Le tournant

ange-gabriel

Je dois des excuses et des explications à mes lecteurs. Le 8 juillet dernier, je prophétisais maladroitement des événements à venir en Asie et aux Etats-Unis pour les 10 et 11 juillet.
Qu’en est-il en réalité ?
Derrière cette tentative présomptueuse, il y a trois notions à retenir :
1) Nous entrons bel et bien dans la 6ème période – et finalement c’est là l’essentiel ;
2) Il est dangereux d’essayer d’y lier des dates et des événements – c’est là que l’eschatologue en herbe prend des risques inutiles ;
3) Il est nécessaire de chercher à faire la volonté du Seigneur et non la sienne – les nuances sont complexes et l’orgueil aveugle vite l’homme imbu de lui-même.

Développons ces trois notions dans le désordre :

1. Devais-je prophétiser de cette manière et avec autant de précision  ?
J’annonçais un tremblement de terre à Taïwan : il y a eu effectivement un tremblement de terre sur l’île le 10 juillet, mais de faible magnitude (4.6).
J’annonçais un autre événement de type catastrophe naturelle en Chine, sur la côte Ouest : il y a bien eu un typhon dans la région de Shanghai le 11 juillet, qui a tout de même nécessité de déplacer un million de personnes.
J’annonçais simultanément un autre événement aux Etats-Unis, en Louisiane, et de ce côté rien ne s’est passé.
Dans tous les cas, ce ne fut pas l’événement majeur attendu.
Que doit-on en penser ?
Que pour le moment, la 6ème période (6ème église, 6ème sceau, 6ème trompette) reste mystique, ou n’est pas encore enclenchée.
A chacun de mes articles, je prie l’Esprit-Saint de m’inspirer ; je cherche à mener une vie saine, en dehors de Babylone, basée sur la prière et la messe quotidiennes, et sur un combat permanent contre la tentation afin de réduire mes nombreux péchés.
Mais je n’ai pas reçu mandat pour autant de prophétiser. Du moins pas de cette façon.
Je n’ai pas de visions ni d’apparitions. Juste des signes ; beaucoup de signes.
Et la foi. Seule la foi me guide, conformément aux instructions de la Sainte Vierge à la Salette : « Pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. »
Grâce à cette foi, je sais que l’énorme travail entrepris depuis trois ans n’est pas vain ; mais je dois encore combattre une forme d’orgueil intellectuel qui me fait parfois confondre ma volonté avec celle du Seigneur.

J’avoue que je me suis pris un temps pour le prophète Elie.
Présomption ? Délire ? Orgueil ? Prémonition ? Anticipation ?
Je ne sais pas. Le Seigneur résoudra cette question Lui-même.
En attendant, il me met à l’épreuve, il me fait comprendre que je dois m’exprimer autrement.
De nombreux lecteurs ont raison quand ils rappellent que nous ne devons pas chercher la date, que celle-ci appartient à Dieu seul.
Je dois me cantonner à la période uniquement et si je propose des dates, celles-ci doivent être présentées comme des hypothèses, ou des étapes, et non comme des prophéties sûres.

C’est pourquoi les événements annoncés n’ont été que partiellement exaucés.
Ce que j’annonce n’est pas faux, le fond est bon, mais la forme nécessite un travail sur soi-même, de meilleur discernement entre ce qui est inspiré et ce qui provient de la seule intelligence humaine.
On peut aussi comprendre ces propos à la lumière de l’explication de Mgr Gaume :
« Les prophètes lisent dans l’avenir et annoncent comme présents des événements qui ne s’accompliront que plus tard. »
D’où l’inutilité et même la dangerosité de donner des dates.
Continuons avec Mgr Gaume, qui nous donne une seconde clé de compréhension :
« Dans tous les grands faits, il y a trois périodes bien distinctes : la période de formation, la période de développement et la période d’accomplissement. »
Avec mon impatience habituelle, il n’est pas impossible que je ne souhaite bien trop tôt l’accomplissement alors que nous n’en sommes qu’à la formation.
D’où la nécessité pour moi de nuancer mes propos.

 

2. Il faut donc laisser la volonté du Seigneur s’accomplir, et ne pas la confondre avec la nôtre.
Suis-je un prophète ?
Il est trop tôt pour le dire. Quand l’orgueil m’aura quitté, le Seigneur daignera peut-être m’éclairer.
Je pense néanmoins être un messager, un des nombreux apôtres des derniers temps qui, chacun à leur manière, appellent à la conversion, éclairent leurs contemporains sur les turpitude de leur temps, et réveillent les consciences sur l’urgence de la pénitence.

Même si mes prophéties semblent maladroites, elles révèlent une sorte de supplique adressée au Seigneur.
Une façon de lui forcer la main, de lui demander d’intervenir car les Justes n’en peuvent plus de vivre au milieu de l’iniquité.
C’est un peu l’écho du cri des Justes au 5ème sceau, criant d’une voix forte :
« Seigneur, qui êtes saint et véritable, jusqu’à quand diffèrerez-vous à nous faire justice, et à venger notre sang de ceux qui habitent la terre ? ». (Apoc. 6, 10)
Bref, c’est un appel à l’Agneau pour qu’il ouvre le 6ème sceau.

 

3. Car il ne faut perdre de vue l’essentiel : nous entrons bel et bien dans la 6ème période (6ème église, 6ème sceau, 6ème trompette).
Quand on étudie de près le texte de l’Apocalypse, il y bien rupture avec les autres périodes, il y a bien un événement d’envergure mondiale qui fait prendre conscience à tous de l’imminence du Jour de la Colère.
Cette 6ème période est marquée également par deux épisodes majeurs :
– Le décompte final des justes (les 144 000),
– La prédication des deux témoins.
Or cette prédication est forcément d’envergure mondiale, car le Christ a été très clair là-dessus : « L’évangile du royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations, et alors viendra la fin. » (Matthieu 24, 14).

On a donc bien un avertissement suivi d’une ultime prédication de l’évangile, et cette prédication sera assurée par le deuxième témoin, successeur d’Elie et de Jean-Baptiste.
On retrouve d’ailleurs dans la vie des ces hommes les mêmes notions :
– Elie effectue son coup d’éclat face aux prêtres de Baal sur le mont Carmel devant tout Israël ; tout le peuple donc est témoin du prodige.
– Pareil pour Jean-Baptiste : il baptisait en Galilée comme en Judée, et sa prédication était connue de tout le peuple.
Et dans les deux cas, ils s’opposent au pouvoir (le roi Achab pour Elie, le roi Hérode pour Jean-Baptiste).

Nous sommes à un tournant.
Celui de la 6èmé période, et tout le monde le ressent.
Les francs-maçons et les Illuminatis annoncent déjà leur nouvelle ère.
Les juifs annoncent leur Messie pour septembre.
Les musulmans annoncent le Mahdi pour cette année aussi.
Même les athées sentent que quelque chose d’énorme se prépare.
Quand aux chrétiens, les voix sont nombreuses pour annoncer le retour du Christ.

Je sais que le Christ viendra comme un voleur ; oui pour ceux qui ne l’attendent pas, c’est-à-dire la grande majorité, y compris, hélas, parmi les chrétiens.
L’attente est longue, les hommes se lassent, mes anticipations, loin de les décourager, doivent générer en eux cette espérance qui s’émousse.
Donc ce que j’ai annoncé se réalisera probablement, d’une manière ou d’une autre, et le 21 août n’est pas une date donnée au hasard.

Voici quelques éléments complémentaires qui expliquent pourquoi nous sommes parvenus à la 6ème période.

 

L’Airbus de l’ange Gabriel

jovanovic-777Dimanche dernier, je ressors de ma bibliothèque, comme ça, au feeling, le livre 777 de Pierre Jovanovic, et en parcours quelques pages au hasard.
Jovanovic fait partie de ces auteurs à la fois très intéressants et très dangereux. Intéressant car il possède une grande culture et son style est clair et séduisant. Dangereux car il mélange tout et mets au même niveau la vérité et l’erreur. Il faut donc avoir de bonnes connaissances pour trier. Il y a 5 ans, j’en aurai probablement gobé beaucoup plus. C’est typiquement le genre d’auteur auquel il faut appliquer la recommandation de saint Paul « éprouvez tout et ne retenez que ce qui est bon ».

Je note d’ailleurs que Jovanovic (le livre date de 2009) fait lui aussi un lien entre Benoît XVI (La gloire de l’olivier) et les deux témoins. Il va même jusqu’à écrire :
« La mort de Benoît XVI sera le déclencheur d’une querelle violente au sein du Vatican, en même temps que le système financier s’effondrera progressivement, plongeant le monde dans la confusion. Et cette période de confusion durera peut-être 1260 jours… »

Mais là n’est pas l’essentiel. Jovanovic connaît bien les anges, et à la sixième trompette, voici ce qu’il analyse :
Au début du chapitre 10, après que le sixième ange ait sonné de la trompette, un autre ange apparaît :
« Celui-ci bénéficie d’une description détaillée, et cela mérite qu’on se demande pourquoi. Ainsi cet ange a un arc en ciel au-dessus de sa tête, et ses pieds reposent sur des nuages scintillants. Son visage était comme le soleil, et ses pieds semblaient être faits de flammes.
De plus, Jean précise qu’il pose son pied sur notre sol, ce qui n’est pas le cas des autres anges : Il posa ensuite son pied droit sur la mer et son pied gauche sur la terre, et poussa un cri.
Ensuite il lève sa main droite vers le ciel et fait le serment que le jour où le 7ème ange soufflera dans sa trompette, il ne restera plus de temps.
Cette trompette et surtout cette main droite levée indiquant le ciel, sont l’archétype des représentations de Gabriel, universellement connu pour jouer de la trompette non contre mais pour la fin du monde.
Ce n’est pas tout : il tient un petit livre dans sa main : il descend sur terre en tenant un petit livre ouvert.
Dans ma biographie de l’archange Gabriel, qui examine ses apparitions depuis les littératures sumérienne, babylonienne et araméenne, j’ai pu montrer que cet ange a un attachement viscéral pour les livres, au point d’écrire que s’il devait vivre sur terre, Gabriel habiterait dans une vaste bibliothèque. Ensuite, il est effectivement connu pour avoir posé son pied à Suze à l’époque de Daniel, et plus récemment à Nazareth. Ce 7ème ange qui tient une trompette et qui parle aussi aux éléments naturels (les très mystérieux 7 tonnerres engagent la conversation avec lui) EST Gabriel. »

Pierre Jovanovic assimile l’ange qui tient le petit livre à celui de la 7ème trompette, ce qui est contestable ; par contre, l’argumentation faisait de l’ange du petit livre l’archange Gabriel est tout à fait recevable.

Eh bien cela change tout.
Car l’ange du petit livre est celui qui s’intercale à la 6ème trompette, et introduit les deux témoins.
Je rappelle aussi qu’à la 7ème trompette c’est fini : la sixième trompette est donc la dernière période avant le Jugement dernier.
Et que se passe-t-il à la 6èmé période ?
– Un avertissement
– Le dénombrement des 144 000 justes et leur inscription définitive dans le livre de vie
– La prédication du petit livre par les deux témoins.

Or l’accident de l’Airbus dans le massif des 3 évêchés a eu lieu le 24 mars, jour de la fête de l’archange saint Gabriel, il y avait 144 passagers et 6 membres d’équipage.
Donc les 3 éléments-clés de la 6ème période sont réunis : saint Gabriel, l’ange du petit livre, les passagers sont les 144 (000) du 6ème sceau et les 6 membres d’équipage évoquent la 6ème trompette.

Comment ne pas être plus clair pour annoncer l’entrée dans la sixième période ?
Et pour les sceptiques, l’accident de train à Philadelphie le 12 mai au soir est venu opportunément rappeler l’entrée dans la 6ème église, celle de Philadelphie, à quelques heures de l’anniversaire de l’apparition de Fatima.

Donc l’entrée dans la sixième période est déjà effective, ou à venir très prochainement.
Notre Airbus va peut-être nous donner d’autres renseignements.
Dans le fameux article où je prophétisais des événements pour les 10 et 11 juillet, j’avais fixé ces dates en perspective d’une autre, 42 jours après : le 21 août.
Or l’Airbus s’est crashé le 24 mars avec 150 personnes à bord.
24 mars + 150 jours = 21 août.

 

gaume-lourdes21, 22 et 23 août : les 80 miracles de Lourdes

Faisons le rapprochement avec un phénomène hors du commun : une série de 80 miracles en 72 heures, du jamais vu, même à Lourdes.
Je me base sur une petite brochure consacrée à cet événement par Mgr Gaume, qui fait lui-même un rapprochement avec la fin des temps.
« Du 21 au 23 août de cette année 1878, quatre-vingts malades y ont recouvré la santé ; rien de semblable ne s’était encore vu. » explique-t-il.
Et d’ajouter : « Rien ne se fait par hasard, ni le mouvement d’une feuille dans la forêt, ni la chute d’un de nos cheveux. Tout arrive à l’heure marquée par la Sagesse infinie, ni plus tôt, ni plus tard. De toute éternité, le mois d’août 1878 était donc fixé pour être le témoin de ce grand événement. »
Et si c’était la même chose pour le mois d’août 2015 ?
Je vais étayer cette hypothèse à l’aide de deux réflexions :
– Le tour du monde en 80 jours,
– le lien avec l’année des 3 papes, 1978.

Le tour du monde en 80 jours
Nous avons vu tout à l’heure le lien avec l’ange Gabriel, celui chargé d’annoncer les grands événements. L’accident d’avion du 24 mars pointe peut-être sur 150 jours après et annoncerait alors l’entrée en scène des deux témoins à partir du 21 août.
Nous avons ici une connexion directe avec deux autre 21 août : la tentative ratée de troisième guerre mondiale le 21 août 2013, et le 21 août 1878, les miracles de Lourdes.
21 août qui est aussi la fête de saint Pie X, élément non négligeable.
le-tour-du-monde-en-80jOr Lourdes met en relief un autre chiffre : les 80 guérisons, qui m’ont fait penser au livre de Jules Verne, le tour du monde en 80 jours.
Pourquoi ? Parce que si le 21 août marque l’entrée en scène des deux témoins (enfin essentiellement d’un seul, voir le précédent article), il faut que la parole de Dieu fasse le tour du monde, ce qui est possible compte tenu de la technologie médiatique actuelle, mais ne peut être justifié que par un événement d’envergure mondiale : le fameux avertissement.

D’autre part, nous savons que la durée habituelle de pénitence est de 40 jours (cf le livre de Jonas), mais que ce chiffre peut être doublé pour Babylone : rendez-lui au double toutes ses œuvres (Apoc. 18, 6). Donc 80 jours de prédication sont une hypothèse tout à fait valable, et largement suffisants pour faire passer le message à toute la planète.
Là aussi, on peut penser que l’œuvre de Jules Verne est une géniale anticipation. Pourquoi ?
Parce qu’il s’achève un certain 21 décembre ! Encore un 21, mais surtout la fameuse date avancée par satan en 2012 pour la fin du monde.

Entendons-nous bien, je spécule ici sur des dates concernant la 6ème période, pas la 7ème (retour du Christ, jugement dernier et fin du monde) sachant que j’ignore la durée de ladite période.
On peut juste avancer le fait que 80 jours après le 21 août mènent au 9 novembre, encore un jour ultra symbolique puisque ce fut celui de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989 (soit 26 ans d’écart).

L’année des 3 papes
Nous venons de voir que 1989 et 2015 sont distants de 26 ans. Justement, Jean-Paul Ier est élu le 26 août 1978. Voilà le mois d’août qui revient faire parler de lui. Or nos 80 miracles sur 3 jours de 1878 sont distants de 100 ans avec 1978, l’année des 3 papes.
Faire le lien 100 ans après est un classique.
Par exemple, Lourdes 1858 pointe sur 1958 et l’élection de Jean XXIII.
La demande du Christ à sainte Marguerite Marie en 1689 n’ayant pas abouti, la France est punie cent ans après par la révolution.
D’où les espoirs, nombreux, sur 2017, en lien avec le centenaire de Fatima.
Justement, cette année 1878 ne désignait-elle pas aussi le mois d’août 1978 ? Paul VI décède le 6 août, jour de la Transfiguration (218ème jour), Jean-Paul Ier est élu le 26 août et meurt 33 jours après au matin du 29 septembre (saint Michel) ; enfin Jean-Paul II sera élu le 16 octobre.
Tous ces signes sont encore placés au moins d’août, mois véritablement clé.

 

1503, autre année des trois papes

Je vais maintenant procéder à un autre exercice de rapprochement, dans le but d’estimer la durée de l’ultime période qui nous occupe, à savoir celle des 6ème et 7ème trompette.
Je reste persuadé qu’une des clés (et même plusieurs) se trouve dans l’histoire de la papauté, et je travaille beaucoup dessus.
J’avais déjà effectué une analyse sur les trois papes de l’avant 1914 (Pie IX, Léon XIII et Pie X), voici maintenant une autre analyse inédite, sur les 213è, 214, 215 et 216è papes.
Pourquoi ceux-là ?
Parce que 2013 = 213 sans le zéro, et ainsi de suite. Or 2013 étant l’année de l’élection de Pierre le Romain, le faux prophète au service de l’Antéchrist (système), on pourrait trouver des similitudes avec notre période, celle de l’Antéchrist, qui s’achève donc en 2016 (3 ans et demi), voire avant puisque le Christ a promis d’écourter cette période.

213ème pape : Innocent VIII
Elu le 29 août 1484, décédé le 25 juillet 1492.
59ème pape Malachie, devise Le précurseur de Sicile
Giovanni Battista Cibo (Jean-Baptiste) porte bien son nom : c’est bien le précurseur. On comprend mieux aussi la signification réelle de sa devise.
Notons qu’une fois de plus le mois d’août est l’honneur, et quelle date ! Celle de la décollation de Jean-Baptiste.

214ème pape : Alexandre VI
Elu le 11 août 1492, décédé le 18 août 1503.
60ème pape Malachie, devise Le bœuf d’Albano au port
Alexandre VI est le fameux Rodrigo Borgia, le père de Lucrèce, qui se distingua par une vie de débauche et de corruption. Il représente la bête de la mer, par sa devise (le bœuf = la bête) et ses chiffres (élu un 11, le chiffre de prédilection de satan, mais aussi son pontificat durera 11 ans ; il porte le numéro 6 et meurt un 18, 3×6).
Notons encore le mois d’août.

Enfin l’année 1503 peut s’interpréter aussi 153 sans le zéro, soit le chiffre du Christ.
Justement, 1503 année de 3 papes, comme 1978.

215ème pape : Pie III
Elu le 22 septembre 1503, décédé le 18 octobre après 26 jours de pontificat.
61ème pape Malachie, devise Du petit homme
Francesco ( !)Piccolomini représente la bête de la terre, notre François le faux prophète, avec lequel il partage le prénom, et un pontificat qui sera court. Il meurt le 18 octobre ; or cette date a eu la particularité d’être 666 jours après le fameux 21 décembre 2012 (le 18 octobre 2014). C’est aussi la fête de saint Luc, célèbre évangéliste représenté avec un taureau, bête à corne très proche du bœuf du 214ème pape. Les deux papes (les 2 bêtes donc) meurent d’ailleurs tous les deux un 18 (666).
La devise du petit homme peut avoir à la fois un sens mystique (petit par la foi) comme réel (petit par la durée du pontificat).

Pourquoi continuer sur le 216ème puisque je pense que les 6ème et 7ème trompettes auront lieu en 2015 et que satan ne pourra pas célébrer son jubilé ?
Parce qu’après les 3 cavaliers sataniques, voici notre cavalier blanc, le Sauveur ; et aussi parce que les trois papes sont réunis sur la même année, 1503. Le dernier représente alors le renouveau, la Jérusalem Céleste.

216ème pape : Jules II
Elu le 1er novembre 1503, décédé le 21 février 1513.
62ème Malachie, devise Le fruit de Jupiter aidera ou sera en honneur
Julien de la Rovère fut élu le jour de la Toussaint, fête de tous les saints (donc de tous les justes), où est lu justement le passage des 144 000 à la messe. Le tout couplé au 153, cela fait tout de même un beau symbole apocalyptique.
Il symbolise la victoire des Justes et le retour du Sauveur.
On comprend mieux ainsi la symbolique de la devise : Jupiter c’est le chef des dieux, donc le Père, et le fruit c’est son divin Fils, qui revient dans la gloire (sera en honneur).
Jules n’est pas sans rappeler notre Jules Verne de tout à l’heure, ou le pilote de Formule 1 Jules Bianchi (Bianchi : cheval blanc ?) décédé le 17 juillet (sacre de Charles VII, donc lié à Jeanne d’Arc) à presque 26 ans.
Terminons sur la symbolique du nombre 216 :
144000 divisé par 666 donne 216,216 216 216.
Une expression comme Le retour du Christ donne 216 (selon le site bibleetnombres).
Dans le film PI, des juifs hassidiques considèrent que dans le Saint des Saints, le grand-prêtre prononçait un nombre de 216 chiffres qui est le véritable nom de Dieu.
Enfin le 216ème jour de l’année tombe le 4 août, jour de l’élection de Pie X au souverain pontificat.

 

Conclusion

Il est quasiment certain que nous sommes entrés -ou allons entrer- dans la 6ème période, et qu’il s’agit de la dernière avant la fin (la 7ème trompette étant la fin de Babylone et des bêtes – pour simplifier : la fin de ce monde et le jugement dernier).
Beaucoup d’indices mènent au mois d’août pour un événement d’envergure dans le cadre de cette 6ème période.
N’oublions pas que la première guerre mondiale a commencé au mois d’août, justement.
Il faut surveiller de très près tout ce qui tourne autour des hommes-clés du début de la période des 100 ans et de la fin.
Saint Pie X est l’homme-clé de la période. Son pontificat débute le 4 août et s’achève le 20 août. J’ai démontré dans cet article que ces deux dates correspondent à des dates à surveiller (le 4 août est lié au 216 et le 21 août est la fête de saint Pie X, lendemain de sa mort).

Un autre indice pour relier les 100 ans du règne de satan est l’empereur d’Autriche François-Joseph. Cet homme qui sauvera l’Eglise en bloquant Rampolla, permettant l’élection de Pie X, sera aussi celui qui mènera le monde à sa perte en déclenchant la première guerre mondiale.
Cet homme désigne les deux papes de la période des 100 ans :
– celui qui se situe avant la période (Joseph Sarto, ou Pie X)
– celui qui la clôture : François.
Un saint et un Antéchrist.
Eh bien l’empereur François-Joseph est né le 18 août 1830 (année de l’apparition de la rue du Bac) et décédé le 21 novembre 1916.
Le 18 août est lié à la bête, on l’a vu.
Le 21 est lié à la victoire (21 août : Elie/Pie X).
Le mois de novembre, juste avant le jubilé des bêtes et du dragon, pourrait bien être le dernier.

Seigneur, que votre règne arrive. Sauvez votre petit troupeau.
Faites tomber l’arrogante Babylone qui se réjouit du sang des justes arrosant le parvis de son temple maudit.
Que l’Eprit-Saint purifie la terre et renvoie l’iniquité à jamais au plus profond de l’abîme.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article cliquez ici : Le tournant

Illustration de début d’article : timbre anglais représentant l’archange Gabriel.

La date de la 6ème trompette et la mission d’Elie

croix-tau

Ceux qui suivent ce blog savent que les mystères divins se révèlent progressivement, et que nous sommes en train de vivre ce que l’on appelle communément l’Apocalypse.

De mystique et cachée, cette Apocalypse va maintenant se révéler au grand jour.
Jusqu’ici l’interprétation des différentes phases était laborieuse et sujette à des débats et controverses sans fin.
Ce temps est révolu. L’Apocalypse va se révéler aux hommes de façon évidente, afin que tous puissent croire et avoir une chance d’être sauvés.

Je reprends ici l’explication donnée dans le précédent article : nous sommes à l’aube de la sixième période (6ème église, sceau, trompette et coupe) qui va révéler au monde pour la première fois la proximité du jour du Jugement.
Ce fameux Jour de la Colère, tant prophétisé depuis des millénaires, est à notre porte.
Il correspond à ce que certains appellent la fin du monde, suivie du Jugement Dernier, et du règne de Dieu au milieu des justes : la Jérusalem céleste.

C’est effectivement une fin du monde puisqu’il va s’agir d’un retour définitif au premier état de ce monde : le jardin d’Eden, mais cette fois-ci sans la présence du démon.
Nous allons vivre les ultimes phases de l’Apocalypse, à savoir la chute de Babylone et de la Grande Prostituée, la conclusion de la bataille de l’Armagueddon, la chute des deux bêtes (le faux prophète et l’Antéchrist), l’enfermement définitif de satan (le dragon), la purification totale de la terre par le feu, le Jugement dernier, et l’émergence d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre, où le mal n’existera plus (rien de souillé n’y entre) et où l’homme (la multitude des justes) vivra en présence de Dieu.

Comment se déroule cette sixième période ?
1) Par un double avertissement : le 6ème sceau et la 6ème trompette ;
2) Par l’émergence du second témoin, précurseur du second avènement du Christ, à savoir le prophète Elie ;
3) Par un temps d’expiation durant lequel Elie annoncera la fin du monde et le jugement dernier.

Il est essentiel aujourd’hui de comprendre cette notion : lorsque l’Apocalypse se révèle, elle doit être comprise par tous, c’est-à-dire qu’à partir de ce moment, le sens littéral l’emporte sur le sens mystique. Il ne l’exclut pas, bien sûr, mais il vient prouver la véracité du texte ainsi que son accomplissement.
« Il n’y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu » nous a dit le Christ (Luc 12, 2).
Nous arrivons au terme de la vie du monde, il est normal que les secrets se révèlent maintenant.

 

1er avertissement : le sixième sceau

Comme tous les sceaux, le sixième est ouvert par le Christ en personne.
En voici les principales étapes :
« Il se fit tout d’un coup un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de poil, et la lune tout entière devint comme du sang.
Et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsque le figuier, étant agité par un grand vent, laisse tomber ses figues vertes.
Et le ciel se retira, comme un livre que l’on roule, et toutes les montagnes et les îles furent ébranlées de leur place. »
(Apoc. 6, 12-14)

Je pense que tout ou partie de cette prophétie s’accomplira dans son sens littéral.
Je n’en connais pas les modalités dans le détail ni la forme qu’elle prendra mais je dois révéler où sera le principal point d’impact et la date :

Cet événement, basé donc sur une conjonction de catastrophes naturelles (tremblement de terre, signes dans le ciel, chute d’éléments du ciel du type météorite ou autre…) aura lieu les 10 et 11 juillet 2015.
Il aura pour épicentre l’île de Taïwan et affectera en priorité la Chine (notamment Hong-Kong, Shenzhen et Shanghai), la Corée du Sud et le Japon.

Le 10 est le chiffre du Père, auteur du décalogue.
Le 11 est le chiffre de satan, celui de la rébellion.
Le 10 annonce les prémisses du Jour de la colère : c’est un avertissement.
Le 11 indique une autorisation donnée à satan pour tourmenter les hommes : c’est un châtiment.

C’est pourquoi le même événement aura lieu à la fois le 10 et le 11 juillet, car il concerne la planète entière.
Il aura lieu dans la matinée du 11 juillet dans l’hémisphère Est, ce qui correspond à la soirée du 10 juillet dans l’hémisphère Ouest.

Le Ciel nous donne toujours des indications préalables.
taiwanTaïwan a déjà été désignée par deux accidents d’avion, le 23 juillet 2014 et le 4 février 2015.
Dans les deux cas, une partie des passagers a été épargnée. Ceci avait pour but de signifier que l’événement à venir serait un avertissement, et non une destruction totale.
La Corée du Sud a connu un spectaculaire accident de ferry le 16 avril 2014, soit le jour de l’anniversaire du pape Benoît XVI. Ceux qui ont lu mon précédent article savent que Benoît XVI est le premier témoin. De plus, le 11 juillet est la saint Benoît.
Le Japon eut à déplorer un important séisme doublé d’un tsunami le 11 mars 2011, qui entraîna de graves perturbations à la centrale nucléaire de Fukushima. Ce nouveau drame aura lieu 4 ans et 4 mois après (44).

Quel sera le résultat de cet événement ?
Une prise de conscience globale. La suite du texte est claire :
« Et les rois de la terre, et les princes, et les officiers de guerre, et les riches, et les puissants, et tous les hommes esclaves et libres se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes ;
Et ils dirent aux montagnes : tombez sur nous et cachez-nous de devant la face de celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l’Agneau ;
Parce que le grand jour de la colère est arrivé, et qui pourra subsister ? »
(Apoc. 6, 15-17)

Saint Jean utilise ici une forme imagée pour montrer la terreur des hommes devant un tel phénomène, et la prise de conscience collective de vivre un moment historique, celui de l’annonce de la fin du monde, mais pour de vrai cette fois-ci.
Seulement les hommes ne se repentiront pas pour autant de leurs péchés. C’est expliqué à la sixième trompette.

 

2ème avertissement : la sixième trompette

Quasiment simultanément au 6ème sceau retentira la 6ème trompette.

De même que le 6ème sceau commence par une catastrophe naturelle, la 6ème trompette débute par un événement d’envergure : les 4 anges sur l’Euphrate sont prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, afin de tuer la troisième partie des hommes. (Apoc. 9, 15)

Ce passage est essentiel car il n’y pas dans l’Apocalypse de moment aussi précis, à l’heure près. Ces 4 anges, qui sont quatre démons, libèrent une armée de démons particulièrement agressifs puisque de leurs bouches sortent trois plaies (le feu, la fumée et le soufre) qui tuent les hommes. Mais lesquels ?
Certaines traductions disent « le tiers des hommes » alors que le texte exact serait plutôt « la troisième partie des hommes« . Nuance.
Les Pères de l’Eglise ont expliqué ce passage : « On peut, sous l’angle du salut éternel, diviser les hommes en trois catégories : les innocents, qui n’ont jamais commis de faute grave, les pécheurs qui se repentent de leurs fautes, et ceux dont le cœur endurci se refuse à faire pénitence. » (Don Jean de Montléon – Le sens mystique de l’Apocalypse).
Ce n’est donc pas le tiers des hommes qui va mourir, mais une partie des réprouvés, de ceux qui se sont déjà damnés (la « troisième partie »).

Puisqu’il s’agit du déchaînement d’une armée de démons, il faut s’attendre à un mauvais coup, bien réel celui-là. Le feu, la fumée le soufre semblent désigner une guerre (bombes, feu nucléaire). Ou des éruptions volcaniques.

Je pencherai plutôt sur des éruptions volcaniques ou un autre tremblement de terre.
En effet, il s’agit du second avènement du Christ, or celui-ci est venu sur terre au moment où le monde était en paix : la PAX ROMANA.
On ne peut pas imaginer le Christ revenant dans un monde ravagé par la guerre : « Le Dieu de paix écrasera bientôt satan sous vos pieds » dit saint Paul (Romains 16, 20).
Le second avènement du Christ n’est concevable que durant la PAX MARIA promise par la Sainte Vierge à Fatima.
La consécration de la Russie n’ayant pas été faite correctement, et tardivement, il n’y aura pas une paix totale (les conflits actuels au Moyen-Orient le prouvent) mais il est sûr que la guerre mondiale sera évitée.
La guerre, c’est un des domaines privilégiés de satan. Il annonce une guerre mondiale parce qu’il en rêve. On peut admettre que Dieu le laisse faire afin de châtier les hommes, mais c’est partiellement exact. Des guerres éparses oui, une guerre mondiale non.

Par conséquent, la 6ème trompette sera peut-être déclenchée par des hommes à la solde du démon, mais il ne s’agira pas d’une guerre.
C’est pourquoi le feu, la fumée le soufre peuvent désigner un événement de type éruption volcanique et/ou tremblement de terre, mais provoqué volontairement par les hommes (une bombe nucléaire enfouie, par exemple), puisqu’ici les démons seront à l’œuvre.

Cet événement aura lieu le 11 juillet 2015 aux Etats-Unis en Louisiane, ou dans un Etat qui faisait partie de l’ancienne Louisiane.

Quelques indications sur la Louisiane :
louisiane– La Louisiane réunit les deux principaux symboles de Babylone, la France et les Etats-Unis.
– Lorsqu’elle a été vendue par Napoléon aux américains en 1803, la Louisiane s’étendait sur un territoire beaucoup plus vaste que l’Etat actuel (environ 22% des Etats-Unis – voir la carte ci-contre).
– Ainsi, la faille de New Madrid, même si elle est située dans l’Etat du Missouri, fait partie en réalité de l’ex-Louisiane.
– Missouri, qui a fait parler de lui en août dernier avec les émeutes de Ferguson, dans la banlieue de Saint-Louis.
Saint-Louis, une ville dont le nom évoque un roi emblématique de la monarchie française, à rapprocher de la Nouvelle-Orléans, capitale de la Louisiane. Or l’histoire de la ville d’Orléans est intimement liée à sainte Jeanne d’Arc, qui libère la ville le 8 mai 1429 (date choisie, ce qui n’est pas un hasard, pour la fin de la seconde guerre mondiale).
De son côté, saint Louis fut canonisé un 11 : le 11 août 1297.
La France, les USA, la Louisiane, Saint-Louis, Orléans/Jeanne d’Arc : derrière une catastrophe en apparence naturelle se profile une sorte de revanche du diable sur des symboles extrêmement marquants. Un 11 une fois de plus, 166 mois après les attentats du 11 septembre.

Quelles sont les conséquences de la 6ème trompette ?
Il y en a deux.

1) Le refus des hommes de s’amender
« Et les autres hommes qui ne furent point tués par ces plaies, ne se repentirent point des œuvres de leurs mains, pour cesser d’adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.
Et ils ne firent point pénitence de leurs meurtres, ni de leurs empoisonnements, ni de leurs impudicités, ni de leurs voleries. »
(Apoc. 9, 20-21)
Nous rejoignons ici le 6ème sceau : une prise de conscience ne suffit pas, encore faut-il accepter de remettre en cause ses turpitudes et son mode de vie.
Or Babylone ne l’entend pas de cette oreille. C’est pourquoi le Seigneur lui envoie un dernier messager.

2) L’entrée en scène des 2 témoins
Il faut se reporter à mon article précédent pour bien comprendre comment les deux témoins s’imbriquent. Ceux-ci ne sont pas simultanés mais consécutifs. La tradition voit en eux le retour du patriarche Hénoch et du prophète Elie. J’ai expliqué qu’Hénoch c’était le pape Benoît XVI qui, en démissionnant le 11 février 2013, désignait son successeur, l’hôte du Mont Carmel, Elie.
En effet, il n’y a qu’un seul précurseur du Christ, un nouveau Jean-Baptiste. Le Christ a expliqué en Matthieu 17 qu’Elie et Jean-Baptiste étaient la même personne ; il en sera de même à la fin des temps, le nouvel Elie sera aussi celui qui annoncera le retour du Christ.

 

Le secret de la mission d’Elie

Donc un ultime précurseur va faire son apparition, accomplissant ainsi le rôle du second témoin de l’Apocalypse (Elie) et celui de l’annonciateur du retour du Christ (Jean-Baptiste).

Il aura pour mission d’annoncer :
1) La chute de Babylone et des bêtes (les témoins prophétisent, ne l’oublions pas),
2) La repentance, pour tous ceux qui accepteront de se tourner vers la miséricorde divine,
3) Le retour du Christ en gloire,
4) Le Jugement dernier,
5) L’établissement définitif du Royaume de Dieu.

Sa mission ne sera pas uniquement d’annoncer la fin du monde (chute de Babylone et des bêtes) mais de rappeler à tous les hommes qu’ils peuvent bénéficier de la miséricorde divine, dans la mesure où ils la choisiront librement.

Les croyants en Jésus-Christ ont pour cela un avantage unique sur tous les autres hommes : ils savent que la Rédemption des hommes effectuée par le Christ sur la croix est la garantie sûr et certaine de la rémission des péchés une fois pour toutes.

La prédication d’Elie aura deux effets :
1) Ramener les brebis perdues au bercail, c’est-à-dire ramener ceux qui sont déjà baptisés à une vie meilleure et à la pénitence ;
2) Offrir aux autres la possibilité de se sauver via le baptême.

bapteme JesusVoilà pourquoi Elie et Jean-Baptiste sont autant associés dans le cœur du Christ : parce que la notion de baptême, premier acte essentiel pour être sauvé, est indissociable des derniers recours qui seront offerts aux hommes en ces temps d’ultimes tribulations.

Le théologien Anschaire Vonier l’explique très bien dans son livre La victoire du Christ :
« Il est certain que Dieu aurait pu donner à toute l’œuvre de l’Incarnation une autre fin : la préservation des hommes de tout péché, comme ce fut le cas pour la Mère de Dieu. Mais tel n’a pas été le plan divin. L’Incarnation a pour dessein de racheter tous les hommes des iniquités qu’ils ont commises. Cela, le Christ l’a accompli et il n’a pas échoué.
S’il y a des hommes qui n’en bénéficient pas, l’Incarnation néanmoins garde toute sa valeur, car aucun être humain, doué de liberté, ne demeure en dehors de la grâce de la Rédemption, si ce n’est par sa propre volonté.
La théologie catholique qui insiste tant sur ces vérités possède une doctrine magnifique qui démontre d’une manière classique la pleine signification de la victoire du Christ sur le péché. L’adulte qui vient d’être baptisé est si complètement délivré de tout péché qu’entre lui et le ciel il n’y a pour ainsi dire aucune barrière car, s’il venait à mourir sitôt après son baptême, son âme s’en irait tout droit vers la vision de Dieu, quelle qu’ait été sa vie antérieure.
Le sacrement du baptême lui donne le plein bénéfice de la victoire du Christ ; il n’a besoin d’aucune autre purification. Qui n’accepterait pas cette doctrine, dit saint Thomas d’Aquin, insulterait la puissance de la mort du Christ. »

On voit ici se profiler ce qui constitue le plus merveilleux secret de la fin des temps :
la possibilité qui sera donnée à tous de pouvoir rejoindre l’assemblée des croyants et la multitude des sauvés par un pur acte de foi et d’espérance en demandant le baptême.
Cette espérance rejoint la doctrine du salut enseignée par les chrétiens, et surtout bloque le plan satanique dans son essence même : pas de guerre, pas de morts (ou du moins pas assez, et surtout pas les bons) et un ultime temps de conversion où le diable semblera être bloqué.
C’est tout le sens de la description des pouvoirs conférés aux deux témoins du chapitre 11 de l’Apocalypse.

 

A la lumière de cette révélation, le sens réel de l’Ecritures se dévoile.
Ainsi, nous pouvons dorénavant comprendre le secret des paroles de Notre Seigneur en Matthieu 24 (37-39). Dans le fameux évangile où le Christ décrit la fin du monde, il établit un lien avec l’époque de Noé, en expliquant que son second avènement se ferait à l’improviste, notion que l’on retrouve aussi régulièrement dans l’Apocalypse (je viendrai comme un voleur).

Voici le texte exact :
« Tels furent les jours de Noé, tel sera l’avènement du Fils de l’homme.
Car de même que dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on épousait et on était épousé, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et qu’ils ne surent rien, jusqu’à la venue du déluge qui les emporta tous, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. »
Cela veut dire que les hommes vivront de façon insouciante et resteront insensibles aux injonctions du Ciel jusqu’au jour où le déluge commencera.
arche de noe2Combien de temps dure le déluge ?
40 jours nous dit la Genèse. 40 jours de pluies qui recouvrent progressivement tout jusqu’à avoir éliminé toute vie sur terre, sauf les occupants de l’arche.

Faisons une analogie avec notre temps.
Jusqu’au 11 juillet 2015, Babylone avance sans se soucier de la colère divine à sa porte.
L’avertissement du 11 juillet suivi de la prédication d’Elie à partir du 12 juillet entraînera une prise de conscience collective.
Les hommes vivront ensuite 40 jours de tribulations où la vie se dégradera de plus en plus, mais faisant des morts sélectifs.
Au verset suivant, le Christ précise « alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris, l’autre laissé ». On en revient à cette notion de troisième partie des hommes : ceux qui mourront en premier seront les damnés, les irrécupérables, alors que les pécheurs qui peuvent se repentir seront probablement épargnés. Il n’est pas exclut que le Seigneur rappelle à lui simultanément un certain nombre de justes, soit pour rejoindre le corps glorieux des martyrs, soit pour leur éviter les difficultés de la tribulation.
C’est durant cette période que les 7 tonnerres (qui sont 7 châtiments à venir) se révèleront. Donc plus on avancera, plus la terre se dégarnira mais en laissant leur chance à tous ceux qui le méritent.
Au bout des 40 jours, ce sera l’effondrement complet et définitif de Babylone.

 

Les 40 derniers jours

La sixième trompette va durer 6 semaines, soit 42 jours.
Les 42 jours débutent le soir du 10 juillet et s’achèveront donc le 21 août.

La prédication d’Elie commencera dès le 12 juillet, et concernera la dernière période de 40 jours, celle dont je viens de parler succinctement.

Ces 40 jours seront à la fois :
– Les 40 jours du déluge
– Les 40 jours de Jonas
– Les 40 jours d’Elie allant du Mont Carmel à l’Horeb
– Les 40 jours de jeûne du Christ au désert
– Les 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension

Les 40 jours du déluge
On vient de l’aborder juste avant ce chapitre, inutile de répéter. Au fil des 40 jours de la montée des eaux (symbolique), la possibilité donnée aux hommes de s’amender sera de plus en plus réduite, jusqu’à ce que le nombre des élus soit définitivement marqué dans le livre de vie.
Les 7 tonnerres, qui sont 7 cataclysmes à 7 endroits différents, auront lieu durant cette période.

Les 40 jours de Jonas
Le livre de Jonas est, avec Noé, l’autre épisode de l’Ancien Testament cité par le Christ à propos des signes de la fin des temps. Le livre de Jonas symbolise deux choses :
La résurrection du Christ après les 3 jours passés dans le ventre du poisson ; pour notre temps, il s’agit de la promesse de la résurrection de l’Eglise, épouse mystique du Christ, après les 3 jours de ténèbres ;
Les 40 jours donnés au peuple de Ninive (entendre : Babylone) pour faire pénitence.
Sauf que, on l’a vu à la 6ème trompette, cette fois-ci les hommes ne se repentiront pas ; C’est pourquoi le livre de Nahum prophétise la condamnation et la destruction de la grande ville 150 ans après Jonas. Justement, nous sommes bien à la fin des 150 ans prophétisés à la Salette (début des tribulations en 1864, fin en 2014. En 2014 débute l’ultime période des 45 jours de Daniel).
Même si la ville n’est pas épargnée, la possibilité sera donnée aux hommes de bonne volonté de se repentir et de faire pénitence, et pour les non chrétiens de demander le baptême.
Il est dit dans le texte qu’il fallait trois jours pour faire le tour de la ville, et pourtant Jonas ne le fait qu’en un seul. A rapprocher de nos techniques de communication modernes : la parole d’Elie peut être connue du monde entier, via les médias et internet, en quelques heures. Il lui restera encore 40 jours pour prêcher.

Les 40 jours d’Elie du Carmel à l’Horeb
Entrons un tout petit peu dans l’histoire d’Elie. Celui-ci convoque tout Israël (donc tout le peuple) sur le Mont Carmel afin de confondre les prêtres de Baal. On retrouve lors de cet épisode une ressemblance avec la 6ème trompette (les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher) eliepuisqu’il défie les prêtres de Baal de faire allumer le feu du sacrifice par leur dieu. Evidemment Baal se révèle inefficace alors que le Dieu d’Elie accède à sa demande immédiatement, de façon spectaculaire. Elie fait alors égorger l’ensemble des prêtres idolâtres. La reine Jézabel, apprenant cela, poursuit Elie de son courroux, le forçant à s’enfuir dans le désert, où il met 40 jours pour aller du Mont Carmel au mont Horeb. Qu’est ce que cela veut dire ?
Qu’Elie demande à Dieu une intervention sans ambiguïté pour manifester sa souveraineté. Ce seront les événements du 11 juillet, où un certain nombre d’idolâtres trouveront la mort. C’est le Mont Carmel.
Ensuite, bien que menacé par Babylone, il est protégé durant 40 jours, jusqu’à la manifestation divine, à savoir le retour du Christ.
En effet, selon Don Monléon, l’Horeb et le Sinaï sont la même montagne, c’est-à-dire la montagne de Dieu. C’est sur le Sinaï que Moïse a reçu les 10 commandements, et c’est sur cette même montagne qu’Elie va voir Dieu.

Dans un passage célèbre (1 Rois 19, 9-13) il est dit que le Seigneur se manifeste à Elie à son arrivée sur l’Horeb.
Il y a d’abord un ouragan, puis un tremblement de terre, puis le feu, et enfin le murmure d’une brise légère.
Voilà le scénario des trois jours de ténèbres : après les 40 jours, Dieu nettoie et purifie la terre par le feu avant de se manifester aux élus. Car le Seigneur ne se manifeste pas aux autres : tout le monde verra son signe mais seuls les élus jouiront de sa vision.
Voilà aussi l’explication de la présence de Moïse et d’Elie entourant le Christ à la Transfiguration. Fête qui est d’ailleurs le 6 août, à noter bien précieusement.
Moïse
, dont le nom signifie sauvé des eaux, symbolise la multitude des sauvés durant ces ultimes 40 jours, pendant que les eaux symboliques du déluge avanceront inexorablement, et Elie, « que Dieu a choisi pour conduire le peuple à se convertir » (Benoît XVI) le précurseur qui annonce le Christ.
« C’est principalement au Mont Carmel que sa puissance d’intercession se manifesta lorsque, devant Israël, il pria le Seigneur de se manifester et de convertir le cœur des hommes. » (Benoît XVI). Nous y sommes.

Les 40 jours de jeûne du Christ au désert
Notre Seigneur débute sa vie publique par un jeûne de 40 jours au désert. Il préfigure celui que les babyloniens, à l’image des ninivites, vont devoir s’imposer durant les 40 jours de pénitence. Car la prise de conscience de ses péchés ne suffit pas : il faut un profond et réel repentir, ainsi que la volonté de réparer les fautes commises. Les hommes qui voudront s’amender devront d’abord laver leur âme par le sacrement de confession pour les chrétiens et le sacrement de baptême pour les autres. Ils auront ensuite à suivre l’exemple du Christ en expiant leurs péchés par de volontaires et nécessaires pénitences. Le jeûne de nourriture bien sûr, mais aussi de tout ce qui peut constituer un plaisir : la télévision, les jeux, le sport, les sorties, etc… Sortez de Babylone mon peuple, de peur d’avoir part à ses péchés (Apoc. 18) sera le cri d’alarme d’Elie : il faudra le faire concrètement, en suivant les traces du Christ dans l’humilité, les privations, l’abnégation, la méditation et la prière. Le missel remplacera tous vos écrans.

Les 40 jours après la Résurrection
Les Actes des apôtres nous apprennent que durant les 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension, le Christ leur parlait du Royaume de Dieu, sans plus de précisions.
Il y a deux notions importantes à retenir :
– Après la Résurrection, le Christ n’apparaît qu’à ses apôtres et disciples, c’est-à-dire que seuls des justes le voient, et non plus la multitude du peuple.
Un des volets de la prédication d’Elie sera d’annoncer le Royaume de Dieu ; mais ce discours ne sera compris et entendu que par les justes et la foule des rachetés ; les autres seront imperméables à de tels propos.
L’Ascension symbolise à la fois le départ et le retour du Christ. Qu’il y ait 40 jours d’écart entre l’annonce du royaume et le retour effectif du Christ est là aussi significatif. Il renforce l’idée que le délai ultime est bien de 40 jours avant de voir la terre promise.

 

Conclusion

Pourquoi la fin du monde en août ?
Parce que c’est le mois de la Sainte Vierge. Et la tradition catholique a toujours vu en Marie la Femme qui vaincra le dragon et la nouvelle Eve qui écrasera le serpent.
Août parce que c’est le 8ème mois
, chiffre de son divin Fils, qui fait miroir avec octobre, autre huitième mois (octobre veut dire « 8 »).
C’est pourquoi la dernière apparition à Fatima a eu lieu le 13 octobre : pour désigner en réalité le mois d’août ; ceci explique pourquoi le 13 août la Sainte Vierge n’a pas rencontré les enfants, mais le 19 et à un endroit différent. Cela voulait dire qu’il y aurait un jour un autre 13 août où cette fois-ci elle serait présente, et que ce mois d’août-là verrait s’accomplir les prophéties de la Salette (19 septembre), d’où le choix du 19 au lieu du 13.

Parce que le 15 août, qui était le jour de la fête nationale française sous l’Ancien Régime, est aussi une des plus grandes fêtes mariales car l’Assomption veut dire à la fois retour et résurrection.
En effet, nous savons par Marie d’Agréda que la Sainte Vierge est décédée le 13 août 55. Son divin Fils viendra lui-même la ressusciter le troisième jour, donc le 15, et l’emmènera avec lui aux cieux : c’est l’Assomption.
Or l’Assomption de la Sainte Vierge est l’équivalent de l’Ascension du Christ et c’est à l’Ascension que deux anges annoncent son retour dans la gloire.
A la fin des temps, la résurrection attendue est celle de l’autre femme, l’épouse mystique du Christ, c’est-à-dire l’Eglise.
Il faut donc que Marie précède son Fils afin d’écraser le dragon pour que lui-même vienne ressusciter son Eglise et juger tous les hommes.
C’est pourquoi la fin du monde n’a pas lieu au 15 août mais un peu après, au moment de la chute de Babylone, donc à partir du 21 août.
Ce qui est logique puisque le 22 août est la fête du Cœur Immaculé de Marie, nom sous lequel elle se présente à Fatima.
La victoire de Marie fut inscrite au 22 août par le pape qui proclama le dogme de l’Assomption, le dernier grand pape avant l’entrée des fumées de satan dans l’Eglise : Pie XII. Pape qui sera témoin de façon personnelle d’un deuxième miracle du soleil le jour de la proclamation du dogme de l’Assomption, le 1er novembre 1950, fête de tous les saints.

Maintenant, on comprend le choix du 21 août 2013 pour déclencher la troisième guerre mondiale par l’attaque au gaz sarin en Syrie.
La Sainte Vierge, utilisant la Russie de Poutine, les en a empêchés. Il n’y aura donc pas de troisième guerre mondiale, tant pis pour satan.
Le peuple hébreu, préfigurant le peuple de Dieu, sort d’Egypte la nuit du 14 au 15 Nizan.
Justement, le monde catholique, le 11 juillet, se situe entre le 14ème et le 15ème dimanche du temps ordinaire (pour les tradis, on est entre le 6ème et le 7ème dimanche après la Pentecôte, soit entre la 6ème et la 7ème trompette).

La libération définitive des hébreux se situe 7 jours après, le 21 Nizan ; ce jour-là, ils passent la mer Rouge à pied sec, qui se referme ensuite, anéantissant la totalité de l’armée ennemie, y compris le Pharaon.
La chute de Babylone. Le 21 Nizan préfigure le 21 août.

 

Vous pouvez télécharger le fichier pdf de l’article ici :La date de la 6ème trompette et la mission d’élie

Illustration en début d’article : la croix de saint Antoine, ou croix en Tau (elle prend la forme de la lettre grecque Tau), est devenue le symbole franciscain par excellence.
« Par ce signe tu vaincras » dit le Seigneur à l’empereur Constantin à la bataille du Pont Milvius le 28 octobre 311.
La lettre grecque Tau a une valeur numérique de 300. Comptez 300 jours à partir du 28 octobre (qui est aussi la date de la victoire de satan sur l’Eglise, par l’élection de Jean XXIII) et vous obtiendrez la date de la chute définitive du dragon.

 

La 6ème trompette et les 2 témoins

trompette6

Nous allons entrer très prochainement dans une période essentielle de l’histoire de l’humanité, celle de l’accomplissement des prophéties du Jour de la colère.

Dies irea, dies illa
Solvet saeclum in favilla
Jour de fureur, jour d’épouvante
Fin du monde en cendres fumantes !

Je reprends ici la suite de l’article sur les mystères divins afin de tenter de discerner les événements qui nous attendent.

 

Nous entrons dans la sixième période de l’Apocalypse

Je parle de période car je considère que chaque niveau prophétisé correspond en réalité à la même période, comme autant de strates qui racontent la même chose en précisant chacune des détails qui lui sont propres.
Par conséquent, la sixième période correspond à la 6ème église (Philadelphie), au 6ème sceau, à la 6ème trompette et à la 6ème coupe.

Pour faire court, précisons deux choses :

a) La 6ème période constitue une rupture

Ceux qui ont lu l’Apocalypse en s’arrêtant aux détails auront remarqué deux éléments essentiels dans le déroulé du texte : c’est au moment de la sixième période qu’il y a deux « arrêts » majeurs :
1) Le comptage des justes au sixième sceau, où Dieu arrête définitivement le nombre des élus et des rachetés ;
2) L’apparition des deux témoins, s’appuyant sur le petit livre, dont l’action se déroule avant la septième trompette.
N’oublions pas non plus que la septième période est celle de la moisson, de la fin du monde, qui voit la terre revenir à son Dieu. Elle est donc ultra courte.

Précisons, toujours en simplifiant, que les Eglises et les sceaux s’adressent globalement aux justes.
– Dans les Eglises
, Dieu parle aux justes, les encourage dans la tribulation, leur donne des recommandations, rappelle les pièges dans lesquels certains peuvent tomber, et les rassure par le rappel des promesses faites au justes : la récompense suprême, le Royaume de Dieu.
Les sceaux, rappelons-le, sont ouverts par le Christ lui-même (l’Agneau) : celui-ci, le vainqueur sur un cheval blanc (seul le Christ peut être appelé vainqueur) nous explique en quoi consistent les ruses et les attaques de l’ennemi (les 3 autres cavaliers), puis il se préoccupe des martyrs et des justes, donc des siens.

Les trompettes et les coupes sont les châtiments de l’humanité, permis par Dieu pour châtier les hommes de leur infidélité et de leurs iniquités.
Les trompettes décrivent les moyens déployés par les forces du mal afin de pervertir et de soumettre l’humanité au prince de ce monde. C’est pourquoi on y retrouve toutes sortes de malheurs, ainsi que les acteurs principaux du drame qui se jouera à la fin, dont Apollon l’exterminateur, les 4 mauvais anges, et l’immense armée pour la bataille finale de l’Armageddon.
Les coupes sont les ultimes conséquences de tout ce mal déployé, le résultat, le but voulu.
Par les trompettes et les coupes, le Ciel autorise satan à punir les hommes par leur propre attitude : le péché génère le péché, et conduit en définitive au chaos et à la mort.

Donc pour résumer, les églises et les sceaux concernent principalement les justes, et les trompettes et les coupes, principalement les méchants.

b) Le compte long et le compte court

L’Apocalypse est un texte qui englobe la totalité de la vie de l’Eglise de Jésus-Christ, et qui peut s’évaluer et s’interpréter sur deux durées.

Le compte long débute grosso modo à l’Ascension, lorsque le Christ quitte la terre, et se termine par la fin du monde et l’avènement du règne du Christ : la Jérusalem céleste.
Au compte long, nous sommes dans la 7ème et dernière période depuis déjà quelques années.

Le compte court, lui, verra se réaliser sur les dernières années une sorte de récapitulatif des 7 périodes, étalées sur un petit nombre de mois ; un peu comme la prise de Jéricho par les hébreux : ils font le tour de la ville une fois par jour les six premiers jours (le compte long), et sept fois le dernier jour (le compte court).
Cette période a débuté très probablement le 11 février 2013 lors de la démission de Benoît XVI. C’est elle que nous développerons ici, et qui est entrée (ou va entrer) dans sa sixième phase.

Quels événements globaux sont-ils décrits à cette sixième période ?
Voici en condensé ce à quoi il faut s’attendre.

 

1. Le sixième sceau : un grand signe dans le ciel

La sixième période débute par un événement particulier, de type catastrophe naturelle, dont l’origine sera probablement à la fois terrestre et céleste.
Si l’on en croit le 6ème sceau, il y a un grand tremblement de terre ainsi que des signes dans le ciel : le soleil devient noir, la lune devient rouge et les étoiles tombent sur la terre.

Jusqu’à ce jour, les signes donnés ont été essentiellement mystiques ; mais je pense qu’à la fin, lorsque les grands événements commenceront, il faudra qu’ils soient proches du sens littéral afin que les hommes croient et attestent de la réalité de la prophétie.

Cet événement aura pour effet de faire prendre conscience à l’humanité de la proximité du Jour de la Colère : cette réaction est décrite aux versets 15 à 17 du 6ème sceau (Ch. 6), qui démontrent une prise de conscience globale : tous les hommes se terrent dans les cavernes et les montagnes en disant « Voici venu le grand jour de la colère« .

Je pense donc que cet événement sera le fameux avertissement dont parlent les prophéties, l’évènement annonçant la proximité du Jour de la Colère , un peu comme le signe de Noé sept jours avant le déluge. Donc un signe compris comme tel par les justes ; les autres y verront une catastrophe naturelle de plus.
Sauf qu’il ne faut pas se référer aux fausses apparitions pour le définir (comme Garabandal) mais plutôt au texte même de l’Apocalypse, plus fiable.

 

2. La sixième église : le temps des justes

Ceci explique les termes utilisés dans la 6ème église, celle de Philadelphie, où il est dit d’une part qu’une porte est ouverte que personne ne peut fermer (donc un processus est irrémédiablement enclenché) et d’autre part qu’un certain nombre d’égarés viendront rejoindre les justes. Cela veut dire que cette prise de conscience ramènera quelques brebis au bercail. Certains hommes reconnaîtront leurs erreurs et rallieront l’Eglise du Christ.

Les théories protestantes ont vu également dans la 6ème église un phénomène qu’ils ont appelé l’enlèvement de l’Eglise.
En effet le texte dit que les justes seront gardés de la tentation en ces terribles moments.
Mais de quelle manière ?
Au lieu d’y voir un enlèvement physique, totalement improbable, il faut plutôt comprendre une mise à l’écart à la fois spirituelle et temporelle. Cela revient tout simplement à dire que les justes, à ce moment-là seront sortis de Babylone, suivant la recommandation du chapitre 18 : Sortez de Babylone mon peuple afin de n’avoir point part à ses crimes.
En effet, les justes n’ayant plus aucune affinité avec la société actuelle (Babylone), s’en sont déjà séparés : ils vivent dans ce monde sans être de ce monde.
Les malheurs de Babylone qui commencent à la sixième période ne seront donc pas pour eux une cause de désespoir mais bien au contraire un immense signe d’espérance : Babylone qui s’effondre, c’est le signe de la victoire finale du Christ et de la proximité de son second avènement.

C’est pourquoi il seront tenus à l’écart des dernières tentations, car ils sauront alors, à l’instar de Noé, prévenu par Dieu 7 jours avant le déluge, que le règne de satan touche à sa fin. Toutes les grâces et toutes les forces qu’ils ont acquises au cours de ces années de lutte seront alors décuplées pour leur permettre de passer sans encombre ces ultimes événements, puisque les tourments seront essentiellement supportés par les babyloniens, et non par les justes.
Doit-on rappeler qu’il s’agira de tourments essentiellement matériels, auxquels le juste accorde peu d’importance, à l’inverse des habitants de Babylone, pour lesquels un effondrement matériel sera la fin de tout.

C’est pourquoi -je reviens au 6ème sceau- il est dit que les opérations de destruction sont suspendues le temps de marquer au front les serviteurs de Dieu, les fameux 144 000.
A quoi va servir ce temps ? Non seulement à marquer les justes, mais aussi à sauver une grande multitude d’hommes des griffes de satan.
Comme dans la parabole des ouvriers de la dernière heure, tout le monde a le même salaire (le paradis) mais nous ne sommes pas tous égaux. Le Ciel distingue entre les 144 000 élus d’un côté (l’équivalent des apôtres – le « Pour vous » de la consécration) et la multitude des sauvés (le « Pour la multitude » de la consécration).
Il y a bien ici la notion de sauver une multitude, mais ces personnes ne seront pas sauvées sans effort, car il est dit qu’ils sont revêtus d’une robe blanche. Or la robe blanche est le symbole de la pureté recouvrée dans le sacrement de baptême, puis celui de pénitence.

Comment ces hommes de la dernière heure vont-ils être sauvés ? Grâce à la prédication des deux témoins.
Passons maintenant à la 6ème trompette.

 

3. La sixième trompette commence elle aussi par un avertissement

De même que le 6ème sceau commence par une catastrophe naturelle, la 6ème trompette débute par un événement d’envergure : les 4 anges sur l’Euphrate sont prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, afin de tuer la troisième partie des hommes.

Ce passage est essentiel car il n’y pas dans l’Apocalypse de moment aussi précis, à l’heure près. Ces 4 anges, qui sont quatre démons, libèrent une armée de démons particulièrement agressifs puisque de leurs bouches sortent trois plaies (le feu, la fumée et le soufre) qui tuent les hommes. Mais lesquels ?
Certaines traductions disent « le tiers des hommes » alors que le texte exact serait plutôt « la troisième partie des hommes« . Nuance.
Les Pères de l’Eglise ont expliqué ce passage : « On peut, sous l’angle du salut éternel, diviser les hommes en trois catégories : les innocents, qui n’ont jamais commis de faute grave, les pécheurs qui se repentent de leurs fautes, et ceux dont le cœur endurci se refuse à faire pénitence. » (Don Jean de Montléon – Le sens mystique de l’Apocalypse).
Ce n’est donc pas le tiers des hommes qui va mourir, mais une partie des réprouvés, de ceux qui se sont déjà damnés (la « troisième partie »).

N’oublions pas les précisions données au sixième sceau : on a d’abord les élus (les 144 000, l’équivalent des innocents), puis la multitude des sauvés (les pécheurs qui se repentent, donc toute une catégorie d’hommes à qui sera donné une dernière chance) et enfin l’immense majorité des réprouvés.

Rappelez-vous les paroles prophétiques du Christ en Matthieu 24 : « De deux hommes dans un champ, l’un sera pris, l’autre laissé« . Rapprochées à la 6ème trompette, ces paroles veulent dire que les premiers morts consécutifs aux événements d’envergure que nous connaîtrons dès le début de la sixième période seront d’abord des réprouvés, des personnes qui étaient déjà irrémédiablement perdues. Ceci n’exclut pas qu’il y ait des martyrs, mais ce ne sera pas la majorité.
Les morts changent de camps à la sixième période. A la cinquième, rappelez-vous, il n’y a pas de morts parmi les babyloniens, ils sont justes tourmentés. Mais à la sixième, tout change : c’est d’abord Babylone qui est visée, les justes sont protégés, on l’a vu plus haut.

Puisqu’il s’agit du déchaînement d’une armée de démons, il faut s’attendre à un mauvais coup, bien réel celui-là. Le feu, la fumée le soufre semblent désigner une guerre (bombes, feu nucléaire). Ou des éruptions volcaniques.

Faut-il en conclure qu’il y a deux événements ? Une catastrophe naturelle (6ème sceau) et une guerre (6ème trompette), dont les modalités restent à déterminer ?
Ces deux événements se suivent-ils ou sont-ils concomitants ?
Il est encore trop tôt pour le dire.
Toujours est-il que cette phase doit se réaliser pour que les deux témoins entrent en scène, et permettent de marquer définitivement les justes.

C’est pourquoi aussi il est dit que les hommes ne se repentiront pas pour autant de leurs crimes et persévèreront dans leur aveuglement malgré ces deux avertissements. Car tous ne seront pas ouverts à la compréhension des prophéties, ce qui accrédite, hélas, la perspective que les réprouvés constituent bien la majorité des hommes.

Faisons un aparté rapide sur la 6ème coupe : elle est complémentaire à la 6ème trompette, puisqu’on retrouve l’Euphrate, et les esprits impurs qui sortent de la bouche des trois bêtes sont des variantes de ce qui sort de la bouche des chevaux. Dans les deux cas, le but est le même : la préparation de la bataille finale de l’Armageddon (7ème et dernière période), et l’origine des malheurs est la même : les forces du mal coalisées dans leur totalité (les deux bêtes + le dragon).

 

4. La prédication des deux témoins : révélations

La prédication des deux témoins revêt une importante primordiale : c’est elle qui va permettre de sauver des âmes au dernier moment, avant que le décompte des justes ne soit effectué.

Il s’agit d’une part d’arrêter définitivement le décompte des 144000 justes, donc de ramener quelques brebis perdues au bercail, et d’autre part de grossir le nombre de la multitude des rachetés qui, on l’a vu, devront passer par les phases du baptême et de la pénitence comme l’indique leur robe blanche.

La prise de conscience des événements due à l’avertissement au tout début de la 6ème période permettra de libérer nos deux témoins.

Deux témoins ?
Comme je l’ai expliqué dans un précédent article, il y a un certain nombre de mystères qui ne sont pas annoncés ou du moins d’une façon voilée, afin de n’être révélés qu’au moment opportun. C’est à dire que nous devons nous attendre à vivre des choses que nous n’avons pas prévues et à remettre en cause certaines de nos certitudes.

Qui sont les deux témoins ?
Comme je l’ai déjà expliqué à maintes reprises, les deux témoins sont les hommes et les femmes restés fidèles à la foi de leurs pères, c’est à dire tous ceux restés dans la tradition et qui ont refusé la tentation et les séductions du libéralisme destructeur de l’Antéchrist-système dans son aspect religieux.
Deux car ils sont constitués du clergé et des fidèles.

Donc les témoins sont tous ceux (religieux et laïcs) qui ont refusé et condamné les réformes, les idées, la doctrine et la liturgie du concile Vatican II.

Ils sont associés à la durée de vie de la bête dont ils reprennent la même durée : 42 mois ou 1260 jours dans les deux cas, car la sixième période est celle du règne de l’Antéchrist dans son ultime phase.
Car même si ce règne s’est construit en plusieurs étapes, son apogée est à considérer sur les 42 dernières années (42 mois = 42 ans) soit de 1972 à 2014.
Ceci a été confirmé par le célèbre « les fumées de satan sont entrées dans le temple de Dieu » de Paul VI un fameux 29 juin 1972.
Justement, la tradition a été sauvée par l’œuvre de Mgr Lefebvre, la Fraternité saint Pie X (au nom prophétique, lui aussi puisque saint Pie X est le pape à partir duquel les derniers 100 ans s’enclenchent), fondée en 1970 mais vraiment effective à partir de l’année suivante.
Les dates concordent.

Mais ceci correspond au compte long.

Car depuis 2014, nous sommes entrés dans la dernière période, celle de l’attente du retour du Christ, les 45 jours de Daniel, qui correspondent en réalité à l’Eglise au tombeau, celle-ci ayant achevé sa Passion durant le règne du faux prophète Bergoglio qui lui a porté le coup fatal.

Voici donc une première révélation :

Les deux témoins seront personnifiés à la fin par deux personnes physiques, l’une représentant le compte long, l’autre le compte court.
L’une représentant le clergé, l’autre représentant les fidèles.
Pour faire une analogie avec la phrase de Paul VI citée plus haut, il est frappant de noter que celle-ci a été prononcée le 29 juin, jour de la fête de saint Pierre et saint Paul.
Pourquoi le magistère a t-il choisi de réunir le même jour ces deux précurseurs de la chrétienté, le premier pape et l’apôtre des gentils ?
Parce qu’il y a là une dimension prophétique en liaison directe avec la fin des temps.

Pierre représente l’autorité de l’Eglise, la papauté, où siège le représentant du Christ sur terre : le compte long. Le clergé.
Paul, bien que juif, est le prédicateur qui répandra la parole de Dieu aux nations païennes, aux non-juifs : c’est justement le rôle de nos témoins de la sixième trompette. Le compte court. La multitude des fidèles.

Ces deux témoins n’agiront pas en même temps, il se succèderont, comme nos comptes longs et courts.
Il y en a un dont la vie couvre les 42 ans de règne de l’Antéchrist-système, et qui va même la stigmatiser.
Et l’autre va la terminer en prophétisant sa fin.
Deux témoins, mais pas ensemble, avec des rôles complémentaires.

Pour comprendre une telle déduction, il faut bien relire le texte même de l’Apocalypse.

L’introduction des deux témoins se fait par un ange au dernier verset du chapitre X qui s’adresse à saint Jean en ces termes : « Il faut que tu prophétises de nouveau aux nations, aux peuples, aux langues, et à de nombreux rois. »
Et le texte embraye sur le chapitre 11, qui décrit l’histoire des deux témoins.

Il y a ici trois notions extrêmement importantes :
1) l’ange s’adresse personnellement à saint Jean
2) Il lui dit qu’il doit prophétiser à nouveau.

Donc :
– Il s’agit d’une seule personne
– qui s’appelle « Jean »
– qui prophétise
– pour la seconde fois

Cette introduction permet de comprendre la scission entre les deux témoins et leurs rôles complémentaires : l’un pour marquer la période, l’autre pour en prophétiser la fin.

Car de quoi s’agit-il en définitive ?
Du second avènement du Christ.

Comment le premier avènement a-t-il été annoncé ?
Par des prophéties et par un précurseur.

Comment s’appelait celui-ci ?
Jean
Que l’on surnommera « le baptiste ».

De même qu’il y a eu un précurseur pour la première révélation du Sauveur aux hommes, il y en aura un autre pour la seconde (et dernière) révélation.

Voilà le secret des témoins de l’Apocalypse.

C’est pourquoi les Pères de l’Eglise considèrent que les deux témoins seront les patriarches Hénoch et Elie, ce qu’a confirmé la Sainte Vierge à la Salette.

Assisterons-nous au retour de ces deux patriarches ?
Bien sûr que non, mais ils représentent tous les deux des symboles essentiels.

Parce qu’Elie et Jean-Baptiste ne font qu’un, le Christ lui-même l’a dit.
Juste après la Transfiguration, le Christ explique la présence d’Elie à ses côtés :
« Les disciples l’interrogèrent, disant:  » Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’il faut qu’Elie vienne d’abord?  »
Il répondit:  » Elie vient en effet, et il restaurera toutes choses.
Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu; et ils ne l’ont pas reconnu, mais ils l’on traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme doit souffrir par eux.  »
Les disciples comprirent alors qu’il leur avait parlé de Jean le Baptiste. »
(Matthieu 17, 10-13)

Ces paroles prophétiques du Christ s’appliquent à la fin des temps :
Il y aura un précurseur, celui que l’on nomme à la fois Jean-Baptiste et Elie, c’est à dire celui chargé d’annoncer à l’humanité le retour du Christ.

Ceci explique les paroles de la prophétie de Malachie, le dernier livre de l’Ancien Testament : « Voici que je vous envoie Elie le prophète, avant que ne vienne le jour de Yahweh, grand et redoutable. » (Malachie 3, 23)
Il s’agit du dernier verset, des dernières paroles de l’Ancien Testament !!!

Une situation confirmée dans le livre de Ben Sira (parlant d’Elie) :
« Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu
par un char aux coursiers de feu ;
Toi qui fus préparé pour la fin des temps,
ainsi qu’il est écrit,
afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate,
afin de ramener le cœur des pères vers les fils
et de rétablir les tribus de Jacob…
Heureux ceux qui te verront. »
(Si 48, 9-11)

Ce n’est pas Elie en personne qui revient mais son équivalent : un nouvel Elie.
Ben Sira et Malachie exposent exactement les mêmes notions de la sixième période de l’Apocalypse : un précurseur qui revient juste avant le jour de la colère pour sauver des âmes. Donc juste avant la septième période.

Et que va-t-il annoncer ?
1) La chute de Babylone et des bêtes (il prophétise, ne l’oublions pas),
2) La repentance, pour tous ceux qui accepteront de se tourner vers la miséricorde divine,
3) Le Royaume de Dieu, celui-là même que le Christ a enseigné à ses apôtres durant les 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension.

 

5. L’identité des deux témoins et le calendrier des événements

Revenons à Hénoch.
On l’a vu, celui-ci représente le clergé et le compte long.
Il est associé à saint Pierre donc à la papauté.
Les deux témoins sont appelés « les deux oliviers« .
Le dernier livre de l’Ancien Testament est celui de Malachie.

Un autre Malachie nous a laissé une prophétie célèbre, où il attribue des devises aux papes.
Le 111ème et dernier pape a pour devise « la gloire de l’olivier« .
Il s’agit de Benoît XVI.
C’est lui Hénoch
, c’est lui le témoin du compte long, c’est lui le représentant du clergé, dont la vie au compte long a bien été parallèle à celle de la bête-religieuse, dont il a d’ailleurs été une des composantes-clés.
Jusqu’à devenir le bon larron qui fut, après avoir été un scélérat, le premier à entrer au paradis.

Sa démission, axée sur Lourdes, est éloquente, elle correspond au passage à témoins. Il s’efface pour que le second témoin, Elie, entre en scène.

Il choisit le 11 février 2013 pour annoncer sa démission. Le soir même, la foudre sur le Vatican entérine ce passage à témoins.
Le 11 février, c’est le premier jour de l’apparition de la Vierge Marie à Lourdes (11 février 1858). Entre la première apparition (11 février) et la dernière (16 juillet) il y a 155 jours.
Entre 1858 et 2013, il y a 155 ans.
Or la dernière apparition a lieu le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont Carmel.
Quel est le lieu emblématique du prophète Elie ? Le Mont Carmel.
Que fait, que dit la Sainte Vierge à Bernadette le 16 juillet ? Rien. Elle lui sourit, c’est tout.
Elle pose une date, un témoin, un rendez-vous avec la fin des temps.
Donc le 11 février 2013, le premier témoin annonce la venue du second, celui qui vient du Mont Carmel.
Fatima donne également le même timing : à la dernière apparition, le 13 octobre, Notre-Dame se présente comme Notre-Dame du Mont Carmel.

Deuxième élément prophétique de cette démission.
Le 11 février fut aussi le jour de la signature des accords de Latran, le 11 février 1929.
84 ans séparent les deux dates.
Or la signature des accords de Latran marquent l’entrée de l’Eglise dans le monde, avec lequel elle accepte de pactiser. Elle deviendra ainsi la Grande Prostituée de l’Apocalypse.
84 c’est le chiffre en années de la prophétesse Anne le jour de la Purification.
Qu’annoncent donc ces 84 ans liés aux accords de Latran ? La purification prochaine de la Grande Prostituée, qui sera elle aussi annoncée par Elie.
Enfin, s’il fallait encore une confirmation, il est dit dans le texte de l’Apocalypse, qu’il faut rendre le double à Babylone. 42 (chiffre de la bête et donc de Babylone) multiplié par deux = 84.

Troisième élément prophétique de cette démission.
Celle-ci est effective le 28 février à 20h.
Or le 28 n’est pas un jour comme les autres. C’est un 28 (octobre) que Jean XXIII a été élu pape, marquant l’entrée de la bête au plus haut niveau du Vatican, accomplissant ainsi la prophétie de la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. »
Un 28 octobre 1958 soit cent ans après Lourdes (1858).

La gloire de l’olivier annonce celle du Christ, devant revenir dans la gloire, comme annoncé par les deux anges aux disciples à l’Ascension, sur le mont des Oliviers.

Enfin, pour terminer sur Hénoch, on peut aussi faire un parallèle avec le livre d’Hénoch car celui-ci est en lien direct avec la fin des temps.
Voici ce qu’en dit l’abbé Arminjon dans son livre Fin du monde présent et mystères de la vie future :
« Le livre d’Henoch, bien qu’apocryphe, semble contenir les principales croyances qui avaient cours en Judée au temps de Jésus-Christ. Quand les hommes, est-il dit, auront comblé la mesure de leurs iniquités envers Dieu et envers Israël, alors viendra le grand cataclysme dont le déluge n’a été que le prélude et comme l’avertissement. Cette fois-ci, la justice divine ira jusqu’au bout ; le mal sera vaincu à jamais ; la terre sera purifiée par le feu, non plus par l’eau. Sous des cieux nouveaux, une terre nouvelle, commencera le règne sans fin de l’Elu, règne de justice, de fidélité et de paix, véritable règne de Dieu, dans lequel Israël sera le peuple roi. »
Il est là le lien entre Hénoch et le premier témoin.

Quand à Elie et au calendrier, nous développerons le sujet dans le prochain article.

Juste un point. Le chapitre 11 de l’Apocalypse semble se référer plutôt à Elie, même s’il parle des deux témoins dans leur ensemble, car la caractéristique de « fermer le ciel et d’empêcher la pluie » se rapporte directement à la vie d’Elie, puisqu’il en a usé au début de sa vie publique face au roi Achab.
Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la canicule constatée actuellement en France et en Europe du Sud. Pas seulement là d’ailleurs, puisque l’Inde et la Californie connaissent des situations similaires.
Seraient-ce des signes annonciateurs de la venue prochaine d’Elie ?
C’est bien probable.

Nous entrerons dans le détail de la mission d’Elie -et surtout sa durée estimée- dans le prochain article.

Ami lecteur, efforcez-vous dès aujourd’hui de faire partie de la multitude des sauvés.
Que vous soyez une brebis égarée, un fils prodigue ou un ouvrier de la dernière heure, il y a une place au Ciel pour tous ceux qui cherchent le Royaume de Dieu : le salut en Jésus-Christ.
Comment faire ? Appliquer la recette du prophète Jonas : reconnaître ses péchés, s’en repentir sincèrement, et implorer la miséricorde de Dieu par la prière, la pénitence et la pratique des sacrements, à commencer par le plus indispensable de tous : l’Eucharistie.
Tournez vos regards et votre cœur vers votre Rédempteur et vous serez sauvés.
Pour cela, demandez à sa Très Sainte Mère de vous aider et d’intercéder pour vous auprès de son divin Fils.

L’Antéchrist décrypté

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Pour bien comprendre la période dans laquelle nous vivons, il est essentiel d’étudier de près la notion d’Antéchrist afin de savoir exactement ce que ce mot recouvre, ce qui nous permettra de la reconnaître et d’en estimer la durée.

La tradition populaire, théologique et scripturaire dépeint un personnage hors normes, summum de la perfection diabolique, et dont le règne doit précéder celui du Christ et annoncer son second avènement.

L’enjeu est de taille car si nous sommes capables d’estimer la période de l’Antéchrist, nous serons alors également capables de connaître avec plus ou moins de précision le moment du retour du Christ et par là même la date du Jugement dernier et la fin du monde.
Car les explications de l’abbé Arminjon dans son livre (très complet) « Fin du monde présent et mystères de la vie future » (1881) sur ce sujet sont très explicites : le retour du Christ marque la fin du monde présent, et débute par la résurrection universelle des morts, le Jugement dernier, suivi du règne éternel du Christ dans un nouveau ciel et une nouvelle terre : la fameuse Jérusalem céleste de l’Apocalypse, qui est tout simplement la vie au paradis, située à la fois sur terre (enfin, une nouvelle terre) et dans les cieux. Une réunion en quelque sorte du paradis terrestre et du paradis céleste.

Alors le secret de l’Antéchrist, le voici :
Cet homme qui réunit sous son nom toutes les ignominies et tout le savoir-faire diabolique ;
Cet homme dont le règne précèdera et annoncera celui du Christ ;
Cet homme que la quasi totalité des exégètes considèrent comme un personnage unique ;
Cet homme dont les actes et les pensées seront l’exact contraire de celles du Christ ;
Cet homme n’est pas un homme.
C’est l’homme.
L’homme en tant qu’être humain.

L’homme déicide qui se divinise, allant jusqu’à s’adorer lui-même.
C’est pourquoi son chiffre est le 666.
Car l’homme a été créé le 6ème jour. Or le même chiffre répété trois fois est son équivalent trinitaire, sa plénitude.
Par exemple le 7, chiffre de l’Esprit-Saint, voit sa plénitude dans le 777 ; le triple 7 exprime la divinité du Saint-Esprit.
Pareil pour le Christ : le 8 qui le désigne, exprime dans le triple 8 (888) sa divinité, ce qui est confirmé par sa valeur numérique en grec, qui correspond également à 888.
Eh bien c’est pareil pour l’homme et finalement l’explication est toute simple : le 666 exprime l’homme-dieu, ou plus exactement qui se prend pour Dieu.

Il est là le mystère de l’Antéchrist.
La plupart des langues ont un mot pour désigner l’être humain au singulier. Un singulier qui exprime une multitude.

Quand les apôtres, à commencer par saint Paul, parlent de l’Antéchrist comme d’un seul homme, ils désignent en réalité un type d’homme, un état d’esprit et une façon de se comporter adoptés par l’homme, c’est à dire les hommes.
Voilà la signification de l’Antéchrist.
Elle est simple à comprendre.
Elle s’explique très bien par le texte même de l’Apocalypse.

 

Les 3 bêtes

betesPour désigner les forces du mal, saint Jean dans l’Apocalypse utilise trois images :
Un dragon, qui a 7 têtes et 10 cornes,
Une bête qui sort de la mer, qui possède également 7 têtes et 10 cornes,
Une bête qui sort de la terre qui, elle, ressemble à un être humain.

L’explication du dragon est donnée en Apoc. 12 verset 9 : il s’agit du diable, de satan. Donc pas d’ambiguïté.

La bête qui sort de la terre a deux cornes semblables à celles d’un agneau (Apoc. 13, 11) et elle parle comme le dragon. Un peu plus loin, saint Jean l’appelle le faux prophète. Il s’agit donc ici à l’évidence d’un être humain particulier, qui ne peut être que le pape. En effet, la comparaison avec l’agneau est lourde de sens puisque l’Agneau, dans l’Apocalypse, désigne sans ambiguïté la personne du Christ, l’Agneau de Dieu. Or le chef de l’Eglise catholique est considéré depuis toujours comme le vicaire du Christ et son représentant sur terre. Celui qui est semblable à l’agneau est donc celui qui est à la place de l’agneau, donc le pape, une prophétie que la Salette confirme : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« . Il s’agit évidemment d’un mauvais pape, puisque soumis au dragon, d’où le vocable de faux prophète dont l’affuble ensuite saint Jean.

Reste la bête de la mer. C’est elle que les exégètes appellent l’Antéchrist.
Il est dit au chapitre 17 qu’elle était, qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra, car elle a été mortellement blessée. Le même chapitre explique les différentes phases de cette bête afin de comprendre la multiplicité qu’impliquent autant de têtes et de cornes. Une multiplicité maintes fois expliquée (succession d’empires, 7 péchés capitaux…) et sur laquelle je ne développerai pas, pour aller à l’essentiel.

Cette bête qui semblait morte et qui refait surface est à mettre en parallèle avec la Cité du bien et la Cité du mal de saint Augustin.
Il y a en effet un fait absolument essentiel entre l’Ancien et le Nouveau testament, entre l’Antiquité et la période moderne : la venue sur terre du Christ.
Le Fils de Dieu va bouleverser le monde à un tel point que la planète entière compte les années depuis sa naissance.
Il va le bouleverser dans tous ses fondements puisqu’il touche à la totalité de la vie de l’homme, qu’elle soit familiale, politique, sociale ou économique.
Il y a indéniablement un AVANT et un APRES Jésus-Christ. Même le plus enragé des athées est obligé de le reconnaître.

Or justement, existait avant le Christ la Cité du mal. Celle-ci était personnifiée par Rome, capitale de l’empire qui à l’époque était le plus puissant et le plus étendu de tous.
C’est pourquoi, dès le début du christianisme, Rome va être choisie pour devenir la Cité du bien, d’où l’installation du premier pape à Rome. Saint Pierre meurt à Rome et la papauté, donc la chrétienté, demeurera située à Rome.

On vient de le dire, le christianisme a changé le monde dans tous ses fondements.
Qui aurait pu prévoir que 1900 ans après, la Cité du bien redevienne la Cité du mal ? Que cette dernière puisse renaître de ses cendres après autant de temps ?
Qui aurait pu dire que le dragon parviendrait à effacer si vite 18 siècles de chrétienté ?
Voilà pourquoi le texte nous dit que les homme sont sidérés de voir la bête mortellement blessée renaître au point d’abattre son ennemi de toujours : l’Eglise catholique.

Revenons à nos exégètes et nos théologiens : qui avait prévu un tel revirement dans le monde, y compris dans l’Eglise catholique et avec sa complicité ?
Personne, ou presque.
Ce sont pourtant pas les prophéties qui manquent pour expliquer que le mal atteindrait même l’Eglise, jusque dans ses fondements, jusqu’à son chef.

Autre point, pourtant frappant, rarement mis en exergue.
La bête de la mer et le dragon sont étrangement très proches : les deux ont 7 têtes et 10 cornes.
On peut donc en conclure que la première est fille de la seconde, elle en épouse les contours et suit fidèlement les principes de son éducation perverse.
Les eaux sur lesquelles la bête est assise, nous dit saint Jean, ce sont des peuples, des foules, des nations et des languesil s’agit donc bien d’une universalité de pensée et de comportement étendue à la terre entière.
N’est-ce pas ce à quoi nous assistons actuellement avec le mondialisme ?

Seule la bête de la terre est différente : elle semble être un homme qui fait adorer la première bête.
C’est pourquoi le Vatican a sombré dans l’humanisme, après le cataclysme que fut le dernier concile.

En quoi consiste l’humanisme ?
Mettre l’homme au centre de ses préoccupations.

En quoi est-ce contraire au christianisme ?
Tout simplement parce que ce dernier met le Christ, donc Dieu, au centre de ses préoccupations.
L’inverse.

La stratégie satanique est subtile car l’humanisme ne nie pas Dieu, il le remplace dans le cœur des hommes, il ne lui donne plus la primauté et ainsi, petit à petit, il le pousse vers la sortie.
Les droits de l’homme ont remplacé les droits de Dieu.

Les papes Vatican II ont progressivement amené les hommes à embrasser une religion de l’homme, bravant le premier commandement (tu n’adoreras qu’un seul Dieu).
Ils ont eu un comportement déicide.

Le prêtre représente le Christ lorsqu’il célèbre le saint Sacrifice de la messe.
En se tournant vers les fidèles et en adoptant une attitude qui tient plus du dialogue que de la prière, le prêtre se donne plus d’importance que le Christ et focalise l’attention et les regards, auxquels il se sent obligé de répondre. L’assemblée concentre donc son attention sur le prêtre-homme et non sur le tabernacle, et le prêtre lui aussi concentre son attention sur les fidèles et non sur le Christ.
Alors qu’avant (la messe en latin), c’était exactement le contraire : le prêtre ET les fidèles concentraient leur attention uniquement sur le Christ et le tabernacle, qui contient la Présence réelle, en une prière commune qui est un dialogue entre l’assemblée et Dieu et non entre le prêtre et l’assemblée.
En d’autres termes, la messe moderne donne plus d’importance à l’homme qu’à Dieu.
Ce changement de paradigme porte un nom, le Christ l’a appelé l’abomination de la désolation.

 

Laudato Si confirme la divinisation de l’homme

laudato-siL’aboutissement de ce principe satanique de subsidiarité est contenu dans la dernière encyclique, Laudato Si, qui vient confirmer le fait que le pape François est bel et bien la bête de la terre, le faux prophète qui conduit l’homme à s’adorer lui-même.

En effet, l’encyclique accrédite la thèse que l’homme est responsable des changements climatiques, présentés comme un réchauffement de la planète.
Deuxièmement, elle préconise comme solutions des mesures politiques, sociales ou environnementales qui sont toutes des solutions humaines.

En d’autres termes, le Vatican donne à l’homme une place tenue normalement par Dieu seul.
Dieu est le créateur du monde. Il a légué aux hommes une planète régie par des lois qu’il a lui-même définies : c’est la loi naturelle.
C’est donc Dieu qui régule et qui commande au climat.

Une position normalement catholique sur le sujet consisterait à rappeler à l’homme qu’à partir du moment où il ne respecte plus la loi naturelle, il dégrade à la fois son environnement social et naturel, déclenchant en retour des punitions et des châtiments de la part de Dieu : le dérèglement climatique.
Ce dérèglement n’est pas induit par l’homme, il est la conséquence de ses inconséquences et de sa dégénérescence.
En aucun cas l’homme ne peut influer sur le climat ou le réguler par lui-même. C’est un domaine réservé à Dieu.

Mais l’homme s’est divinisé, il se prend pour Dieu. Il a donc développé la théorie, non prouvée d’ailleurs, non seulement qu’il est responsable de ces dérèglements mais aussi qu’il peut les résoudre par lui-même. De bonne foi, un certain nombre de responsables et de scientifiques vous expliquent très sérieusement que l’on peut, et que l’on doit limiter la hausse de la température à deux degrés.
Mais qui commande au temps : l’homme ou Dieu ?
Comment l’homme peut-il avoir l’outrecuidance de considérer qu’il peut commander aussi précisément au temps, s’il n’était pas aveuglé par un orgueil démesuré ? Celui de l’homme-dieu.

Voilà les vérités qui devrait rappeler un Vatican digne de ce nom, s’il n’avait pas perdu la foi et n’était pas devenu le siège de l’Antéchrist, pour paraphraser la Salette.

Voilà pourquoi j’appelle tour à tour le pape François le faux prophète ou l’Antéchrist.
Parce que des trois bêtes, seule la bête de la terre correspond à un être humain particulier.
Puisque la règle populaire veut que l’on donne le nom d’Antéchrist à un seul homme (alors qu’il s’agit de l’homme en général), alors seul le faux prophète peut avoir droit aussi à cette appellation.

Pour conclure sur Laudato Si, un pape qui ne serait pas l’Antéchrist appellerait le monde à la conversion, mais pas à la conversion écologique.
A la conversion au Christ. Il ferait sien le cri d’alarme de saint Pie X : Tout restaurer dans le Christ !, seule solution pour résoudre nos problèmes actuels.
La conversion écologique revient à inviter les homme à la conversion luciférienne : la bête de la mer (l’homme) et le dragon sont identiques, ne l’oubliez pas. Quand l’homme se divinise et se considère au-dessus des lois divines, il s’adore lui-même et donc adore en définitive le prince de ce monde, l’ange du mal, Lucifer.

Or tout observateur avisé peut constater que l’objet de cette encyclique n’est pas la conversion au Christ.
Nulle part il n’est dit que seule une société profondément chrétienne (la Cité du bien) peut renverser la vapeur en matière de comportements humains, et donc notamment écologiques.
C’est à dire, restaurer le Dieu véritable et Trinitaire :
Dans les écoles
Les hôpitaux
Les familles
Les entreprises
Les gouvernements et les Etats
Et surtout dans le cœur de tous les hommes…

C’est à dire :
– Convertir au Christ les musulmans, les juifs, les indous, les bouddhistes etc, bref toutes les religions qui adorent des idoles et non l’unique et vrai Dieu,
– Combattre les hérésies et les déviations au sein même du christianisme, à commencer par le protestantisme et se dérivés, ces Caïns qui se disent chrétiens mais ils mentent et ne le sont pas,
– Combattre la société laïque et républicaine, profondément antichrétienne,
– Combattre les société secrètes comme la franc-maçonnerie, ennemies de Dieu et de l’Eglise,
– Combattre l’esprit du monde, pervers et dévoyé, fruit d’une société complètement déchristianisée,
Bref combattre la Cité du mal.

Avez-vous lu cela dans l’encyclique ???

Merci François.
Grâce à lui s’accomplissent les paroles de l’Apocalypse
: la bête de la terre, en accréditant la thèse que l’homme commande au climat , conduit la terre et ses habitants à adorer la première bête (Apoc. 13, 12) c’est à dire entérine la divinisation de l’homme et le conduit à s’adorer lui-même.
Officiellement.

Jérôme Bourbon, dans son dernier éditorial de Rivarol (du 25 juin), résume très bien la stratégie du Vatican ayant sombré dans l’apostasie :
« Il est vain de compter sur les intrus du Vatican pour aider à un redressement temporel ou spirituel de nos nations autrefois chrétiennes. Il s’agit pour la contre-église oecuméniste de Vatican II d’incarner ce que feu l’abbé Georges de Nantes avait naguère appelé, avec son sens de la formule, « le mouvement d’animation spirituelle de la démocratie universelle », le fameux MASDU.
Par ses discours humanitaristes, droitsdel’homistes, immigrationnistes, islamophiles (on ne compte plus les prélats conciliaires se félicitant de la construction de nouvelles mosquées en France et en Europe et participant même à la cérémonie de pose de la première pierre), judéophiles, mondialistes, son obsession de la repentance (François a encore demandé pardon dimanche aux hérétiques de la Table vaudoise, devanciers médiévaux de Martin Luther), sa participation active à la religion de la Shoah et ses actes publics d’apostasie, la secte conciliaire joue pleinement le jeu des grandes organisations internationales et concourt efficacement à la déchristianisation des masses, à la désorientation des esprits, à la perte de la foi, à la destruction des familles et à l’élimination des défenses immunitaires des Occidentaux. »

 

En quoi l’homme s’est-il divinisé ?

La fin du XIXème siècle et surtout le XXème siècle ont été le théâtre d’un changement de paradigme d’une ampleur jamais vue depuis que l’homme existe sur terre.
Il s’agit d’une autorisation spéciale donnée par Dieu à satan pour réaliser son monde, et dont la phase finale est strictement limitée à 100 ans ; nous le savons grâce au dialogue de Léon XIII.
La durée totale de l’iniquité est de 150 ans et commence en 1864 (date donnée par la Sainte Vierge à la Salette), comme les 150 jours du déluge ou les 150 psaumes.
Les derniers 100 ans débutent en 1914 par la mort du pape Pie X et la première guerre mondiale.

Cette période de 150 ans (1864 – 1914 – 2014) s’est donc achevée en 2014.
Nous vivons les prolongations, prophétisées en Daniel 12, qui ajoute « 45 jours » au temps de l’Antéchrist.
Pour les amateurs de chiffres, la période stricto sensu de l’Antéchrist n’a pas duré 42 mois mais 42 ans, et débute en 1972 lorsque, le 29 juin fête (très symbolique !) de saints Pierre et Paul, le pape Paul VI laisse échapper cette révélation prophétique : « La fumée de satan est entrée dans le temple de Dieu« .

1wtcQu’a fait l’homme en 150 ans pour se diviniser ?
Il a constitué un monde qui :
1) refuse les lois divines
2) modifie les lois divines
3) se passe du divin
4) le remplace par une nouvelle (fausse) spiritualité

Je reprends ici les idées déjà développées dans deux articles précédents, où je donnais déjà les clés pour comprendre qui est l’Antéchrist et la matrice dans laquelle il nous a enfermés.

Etudions rapidement l’évolution de l’humanité : à quelle période de l’histoire notre société ressemble-t-elle ? A aucune.
Prenons un peu de hauteur. Sur 6000 ans d’histoire connue de l’humanité, seul un petit siècle se différentie vraiment des autres : le XXème siècle.
Jusqu’au XXème siècle, l’homme a vécu à peu près de la même manière, améliorant ses conditions de vie et son organisation sociétale, enrichissant ses compétences et perfectionnant ses techniques, mais sans changement brutal de cap.
Avec l’aviation, l’automobile, la chimie, l’électronique et l’informatique, l’homme a créé en 100 ans un monde totalement nouveau, en rupture totale avec le précédent, c’est-à-dire, je le répète, avec près de 6000 ans de civilisation.
100 ans versus 6000 ; c’est peu et pourtant la différence est considérable, sans commune mesure.

Que se passe-t-il en réalité ? Pour la première fois, l’homme acquiert des compétences qui lui permettent de modifier par lui-même l’ordre naturel.
Pour la première fois, l’homme se sent l’équivalent de Dieu puisqu’il peut, lui aussi, intervenir sur l’essence même des règnes végétal, animal et humain.
Or, s’il peut modifier la création de Dieu, c’est qu’il a les mêmes capacités que lui. L’homme est donc dieu. On rejoint dans les faits l’ambition luciférienne expliquée par Mgr Gaume.
Les hommes en sont-ils tous conscients ? Non, bien sûr mais l’inspirateur de cette société, le véritable maître du jeu, Satan pour ne pas le nommer, sait très bien vers quoi il les pousse.

Sans trop rentrer dans le détail, voici quelques pistes de réflexion :

La modification du règne végétal : OGM veut dire « organisme génétiquement modifié » c’est-à-dire que l’on en a modifié l’ADN. En retirant, ajoutant ou modifiant des gênes, on créée une nouvelle race de plantes. Derrière cela, il n’y a pas que des motivations financières, écologiques ou productivistes, il y a la volonté de créer une plante humainement modifiée. D’ailleurs, ces apprentis sorciers sont si contents d’eux qu’ils veulent étendre la démarche à d’autres variétés et les multiplier sur toute la terre, remplaçant ainsi des plantes d’origine divine par des plantes d’origine humaine.

La modification du règne animal : les nombreuses expériences sur les animaux, clonages, manipulations génétiques etc., ne sont plus à démontrer. L’affaire de la vache folle aurait dû nous interpeller puisqu’à cette occasion, on a découvert que des herbivores avaient été transformés en carnivores, en les nourrissant de farines animales. Combien d’animaux, des saumons aux volailles, sont concernés ? Et les manipulations génétiques pour transformer les animaux comme bon nous semble, comme les huîtres triploïdes ?

La modification du règne humain : vous le savez bien, on en est là maintenant. Dans l’ADN humain aussi on trifouille avec délectation. Vous rappelez-vous de ce premier bébé médicament né il y a quelques années ? On avait modifié son ADN pour être sûr qu’il développe des caractéristiques propres à secourir son frère, alors qu’il suffisait de laisser faire la nature. Mais ça ce n’est que l’arbre qui cache la forêt des manipulations génétiques sur l’être humain. On commence par des vaccins, puis par des molécules de synthèse, et on finit sur le génome et le reste.
Sans compter l’intervention directe sur la vie humaine que l’on veut réguler, soit artificiellement par la contraception, soit carrément par le meurtre de l’enfant par l’avortement.
Or cette régulation humaine des naissances est totalement en opposition avec la loi naturelle.

Oui, l’homme est bel et bien parvenu à se hisser au niveau de Dieu, du moins le croit-il, à modifier par lui-même ce que Dieu a créé. Jusqu’à maintenant, il n’avait jamais pu le faire.
Non seulement il défie Dieu, mais en plus il joue à l’apprenti sorcier en défiant les lois de la nature, sans se soucier des conséquences ou sans les anticiper correctement, ce qui revient au même. Son orgueil le perdra.

 

Conclusion

Toutes les briques s’assemblent et maintenant tout devient clair :

Le dragon, satan, a réussi à devenir le maître du monde, y compris de l’Eglise catholique, à l’exception du petit reste fidèle à la foi de ses pères, qui constitue l’Eglise réelle, éclipsée par celle de l’Antéchrist.

La bête de la mer est l’Antéchrist, c’est à dire l’homme moderne, caractérisé par une mentalité, une multitude de systèmes et de fausses religions, un type de société et une période, la dernière avant le retour du Christ.

Babylone, sa création, désigne la société dans son ensemble, nouvelle Cité du mal, que l’on croyait définitivement vaincue par le Christ et son Eglise. Babylone est redevenue la cité qui couvre toute la terre car elle a terrassé en apparence son ennemie, l’Eglise, celle-ci devant connaître elle aussi sa Passion, et sembler disparaître totalement, à l’imitation de son divin époux. Il faut mourir pour renaître à la vie.

L’Eglise catholique est devenue la grande prostituée, qui s’accoquine avec les rois de la terre et embrasse leurs principes et leurs idéaux, Laudato Si en est une preuve flagrante. Les rois de la terre, qui sont les cornes de la bête n’aiment pas la grande prostituée dans le texte de l’Apocalypse. C’est normal. Elles l’ont soumise mais elles désirent profondément sa mort ; leur but ultime étant de la faire disparaître.

C’est justement le rôle du faux prophète, la bête de la terre, assis sur le trône de l’Agneau : le pape François. Celui-ci conduit l’Eglise vers une fusion accélérée avec les autres religions, après avoir détruit petit à petit la quasi totalité de ses dogmes traditionnels, grâce à l’œuvre de ses prédécesseurs depuis Vatican II.

Voici le temps des temps, la fin des fins (la Salette).
Ce temps est dépassé, le compte à rebours est enclenché, il n’y a plus ni rémission ni retour en arrière ni arrêt possible.
Mon Fils se laisse toucher a dit la Sainte Vierge à Pontmain.
La sixième trompette (déjà enclenchée) va se concrétiser très prochainement.
Le temps sera court, ce sera la dernière possibilité offerte aux hommes pour se repentir et faire pénitence.
Et puis viendra la fin.

Illustration de début : le baphomet (satan) entre ses deux créations : Babylone la grande et la religion humaniste.

Les mystères divins

rédemption

Pour bien comprendre la fin des temps et la fin du monde, il faut admettre une chose : c’est que Dieu ne révèle pas tout à l’avance. Il conserve un certain nombre de mystères qui ne sont pas prophétisés, ou du moins pas suffisamment clairement.

Depuis les origines de notre planète, il n’y a que trois événements réellement majeurs qui comptent vraiment :
1) La création du monde
2) La venue sur terre du Fils de Dieu
3) La fin du monde

Notre génération va avoir la chance extraordinaire de vivre le troisième : la fin du monde.

Sur ces trois points, seuls le deuxième et le troisième ont été prophétisés.
L’ont-ils été entièrement, sans zones d’ombres ?
Non, le Seigneur se réserve toujours des mystères qu’il ne révèle qu’au moment de l’événement en question.

En effet, si on se rapporte à la venue du Messie, il y a au moins trois points, pourtant essentiels, qui n’avaient pas été annoncés à l’avance, ou du moins qui n’avaient pas été compris comme tels, et qui seront révélés par le Messie en personne :
1) L’existence de la Sainte Trinité
2) Le fait que le Sauveur soit le Fils de Dieu en personne
3) La raison exacte de sa venue : mourir pour racheter tous nos péchés

Bien malin celui qui sera capable de trouver ces trois éléments dans l’Ancien Testament. Et pourtant, Jésus lui-même expliquera aux disciples d’Emmaüs les divers passages de l’écriture le concernant.

 

La Sainte Trinité

L’Ancien Testament ne parle pas de la Sainte Trinité et ses prophètes ne l’annoncent pas. Il décrit un Dieu unique, Yahvé, dont le nom ne se prononce pas et ne s’écrit pas. Cet extraordinaire mystère d’un seul Dieu en trois personnes ne sera révélé que par la deuxième personne, Jésus-Christ.
Pourquoi ?

Parce que la Sainte Trinité ne pouvait pas être révélée auparavant. Il manquait un élément essentiel, celui destiné à la révéler : la Très Sainte Vierge Marie.

La Sainte Trinité c’est l’unité : trois personnes distinctes qui ne font qu’un seul Dieu.
Mais nous savons par l’Ancien Testament que l’homme ne peut voir Dieu sans mourir. C’est pourquoi, pour que Dieu se révèle aux hommes, il a décidé de revêtir la nature humaine, d’où la double nature du Christ, que l’Eglise catholique nous enseigne être totalement homme et totalement Dieu.

Pour revêtir la forme humaine, Dieu devait passer par un écrin pur et sans tâche, un écrin à la fois immaculé et de toute beauté, celle qui est à la fois la fille du Père, la mère du Fils et l’épouse du Saint-Esprit.

D’où les paroles, prophétiques celles-là, du livre de l’Ecclésiastique (24, 14) :
« Dès le commencement, avant que le monde ne soit, Dieu m’a créée.
Et j’existerai toujours dans la suite des siècles.
Dans la sainte demeure, j’ai rempli mon rôle en sa présence. »

D’où le merveilleux texte du livre des Proverbes (8, 22), que nous lisons à la fête de l’Immaculée Conception le 8 décembre :
« Avant même que le Seigneur ait rien créé, tout au début de son œuvre, je lui appartenais.
Dieu m’a voulue de toute éternité, depuis toujours, avant la création du monde. »

D’où cette quatrième personne, indispensable pour révéler aux hommes les trois premières.
C’est pourquoi le nombre 4 est celui de Marie, après les 3 premiers, attribués à la Sainte Trinité.
Le 4 accomplit toutes choses, il correspond à une fin : tout se termine en 4.
Il faut 4 saisons pour boucler une année, elle même scindée en 4 x 3 mois ;
Il y a 4 éléments, l’eau, la terre, l’air et le feu ;
Tout se mesure de 4 façons : longueur, largeur, hauteur, profondeur ;
La forme géométrique parfaite, le cercle, se divise en 4 parties égales ;
Etc… tout s’accomplit en 4.
C’est pourquoi, au chemin de croix, Jésus rencontre sa mère à la quatrième station.

 

Second mystère divin : l’amour de Dieu

Mais Marie ne se contente pas uniquement de nous révéler la Sainte Trinité, par sa seule présence, nous allons comprendre également un autre point essentiel des mystères divins: l’amour de Dieu pour les hommes.

Marie, c’est le summum de l’amour puisque le Christ, par amour pour nous, viendra offrir sa vie pour nous sauver.
Or qui mieux que la mère peut représenter l’amour ?

D’où le rôle premier et essentiel de la femme : enfanter pour donner la vie et par là, insuffler l’amour à tous les hommes.
D’où le Cantique des Cantiques, qui montre la nécessité et l’importance de la Bien-aimée et donc de l’amour.
La femme représente l’amour, et l’homme (dans le sens masculin) s’accomplit dans l’amour, c’est pourquoi il a besoin d’une femme.

Nous avons parlé de l’unité réalisée dans la Trinité de trois personnes distinctes. Il en va de même pour l’être humain, appelé à l’unité lui aussi, d’où les paroles du Christ qui sont la base du mariage : « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair. » (Marc 10). Ceci explique l’indissolubilité du mariage et lui confère un sens sacré.

On reconnaît bien là les deux mondes : celui de Dieu, où les hommes recherchent l’unité dans la complémentarité et la différence, et celui de satan qui n’offre au contraire que des oppositions basées sur la dualité.
Dans le monde de satan, tout s’oppose : les hommes aux femmes, les riches aux pauvres, les jeunes aux vieux, les ouvriers aux patrons, les parents aux enfants, etc… la liste est sans fin.

 

Le Sauveur fut le Fils de Dieu en personne

Ce mystère-là fut lui aussi révélé par le Christ, il n’avait pas été compris comme tel par les hommes.
Le monde attendait un Messie, un Sauveur, un Libérateur pour les juifs, mais personne n’attendait le Fils de Dieu.

Tout simplement parce que les prophéties n’avaient pas annoncé la venue de Dieu en personne, mais de l’Emmanuel (Isaïe) qui veut dire « Dieu avec nous ». On savait aussi que le Sauveur naîtrait d’une Vierge, donc qu’il prendrait forme humaine, mais qui avait compris qu’il s’agirait de Dieu fait homme ? Du Fils de Dieu ?
Personne, puisque pour le comprendre, il fallait d’abord connaître le mystère de la Sainte Trinité.
Et les prophéties n’étaient pas suffisamment claires à ce sujet.

Pourtant, les hommes suivaient les prophéties. Lorsque Jésus est né, beaucoup savaient qu’on était arrivé à l’époque de l’avènement du Sauveur.
Il y avait déjà des « eschatologues » qui comme nous aujourd’hui, étaient capables de dire que le temps était venu pour que le Messie paraisse.

C’est pourquoi les juifs questionnent Jean-Baptiste pour savoir s’il est le Messie ou non.
C’est pourquoi Hérode fait massacrer les saints Innocents lorsqu’il apprend la naissance de Jésus par les mages. Le texte nous dit qu’il fait massacrer tous les enfants de moins de deux ans. Pourquoi ceux-là et pas uniquement les nouveau-nés ? Parce qu’il connaissait les écritures et savait que le temps était venu pour que le Libérateur naisse ; par sécurité, il remonte jusqu’à deux ans afin d’être sûr que le Messie ne lui échappe.

Cela veut dire que les prophéties conservent un voile mystérieux et que même des passages que l’on croit interpréter correctement peuvent en réalité signifier autre chose.
Cela veut dire aussi que la révélation du sens réel des prophéties et leur compréhension ne peut se faire qu’au moment de leur accomplissement.

D’ailleurs, les livres prophétiques nous le disent eux-mêmes : dans l’Apocalypse, il faut que l’Agneau ouvre les sceaux pour les révéler ; au chapitre 10, il ne révèle pas le sens des 7 tonnerres, donc il y a bien des événements à venir qui nous sont cachés.
Même démarche dans le livre de Daniel : l’ange lui explique que les paroles sont scellées jusqu’à la fin. D’ailleurs bien malin celui qui sera capable de mettre des noms et des événements précis sur tout ce qui est décrit au chapitre 11.

Nous devons donc admettre que nos interprétations des prophéties peuvent et doivent être remises en cause au fur et à mesure de leur avancement. Cela ne veut pas dire que les précédentes interprétations sont fausses, certaines ayant même la réputation d’avoir été inspirées par l’Esprit-Saint, mais qu’elles doivent nous servir de repère et de guide pour comprendre et interpréter correctement la prophétie au moment où elle se réalise.

Certains lecteurs n’admettent pas mes revirements alors qu’en réalité ils s’inscrivent dans cette démarche. Même si je suis -positivement- influencé par des écrits antérieurs, je les considère comme autant de petites pierres blanches qui nous ont été données pour éclairer le chemin, ce qui n’exclut pas d’envisager une nouvelle interprétation de la prophétie à la lumière des événements.

Les déductions ne s’opposent pas, elles se complètent.
Ici revient la notion d’unité : seul satan nous fait croire que des éléments différents s’opposent. Non, ce sont autant de poupées gigognes qui se révèlent au fur et à mesure.

Ou un gigantesque puzzle. Aucune pièce n’a la même forme ni la même image, et pourtant elles se complètent toutes. Plus le puzzle avance et plus le tableau complet se dévoile ; mais il subsistera des mystères jusqu’à la dernière pièce.
Nous avons tous connu une pareille situation. Nous pensions placer une pièce à un endroit et finalement elle va à un autre ; la pièce en elle-même n’est pas remise en cause, puisqu’elle existe, mais c’est notre interprétation de sa signification et de son emplacement qui était fausse.
Il en va de même pour les prophéties.

Dieu ne révèle pas tout aux hommes et pas tout en même temps.
C’est pourquoi il est dit dans les écritures que Dieu réserve sa révélation aux humbles et aux petits, car ils auront l’humilité d’admettre qu’ils peuvent se tromper et que le Seigneur tourne les pages du livre à son rythme et de la manière qui lui plaît et non de la façon dont nous voudrions qu’il agisse.
« Que votre volonté soit faite » disons-nous au Notre Père… il conviendrait d’ajouter « et non la mienne. »

 

La Rédemption, autre mystère que n’avaient pas révélé les prophéties

saint-graalJe vais m’appuyer ici sur le remarquable passage de l’abbé Bertrand Labouche dans son livre Le Saint Graal aux éditions Chiré :

« Le mot mystère signifie secret. C’est en ce sens qu’il est pris par saint Paul lorsqu’il parle du mystère de la foi, que les diacres doivent conserver avec une conscience pure, du mystère caché et préparé avant tous les siècles, du mystère de Jésus-Christ qui n’a pas été découvert aux enfants des hommes dans les autres temps.
Or, le plus grand des mystères et pour ainsi dire tout le secret de la foi, tout le secret de la religion, est que le Sang d’un Dieu dût être versé pour le salut du monde.
Ce mystère renferme toutes ces vérités : que les péchés ne sont point remis sans effusion de sang (Heb. 9, 22) ; que celui des pécheurs était indigne d’être offert à Dieu ; que depuis Abel les sacrifices d’animaux ont été offerts pour les péchés des hommes, qu’il était néanmoins impossible que le sang des taureaux et des boucs ôta les péchés ; qu’il fallait une victime sainte pour sanctifier les hommes, le Sang d’un Dieu fait homme pour les réconcilier et les unir à Dieu.
C’est là le grand mystère, caché jusqu’à la mort et à la résurrection du Messie, mystère montré par Jésus-Christ même aux disciples d’Emmaüs : Ne fallait-il pas que le Christ souffrît et qu’il entrât ainsi dans sa gloire ? (Luc 24, 27-28).
Mystère dont le sang répandu dans tous les sacrifices n’avait jamais été qu’une ombre et une figure, mystère révélé par saint Jean qui appelle Jésus-Christ l’Agneau immolé dès la création du monde (Apoc. 13, 8), et par saint Pierre dans sa première épître : Vous avez été rachetés par le Précieux sang de Jésus-Christ, comme de l’Agneau sans tâche et sans défaut, prédestiné avant la création du monde et manifesté dans les derniers temps. »

 

Et maintenant ?

Je me permets de répéter ces paroles essentielles : C’est là le grand mystère, caché jusqu’à la mort et à la résurrection du Messie… donc les prophéties n’ont annoncé qu’une partie des mystères divins.

Les trois mystères fondamentaux de la réalité divine (l’Incarnation, la Rédemption et la Sainte Trinité) ont été révélés par Dieu en personne.

Pourquoi n’en serait-il pas de même à la fin des temps ?
Pourquoi Dieu ne réserverait-il pas d’autres mystères qu’il ne révèlera aux hommes qu’une fois la Résurrection de son Eglise accomplie ?

Notons bien cette dimension, elle aussi essentielle, et écrite noir sur blanc dans les évangiles : il faudra attendre la mort et la résurrection du Sauveur pour que les apôtres comprennent les mystères divins.
Tout s’accomplit, se comprend et se révèle dans les 40 jours entre la Résurrection et l’Ascension.

Et que disent les écritures ?
Dès la Résurrection, les deux anges disent aux femmes qu’ils trouveront le Ressuscité en Galilée.
Jésus, qui apparaît en premier à Marie-Madeleine, lui dit la même chose : vous me trouverez en Galilée.
Or, à la lecture des évangiles, durant ces 40 jours, Jésus est très peu en Galilée. Au contraire, il apparaît à deux disciples sur la route d’Emmaüs, donc à quelques kilomètres de Jérusalem, puis aux apôtres au cénacle à Jérusalem encore, puis à nouveau au cénacle 8 jours après, pour l’épisode de saint Thomas.
Il n’est donc pas immédiatement en Galilée.
Et il reviendra à Jérusalem, au mont des Oliviers, pour son Ascension.
Pourquoi donc insister tant sur la Galilée alors qu’il n’y passe en réalité qu’une partie des 40 jours ?
Parce qu’il y a là une dimension prophétique : la Galilée signifie quelque chose et cet intervalle de 40 jours pendant lesquels il enseigne le Royaume aux apôtres annonce un autre intervalle de 40 jours.

Celui qu’il y aura à la fin des temps.
Les 40 jours de Jonas.
Les 40 jours de jeûne et de pénitence du Christ au désert.
Les 40 (ans) avant l’entrée dans la terre promise.
les 40 jours d’Elie pour aller du mont Carmel à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Il nous manque un personnage, le précurseur, celui qui doit annoncer le retour du Christ dans la gloire et l’avènement du Royaume de Dieu.

Le mystère du retour d’Elie, à la fois Jean-Baptiste et Jonas, un des deux témoins de l’Apocalypse et également prophétisé à la Salette, fera l’objet du prochain article.
Ainsi que l’explication de cette Galilae annonçant en fait la Galliae qui prendra le relais.

En attendant, j’invite les lecteurs à méditer ces paroles extraites à nouveau du livre de l’abbé Labouche, déjà cité :
« Le Sauveur dit qu’il répandra son sang pour les apôtres, pro vobis, pour vous et pour tous ceux qui croiront et se convertiront, pro multis, pour beaucoup et non pro omnibus, pour tous, car le salut des hommes n’est pas, hélas, universel.
Quoiqu’il soit mort très réellement pour tous les hommes, son sacrifice ayant une valeur infinie, Dieu, dit saint Paul, est le Sauveur de tous les hommes, mais principalement des fidèles (I Tim. 4, 10).
Cette vérité choque parfois nos contemporains, pourtant l’enseignement des apôtres ne laisse pas de doute : Sachez qu’aucun fornicateur ou impudique, ou avare, c’est à dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu (Eph. 5, 5). »

A ces propos, je me permets d’ajouter cette sentence inscrite au dernier chapitre de l’Apocalypse, comme un ultime rappel six versets avant la fin :
« Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s’y adonne ! » (Apoc. 22, 15)