Le naufrage de l’espoir

En février 2016, j’écrivais que la fin du monde ne serait pas spectaculaire ; quelques jours avant, le 4 février, dans un autre article, je pensais aussi qu’elle ne ressemblerait pas à ce que beaucoup attendent.
J’écrivais notamment :

« Aura-t-on droit à 40 derniers jours comme pour le déluge ?
Si Jésus cite cet épisode en exemple pour la fin des temps, c’est qu’il y aura probablement des similitudes.
Le songe des deux colonnes de saint Jean Bosco peut faire admettre qu’à la toute fin, c’est à dire pour les 40 derniers jours, Babylone sente approcher sa fin :
« Un grand bouleversement arrive alors. Tous les navires sur lesquels on avait combattu contre celui du pape s’enfuient, se dispersent, se heurtent et se fracassent mutuellement. »
C’est à dire que les ennemis de l’Eglise connaissent des problèmes et s’auto-détruisent.

Même s’il y a accélération des événements, en intensité comme en importance, je maintiens pour le moment mes propos :
– pas d’effondrement économique mondial, c’est un leurre du diable pour détourner l’attention,
– pas de guerre mondiale, le Christ apporte la paix et sûrement pas la guerre
– pas de guerres civiles de grande envergure…
Rien sauf la vie normale, peut-être plus mouvementée, jusqu’aux trois jours de ténèbres.
Peut-être avec quelques derniers signes d’avertissement. »

Voilà donc mes propos il y a presque trois ans :
nos ennemis s’auto-détruisent… c’est bien le cas avec le mouvement des gilets jaunes, qui est un faux mouvement populaire et un vrai mouvement révolutionnaire d’inspiration d’ultra-gauche, poussant les français à créer le chaos pour sauvegarder égoïstement leurs avantages matériels, les manipulant afin d’en profiter pour prendre le pouvoir… en se faisant passe pour le peuple, ou la volonté populaire, c’est pareil.
pas de guerre civile d’envergure… une vie normale un peu plus mouvementée… par des casseurs minables, une insurrection violente pour le plaisir de détruire et non de construire, des blocages pour nuire à son prochain et non l’aider, des revendications utopiques et irréfléchies, des excités incapables de prendre leurs responsabilités. Même leur révolution est minable.
– peut-être quelques derniers signes d’avertissement… oui la chute de Babylone est proche, ça se sent, et ce sont les babyloniens eux-mêmes qui vont y mettre fin.
Les insensés ! Ils détruisent leur cage dorée en espérant des jours meilleurs.. ils récolteront le chaos et la terreur rouge.

 

Pourquoi ce naufrage en vue est-il pour nous celui de l’espoir ?

Parce que la chute de Babylone est en vue, et que cet événement annonce l’entrée dans la 7ème période de l’Apocalypse, le fameux 777 : 7è sceau, 7è trompette, 7è coupe.

Parce que les justes appellent de leur vœux la fin de l’iniquité et du règne des bêtes sur terre, et que celle-ci ne peut se faire que par la chute de Babylone, comme prophétisé dans les Saintes Ecritures.

Parce que la miséricorde de Dieu est indissociable de sa justice.
Cela fait des années qu’on prévient inlassablement les populations de l’imminence de leur châtiment, c’est à dire du châtiment de Babylone, mot qui dans l’Apocalypse désigne la société mondialisée, matérialiste et idolâtre d’aujourd’hui.

Voilà ce que j’écrivais, toujours le 4 février 2016 :
 » La vraie miséricorde est expliquée dans une vision de saint Jean Bosco : un ange lui dit : « Parce qu’ils ont méprisé la miséricorde de Dieu qui les appelait à la pénitence, maintenant la justice divine les châtie de leur obstination dans le mal. »
Voilà ce qu’est en réalité la miséricorde de Dieu : donner la possibilité aux hommes de faire pénitence.
Avant Vatican II, la confession s’appelait le sacrement de pénitence. Car il ne s’agit pas uniquement de confesser ses péchés: il faut s’en repentir, les combattre et les expier.
Faire pénitence, ce n’est pas seulement jeûner ou se priver de choses que l’on aime bien. C’est entamer un cercle vertueux, une dynamique pour enrichir sa vie spirituelle et transformer sa vie matérielle.
Quand on a le cœur tourné vers Dieu, on devient plus patient, plus charitable, moins stressé, plus à l’écoute des autres, moins colérique, moins paresseux, plus avenant, parce qu’on a l’âme joyeuse.
Et beaucoup moins matérialiste. »

Maintenant on y est, on entre de plain-pied dans les prémisses du châtiment de Babylone. Les hommes ont largement été prévenus, ils ont eu tout le temps de faire pénitence… ou de se moquer des lanceurs d’alerte que nous sommes.
La miséricorde de Dieu s’est pourtant manifestée par le biais de voix prophétiques comme le Grand Réveil, et ceux qui les ont suivies ont eu le temps de quitter ce monde et sa mentalité destructrice des âmes.
Les autres, ceux qui ont méprisé ces messages et ne les ont pas utilisés pour faire pénitence, sont restés dans la grande famille des matérialistes, des idolâtres, de ceux qui ont fait de leur ventre un dieu, ceux-là même qui défilent avec les gilets jaunes parce qu’ils refusent la justice divine qui les châtie pour leur obstination dans le mal.
Et elles les châtie par là où ils ont péché : l’argent, les plaisirs de la chair, l’orgueil, la suffisance, l’égoïsme, la vanité…

J’entends certains, dans leur dépit et leur jalousie, nous reprocher de nous réjouir, alors que nous ne faisons qu’observer les directives de notre divin Maître :
« Quand ces événements commenceront,
redressez-vous et relevez la tête,
car votre délivrance approche. » (Luc 21:28)

Ils nous dénient la qualité de « justes » ; mais celui qui combat ses mauvais penchants, qui prie régulièrement, implore la protection de Marie malgré ses péchés, qui fuit autant que possible Babylone et ses séductions, qui recherche le secours des sacrements, qui pratique la charité, qui s’en remet à la Providence divine pour son avenir, qui se donne les moyens par la pénitence d’obtenir la miséricorde divine… celui-là sait très bien, et le sent, qu’il appartient à la catégorie des « justes » parce qu’il a placé ses espoirs en Dieu et non dans les hommes et dans la société humaine.
Et parce qu’il a placé le salut de son âme avant les considérations matérialistes habituelles.

Alors oui, la chute de Babylone est espoir pour les uns, et catastrophe pour les autres.

 

Et si janvier annonçait décembre ?

J’ai longtemps cherché le point de départ des 3 ans de ténèbres. Ceux qui me lisent savent que j’interprète les 3 jours de ténèbres sur la base biblique 1 an = 1 jour, sachant que ceci n’exclue pas pour autant 3 jours réels aussi, quoique j’en doute de plus en plus. Par contre, il est quasiment certain qu’il s’agit des 3 dernières années avant la chute de Babylone.
L’hypothèse que j’ai longtemps défendue fut comme point de départ le 11 janvier 2015, la manifestation monstre des Charlie, où le monde entier a communié dans un hommage aux ennemis de Dieu, à de vils blasphémateurs justement punis de leurs crimes.

Et puis finalement, si janvier pointait secrètement sur décembre ?

1) Prenons Pontmain
Cette apparition de la Vierge est annonciatrice de la Femme dans le ciel, ce qui nous renvoie directement à Apocalypse 12, et donc à l’ouverture de la 7è période.
Sa date, le 17 janvier, si elle renvoie sur décembre, mène au 17 décembre, soit la date de naissance de la bête de la mer, ou l’Antéchrist, Jorge Bergoglio, plus connu sous le nom de pape François.
Pas mal. Surtout que la croix de Migné du 17 décembre 1826 pointe sur la même date.

2) Notre-Dame des Victoires
Ce nom n’est pas anodin, il est même très expressif en lui-même. La fête patronale de l’église Notre-Dame des Victoires se situe le 16 janvier, la veille de Pontmain. En soi c’est déjà un signe.
Or l’abbé Desgenettes eut la révélation divine de consacrer son église au Coeur Immaculé de Marie et de créer l’archiconfrérie du même nom le 3 décembre 1836, c’est à dire aujourd’hui, en la fête de saint François-Xavier. Cette consécration fut effectuée le 11 décembre suivant. Cet événement sera le déclencheur du rayonnement de Notre-Dame des Victoires dans le monde.

3) L’aurore boréale de 1938
Le fameux signe du départ des tribulations donné à Fatima fut l’aurore boréale de la nuit du 25 au 26 janvier 1938. Si on lui applique la même règle, il pointerait en réalité, pour la fin desdites tribulations, sur un 25 décembre. Tout simplement.

Enfin, on ne compte plus les apparitions de la Vierge ou les fêtes situées en décembre, au 8 décembre ou aux alentours : Pellevoisin, Quito, ND de Guadalupe, l’Ile-Bouchard, ND de Lorette, et même Lourdes et la Médaille Miraculeuse qui pointent toutes deux sur l’Immaculée Conception. Sans compter Notre-Dame des Victoires comme nous l’avons vu à l’instant.

Alors il m’est venu une idée : et si mon 11 janvier 2015 ne pointait pas sur décembre lui aussi ?
D’abord parce que cela nous mène au 11 décembre, qui est la date du point de départ du rayonnement de Notre-Dame des Victoires.
Ensuite parce que le Ciel, dans sa grande bonté, prend toujours la date la plus éloignée afin de laisser aux hommes le plus de temps possible pour faire pénitence.
Enfin parce qu’en 2015, la même année donc, le 8 décembre fut un jour très particulier, d’une signification et d’une portée au moins équivalentes au 11 janvier : ce fut le lancement du jubilé de la miséricorde à l’occasion des 50 ans du concile. Trois enseignements furent à noter ce jour-là :
– On avait atteint les 50 ans révolus du concile Vatican II, symboliquement celui-ci entre dans la plénitude de l’éternité ;
– Le Vatican faisait démarrer alors un jubilé exceptionnel à cette date ce qui est incongru et inhabituel, un jubilé se célébrant toujours la 50è année et non la 51è ;
– Ce soir-là, comble du sacrilège et signe visible de l’audace de la bête sur le trône de Pierre, le Vatican faisait projeter sur la façade du Vatican un son et lumière de propagande écologique d’inspiration clairement païenne, sans aucun lien ni rappel avec l’Immaculée Conception dont c’était pourtant la fête.

D’autre part, je m’évertue depuis des années, à expliquer que l’Immaculée Conception est le point Omega du plan divin, c’est à dire le point final. Soyons donc logique avec nous-mêmes.

Par conséquent, le 8 décembre 2018 semblerait bien être la date finale de ces fameux trois jours (ans) de ténèbres, et les événements actuels semblent converger dans le même sens.

 

L’Immaculée Conception, la lumière après les 3 jours de ténèbres

Pourquoi l’Immaculée Conception comme signe, et pourquoi pas date fatale, pour la chute de Babylone et la fin des bêtes ?
Comme point Omega (fin) du règne de Satan et Alpha (début) de la Jérusalem céleste ?
C’est tout simple ; expliquons-le à partir de la prière composée par le pape saint Pie X à l’occasion du cinquantenaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception.

Voici cette magnifique prière :
« Vierge très sainte, qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa mère, vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme, dans votre foi, et dans votre amour, de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal, contre lequel fut jetée la première malédiction, continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d’Ève.
Ô vous, notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate, vous qui avez écrasé la tête de l’ennemi dès le premier instant de votre conception, accueillez nos prières, et, – nous vous en conjurons, unis à vous en un seul cœur – présentez-les devant le trône de Dieu, afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches qui nous sont tendues, mais que nous arrivions tous au port du salut, et qu’au milieu de tant de périls, l’Église et la société chrétienne chantent encore une fois l’hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix. »

Les deux phrases-clés à retenir sont :

1) Vous qui avez écrasé la tête de l’ennemi dès le premier instant de votre conception
Dès que la Sainte Vierge est apparue dans le monde, soit dès sa conception et donc dès le 8 décembre, le règne de Satan était fini, car le Sauveur  du monde était annoncé.
Forts de cette foi et de cette certitude, nous pouvons espérer le coup d’envoi de la fin des bêtes et du dragon à la même date.

2) Que l’Église et la société chrétienne chantent encore une fois l’hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix
Cet hymne, c’est le chant d’action de grâce par excellence, le remerciement à Dieu d’avoir accompli sa promesse de délivrance et de Rédemption. Ce chant, nul autre que la Sainte Vierge ne pouvait le composer. Ce chant c’est le Magnificat.

Or quel est le cantique que fait résonner la Vierge Marie dans l’église de l’Ile-Bouchard le 14 décembre 1947 ? Le Magnificat.
La France à ce moment-là, vivait une période de grande incertitude due aux manœuvres insurrectionnelles des communistes ; soit une situation très similaire à celle que nous vivons aujourd’hui.

 

La France, indicateur de l’état du monde

Le 27 novembre dernier, nous fêtions l’apparition dite de la Médaille Miraculeuse de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré.
Rappelons que celle-ci est en lien direct avec l’Immaculée Conception puisque c’est l’objet-même de la phrase que fait graver la Vierge Marie sur la médaille : « Oh Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous« .

Parmi les détails de l’apparition, il y en a deux qui devraient attirer notre attention :
– Les pieds de la Sainte Vierge sont posés sur une sphère dont Catherine ne voit que la moitié, et ils écrasent le serpent ; le Ciel nous confirme donc le lien direct entre Immaculée Conception et fin du règne de Satan ;
– Mais surtout, la Vierge porte en ses mains un petit globe surmonté d’une croix, tandis qu’une voix intérieure explique à Catherine le sens de la vision : le globe représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier.

Voilà ce qui s’appelle une information majeure : la France représente le monde puisque le même objet (le globe) représente à la fois la France et le monde.
Ceci vient corroborer ce que nous expliquons depuis bien longtemps, à l’aide notamment de la déclaration du pape Grégoire IX, que la tribu de Juda était une figure anticipée de la France ; autrement dit, dans la mystique divine, la France symbolise le peuple de Dieu et celui-ci est mondial puisqu’il y a des catholiques dans tous les pays.

Nous ne sommes pas les seuls à le dire ; j’ai entendu des rabbins expliquer que le salut (la libération) viendrait de la France.

Ceux qui croient que la France n’est qu’un pays parmi tant d’autres se trompent lourdement : ce qui se passe en France sont des signes majeurs pour le monde entier. Pour nous comme pour la synagogue de Satan.
Depuis quelques années, surtout les 3 dernières, c’est en France que le plus grand nombre de chefs d’état se sont retrouvés (hors ONU) :
– Il y a des attentats dans de nombreux pays, quelquefois des boucheries n’enviant rien à celle des Charlie. Est-ce que les chefs d’états du monde entier s’y réunissent pour autant ? Non, le cas de l’attentat des Charlie est unique dans les annales du traitement médiatique et mondial d’un attentat. Ce n’est pas un hasard.
– A la COP21 en 2016 pareil, le nombre de chefs d’états et de gouvernements à Paris fut exceptionnellement élevé.
– Le 11 novembre dernier, pareil encore.
La France, toujours la France, seulement la France.

Et j’ai déjà expliqué aussi que les changements majeurs dans l’Eglise avaient été à chaque fois précédés d’un événement majeur en France :
– 1870 : chute de Napoléon III, proclamation de la 3è République, suivie le même mois de la perte des Etats Pontificaux ;
– 1958 : chute de la 4ème République, retour de de Gaulle et avènement de la 5ème ; le même mois, élection du pape Jean XXIII, celui qui convoquera le concile ;
– 1962 : fin dramatique de l’Algérie française en juillet, ouverture du concile en octobre.

Or nous attendons un dernier événement majeur dans l’Eglise, celui de la perte définitive de ce qui fait sa sainteté et garantit son origine divine : la Présence Réelle.
Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde a dit le Seigneur : cette promesse s’accomplit par Sa Présence Réelle dans l’Eucharistie.
Le jour où l’Eglise annoncera la fin de cette Présence Réelle, par la convocation d’un concile, la création d’une messe œcuménique, ou les deux, ce jour-là on saura que la fin du monde est arrivée. Car elle n’aura pas le temps de le faire, seulement l’annoncer.

La logique voudrait qu’il y ait auparavant des événements exceptionnels en France ; n’est-ce pas ce à quoi ils s’activent actuellement ?

D’autre part, Rome a rencontré le 22 novembre dernier le nouveau supérieur général de la Fraternité saint Pie X, qui est la seule et véritable église, parce qu’elle seule est restée fidèle à une doctrine et une liturgie non dévoyées par le monde et son esprit.
N’oublions jamais la réponse de Dieu aux angoisses du prophète Habacuc :
« Le juste vivra par sa fidélité » (Hab. 2:4)
Au fond d’eux-mêmes, les instances dirigeantes de Rome le savent bien ; or ils ont reçu ce jour-là une fin de non-recevoir : ils n’arriveront jamais à mettre la main sur la Tradition et à faire tomber le dernier bastion.
Donc l’Eglise conciliaire n’a plus qu’à se suicider, à enclencher le processus final. C’est pourquoi la synagogue a lancé les événements en France, parce que le premier domino majeur entraînera dans sa chute le second, celui de l’enjeu ultime : faire tomber définitivement l’Eglise et récupérer, enfin, le pouvoir spirituel mondial qu’elle avait perdu et qui lui est nécessaire pour la suprématie mondiale.

De Louis-Philippe à Edouard Philippe
Je ne sais pas quelles sont les intentions réelles de la synagogue de Satan pour la France.
Les événements ont l’air de ressembler aux deux révolutions qui encadrent le règne de Louis-Philippe. C’est encore l’Immaculée Conception, via la rue du Bac, qui nous met sur la piste.
L’apparition du 27 novembre 1830 se situe peu après la révolution des 3 glorieuses qui chassa Charles X au profit de Louis-Philippe.
Et en 1848, la révolution de février, en 3 jours là aussi, chassa Louis Philippe au profit de la Seconde République. Or sainte Catherine Labouré eut la vision d’une croix de la victoire peu de temps après cette révolution.
Etonnant tout de même. Surtout que le premier ministre actuel porte le même nom que le roi déchu. Sera-t-il sacrifié aux intérêts de la synagogue ? L’avenir nous le dira.

Enfin, notons que sainte Catherine, quelques jours après le 27 novembre 1830, eut une troisième apparition de la Sainte Vierge à une date inconnue, début décembre.
Nous y sommes.

 

Conclusion – ce que nous devons faire

Dimanche dernier 2 décembre, dans toutes les églises du monde, tradis comme conciliaires, les fidèles ont entendu la lecture de l’évangile de la fin du monde en Luc 21.
Voici le commentaire de mon missel au sujet de ce texte :
« Ces signes avant-coureurs du jugement, loin de terrifier les chrétiens, réveilleront leur espérance : c’est le Royaume de Dieu qui approche, dans les douleurs de l’enfantement. »

Dans sa première lettre aux Romains, lue le même jour, saint Paul nous donne les remèdes à appliquer à ce moment-là :
« Frères vous le savez, il est temps de nous réveiller. Aujourd’hui, le salut est plus près de nous qu’à l’heure où nous avons commencé de croire. La nuit s’achève, le jour approche. Rejetons de notre vie tout ce qui est ténèbres et revêtons l’armure de la lumière. Conduisons-nous convenablement, comme en plein jour. Pas d’orgies ni de beuveries, pas de débauches ni d’impuretés, pas de disputes ni de jalousies. Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ. »
(Romains 13, 11-14)

Les signes de la chute de Babylone sont de plus en plus proches et évidents. Jésus-Christ sera un signe de contradiction a prophétisé le vieillard Siméon : espoir et salut des justes, malédiction pour les méchants.

Don Jean de Monléon, dans son commentaire de l’Apocalypse, rappelle que l’humanité se divise en trois catégories :
1) Ceux qui n’ont jamais commis de fautes graves et qui cherchent en tout temps à accomplir la loi de Dieu ;
2) Ceux qui, après de sérieux désordres, se convertissent et font pénitence ;
3) Ceux qui, au contraire, ne veulent point faire pénitence et meurent dans leur péché.

Jusqu’au bout le Seigneur aura été patient avec les pécheurs ; comme il l’a été expliqué un peu plus haut, on a sonné l’alerte depuis plusieurs années, et particulièrement les 3 dernières, afin de permettre au plus grand nombre de rejoindre la première ou la seconde catégorie.

Aujourd’hui, nous en sommes à l’heure des choix, nous sommes sommés de quitter la troisième catégorie si nous ne voulons pas être damnés.
Il faut choisir entre vivre selon la chair et vivre selon l’esprit. Il n’y a pas de milieu.
« Or on sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, meurtres, colère, envie, divisions, sectarismes, rivalités, orgies et beuveries et tous les excès du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Le fruit de l’Esprit, au contraire, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. » (Galates 5, 16-25)
C’est ainsi que l’on quitte Babylone et qu’on ne participe pas à ses crimes.
Alors choisissez votre camp. Vite.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le naufrage de l’espoir

Illustration : Notre-Dame des Victoires, à l’honneur en ce 3 décembre, jour où elle inspira à l’abbé Desgenettes la création de l’archiconfrérie du Coeur Immaculé de Marie. Dévotion qui sera aussi demandée en 1917 à Fatima.
Courage ! La victoire est au bout du chapelet.

 

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L’imposture des gilets jaunes

« Leur dieu c’est leur ventre« … il est temps de démystifier le mouvement dit des gilets jaunes et de démontrer que celui-ci n’est ni spontané, ni apolitique, ni sans leaders, ni sans arrière-pensées, mais qu’au contraire celui-ci porte la marque, les méthodes, la dialectique et la signature de l’ultra-gauche. Que la population dans sa majorité soit incapable de s’en rendre compte est une chose ; que des mouvements de droite, y compris catholiques « bien pensants » le soutiennent en est une autre, très regrettable. Ils porteront une lourde responsabilité en cautionnant ce qui n’est qu’une énième tentative de révolution (le vieux rêve communiste) à base de revendications démagogiques pour citoyens naïfs et décérébrés, afin de maintenir leur paradis terrestre jusqu’au bout : « leur dieu c’est leur ventre » (Philippiens 4:19) sera le fil conducteur de cet article.

Décortiquons tout cela en commençant par le début. Il est important de bien identifier les étapes afin de comprendre ce à quoi nous aboutissons aujourd’hui.

 

La société gangrénée par la pensée marxiste

Il y a un demi-siècle, un auteur voyait dans le marxisme matérialiste et athée « une création maçonnique et judaïque vouée à la destruction de la civilisation chrétienne« . En effet, « l’athéisme n’est pas une idéologie ayant pour seul principe la négation de Dieu, mais une conception procédant d’abord d’un antinomisme eschatologique caractérisé par un combat contre Dieu au profit d’un autre dieu« . Cet autre Dieu, on l’a vu, c’est notre ventre, c’est à dire la recherche d’un paradis sur terre et non au ciel.
Le marxisme est un système de pensée où, « par la lutte dialectique, l’homme se fait soi-même sans soumission à Dieu. » En fait, ce système de pensée consiste à considérer les éléments naturels et la science, non pas à partir de l’observation des lois naturelles, mais en les redéfinissant selon ses propres critères utilitaristes et idéologiques. Marx a appelé cela le « matérialisme historique ».
C’est donc un système de pensée redoutable car « il se construit sans aucune référence à la création qui nous entoure, sans lien avec la Vérité révélée c’est à dire en fin de compte, sans Dieu. »

C’est ainsi qu’ils supplantent l’esprit chrétien, par une nouvelle mentalité basé sur le progrès qui est le nouveau nom du matérialisme athée marxiste, celui-ci se décomposant en progrès technique (la civilisation des machines), progrès scientifique (refaçonnage de l’homme par la génétique), progrès social (collectivisme, renommé socialisme), progrès moral (de l’avortement au mariage homosexuel), progrès politique (démocratie et « valeurs » républicaines), progrès matériel (société de consommation basée sur l’argent-roi) et bien entendu progrès religieux (suprématie de la religion des droits de l’homme sur toutes les autres).
D’ailleurs, la gauche ne s’en cache pas, elle s’est toujours présentée comme les forces du progrès.

Tout ceci participe d’une même conception de la vie et d’une même ligne de pensée qui prend sa source dans la synagogue de Satan.
Bernard Lazare écrivit : « Marx, descendant d’une lignée de rabbins, hérita de toute la force logique de ses ancêtres, il fut un talmudiste lucide et clair… il appliqua ses qualités natives d’exégète à la critique de l’économie politique. Il fut animé de ce vieux matérialisme hébraïque qui rêva perpétuellement d’un paradis réalisé sur la terre. »
Cela explique beaucoup de choses, et la raison pour laquelle le matérialisme athée érigé en religion supplante avec efficacité l’esprit chrétien : il promet un bonheur sur terre et non au Ciel.

Je ne sais pas si les lecteurs de ces lignes comprennent bien l’importance de ces propos, car il s’agit là de l’émergence d’un système de pensée qui est devenu majoritaire en grande partie grâce à l’activisme gauchiste et à la complicité des médias.
Un système de pensée… cela veut dire qu’on a empoisonné les têtes, que les principes de raisonnement sont faussés, que les bases à partir desquelles nous réfléchissons prennent leur source dans une mentalité et un mode de vie d’inspiration marxiste et matérialiste. Pour quasiment toute la population. Et ce à grande échelle depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale.
Dans un tel contexte, il n’est donc pas étonnant que la population soutienne le mouvement des gilets jaunes. Les têtes sont gangrénées jusqu’à la moelle.

Dans un article paru dans le Monde du 12 juillet 1988, Henri Weber « a expliqué que Mai 68 avait été une grande poussée à trois dimensions : « démocratique et libertaire », « hédoniste » contre l’ordre moral et la rationalité capitaliste, enfin « romantique et messianique. »
Le 29 avril 2008, toujours le Monde, publiait un article dans lequel Jean-Claude Milner expliquait que « d’une révolution l’autre, derrière la terreur absolue que Lénine et ses sicaires institue le 11 août 1918, aux enragés de Mai 68, se trouvait le même rêve messianique de domination, de tabula-rasa«  (…) « Finalement, ce que le communisme avait entrepris, le libéralisme ultra est en passe de l’accomplir : destruction des nations, de l’Etat, de tous les corps intermédiaires, villages, entreprises, familles, dissolution des mœurs, de toutes les valeurs fondatrices et ordonnatrices du monde, bref ces gens espèrent et imaginent régner sur le chaos. »

Révolution française – Commune de Paris – Révolution russe de 1917 suivie par la terreur rouge de Lénine (un peu vite oubliée celle-là) – révolution de Mai 68 – et aujourd’hui les gilets jaunes… nous sommes dans la même mouvance, la même idéologie, et les mêmes type d’acteurs, qui s’adaptent aux situations.

Pourquoi le mur de Berlin était-il mûr pour s’effondrer en 1989 ? Parce que le communisme avait mué ; il n’avait plus besoin de prendre le pouvoir par la force (la fameuse révolution) puisqu’il avait réussi sa permutation dans les esprits. A partir du moment où l’idéologie du matérialisme athée est devenue dominante dans les populations et dans le système politique et économique, il n’est plus nécessaire d’avoir à l’imposer par la force.

Ceci explique aussi le malaise politique actuel ; les gens ont tendance à dire, avec raison, que la droite et la gauche c’est pareil. Effectivement, les deux font du socialisme, et en fin de compte très peu de choses les sépare, à savoir une dose plus ou moins forte de libéralisme économique. C’est bien peu. Tout simplement parce que la société est marxisée dans son ensemble. Plus elle avance, et plus elle l’est naturellement, spontanément. Merci l’Education Nationale, aux mains des communistes depuis 1945.

 

La mutation de l’extrême-gauche

Cette acquisition de la pensée marxiste par une majorité de la population, et l’obligation institutionnelle imposée par Bruxelles aux gouvernements, quels qu’ils soient, de pratiquer une politique socialiste, ont forcé les mouvements de gauche à modifier leur tactique pour ne pas se fondre dans la population et perdre leur identité.
On les a vu évoluer, envahir certains secteurs comme l’écologie, où les programmes et les revendications sont dignes du communisme collectiviste le plus totalitaire et le plus progressiste, changer de nom (l’extrême-gauche s’appelle aujourd’hui la France insoumise), et même aborder de nouveaux secteurs, comme le véganisme.
Le mouvement végan est typique de cette évolution de la mentalité marxiste où l’on retrouve la même idéologie (haine des pratiques de « l’ancien monde ») et les mêmes méthodes : imposer leurs idées par la force et la violence.
Je notais dans une revue professionnelle ces propos récents de Jean-Paul Bigard, président de Culture viande : « Tous les acteurs des filières viandes, soit des dizaines de milliers de salariés des entreprises agro-alimentaires et de tous les réseaux de distribution… tous disent non au terrorisme intellectuel et de terrain qui se développe aujourd’hui. »
Intéressant cette notion de terrorisme intellectuel : on est typiquement dans la mentalité et les méthodes de l’ultra-gauche.

Même changement de tactique dans les syndicats.
Les évolutions de la société ont rendues obsolète la traditionnelle lutte des classes sur laquelle se basait leur argumentaire pour réclamer de la « justice sociale », formule typique de la dialectique d’ultra-gauche.
Comme pour les végans, et puisque la mentalité de la population s’est marxisée, la nouvelle technique consiste à faire croire que désormais les décisions viennent du personnel et non des syndiqués. On appelle cela « la base ».
Les syndiqués officiels font semblant d’être débordés par une base qui vote ou décide d’actions plus radicales que celles proposées. En réalité, cette « base » est composée des mêmes hommes qu’avant, c’est à dire du vivier d’extrême-gauche, syndiqués ou non mais tous potes et surtout tous nourris de la même idéologie.
Donc, dans de nombreux conflits sociaux ces dernières années, on a pu assister à un débordement des syndicats par « la base », en réalité c’est exactement la même chose, mais les rôles sont répartis différemment. Il n’y a même plus besoin de syndiquer les personnes, ça fait même encore plus vrai ; de toute façon ils ont tous été ÉDUQUÉS et FORMÉS dans le même moule, et c’est toujours le même petit noyau d’activistes qui entraîne les autres.

Voilà le secret des gilets jaunes.

 

Comment lancer un mouvement dit « spontané » ?

Il s’agit d’une technique bien connue sous le nom de réseaux dormants.
Je pense que les révolutions arabes de 2011 ont été actionnées selon le même principe. N’oublions pas que l’islamo-gauchisme existe : dans tous ces pays existait un certain nombre d’activistes de gauche qui ont servi de vecteurs et d’entraîneurs afin de former une révolte encadrée par l’extrême-gauche mais présentée comme populaire.

La technique est exactement la même pour les gilets jaunes, et les canaux aussi : les réseaux sociaux.
Quelques activistes bien placés et déterminés ont lancé un mot d’ordre décidé dans des officines occultes aux membres d’une puissance insoupçonnée.
Ils ont pour ordre d’agir et de se présenter ,c’est très important, comme des citoyens ordinaires et non en tant que membres de réseaux trotskystes ou d’ultra-gauche. Ils entretiennent tous un carnet d’adresses constitué de membres actifs, équipés, formés, entraînés comme eux à la subversion, la manipulation des masses et la guérilla urbaine, mais aussi d’ancien membres, de sympathisants, de retraités, de connaissances croisées à la fête de l’Huma ou ailleurs, et même de voisins et amis identifiés pour leurs sympathies gauchistes.
Le message semble donc en apparence spontané et apolitique ; et surtout il se présente comme tel. Seulement, les lanceurs de cette alerte sont coordonnés et dispatchés sur tout le territoire. Leur appel fait boule de neige, il s’auto-alimente ensuite tout seul, chacun relayant le message à son propre réseau.
Le premier cercle qui a initié le mouvement et l’a répandu a tout de suite levé l’oreille car ils ont reconnu un discours qu’ils connaissent bien, propice à la révolte, la révolution, la promesse du « grand soir » tant rêvé, toujours repoussé.
Surtout que cette fois-ci il y a une nouveauté : la raison de la révolte est tellement démagogique que, quelles que soient les actions entreprises, ils sont sûrs d’avoir l’opinion publique pour eux.
Et de rallier un certain nombre de naïfs qui grossiront les rangs tout en donnant une légitimité au mouvement et une couleur apolitique, ce qui les arrange puisqu’ils avancent masqués.

Rappelons que la rhétorique de Lénine en son temps était exactement la même. C’est celle de tous les révolutionnaires.
Elle est toujours basée sur deux points :
Une promesse de bien-être au peuple (le fameux rêve du paradis sur terre via la religion du matérialisme vue tout à l’heure) ;
la dénonciation des autorités, quelles qu’elles soient : hier le Tsar, le Roi ou la noblesse, aujourd’hui la corruption des élites ou du moins leur incompétence, ou les deux. Que ce soit Sarkozy, Hollande ou les socialistes embourgeoisés actuels ne change rien : le communisme dénonce toujours l’autorité en place par définition, tant que ce n’est pas lui qui occupe les postes.
Comme d’habitude aussi, la solution envisagée est bien entendu le départ des gouvernants, mais sans jamais dire ce qu’ils prévoient à la place. Ca, c’est la surprise prévue après l’euphorie.

On a parlé tout à l’heure de Mai 68 ; il y a ici une résurgence des mêmes thèmes, surtout la promesse de changement sur fond de dénonciation des élites au pouvoir.
On a oublié un peu vite qu’ils avaient déjà tenté un coup de force en mai dernier, pour le cinquantenaire de cette révolution, avec les mêmes méthodes de paravent : un mouvement censé être spontané, asyndical, apolitique et sans leaders. Bref du déjà vu. Mais tout le monde avait constaté, déjà, qu’il s’agissait d’un rassemblement de gauchistes entrainant à leur suite, il est vrai, leur lot d’idiots utiles.
En réalité, le gilet jaune nuit gravement à la société.

 

Charlie, ou le test de la manipulation à grande échelle
Rappelons à toutes fins utiles qu’ils avaient déjà fait début 2015 un test à grande échelle de manipulation de masse. Ce fut l’affaire Charlie Hebdo, où l’on a fait descendre dans la rue 4 millions de personnes en France pour rendre hommage à l’ultra-gauche, à un des pires titres de presse qui ait jamais existé au monde et à la disparition duquel tout homme sain ne pouvait qu’applaudir… sans pour autant approuver les méthodes employées.
Même des catholiques y sont allés de leur petite larme… il n’y a aucune larme à verser lorsque des suppôts de Satan reçoivent le juste salaire de leurs blasphèmes à répétition.
Ce jour là, ces jours-là, 47 chefs d’états, un peuple entier et même le monde entier ont communié à un des plus gros mensonges que la terre ait jamais portée : que la liberté de la presse et d’expression avaient été menacées par cet « attentat ». En réalité, il n’y avait aucune menace pour personne. Les règlements de compte ne sont des menaces que pour ceux qui se comportent mal ou n’ont pas la conscience tranquille. Ce jour-là l’imposture intellectuelle et morale fut mondiale et totale.
A partir du moment où la grande majorité de la population avale ces bobards, elle est mûre pour les suivants, les gilets jaunes n’en étant qu’un de plus.

 

Les manipulateurs et les manipulés

Revenons à nos gilets jaunes. Dès le début du mouvement, on pouvait identifier les véritables commanditaires de cette coordination (les manipulateurs), tout simplement parce que d’emblée, leurs méthodes furent celles de l’ultra-gauche.
Sauf que, comme on l’a dit, la population ayant acquis des réflexes marxistes d’une part, et s’étant habituée à leurs exactions d’autre part via les mouvements sociaux et autres grèves à répétition, plus grand monde n’est capable de se rendre compte que ce type de méthodes porte la signature d’une toute petite catégorie de personnes : l’ultra-gauche.

La force de cette catégorie est d’être déterminés, entraînés, motivés, formés, financés, organisés, solidaires, et mus par le même lien idéologique, celui de rechercher le chaos car, selon eux, ce dernier est un moyen légitime de réaliser la révolution et donc d’apporter aux populations ce fameux paradis qu’elles s’entêtent à ne pas vouloir.
Ainsi, sur tout le territoire, on va retrouver une constance de méthodes parce que, je le répète, ce sont les mêmes types de personnes, sorties du même vivier d’activistes d’ultra-gauche, qui sont aux commandes et qui mènent les troupes (les manipulés).

Ces méthodes sont :

1) Mener des actions de chaos social : blocage des routes, de dépôts de carburants, de centres commerciaux, de bâtiments administratifs etc, afin de pénaliser non pas les gouvernants, mais le petit peuple, celui dont ils sont censés défendre les intérêts. Seule la dialectique marxiste peut justifier que nuire à son prochain va lui rendre service. C’est d’une perversité absolue que l’on ne trouve qu’à gauche.

2) Prolonger le mouvement. Grande surprise au matin du 18 novembre : l’appel à continuer le mouvement d’une façon presque mécanique. C’est typique des syndicats et mouvements d’ultra-gauche. Il peut arriver qu’un mouvement de protestation soit neutre politiquement ; par contre, le faire perdurer est une preuve directe que celui-ci était d’emblée noyauté par l’ultra-gauche, donc en réalité organisé par lui. De plus, la quasi-unanimité constatée sur le plan national prouve qu’il y a bel et bien coordination.

3) La dialectique employée est typique de la rhétorique marxiste si souvent entendue dans la bouche de syndicalistes, notamment quand il s’agit de justifier la reconduction du mouvement. J’ai entendu exactement les mêmes constructions argumentaires propres à l’extrême-gauche.

4) La présence de leaders : de plus, ceci a permis de découvrir qu’il existait des « représentants » et même des leaders du mouvement ; on a aussi finalement découvert certains initiateurs. Il y a donc manifestement une coordination qui ne dit pas son nom mais qui existe bel et bien. Il est très probable que pour maintenir le flou, les véritables leaders ne se montrent pas encore, mais une chose est sûre : leurs hommes tiennent le terrain.
Pour le moment, ils envoient sur les plateaux télé quelques idiots utiles, choisis parmi le vivier de manipulés naïfs qui les suivent : entretenir l’illusion est primordial.

5) La violence : celle-ci est une caractéristique de la gauche. Avant même les prétendus casseurs des Champs-Elysées du 24 novembre, ou les événements à la Réunion, il y avait eu de nombreux incidents durant toute la semaine. Les blocages et autres barrages ont montré leur détermination et leur absence totale d’humanité : il n’y a que chez les enragés d’ultra-gauche que l’on retrouve de tels comportements. Morts, blessés, saccages, violences régulières, pression et intimidation des populations, et bien entendu omniprésence du feu : ces gens-là aiment brûler. C’est un signe de violence. Pour le moment ils brûlent des palettes, en attendant mieux. Beaucoup sont des forcenés nostalgiques de la Commune de Paris ou de la Révolution française. D’ailleurs ils avaient installé à Paris le 24 une guillotine devant le Louvre. C’est signé, on voit bien qu’ils sont les héritiers des révolutionnaires d’hier, et qu’instituer la Terreur fait partie de leur univers.
Seule la gauche et les idées de gauche génèrent autant de violence. Et cela veut dire que sur le terrain , ceux qui dominent appartiennent à l’ultra-gauche, et entraînent les autres.

Car il est vrai qu’à côté de cela, les manipulés sont légion. C’est facile de surfer sur un « ras-le-bol » abstrait et la baisse du pouvoir d’achat. C’est de la démagogie du niveau de première année de cours de marketing.
Beaucoup de naïfs vont mordre à l’hameçon et donner au mouvement une sorte de légitimité populaire derrière laquelle il va pouvoir s’abriter et surtout se masquer.
C’est pourquoi je déplore la participation aux gilets jaunes d’organisations de droite, patriotiques ou catholiques (comme Civitas) qui n’ont pas compris la manipulation dont la population faisait l’objet.

Les manipulés ne sont pas à la tête du mouvement ; ils le suivent. Et les porte-paroles choisis le sont pour leurs idées marxistes.

On a d’ailleurs deux preuves de la tendance gauchiste du mouvement :

1) Le tournant violent des manifestations. Les médias et le gouvernement mentent, il n’y a pas besoin d’ajouter des casseurs aux manifestants. Les gauchistes sont naturellement violents, contestataires, anarchistes, et cherchent le chaos qui représente pour eux une solution. N’oublions jamais que la mentalité révolutionnaire est une graine de violence.
Barricades, motos brûlées, chantiers investis et détruits, agressions de journalistes à Toulouse et à Béziers : non les forcenés ne sont pas des casseurs, c’est le visage habituel de l’ultra-gauche.

2) La complaisance des leaders de gauche à leur égard.
Comment se fait-il que dès le 18 novembre, Jean-Luc Mélenchon déclarait dans un meeting à Epinay-sur-Seine que le mouvement des gilets jaunes était « un événement social et politique considérable », et une source d’inspiration pour le mode opératoire de la révolution, louant avec emphase les vertus de l’auto-organisation ?
Croyez-vous que le leader de l’extrême-gauche louerait ainsi un mouvement de droite, ou un mouvement populaire qui soit apolitique ? Non, en réalité, il a reconnu dans les gilets jaunes toutes les caractéristiques de l’ultra-gauche, et il nous explique en substance leur nouvelle façon de procéder. « C’est à ce prix-là, avec ces méthodes-là, que nous changerons de fond en comble le pays » a-t-il affirmé.
Dimanche 25, je lis dans la presse : « On va vers la révolution » Voici les mots d’un coordinateur du mouvement à Bordeaux alors que 100.000 personnes ont manifesté partout en France hier« .

Je crois que c’est clair : ils ont lancé une action qui porte leur signature, qu’ils reconnaissent immédiatement et encouragent. Les mots trahissent leurs pensées et montrent le vrai visage d’un mouvement qui n’aurait pas de leader… en apparence.

Comment, dans ces conditions, un catholique ou un homme de droite sincère peut-il s’associer à ce mouvement ?
Pour ses revendications ? Etudions-les d’un peu plus près.

 

Les revendications : de la démagogie à l’utopie

Ce n’est un secret pour personne : la principale revendication concerne le pouvoir d’achat, l’autre étant, on l’a vu, la dénonciation de l’incompétence ou de l’inefficacité des autorités.
L’élément déclencheur fut l’augmentation du prix du gazole.
Voilà la triste réalité : des revendications hautement démagogiques qui ne peuvent recevoir qu’un bon accueil dans la population. Même les habitants de l’Etat le moins taxé au monde seraient d’accord avec de telles propositions.

Approfondissons quelques instants. Dénoncent-ils la société de consommation, la politique socialiste des Etats, les choix imposés par l’Union Européenne, la monnaie unique, la marchandisation de la société, le mondialisme, l’argent-roi ?
Non, ils en dénoncent les conséquences : hausse de la fiscalité, inflation, insécurité sociale
Mais à quoi sert de s’en prendre aux conséquences si on ne remonte pas aux causes ?

D’autre part, qui a réfléchi une minute aux problématiques de gestion d’un état socialiste comme la France ?
Savent-ils que notre pays est en déficit budgétaire depuis 40 ans, que celui-ci est limité à 3% du PIB, et que nous sommes au taquet depuis des années ?
Ce qui veut dire que toute baisse de revenus doit être compensée soit par une baisse des dépenses, soit par une hausse de la fiscalité. Comme il n’est pas question de réduire les dépenses, socialisme oblige, et qu’on ne peut recourir indéfiniment à la dette à cause des 3%, toute baisse de rentrée doit être compensée par la hausse d’une autre rentrée.
Or quels sont les deux postes à la fois les plus pratiques et les plus rentables ? La TVA et l’automobile.
La TVA parce que l’Etat touche sur tout ce qui s’achète et se vend ; l’automobile parce que plus personne ne peut s’en passer, et que c’est une véritable vache à lait quasiment inépuisable.
Effleurons en quelques mots le cynisme de l’Etat.
Durant des années, il a poussé les citoyens à investir dans le diesel, paré alors de toutes les vertus. Les constructeurs français sont d’ailleurs devenus de vrais champions dans la mise au point de moteurs diesels. Maintenant que tout le monde est équipé, le piège se referme : le diesel est dénoncé par le mythe du réchauffement climatique et permet de justifier des augmentations fiscales. Franchement c’est génial.
Il faut savoir que cette affaire de réchauffement climatique est la plus belle idée de business de ces vingt dernières années, un business international de très grande envergure.
Il tourne dans le sens du vent, par exemple pour servir les politiques fiscales.

Je puis déjà vous dire ce qui se passera dans dix ans. Hier le diesel, aujourd’hui l’électricité. Les Etats poussent fortement les populations vers les véhicules électriques. Encore dix ou quinze ans, et on aura atteint le renouvellement du parc requis. Sortiront alors des cartons des projets qui existent déjà. En effet, l’inconvénient de l’électrique réside dans les batteries, c’est une énorme bombe à retardement, car leur recyclage posera un très gros problème. Par conséquent, les mêmes qui hier vantaient les avantages du véhicule électrique vous diront demain que vous avez entre les mains un véhicule ultra polluant et ultra dangereux pour la planète.
Pour faire passer encore mieux la pilule, je leur suggère de demander au GIEC, par exemple, d’accuser un des composants entrant dans la fabrication des batteries, d’être extrêmement nocif pour l’environnement. Ainsi, la politique fiscale en faveur des véhicules électriques s’inversera, toujours justifiée bien entendu, et sera à terme une excellente source de revenus. Une vache à lait inépuisable, on vous dit.

Résumons. Dénoncer les conséquences sans s’attaquer aux causes ne mène à rien. On se fait plaisir à court terme, mais les véritables problèmes demeurent et le déficit continue à se creuser ; pire, on fragilise encore plus l’édifice.
Ce sont des arguments purement démagogiques dignes d’une période électorale. De plus, on vient de le voir, Bercy aurait plutôt des coups d’avance pour « sécuriser » ses prochaines rentrées.

De plus, les gens sont naïfs ; si jamais ce mouvement parvenait à faire tomber le pouvoir en place, qui le remplacerait ? Les activistes d’ultra-gauche, qui tomberaient alors le masque.
Ce n’est pas le peuple qui fait les révolutions, ce sont les groupes organisés, structurés et déterminés pour cela. C’est toujours une oligarchie qui prend le pouvoir, parce qu’elle est organisée et composée de troupes aux tâches distinctes et complémentaires.
Ils n’ont pas besoin d’être nombreux, ils ont besoin d’être déterminés et violents. Et démagos, du moins dans un premier temps. Le peuple suivra.
Les rouges lui montreront ensuite comment ils dirigent les affaires : comme ils l’ont toujours fait, par la Terreur. Mais officiellement, ils viennent nous libérer : toujours le même discours.
Incroyable que la droite et les mouvements cathos ne voient pas ces évidences.

 

Des revendications dignes des enfants de la bête

Mais finalement, le fond de la question n’est pas là.
Ces revendications nous montrent à quel point la bassesse humaine peut aller.
Défendre le pouvoir d’achat est d’un incroyable égoïsme, une attitude purement égocentrique.
Il n’y a aucune notion de bien commun là-dedans. Seulement la volonté de préserver ses petits intérêts, de profiter le mieux possible de son petit confort, de prolonger le plus possible les avantages de Babylone et de son argent-roi, cet argent devenu si indispensable à cette génération qu’elle en devient folle.
Bref ces revendications n’ont pas d’autre but que de préserver et même pérenniser la société marxiste du matérialisme athée triomphant.

Ceux qui manifestent avec les gilets jaunes, qui acceptent de nuire aux autres, bafouant les règles les plus élémentaires de la charité, tout ça pour gagner quelques minables petits euros, qui partagent leurs opinions et approuvent leur mouvement, tous ceux-là rejoignent les ennemis du Christ.
Reprenons la citation de saint Paul dans sa totalité :
« Il y en a beaucoup qui se conduisent en ennemis de la Croix du Christ. Ceux-là, leur destin c’est la mort, car leur dieu c’est leur ventre. Ils se font gloire de ce qui les couvre de honte ; ils n’ont de goût que pour les choses de la terre. » (Philippiens 4:19)

 

Conclusion

Non, les communistes n’ont jamais défendu les pauvres et les faibles. Ils s’en servent comme prétexte pour prendre le pouvoir, et les transforment ensuite en esclaves ou en chair à canon.

Les babyloniens ont peur, ils en ont « ras le bol » dit-on. Ils ont surtout peur de perdre leurs avantages matériels et leur fric.
Ils ont bien compris que la société de consommation mène la planète à la destruction mais ils ne veulent pas remettre en cause un système aussi confortable ; ils aimeraient profiter du système sans en avoir les inconvénients qu’en sont les conséquences, et qu’on mette au pouvoir des personnes qui y parviennent.

Alors les néo-communistes leurs apportent la solution sur un plateau. La révolte est pour eux une marche assurée vers le pouvoir, c’est pourquoi ils poussent la population à la révolution. Ce n’est pas le paradis qu’elle y gagnera, mais la terreur rouge.
Il y a cent ans, le 11 août 1918, dans le silence assourdissant des alliés, Lénine instituait la terreur absolue. Les gilets jaunes sont ses descendants, ils se réclament de la même idéologie, celle qui inspira aussi les révolutionnaires de 1793 et ceux de la Commune de Paris.
On les a vu samedi à l’œuvre, et ce n’est que le début.

Tout simplement parce que ce qui se passe ressemble étrangement aux « prédictions » du grand pontife luciférien Albert Pike :

« Le 15 août 1871, Pike disait à Mazzini qu’après la Troisième Guerre Mondiale, ceux qui aspirent à dominer le monde sans conteste provoqueront le plus grand cataclysme social que le monde ait jamais connu. Nous citons ses propres termes empruntés à la lettre cataloguée au British Museum Library à Londres :
« Nous lâcherons les Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement. Puis tous les citoyens, obligés de se défendre eux-mêmes contre la minorité révolutionnaire mondiale, extermineront les démolisseurs de la civilisation, et les masses déçues par la chrétienté dont les esprit déistes seront à partir de ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément soumis et exterminés en même temps. »

La troisième guerre mondiale fut celle de la conquête de la planète par le communisme et le marxisme, d’abord par la force, ensuite par la ruse, parce que, nous ne le rappellerons jamais assez, cette idéologique est celle du bonheur matériel, du règne du matérialisme triomphant grâce au progrès matériel et technique, qui se traduit autant par un système de pensée que par un mode de vie. Or cette conquête est faite, cette troisième guerre mondiale est achevée. Dieu est parti.

Et ces gilets jaunes, comme nous l’avons démontré, ressemblent bien à ces nihilistes et ces athées chargés de provoquer le cataclysme social dont ils seront les première victimes. Car le cynisme du démon étant sans bornes, il est clairement établi que l’issue de ce cataclysme sera la destruction simultanée (l’auto-destruction ?) des athées et des chrétiens, et la révélation (à ceux qui restent ?) de la véritable nature de Lucifer.

Seulement Albert Pike a omis un petit détail, que nous rappelle saint Paul : « Et cessez de murmurer, comme ces révoltés qui furent victimes de l’ange exterminateur. » (1Corinthiens 10:10)

Il croit qu’il parviendra à bout de la chrétienté, c’est pourquoi ses héritiers lancent aujourd’hui ce fameux projet de cataclysme social. Mais la chrétienté ne peut pas mourir.
C’est pourquoi, en ces instants où l’on croira tout perdu, l’ange exterminateur descendra pour châtier Babylone et préparer la séparation des boucs et des brebis, du bon grain et de l’ivraie.
Nous ne devons en aucun cas nous associer à ces fils de perdition que sont les gilets jaunes et consorts, rester à l’écart, sortir de Babylone, et prier pour ces pauvres âmes égarées.
Il va falloir très vite choisir son camp. Car la dernière heure est toute proche maintenant.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : L’imposture des gilets jaunes

Illustration : on attend le cataclysme social de Pike, ce sera l’ange exterminateur qui viendra.

Le dernier panache

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la lettre apostolique publiée par Jean-Paul II le 10 novembre 1994 pour la préparation du jubilé de l’an 2000, appelée Tertio millenio adveniente : A l’approche du troisième millénaire.

En voici les tous premiers mots :
« Alors qu’approche le troisième millénaire de l’ère nouvelle, la pensée se porte spontanément vers les paroles de l’apôtre Paul : « quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4). La plénitude du temps s’identifie avec le mystère de l’Incarnation du Verbe, Fils consubstantiel au Père, et avec le mystère de la Rédemption du monde. »

Je crois avoir littéralement sauté au plafond en lisant cela : en quoi le passage au troisième millénaire serait-il une ère nouvelle ?
Passer d’un millénaire à l’autre est effectivement très symbolique, c’est un marqueur, un repère dans le temps. Mais cela n’a rien à voir avec une ère.
Vérifions la définition de ce mot dans le dictionnaire
1. Espace de temps de longue durée, qui commence à un point fixe et déterminé (époque)
2. Époque qui commence avec un nouvel ordre de choses.
Qu’avait-on prévu de nouveau en l’an 2000 si ce n’est le passage à un nouveau millénaire ?
Qu’est ce qui ressemble le plus à une année qui vient si ce n’est celle qui lui a précédé ? Sauf si… un nouvel ordre des choses avait été prévu. Mais fut-ce le cas ?
A-t-on noté de profonds changements à cette époque, suffisamment puissants et universels pour que l’on puisse parler de nouvelle ère ?
Que ce soit dans l’Eglise ou dans le monde ?

Dans l’Eglise, il n’y a pas eu de changement majeur qui justifierait l’emploi de ce mot.
Dans le monde, outre le fameux discours de Georges Bush du 6 mars 1991 introduisant officiellement la notion de Nouvel Ordre Mondial, les années 2000 furent effectivement marquées par deux nouvelles tendances lourdes : la montée en puissance -ou la révélation sous sa véritable forme- du mondialisme, et l’adoption d’Internet à grande échelle par toutes les couches de la population, dans le monde entier. Et puis la date marqueur du 11 septembre 2001.

Mais est-ce suffisant pour parler de nouvelle ère ?
Pourtant, un pape qui s’exprime dans une lettre apostolique, sur un sujet de la plus haute importance (leur fameux grand jubilé), pèse ses mots et ne les emploie pas au hasard.

Alors il m’est venue l’idée d’effectuer un rapprochement, de déterrer une hypothèse que j’avais il y a quelque temps enterrée, faute d’éléments probants à première vue.
Il s’agit des révélations par Albert Pike du plan du démon à partir des instructions que lui aurait données Lucifer en personne.
Parmi ces révélations, il y a celle de la date du triomphe de Lucifer : 29 septembre 1999.

Très exactement, les indications de Pike, révélées par « le diable au XIXè siècle » en 1894 étaient que :
1) L’Antéchrist naîtrait en 1962
2) A 33 ans l’Antéchrist se révèle au monde le 29 sept 1995
3) C’est le début de la lutte terrestre, qui dure 1 an : le 29 sept 1996, abolition définitive de la papauté et commencement de la bataille terrestre qui dure 3 années pleines ;
4) 29 septembre 1999 triomphe décisif de Lucifer sur Adonai, fin du conflit ; dans le calendrier des palladistes, le 8 paophi 000999 (29 sept 1999), était le jour de la dernière grande bataille décisive.

Le démon imitant le Seigneur, il faut là aussi décoder ces prophéties, sachant que leur précision complique la tâche, d’autant plus que le démon étant aussi le prince des menteurs, il faut savoir départager le vrai du faux, ou du vraisemblable.
Pour faire vite, voici les quatre éléments essentiels que l’on pouvait en retirer :
a) La naissance de l’Antéchrist en 1962 semble vraisemblable puisque c’est l’année où débute le concile Vatican II, et on peut voir en lui très certainement l’Antéchrist-religion. Ceci sera confirmé par Jean-Paul II en personne dans le paragraphe qui suit.
b) L’abolition de la papauté, c’est à dire du pouvoir spirituel de l’Eglise, sera la conséquence de la nouvelle doctrine issue du concile et surtout de la nouvelle messe. Fixer une date pour son abolition, alors qu’il s’agit d’un travail de longue haleine, relève de la mystification et de l’imposture.
c) Les 29 septembre sont des dates symboliques et non réelles. C’est la fête de l’archange saint Michel, principal ennemi de Lucifer, celui qui a pris sa place au Ciel. Pour se venger, Lucifer place symboliquement ses victoires le jour de la saint Michel, pour masquer les vraies dates.
d) Symboliquement aussi, surtout au XIXè siècle, le troisième millénaire semblait être comme un rêve inaccessible, surtout que l’on sait, depuis 1884, que le démon aura cent ans pour détruire l’Eglise. Placer cette destruction ultime à la fin du second millénaire ressemble plus à un objectif théorique qu’à une date prophétique. Disons que cela fait bien sur le tableau d’aborder le troisième millénaire en ayant vaincu son adversaire et en débutant, là pour le coup, son ère.

Ces réflexions auraient pu en rester là, sauf que Jean-Paul II rejoint ici Albert Pike, non pas avec des sous-entendus, mais clairement : il parle lui aussi d’une ère nouvelle précisément au même moment.
D’autre part, il assimile immédiatement celle-ci à l’Incarnation, c’est à dire à une naissance.
Or le seul à avoir parlé d’une nouvelle ère à partir de l’an 2000, c’est le démon via Albert Pike, parlant de « son » ère : ce n’est pas rien.

Continuons.
On sait que le concile Vatican fut la principale arme du démon pour désarmer et mettre à terre l’Eglise ; par cette arme de destruction massive, les catholiques ont été entraînés malgré eux dans l’apostasie puis l’hérésie ; aujourd’hui cette église dévoyée autorise et encourage le péché.
Seule la Tradition maintient et perdure l’Eglise de toujours, celle qui ne meurt pas, et qui est éclipsée par la fausse église, celle de Rome « qui perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » a dit la Sainte Vierge à la Salette. Dont acte, Pike lui-même le confirme en situant la première victoire de l’Antéchrist en 1962. Ca c’est mon analyse et celle de tous ceux qui sont lucides.

Eh bien, toujours dans cette lettre apostolique du 10 novembre 1994, Jean-Paul II exprime exactement la même chose. Il fait un lien direct entre le concile et le jubilé de l’an 2000, pourtant distants de près de 40 ans :
« De ce point de vue, on peut affirmer que le concile Vatican II constitue un événement providentiel par lequel l’Eglise a commencé la préparation immédiate du Jubilé du deuxième millénaire. »
Il n’y a même pas besoin de décoder ou de lire entre les lignes : Jean-Paul II en personne explique froidement la véritable finalité du concile : préparer une nouvelle ère qui commence en l’an 2000.

Il le prouve un paragraphe plus loin, quand il précise :
Le concile « a apporté une contribution marquante à la préparation du nouveau printemps de vie chrétienne qui devra être révélé par le grand jubilé si les chrétiens savent suivre l’action de l’Esprit-Saint ».
C’est impressionnant tout de même d’afficher aussi clairement leur projet : un nouveau printemps qui devra être révélé au jubilé.
Si cela ne suffisait pas, une page après il enfonce le clou :
« Une grand richesse de contenu et le ton nouveau, inconnu jusqu’alors, avec lequel les questions ont été présentées par le concile, constituent comme une annonce de temps nouveaux« .

Bon. Plus on avance, plus ils se révèlent.
Le concile n’était pas un concile comme un autre : il a employé un ton nouveau, inconnu jusqu’alors (ce sont leurs propres termes) parce qu’il devait préparer les chrétiens et le monde à une nouvelle vie, une nouvelle ère, et celle-ci était prévue à l’aube du troisième millénaire, parce que c’était le plan du démon depuis toujours.
Ils l’ont dit, ils l’ont fait, et nous ne l’avons pas vu parce qu’au préalable, ils nous avaient anesthésiés par 40 ans de changements acharnés dans nos vies publiques et privées, et dans les esprits.

 

Génération 2000, génération perdue

Je l’ai démontré ici à plusieurs reprises : aujourd’hui tous les hommes ou presque appartiennent à Satan et aucun être naissant à partir de l’an 2000 ne peut lui échapper.
Et effectivement on peut noter une nette accélération de l’évolution des mentalités à partir des années 2000, concomitant à la généralisation d’Internet.
On peur relire par exemple la démonstration de la satanisation du monde dans ces deux articles :
L’initiation luciférienne (26 juillet 2017)
La guerre contre l’esprit (26 août 2017)

Le rapport du dernier synode de l’Eglise (synode des jeunes d’octobre 2018) prouve le basculement officiel de l’Eglise de Rome dans le camp de Satan puisque pour la première fois elle reconnaît en substance les droits LGBT, sans les nommer, mais les termes employés sont suffisamment clairs pour guider la pastorale sur le terrain du péché assumé.

Je rappelle que la stratégie de l’ultime guerre du diable se situe sur la perversion des nations, des valeurs et des esprits.
En mettant par écrit qu’il faut accepter dans la communion de l’Eglise les homosexuels sans contrepartie de lutter contre ce péché et de l’abandonner, le dernier synode autorise les péchés les plus graves et entérine de fait une modification de la pensée, donc de l’esprit, en reconnaissant légal ou valide un comportement contre-nature donc contre la loi naturelle.
Les droits LGBT constituent la plus forte transgression morale possible mais aussi sont un crime contre l’esprit car ils modifient la structure même de la pensée en inversant les référents moraux.
Quand l’Eglise en est là, Satan a gagné.

Voilà une explication supplémentaire de l’abomination de la désolation.
La principale raison de la venue de Dieu sur terre, objet même de la Rédemption, est de sauver les hommes du péché. Le sacrifice sur la croix a un double but :
– La rémission des péchés pour les hommes qui ont vécu avant Jésus-Christ ;
– l’instauration des outils divins générateurs de la grâce nécessaire pour combattre le péché pour ceux qui vivront après le Christ : les sacrements.
Tout l’objet de l’Incarnation et de la Rédemption sont là : sauver les hommes du péché, c’est à dire les en sortir. Moins il y a de péchés, plus il y a de saints et plus l’humanité progresse vers le salut.

Si l’Eglise autorise et encourage le péché, alors c’en est fini de sa principale et première mission, ce qui est flagrant avec l’adultère (incitation à autoriser à communier les divorcés-remariés dans Amoris Laetitia) et l’homosexualité (le rapport du dernier synode recommande de «favoriser les parcours d’accompagnement dans la foi» à l’égard des personnes homosexuelles, et explique que « chaque jeune, sans aucune exclusion, doit être aidé à intégrer toujours plus la dimension sexuelle dans sa propre personnalité » ; autrement dit, non seulement on accueille les homosexuels, mais on doit les aider à le rester !).

Je rappelle que le rôle de l’Eglise est de déloger le démon du cœur des hommes en les purifiant pour que le Saint-Esprit les occupe à sa place, faisant ainsi de chaque homme en état de grâce un lieu saint. L’abomination de la désolation dans le lieu saint s’accomplit lorsque l’Eglise n’en déloge plus le démon, mais considère cela comme une manifestation de l’Esprit-Saint (ce sont les propos cités plus haut au sujet du concile). L’inversion suprême. Je ne vois pas comment le démon peut aller plus loin dans l’ignominie.

Dans une interview publiée en 1997, le Père Malachi Martin expliquait l’approche du démon :
« Nous devons nous rappeler ceci. Un nouvel assaut a été lancé, et il est très simple. La tentation est la suivante : “Soyez tout comme les autres hommes. Adorez un dieu général. Soyons bons. Soyez compatissants. Soyez humanitaires. Joignez-vous au reste de l’humanité pour construire le monde terrestre de l’homme”. »
Et il ajoute :
« Oui, nous pourrions avoir un Pape apostat. Dans ce cas, nous serions dans une effroyable situation. Nous vivrions un véritable cauchemar. Cela mettrait à l’épreuve la foi même du plus grand saint […] Votre foi serait réduite en miettes. Si cela se produit, ils [le royaume des ténèbres] auront décroché la timbale, et tout devra retourner aux catacombes. Nous sommes véritablement, en train de devenir, comme Paul VI l’a déclaré avec angoisse, une partie infinitésimale de l’humanité. »
On peut reprocher à Malachi Martin son manque de courage (ou de lucidité ?) concernant les papes conciliaires, en ne déclarant pas clairement qu’ils étaient déjà apostats et hérétiques.
Mais effectivement, Paul VI avait raison, cependant pas dans le sens que l’on croit : les vrais catholiques deviendront une partie infinitésimale de l’humanité, parce que ceux-ci ne sont pas les conciliaires, c’est à dire l’immense majorité des catholiques, mais les traditionalistes ainsi que les quelques résistants épars qui ne suivent pas ce mouvement.
Soit très peu de personnes effectivement.

 

Le dernier rempart

Il y a une chose que le démon a sous-estimé : la force de la Tradition. Il n’a pas compris quel était son rôle réel, et c’est pourquoi il fallait que les prophéties soient codées. Toutes.

Le 3è secret de Fatima pourrait être cela : que l’Eglise ait secrètement basculé chez Mgr Lefebvre, que la continuité apostolique soit passée dans une clandestinité officieuse. Que Rome ait secrètement basculé à Ecône de Siri à Lefebvre en 1988. Un peu comme le grand schisme d’Occident : les meilleurs ne sont pas les officiels, les meilleurs ne sont pas à Rome mais en France. Urbain VI est délégitimé tant par son élection que par ses agissements, d’où la sagesse de la prophétie des papes qui attribue une devise aux anti-papes, comme si elle les comptait réellement.
Si le diable l’avait su, il aurait tout fait pour la détruire ; il a essayé mais en vain (divisions, tentative de signature avec Rome, critiques internes, défections, sédévacantisme d’un côté, ralliements de l’autre). Mais il est bien possible qu’il n’ait pas compris le rôle essentiel de la Fraternité : non pas représenter mais ETRE Rome, cette Rome indestructible dont parlent les évangiles.
C’est elle qui va ressusciter et va l’écraser car elle joue dorénavant le rôle du pape, et la Providence l’y pousse : par ses séminaires, puis la nomination des évêques, puis son expansion parallèle identique à l’Eglise (congrégations religieuses, associations de fidèles, chapelles propres, associations caritatives, séminaires, missionnaires, écoles hors contrat), par la sauvegarde du sacerdoce et de la vraie foi envers et contre tout, et enfin par la consécration de la Russie le 20 août 2017.

C’est la Tradition qui a sauvé l’Eglise car elle EST l’Eglise, celle qui n’a pas changé, celle qui a perduré telle qu’elle était depuis Pie XII, et mise en quarantaine depuis le concile.
(relire mon article La quarantaine de l’Eglise du 29 août 2018).

C’est la Tradition qui constitue les deux témoins de l’Apocalypse, parce qu’ils sont les témoins de la foi : les ecclésiastiques et les fidèles ; le sacerdoce et le (vrai) peuple de Dieu.
Ceux-ci sont morts aux yeux du monde car ils ne représentent ni une force, ni un danger, ni un avenir ; c’est pourquoi leur résurrection prochaine sera la preuve que la fidélité à l’Eglise de toujours était la seule issue pour se sauver des griffes de l’Antéchrist.
(pour une meilleure compréhension de l’Antéchrist, relire l’article du 7 octobre 2018).

 

Le dernier calendrier

Puisque le jubilé de l’an 2000 correspond bien à l’entrée dans l’ère de Satan (dûment annoncée mais sans fracas), combien de temps cette ère durera-t-elle ?
Le fameux 666 peut nous aider à trouver une piste.
Celle-ci n’est pas à confondre avec la durée totale de la vie de la bête (qui se calcule en « un temps, deux temps, la moitié d’un temps » ce qui n’est pas le cas du 666), mais le calcul que je vais exprimer ici s’ajoute aux précédents.

666 s’exprime de différentes façons :
6+6+6 = 18
Ou 6x6x6  = 216 = 18 ans
216 est l’autre façon d’écrire 666.
Or nous sommes la 18è année après ce fameux jubilé de l’an 2000.
On peut donc supposer que l’année 2018 est celle qui termine le cycle (l’ère) de Satan.

– Si on part des dates du jubilé de l’an 2000 (25 décembre 1999 – 6 janvier 2001) cela nous mène comme échéance au 6 décembre 2018, date d’entrée dans le 216è et dernier mois.
– Si on prend comme référence l’ouverture du concile (11 octobre 1962), autre temps fort de la bête, et correspondant à son règne, nous en étions à 56 ans le 11 octobre dernier.
56 est divisible par 3,5 (un temps/deux temps/un demi-temps), donc ce calcul est valable.
– Enfin, pour rester en compagnie d’Albert Pike, ses affidés ont réalisé l’intronisation de Lucifer au Vatican le 29 juin 1963 (raconté par Malachi Martin dans son ouvrage La maison battue par les vents): on sera à 666 mois le 29 décembre 2018.
Bref tous les indicateurs indiquent la fin d’année 2018 comme très probable pour la fin de l’ère de Satan, ce qui implique : chute des bêtes et chute de Babylone (notre civilisation).

Et puis surtout, aujourd’hui 11 novembre se terminent les cent ans de règne du démon.
Car les morts de la première guerre mondiale furent le sacrifice de sang des enfants de Dieu en prévision de l’ère du démon qui allait s’ouvrir APRES et non pas avant. Cette ère annoncée à Léon XIII le 13 octobre 1884, annoncée aussi par la Sainte Vierge à Fatima en 1917 : toujours AVANT.
(relire à ce sujet le secret de Pellevoisin sur la Première guerre mondiale, article du 11 janvier 2018).

Un indice entre mille : les mots de Clémenceau, président du conseil en titre, le jour même de l’armistice du 11 novembre 1918 :
« Honneur à nos grands morts, qui nous ont fait cette victoire ! Grâce à eux la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours le soldat de l’Idéal ! »
Donc le sataniste patenté Clémenceau en ce jour J confirma que le basculement s’est bien fait à la guerre de 14 et que désormais une nouvelle ère s’ouvre au 11 novembre 1918 : la France, hier au service de Dieu est désormais au service de l’homme.
En l’an 2000, Jean-Paul II dira exactement la même chose : l’Eglise aussi désormais se met entièrement au service de l’homme, cet homme divinisé par le progrès technique :
« transformer le monde grâce à la science, voilà le but suprême » dit le diable dans le Faust de Goethe. Et quelle est la caractéristique principale des cent ans commencés le 11 novembre 1918 ?

 

Le dernier panache

Le démon est à la fin de son règne et il le sait.
Il ne peut pas détruire l’Eglise car les puissances de l’enfer ne prévaudront pas contre elle mais il croit l’avoir fait ; du moins celle-ci (la Tradition) est cachée, pire, elle est déconsidérée, elle semble ne plus avoir de pouvoir, et puis lui-même ne sait pas ce qu’elle représente réellement.

Il ne lui reste plus qu’une chose à faire, son dernier panache, sa dernière pirouette : terminer la destruction de l’Eglise visible, de l’Eglise conciliaire, achever son basculement.
Le démon sait que de la mort vient la vie : c’est le message du Christ sur la croix.
S’il tue définitivement l’Eglise et ce qu’il en reste, même une église dévoyée et hérétisante, alors sa fille, la synagogue, aura enfin la vie, elle parviendra au pouvoir suprême à savoir le pouvoir spirituel en plus du pouvoir temporel qu’elle possède déjà, elle récupèrera enfin l’Emmanuel.

Le démon sait quand son ère prend fin aujourd’hui, mais il ne sait pas quand le Ciel y mettra fin, c’est le secret de Dieu. En attendant, il continue.
On entre donc ce soir dans une ère de totale incertitude.

Son dernier panache sera d’aller jusqu’au bout : probablement annoncer la convocation d’un concile afin de faire basculer l’Eglise définitivement et visiblement dans son camp.

Je pense qu’un concile est nécessaire pour faire passer toutes les réformes en bloc, pour mettre au grand jour toute cette longue préparation, pour permettre le basculement tant espéré, et enfin changer la messe en supprimant définitivement cette Présence Réelle tant honnie par le démon car tant qu’elle subsiste, le péché aura encore un obstacle sur terre.

L’annoncer suffira, c’est le seul élément qui nous manque pour boucler le tour.
Car cette annonce confirmerait la mort de l’Eglise, elle prouverait que ses dirigeants iront jusqu’au bout dans sa transformation annoncée, de 1962 à 2000 jusqu’aux années Bergoglio.
En ce jour -ou ces jours- où l’ambiance est favorable à la paix, annoncer un grand concile de la paix, par exemple, serait dans l’air du temps.

Mais le secret de Dieu c’est qu’au moment où le diable se déclare vainqueur (c’est à dire lorsqu’il annonce ce concile), il est alors jeté dehors et la fin du monde s’enclenche.

La guerre de cent ans du diable se termine aujourd’hui, place à la victoire annoncée et certaine du Sacré-Cœur, qui va envoyer ses anges pour la moisson, où le bon grain sera séparé de l’ivraie et celle-ci arrachée et jetée au feu : c’était l’évangile prophétique de ce jour.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : le dernier panache

Illustration : Le dernier panache, spectacle du Puy du Fou qui a inspiré le titre de cet article.

Clovis 496, la preuve

Traditionnellement, la date du baptême et du sacre de Clovis est située au 25 décembre 496. Nous allons voir que cette date et cette année sont loin d’être anodines car il s’agit aussi, et surtout, de la naissance de la France chrétienne, et de la France tout court.
Cependant, depuis déjà quelques années, nos ennemis dont c’est la profession-devrais-je dire l’apostolat- de remettre en cause tous les fondamentaux de notre histoire en particulier et de l’histoire en général, s’ingénient à distiller le doute, quand ce n’est pas carrément l’invention de nouvelle dates, sans compter la relecture d’événements selon les filtres de notre monde actuel, ce qui les déforme considérablement, ne pouvant s’expliquer et se comprendre qu’à la lumière du contexte et des mentalités de l’époque.

Dans son dernier ouvrage Philippe de Villiers rejoint, hélas, le cercle des menteurs et manipulateurs contemporains, en avançant l’année 508 pour le baptême de Clovis.
Une telle erreur -peut-être involontaire mais très certainement dans l’air du temps- devait être relevée et démentie. Notre ami « Chouandecoeur » s’en est chargé dans un article paru hier sur le site de la Charte de Fontevrault, et que je reproduis ici intégralement, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Je complèterai ensuite ses remarques par quelques considérations sur cet événement et sur l’année 496.

Voici donc le texte de Chouandecoeur en réponse à Philippe de Villiers :

 

LE BAPTÊME DE CLOVIS : 496, 498, 506, 508 ?

Pour abonder dans le sens de notre Gouverneur de la Charte de Fontevrault, je vous recommande un livre de Claire Martigues : Le pacte de Reims et la vocation de la France Editions saint-Michel 53150 Saint-Cénéré (1962)
Toute la geste de Clovis est passé en revue, et l’on y trouve des justifications documentaires qui ne font pas « l’ombre d’un doute ».

Dans sa vidéo et ses entretiens sur son dernier livre, au sujet de la date du baptême de Clovis, puisque c’est cela qu’il appelle « le mystère de Clovis », Philippe de Villiers est péremptoire et parle de ses recherches et de ses références sans jamais les donner.
Ce n’est pas le premier à mettre en cause cette date, et l’on a vu évoquer les dates de 498, 506 et maintenant 508.
Il parle de LA visite de Clovis sur le tombeau de saint Martin après la bataille de Vouillé… Mais il n’y est pas allé qu’une seule fois ; il a visité ce tombeau avant et après son baptême.

Pourtant, il ne faut pas aller bien loin pour trouver les preuves documentaires, et elles ne datent pas d’hier… Elles sont contemporaines de l’événement et proviennent d’un évêque et du Pape même.

Saint Avit (450-525) fut évêque de Vienne, au sud de Lyon, à partir de 490. Fin lettré, grand diplomate, orateur et écrivain, il laissa plusieurs traités de théologie et des homélies. Evêque d’une région burgonde, il travailla beaucoup à combattre l’arianisme bien établi dans ce royaume.

Il écrivit à Clovis une lettre de félicitation, et de recommandations, pour sa conversion à la foi et à la religion catholique. Cette lettre est écrite au lendemain du baptême du roi.
Cette lettre est conservée. Elle est datée de 496/497, et précise bien que ce baptême eut lieu le jour de Noël. Ci-dessous voici le début en latin, puis toute la lettre traduite en français :

EPISTVLARVM AD DIVERSOS
XXXXVI Avitus episcopus Clodevecho regi. a. 496/497

« Vestrae subtilitatis acrimoniam quorumcumque scismatum sectatores sententiis suis variis opinione, diversis multitudine, vacuis veritate Christiani nominis visi sunt obumbratione velare. Dum ista nos aeternitati committimus, dum, quid recti unusquisque sentiat, futuro examini reservamus, etiam in praesentibus interlucens radius veritatis emicuit. Invenit quippe tempori nostro arbitrum quendam divina provisio. Dam vobis eligitis, omnibus iudicatis ; vestra fides nostra victoria est (…) »

« Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre de leurs discours aux idées changeantes, divergents dans leur multitude, vides de la vérité du christianisme. Tandis que nous renvoyons ces disputes à l’éternité, tandis que nous réservons au jugement dernier de connaître le bien fondé de chaque opinion, dès à présent a jailli le trait de lumière de la vérité.
Car c’est de nos jours que la divine Providence a trouvé un arbitre. En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire.
Dans ces cas-là, d’ordinaire la plupart des hommes objectent les coutumes nationales et l’observance religieuse de leurs pères, si par hasard ils sont poussés à rechercher la saine croyance par les encouragements des prêtres ou les suggestions de quelque compagnon. Ainsi préfèrent-ils coupablement le respect humain au salut et, en observant dans les chaînes de l’incrédulité un vain respect de leurs ancêtres, avouent-ils en quelque sorte ne savoir quoi choisir ; que leur coupable retenue renonce donc à cette échappatoire après un tel miracle.
Vous, ne gardant de toute une lignée d’antique origine que la seule noblesse, vous avez voulu extraire de vous-même, pour votre race, tout ce qui peut rehausser le rang d’une haute naissance. Vous avez des modèles du bien, vous avez voulu être celui du mieux.
Vous êtes digne de vos ancêtres puisque vous régnez en ce monde ; vous avez fondé pour vos descendants afin de régner au ciel.
Que la Grèce, évidemment, se réjouisse d’un prince de notre loi, mais non plus de ce qu’elle mérite seule la faveur d’un tel don. L’éclat en illumine aussi ton pays, et, du côté de l’occident, resplendit sur le roi la lumière de l’antique étoile du matin.
Elle commença de luire à la bienvenue naissance de notre Sauveur. Que l’onde de la régénération vous dispose donc au salut en ce jour où le monde a reçu le maître du ciel né pour sa rédemption. Que ce jour soit votre anniversaire comme il est celui du Seigneur, le jour où vous êtes né au Christ, le jour où le Christ est né au monde, le jour où vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie aux hommes d’aujourd’hui, votre gloire à la postérité.
Que dire donc de cette très glorieuse solennité de votre régénération ? Si, je ne me suis pas rendu personnellement à ses offices, je n’ai pourtant pas manqué de communier à ses joies, dès le moment où la bonté divine a envoyé cette grâce à vos pays et que, avant votre baptême, nous est parvenue la nouvelle de la très sublime humilité avec laquelle vous faisiez profession de catéchumène ; en suite de quoi, après cette attente, la nuit sainte nous a trouvé sans inquiétude à votre sujet.
Car nous parlions et nous discutions entre nous de l’événement, tandis qu’une troupe nombreuse d’évêques assemblés, ranimait les membres royaux avec les eaux de vie, dans la pompe du service divin, tandis que se courbait devant les serviteurs de Dieu cette tête terrible aux nations, tandis que, grandi sous un casque de cheveux, vous assumiez le casque du salut, l’onction sacrée, tandis que, ayant un instant déposé la protection des cuirasses, vos membres immaculés resplendissaient de la blancheur immaculée des vêtements. Elle fera, comme vous le croyez, ô le plus heureux des rois, elle fera dis-je, cette faiblesse de vos vêtements, que dorénavant s’accroisse la force de vos armes ; et tout ce qui avait fait jusqu’à présent la chance, c’est à la Sainteté que vous le devez désormais.
Je voudrais bien attacher à vos louanges quelque exhortation, si quelque chose échappait à votre science ou à votre attention… Mais faut-il que nous prêchions dans ses détails la foi, que vous avez aperçue sans prédicateur et sans exposé complet ? Ou peut-être l’humilité, que vous nous avez déjà manifestée par attachement et que vous nous devez désormais par votre profession de foi ? Ou bien la miséricorde qu’un peuple encore récemment captif, délivré par vous, manifeste au monde par sa joie, à Dieu par ses larmes ?
Il n’y a qu’une chose que nous désirions voir s’accroître, puisque, par vous, Dieu va faire votre nation toute sienne, répandez aussi, du trésor de votre cœur, des semences de foi vers les peuples d’au-delà, encore fixés dans l’ignorance naturelle et que n’ont pas corrompus les germes des fausses doctrines. N’ayez ni honte ni regret, même en envoyant des ambassades à ce sujet, de construire l’édifice du Dieu qui a tant élevé le vôtre. »

 

Il existe une autre lettre de félicitations adressée à Clovis juste après son baptême… C’est la missive d’Anastase II, pape d’alors (élu le 25 novembre 496, mort le 19 novembre 498) ;
La voici traduite :

Epis. Ad Cludoirchum regem
Labbe. Concile. Tome IV. Col.  1.282-1.283

« Glorieux fils, votre avènement à la foi chrétienne coïncide avec le début de notre pontificat et nous apporte une joie immense. Le siège de Pierre trésaille d’allégresse en voyant la multitude des nations remplir le filet que le pécheur d’hommes, le porte-clef de la Jérusalem céleste, a reçu mission de jeter dans le monde.
Nous adressons à votre Sérénité le prêtre Eumérius (*) qui vous transmettra nos félicitations, afin que, connaissant la joie du Père, vous la confirmiez par vos œuvres, que vous deveniez notre couronne et que l’Eglise, votre Mère, s’applaudisse des progrès du grand Roi qu’elle vient d’enfanter à Dieu.
Soyez, glorieux et illustre fils, la joie de votre Mère et son rempart inexpugnable. Nos malheureux temps ont vu bien des défections ; notre barque est assaillie, comme dans une tempête, par la malice et la perfidie des hommes.
Mais nous espérons contre toute espérance et nous adressons nos hymnes d’action de grâce au Seigneur Jésus Qui vous a arraché à la puissance des ténèbres. En donnant à l’Eglise un roi tel que vous, Il lui envoie un protecteur capable de la soutenir et de la défendre. Courage donc, glorieux et bien-aimé fils !
Que le Dieu tout-puissant daigne étendre le secours de Son bras sur votre Sérénité et sur votre royaume ; qu’Il ordonne à Ses anges de vous garder dans toutes vos voies et vous accorde la victoire sur vos ennemis. »

(*) Eumérius (ou Eumalius) deviendra évêque de Nantes de 515 à sa mort en 541. Il sera le bâtisseur de la première cathédrale de cette ville. Son successeur sera saint Félix.

Ces deux hautes élites religieuses n’avaient qu’un but : combattre l’arianisme ambiant et généralisé dans l’ex Empire romain occidental. Clovis avait toute latitude et facilité pour devenir arien. C’était même pour lui le gage de régner avec certitude en maîtrisant tout dans le domaine temporal COMME DANS le domaine spirituel… comme il le faisait avec ses anciens dieux.

On comprend alors la joie et l’allégresse de l’évêque et du Pape devant cette conversion et ce baptême non pas inattendu mais invraisemblable !

Il ressort donc de ces deux courriers que :
Clovis a été baptisé le 25 décembre à la Noël de l’an 496 !

Chouandecoeur

 

Voici maintenant un petit commentaire complémentaire de Louis d’Alencourt sur ce sujet :

 

Le baptême de Clovis, un événement crucial pour la France, l’Eglise et le monde

496, troisième nombre parfait
Depuis qu’il est sur terre, l’homme ne fait que découvrir ce que Dieu a créé ; l’essentiel de la science consiste à comprendre comment la nature fonctionne et quels en sont les secrets. L’homme n’a rien inventé, ou pas grand-chose, il découvre ce que Dieu a créé.
Il en va de même pour les mathématiques ou la science des nombres : ils n’ont pas été inventés par l’homme mais ce dernier a découvert petit à petit leur incroyable intelligence. Une intelligence qui, nous le savons, ne peut pas venir du hasard : elle vient de l’infiniment grand, de Dieu.
Or les hommes ont découvert qu’il existait des nombres parfaits. Ceux-ci sont rares, il n’en existe que trois inférieurs à 1000 qui sont 6, 28 et 496. Ensuite vient 8128. Actuellement, 40 nombres parfaits sont connus. D’autre part, tous les nombres parfaits sont des nombres triangulaires : 6 est la triangulaire de 3, 28 de 7 et 496 de 31.
Ainsi donc, quand le Ciel décide de porter la France chrétienne sur les fonds baptismaux (le nom France vient du peuple franc dont Clovis est le premier roi), il ne le fait pas à n’importe quel moment : il choisit le troisième nombre parfait comme date car tout ce qu’il fait est parfait. Placer un événement aussi crucial à une telle date est en soi-même une preuve suffisante pour l’authentifier à coup sûr.

25 décembre 496 : baptême et sacre de Clovis
Cette nuit-là ne fut pas seulement celle du baptême de Clovis, donc de son entrée -et tout son peuple avec lui- dans la grande famille des enfants de Dieu. Elle fut aussi celle de son sacre en tant que roi des francs, et il se passa alors un événement extraordinaire qui n’est pas du domaine de la légende mais de l’histoire. A cause de la cohue, le préposé à l’huile sainte devant servir à oindre le futur roi ne parvenait à se frayer un chemin pour parvenir à l’autel où il était attendu. C’est alors qu’apparu une colombe portant une ampoule, qu’elle déposa aux pieds de saint Rémi, l’évêque chargé de procéder au baptême et au sacre. Cette ampoule contenait le saint-chrême miraculeux avec lequel Clovis puis tous les rois de France reçurent l’onction royale. Un saint-chrême donné par Dieu en personne, car la colombe c’était le Saint-Esprit a toujours enseigné l’Eglise. Pour cette raison, les rois de France, et uniquement eux, ont droit au titre de « rois de droit divin« .
Enfin il ne faut pas oublier que le 25 décembre, date de la naissance du Christ, est la meilleure date qui soit pour désigner une naissance, en l’occurrence celle de la nation française, qui deviendra grâce à Clovis et par Clovis, la fille aînée de l’Eglise. Car derrière le roi de droit divin se profile un autre roi : le Christ en personne. La France est le seul pays au monde, avec la Judée, dont il se soit déclaré roi. Nous le savons par plusieurs biais dont celui incontestable de sainte Jeanne d’Arc.

La France fille aînée de l’Eglise parce que héritière du titre que possédait Israël
Nous en arrivons à l’information cruciale, ignorée de tous, et qui pourtant explique bien des choses : nous savons de source sûre que la France a pris le relais de la Judée, c’est elle le nouvel Israël.
Pourquoi le roi de France est-il le seul à être de droit divin ? Pourquoi son baptême a t-il eu lieu un 25 décembre d’une année si particulière, 496 ? Pourquoi le Christ s’affirme en être le roi en titre, le roi de France n’étant que son lieutenant, ce qui est unique au monde ?
Parce que Dieu le Fils a choisi la France pour prendre le relais de la Palestine (ou Judée, ou Israël) comme nouvelle figure de la terre promise.
Nous allons le démontrer en quatre citations, on pourrait bien entendu s’étendre sur le sujet sur bien plus de pages.

Saint Rémi en ce 25 décembre 496, dit à Clovis cette phrase prophétique :
« Apprenez mon fils que le royaume des francs est prédestiné par Dieu à la défense de la seule et véritable Eglise du Christ. »

Le marquis de la Franquerie, qui a bien étudié ces aspects, notamment dans ses ouvrages L’ascendance davidique des rois de France et La mission divine de la France, surenchérit :
 » Saint Rémi et le baptistère de Reims sont pour la France ce que Moïse et le Sinaï furent pour le peuple juif « .

Maurice Conat, écrivain et philosophe précisait, dans une conférence donnée en 1996 :
« Clovis apparut à nos ancêtres comme un nouveau David, Rémi comme un nouveau Samuel. C’était en effet l’exacte réédition de l’onction biblique, transférée cette fois sur la nation franque. Le nouveau peuple élu recevait le sceptre de Judas et relevait Israël de la mission davidique et royale trahie par lui. »

 Dans une lettre restée célèbre écrite par le pape Grégoire IX au roi de France Louis IX (futur saint Louis), datée du 21 octobre 1239, le pape efface toute ambiguïté :
« Pour ce motif la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ… la tribu de Juda était la figure anticipée du royaume de France. »
Or la tribu de Juda donnera le royaume de Judée, le seul qui subsistera et existera au moment où Jésus-Christ vint régner sur le monde. Jésus était roi « Tu l’as dit je suis roi » répond-il à Pilate, roi de Judée, et la Judée désormais c’est la France.
D’où la précision de Maurice Conat  » La formule employée par Grégoire IX n’a de sens qu’à la seule condition que le Christ soit lui-même roi de France « en titre », donc « concerné au premier chef » comme le veut la formule. » C’est bien ce que nous a confirmé Jeanne d’Arc, si jamais le doute existait encore. Le roi de France est « donc, et le seul, de DROIT DIVIN » ; « son sacre est unique en son genre« .
Depuis Clovis, depuis le 25 décembre 496.

 

Conclusion

Un dernier mot, afin de faire le lien avec notre temps.
Je pense qu’un cycle se termine et que vont s’enclencher des événements d’une ampleur sans égale compte-tenu des temps que nous vivons.
Après avoir bien étudié la question, je reste fidèle, comme Mgr Gaume, à la thèse consistant à placer la mort de Jésus-Christ, donc la Rédemption, au 25 mars de l’an 34.
Soit il y a 1984 ans.
Or 1984 = 4×496 ans. Voilà qui est instructif. Car 496 est non seulement un nombre parfait, mais aussi une date de naissance que nous venons de disséquer.
Et le chiffre 4 exprime la totalité d’un cycle : les 4 points cardinaux, les 4 éléments : on a fait depuis le Christ un tour complet à 360° qui se termine en 2018.
Place au cycle suivant, exprimé dans l’Apocalypse sous le nom de Jérusalem Céleste, mais pour cela le Seigneur va devoir auparavant faire le ménage. Nous y sommes, car Le Seigneur est à la porte.

 

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Illustration : la nuit de Noël 496, baptême et sacre de Clovis par saint Rémi, recevant la Sainte Ampoule de l’Esprit-Saint en personne.

Non, Paul VI ne peut pas être saint

il est curieux de constater que tous les papes du concile Vatican II ont été canonisés. Après Jean XXIII et Jean-Paul II en 2014, c’est au tour de Paul VI aujourd’hui. Il y a là une volonté systémique qui surprend, comme si une sorte d’idéologie avait pris le pas sur la notion traditionnelle de sainteté : pour être béatifié ou canonisé, un pape doit avoir exercé des vertus chrétiennes héroïques non seulement comme chrétien, mais comme pape, ou alors avoir été martyrisé. Est-ce vraiment le cas ?
Mais derrière ces trois canonisations se profile en réalité un autre message : la canonisation du concile Vatican II et des trois hommes qui l’ont fait : le premier l’a porté sur les fonds baptismaux, le second en a construit les fondations, le troisième l’a fait grandir jusqu’à l’âge adulte.

3 papes saints de suite, du jamais vu. Ou plutôt, si : les 53 premiers papes furent tous saints, ceux des débuts de l’Eglise. Un peu comme si la nouvelle église issue du concile voulait l’imiter, preuve qu’il s’agit bien d’une rupture, d’un nouveau commencement, méritant d’être souligné par ces canonisations.

L’Eglise nous dit donc sérieusement que de 1958 à 2005 sans quasiment discontinuer -mis à part les 33 jours de Jean-Paul Ier- soit tout de même 47 ans, nous n’avons eu que de saints papes, si saints qu’ils méritent d’être honorés et portés sur les autels.

Pourtant, n’importe qui reconnaît, y compris dans l’Eglise issue du concile (que nous appelons conciliaire), que cette même période est caractérisée par une chute vertigineuse du nombre de fidèles pratiquants ainsi que des vocations, et d’une crise de la foi sans précédent.
Question : comment l’Eglise peut-elle connaître de tels problèmes de fond tout en ayant à sa tête de saints hommes ? N’est-ce pas paradoxal, et même contradictoire ?
Surtout qu’il s’agit là d’une crise spirituelle et non matérielle ; or justement l’Eglise a charge d’âmes.
Reposons donc la question autrement : comment des saints peuvent-ils faire fuir les âmes, alors que la sainteté repose, en principe, sur leur capacité à les attirer auprès d’eux ?

La réponse est simple, elle brûle les lèvres, et en même temps elle soulève une terrible question :
Parce que ces papes ne sont pas saints.
Parce que le concile n’est pas saint.
Parce que « Rome a perdu la foi » et est « devenue le siège de l’Antéchrist » (Notre-Dame à la Salette).
Parce que nous sommes arrivés au degré d’imposture finale, un des pires qui soit parce qu’il sème une confusion aux proportions irréparables dans les esprits ; celui de procéder à de fausses canonisations – ou plus exactement à des canonisations pour des motifs idéologiques et non religieux. Un comble pour une religion, surtout pour la seule à avoir des saints.

Mais restons sur le cas de Paul VI puisque c’est celui qui nous occupe.
Jean-Baptiste Montini, successeur de Jean XXIII, fut élu pape en 1963, durant le concile Vatican II, ouvert 9 mois avant, et qui se terminera en décembre 1965.
Lui-même vécu jusqu’au 6 août 1978, soit un pontificat de 15 ans.

 

Ecarté par Pie XII pour traîtrise

On a maintenant la preuve, avec le recul et parce que tout finit par se savoir, que la franc-maçonnerie ecclésiastique cherchant à prendre le pouvoir dans l’Eglise, avait jeté son dévolu sur Mgr Montini, son poulain privilégié, qu’ils avaient formé et préparé pour être le successeur de Pie XII.
Cette infiltration de l’Eglise par la franc-maçonnerie commençait à se faire sentir, c’est pourquoi Pie XII chargea l’abbé Luigi Villa de repérer et démasquer tous les hauts prélats appartenant à cette organisation secrète, ennemie mortelle de l’Eglise. Il s’appuya également sur d’autres hommes comme le colonel Arnauld, ancien membre du Deuxième bureau français.

Sous le pontificat du pape Pie XII, Mgr Montini fut nommé pro-secrétaire d’état en 1944 avec Mgr Tardini. La secrétairerie d’Etat au Vatican est l’équivalent de notre Matignon. Ces deux prélats étaient donc en quelque sorte de « vices-premiers ministres » sous l’autorité directe du pape.

Il fut apporté la preuve à Pie XII que son pro-secrétaire d’état Montini entretenait des rapports secrets avec l’Union soviétique, régime communiste anti-catholique, à l’insu du pape et donc le trahissant, ce qui explique la brusque décision de Pie XII en novembre 1954 de démettre Montini de ses fonctions de pro-secrétaire d’état, et de l’éloigner de Rome en le nommant archevêque de Milan.
De plus, malgré les pressions de certains hauts prélats (afin de satisfaire les exigences de la franc-maçonnerie ecclésiastique), Pie XII se refusa toujours de nommer Montini cardinal, ce qui l’excluait de facto du collège des cardinaux et donc de la liste des prétendants à la papauté.
(plus de détails sur Paul VI ici)

Ceci contrecarrait grandement les projets de nos ennemis : avoir un pape « selon leurs besoins« . Pas nécessairement franc-maçon lui-même, mais inféodé à la franc-maçonnerie, afin de lancer leur fameux projet de réforme de l’Eglise.
Il fallait pour cela un homme décidé et acquis à leurs idées, et surtout jeune, afin d’avoir le temps de mettre en place le plus grand projet de destruction qu’ait connu l’Eglise.

Donc, mis au courant de la dangerosité de Montini par l’abbé Villa et le colonel Arnauld, le pape Pie XII l’écarta du pouvoir et l’empêcha d’être son successeur. C’est pourquoi, nous le savons aussi aujourd’hui, ils durent se résigner à faire élire un pape de transition, qui fut Jean XXIII, non sans mal puisque le cardinal Siri fut d’abord élu au conclave de 1958, et dut renoncer sous la pression. Car maintenant que les ennemis étaient arrivés au but, ils ne pouvaient plus laisser filer ce pouvoir tant convoité.
Ils ont choisi Roncalli (Jean XXIII) parce qu’il était un des leurs, et parce qu’ils le savaient malade : les quelques années lui restant à vivre devaient suffire pour résoudre ce contretemps. Les deux choses que devait faire Jean XXIII étaient de nommer Montini cardinal (ce fut fait au premier consistoire du 15 décembre 1958, soit seulement un mois et demi après son élection !) et convoquer le concile, ce qu’il annonça le 25 janvier 1959, soit 3 mois après son élection.
Qui était pressé ? Jean XXIII ou le groupe de pression qui tire les ficelles dans l’ombre ?
Il n’y avait plus qu’à attendre qu’il meure tranquillement, afin que Montini puisse prendre la place.

Ce fut chose faite en 1963.
Commence alors le pontificat de celui qui fut, probablement, le pire pape de l’histoire de l’Eglise.

 

Paul VI, le plus grand destructeur de l’Eglise

Je sais bien que j’instruis ici un article à charge sur Paul VI, mais la pile des mauvaises actions est tellement plus élevée que celle des bonnes, que la balance est considérablement déséquilibrée.
Il faut que les gens sachent.

Nous allons ici décrire quelques aspects marquants de son pontificat, suffisamment pour comprendre que ce pape ne peut en aucune manière être ajouté à la liste des saints, à moins de raisonner d’une façon inversée.
Une liste plus complète de toutes ses (mauvaises) actions est consultable ici.

 

1) L’intronisation de Lucifer au Vatican le 29 juin 1963
Le pape Paul VI est élu le 21 juin 1963, ce qui en soi est déjà un signe puisque c’est le jour de la triple donation de Jeanne d’Arc. A qui allait-on transmettre l’Eglise via Montini ? La réponse vint huit jours après. Don Luigi Villa l’a révélé, mais aussi le père Malachi Martin, ancien secrétaire du cardinal Bea, qui décrit la scène dans son ouvrage La maison battue par les vents.
Une double messe noire fut célébrée simultanément à Rome et Charleston (États-Unis) le 29 juin 1963 afin d’introniser Satan dans la chapelle Pauline, donc au Vatican.
Ceci est la preuve que Jean-Baptiste Montini était bien l’homme qu’ils attendaient, celui qui devait faire basculer l’Eglise dans la société de l’Antéchrist, en faire même l’Antéchrist-religion.
Le lendemain, 30 juin, Paul VI était couronné.
La triple donation est claire : l’Eglise est confiée à Paul VI, qui transmet le pouvoir à Satan, qui le lui rend le lendemain.

Beaucoup de gens se sont interrogés sur la fameuse phrase de Paul VI « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu » prononcée le 29 juin 1972. En fait l’explication est simple : c’est un aveu, une affirmation, par quelqu’un qui était bien placé pour le savoir. Voilà pourquoi il l’a prononcé le jour anniversaire de cette intronisation, neuf ans après.
Le 21 décembre prochain cette élection soufflera ses 666 bougies : le fait que ces 666 mois tombent le jour de la fin du monde (supposée en 2012) est-il vraiment un hasard, ou un avertissement du Ciel, avec six ans d’avance ?

 

2) Le concile Vatican II
Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Je me contenterai de souligner trois points :

a) La rupture avec le passé. Ce n’est un secret pour personne, ni même un point de désaccord : du concile sortira une nouvelle Eglise, appelée conciliaire, en rupture d’abord liturgiquement, puis doctrinalement. Que je sache, aucune religion ne s’est mise en rupture avec son passé, même les « églises » protestantes, au contraire elles y puisent leur force et leur légitimité. Rien que cet aspect devrait nous faire réfléchir.

b) la mise en conformité avec l’esprit du monde. Cette rupture s’explique notamment par l’évolution de la société, qui depuis le début du siècle, était entrée dans une ère de prospérité et de progrès technique et scientifique hors normes. Or, peu le soulignent, mais cette nouvelle façon de vivre va entraîner un changement de mentalité.
Pour la première fois, l’humanité entrevoit la possibilité de se passer de Dieu, car l’homme parvient à une maîtrise qui lui permet non seulement de tout régler, mais d’acquérir des fonctions anciennement du domaine exclusif du divin. Par exemple, la capacité de modifier la création dans son essence même, par la génétique. Cette civilisation du progrès matériel s’oppose à la civilisation spirituelle construite par la chrétienté, qui repose non pas sur l’homme mais sur Dieu.
Or les Pères du concile, même inconsciemment, avaient bien perçu le véritable enjeu : peut-on s’opposer à cette nouvelle société dont la mentalité est en contradiction avec la nôtre ? Ils ont essayé, portés par le courant libéral, de rendre compatible la foi avec cet esprit (païen) du progrès technique. Voilà la véritable signification du fameux « esprit du concile« .

c) l’adoption de la religion de l’homme. Le problème principal de cette position consiste en fait à reconnaître une civilisation où la gloire de l’homme prend le pas sur celle de Dieu, car par elle, l’homme se divinise par la matière et entre dans ce que j’ai appelé les Béatitudes matérielles. Un peu comme si l’Eglise avait voulu rendre compatible la vie selon la chair et la vie selon l’esprit. Mais on sait par saint Paul que c’est impossible. En adoptant l’esprit du siècle par cette ouverture au monde, l’Eglise bascule petit à petit dans la religion de l’homme, une religion humaniste où l’homme prend le pas sur Dieu parce que, répétons-le, il n’a plus besoin de Dieu pour progresser et résoudre tous les problèmes sur terre. Dieu devient un être abstrait, lointain, ou au contraire un ami, une sorte de copain, mais dans les deux cas il change complètement de statut, d’où la rupture nécessaire d’avec le passé. La célèbre “Pastorale de l’Église dans le monde d’aujourd’hui” y trouvera ses fondements, elle qui fait devenir l’homme “centre et chef du monde” à la place de Jésus-Christ.

 

3) Première visite à l’ONU d’un pape
Paul VI sera le premier pape à se rendre à l’ONU pour y prononcer un discours, le 4 octobre 1965. Le terrain avait été préparé par l’encyclique Pacem in terris de son prédécesseur, où pour la première fois un pape reconnaissait dans les droits de l’homme la capacité à apporter et garantir la paix. Nous sommes directement dans le nouvel esprit dont on parlait à l’instant : désormais, et c’est officiel, l’Eglise défend les droits de l’homme au lieu des droits de Dieu, elle a basculé dans la religion de l’homme.
Paul VI viendra à l’ONU répéter la même chose, ce discours humaniste qui est désormais celui de l’Eglise : « ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l’homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout la liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu’il y a de plus haut dans la sagesse humaine ». Il y a clairement remplacement du règne social du Christ par celui des droits de l’homme. Ceci est la marque de la bête, à savoir de l’Antéchrist, comme démontré dans notre précédent article du 7 octobre 2018.

 

4) Déclaration Nostra Aetate
Cette déclaration fut promulguée quelques jours avant la clôture du concile, le 28 octobre 1965. Les deux aspects révolutionnaires de ce texte sont :
– l’instauration d’un dialogue interreligieux avec les confessions non chrétiennes ;
– et pour la première fois, encore, l’Eglise reconnaît une possibilité de salut en dehors du Christ.
Ceci est en totale contradiction avec les instructions du Seigneur à l’Ascension, où il charge les apôtres de convertir le monde et non de dialoguer avec les autres religions. Quant à la doctrine du salut, là aussi Dieu le Fils a été très clair : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne peut aller au Père que par Moi » (Jean 14:6). Il est donc impossible de reconnaître quoi que ce soit aux autres religions, doctrine formulée jusque-là ainsi :  » Hors de l’Eglise, point de salut « .

 

5) La nouvelle messe
Mais l’ultime trahison, la plus voyante et la plus marquante, c’est sans conteste la modification de la messe. Il faut savoir que la messe catholique n’a pas d’équivalent dans les autres religions. Tout le monde rend un culte à « son Dieu » via des cérémonies et des célébrations, mais aucune ne prétend faire venir Dieu en personne à chaque célébration. Pourquoi ? Parce que c’est une institution divine qui ne pouvait être décidée que par Dieu en personne, et qui dépasse totalement l’entendement humain. C’est pourquoi aucun homme ne pouvait « l’inventer ». Ceci est d’ailleurs la preuve de l’origine divine de la religion catholique, à l’exclusion de toutes les autres puisqu’aucune ne possède d’éléments différentiateurs de ce type, foncièrement divins.
Là encore, la nouvelle messe, patiemment construite de 1965 à 1969 puis étendue à l’Eglise universelle et rendue obligatoire à partir du 30 novembre 1969, est en rupture totale avec celle du passé. Bien sûr qu’en deux mille ans, on a vu l’Eglise préciser, compléter, enrichir, définir, retrancher, améliorer, adapter, sa doctrine et sa liturgie, mais toujours en continuité avec l’adoration en esprit instituée par le divin Maître et transmise fidèlement par ses apôtres. C’est la fameuse continuité et succession apostolique. A aucun moment il n’y a de rupture avec l’ancien, mais plutôt une évolution et une progression s’enrichissant et se corrigeant dans le temps.
Sauf à partir du concile.
L’évolution la plus marquante, mais finalement cohérente avec cette nouvelle religion de l’homme qui se mettait en place, est le retournement des autels. Là où précédemment le prêtre et les fidèles se tournaient spontanément vers le Tabernacle où se trouve la Présence Réelle de Dieu -et donc l’endroit le plus sacré de l’église, celui vers lequel doit monter toute adoration, c’est logique-, dorénavant le prêtre tourne le dos au dit tabernacle, quand ce dernier n’est pas relégué à la périphérie, pour se tourner vers les fidèles. L’attraction principale n’est plus le Seigneur : pour le prêtre ce sont les fidèles, pour les fidèles c’est le prêtre. Une façon très nette, et très concrète, d’accomplir l’abomination de la désolation dont parle Jésus dans l’évangile de la fin du monde.
Ils ont donc retourné et décapité les autels, mais aussi modifié en profondeur la liturgie.
D’où la désacralisation manifeste du rite et des manières entraînant de nombreuses pratiques sacrilèges, comme la communion dans la main ou sa distribution par des laïcs ; aujourd’hui l’indifférence est quasiment unanime envers le Tabernacle, du moins en France, où se trouve pourtant notre Dieu en son corps, sang, âme et divinité.

Concernant ce mystère de dénaturation de la messe, je vais hasarder ici pour la première fois une théorie pour tenter de lever le doute concernant sa validité. La voici :
Bien que cette nouvelle liturgie dénature la messe, la rend bâtarde et amoindrit la foi, elle ne supprime pas le sacrement car le Seigneur est au-dessus des contingentements humains. Le cœur de la messe contient deux volets, qui sont les équivalents du jeudi saint et du vendredi saint, à savoir l’institution d’un rite sacré transmissible et répétable (la Sainte Eucharistie – jeudi saint) et le renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix (offrande au Père du sang rédempteur du Fils – vendredi saint). Or la nouvelle messe occulte presque entièrement le sacrifice de la croix au bénéfice du repas pascal. On peut donc dire que d’un certain côté cette messe abolit le sacrifice car elle réduit ce dernier à une commémoration, un repas, donc elle abolit symboliquement le renouvellement du sacrifice du Fils au Père du vendredi saint, mais elle n’abolit pas le mystère de la transsubstantiation et la Présence Réelle.
Ceci expliquerait l’extraordinaire progression du péché dans le monde depuis la nouvelle messe, car le sacrifice du sang a pour objet la Rédemption, dont le but est de « sauver son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21). Si le sacrifice du sang saute, la protection contre le péché saute.

 

6) La modification du rite d’ordination des prêtres et des évêques
On aurait pu parler aussi de la réforme du bréviaire ou de celle de l’enseignement dans les séminaires. Toutes ces réformes ont eu pour conséquence un grand amoindrissement des grâces conférées au sacerdoce, malgré la bonne volonté de bien des prêtres. Certains théologiens, souvent sédévacantistes, affirment que cette réforme du rite d’ordination des prêtres invalide le sacerdoce.
En réalité, elle est comme tout ce qui touche le concile et ce qui en sortira : elle produit des hommes tièdes, formés à s’adapter au monde au lieu de le combattre, qui confèrent des sacrements bâtards et dénaturés, mais bien valides, et qui défendent la dignité de la personne humaine avant celle de Dieu. Comment voulez-vous que les fidèles reçoivent de grandes grâces dans ce contexte ?
Ils vont les chercher directement auprès de la Vierge Marie, c’est encore le mieux à faire.

 

7) Pour clore ce chapitre sur les méfaits de Paul VI, laissons le mot de la fin à Don Luigi Villa :
« Si nous voulions faire une synthèse du pontificat de Paul VI, nous pourrions dire que politiquement, il était de gauche, qu’intellectuellement, c’était un moderniste et que religieusement, c’était un franc-maçon. En effet avec lui, la foi fut détruite par l’œcuménisme, l’évangélisation fut remplacée par le dialogue, le Règne de Dieu fut remplacé par le “Règne de l’Homme”, au nom de la laïcité et des présumés “droits de l’homme”.

 

Conclusion

L’Eglise conciliaire joue avec le feu. Elle porte la confusion à son plus haut niveau. Elle désoriente et trompe les fidèles à un degré impensable et jamais atteint. Elle créée des lésions durables et irréversibles dans la piété et dans la saine dévotion.
« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5:20). Oui, malheur à ces destructeurs.
Effectivement, ces canonisations sont le signe non seulement de la décadence de l’Eglise, mais aussi d’une intervention divine imminente, d’un terrible châtiment à la hauteur du péril, de la faute et de l’injure.

Il est impossible qu’une telle confusion soit durable car on touche ici même à ce qui est réservé au divin, car tout ce qui est saint est béni par Dieu. Si l’Eglise conciliaire a l’outrecuidance aujourd’hui d’appeler saint le concile et ceux qui l’ont fait, si elle appelle sainte la religion de l’homme que le concile a créée, si elle canonise les acteurs de ce massacre, alors la prophétie de la Salette s’est réalisée : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .

La troisième canonisation est la bonne, la trinité satanique est désormais unie sur les autels, les trois bêtes de la sixième coupe ont achevé de cracher leurs esprits malfaisants sur la terre.

Place à la 7ème période, car les jours de l’Antéchrist sont strictement comptés.

 

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