « la Fraternité est la colonne vertébrale de la Tradition, son instrument providentiel. »
2) « Pas de schisme puisque nous sommes unis à la Rome de toujours. »
3) C »’est vous qui faites l’Eglise parallèle en ayant inventé “l’Eglise du Concile”.

Il n’y a pas de schisme mais « deux Rome », la vraie à Ecône-les-Avignon, la fausse à Rome, réalisant ainsi la prophétie de la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« , ce dernier étant la religion de l’homme véhiculée depuis le concile et par le concile et ses papes.

D’ailleurs, Rome le sait très bien. Le 11 septembre 1976, le pape Paul VI recevait Mgr Lefebvre et entre eux s’installait ce dialogue d’anthologie :
« D’emblée le pape, qui en appelle à « l’ami », au « frère », qualifie pourtant la position de Mgr Lefebvre « d’anti-pape » :
Paul VI : « Vous avez jugé le pape comme infidèle à la foi dont il est le suprême garant. Peut-être est-ce la première fois dans l’histoire qu’une telle chose arrive. Vous avez dit au monde entier que le pape n’a pas la foi, qu’il ne croit pas, qu’il est moderniste, et ainsi de suite. »
« Mgr Lefebvre décrit au pontife « une situation dans l’Église après le Concile » qui est « telle que nous ne savons plus quoi faire. Avec tous ces changements ou nous risquons de perdre la foi ou nous donnons l’impression de désobéir. »
Paul VI : « Vous l’avez dit et écrit. Je serais un pape moderniste. En appliquant le Concile œcuménique, je trahirais l’Église. Vous comprenez que si c’était ainsi, je devrais donner ma démission et vous inviter à prendre ma place pour diriger l’Église. »
Paul VI ne croyait pas si bien dire. Il dit en substance ce que nous comprendrons 42 ans plus tard.

 

La Quarantaine de l’Eglise

D’où cette notion de quarantaine que je propose. Car n’étant pas l’Eglise officielle, n’ayant pas l’autorité pontificale, et ne cherchant pas à s’y substituer, l’Eglise, représentée par la FSSPX, est comme figée, mise en quarantaine. Elle ne peut plus bouger, ni avancer ni reculer, elle est comme bloquée.

En termes médicaux, la quarantaine désigne une période de mise à l’écart en cas de maladie contagieuse. Elle tire probablement son nom du sens biblique car le nombre 40 dans la bible, désigne des périodes de retraite au désert, c’est à dire à l’écart.

Justement, dans l’Apocalypse, la femme s’enfuit au désert pour y être nourrie 1260 jours (Apoc. 12:6).
Selon l’interprétation des Pères de l’Eglise, la femme peut désigner tantôt la Sainte Vierge, tantôt l’Eglise, dans sa composante pure et saine. C’est le cas de la Tradition, qui est l’Eglise restée pure, et sa durée au désert est la même que celle des deux témoins.
Pourquoi ?
Parce que c’est la même chose. Mgr Lefebvre et ceux qui l’ont suivi ne sont pas seulement des défenseurs de la foi, ils sont aussi les témoins de la foi, les fidèles restés à leur poste quand les autres apostasiaient. Ceux restés fidèles à la loi et aux prophètes (dans le sens de prédicateurs).
On associe traditionnellement Hénoch et Elie aux deux témoins : c’est la même notion, la loi et les prophètes. Ou Moïse et Elie à la Transfiguration : toujours la même symbolique.
Le texte désigne au singulier (deux témoins) ce qui correspond en réalité à une multitude, de même que le mot Israël désigne autant un homme (Jacob) qu’un peuple (le peuple juif) ou une contrée (la Palestine). Et pourtant, c’est toujours un singulier.

D’autre part, il faut savoir que l’Apocalypse nous donne la même durée pour le règne des bêtes et celui des témoins parce qu’ils vont ensemble : les témoins s’opposent à la bête.
Cette durée est exprimée de différentes façons, mais c’est toujours la même : 1260 jours ou 42 mois, ou trois jours et demi, parce que le mode de calcul est toujours le même : c’est une durée en « un temps, deux temps, la moitié d’un temps« .

Enfin, rappelons que la Grande Prostituée, celle qui commet l’adultère (c’est à dire l’apostasie) avec les rois de la terre, est associée à la bête et à Babylone. C’est normal car tout ceci va ensemble.
– La bête (ou Antéchrist) c’est la religion de l’homme divinisé par la matière qui s’adore lui-même ;
– La Grande prostituée c’est l’Eglise conciliaire, infidèle à sa mission, qui lui sert de support ;
– Babylone, c’est la société civile qui découle de cette nouvelle mentalité, et qui désigne le monde entier, soumis à la bête et à son esprit.
– et enfin, les deux témoins, c’est la Tradition, qui refuse cet esprit, le combat et le dénonce, à la fois de façon spirituelle (maintien de la doctrine et de la messe de « toujours ») et matérielle (esprit anticonformiste et résistant aux idées modernistes, dans la société civile).

Les deux ont la même durée : 42 mois ou 1260 jours.
Cette durée est aussi celle de la femme au désert -l’Eglise – qui est aussi les deux témoins, et dont la quarantaine dure 42 mois au lieu de 40 habituellement.

Bien évidemment, le texte de l’Apocalypse nous donne une durée à trouver ; il nous donne la base de calcul (un temps, deux temps, la moitié d’un temps, donc un calcul en 3,5) et le chiffre-clé : 42, qui est le résultat d’un calcul en base 12 (12+24+6 = 42).

Eh bien cette durée est de 42 ans et se termine aujourd’hui.
Et on va voir comment le génie divin nous confirme en même temps que la Tradition représentée par la FSSPX correspond bien aux deux témoins.

 

La rupture : la messe de Lille du 29 août 1976

La messe de Lille célébrée par Mgr Lefebvre devant 6000 personnes le 29 août 1976 marque la rupture officielle entre les traditionalistes et l’ensemble de l’Eglise catholique.
Au lendemain de cette messe, Jean Potin, rédacteur en chef religieux de la Croix, écrit : « Le schisme existe de fait maintenant, même s’il n’est pas exprimé par une excommunication solennelle. »
Il y a d’ailleurs un nombre étonnant de journalistes : 200.

Une fois de plus, inspiré par l’Esprit-Saint, Mgr Lefebvre expose, sans le savoir, ce qui fait de lui et des traditionnalistes les « deux témoins » de l’Apocalypse. Extraits de son sermon :
– « la messe de saint Pie V, elle représente notre foi, elle est un rempart pour notre foi et nous avons besoin de ce rempart pour notre foi. »
– « nous ne sommes pas dans le schisme, nous sommes les continuateurs de l’Eglise catholique. Ce sont ceux qui font les nouveautés qui vont dans le schisme. »
– « Certains journalistes m’ont demandé quelquefois: « Monseigneur, vous sentez-vous isolé? ». « Pas du tout, pas du tout, je ne me sens pas isolé, je suis avec vingt siècles d’Eglise, et je suis avec tous les saints du ciel! ».

Mais en même temps le Saint-Esprit nous donne une clé supplémentaire.
Nous avons vu que l’on considère que l’un des témoins est Elie.
Or dans l’évangile, Jésus explique à ses disciples que Jean-Baptiste EST Elie ; pas « symbolise » Elie mais EST Elie. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de réincarnation dans la mystique divine, ni de retour en chair et en os : c’est une autre personne qui prend la place, qui possède, pourrait-on dire, « l’esprit d’Elie ».
Ce qui veut dire que c’est la même chose pour l’Elie de l’Apocalypse : ce ne sont pas Hénoch et Elie qui reviendront en chair et en os, la leçon de Jésus avec Jean-Baptiste est suffisamment éloquente. Ce sont d’autres hommes qui auront l’esprit et la mission d’Elie.
Or voici comment se fait la transition, la passation de pouvoir en quelque sorte : Elie transmet son esprit à Jean-Baptiste, Jean-Baptiste transmet son esprit à Mgr Lefebvre et à la Fraternité car le 29 août est la fête du martyr de saint Jean-Baptiste !
De plus, saint Jean-Baptiste est le Précurseur du Christ, le dernier et le plus grand des prophètes, il a l’honneur de désigner le Messie en personne.
Les témoins ont un rôle similaire : ils ne se contentent pas de combattre la bête, ils désignent le vrai Messie (et non son remplacement par l’homme divinisé dans la religion conciliaire – c’est pourquoi  à la nouvelle messe le prêtre se tourne vers les hommes et non plus vers Dieu, présent dans le Tabernacle), et surtout ils sont les Précurseurs du retour du Christ puisqu’ils annoncent la Parousie.

Ce qui est encore plus extraordinaire avec saint Jean-Baptiste, c’est la suite.
Car que se passe-t-il à l’issue des 42 mois de témoignage des témoins ? « La bête leur fera la guerre, les vaincra et les tuera ».
Or aujourd’hui, nous sommes très exactement à 42 ans du début du témoignage des témoins, et quel jour sommes-nous ? Celui de la mort de Jean-Baptiste, c’est à dire celui de la mort des témoins.
C’est remarquable de précision.

 

La mort des témoins, aujourd’hui 29 août 2018

Oui, vous avez bien lu : aujourd’hui 29 août 2018, les témoins ont terminé leur témoignage et meurent.
Cette mort est évidemment à prendre dans un sens spirituel, d’où la description faite par l’Apocalypse dans son chapitre 11 : les corps sont étendus dans la grande ville (Sodome, Egypte, Babylone : des noms différents pour exprimer la même notion : la cité du mal érigée par la bête, c’est à dire le monde entier), on ne peut les mettre au tombeau (et pour cause) et le monde entier pourra les voir (il y a des tradis partout).
Bien sûr, parce qu’en réalité « ils ne sont pas morts, ils dorment » pour paraphraser le divin Maître dans l’épisode de la fille de Jaïre. Et puis aussi parce qu’il s’agit d’une mort spirituelle. C’est à dire que le démon semblera avoir gagné.
Il n’est pas nécessaire qu’il se passe quelque chose de précis aujourd’hui et dans les prochains jours. C’est toute la difficulté : savoir appliquer et interpréter correctement les textes même sans signe extérieur probant.
Parce que tout se dévoilera à la fin, c’est à dire à la résurrection des témoins. Pour le moment, les traditionnalistes et la Fraternité n’ont pas conscience de jouer le rôle des témoins ; la Fraternité n’a ni la conscience, ni l’ambition, ni la prétention d’être la véritable église, elle ne le comprendra qu’à la résurrection des témoins, c’est à dire quand elle prendra conscience de son véritable rôle quand l’autre Eglise s’effondrera, et Babylone avec.

Car nous devons avoir à l’esprit l’autre versant : que fait la bête à la mort des témoins ? Elle fait des festins, les hommes s’envoient des présents les uns aux autres, ils se réjouissent.
Comment des hommes sous l’influence du démon se réjouissent-ils ? Quels types de présents s’envoient-ils ?
Eh bien nous les voyons poindre déjà : les présents que s’envoient les hommes, ce sont ces affaires de pédophilie dans l’Eglise qui prennent de plus en plus d’ampleur.
Voilà le cadeau du démon, voilà comment il fait la fête : en détruisant l’Eglise conciliaire, en l’avilissant encore plus. Parce qu’il ne faut pas oublier que les 10 cornes de la bêtes, qui sont dix rois, haïssent la Prostituée, et qu’ils « la réduiront dans la dernière désolation, la dépouilleront, dévoreront ses chairs et la feront périr par le feu. » (Apoc. 17:16)
Voilà ce qui attend l’Eglise officielle et Babylone par la même occasion, car ils prévoient pour la grande ville le même sort : la destruction par le feu.
Voilà le feu vert qui s’allume aujourd’hui à la mort des témoins, qui effectivement ne pourront pas faire grand-chose en cet instant de l’hallali final.

Combien de temps cela durera-t-il ?
« Trois jours et demi » nous dit l’Apocalypse, du moins pour le deuil des témoins jusqu’à leur Résurrection, c’est à dire la reconnaissance par les hommes que l’Eglise a perduré dans la Tradition, quand l’autre s’effondrait.
Ces trois jours et demi représentent une durée en base 3,5, courte, qui n’ira pas au-delà de 2018 selon mes prévisions. Je ne donnerai pas de calendrier pour le moment, nous devons attendre de voir ce que vont donner les trois mois qui vont suivre, afin de confirmer ou infirmer ma théorie de la quarantaine de l’Eglise qui prend fin en ce jour, à partir duquel s’ouvre la pire des périodes jamais connue par l’humanité, celle où le démon est lâché, sans plus aucun contre-pouvoir.

Le démon est lâché parce que le temps qui lui reste est court, très court maintenant. Il a lui-même donné sa date limite, son point Omega, mais les hommes sont tellement aveuglés qu’ils ne saisissent plus rien. J’expliquerai cela le moment venu.

 

Conclusion

Ceux qui ont lu l’article en entier savent que désormais les traditionnalistes d’une façon générale, ainsi que tous ceux qui sont restés de cœur avec eux dans la vraie foi, représentent les témoins de l’Apocalypse.
Mais les dates doivent se calculer à partir de l’organisation qui les représente le mieux et qui figure la véritable Eglise : la Fraternité saint Pie X.
La date qui fait foi, c’est le 29 août 1976, nous sommes arrivés à ses 42 ans révolus.
L’humanité entre ce soir dans une phase d’accélération des plans démoniaques dont j’ai du mal à définir les contours, tellement ils me semblent effrayants, qu’il s’agisse du sort de l’Eglise conciliaire que de celui de l’ensemble des nations.
Nous devons attendre trois mois avant de nous prononcer définitivement sur cette thèse, au cours desquels plusieurs phases devraient être activées.
L’une d’elle sera la résurrection des témoins, qui sortiront enfin de ce long désert de 42 ans et « trois jours et demi » dans lequel ils ont été plongés.
Ils seront « élevés du désert« .
Afin de montrer qu’il n’y a pas d’erreur dans le plan divin et que tous les signes nous ont été donnés à l’avance, il faut savoir que dans la prophétie des papes, le pape Célestin V (qui sera canonisé) a pour devise « élevé du désert« . Or ce pape, élu le 5 juillet 1294, sera intronisé (donc sacré) le 29 août 1294!
Et l’ordre des Célestins, qu’il fonda, a pour date de création le 29 août également.
Autre similitude : ce pape n’est pas sacré à Rome mais à Aquila.
Nous avons ici une double confirmation, avec la même date pour l’homme ET l’œuvre, comme Mgr Lefebvre, qui seront élevés du désert à l’issue des 42 ans… et des « trois jours et demi » de deuil.
Car il faut bien mourir pour ressusciter.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : La quarantaine de l’Eglise

Illustration principale : Mgr Lefebvre célébrant la messe.

La domination du monde

On accuse souvent les juifs de vouloir dominer le monde. Eh bien ils ont raison.
Tout simplement parce que c’est la promesse faite par Dieu dans la bible au peuple élu. Le peuple juif se considérant comme l’héritier des hébreux de la bible, il est normal qu’il attende et même souhaite la réalisation de cette promesse divine. Car Dieu ne peut ni se tromper ni tromper ses enfants.

Cette domination, selon les textes, doit se faire par et à partir du Messie. Elle est d’autant plus nécessaire qu’elle sera alors la preuve suprême à la fois de l’existence du Dieu de la bible, mais encore de la réalisation de sa promesse ; le jour où les juifs domineront le monde sans ambiguïté ni partage, alors on sera bien obligés de reconnaître qu’il est indubitablement et infailliblement le peuple élu, l’unique peuple de Dieu.
C’est la raison pour laquelle d’ailleurs les juifs se considèrent comme le peuple-prêtre par excellence, c’est à dire le seul habilité à être le lien entre Dieu et les hommes, en l’occurrence les non-juifs, appelés les Gentils. C’est à dire qu’il est l’intermédiaire obligé entre Dieu et les hommes, toujours pour la même raison : parce qu’il est le peuple élu.

Enfin, pour terminer ce portrait synthétique, les juifs considèrent que leur statut de peuple élu est un lien charnel : il faut être juif et circoncis pour être membre de ce peuple. D’où la nécessité absolue de conserver ce lien charnel par le sang et par la religion (la Thora et le Talmud, qui est leur code civil et religieux) ; ils vivent au milieu des peuples sans se mélanger ni s’assimiler afin de préserver cette pureté originelle du sang essentielle à la survie de la race du peuple élu.
La bénédiction de Dieu s’applique à une descendance à la fois spirituelle et charnelle.
Quel que soit le pays dans lequel ils vivent, les juifs sont une communauté toujours à part qui s’explique par cette mission bien singulière que leur a assigné Dieu en personne.
C’est aussi la raison pour laquelle ce peuple fut toujours rempli d’un désir insolent de domination* : parce que c’est une promesse céleste incontestable.

Mais il y a un mais. Un gros problème même.
C’est que le Messie est bien venu dans le monde il y a maintenant deux mille ans, et les juifs ne l’ont pas reconnu. D’où leur attente et leur quête continue du Messie depuis ce temps-là.
Mais pour ceux qui l’ont reconnu, le statut de peuple de Dieu a été retiré aux juifs et transféré à un autre peuple, selon la parole du Messie lui-même : « C’est pourquoi je vous le dis: le royaume de Dieu vous sera ôté pour être donné à un peuple qui en produira les fruits. » (Matthieu 21:43).
Ce peuple, nous le savons, prendra le nom de Chrétiens.

Il est très important de bien comprendre cette notion car elle conditionne l’avenir du monde, tel que nous le vivons depuis deux mille ans car :
Le peuple juif perd alors le statut de peuple élu, ce qui est évidemment un événement considérable aux portées incalculables, car bien entendu il conteste cette perte de « souveraineté absolue » qui lui a été promise ;
– Et d’autre part, nous le savons, le nouveau peuple élu, la nation dont parle Jésus-Christ, est constitué non pas d’une descendance charnelle mais spirituelle : le peuple élu, ou peuple de Dieu, est désormais constitué de tous les hommes qui croient en la divinité de Jésus-Christ, ces hommes étant rassemblés sous l’autorité de son Eglise, chargée de transmettre et sauvegarder son enseignement, et surtout de convertir le monde entier, le baptême chrétien remplaçant la circoncision juive.

Donc subsiste toujours la notion de peuple élu, mais celle-ci n’est plus l’apanage d’un peuple unique mais au contraire d’une multitude de peuples, nations ou tribus qui partagent tous le même Père, la même foi, la même dévotion.
Le lien charnel est devenu un lien spirituel qui se fait par la foi et non plus par le sang.

D’où un combat inédit qui commence car se dresse face au peuple juif un autre peuple qui revendique lui aussi le statut de peuple élu.
Les juifs et les chrétiens sont les deux seuls peuples et les deux seules religions à se considérer, chacun, comme le peuple élu de Dieu, et donc les deux seuls à s’affronter.

D’autre part, l’enjeu est énorme car la promesse divine ne change pas : la domination du monde est toujours promise au peuple de Dieu. Si le « vrai » peuple élu sont les juifs, alors ils doivent parvenir à dominer le monde au détriment des chrétiens, et à l’inverse, si les chrétiens sont bien les enfants de la promesse, alors la domination du monde doit leur revenir.
Une fois de plus, précisons-le, l’enjeu est d’abord d’envergure surnaturelle : il s’agit d’une promesse divine formelle, elle doit donc être exécutée, ne serait-ce parce que c’est le seul moyen de savoir qui est véritablement le peuple élu.

C’est aussi, ne le cachons pas, une promesse éminemment séduisante parce que dominer le monde est à priori synonyme de puissance et de richesse.

 

Deux peuples élus, deux approches

Entre les juifs et les chrétiens, les approches sont diamétralement différentes.

L’approche juive
Les juifs prennent les textes dans leur sens littéral. Les Gentils doivent leur être soumis et déposer leurs richesses à leurs pieds, car toutes les richesses des Gentils doivent être livrées aux juifs.
Ainsi tous les textes sont interprétés dans ce sens, comme Isaïe 60:16 « Les Juifs suceront le lait des Gentils », ou Isaïe 61:5 « Les Gentils feront paître vos troupeaux…et seront vos laboureurs et vos vignerons…Vous mangerez la fortune des nations« , qui ne sont que quelques exemples d’une promesse de domination totale.

D’autre part, on l’a vu, les juifs conservent jalousement leur statut de peuple élu et ne le partagent pas avec les autres, pour les raisons évoquées plus haut, et qui trouvent aussi leur source dans l’interprétation littérale de textes comme celui-ci :
« Mais vous, on vous appellera prêtres de Yahweh; on vous nommera « ministres de notre Dieu ». Vous mangerez les richesses des nations, et vous vous parerez de leur magnificence. » (Isaïe 61:6)

Par conséquent, en isolant sa race des autres peuples par le sang, le peuple élu ne peut être que numériquement faible, ce qui est paradoxal quand on veut dominer le monde.
Face aux chrétiens, il a adopté une tactique adaptée à cette particularité : s’accaparer les richesses des peuples et utiliser les Gentils comme exécuteurs de leurs plans.

 

L’approche chrétienne
Avec les chrétiens, le peuple élu n’est plus réservé à une race en particulier, il s’étend à tous les peuples, toutes les races, toutes les nations, car à la suite du Christ, c’est le monde entier qui est appelé à devenir le peuple de Dieu : son Eglise est universelle et le salut qu’elle procure par le baptême et la foi en Jésus-Christ est lui aussi universel.

Il y a donc une obligation pour les chrétiens de partir à la conquête du monde, non pas pour s’enrichir ou asservir les peuples, mais pour les délivrer du joug de Satan et leur offrir le salut. La religion chrétienne est exclusive, au lieu de s’ajouter aux autres religions elle les remplace toutes parce qu’il n’y a qu’un seul Dieu et donc qu’un seul « pont » vers ce Dieu : SA religion, qui vient du latin religere : relier ; la religion relie l’homme à Dieu.

La différence est fondamentale entre les juifs et les chrétiens : les juifs partent à l’assaut du monde pour en accaparer les richesses parce qu’ils considèrent qu’elles leurs sont dues et que les Gentils doivent être à leur service, les chrétiens partent à l’assaut du monde pour faire entrer tous les autres peuples dans la famille des enfants de Dieu et leur procurer la vie éternelle.
De même, les juifs ne partagent pas leur religion avec les Gentils, mais au contraire considèrent être eux-mêmes le lien entre Dieu et les Gentils ; la fameuse notion de peuple-prêtre. Mais du coup, les Gentils n’ont pas accès à la religion, ils sont à la remorque et à la merci des juifs.
Pour les chrétiens c’est l’inverse, ils font à tous les peuples ce cadeau irremplaçable de la Rédemption (rémission des péchés) et de la vie spirituelle rendue possible par les sacrements.

Il est certain que l’approche chrétienne a surpris de nombreux peuples du monde antique, parce qu’au lieu d’ajouter un Dieu de plus, il les remplaçait tous. Il leur fallut donc un temps d’adaptation. Mais le « cadeau » donné en échange est royal, divin même : ils y gagnent la vie éternelle, mais aussi une vie sur terre complètement transformée par la vie de la grâce et le Saint-Esprit en nous. Les rapports humains ne sont plus les mêmes, la vie est profondément modifiée.

L’objectif du chrétien est d’améliorer la vie humaine par une vie sociale et religieuse en harmonie avec la gloire de Dieu, l’objectif du juif est d’accumuler les richesses et la puissance parce qu’il les considère comme un dû. Il n’est pas question chez les juifs de procurer aux Gentils le salut éternel qui leur est réservé.

 

La domination du monde par les chrétiens

C’est donc presque inconsciemment que les chrétiens vont partir à la conquête du monde.
D’abord pour accomplir l’ordre divin d’évangélisation du monde :
« Allez enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fil et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. » (Matthieu 28:19).
Voici l’ordre le plus salutaire que l’on puisse imaginer : si vous voyez quelqu’un qui se noie, le laisserez-vous mourir ?
Or la mort éternelle est la destination de tous les hommes qui ne croient pas en la divinité de Jésus-Christ, car l’instruction divine que nous venons de citer est suivie de la précision suivante : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné » (Marc 16:16).
Peut-on laisser les hommes se perdre parce qu’ils ignorent le vrai nom de Dieu et sa saine et sainte doctrine ? Bien sûr que non.
De tous temps, en tous lieux, les chrétiens sont allés apporter aux païens la vie éternelle, le plus beau cadeau qu’on pouvait leur offrir. La vraie charité, la vraie fraternité, le véritable amour, il est là.

Cet ordre d’évangélisation du monde est à rapprocher de la promesse céleste de domination du monde. Pourquoi ?
Parce que le christianisme n’est pas qu’une religion de plus : c’est l’application dans la vie sociale des préceptes divins enseignés par Jésus-Christ.
Ceci porte un nom : le règne social de Jésus-Christ.
Car derrière une religion, c’est toute une philosophie de vie et de pensée qui s’impose naturellement et imprègne la vie sociale, familiale, culturelle, morale, économique et politique.
L’organisation de la cité, de la justice, du travail, de la famille, du commerce, etc., et les lois qui les régissent vont puiser elles aussi à la même source.
Car il s’agit bien d’une mentalité, d’un mode de vie et de pensée qui trouvent leur source dans le christianisme c’est à dire dans la loi de Dieu lui-même, et renversent l’ancien système, basée sur une vie dominée par Satan, le prince de ce monde, c’est à dire du monde charnel.
Une civilisation spirituelle (le fameux Royaume) supplante des civilisations charnelles.

En définitive, l’organisation sociale et religieuse doivent impérativement être en harmonie si on veut que l’ordre règne dans la cité.
Cette observation, qui n’est le fruit que du simple bon sens, est d’ailleurs partagée par la plupart des civilisations, où l’harmonie existe et existait entre société civile et religion, qu’il s’agisse de l’Islam, de l’Hindouisme, du Bouddhisme, ou de la quasi totalité des civilisations antérieures.
D’où le déséquilibre évident, source d’un désordre profond à la fois moral et civilisationnel, dans les nations chrétiennes d’aujourd’hui dirigées par des républiques laïques donc païennes.

Par conséquent, le christianisme ne peut pas dominer uniquement la société dans sa composante religieuse, il doit aussi dominer la société civile.
D’où l’expansion et l’extension logique de la chrétienté dans le monde entier, dans ses deux composantes : société civile et religieuse.

On confond souvent cette extension avec la volonté de conquérir de nouveaux territoires pour les asservir et s’enrichir. C’est une vision récente, influencée par la pensée judaïque qui fonctionne effectivement ainsi ; c’est oublier la mission divine des chrétiens qui prenaient possession de nouveaux territoires au nom de la Sainte Trinité et de souverains très chrétiens, tel Christophe Colomb découvrant l’Amérique et donnant pour nom San Salvador à la première terre qu’il découvre (c’est à dire Saint Sauveur).
L’état d’esprit n’est pas du tout le même, l’évangélisation est la première des préoccupations, l’extension de la chrétienté la seconde, et la gloire de Dieu via celle de souverains très chrétiens la troisième.

A ce sujet, il est intéressant de noter que les détracteurs de Christophe Colomb et des Conquistadores s’appuient principalement sur les écrits de Bartolomé de Las Casas, d’origine juive, et probablement marrane . Sa vision est influencée tout simplement par l’esprit juif, basé sur la cupidité, l’esprit de domination et l’exploitation des populations, qu’il applique bien évidemment aux espagnols. Un écrivain que l’on considère comme l’un des fondateurs des droits de l’homme… tiens tiens, ceci devrait nous mettre la puce à l’oreille. Etonnant tout de même que l’on donne du crédit à un homme appartenant justement au peuple qui par définition ne peut pas être objectif sur les chrétiens, puisqu’ils les considèrent comme leurs ennemis numéro un pour la domination du monde.
A chaque fois que l’on trouve une vision biaisée de la réalité ou de l’histoire chrétienne, on trouve souvent un juif derrière… ou bien un idiot utile qui les copie ou les reproduit.

Sur ce sujet, il faut au contraire savoir que, même si l’extension de la chrétienté nécessitait de prendre en main la direction des peuples, pour leur propre bien, celle-ci ne cherchait pas à détruire l’identité des anciens païens, mais à les christianiser tout en conservant leur culture propre. D’où par exemple la christianisation des fêtes païennes, qui avait pour but non pas d’éliminer la culture des autochtones mais de la respecter tout en en retirant ou transformant ce qui avait trait au démon. Bref on sanctifie ce et ceux qui appartenaient auparavant au Malin. Pareil pour de nombreux édifices, pareil pour les organisations politiques et sociales, pareil pour l’appareil législatif et judiciaire, pareil pour l’organisation du commerce et de l’artisanat… on évolue en douceur vers une philosophie chrétienne en tenant compte des particularités locales.
Seules évidemment certaines pratiques abominables, comme les sacrifices humains (civilisations Maya et Aztèque notamment), nécessitèrent d’être stoppées vigoureusement.
Qui n’agirait pas ainsi aujourd’hui ? On a bombardé la Serbie en 1999 pour bien moins que ça.

C’est ainsi que la promesse divine s’est accomplie : la chrétienté au fil des siècles, s’est étendue sur le monde entier et l’a dominé, à tel point qu’elle lui a imposé comme calendrier universel celui qui commence à la naissance du Christ. Voilà la preuve que le christianisme est bien la religion du peuple élu puisque tous les pays, païens inclus, comptent leurs années à partir du Christ.
Les communautés et les nations qui ne se réclament pas du christianisme doivent fonctionner avec deux calendriers, car celui qui fait foi et qui s’est imposé au monde, c’est le calendrier chrétien, et même catholique.

Il faut d’ailleurs noter que le Seigneur a choisi principalement les nations catholiques, donc européennes, pour se charger de l’évangélisation du monde.
Même s’il a été prouvé que le globe fut une première fois évangélisé dans sa totalité par les apôtres et les disciples, il fallut ensuite toute la ténacité et la persévérance des catholiques, principalement européens pour accomplir la mission divine, pendant que les chrétiens orthodoxes se repliaient sur leurs peuples et leurs acquis. Une preuve de plus, avec le calendrier, de la position incontestable du catholicisme romain comme unique et authentique Eglise du Christ.

Bien entendu, même si l’ordre chrétien s’est étendu à travers le monde entier, celui-ci n’a pas été exempt de difficultés, de trahisons, d’échecs. Tout simplement parce que le démon ne s’est pas laissé dépouiller de sa cité facilement.
L’homme reste soumis aux séductions du démon, qui reposent sur les trois concupiscences (de la chair, de l’argent et de l’orgueil) et sur les sept péchés capitaux. A cause du péché, même le monde chrétien n’est pas idyllique et il fallut batailler ferme pour obtenir et maintenir ces acquis. On a donc pu assister à des dissensions au sein même de la chrétienté, au schisme des églises d’Orient, aux échecs dans certains bastions du démon (la Chine par exemple, dont l’emblème est le dragon, à savoir la représentation même de Satan selon l’Apocalypse), à l’émergence de l’Islam, religion frontalement anti-chrétienne créée par les juifs afin d’être hostile à la chrétienté et de soustraire un maximum d’âmes au salut, et enfin à la naissance d’un christianisme dévoyé, véritable religion de Caïn, à savoir la réforme protestante et toutes les sectes qui en découleront, elle aussi œuvre d’origine judaïque (Luther et Calvin étaient juifs).
Mais il ne faut pas oublier, même si les chrétiens ne sont pas parfaits, la différence de taille entre eux et les autres : la religion du Christ procure le salut éternel, les autres restent dans l’éternelle damnation.

 

La domination du monde par les juifs

Mais cette domination du monde par les chrétiens a eu une fin, que seul un éclairage eschatologique peut expliquer. A l’image de son divin Maître, l’Eglise et donc la chrétienté avec elle, puisque société civile et religieuse vont de pair, devait subir elle aussi sa Passion afin de mériter par son sacrifice une seconde Rédemption du monde.
Le sacrifice suprême du Maître comme celui de son épouse bien-aimée ne peuvent s’admettre et se comprendre que dans le mystère du combat contre le péché. Voilà la dimension essentielle de la Rédemption ; « la charité, c’est procurer efficacement le bien réel (éternel et temporel) aux autres, et haïr à tout moment le mal. »

Par qui va s’accomplir cette Passion de la civilisation chrétienne ?
L’abbé Julio Meinvielle* nous répond :
« De même que dans le royaume du bien le juif a tenu la première place, de même aussi dans le royaume du mal, la première place doit lui revenir. (…)
S’il repousse le Christ, le peuple juif sera aussi le principal, c’est à dire le pire, dans le royaume de l’iniquité. »

La raison profonde, on l’a vu, c’est ce combat à mort pour la domination du monde entre juifs et chrétiens. Combat décrit par saint Jean dans l’Apocalypse, où il n’hésite pas à parler de Synagogue de Satan : c’est clair.
Mais attention : « Bien que l’Eglise soit haïe par la Synagogue, il n’y a pas de réciprocité. L’Eglise se contente de se prémunir contre ses embûches et ses attaques. »

Voici comment s’effectue le processus de déchristianisation :
« La chrétienté a réalisé une culture et une civilisation spirituelle dans la liberté, où il était forcé que les juifs vécussent sous la domination chrétienne. (…)
Le processus de destruction de l’ordre chrétien, c’est à dire une civilisation de type spirituel, court parallèlement à la formation d’une civilisation de type charnel, matérialiste, à prédominance économique. »

Mais il ne faut pas se leurrer ; nous avons notre part de responsabilité. Nos tribulations sont une punition divine, et « quel splendide instrument que le juif dans la main de Dieu pour être le bourreau de ces peuples qui ont troqué la grandeur de la Croix contre la grandeur de Babel ! »

« Tant que les peuples chrétiens adhèrent au Christ, ils n’ont rien à craindre de la Synagogue.
Mais malheur aux peuples chrétiens, s’il arrive un jour où ils oublient que leur salut c’est le Christ !
Malheur à l’Europe s’il arrive un jour qu’elle veuille briser les liens très doux qui l’unissent à la sainte Eglise de Dieu ! »
« Parce qu’alors, ils devront tomber sous l’esclavage déshonorant du diable, et de son exécuteur sur la terre, le juif. »

« On démontre que tant la Renaissance que la Réforme protestante, l’Encyclopédisme du XVIIIè siècle, la révolution française, le capitalisme, la contamination des peuples par le libéralisme et le socialisme, le communisme, la révolution bolchévique, ont été en grande partie forgés par les juifs, qui en ont certainement bénéficié au détriment des peuples chrétiens.
En d’autres termes, depuis la Renaissance jusqu’au communisme, se développe un processus uniforme de déchristianisation des peuples et de leur assujettissement aux juifs, qui de serviteurs qu’ils étaient au Moyen-Age, deviennent maîtres et rois. Et ce processus est en grande partie l’œuvre des juifs. »

L’abbé Meinvieille écrivit cela en 1936 ; mais comme il le pressentait, on peut ajouter à sa liste la société de consommation et la révolution des mœurs des années 60, base de cette civilisation matérialiste de type charnel, et là aussi on sait que les juifs sont derrière.

Dans son ouvrage Le siècle juif, Yuri Slezkine, lui-même juif, démontre que le XXè siècle fut le siècle de prise de pouvoir des juifs sur le monde, et que ce dernier désormais agit et pense juif, confirmant les propos de l’abbé Meinvielle : « le rêve séculaire des juifs est de détruire le christianisme et d’établir l’empire judaïque universel. Celui-ci est le rêve du judaïsme, c’est la loi de son destin. »
C’est fait : l’empire judaïque universel s’est formé au XXè siècle ! Il n’est pas en devenir : IL EXISTE !

Pour finir et afin de bien comprendre le processus, ajoutons ces précisions :

« La Franc-maçonnerie est l’œuvre des juifs. La révolution française est à son tour l’œuvre de la Franc-maçonnerie. La révolution française s’est faite contre l’Eglise, au bénéfice exclusif des juifs. »

« Dans les possibilités d’agir, les juifs sont cause première et principale (disons : le cerveau qui pense et la main qui dirige, selon l’expression de Mgr Jouin) des principaux faits antichrétiens qui s’échelonnent de la Renaissance au communisme » – on peut ajouter et jusqu’à aujourd’hui.

« La tactique judaïque pour atteindre la domination universelle :
– Par le capitalisme, les juifs s’accaparent les richesses de tous les peuples.
– Au moyen du libéralisme et du socialisme, les juifs, maîtres des richesses du monde, empoisonnent tous les peuples, pervertissant leur intelligence et corrompant leur cœur.
– Avec le communisme, les juifs exterminent leurs adversaires et soumettent les chrétiens à un joug impossible à briser. »

Avec le recul, nous pouvons ajouter :
– Que le mondialisme vient coiffer cette stratégie, étant lui-même la synthèse et la fusion du capitalisme et du socialo-communisme.
– Que les juifs sont maîtres des richesses du monde parce qu’ils tiennent tous les pays et toutes les entreprises par la financiarisation et le système de la dette, dont ils ne peuvent sortir.
– Que la société du matérialisme athée qui a divinisé l’homme par la matière est devenue incontournable et indispensable, il n’y a plus de ticket retour.
– Que la dernière invention pour asservir le monde, Internet, est entièrement entre leurs mains, et soumet les hommes à un esclavage matériel, spirituel et moral redoutable et tyrannique car lui aussi devenu incontournable.

Comme dirait l’abbé Meinvielle : « tous libres, mais aucun ne pense autrement que par le cerveau judaïsé de son journal, de son livre, de sa revue« , de sa télé et de son smartphone.

 

Epilogue

On peut dire qu’en l’espace de deux millénaires, entre les deux peuples élus, la domination du christianisme sur le monde entier est évidente, prouvant par là l’identité du peuple de Dieu : les chrétiens ont dominé le monde au moins du Moyen-âge jusqu’au début du XXè siècle, ce qui n’est pas le cas des juifs. Tous les pays connaissent une communauté chrétienne et même catholique romaine, majoritaire ou minoritaire -quelquefois ultra-minoritaire-, peu importe : l’évangélisation apostolique de l’ensemble du globe est accomplie en totalité depuis le début du XXè siècle.
C’est pourquoi nous entrâmes alors dans la fin des temps proprement dite.
Même si l’ascension des juifs est nette depuis les deux derniers siècles, et même si le processus de déchristianisation commence vraiment à la Renaissance, il faudra du temps, beaucoup de temps, pour que la tendance s’inverse, et pour que l’esprit matérialiste supplante la civilisation chrétienne.
Parce que, en dehors des attaques classiques suscitées par le démon (invasions barbares, hérésies en tous genres, Islam, persécutions, guerres, révolutions etc), même tenaces, il fallait, pour « casser » l’ordre chrétien, une autorisation divine d’ordre eschatologique, lui donnant un avantage décisif.

Cet avantage décisif, c’est la capacité de donner une assise solide à la civilisation matérialiste et charnelle, donc judaïsée, qui lui permit de supplanter la civilisation spirituelle.
C’est à la fin du XIXè siècle et au début du XXè que s’enclenche ce processus d’inversion et de domination incontestables d’un peuple élu sur l’autre, fruit de l’apparition simultanée de trois éléments exceptionnels :
– Le communisme diffuse une mentalité et un état d’esprit basé sur le matérialisme charnel ;
– Les avancées techniques et scientifiques concrétisent dans les faits cette promesse de rédemption et de domination par la matière ;
– Le sionisme fait alors son apparition.
La mentalité tant communiste que socialiste que capitaliste, qui au fond est la même (celle du matérialisme vainqueur), n’aurait jamais pu se diffuser avec autant de succès dans les populations si elle n’avait reçu parallèlement la capacité technique d’accomplir concrètement cette promesse. Je veux dire par là que l’homme acquiert sans difficulté une mentalité matérialiste parce qu’on lui donne simultanément d’une part les moyens pour l’obtenir et d’autre part le cadre social et intellectuel pour la pérenniser. Ce « on » c’est principalement les juifs, par le biais d’entités enjuivées comme la franc-maçonnerie, qui affirme dès cette période sa suprématie en créant le sionisme.
Leur plus grande victoire sera le concile Vatican II, lorsque l’Eglise -principal adversaire pour la domination mondiale, rappelons-le- essaiera de rendre compatible la foi avec cette nouvelle civilisation matérialiste. Mais comment le « leader » de la civilisation spirituelle peut-il se compromettre avec son pire ennemi ?
Il est là le piège et c’est ça la bête, c’est ça l’Antéchrist : la civilisation matérialiste qui supplante la civilisation spirituelle est tellement attrayante, tellement séduisante, tellement prometteuse d’un bien-être jamais encore atteint, qu’elle devient incontournable, indispensable, irrémédiable et que même les catholiques ne veulent pas en perdre les bénéfices. Alors ils s’inventent une nouvelle religion, compatible avec ce nouvel état d’esprit, qui les mène en définitive à la perte de la foi et à l’apostasie, tout simplement parce que ces deux civilisations ne sont pas compatibles, puisqu’elles sont issues de deux systèmes diamétralement opposés.
L’un divinise l’homme par l’Esprit, l’autre divinise l’homme par la matière ; l’Antéchrist, c’est la civilisation de l’homme divinisé par la matière, et c’est une civilisation judaïsée. On y est depuis cinquante ans.

Ce retournement inouï, autorisé par un progrès technique et scientifique sans précédent, dont la puissance n’a d’égale que la rapidité, a commencé il y a un siècle, les fameux cent ans de puissance de la bête, on en a même la date de départ :
2 novembre 1917, déclaration Balfour.
Parce que parallèlement, l’autre peuple élu, étant entré dans « son » siècle, va enfin pouvoir accomplir les promesses du Messie.
Le signe le plus visible, c’est le retour dans la terre promise. A tel point que les juifs religieux reprochèrent durant des dizaines d’années -à raison- aux sionistes de faire le travail du Messie, et s’opposèrent de toutes leurs forces à ce projet.
Mais les sionistes avaient compris les leçons de l’histoire.

Il y a là encore une dimension eschatologique qu’il est nécessaire de prendre en compte.
Du temps de Jésus, c’est à dire du temps du Messie, le peuple élu est circonscrit à un tout petit peuple (le royaume de Juda pour simplifier), sur une toute petite terre (la Palestine). Pour une telle dimension, un seul précurseur suffisait, Jean-Baptiste (toute la Judée était venue à lui nous dit l’évangile), parce que le Messie serait un homme, l’homme-Dieu ou Dieu fait homme.

Mais aujourd’hui, le peuple de Dieu est réparti sur le monde entier (qu’il s’agisse de la diaspora juive ou de la chrétienté), il est constitué de millions d’individus (pour les juifs) et de milliards (pour les chrétiens). Ce qui était valable du temps de Jésus ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui pouvait être individuel hier est collectif aujourd’hui.

Nous les catholiques le savons bien. Nous savons qu’il n’y aura pas un homme pour annoncer la Parousie mais des hommes, à cause du caractère universel de l’Eglise.
De même que nous savons que le sacrifice suprême, accompli une première fois par le divin Maître, sera accompli une deuxième fois par son Eglise, c’est à dire par une entité collective.

Les juifs le savent aussi. Ils ont fini par comprendre que le Messie est collectif, c’est « le peuple juif dans son ensemble«  dira Bernard Baruch, résumant ainsi la dimension mystique du sionisme. Le peuple juif à partir du début du XXè siècle accomplit lui-même les promesses du Messie parce qu’il est lui-même le Messie en tant qu’entité collective.
C’est pourquoi, pour obtenir l’accomplissement de la promesse, il a fallu un sacrifice collectif : le sang versé avait pour but de concrétiser dans les faits la promesse divine. La conséquence sera la création de l’état d’Israël la nuit du 14 au 15 mai 1948, qui se désigne lui-même « Etat juif messianique » et n’hésite pas à parler d’héritage divin. C’est clair, il n’y a que les aveugles qui ne voient pas.
Mais évidemment, ce n’est pas la pensée judaïque dominante de la société qui va nous expliquer tout cela, c’est au contraire un secret bien gardé puisque, de leur point de vue, il ne concerne pas les Gentils.

Les juifs religieux ont fini par le comprendre ; après la Shoah, il se sont ralliés au sionisme en comprenant que les promesses du Messie s’accomplissaient. Les rabbins entretiennent encore l’illusion d’un Messie individuel parce que le secret du Messie collectif ne peut être révélé, y compris aux autres juifs, qu’une fois le feu vert donné, quand le processus sera totalement accompli et le peuple juif en sécurité face à ses ennemis.

Voici les trois raisons pour lesquelles le peuple juif ne peut pas encore révéler au monde l’existence de l’empire judaïque universel auquel il est déjà soumis :

1) La prudence : quelques dizaines de millions face à plus de sept milliard d’individus nécessite quelques précautions quant à la révélation d’un tel secret. Après tout, la réaction des peuples peut être incontrôlable. Il est beaucoup moins dangereux -et même plus efficace- de diriger dans les faits, même si c’est imperceptible, sans prendre le risque de s’exposer.

2) La transmission de l’Emmanuel : on l’a vu, la domination du monde n’est pas seulement de l’ordre du temporel, elle est aussi spirituelle. Il est impératif d’avoir l’Emmanuel, c’est à dire Dieu avec soi.
Or l’inévitable concurrent, l’Eglise catholique, claironne partout depuis deux mille ans qu’elle possède l’Emmanuel, sur ses autels et dans ses tabernacles. Le tabernacle, ou saint des saints, le juif sait ce que cela veut dire. Je reste persuadé que pour se déclarer vainqueur, le peuple élu judaïque doit auparavant obtenir de son ennemi juré la suppression officielle de l’Emmanuel de ses tabernacles, car on ne peut pas être deux à affirmer posséder l’Emmanuel. Surtout ces deux-là.
Il est donc impératif pour eux, me semble-t-il, que l’Eglise catholique renonce à la Présence Réelle par l’introduction d’une nouvelle messe œcuménique où les paroles de la Consécration seraient changées. D’où, sous l’influence de la Synagogue, sa recherche effrénée, bien visible celle-là, d’une totale communion avec les protestants, ce qui condamne à terme le dogme de la Transsubstantiation.

3) La victoire totale : selon le Talmud, la venue du Messie sera « précédée d’une grande guerre en laquelle périront les deux tiers des peuples« , de sorte que « les juifs auront besoin de sept ans pour détruire les armes conquises. » Maintenant que nous connaissons leur secret, on peut décoder plus facilement ce genre de prédiction : pour se révéler les maîtres du monde en tant que Messie collectif, les juifs doivent au préalable en réduire drastiquement la population, ne serait-ce qu’à cause des risques précédemment cités. Et puis il est certain qu’il n’est pas question pour eux de cohabiter, une fois vainqueurs, avec des gens professant leur foi en Jésus-Christ, quels qu’ils soient ; même leurs alliés protestants sont sur la liste. Pareil pour l’Islam. On retrouve ici l’objectif affiché sur le Stonehenge américain, à savoir réduire la population à 500 millions d’individus, c’est à dire le peuple juif et juste ce qu’il faut de Gentils bien dociles pour les servir.

C’est cette guerre que beaucoup de gens sentent venir, et qui tarde. Elle prend du retard.
Israël a soufflé cette année ses 70 bougies, à savoir la durée de captivité à Babylone. Or dans leur conception, Babylone c’est la civilisation chrétienne qui, malgré son effondrement moral et religieux, reste encore debout. Ils devraient déjà en être débarrassés.
Mais Dieu avait d’autres projets…

 

Conclusion

Remercions le Seigneur Jésus et sa très Sainte Mère de protéger le monde et de retarder la catastrophe programmée. Nous devons rendre grâce à la Vierge Marie de nous accorder cet ultime temps de paix promis à Fatima, en déjouant les projets de la Synagogue et l’obligeant à les différer.
Parce que nous le savons, la chrétienté ne peut pas mourir et le Seigneur ne sera pas chassé des tabernacles, car il restera avec son peuple -le vrai- jusqu’au bout.
Lorsque la Synagogue aura accompli tous ses forfaits et qu’elle sera proche de la victoire, se déclarant le sauveur du monde, alors la prophétie de Notre-Dame à la Salette s’accomplira et au lieu de voir disparaître définitivement la civilisation chrétienne, ce sera celle de la bête qui, ayant accompli ses cent ans, s’effondrera avec fracas et retournera dans le puits de l’abîme, dont elle ne sortira jamais plus.

 

* Tous les extraits, en dehors des citations bibliques, proviennent de l’ouvrage de l’abbé Julio Meinvielle, « Les Juifs dans le mystère de l’histoire« , écrit en 1936, dernière mise à jour en 1964.

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