Ils ont décapité les autels

Les études eschatologiques ainsi que les écrits de lucifériens de premier plan comme Albert Pike ont démontré que le démon avait deux opposants principaux à vaincre avant de parvenir à la victoire : le pouvoir temporel, représenté par le roi de France, et le pouvoir spirituel, représenté par la papauté. Il doit impérativement abattre l’un et l’autre en commençant par le temporel car celui-ci protège matériellement le spirituel. C’est ce qui ressort des documents que nous possédons.

Or la façon qui fut retenue pour abattre le pouvoir temporel est connue de tous : la décapitation du roi très chrétien Louis XVI le 21 janvier 1793.
Albert Pike a appelé cet événement le 2èle coup de canon.
La voie était libre pour abattre la papauté mais cela ne pouvait se faire qu’au terme d’une longue guerre, patiente et acharnée, elle aussi en deux temps car la papauté d’alors possédait les deux pouvoirs : temporel et spirituel.
Rome perdit le pouvoir temporel lors de la chute des Etats Pontificaux le 20 septembre 1870 : troisième coup de canon selon Pike.
Il restait le plus dur, « l’abolition du pouvoir spirituel de la papauté chrétienne » : ce fut l’objet du concile Vatican II. Mais pour concrétiser l’abolition de ce pouvoir, il fallait qu’il y ait aux yeux du monde le même symbole que celui employé pour signifier la chute du pouvoir temporel qui protégeait la papauté : la décapitation.

Eh bien c’est ce qu’ils ont fait ; et ils l’ont fait devant tout le monde sans que personne -ou presque- ne comprenne la portée mystique, symbolique et spirituelle de ce qui fut un quasi-déicide : ils ont décapité les autels !

L’enjeu est très simple à comprendre et il est d’une portée colossale.
Il suffit pour cela de connaître la signification profonde des gestes liturgiques et la symbolique qui leur est associée.

Le jeudi saint, en fin de cérémonie, on procède au dépouillement des autels.
Voici comment mon missel de 1961 présente cette opération particulière : « On a donné à ce dépouillement du Jeudi saint un caractère sévère ; l’autel symbolisant le Christ, l’Eglise rappelle par cette cérémonie l’accomplissement de la prophétie « ils se partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement ». En ce jour anniversaire de la sainte Cène, il convient de restaurer la vénération solennelle de l’autel. »

Oui vous avez bien lu : « L’autel représente le Christ » !

Cette cérémonie du dépouillement des autels s’effectue en chantant le psaume 21, qui est le psaume de la Passion.

Le célèbre Dom Guéranger explique la mystique du dépouillement des autels au jeudi saint : “(A la fin de la Messe), le Célébrant reparaît (…), et se dirige vers l’autel majeur. Il y enlève les nappes qui couvrent et ornent la table sainte. Ce rite lugubre annonce que le Sacrifice est suspendu. L’autel doit demeurer nu et dépouillé, jusqu’à ce que l’offrande journalière puisse être de nouveau présentée à la Majesté divine ; mais il faut pour cela que l’Epoux de la sainte Eglise, vainqueur de la mort, s’élance vivant du sein de la tombe. En ce moment, il est aux mains des Juifs qui vont le dépouiller de ses vêlements, comme nous dépouillons son autel. Il va être exposé nu aux outrages de tout un peuple : c’est pourquoi l’Eglise a choisi pour accompagner cette triste cérémonie le psaume 21, dans lequel le Messie expose d’une manière si frappante l’action des soldats romains qui, au pied de sa croix, partagent ses dépouilles. (…) Tout est muet, tout est glacé dans le saint temple. La majesté de notre Dieu s’est retirée dans le sanctuaire écarté où repose la Victime universelle [le Reposoir] ; et on n’approche de cet asile mystérieux qu’avec le silence du respect et de la componction.”

 L’abbé Le Gal de l’IMBC montre le lien de cette cérémonie avec le Vendredi saint :
« La “Messe” des Présanctifiés le vendredi saint : Il ne s’agit pas d’une Messe puisque le sacrifice n’est pas offert (ni consécration, ni double consécration). Le prêtre communiera en prenant l’hostie consacrée la veille (la même qui est restée au Reposoir, voir ci-dessus, d’où le nom de pré-sanctifiés). Selon l’usage pluri-séculaire dans l’Eglise de Dieu, seul le célébrant communie ce jour-là, ni les autres prêtres s’il y en avait dans le même lieu, ni les fidèles. Aucune Messe n’est offerte ce jour-là dans l’Eglise ! Cette communion par le célébrant seul a pour but d’insister sur le fait que Dieu nous a rachetés seul (Il a choisi librement d’y joindre la Sainte-Vierge, et Il nous donne la possibilité d’y joindre nos efforts, mais ce  sont des cadeaux purement gratuits faits à l’humanité). »

Après ces nécessaires éclaircissements qui nous éclairent non seulement sur la mystique du triduum pascal, mais aussi sur la signification réelle du Saint Sacrifice de la Messe, continuons notre raisonnement.

L’autel représente le Christ.
Mais il y a bien plus : quel est l’élément central et principal qui se trouve sur un autel ?
Le Tabernacle.
Qu’est ce que le Tabernacle ?
Le Saint des Saints. La maison de Dieu par excellence parce que Dieu s’y trouve réellement.

Les catholiques oublient trop souvent un fait essentiel : dans aucune religion avant et après le Christ, personne n’a eu la prétention et l’audace de déclarer faire venir Dieu Lui-même à chaque célébration. Personne. Ceci n’existe nulle part ailleurs.
Pourquoi ? Parce que ce n’est pas une idée humaine mais une institution divine. Seul le vrai et unique Dieu pouvait l’instituer et la faire perdurer.
Si cette institution avait été une idée humaine, elle n’aurait pu être crédible longtemps car il faut pouvoir prouver que Dieu est réellement présent, même de façon invisible.
Invisible mais présent.

Comment les apôtres l’ont-il prouvé ?
Parce qu’ils multipliaient les miracles. Là aussi c’est inédit. On peut toujours chercher dans les autres religions, qu’elles soient antérieures ou postérieures au christianisme, des actes miraculeux réalisés par les prêtres et grand-prêtres. Il y a bien quelques rares prodiges, mais rien de comparable avec l’exceptionnelle multiplication des miracles accomplis par les apôtres, les disciples et les saints des premiers siècles. On dit même dans les Actes des apôtres que l’ombre de saint Pierre guérissait les malades.

Autre caractéristique exclusive au christianisme : la notion de foi. Cela n’existait pas dans les religions antiques, sauf chez les hébreux. Et aujourd’hui, elle existe en dehors du christianisme par imitation ou ressemblance par des religions qui se réclament elles aussi du Dieu de la bible (judaïsme et Islam) pour justifier leur existence face aux chrétiens. Sauf qu’elles se sont délibérément écartées de ce Dieu quand il a révélé le mystère de la Sainte Trinité.

Apparaissent aussi les premiers martyrs ; personne jusque là n’allait mourir pour sa foi. Tout simplement parce que les dieux de l’antiquité étaient compatibles entre eux ; croire en Jupiter n’interdisait pas de le faire cohabiter avec Athéna ou Baal. Et même si chaque peuplade avait ses dieux, dont souvent un dieu principal, personne n’allait mourir pour son dieu. On pouvait tuer au nom d’un dieu, mais pas se faire tuer. Le meilleur exemple est celui de l’épisode de la statue d’or édifiée par Nabuchodonosor dans le livre de Daniel, où le roi demande à tous les peuples sous sa domination d’adorer exclusivement cette statue sous peine de la mort. Tout le monde s’exécute, sauf les hébreux.
Fidèles au Dieu unique de l’Ancien Testament, qui se révèlera intégralement en tant que Trinité Sainte via Jésus-Christ, seuls les juifs avaient déjà cette notion de foi exclusive. Il la perdront en refusant de reconnaitre le Messie en Jésus.
La chrétienté eut pour caractéristique de remplacer tous les dieux de l’Antiquité par un seul, l’unique, le vrai, alors qu’aucune autre religion ne pratiquait ainsi : les dieux s’additionnaient. Cette exigence des chrétiens, là aussi, était toute nouvelle.

Par conséquent, les chrétiens cumulent des caractéristiques uniques qui prouvent l’origine divine de leur religion :
– Un seul Dieu en trois Personnes. Unique ; inédit ; inimaginable pour les hommes.
– Un Dieu Sauveur qui vient mourir sur une croix pour sauver les hommes du péché. Unique ; inédit ; totalement incroyable et incompréhensible pour les hommes.
– Un Dieu qui institue une cérémonie particulière où il se rend réellement présent à chaque fois. Unique ; inédit ; accessible à aucune autre religion !
– Multiplication des miracles par les membres éminents de cette communauté : unique, inédit, du jamais vu, sauf chez les hébreux. Mais depuis Jésus, personne ne peut en faire autant.
– Apparition de la notion de foi ; n’existe pas chez les autres, sauf chez les hébreux de l’AT.
– Notion d’un Dieu unique qui remplace tous les autres ; n’existe pas chez les autres, sauf chez les hébreux de l’AT.
– Apparition des martyrs, c’est à dire de ceux qui préfèrent mourir plutôt que de renoncer à leur foi ou la renier. Unique aussi, sauf chez les hébreux de l’AT.

Seuls les hébreux de l’Ancien Testament (AT) partagent certaines de ces caractéristiques avec les chrétiens parce qu’ils furent choisis pour être la préfiguration de la chrétienté (le nouveau peuple de Dieu), et parce que le Messie devait en être issu.
Il est bien évidemment essentiel de savoir que le judaïsme issu du refus de la reconnaissance du Messie n’est pas l’héritier des hébreux de l’Ancien Testament. Le royaume leur a été enlevé pour être remis à une nation qui en rapportera désormais les fruits : le christianisme.

Cela veut dire, et c’est le premier volet de cet article, que la présence du Tabernacle au centre de l’autel est aussi le centre de toutes les attentions car il contient un fait unique que n’importe quelle autre religion nous envie (et nous hait pour cela) : LA PRESENCE RELLE DE DIEU dans ce tabernacle, dans le Saint des Saints.
Dieu n’est pas partout : il est dans la Sainte Eucharistie et donc dans tout tabernacle qui contient des hosties consacrées.
Personne d’autre, je dis bien personne, n’a cet honneur, ce privilège, cette chance unique d’avoir Dieu avec lui et chez lui !

 

La preuve de l’abomination par l’image

En retournant l’autel dès 1965 dans le cadre de la réforme liturgique, l’Eglise en a retiré le tabernacle, c’est à dire le Saint des Saints ; elle a commis « l’abomination de la désolation« , par la mise à l’écart de Dieu dans sa propre maison, et surtout, puisque l’autel représente Jésus-Christ, elle a symboliquement décapité son Maître et Dieu.
Ceci conjointement avec la perte de son pouvoir spirituel via le concile Vatican II, notamment par la déclaration Nostra Aetate, seconde abomination où elle renonce désormais à placer en priorité le salut des âmes par la croyance nécessaire et obligatoire en l’unique et Dieu et seul Sauveur : Jésus-Christ. A partir de Nostra Aetate, l’Eglise reconnaît implicitement à d’autres religions non chrétiennes la possibilité de conduire les âmes au salut. Plus qu’un mensonge, c’est un déicide caractérisé. Une trahison à la fois de son Dieu et des hommes.
Albert Pike peut jubiler : son quatrième coup de canon a été tiré le 28 octobre 1965, la papauté a abandonné son pouvoir spirituel et elle le prouve par la décapitation des autels en y retirant le tabernacle.

Aujourd’hui les prêtres célèbrent la messe en tournant le dos à Dieu, si le tabernacle est situé sur l’ancien autel au centre du chœur, ou pire sans s’en préoccuper lorsque le tabernacle est relégué sur le côté. Cela veut dire que plus personne n’a vraiment la notion de QUI se trouve dans le tabernacle.
On en arrive à des aberrations où les gens qui passent devant l’autel s’inclinent (pour saluer qui ?) sans un geste ou un regard quand ils passent devant le tabernacle. Un peu comme si dans une pièce où se situe l’homme le plus important de la nation, le président de la République, j’allais saluer une cheminée vide alors qu’il est assis à 3 mètres. Tout le monde trouverait cela ridicule. Là, on fait en permanence la même chose et tout le monde trouve ça normal.

De même, quand le prêtre célèbre la messe, il est sensé s’adresser à Dieu et renouveler le Sacrifice du Fils au Père. Pour s’adresser à Dieu, il lui tourne le dos !
Imaginez le scénariste d’un péplum qui met en scène une cérémonie où le grand-prêtre s’adresse à Jupiter dans son temple en présence du peuple. Il est évident que pour parler à Jupiter, le prêtre se tourne vers la statue monumentale du dieu. Tout le monde comprend ça. Et nous, qui n’avons non pas sa statue mais SA PRESENCE RELLE, on lui parle en lui tournant le dos, ou bien en nous adressant au peuple alors qu’il est présent à 3 mètres sur le côté !
C’est renversant. Quand on sait l’importance que revêt la présence de Dieu en un lieu, surtout sacré, on ne peut avoir l’outrecuidance d’agir comme si sa présence était secondaire, voire négligeable.

On se rend mieux compte en image de l’abomination que constitue la nouvelle messe :

AVANT

 

APRES

(première messe de Paul VI face au peuple le 7 mars 1965).

Qu’est-ce qui a disparu entre les deux ? LE TABERNACLE !

 

La messe n’est pas un repas mais le renouvellement du Saint Sacrifice de la croix

Le second volet de cet article a pour but de rappeler un autre fait essentiel largement occulté par la réforme liturgique et la nouvelle messe de Paul VI.
Pour quelle raison Jésus est-il venu sur terre ?
L’ange Gabriel l’a dit à saint Joseph « c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Voilà la raison profonde.
Comment Jésus sauve son peuple de ses péchés ?
Par le sacrifice de son sang sur la croix.

Sa mort est le sacrifice suprême de Dieu pour sauver les hommes du péché : elle a pour but la rémission des péchés passés (effacement des péchés de l’Ancien Testament et réouverture du Ciel, fermé au péché originel), et de donner aux hommes des générations futures les moyens du salut par la grâce sanctifiante procurée aux hommes par le renouvellement de son sacrifice sur la croix à chaque messe.
C’est pourquoi les mérites de sa mort sur la croix sont permanents par le biais de l’Eucharistie, qui est le corps du Christ sacrifié et le pain de la vie. De quelle façon ? Parce que nous obtenons par ce biais les grâces et les forces nécessaires pour combattre avec succès le péché.
Voilà l’explication du martyr de Notre-Seigneur, il est universel et spirituel ; l’enjeu est la rémission des péchés et l’extension du salut à l’ensemble du genre humain par le biais des sacrements.

Nous devons connaître le fondement même de la messe, hélas trop méconnu par les catholiques contemporains : la double signification du pain et du vin.
– Le pain de vie, ou commémoration du jeudi saint, nous donne la vie divine. C’est par lui que les hommes deviennent des temples du Saint-Esprit, que Dieu est en nous et nous en Dieu. C’est pourquoi Jésus explique cet aspect le jeudi saint à la Sainte Cène.
– Le calice du salut est l’accomplissement du sacrifice parfait, l’effacement des péchés accomplis et la promesse de les effacer à nouveau par le renouvellement du Saint Sacrifice de la croix par l’offrande de la coupe. Le calice est le renouvellement du vendredi saint et donc de la rédemption et de la promesse faite à nos pères et révélée à Zacharie et à saint Joseph.
C’est pourquoi la Sainte Cène est en deux temps : au milieu du repas, le pain de vie constitue la vie divine entrant dorénavant en chaque homme par la venue du Saint-Esprit. Et à la fin du repas le sacrifice rédempteur, le versement du sang d’un Dieu, nécessaire pour obtenir du Père le pardon des fautes et l’entrée dans une nouvelle alliance.
La consécration est donc double : pour la première fois l’acquisition de la vie divine et son maintien dans l’âme de chaque homme est offerte à tous les hommes afin de les transformer en temples de Dieu et donc de les diviniser par l’Esprit. Et pour la première fois, Dieu efface les péchés commis et donne à ses enfants le sacrement qui permet de renouveler cette rémission des péchés.
Cette double grâce sanctifiante n’existait pas parce qu’il fallait d’abord l’accomplissement du sacrifice suprême du Fils au Père pour racheter nos fautes et ouvrir à nouveau le ciel, constituant par là une nouvelle alliance, définitive, avec les hommes. Définitive parce que ce règne dans les cœurs n’aura pas de fin, et parce que le salut est désormais ouvert à tous les hommes de façon inconditionnelle.

 

La messe est la garantie du Royaume de Dieu sur terre

Après l’étude des deux premiers fondements de la messe (instituer la Présence Réelle de Dieu sur terre dans les Tabernacles et sauver les hommes du péché par le renouvellent du saint Sacrifice de la croix), Il est essentiel d’approfondir le troisième fondement de la messe : celui de faire des baptisés des temples du Saint-Esprit.
La remarquable institution de l’Eucharistie par Notre Seigneur Jésus-Christ possède une autre caractéristique totalement inédite pour une religion (un inédit qui reste inégalé et inimité) car elle donne la possibilité à chacun d’accueillir Dieu en personne dans son cœur.

Dans un article sur l’Eucharistie, j’avais cité saint Thomas d’Aquin, nous expliquant que l’autre fondement de l’Eucharistie était d’accueillir Dieu en nous :
 » Connaître et aimer Dieu comme objet de la béatitude est l’effet de la grâce sanctifiante. L’avènement de Jésus-Christ dans notre âme se fait donc par la grâce sanctifiante.
Le premier effet de cet avènement est de rendre notre âme agréable à Dieu.
Un second signe de la présence de la grâce est d’entendre la parole de Dieu, non par pure curiosité, mais avec un sincère désir de la mettre en pratique.
Un troisième signe est une suavité intime que la sagesse divine produit en nous, ce qui est un avant-goût de la béatitude future.
Ce n’est pas seulement le Fils mais encore le Père et le Saint Esprit qui viennent dans notre âme et habitent en nous par la grâce.
Si nous réfléchissons sur ces effets, nous verrons que l’avènement de la Sainte Trinité dans notre âme répare tous les ravages que le péché y avait faits. »

 Le fameux troisième temple dont parlent les juifs et qu’ils sont censés reconstruire, il est là : c’est tout simplement notre cœur !
Saint Paul a expliqué et clarifié ce mystère en 1Corinthiens 6 :
« Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.
Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.
Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l’Esprit-Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu.
Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes car vous avez été achetés à grand prix. »

Par conséquent, on comprend mieux maintenant la fameuse phrase du Christ en Matthieu 24 : « Quand vous verrez l’abomination de la désolation, dressée en lieu saint » il parlait de cette conquête sans précédent des âmes par Satan, rendue possible par la nouvelle messe !
L’abomination de la désolation, je l’ai déjà dit, c’est très certainement la nouvelle messe, car elle a permis le blocage des âmes, des cœurs et des esprits, et donc la possibilité pour Satan d’empêcher le Seigneur d’accéder aux lieux saints, c’est à dire notre cœur et notre âme !

Comment est-ce possible ?
Parce que nous l’avons vu, en décapitant les autels, on supprime la notion de déférence et d’adoration à la Présence Réelle de Dieu. On perd le sens du sacré et on néglige le Saint des Saints, dans les deux sens du terme.
Parce que la nouvelle messe s’est rapprochée de la cène protestante, présentant comme la commémoration d’un repas ce qui est d’abord et avant tout le renouvellement du saint Sacrifice de la croix (que n’ont pas les protestants, d’où la confusion entretenue).
Et enfin parce que cette nouvelle liturgie, par la perte du sens du sacré, conduit au final à la perte du sens de la prière et réduit considérablement sa portée et son efficacité.

Avec la messe actuelle (en français et face au public), « on rend matériellement impossible la prière personnelle, faute de laquelle toute liturgie, même attrayante et somptueuse, est vide et sans âme.
Les cantiques et les « invitatoires » incessants ne laissent plus de place au moindre recueillement. Un véritable « culte » protestant est désormais superposé à la messe, partiellement escamotée.
En effet, si une masse de prières individuelles, même très ferventes, ne suffit pas, c’est sûr, à constituer une liturgie, par contre une liturgie qui n’est pas un faisceau de prières personnelles n’est rien. Rien que du bruit et de l’apparat parfaitement vains. Car seule la prière personnelle a valeur de prière. Sainte Thérèse d’Avila disait que la prière vocale n’est prière que si elle est unie à une oraison mentale. »
(Ennemond Boniface, extrait de son livre Padre Pio de Pietrelcina, 1966).

 A la messe en latin, le fidèle est actif. Pour suivre la messe, il suit silencieusement les paroles du prêtre dans son missel, s’unissant à lui du même coup par la prière. Tout le monde prie et la liturgie favorise le recueillement grâce au silence, mais un silence actif, c’est-à-dire servant à prier et non pas à attendre, comme dans les messes conciliaires. Chez les tradis, tout le monde prie, dans la messe moderne un seul prie, le prêtre, tous les autres sont passifs.
La pastorale de la messe (tradi) précise que « le silence est le sommet de la prière ; c’est à sa qualité qu’on mesure la réussite de l’effort pastoral. »

 

Conclusion

Nous avons vu en début d’article que l’Eglise interrompt le sacrifice perpétuel le jour du vendredi saint : elle n’ose, en ce jour terrible, renouveler sur l’autel l’immolation. Le prêtre n’y consacre pas mais consomme l’hostie consacrée la veille.

Nous avons vu aussi que le psaume 21 est celui de la Passion ; on le chante le soir du jeudi saint durant le dépouillement des autels, alors que la Présence Réelle a disparu : Dieu a quitté provisoirement le tabernacle.

Je pense que le 21 décembre 2012, date en « 21 » justement, avait cette même signification : fut notifiée ce jour-là la fin du monde chrétien, l’entrée de l’Eglise dans sa dernière semaine, celle de la phase finale de sa Passion. Car il est là l’objectif du démon : suspendre définitivement le Saint Sacrifice, faire du vendredi saint un jour permanent, et donc enclencher la mort définitive de l’Eglise.

Nous sommes très proches du « Vendredi saint 15h » de cette ultime semaine de l’humanité ; très proches donc de cette disparition de l’Emmanuel des tabernacles car, même mis de côté, même outragé, même abandonné, il est toujours là parce qu’il a promis qu’il resterait avec les siens jusqu’à la fin du monde.

C’est pourquoi, le jour où l’Antéchrist qui occupe actuellement le siège de Pierre annoncera l’institution d’une nouvelle messe sans consécration ou à la consécration modifiée, ce qui revient au même, on saura alors que la fin du monde a sonné. Car l’Eucharistie ne peut disparaître, le monde n’ayant plus de façon universelle les moyens du salut. Ce jour est arrivé.

 

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Ils ont décapité les autels

Illustration principale : Monseigneur Lefebvre célébrant la messe selon le rite ordinaire, celui de saint Pie V, appelé aussi rite tridentin, le seul qui rende convenablement à Dieu le culte qui lui est dû.

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Affaire Beltrame : le sacrifice rituel maçonnique qui annonce le chaos

De Jack l’éventreur à Arnaud Beltrame, les victimes changent, les méthodes évoluent, mais les donneurs d’ordre restent les mêmes et leurs motifs sont toujours aussi sordides et occultes.
Pour les comprendre, il est essentiel de savoir comment fonctionne et raisonne cette main cachée qui dirige le monde.
Voici donc un nouvel éclairage sur l’affaire Beltrame.

Pour comprendre ces motifs, il faut d’abord connaître le contexte. Posons le décor en quelques mots.
Bien évidemment, je délivre ici une synthèse de faits que nous n’avons pas la place de justifier à nouveau. Tout ce que j’écris (concernant le « décor » et le contexte) sont des éléments qui ont été démontrés, expliqués et prouvés. Ils sont peu connus mais réels : il ne s’agit pas d’une série de fantasmes ou d’une opinion personnelle.

Elites occultes et sacrifices rituels
Le monde est dirigé de façon occulte par une organisation que saint Jean dans l’Apocalypse appelle « la Synagogue de Satan », qui elle-même contrôle selon un principe pyramidal un enchevêtrement complexe de  sociétés secrètes, à commencer par la franc-maçonnerie.
Les hommes et les femmes qui constituent le « haut du panier » ne plaisantent pas. Ils pratiquent un occultisme de haut niveau qui s’appelait palladisme du temps d’Albert Pike et qui n’est autre qu’un culte rendu à Lucifer, le prince de ce monde, c’est à dire au démon en personne.
Cette élite, à laquelle appartiennent les plus hauts grades francs-maçons, est donc composée de lucifériens fanatiques et cyniques, littéralement possédés par le démon. Ils pratiquent pour leur « dieu » des sacrifices rituels nécessaires pour l’accomplissement de leurs projets et obtenir par ce biais richesse, puissance et pouvoir sur le monde entier.
Pour mémoire, l’affaire Jack l’éventreur au XIXè siècle a mis en lumière les pratiques sacrificielles commises par le plus haut niveau de la franc-maçonnerie, et attribuées comme d’habitude à des intermédiaires choisis pour l’occasion.
Les prétendus « djihadistes » d’aujourd’hui remplacent les Jack l’éventreur et autres assassins d’enfants (affaire Grégory…) d’hier. Les sacrifices de sang sont des nécessités absolues pour ces organisations. Les exécutants changent mais les donneurs d’ordre restent les mêmes.

Le rôle de la France
D’autre part, il est essentiel de savoir que la France doit jouer un rôle majeur à la fin des temps. Les eschatologues et la Synagogue de Satan se rejoignent sur ce plan. Expliquer pourquoi serait trop long, mais les élites des deux bords savent que la France est la nouvelle Judée, du moins elle en est la figure, et que c’est en France que les derniers actes doivent se jouer.
C’est pourquoi les rabbins eschatologues expliquent que la « libération » doit partir de la France, et que l’eschatologie catholique dit aussi la même chose, même si évidemment nous n’y mettons pas les mêmes espérances.
C’est pourquoi aussi « ils » ont placé leur nouveau David sur le « trône » de France : cet homme porte le nom d’Emmanuel (le nom du Messie), il est né un 21 décembre (date symbolique de la « fin du monde » : donc il y a un lien) et il a 40 ans (âge de la sortie du désert à la fin de l’exode).
Emmanuel Macron n’est pas le Messie, car le Messie est Dieu et ils le savent très bien, mais il est « fils de David », le nouveau monarque en perspective.

Le Messie attendu
Enfin, il faut savoir aussi que ces gens sont obnubilés par leur « Messie ».
Qu’est-ce que le Messie ? Sans rentrer dans le détail, il faut savoir que le sionisme en rassemblant les juifs sur la terre d’Israël, a fait le travail du Messie ; c’est une sorte de Messie collectif car il a accompli les promesses du Messie, du moins dans leur dimension temporelle.
L’autre aspect du Messie, c’est sa dimension divine ; dans ce contexte, et compte-tenu de ce qui se profile, je pense que le Messie dans son aspect « divin » n’est autre que l’annonce du règne de leur « dieu », Lucifer. La préparation de ce règne occupe leur esprit, leur temps et leurs actions.
Un jour, proche semble-t-il, cette lumière divine illuminera toute la terre.
Nous allons voir que tout ceci a été dûment prophétisé par leur premier grand pontife, Albert Pike.
Voilà pour le décor.

 

Premier lien avec Arnaud Beltrame : la prière du 23 septembre 2012

Une fois que l’on a compris quel était le décor réel et les motivations profondes qui animent ceux qui dirigent dans l’ombre, on comprend beaucoup mieux le message du 23 mars.

Le point de départ est la prière mondiale des juifs pour obtenir le Messie du 23 septembre 2012.
Je rappelle que le signe d’Apocalypse 12 (la femme dans le ciel) du 23 septembre 2017 était DEJA connu des spécialistes en 2012.
Je rappelle aussi que les occultistes travaillent sur le long terme, c’est ça leur force, et qu’ils ont le souci de la rectitude et du détail. Nous savons maintenant qu’ils avaient, dès 2012, déjà en ligne de mire un événement qui se passerait 5 ans après.

Mais quel est le point d’arrivée de tous ces événements ? Le MESSIE bien sûr, puisqu’il fut l’objet de la prière mondiale du 23 septembre 2012.
Et que symbolise la « femme dans le ciel » d’Apocalypse 12 ? L’ouverture de la 7ème trompette, c’est à dire du dernier jour, du point final.
Dans l’Ancien Testament, la prise de Jéricho, qui marque l’entrée définitive dans la terre promise, s’effectue elle aussi au 7ème tour.
A la 7ème trompette de l’Apocalypse, Babylone chute, de même qu’au 7ème tour, les remparts de Jéricho s’effondrent.
Or au 23 septembre 2017, Israël entrait dans sa 5778ème année. Cette similitude laisse penser qu’on entrait aussi dans le 7ème et dernier tour.

Mais en quoi consiste le dernier tour ?
Par la chute de Babylone, nécessaire pour l’avènement d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre.

Qui est Babylone ?
Le monde chrétien devenu dévoyé et apostat. Donc une bonne partie du monde entier.

Comment s’effectue cette chute ?
C’est là que ça devient intéressant, car les prophéties de Pike du 15 août 1871 annonçant les trois guerres mondiales comportent d’autres enseignements et notamment cette information fondamentale : que la victoire finale verra en même temps le catholicisme disparaître et la lumière divine luciférienne apparaître aux hommes.

Beaucoup ont oublié le cynisme et la perversité de ces prophéties. Mais laissons Albert Pike l’expliquer lui-même :
« La même impulsion qui anéantira le temple d’Adonaï [c’est ainsi qu’ils présentent le catholicisme] découvrira, aux yeux de l’humanité dûment préparée, le temple jusque-là caché, de notre divin maître. Lucifer Dieu-roi verra alors le monde entier se consacrer à lui et l’adorer. »

Pourquoi Pike parle-t-il d’une « humanité dûment préparée » ? Parce que quelques lignes avant, il expliquait qu’il s’agissait de « longs travaux« , et que « la destruction du mauvais catholicisme et l’édification du bon catholicisme sont deux œuvres parallèles« .
Le lecteur perspicace notera que les lucifériens n’hésitent pas à s’attribuer le terme « catholicisme », qualifiant de mauvais celui qui fait hommage à Jésus-Christ, et de bon celui qui rend un culte à Lucifer. L’inversion satanique habituelle.
Mais surtout il explique COMMENT faire : « l’œuvre principale est celle qui a pour but de transformer les catholiques romains en libre-penseurs déistes« .
Désormais tout est clair et nous l’expliquons ici depuis longtemps : cela fait 60 ans que nous voyons se former parallèlement une nouvelle société civile et un nouveau catholicisme, et conjointement se réduire drastiquement le vrai catholicisme fidèle à la tradition.
Les catholiques qui pour la plupart aujourd’hui croient que nous partageons le même Dieu avec les musulmans et les juifs à cause d’un œcuménisme menteur et sacrilège, sont bien devenus « des libre-penseurs déistes » puisqu’en pratique ils renient ainsi la Sainte Trinité.
Ce plan maçonnique, non seulement n’est plus à mettre au futur, mais on voit bien qu’au bout de 5 ans de travail acharné du pape François, la mutation est achevée dans les esprits et le point de rupture est désormais très proche ; il ne reste plus, pour reprendre les propos de Pike,  » qu’à produire l’explosion qui fera sauter le temple d’Adonaï ».

 

Le sacrifice d’Arnaud Beltrame s’inscrit exactement dans ce processus

Nous en arrivons à Arnaud Beltrame : son « sacrifice » est organisé le 23 mars 2018, soit 66 mois après le 23 septembre 2012 dont nous avons parlé.
Or il faut savoir qu’en numération hébraïque, le mot Messie a pour valeur : 66. Et la prière du 23 septembre avait pour objet… le Messie.
Le personnage (Beltrame) a été judicieusement choisi pour un rite sacrificiel auquel les médias et les autorités vont donner ensuite une ampleur exceptionnelle, sans savoir qu’ils servaient de caisse de résonnance à des motifs qui sont loin de ce que nous présupposions.

Il fallait que la « victime » soit à la fois catholique et franc-maçon. Pourquoi ? Parce que la suite est dans la lettre de Pike.
On isole toujours le chapitre concernant la 3ème guerre mondiale sans se préoccuper de CE QUI PRECEDE ; or il faut prendre les textes dans leur intégralité. Ce qui précède, je viens de le synthétiser: détruire l’Eglise catholique à petit feu en construisant parallèlement leur monde luciférien.

Nous sommes (presque) parvenus à l’instant de vérité, et cet instant le voici.
Reprenons les termes dans lesquels Albert Pike décrit la bataille finale :
« Nous provoquerons un formidable cataclysme social qui montrera bien aux nations, et dans toute son horreur, l’effet de l’incroyance absolue, mère de la sauvagerie et du plus sanglant désordre. Alors partout les citoyens, obligés de se défendre de la minorité folle des révoltés, extermineront ces destructeurs de la civilisation. Et les innombrables désabusés de l’adonaïsme, dont l’âme déiste sera jusqu’à ce moment restée sans boussole, ayant soif d’idéal, mais ne sachant à quel dieu décerner leurs hommages, recevront la Vraie Lumière, par la manifestation universelle de la pure doctrine luciférienne, rendue enfin publique, manifestation qui surgira du mouvement général de réaction, à la suite de l’écrasement de l’athéisme et de l’adonaïsme, tous deux vers le même temps vaincus et exterminés. »

N’oublions pas…
…de la France la révolution de 1789 et ses idées (droits de l’homme…) se sont étendus au monde.
… de la France la révolution libertaire et sexuelle de mai 1968 s’est étendue au monde.
… il n’est pas exclu que le formidable cataclysme social et général dont rêvent ces esprits pourris ne parte de la France pour lui aussi s’étendre au monde entier. Dans un monde interdépendant, surtout au niveau des transactions financières, l’effet domino peut être quasiment instantané.

Commentons rapidement ce texte :
– le formidable cataclysme social : c’est peut-être la perspective à la fois la plus redoutée et la plus annoncée de ces dernières années ; cette perspective peut donc être prise au sérieux ;
– la minorité folle des révoltés : les Zadistes de Notre-Dame des Landes, les grévistes de la SNCF, les étudiants survoltés de Tolbiac… c’est quoi à votre avis ?
– Les innombrables désabusés de l’adonaïsme : les catholiques sont aujourd’hui déboussolés, tournés vers une religion humaniste n’ayant plus grand chose à voir avec le catholicisme originel, si ce n’est une certaine conception de la charité et encore… orientée vers les corps et non le salut des âmes. Pike a raison, ils sont aujourd’hui perdus et sans repères, des « chiens perdus sans collier« .
– Et surtout, le meilleur, car toute la raison du rite sacrificiel d’Arnaud Beltrame réside dans cette phrase : … »à la suite de l’écrasement de l’athéisme et de l’adonaïsme, tous deux vers le même temps vaincus et exterminés. »

Voilà pourquoi il fallait qu’il soit catholique ET franc-maçon : parce qu’ils annoncent ainsi leur plan secret : la destruction simultanée des catholiques et des athées.
Voilà à quoi sert un sacrifice de sang maçonnique : à symboliser à l’avance ce qu’ils prévoient de faire à grande échelle.
Voilà quelle est la réalité des projets de la synagogue de Satan, confirmé par ailleurs par d’autres textes (notamment les Protocoles si ma mémoire est bonne) : les catholiques ne sont pas les seuls visés ; leurs ex-amis protestants, athées, communistes et autres francs-maçons seront aussi de la partie. C’est l’hallali général. Voilà comment le démon remercie ceux qui le servent.

Hier soir, 9 avril, au dîner des évêques de France, le président Macron a exactement dit la même chose, en décrivant les trois dimensions du « sacrifice » de Beltrame :
« L’acceptation du sacrifice ancré dans sa vocation militaire, la manifestation d’une fidélité républicaine nourrie par son parcours maçonnique, la traduction de sa foi catholique ardente prête à l’épreuve suprême de la mort. Ces dimensions en réalité sont tellement entrelacées qu’il est impossible de les démêler, et c’est même inutile. Car cette conduite héroïque c’est la vérité d’un homme dans toute sa complexité qui s’est livré. »

Il faut savoir lire entre les lignes ; ces gens-là sont des occultistes de haut niveau qui pratiquent un langage figuré en réalité lourd de sens. Emmanuel Macron insiste sur le fait que les trois dimensions (le militaire, le franc-maçon et le catholique) sont entrelacées, qu’on ne peut les démêler et que c’est inutile. Normal, car dans leur esprit, c’est l’ensemble de ces trois populations qui sont prévues pour le grand sacrifice final.

C’est pourquoi, il continua avec ces mots :
« Nous comptons aussi des martyrs et des héros de toutes confessions. Et notre histoire récente nous l’a encore montré. Y compris des athées qui ont trouvé au fond de leur morale les sources d’un sacrifice complet. »
Eh oui ; il est en train de dire aux athées qu’il doivent se préparer à être sacrifiés, eux aussi.

 

Conclusion

Ce grand sacrifice final est nécessaire pour l’obtention de leur « Messie ».
66 mois après le 23 septembre 2012, le message est clair.
Il est d’autant plus clair que nous savons par les prophéties que le Messie est précédé de la chute de Babylone à la 7ème trompette ; or c’est le sens du 23 septembre 2017 qui annonce cette 7ème trompette ; or c’est bien le projet qu’ils ont formé, d’offrir à Lucifer un holocauste suprême ; or Babylone c’est le monde moderne.
Ils le savent. Ils ont relié les deux 23 septembre à 5 ans d’écart. Ils ont offert un sacrifice de sang 66 mois après pour annoncer symboliquement le chaos qui doit permettre la manifestation de leur Messie.
Messie qui est, je le rappelle, « la Vraie Lumière, par la manifestation universelle de la pure doctrine luciférienne, rendue enfin publique ».
Imaginez ces hommes tout puissants qui se répètent en boucle depuis des années cet objectif si cher à leurs yeux : rendue enfin publique… je ne sais pas si les gens comprennent vraiment ce que veut dire cette simple phrase. Car pour obtenir la lumière de Lucifer, il faut lui offrir un holocauste mondial, il faut avoir éliminé au préalable tous les gêneurs, et les athées font partie des indésirables car Lucifer entend bien se faire adorer comme dieu.

Le monde est assis sur une poudrière ; on entretient artificiellement la pression sur la Russie sous des prétexte divers et variés (Ukraine, Syrie, ingérence dans les élections américaines, affaire Skripal…) ; on multiplie les provocations en Syrie ; Donald Trump est au taquet, il a annoncé qu’il prendrait une décision majeure entre aujourd’hui et demain ; en France on créée des conflits sociaux à partir d’événements mineurs, considérablement sur-évalués… pourquoi ?
Parce qu’ils prévoient un coup énorme, le casse du siècle, le fameux passage de l’ombre à la lumière… mais pour cela il faut que l’ange exterminateur passe dans la nuit du 14 au 15… c’est la nuit du 14 au 15 (avril) que le Titanic a coulé, c’est dans la nuit du 14 au 15 (mai) que l’état d’Israël a été proclamé, c’est dans la nuit du 14 au 15 (septembre) que la banque Lehman Brothers s’est effondrée, provoquant la crise financière majeure de 2008… ils aiment bien les nuits du 14 au 15… c’est la nuit de la Pâque, la nuit libératrice.

Dans quelle mesure leurs projets se concrétiseront-ils ? Il faut que l’humanité soit punie pour ses crimes et la chrétienté pour son apostasie, ses hérésies et ses sacrilèges. Le démon aura donc encore la main pour un peu de temps car « Satan, maître du monde, se croira un instant vainqueur » (Mgr de Ségur, la Passion de l’Eglise).
Cependant, pour les justes, cette situation est paradoxalement un espoir formidable car nous savons que le Seigneur « sera un signe de contradiction » (Luc 2:34). Tel le serpent d’airain signe de salut au temps de Moïse, le Seigneur élevé en croix sera le signe du salut pour les hommes. Or l’Eglise, qui subit aujourd’hui sa Passion à l’image de son divin Maître, « sera pendant tout ce temps-là comme crucifiée, comme morte et ensevelie. » (Mgr de Ségur).
Oui, paradoxalement, cette Eglise qui souffre, cette Eglise comme morte et ensevelie, est la plus belle annonce du salut que nous puissions espérer.
Et c’est au moment où le démon se croit vainqueur que celle-ci ressuscite et qu’il est définitivement écrasé. Courage, patience et persévérance, il est tout près de se déclarer vainqueur.

 

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Illustration : Affaire Jack l’éventreur ; cette sordide affaire criminelle révéla les crimes de sang sacrificiels de la haute franc-maçonnerie.

Le troisième Testament

« On ne voit bien qu’avec le cœur ; l’essentiel est invisible pour les yeux. »
Cette phrase ne s’applique pas uniquement à ceux qui vivent de la grâce divine. La synagogue de Satan en a fait aussi un de ses principes. On ne peut d’ailleurs que constater le goût du secret de ces gens-là, à commencer par les sociétés secrètes dans lesquelles ils se réunissent, dont on ne sait en réalité quasiment rien, mais aussi leurs pratiques ésotériques, leurs rites et initiations secrètes, leurs langages et leurs codes secrets, leur culture de la dissimulation, le recours fréquent à des intermédiaires pour exécuter leurs basses œuvres (les fameuses attaques ou attentats sous fausse bannière), et j’en oublie.
Même s’ils communiquent au grand public certains de leurs projets, c’est toujours de façon ambigüe, équivoque, secrète, presque invisible au non initié.
C’est pourquoi beaucoup d’observateurs extérieurs se trompent quand ils croient que les véritables élites dirigeantes se révéleront un jour et expliqueront dans des termes clairs leurs desseins et les véritables ressorts de leurs agissements.
Il est même probable qu’ils considèrent que le commun des mortels n’a pas à savoir ce que elle, l’élite, a projeté. Nous n’en sommes pas dignes et ce n’est pas notre rôle : le vulgus pecus moyen doit se contenter d’être un bon consommateur, formaté à la pensée unique et esclave de ce mode de vie et de sa mentalité.

Par conséquent, si nous voulons comprendre convenablement la signification réelle de certaines de leurs décisions, nous devons aller chercher le sens ésotérique qu’ils lui ont donné. Nous devons décoder leurs messages. Nous devons soulever la couche de brillant qui cache la noirceur réelle de l’objet. Une fois de plus, je le répète, l’élite n’a pas pour but de nous décrire ses intentions ; elle agit au grand jour mais par en-dessous. La véritable signification est presque toujours cachée.
Donc on ne voit bien qu’avec leur cœur à eux.

C’est ainsi qu’il faut comprendre la décision récente du Vatican d’instituer une nouvelle fête : Marie Mère de l’Eglise, fixée au lundi de la Pentecôte, et applicable dès cette année.
Ces gens-là ne font pas les choses pour rien, et ils sont trop avancés dans la destruction des fondements de l’Eglise pour que l’on contente de l’explication du bureau de presse du Vatican, selon lequel l’objectif est de développer la « vraie piété mariale ».
Déjà le terme « vraie » devrait nous interpeller, comme si nous n’avions pas su jusqu’à maintenant développer une piété mariale convenable.
Mais l’essentiel n’est pas là. Il y a un message derrière cette décision, un message caché pour les non initiés, un message énorme quant à sa signification réelle.

 

Marie Mère de l’Eglise nous renvoie au traitement de la Vierge Marie par le concile Vatican II

Le décret instituant la fête de Marie mère de l’Eglise a été signé par le pape le 11 février en la fête de Notre-Dame de Lourdes, mais annoncé par Rome seulement le 3 mars 2018. Pourquoi ce décalage ? Parce que cette information est à rapprocher d’une autre, tout aussi essentielle, divulguée quatre jours après, le 7 mars : l’annonce de la canonisation en octobre prochain du pape Paul VI (béatifié le 19 octobre 2014).

Or il faut revenir 50 ans en arrière, au concile et à Paul VI, pour savoir que cette notion de Marie mère de l’Eglise fut au cœur des débats.
Le sujet n’est pas anodin puisque l’abbé Berto, secrétaire de Mgr Lefebvre au concile, ayant assisté à ses côtés aux différents sessions, écrivit que le vote du 29 octobre 1963 au concile constitua l’abomination de la désolation… ce n’est pas rien.
Alors que s’est-il réellement passé au concile concernant la Vierge Marie ?

Les détails du débat sur la Vierge Marie
Lors de la seconde session du concile (29 septembre – 4 décembre 1963), il était prévu initialement de consacrer à la Vierge Marie un « schéma » complet, c’est à dire d’en faire un sujet à part entière. Or la nouvelle définition de l’œcuménisme était déjà l’œuvre, et certains « pères du concile » proposèrent d’intégrer ce schéma à celui de l’Eglise, considérant que donner trop d’importance à la Vierge Marie ne serait pas favorable au rapprochement avec les « frères séparés » (protestants et orthodoxes).
Ce à quoi les défenseurs de la Vierge leur répondirent, par exemple Mgr Gotti le 27 octobre, que « L’œcuménisme consiste-t-il à confesser ou à cacher la vérité ? Ce concile doit-il expliquer la doctrine catholique ou celle de nos frères séparés ? Cacher la vérité nous blesse et blesse ceux qui sont séparés de nous ».
En clair, c’était : ou la Sainte Vierge, ou le rapprochement avec les protestants. Déjà.
Hélas, les défenseurs de la Vierge Marie n’eurent pas gain de cause, et le 29 octobre 1963, l’assemblée vota en faveur de la fusion des deux schémas, donc de l’intégration de celui de la Vierge Marie dans celui de l’Eglise. C’est cet événement que l’abbé Berto qualifia « d’abomination de la désolation ».

Ce n’est pas tout. Le contenu du texte a lui aussi été débattu pour les mêmes raisons, à savoir sacrifier la doctrine envers la Vierge Marie sur l’autel de la réconciliation avec les protestants. En effet il y eu une première transformation : le schéma « la Très Sainte Vierge Marie mère de Dieu et mère des hommes » était devenu « La Très Sainte Vierge Marie mère de l’Eglise ». D’autre part, à cause de l’œcuménisme et des frères séparés, on lui contesta les titres de Médiatrice et de co-rédemptrice, qui étaient prévus initialement.

Comment cela se termina-t-il ?
Puisque le schéma sur la Vierge avait été fusionné avec celui de l’Eglise, le texte définitif de ce dernier fut adopté à la fin de la troisième session du concile, le 21 novembre 1964 : ce fut le fameux texte Lumen Gentium, ou constitution dogmatique de l’Eglise, contenant le schéma sur la Vierge Marie au chapitre 8.
C’est un texte de compromis, qui ne fait pas apparaître Marie co-rédemptrice, qui mentionne seulement « Médiatrice » et non « Médiatrice de toutes grâces » et qui ne proclame pas le titre de Marie Mère de l’Eglise.
Il s’agit donc bien d’une traîtrise car la Vierge Marie n’est pas associée à l’économie de la Rédemption, encore moins pour la fin des temps, elle est présentée d’une façon vague et abstraite compatible avec les luthériens.
Ce qui fera dire au « conservateur » Ruffin, que ce « schéma voilait presque la coopération de Marie à l’œuvre de Rédemption ».
Son titre de Mère de l’Eglise n’y est même pas explicité, ce qui contraindra Paul VI à rattraper le coup dans son discours d’approbation.

Voilà l’explication :
 » c’est le pape Paul VI qui a tenu à vénérer la Vierge Marie sous le vocable de « Mère de l’Église » au cours du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, dans son discours d’approbation de la Constitution dogmatique sur l’Église « Lumen Gentium », tout en ne faisant pas partie de celle-ci. De son côté, le Catéchisme de l’Église catholique a intégré officiellement dans la foi catholique ce vocable riche en signification théologique même s’il n’a pas été le résultat d’un vote lors de ce Concile. »

Que peut-on déduire de tout cela ?
– Que cette fête de Marie mère de l’Eglise est intimement liée à Paul VI,
– Qu’il s’agit d’un message codé renvoyant au traitement de la Vierge Marie au concile,
– Que ce message codé est en lien avec le rapprochement avec les protestants et en particulier les luthériens.

Or que constatons-nous en ce début d’année 2018 ?
– Que la canonisation de Paul VI et l’institution de cette fête, sortie du placard (que l’on me pardonne l’expression) où elle était depuis 50 ans, sont annoncés quasiment en même temps ;
– Que le rapprochement avec les luthériens n’en est plus aux intentions mais aux actes, puisque le pape François a fêté l’année dernière les 500 ans de la Réforme avec grand bruit, et qu’il a signé le 31 octobre 2016 une lettre d’intention exprimant son désir de « parvenir à la pleine communion » avec les protestants.

Je pense que le rapprochement et l’unité voulue avec ceux que l’Eglise catholique considère toujours officiellement comme des hérétiques, est le signal du lancement de la nouvelle église voulue par Bergoglio et consorts.
Et nous progressons dans l’annonce de ce signal grâce à la fête de Marie mère de l’Eglise.
On ne peut le comprendre qu’en décryptant le message presque subliminal qui se cache derrière tous ces (faux) sourires et ces présentations mielleuses.

 

La fête de Marie mère de l’Eglise révèle le troisième Testament

Derrière mes propos, il y a deux notions : celle de troisième Testament et celle de calendrier secret.
Commençons par le plus simple : le calendrier.

Le calendrier
Il a été décidé par le Vatican que cette fête serait fixée au lundi de Pentecôte, dès cette année.
Par conséquent, la première fête de Marie mère de l’Eglise sera célébrée le 21 mai 2018.
Je me trompe peut-être, mais il est probable qu’ils aient choisi cette date uniquement pour 2018, parce ce jour tombe un 21 et au mois de mai.
Revenons au début de l’article : derrière Bergoglio, il y a l’élite aux commandes du monde, cette élite qui le dirige en secret (« une main cachée dirige » avait dit en son temps Pierre Virion) : la synagogue de Satan.
Celle-ci a signifié la fin du monde un 21 : le 21 décembre 2012. Depuis, nous avons décrypté le sens réel de ce message : il annonçait la fin du monde chrétien par l’élection, trois mois après, de Bergoglio l’Antéchrist sur le trône de Pierre. Première bête.
Puis le jour de son apogée, 14 mai 2017, la synagogue a placé sur le trône de France son grand monarque, Emmanuel Macron. Deuxième bête.
Il lui restait un an. Symboliquement, elle sera parvenue à 70 ans accomplis le 14 mai 2018, c’est bibliquement la fin de l’exil par la chute de Babylone.
Babylone, le monde chrétien corrompu et apostat, est effectivement sur le point de s’effondrer, il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton.
Il est donc remarquable de constater que la synagogue de Satan nous donne d’avance les deux dates de victoire des deux bêtes:

1) La victoire de la bête politique (le sionisme) le 14 mai.
La délivrance sera alors officielle (mais pas forcément visible pour le vulgus pecus comme expliqué au début de l’article), d’où le choix de Donald Trump de lui donner une reconnaissance officielle ce jour-là.

2) La victoire de la bête religieuse (la nouvelle église) le 21 mai.
A quelques jours d’intervalle, le « 21 » mai a une valeur identique au « 21 » décembre, 65 mois après.
Dans ce cas, s’agissant du lancement d’une nouvelle Eglise, la mère en question, même si elle porte le nom trompeur de « Vierge Marie », est en réalité Astarté, la divinité féminine préférée du démon.

Il risque d’y avoir beaucoup de déçus, parce que ce nouveau monde se met en place sous nos yeux mais subrepticement, presque naturellement, comme l’évolution logique d’une situation déjà entérinée dans les esprits, grâce à la préparation psychologique préalable rendue possible par la puissance de manipulation des Etats et des médias.
Seuls les initiés (du côté des armées ennemies) et les éveillés (du côté des enfants de Dieu) auront compris l’énorme remplacement qui se sera réalisé.
Sans armes. Sans révoltes. Sans guerres civiles. Sans guerre mondiale. Sans monnaie mondiale. Sans gouvernement mondial… VISIBLES… parce que tous ces points existent déjà, mais de façon cachée pour le profane. Une fois de plus, les populations n’ont pas à savoir ni à comprendre ce qui se passe réellement. Elles sont et doivent rester endormies.

Cela veut dire qu’il ne faut pas s’attendre à autre chose, les 14 et 21 mai, qu’aux commémorations et célébrations habituelles. Il ne se passera rien ces jour-là parce que les dates des véritables événements ne sont jamais données à l’avance. Toujours la culture du secret.
De plus, il est possible que la nouvelle Eglise commence plutôt à la canonisation de Paul VI : voilà pourquoi la date n’a pas encore été fixée… elle doit venir de très très haut.

Le troisième Testament
Avant de définir ce que recouvre le troisième Testament, voyons les éléments qui m’ ont conduit à découvrir cette notion.
Le Vatican a publié les nouveaux textes de cette fête dans le livre des heures. Déjà Yves Daoudal y a relevé une énormité : la Genèse est revisitée selon « la vérité hébraïque » du judaïsme (comme si l’Eglise avait besoin de trouver sa source dans le judaïsme !) : ce n’est plus la femme qui écrase la tête du serpent, c’est sa descendance : « il t’écrasera la tête ». Le sens originel du texte est complètement faussé, car alors ce n’est plus la Femme (qui figure autant la Sainte Vierge que l’Eglise) qui sera vainqueur de Satan, donc elle n’est plus ce maillon essentiel dans l’économie du salut que l’Eglise a toujours reconnue.
En dehors de cette faute volontaire et intellectuellement perverse, le texte majeur qui m’a mené sur la piste est celui de l’évangile choisi pour cette fête : il s’agit de l’Evangile selon saint Jean où le Christ en croix affirme à Marie et Jean : « Femme, voici ton fils », « Fils, voici ta mère » (Jn 19, 25-34).
Or ces paroles sont considérées comme le testament du Christ : il délègue les clés du royaume de Dieu à l’Eglise (figurée par Marie : notre sainte Mère l’Eglise disons-nous) et aux enfants de Dieu (les baptisés, figurés par saint Jean – les fils des dieux dira de façon imagée la Genèse, confirmée par Jésus en Jean 10:34).

Voilà la véritable explication : la notion de testament.
Pourquoi ? Parce que le troisième Testament va enfin pouvoir se révéler au grand jour. Le verront ceux qui ont des yeux pour voir, pas les aveugles-nés.

 

Le troisième Testament : la nouvelle Eglise

Il est indéniable que depuis le concile Vatican II, l’Eglise a opéré une mutation fondamentale qui s’éloigne radicalement de la forme initiale et de la mission qu’elle avaient depuis le premier pape, depuis que le Seigneur l’avait envoyée en mission avant de regagner le Ciel.
S’y être habitué et même le justifier ne change rien à l’affaire : avec le recul on peut désormais donner un nom à ce mouvement initié par l’élection de Jean XXIII le 28 octobre 1958, entré dans une phase irrévocable le 11 octobre 1962 à l’ouverture du concile. Puis ce fut la réforme la plus visible et la plus néfaste de l’histoire de l’Eglise, celle de la liturgie ; enclenchée le 7 mars 1965 par Paul VI, qui deviendra définitive le 3 avril 1969.
Vous avez ici les 4 dates les plus meurtrières de l’histoire de l’Eglise, avec la déclaration Nostra Aetate du 28 octobre 1965.

Et ce nom, il est simple : c’est le troisième Testament.
Voilà le message caché de la fête instituée par Bergoglio pour le 21 mai.
Après la longue période d’attente du Messie et la constitution laborieuse du peuple de Dieu (l’Ancien Testament), puis la réalisation de la promesse par la venue de Dieu sur terre (Jésus-Christ) formant un nouveau peuple de Dieu constitué désormais de tous les hommes qui croient en Lui (le Nouveau Testament), voici que nous sommes entrés en octobre 1958 ou 1962 dans la troisième phase, celle de l’Antéchrist, la seule où l’ennemi juré de Dieu pourra se permettre de reformuler l’Eglise, sa doctrine et sa liturgie (dans des proportions autorisées par le Ciel) dans un nouveau et mauvais sens.
Le troisième Testament est la période de pouvoir de Satan sur l’Eglise et sur les hommes (sociétés civiles) qui progresse graduellement jusqu’à ce que ce pouvoir soit total et que le démon soit sur le point de se déclarer roi de la terre et prince de l’Eglise. Nous y sommes. Nous voici presque parvenus à l’instant de vérité.
Comme toujours ce n’est qu’à la fin que nous comprenons.

 

Cette troisième église, ce troisième testament, c’est l’Eglise œcuménique.
Nous vivons l’aboutissement d’un long processus engagé au concile. « Les trois textes déterminants du concile sont historiquement issus d’un projet unique à visée œcuménique élaboré par le Secrétariat pour l’unité des chrétiens, qui fut scindé en trois schémas : le décret Unitatis redintegratio sur l’œcuménisme, la déclaration Nostra Aetate sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes, et la déclaration Dignitatis Humanae. » (abbé Claude Barthe, Trouvera-t-il la foi sur terre ?)
Ce nouvel œcuménisme proclame que les hommes peuvent trouver le salut en dehors de Jésus-Christ et, ce qui est plus grave, dans les autres religions qui pourtant refusent explicitement la divinité de Jésus. Cela est contraire aux propos mêmes du Christ dans l’évangile. Reformuler les propos du Christ ou les réinterpréter ne sont pas le signe d’une nouvelle intelligence de l’évangile, mais d’une fumée satanique parvenue au plus haut niveau.
Il en va de même pour le rapprochement avec les Luthériens, aujourd’hui presque achevé. Les hérésies protestantes sont trop graves pour être ignorées, surtout qu’elles nient les caractéristiques divines de l’Eglise : le mystère de la Transsubstantiation (miracle unique au monde où Dieu se rend réellement présent ; aucun religion n’a cette prétention, sauf nous, parce que ce n’est pas une idée humaine mais un choix divin), la dévotion envers la Vierge Marie (au statut unique au monde, elle est intimement associée par son Fils au salut des hommes), le culte des saints (le concept de canonisation est inexistant dans les autres religions, y compris protestantes, car il nécessite des miracles, ce qu’elles ne peuvent produire, preuve encore de l’origine divine du catholicisme), et enfin une direction unifiée derrière un seul homme, le pape (chose qu’aucune autre religion n’est parvenue à faire).

Le ver était dans le fruit ; dès le concile, l’ouverture aux autres religions était prévue, et surtout envers le protestantisme, sans leur demander aucune concession, faut-il le préciser. Comment se fait-il que la religion du vrai Dieu abandonne ses principes et sa ligne doctrinale séculaire alors qu’aucune autre religion, pourtant tournées vers de faux dieux, ne s’est senti le besoin de le faire ?
On a accueilli toutes les religions à Assise en 1986 pour prier pour la paix comme si elles s’adressaient elles aussi au vrai Dieu ; on signe avec les luthériens en 2016.
Le cardinal Kasper n’a-t-il pas affirmé récemment : « nous sommes très proches de la conception luthérienne de l’Eucharistie et du sacerdoce. »

Aujourd’hui, le pape François a enclenché la dernière phase, celle de l’apostasie visible, du déicide au grand jour et du panthéisme affirmé. Il a déclaré aux musulmans qu’ils pouvaient prier leur dieu comme nous prions le nôtre, et il est allé encore plus loin le 19 mars dernier, en déclarant aux 300 jeunes réunis pour le pré-synode d’octobre :  « Bonjour à vous tous mes amis. Vous avez pensé à moi? Maintenant récitez vos prières au dieu en lequel vous croyez, quel qu’il soit, et que vos doutes vous accompagnent toujours. »
Le problème est qu’un pape doit affirmer l’existence d’un seul Dieu, le Dieu vivant et vrai : Jésus-Christ, vivante représentation sur terre de la Sainte Trinité.
Personne ne lui interdit de perdre la foi en Jésus-Christ, mais alors il démissionne et il va faire autre chose. Aucun chef religieux ne s’exprime comme il le fait. Aucun.

 

Cette troisième église, ce troisième testament, c’est l’Eglise de l’homme.
A la place de la foi en Dieu, l’Eglise de l’Antéchrist a placé sa foi en l’homme et en ses capacités techniques et scientifiques. Désormais elle place elle aussi ses espoirs de paix ou de progrès dans les Etats-providence et l’ONU. C’est ce que les papes sont venus déclarer à l’ONU. La dignité de la personne humaine est au cœur de son discours, personne ne peut le nier.
Sauf qu’il y a un petit problème : elle doit défendre avant tout la dignité des personnes divines par la recherche de l’établissement de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ sur terre. Or le pape François non seulement admet la séparation entre l’Eglise et l’état (ce qui rend impossible la royauté sociale du Christ sur les nations), mais reconnaît la prééminence de la laïcité pour les affaires civiles (sans même se rendre compte que la laïcité est la religion de Satan, en remplacement du vide laissé par la chrétienté chassée des institutions).
Par condescendance pour l’homme cette église a abandonné sa langue sacrée au profit de langues profanes, et surtout a retourné et décapité ses autels. En supprimant le tabernacle du milieu de l’autel, l’Eglise a supprimé le Saint des Saints et relégué son Dieu à la périphérie. Doit-on rappeler que Jésus-Christ est réellement présent dans les Saintes Espèces et que, même invisible, la présence de Dieu dans le tabernacle est réelle. Ce n’est pas « comme si » il était là, il EST LÀ !
Les outrages, sacrilèges et indifférences permanents de son propre peuple envers un Dieu réellement présent et que le plus grand nombre ignore constitue probablement une des fautes les plus graves de l’Eglise conciliaire, conséquence directe de la décapitation des autels. Plus grave que de célébrer la messe en langue vernaculaire. La perte du sens du sacré y est pour beaucoup, et fait un tout avec la nouvelle liturgie qui en découle.
La dernière étape est connue : il s’agira de supprimer définitivement la Présence Réelle par l’instauration d’une messe œcuménique compatible avec les luthériens.
Ce jour-là, la roche tarpéienne sera vraiment toute proche du Capitole et Bergoglio et sa clique vivront leurs dernières heures.

 

Cette troisième église, ce troisième testament, c’est l’Eglise de la chair.
Tout chrétien devrait se poser régulièrement les question fondamentales qui constituent la base de sa foi, et notamment : pourquoi Jésus est-il venu sur terre ?
La réponse a été donnée par l’archange Gabriel à saint Joseph : « [Ton épouse Marie] va mettre au monde un fils ; et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est à dire Sauveur) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1:21)
Voilà la mission première de Jésus : sauver les hommes du péché ; la Rédemption des hommes sera accomplie par son sacrifice sur la croix. Puis Jésus transmettra à ses apôtres un nouveau sacerdoce, à savoir la perpétuation par l’Eglise de cette mission de sauver les hommes du péché et de la mort (de l’âme) par les sacrements, à commencer par le baptême, la confession (sacrement de pénitence) et l’Eucharistie, qui donnent et maintiennent la vie divine en nous ; ce que nous appelons l’état de grâce.
Cette mission de sauver du péché est complétée par l’obligation faite aux hommes de rendre un culte au vrai et unique Dieu ; ce sont les instructions du Christ à l’Ascension :  » Allez par tout le monde et prêchez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Marc 16:16). Car l’Eglise a charge d’âmes.
Une fois de plus le salut passe obligatoirement par les sacrements. Car sans l’aide divine, les hommes ne peuvent lutter contre le péché et les tentations du démon : « par le baptême, la pénitence et l’Eucharistie, le Christ est venu renouveler la vie d’un monde voué à la mort par le péché. »

Or quelles sont les préoccupations de l’Eglise actuelle ?
Donner la priorité aux exclus, appeler à la justice sociale, s’adresser aux « périphéries », se préoccuper du sort des migrants, « sauvegarder la maison commune » (encyclique sur l’écologie) par un partage plus équilibré des ressources. Mais aussi beaucoup de condescendance pour les autres religions.
Et puis il suffit de regarder les intentions de prières mensuelles du pape (« la vidéo du pape »).
Dans tout cela, où est la lutte contre le péché ? A quel moment se préoccupe-t-on du sort des âmes? Où est la focalisation sur le salut, qui nécessite au passage de convertir les hommes et les sortir de l’athéisme, du paganisme et des fausses religions ?
Tout le monde peut constater facilement que l’Eglise ne se préoccupe aujourd’hui que des problématiques matérielles et non spirituelles et surtout, elle a quasiment abandonné la lutte contre le péché, qui est pourtant la raison numéro un de la venue du Christ sur terre.
Bien au contraire, le pape François incite aux péchés les plus graves, ceux de la chair. Sa fameuse déclaration sur l’homosexualité est un refus de sortir les homosexuels de leur péché ; il les laisse donc délibérément se damner en s’enfermant dans leur péché, plutôt que de les en sortir.
(voilà la déclaration en question : « Le problème n’est pas d’avoir cette tendance, c’est de faire du lobbying. C’est le problème le plus grave selon moi. Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » – Pape François 29 juillet 2013)
Dans la foulée d’Amoris Laetitia, qui est le nouveau code moral de l’Eglise du troisième Testament, la lettre apostolique Misericordia et misera publiée à la clôture du jubilé de la miséricorde explique de façon encore plus claire la nouvelle doctrine : « Cela requiert, surtout de la part du prêtre, un  discernement spirituel attentif, profond et clairvoyant, de sorte que nul ne soit exclu, quelle que soit la situation dans laquelle il vit, et qu’il puisse se sentir accueilli concrètement par Dieu, participer activement à la vie de la communauté, être inséré dans ce Peuple de Dieu… »
Nul ne soit exclu… quelle que soit sa situation… on sait très bien que sont visés ici les homosexuels, les couples du même sexe, les divorcés remariés, les couples vivant en concubinage, etc… Depuis ces deux textes, certains diocèses ont commencé à appliquer concrètement ces directives, comme à Malte.
Non seulement l’Eglise ne combat plus le péché, mais elle l’accueille, elle l’encourage, elle l’insère dans un nouveau peuple de Dieu où le péché est licite, autorisé, encouragé et bien entendu absout… non pas pour l’abandonner mais au contraire, avec l’autorisation et les encouragements pour continuer.

Ce nouveau peuple, ces nouveaux comportements, celle nouvelle doctrine, cette nouvelle liturgie, cette nouvelle approche, ce n’est pas l’Eglise catholique, c’est… autre chose. L’Eglise de l’Antéchrist.

 

Conclusion

La fête de Marie mère de l’Eglise est le signe codé qui renvoie sur l’abomination de la désolation que constitue l’esprit de l’Antéchrist dans l’Eglise (« Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » – la Salette) et indique qu’ils pensent avoir gagné leur bataille contre la Sainte Vierge.

Ce code de l’ennemi est un code lié à Paul VI, au concile et à la bataille contre la Sainte Vierge.
Le lien entre la canonisation de Paul VI et la fête de Marie mère de l’Eglise, on l’a vu, se comprend dans un contexte d’union avec les protestants.
Or cette fête révèle l’enjeu réel : puisque ce titre a été gagné de haute lutte pour faire plaisir aux protestants, alors il s’agit bien du lancement de la nouvelle église œcuménique le 21 mai prochain.
Ou bien ils révèleront ou enclencheront le troisième testament, celui de leur femme, la nouvelle église, à la canonisation de Paul VI, une fois annoncées les nouvelles orientations de la jeunesse, c’est à dire de la génération Antéchrist.

Décidément, l’ennemi aime les dates en 21 ; du 21 décembre au 21 mai, nous voyons de plus en plus clair dans son jeu.
Le psaume 21 est celui de la Passion : serait-ce pour cette raison ?
Après tout, il s’agit de la Passion de l’Eglise, et le démon rêve d’un vendredi saint à l’envers, et surtout définitif : une immolation sans résurrection.
Parce que, ne l’oublions pas, le vendredi saint est le seul jour où le Saint Sacrifice n’est pas célébré : l’Eglise, en ce jour terrible, n’ose pas renouveler sur l’autel l’immolation de son Sauveur : le prêtre ne consacre pas les hosties mais distribue celles consacrées la veille.

Il est là l’objectif du démon : suspendre définitivement le Saint Sacrifice, faire du vendredi saint un jour permanent, et donc enclencher la mort définitive de l’Eglise. Ce sera fait avec la nouvelle messe œcuménique en préparation.
S’il en a le temps. Car tous ces événements sont autant d’indices de la proximité du Jour de la Colère de Dieu : plus le démon avance, plus son temps est compté. Et il ne reste plus beaucoup d’étapes.
Tant mieux ; place au règne conjoint du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

Pour télécharger le fichier pdf de l’article, cliquez sur ce lien : Le troisième Testament

 

 

Le grand pardon

 

C’est en l’honneur de sainte Anne que j’ai choisi ce titre, car nous allons parler, cette fois-ci, de la grand-mère du Christ, sainte Anne, mère de la Vierge Marie, que la Bretagne fête tous les ans avec magnificence lors du Grand Pardon du 26 juillet.
Il est utile de préciser que de la famille biologique du Christ, la seule personne dont nous ayons des reliques est sainte Anne ; pas de trace de saint Joseph ni de saint Joachim, le mari de sainte Anne.
L’autre fait à souligner, est que le Ciel a voulu que les restes de sainte Anne soient conservés en France et nulle part ailleurs. Ses reliques ont été apportées par les plus proches amis du Christ, Lazare et ses deux sœurs, Marthe et Marie-Madeleine, et quelques autres, dans le bateau avec lequel ils accostèrent aux Saintes-Maries de la mer.
Le corps de sainte Anne fut conservé en la basilique d’Apt, dans le Vaucluse, et retrouvé miraculeusement sous Charlemagne. Puis la grand-mère du Seigneur choisit Auray comme seconde demeure, en apparaissant à Yves Nicolazic au XVIIème siècle. Désormais les reliques de sainte Anne seront vénérées autant à Apt qu’à Sainte-Anne d’Auray.
Ces deux villes, et notre pays, sont donc des choix divins et non humains.

Mais quel est le lien entre sainte Anne et l’eschatologie ?
Nous allons le voir, il y en a plusieurs, et même d’importance, pour une raison très simple. Le Ciel respecte la hiérarchie humaine dont il est lui-même le concepteur : la grand-mère annonce la mère qui annonce le Fils.
N’oublions pas que sainte Anne nous aura donné la Vierge Marie, qui elle-même donnera à l’humanité son Sauveur, son Rédempteur et son Dieu : Jésus-Christ.

Or justement, grâce à sainte Anne, nous avons eu des signes visibles de l’avancement du plan divin. Nous allons ici tenter de décrypter ces signes sans nous préoccuper, pour une fois, du plan de Satan.
Ces signes vont nous aider à comprendre comment, et même quand, la septième et dernière période de l’Apocalypse va s’enclencher.

Faisons d’abord un peu d’histoire.

 

Les apparitions de sainte Anne à Yves Nicolazic

Parmi les différentes manifestations de la mère de la Vierge Marie à Yves Nicolazic à Auray, nous retiendrons deux faits significatifs.
Précisons qu’à cette époque, en 1624, la fête de sainte Anne est déjà fixée au 26 juillet depuis longtemps.

1) L’apparition de la nuit du 25 au 26 juillet 1624
Ce soir-là, sainte Anne apparaît à Yves Nicolazic, paysan breton de 33 ans, et lui dit :
« Yves Nicolazic, ne craignez pas : je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que sur la pièce de terre appelée Bocenno, il y a eu autrefois, même avant qu’il y eût aucun village, une chapelle dédiée en mon nom. C’était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu’elle est ruinée. Je désire qu’elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que j’y sois honorée ».
Sainte Anne nous donne ici une date précise : 924 ans et 6 mois avant la nuit du 25 au 26 juillet 1624, cela donne le 25 janvier 700. Conservons cette date en mémoire.

Comme les autorités religieuses de l’époque ne croient pas le paysan, la sainte va donner une preuve tangible de ses affirmations.

2) L’apparition de la nuit du 7 au 8 mars 1625
Sainte Anne apparaît à nouveau et lui dit : « Yves Nicolazic, appelez vos voisins, comme on vous l’a conseillé, menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l’image qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis ».
Le flambeau mènera Yves et ses compagnons dans le champs du Bocenno, où ils déterreront une vieille statue de sainte Anne datant de 900 ans : « c’était bien une statue, très endommagée par ce long séjour en terre humide et rongée aux extrémités, mais néanmoins conservant quelques traits assez frustes et des ombres de couleur« .
Cette preuve décidera les autorités à finalement construire la magnifique basilique que nous connaissons à sainte Anne d’Auray.

 

Les liens eschatologiques

Nous allons mettre en exergue trois liens eschatologiques, c’est à dire en rapport avec la fin des temps ; il y en a probablement d’autres.

1) saint Vincent Ferrier
Prêtre dominicain d’origine espagnole, saint Vincent Ferrier se dénomma lui-même l’Ange de l’Apocalypse. Après une vie riche au cours de laquelle il parcouru plusieurs régions, et tenta de résoudre le grand schisme d’Occident, il finit sa vie à Vannes où il mourut le 5 avril 1419. Pour avoir passé seulement les deux dernières années de sa vie en Bretagne, son nom n’en reste pas moins associé à cette région, où ses reliques sont conservées. Le choix de Vannes, dans le même département que la ville de sainte Anne d’Auray (56) n’est pas un hasard : c’est un choix divin.

2) Fatima
Nous avons vu tout à l’heure que la date précise donnée par sainte Anne renvoyait au 25 janvier 700. Or à Fatima, la Sainte Vierge a donné comme point de départ des grand châtiments un signe qui sera unanimement reconnu comme celui de l’aurore boréale de la nuit du 25 au 26 janvier 1938. La mère et la fille se rejoignent donc sur cette date du 25 janvier.
D’autre part, le voyant à qui sainte Anne s’est adressée, Yves Nicolazic, est mort le 13 mai 1645, soit la date de la première apparition à Fatima.
Ceci ne peut pas non plus être le fait du hasard, non seulement parce qu’il réunit encore une fois la mère et la fille, mais parce qu’il y a 272 ans d’écart entre les deux dates.
Or 272 est le chiffre de saint Michel (fête le 29 septembre, 272ème jour), mais aussi 2×72 font 144, soit le chiffre des justes dans l’Apocalypse.
Ça tombe bien, nous allons bientôt reparler de saint Michel.
Notons juste, en complément, que sainte Anne prend le soin d’apparaître la nuit du 25 au 26 juillet, de même que l’aurore boréale aura lieu la nuit du 25 au 26 janvier, et que notre troisième signe eschatologique se situe lui aussi au cours d’une nuit.

 

Le Boeing de la nuit du 7 au 8 mars 2014

Voilà le troisième et le plus grand signe eschatologique donné par sainte Anne : la même nuit où elle donna la preuve de la réalité de ses apparitions, nous avons eu la preuve que le monde entrait -ou allait entrer- dans la septième période de l’Apocalypse.
La nuit du 7 au 8 mars 2014 disparaissait le Boeing 777 du vol MH370 de la Malaysia Airlines avec à son bord 239 personnes.
Pourquoi est-ce important ?
– Parce qu’il s’agit de la même date : nuit du 7 au 8 mars ;
– Parce que le chiffre clé est le 777 de l’avion ;
– Parce qu’il y a 239 personnes à bord, dont 153 chinois ;
– Parce qu’il y aura un second crash d’avion, même chiffre (777), même compagnie, à quelques mois d’écart, et à une autre date clé ;
– Parce que cela se situe en 2014, année-clé ;
– Parce qu’il s’agit d’un signe dans le ciel, que ce dernier fut universel et connu dans le monde entier.

Précisons maintenant les choses :

1) La nuit du 7 au 8 mars est liée à sainte Anne mais aussi à Yves Nicolazic, principal acteur de l’événement. Or on a vu le lien direct entre Yves et Fatima, apparition elle-même eschatologique.

2) Le chiffre 777 annonce la 7ème période, très exactement le 7ème sceau, la 7ème trompette et la 7ème coupe. Nous allons y revenir.
Cependant, il est probable que cet événement ait annoncé l’ouverture de la 7ème église, un peu en décalé aves les 3 autres ; cette 7ème église s’est probablement ouverte le 27 avril suivant, par les canonisations sacrilèges de Jean XXIII et Jean-Paul II, qui ont livré alors la clé de compréhension de l’Antéchrist : il y a pile 666 mois entre l’élection de Jean XXIII et sa canonisation, prouvant par là que la bête s’est bien emparée de l’Eglise via le concile Vatican II, donnant raison à la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist« .
Il est normal que la 7ème église commence avant les trois autres « 7 », car elle inaugure une période où chacun devra choisir son camp. A compter de ces canonisations sacrilèges, il n’y a plus de doute sur la véritable nature du pape François : c’est le fameux Antéchrist-personne que tout le monde attendait. D’où la nécessité de faire un choix : rester en communion avec ce pape, ou le quitter. N’oublions pas que c’est à la 7ème église que le Seigneur vomit les tièdes de sa bouche. Les positions scandaleuses, hérétiques et visiblement maçonniques du pape François devaient, à ce stade, décider les indécis. Une chose est sûre : les 3 ans et demi de son règne visible ont commencé en 2014.

3) La signification du 239
On a vu tout à l’heure que les 272 ans d’écart entre Yves Nicolazic et Fatima concernaient les « 144 000 » justes de l’Apocalypse. La signification du 153 (les 153 chinois à bord de l’appareil) est identique: les 153 poissons de la seconde pêche miraculeuse figurent aussi les justes.
Reste le fameux chiffre 239. Celui-ci peut se lire comme une date : 23.9 ou 23 septembre.
Il fallait attendre le 23 septembre 2017 pour savoir ce que ce 239 signifiait. En effet, ce jour-là, il y eu un alignement astronomique exceptionnel où la constellation Virgo, que l’on peut considérer comme une représentation de la Vierge Marie, était revêtue du soleil, la lune à ses pieds, avec 12 étoiles proches de sa tête. Soit la représentation quasi exacte de la Femme dans le ciel en Apocalypse 12, par laquelle débute la 7ème trompette !
Alors attention, cela ne veut pas dire que la 7ème trompette a commencé le 23 septembre 2017 ; cela veut dire que le Boeing 777 du 8 mars 2014 (la mère : sainte Anne), et ses 239 passagers, renvoyait au signe de la Fille (la Vierge Marie) du 23 septembre 2017 ; les deux ont pour but d’annoncer l’ouverture de la 7ème période à une date évidemment tenue secrète par le Ciel.
Même si on ne connaît pas la date par ces biais, on a tout de même une extraordinaire information : la confirmation que l’entrée dans la septième période est désormais toute proche !

4) Le second crash d’un Boeing 777 de la Malaysia Airlines a eu lieu le 17 juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine. Même avion, même compagnie, même année.
Dans la bible, la répétition d’un élément est le signe d’une certitude.
Qu’est-ce que le 17 juillet ? La date du sacre de Charles VII en 1429, grâce à Jeanne d’Arc.
Qu’est Jeanne d’Arc ? Une envoyée miraculeuse du ciel pour sauver la France et rétablir le roi légitime sur son trône. Ce fut fait le 17 juillet justement.
Il y a donc une notion de légitimité de la couronne en filigrane de cet accident à cette date précise.
Or sainte Jeanne d’Arc est très liée à saint Michel : il fut sa principale « voix »; c’est lui qui à Chinon apporte en personne la couronne au futur roi; il est aussi lié à sa principale victoire, la délivrance d’Orléans le 8 mai 1429, car elle eut lieu le jour d’une fête de saint Michel (son apparition au mont Gargan). L’abbé Soyer ira jusqu’à dire que « Jeanne d’Arc est une personnification visible de saint Michel ».

Nos deux Boeing 777 eschatologiques sont en train de nous dire que la 7ème période commencera en deux temps, et qu’elle sera liée à saint Michel.
Deux éléments que le texte de l’Apocalypse confirme, nous allons le voir.

Entrons maintenant quelques instants dans le mystère de la 7ème période de l’Apocalypse pour essayer de mieux comprendre.

 

777 = 7è sceau, trompette et coupe

L’ensemble, bien sûr, fait partie de la 7ème église ; ceci n’interdit pas que celle-ci puisse commencer chronologiquement avant les autres, car c’est une période de choix, de discernement et de pénitence: relire les versets 16 à 19 du chapitre 3 de l’Apocalypse. Donc il est probable que la 7ème église commence en 2014. Par contre, les 3 autres 7 n’ont pas encore commencé. Pour l’instant.

Une fois la 7è église enclenchée, quel est le déroulement des opérations ?

1) La sixième période se termine par la résurrection des témoins ; à ce moment-là, il se fait un grand tremblement de terre où 7000 hommes périssent, et où la dixième partie de la ville tombe.
On ne peut savoir pour le moment à quoi correspondent ces événements, il faut attendre qu’ils se réalisent.

2) Je pense que la résurrection des témoins est similaire à l’ouverture du 7ème sceau, car le septième sceau se fait en deux temps :
– à l’ouverture, il se fait un silence dans le ciel d’environ une demi-heure ;
– puis, à l’expiration de ce délai, l’ange prend l’encensoir plein de feu et le jette sur la terre.

3) Il s’agit donc d’un événement en deux temps, dont la première partie est probablement secrète.
Je m’explique : les témoins sont ceux restés fidèles à la vraie foi, principalement ceux restés dans la Tradition, et ceux qui sont dans les mêmes dispositions du cœur et de l’âme. Il s’agit de la résurrection de la véritable Eglise en réalité, celle donc de la Tradition, et dont le chef de file est la Fraternité saint Pie X.
Cette résurrection est figurée dans l’Evangile dans au moins deux passages : la Transfiguration et la résurrection de la fille de Jaïre. La Transfiguration est l’annonce anticipée du retour en gloire du Christ, annoncée par les deux témoins (Moïse et Elie, la loi et les prophètes). Y assistent seulement Pierre, Jacques et Jean. La fille de Jaïre est une figure de la résurrection de l’Eglise, c’est pourquoi Jésus dit « elle n’est pas morte, elle dort » ; car en réalité, la véritable église n’est jamais morte, mais elle a été mise comme en sommeil, éclipsée par la fausse église, la moderniste à Rome. Or les apôtres présents sont à nouveau Pierre, Jacques et Jean. Enfin, pour ces deux événements, Jésus leur demande de conserver le secret, de n’en parler à personne jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité. Il en va de même pour notre Eglise : il y a un délai entre sa résurrection et sa visibilité effective aux yeux des hommes. Normal, car le délai en question, c’est la fameuse demi-heure du 7è sceau.
Enfin, dernier rapprochement, l’Eglise du Christ vient de vivre ce qu’il convient de nommer sa Passion ; c’est pourquoi ce sont toujours les 3 mêmes apôtres qui seront les témoins de l’agonie de Notre-Seigneur : car il y a un lien entre les 3 faits : agonie puis Passion de l’Eglise, annonce de sa résurrection par les témoins au moment du retour glorieux du Christ (Transfiguration), puis résurrection effective (fille de Jaïre), MAIS, comme pour l’épisode de saint Thomas, les incrédules n’en auront connaissance que dans un second temps : quand la 7ème période sera définitivement enclenchée, à la seconde phase du 7ème sceau.

4) Donc, après cette demi-heure de suspension, le signe de la Femme dans le ciel ouvrira définitivement la 7ème période, le fameux 777, car les 3 descriptions de l’Apocalypse concernent en réalité un événement similaire parce que c’est le même :
a) seconde phase du 7ème sceau :  » Et l’ange pris l’encensoir remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre, et il se fit des tonnerres, et des voix et des éclairs, et un grand tremblement de terre. »
b) sonnerie de la 7ème trompette : « Et le temple de Dieu fut ouvert dans le ciel, et on vit l’arche de son alliance dans son temple ; et il se fit des éclairs, des voix, un tremblement de terre, et une grande grêle. »
c) 7è coupe : « Et il se fit des éclairs, des bruits et des tonnerres, et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y en eut jamais depuis que les hommes sont sur la terre. »
Nous avons bien ici le même événement, prophétisé trois fois avec des précisions à chaque étape : le sceau nous donne le nom de l’ange, la trompette fait le lien avec la Femme dans le ciel comme signe initial (la nouvelle arche d’alliance c’est la Sainte Vierge), la coupe précise l’exceptionnelle gravité de ce tremblement de terre.
Une fois de plus, il est inutile à ce stade d’essayer de savoir à quoi ces descriptions correspondront dans la réalité, s’il faut les prendre dans un sens littéral ou figuré, ou les deux.

Par contre, nous connaissons le nom de l’ange du 7è sceau : c’est saint Michel.
Car nous savons, grâce à la liturgie, que saint Michel se tient à la droite de l’autel de l’encens ; et d’ailleurs l’Eglise ne s’y trompe pas, car elle a retenu ce verset de l’Apocalypse (Apoc. 8:3) pour le chant d’offertoire de la messe du 29 septembre.

Ceci nous renvoie à nos deux Boeing : le premier figure bien un premier événement (selon moi résurrection des témoins et ouverture du 7è sceau) et le second l’événement suivant, lié à saint Michel grâce au 17 juillet de Jeanne d’Arc.
Le premier événement sera marquant mais pas compréhensible par tous, le second sera le déclenchement de la moisson, la purification finale de la terre par le feu (l’encensoir plein de feu).

 

Le grand pardon

Nous saurons bientôt si le scénario esquissé ici est le bon. Une chose est sûre pour moi : l’anniversaire des 4 ans du Boeing, et donc du signe de sainte Anne, sera probablement le déclencheur de l’ouverture du 7ème sceau, tout simplement parce que l’événement annoncé (celui du 23 septembre) s’est réalisé entre-temps, et que les signaux annonciateurs de la chute de Babylone s’accumulent. Par exemple, en ce 2 mars, nous sommes le dernier jour des 40 jours de Jonas annoncés le 21 janvier dernier.

Se profilent donc, à très brève échéance maintenant, des événements qui provoqueront la chute de la société moderne, et qui iront en augmentant jusqu’au 777 final.
Nous en reparlerons le moment venu.

Je continue à penser cependant que cette période de suspension d’une demi-heure à l’ouverture du 7ème sceau (et que j’estime à 15 jours) servira d’ultime période pour un grand pardon des âmes qui le méritent.

De qui s’agit-il ?

Don Jean de Monléon nous le précise dans son livre Le sens mystique de l’Apocalypse :
– A propos de la 3ème partie des hommes, souvent mal traduite en tiers des hommes (Apoc. 9:15) : « On peut, sous l’angle du salut éternel, diviser les hommes en trois catégories : les innocents, qui n’ont jamais commis de fautes graves ; les pécheurs qui se repentent de leurs fautes ; et ceux dont le cœur endurci se refuse à faire pénitence. »
– A propos de la 7ème coupe, où la cité se divise en trois parties : « Les justes, qui auront toujours observé la loi de Dieu ; les pécheurs qui auront fait pénitence ; et les pécheurs obstinés« .

C’est la seconde catégorie qui nous intéresse. Les pécheurs endurcis sont déjà damnés et nous ne pourrons rien faire pour eux. De leur côté, les justes sont ceux qui justement vont se charger de sauver les pécheurs repentant, dont les yeux s’ouvriront, j’espère, grâce à ces ultimes événements. Des bons larrons, des fils prodigues, des hommes de bonne volonté, il y en a partout, et ils auront besoin de nous en ces moments cruciaux où le ciel va leur tomber sur la tête.
Le temps sera limité, mais alors les témoins pourront enfin procurer tout le bien qu’ils souhaitaient et qui ne donnait rien jusqu’à maintenant.

Ce sera le grand pardon pour ceux qui sincèrement regretteront leurs péchés et feront pénitence.
Je souhaite vraiment au plus grand nombre de saisir l’occasion qui se présentera ; ce sera la dernière, après il n’y aura plus de rémission. Surtout qu’une première moisson aura alors lieu, l’ouverture du 7ème sceau étant pour moi le passage de l’ange exterminateur ; seront concernées à priori des personnes dont le cœur était déjà trop endurci.

 

Conclusion

Puisque sainte Anne est la patronne de la Bretagne, arrêtons-nous un instant sur un autre signe de la fin des temps. Dans ses révélations, la mystique Marie-Julie Jahenny déclarait que la Bretagne serait épargnée par les événements de la fin.
Je me permettrai donc un parallèle. Un des signes les plus visibles de notre société pervertie et enfoncée jusqu’aux yeux dans le péché est ce que j’ai appelé « la béatitude matérielle » c’est à dire qu’elle trouve son bonheur dans la vie selon la chair et non dans celle selon l’Esprit. Quel est l’élément central qui permet ce bonheur, qui cristallise toutes ses possibilités et ses ambitions démesurées ? L’électricité.
Comment s’obtient l’électricité ? Par le nucléaire civil. Qu’est ce que le nucléaire, civil ou militaire ? Une énorme menace de mort collective.
Or il n’y a pas de centrale nucléaire en Bretagne. La seule initiative fut la centrale de Brennilis dans le Finistère, mais celle-ci est démantelée depuis 1985.
Doit-on prendre les paroles de Marie-Julie au propre ou au figuré ?
Je l’ai toujours dit : le monde moderne devrait être puni par où il a péché, c’est à dire les trois concupiscences : de la chair, de l’argent, et de l’esprit (l’orgueil). L’électricité étant le catalyseur des trois, il n’est pas exclu que la suppression de l’électricité soit un des premiers châtiments. Dans ce cas, la prophétie serait à comprendre au figuré : seront préservés ceux qui privilégient leur vie spirituelle à leur vie matérielle ; ceux-ci sauront se passer facilement de l’électricité.
Mais on ne peut écarter complètement le sens littéral : tant civil que militaire, le nucléaire sera, à mon sens, le signe premier du châtiment des hommes, la punition de leur folie.

Il ne faut pas émigrer vers la Bretagne pour autant ; d’abord parce que vous n’en aurez pas le temps (je rappelle qu’il faut désormais compter en jours), ensuite parce que le Seigneur saura protéger ses enfants où qu’ils soient. C’est le moment de faire un acte de foi suprême, d’appliquer dans sa vie et de faire sienne la septième et dernière parole du Christ en croix : « Père, entre vos mains je remets mon esprit« , ma vie, mon avenir, mon salut.

 

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Le jugement du monde

 

 

Conférence donnée à Pontmain par Louis d’Alencourt le 18 février 2018.
L’enregistrement vidéo s’est coupé au bout d’une heure, faute de place sur la carte mémoire. Même si l’essentiel avait été dit, il faut se reporter au texte ci-dessous pour connaître la fin.

Voici le texte de la conférence, enrichi et complété :

J’ai pour ambition dans cette conférence de démontrer que nous vivons actuellement le règne de l’Antéchrist qui est en réalité le règne total de Satan sur le monde, tel qu’il n’ a jamais été et tel qu’il ne sera plus.
Ceci a pour but de montrer que le jugement du monde est désormais très proche, car quasiment personne n’est capable d’effectuer un diagnostic viable sur l’état de déliquescence de notre société, tout simplement parce que cela a été prophétisé par Jésus-Christ lui-même :
« Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge survînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. » (Matthieu 24:38-39)

Mis à part Noé et sa famille, donc un nombre infinitésimal de personnes, personne n’était capable de dire que le châtiment général de la terre allait arriver.

Nous sommes aujourd’hui exactement dans la même situation et je suis ici pour vous expliquer pourquoi le jugement du monde est si proche.
Parce que nous avons des yeux et nous ne voyons pas, nous avons des oreilles et nous n’entendons pas. Alors ce qui devrait être évident à tous, mais ne l’est pas, je vais le montrer aujourd’hui.

Tout part en réalité de l’Antéchrist. Beaucoup de gens font fausse route dans la définition de l’Antéchrist. On en a fait un personnage central, sorte de super président du monde et chef de toutes les religions (pour simplifier), un peu comme un second Messie.
Mais il ne peut y avoir de second Messie car le Messie était Dieu en personne, Dieu fait homme, et que le démon n’est pas Dieu.
Je puis vous le dire solennellement : il n’aura jamais la possibilité de s’incarner en Messie. Jamais.
Mais il peut arriver à l’équivalent. Comment ?

Il n’y aura pas de second Dieu fait homme.
Mais Satan est le maître de l’inversion : au Dieu fait homme il opposera l’homme fait Dieu.
Voilà l’Antéchrist.
Non pas un homme seul mais un type d’homme, correspondant à une période, un système économique, politique, culturel et religieux qui génèrent un système de pensée et un mode de vie.
Ce système de pensée, Alexandre nous l’a brillamment expliqué hier, repose sur les principes platoniciens.

Satan est le singe de Dieu, il l’imite et l’imite même parfaitement.
A la messe, le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang de Jésus-Christ, mais on ne le voit pas. Sa présence est REELLE mais INVISIBLE.
La consécration luciférienne est identique : la présence de l’Antéchrist et de Lucifer est REELLE mais ON NE LES VOIT PAS.

Il y a une autre façon de savoir si nous sommes bien à la période de l’Antéchrist :
C’est l’universalité du mal
Est-ce que la planète entière communie aujourd’hui dans
– Les mêmes régimes, basés sur la démocratie parlementaire : oui
– La même idolâtrie du matérialisme, de l’argent et de l’état providence : oui
– La même mentalité : oui
– Les mêmes modes de vie : oui

Or on bascule dans le mystère d’iniquité quand non seulement l’idéologie luciférienne règne, mais surtout quand l’église ne s’y oppose plus, quand elle n’est plus le dernier rempart face à cette déferlante du mal. Il n’ y a plus de « défense immunitaire. »
Alexandre nous aurait dit : il n’y a plus de pensée droite ou plus exactement la pensée corrompue occupe tout l’espace et éclipse l’autre.
Et quand l’Eglise se laisse envahir par l’ennemi jusqu’à devenir elle-même un des acteurs ou du moins un des complices du royaume de Satan, Jésus a appelé cela l’abomination de la désolation.

Vous l’avez compris, il s’agit d’une guerre contre l’esprit.

Puisque le royaume de Dieu est un royaume spirituel, celui de Satan sera identique. D’où la grande arnaque du nouvel ordre mondial et de l’Antéchrist car tout le monde, piégé par l’esprit matérialiste influé par Satan, s’attend à un gouvernement mondial, un dirigeant mondial, une monnaie mondiale etc… or il ne verra qu’un royaume spirituel.

On n’a pas le temps ici d’expliquer en détail le lien entre l’Eglise et le plan de Satan même s’il se comprend aisément, je prendrai seulement deux citations :
1) Mgr Delassus :
« Pour tuer avec sécurité le vieux monde (et sur ses ruines établir une civilisation nouvelle), nous avons vu qu’il était nécessaire d’étouffer le « germe catholique et chrétien », en d’autres termes anéantir le christianisme dans les âmes ».
Ainsi que :
«La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme, et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme».
(Pie IX le 8 décembre 1849, aux Évêques d’Italie).

Il s’agit donc de détruire pour construire autre chose à la place.
Voyons un peu comment le diable y est parvenu.

 

La guerre contre l’esprit

Les hommes font généralement deux erreurs : ils appliquent souvent le mot guerre aux conflits conventionnels (guerres entre nations, ou à l’intérieur d’une nation : la guerre civile), et négligent une autre forme de guerre : la guerre psychologique, celle faite à l’esprit.
Ils font la même erreur concernant le mot persécution : celle-ci est souvent assimilée à des pressions d’ordre physique, voire sanglantes, en oubliant qu’il existe un autre type de persécution : celle de la pensée et de l’âme.

A la fin des temps, nous savons que le démon sera déchaîné ; nous savons aussi qu’il aura les moyens de ses ambitions, car il parviendra à la puissance absolue, celle de la bête décrite en Apocalypse 13 ; et nous savons enfin qu’il utilisera toutes les formes de guerres à sa disposition, y compris les guerres psychologiques et spirituelles.
La guerre contre l’esprit est la plus terrible car la moins visible en apparence mais la plus dangereuse de toutes.

La clé de compréhension de cette guerre nous été donnée par saint Paul en Galates 5 : vivre selon la chair ou vivre selon l’esprit.

Cette guerre fut redoutablement intelligente car elle repose sur deux piliers dont les effets sont dévastateurs à long terme, sur le monde physique comme sur les esprits, mais remarquablement séduisantes à leurs débuts.
Ces deux piliers sont :
– la création d’une nouvelle religion via la propagation de l’idéologie socialo-communiste
– l’avènement de la « béatitude matérielle »

 

Le communisme est bien plus qu’une idéologie : une religion

La terrible intelligence du communisme fut de masquer sa principale caractéristique : être une nouvelle religion. La plupart des gens y ont vu un système politique (basé sur la démocratie) et économique (basé sur le collectivisme), donc une nouvelle idéologie, rares sont ceux qui ont compris que c’était une religion. La religion de la laïcité d’état et du matérialisme athée. Et pourtant, l’essentiel était là.

Le communisme a deux facettes, qui sont successives :
La prise du pouvoir par la force (la révolution, donc une guerre civile) afin d’abattre des élites présentées comme corrompues et de donner le pouvoir au peuple en instaurant la démocratie et ses corollaires : république, droits de l’homme, laïcité d’état : c’est le communisme proprement dit.
– Puis son maintien au pouvoir et la propagation de ses idées tantôt par la force, tantôt par la propagande : c’est le socialisme.
Deux facettes d’un même système que le pape Pie XI qualifiera d’intrinsèquement pervers parce qu’il ne se limite pas à prendre le pouvoir : il s’installe durablement, mue sa force brutale en autorité établie, et surtout s’empare des esprits par la diffusion à haute dose de son matérialisme athée, qui est autant une philosophie de vie et de pensée qu’une religion.
Il contient une double notion d’éradication du système précédent, et de remplacement. Mais cette notion de remplacement est totale : politique, économique, moral, culturel, institutionnel ET religieux.
Pour résumer, le communisme est la prise du pouvoir par la force, le socialisme la prise du pouvoir par la ruse ; les deux installent dans les pays et dans les esprits, donc les têtes, une même idéologie qui est en réalité une religion.

Andréi Makine, écrivain d’origine russe entré l’année dernière à l’Académie française, perçut aussi cet acharnement religieux du communisme : dans son ouvrage le Testament français, il écrit, parlant de son enfance russe : « J’avais grandi dans la lumière démystificatrice d’un athéisme militant et presque religieux par son inlassable croisade contre Dieu. »

Le plus terrible est que personne, ou presque n’en a conscience, y compris chez les catholiques, ce qui veut dire qu’il n’y a quasiment pas de résistance intellectuelle parce que les gens n’ont pas conscience du grand remplacement spirituel que cela implique. C’est à dire qu’au début du siècle et avec l’avènement d’un socialo-communisme vainqueur qui se diffuse petit à petit dans les nations, par la force ou la ruse, une nouvelle spiritualité voit le jour sans que personne ne s’y oppose.
Sauf la Sainte Vierge à Fatima, qui est venu en 1917 nous avertir que « la Russie répandrait ses erreurs » : or une erreur n’est pas une invasion physique, et puisque cette apparition a eu lieu 3 semaines avant la révolution bolchévique, et compte tenu de la diffusion de cette idéologie dans le monde à partir de cette date, il est facile d’en déduire que « Russie » voulait dire « communisme » et même « socialo-communisme« .

Pour la première fois, nous allons assister à l’avènement d’une ère matérialiste autant dans la pensée que dans ses actes. C’est à dire que Satan s’est donné les moyens de ses ambitions.

Avant de conquérir le monde par le socialo-communisme, il a bien pris soin de s’assurer que les éléments qui lui permettraient d’asseoir concomitamment son pouvoir soient bien présents : l’électricité, l’automobile, l’aviation, l’exploitation des énergies fossiles, la science et la médecine moderne en sont à leurs débuts, mais sont les germes du pouvoir matérialiste. Satan attendait le feu vert (les 100 ans : 1917-2017) pour exploiter tout leur potentiel.

Il y a donc un rapprochement essentiel à effectuer : l’essor du communiste et surtout de sa mentalité matérialiste et athée n’aurait pas pu avoir autant de succès si parallèlement il n’y avait pas eu le progrès technique fulgurant qu’on a connu. Les socialistes se disent d’ailleurs les forces du progrès : c’est tout à fait exact, car sans l’extraordinaire progrès scientifique et technique qui a accompagné la progression de la mentalité socialiste, la religion du matérialisme athée n’aurait pas pu voir le jour.

Car en même temps va être proposé aux hommes par la force (révolution) ou la ruse (démocratie) le système politique, économique et culturel qui va avec, et surtout l’idéologie religieuse qui va avec et surtout l’état d’esprit (le système de pensée) qui va avec.
L’être humain est pris dans un étau dont il ne peut d’autant pas se défaire qu’il n’a pas pris conscience de la simultanéité, du parallélisme et surtout de la nature de l’attaque.

Car finalement, qui est contre le progrès ? Qui refuserait de voir ses conditions de vie s’améliorer, la vie humaine s’allonger, les maladies et leurs cortèges de souffrances mieux soignées, la prospérité s’étendre au plus grand nombre, la pauvreté reculer, les voyages se multiplier, les communications s’amplifier, les conditions de travail progresser… ? La liste est sans fin.

Nous disions tout à l’heure que Satan saurait séduire les hommes comme il ne l’avait jamais fait auparavant, et que pourtant ces séductions porteraient les germe de leur mort.

En effet, les dénonciateurs du communisme s’opposaient principalement à ses aspects politiques ou économiques, ou à son athéisme, mais pas au progrès scientifique et technique qui pourtant se développait de pair, alors que celui-ci présentait les mêmes caractéristiques idéologiques : le matérialisme athée, la foi en l’homme et dans ses capacités.

N’oubliez pas ce que nous disions tout à l’heure : à Dieu fait homme, Satan va opposer l’homme fait Dieu.
Après les droits de l’homme, voici le pouvoir de l’homme.
On aurait pu à l’époque faire le lien entre les deux idéologies et s’apercevoir que les deux sortaient du même laboratoire : celui de Satan tout puissant, entré dans « son » siècle.

Si vous mettez le doigt dans l’engrenage, vous êtes mort à terme, même si vous êtes chrétien -surtout si vous êtes chrétien. Car apparaît alors un dilemme qui n’existait pas auparavant : soit je choisis le progrès matériel et je suis soumis moi aussi à son système de pensée et à ses règles politiques, économiques et culturelles, soit je le refuse et je perds une occasion unique d’améliorer considérablement ma vie matérielle.
En un mot, on est revenus à la problématique principale: dois-je vivre selon la chair ou selon l’esprit ?

Seulement accepter le progrès matériel a un coût pharamineux : perdre son esprit et son âme. C’est la guerre contre l’esprit à l’état pur. On a vu tout à l’heure que cette guerre avait deux aspects :
– s’attaquer à ce que l’on a dans la tête, c’est à dire à notre mode et à notre système de pensée ; or la pensée matérialiste et le mode de vie matérialiste remplacent dans nos cerveaux la pensée et la vie selon l’Esprit. C’est donc beaucoup plus grave qu’en apparence, et surtout plus insidieux puisque les deux semblent ne pas se contredire. Nous y reviendrons.
– et puis s’attaquer à la vie spirituelle : l’esprit ne peut pas à la fois être accaparé par la vie matérielle et la vie spirituelle, l’un aura forcément le pas sur l’autre. Un autre « esprit » remplacera alors le Saint-Esprit. L’esprit du monde.

Mgr Gaume explique cela très bien :
« La partie du corps la plus universellement et la plus profondément déformée, c’est le cerveau. Le cerveau est le principal instrument de l’âme ; l’altérer, c’est altérer tout homme. Or cette déformation a pour résultat d’entraver le développement des facultés intellectuelles, de favoriser les passions brutales et de dégrader l’homme au niveau de la bête. »

Il y a donc bien eu un système de pensée qui s’est progressivement infiltré dans les esprits des populations de nos nations chrétiennes, un système de pensée pernicieux parce que basé sur la primauté de la prospérité matérielle. Un système de pensée qui donne la priorité à l’homme et à ses capacités techniques. Un système de pensée qui modifie nos cerveaux et les rends compatibles avec le monde. Un système de pensée qui efface l’implication du surnaturel dans nos vies.
Nous croyons dans un Dieu vivant ; un Dieu vivant n’est pas un Dieu abstrait mais impliqué dans la vie des hommes, à chaque instant.
Nous croyons en un monde visible et invisible.
Nous croyons que l’invisible est du domaine du surnaturel, qu’il préside à la vie humaine, en règle les moindres détails, et qu’il guide les hommes dans leurs pensées et leurs actes, en bien comme en mal.

La foi matérialiste n’est pas compatible avec la foi chrétienne, surtout si elle tend à prendre une place prépondérante. Voilà l’explication du concile Vatican II : le dilemme entre vivre selon la chair et vivre selon l’Esprit a pris des proportions tellement considérables que la vie devenait insupportable pour les catholiques, parce que, je ne le répèterai jamais assez, le progrès moderne s’accompagne d’un changement de mentalité qui implique une refonte de la spiritualité.
Donc les catholiques ont cherché, de bonne foi, à rendre compatible leur religion avec cette société du progrès, en espérant vivre la béatitude matérielle promise par Satan sans perdre leur âme. Voilà l’enjeu en réalité. Seulement les deux ne sont pas compatibles, et le piège tendu a fonctionné : vous commencez par y mettre la main, puis le bras y passe, puis tout le corps et enfin la tête.

La plupart des gens à l’époque étaient de bonne foi ; ils voyaient bien que les deux mentalités s’opposaient et que plus le monde avançait, plus le fossé se creusait. Mais comme le communisme et le matérialisme n’étaient pas perçus comme une religion, le danger n’a pas été estimé à sa juste valeur.
L’Eglise catholique pouvait donner un coup d’arrêt à cette folie, elle pouvait stopper le progrès technique si elle s’y était opposée, rendant au monde un service considérable.
Elle a préféré composer avec ce monde, acceptant les conséquences : l’apostasie de la vraie foi, puis le basculement dans la religion de l’homme, compatible avec le matérialisme, pour s’y fondre totalement aujourd’hui, puisque que la thématique dominante est devenue la dignité de la personne humaine et non la dignité des personnes divines et leur règne sur les âmes, les cœurs et les esprits, ce qui est incompatible avec la pensée matérialiste.

 

La béatitude matérielle

Jésus-Christ a promis aux hommes une béatitude spirituelle. Son royaume est celui du Saint-Esprit dans le cœur des hommes, réunis dans son Eglise : ses enfants, ses témoins, ses disciples, qui recevront en retour de leur fidélité et de leur persévérance la vie éternelle.
C’est pourquoi lors du sermon sur la montagne, il promet ses béatitudes aux pauvres de cœur, aux doux, aux assoiffés, aux miséricordieux, aux cœurs purs, aux artisans de paix, à ceux qui sont persécutés à cause de Son nom ; parce que, nous prévient-il, le monde dominé par la chair, fera une guerre sans merci à ceux conduits par l’Esprit : « réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, votre récompense sera grande dans les cieux ».
La béatitude spirituelle mène à la vie éternelle mais elle n’est pas compatible avec une terre dominée par Satan. Le concile de Trente a résumé cet aspect, nous dit Mgr Gaume, par une formule simple : « La vie chrétienne est une pénitence continuelle. »

L’extraordinaire force du démon va être de substituer à cette béatitude spirituelle une béatitude matérielle.
De faire une offre aux hommes qu’ils ne peuvent pas refuser.

En alternant son idéologie matérialiste et son progrès matériel avec de terribles massacres (les deux guerres mondiales) Satan a fait passer en substance le message suivant :

Tant que vous serez soumis à la loi de Dieu vous aurez des guerres, des famines, des épidémies, des révoltes, des catastrophes naturelles. C’est moi qui les provoque parce que tant que l’Eglise subsistera, je vous ferai toujours la guerre sous de multiples formes.
Par contre, si vous abandonnez votre Dieu, je vous promets en retour la paix et la félicité matérielle.

 Vous avez un Dieu de souffrances, je vous propose un monde de jouissance.

 Vous étiez entravés par la loi naturelle ? Je vais vous donner les clés pour vous y soustraire : vous allez pouvoir profiter des plaisirs de la chair comme jamais vous n’aviez pu auparavant. Vous appellerez cela la libération sexuelle.

 Votre Dieu soumettait votre corps à de dures lois ? Il vous avait soumis à l’enfantement dans la douleur ?Je vais vous donner la connaissance qui vous permettra d’éradiquer les maladies, de supprimer la douleur, d’enfanter quand vous voulez et sans souffrir.

 Vous viviez sous la menace constante de la famine parce que vos récoltes étaient soumises aux rigueurs du climat ? Je vais vous donner la plus extraordinaire abondance jamais vue jusqu’à présent, et supprimer toute pénurie.

 Vous étiez soumis aux lois de la création ? Je vais vous permettre de créer par vous même en vous donnant accès aux codes de la vie : végétale, animale et humaine, non seulement vous créerez vos propres ADN mais vous ferez même mieux que votre Créateur (c’est l’ambition affichée des OGM et du transhumanisme).

 Vous aviez du mal à trouver de l’argent pour financer vos ambitions ? Je vais créer le système financier le plus extraordinaire qui n’ait jamais existé, celui qui créée de l’argent ex nihilo, en quantité illimitée ; je vais vous donner ce que tout l’or du monde n’avait jamais pu faire : la plus incroyable prospérité jamais vue, le pouvoir de l’argent, un argent virtuel qui pourtant permet d’acheter tout ce qui est matériel. Je vais faire de l’argent une fin et non plus un moyen, la base tout votre bonheur.

Votre Dieu vous avait limités dans l’espace et le temps ? Je vais vous donner des ailes (l’aviation), je vais vous donner la possibilité de vous déplacer où vous voulez, quand vous voulez (l’automobile) ; cette possibilité sera offerte à tous ; vous irez même dans l’espace. Vous communiquerez d’un bout à l’autre de la terre avec une facilité déconcertante.

Votre Dieu vous a soumis à un dur régime de travail, gagner sa vie à la sueur de son front ? Avec moi le travail deviendra facile ; moins vous travaillerez et plus vous gagnerez ; des machines vous remplaceront ou vous seconderont pour tous les travaux difficiles. Mais surtout avec moi les loisirs deviendront réalité : je serai le roi des loisirs, du sport, de la détente, des vacances, du repos, des jeux, du divertissement. Avec moi s’ouvre l’ère des loisirs faciles, en quantité infinie et permanente ; fini la dure vie de labeur.

 Vous meniez une vie rude, rudimentaire, au  confort relatif ? Mes inventions vous procureront le confort matériel dont vous n’aviez jamais pu rêver. Les délices de Capoue seront permanents, accessibles à tous, et plus on avancera dans le temps, et plus les inventions s’amélioreront. Une vie de délices qui ne s’arrête jamais. Tout ce que vous voudrez, vous l’aurez. Vous pourrez satisfaire vos moindres désirs, immédiatement. Le monde n’aura plus de frontières, tout sera disponible. On exploitera les ressources naturelles pour que vous puissiez jouir de ce confort matériel à votre aise : l’énergie (électricité, pétrole, gaz…) sera disponible partout et pour tous, jusqu’à l’internet haut débit bien entendu.

 Vous viviez dans l’insécurité, la société ne s’occupait pas bien de vous ? Je vais créer l’Etat-Providence, c’est bien plus sérieux qu’une providence divine aléatoire et incertaine. La mienne s’occupera de tout, elle vous garantira police, justice, contre les dangers extérieurs et intérieurs y compris contre vous-même. Elle prendra en charge les aléas de la vie (perte d’un emploi, pauvreté…) et surtout couvrira vos dépense de santé, car avec moi on ne doit pas souffrir ! Et puis je créerai des sociétés d’assurances qui vous garantiront tous vos avoirs, afin que vous ne perdiez pas une miette de tous vos acquis de ce cher matérialisme dont vous ne pouvez plus vous passer.

 Vous étiez analphabètes, l’accès à la connaissance était limitée ? Je vais créer l’école pour tous. Elle sera gratuite. Elle vous enseignera tout ce que vous devez savoir pour devenir et rester les bons petits matérialistes, mondialistes, socialistes et athées que vous devez être, car elle vous enseignera le vrai et seul bonheur : celui de libérer les hommes du joug de ce Dieu qui vous a procuré tant de maux et ne vous promet que des souffrances.
J’en oublie probablement…

En un mot, nous avons goûté à la béatitude matérielle et cette drogue est si puissante et si agréable que personne, je dis bien personne, n’a vraiment envie de la remettre en cause.
Ceux qui espèrent le retour du Christ ou le retour du grand monarque n’imaginent pas cette période exemptée du confort de vie actuel , ils raisonnent avec l’esprit du monde.
Car, faut-il le répéter, l’idolâtrie du matérialisme s’accompagne d’un changement de mentalité, qui atteint le cerveau et influe sur l’âme. Celle-ci n’est plus en mesure d’atteindre une vie spirituelle digne de ce nom car l’esprit matérialiste qui l’encombre en a bouché toutes les entrées.
Bref Satan a réussi le tour de force d’empêcher la plupart des hommes à vivre selon l’Esprit.

En effet, la béatitude matérielle est peut-être bien agréable, mais elle mène tout droit en enfer, chrétien ou pas. Je vais avancer ici quatre raisons, il y en a bien entendu beaucoup d’autres :

1) L’abolition du surnaturel

Un des pièges de la vie matérialiste acceptée dans l’Eglise est l’abolition de l’élément surnaturel dans la vie chrétienne. D’où la perte du sens du sacré dans l’Eglise d’aujourd’hui, via la nouvelle messe mais aussi via une attitude générale. L’indifférence vis à vis du Saint Sacrement dans le tabernacle ou la communion dans la main sont les signes visibles d’un changement de mentalité, influencé par la pensée matérialiste. On ne nie pas Dieu bien sûr, mais on fait comme s’il n’était pas là : il est devenu abstrait, lointain, ésotérique. Ou alors l’inverse : c’est le Dieu copain, l’ami, le frère.

De ses deux natures, humaine et divine, c’est la nature humaine qui est prépondérante. Qui croit encore en la Providence ? Qui croit encore que les anges, les saints, la Sainte Vierge et bien sûr aussi les mauvais anges, interviennent en permanence dans notre vie de tous les jours et influencent nos pensées et nos actes ? Qui se laisse guider d’abord par le Saint-Esprit et règle sa vie sur la Providence? Qui cherche d’abord à suivre la volonté de Dieu, à appliquer dans sa vie de tous les jours la maxime « Dieu premier servi » ? Interrogez les catholiques : leurs priorités seront leur travail, leur maison, leurs enfants, leur couple, leur santé, leurs vacances… et après, leur âme.
Leurs préoccupations seront d’abord matérialistes car nous avons tous acquis la mentalité matérialiste de la bête, et celle-ci préside à toutes nos actions. Même nos prières : combien sont-elles orientées vers la satisfaction d’un besoin matériel ?

Quand vivons-nous selon l’Esprit ? Après avoir satisfait nos besoins matériels. Et pourtant la recherche de la paix de l’âme et de la vie éternelle doivent être nos moteurs principaux. Pour cela la doctrine catholique est claire : il faut se détacher des biens matériels, et non pas les rechercher.Notre moteur ne doit donc pas être en premier la satisfaction des besoins matériels mais la satisfaction des besoins spirituels : nourrir son âme avant de nourrir son corps. Cet état d’esprit est aux antipodes de la mentalité actuelle, y compris de la très grande majorité des catholiques, parce que le monde, sa mentalité et ses règles, sont devenues incontournables pour le plus grand nombre. Et le confort matériel indispensable.

2) La prééminence de la chair sur l’Esprit

Il faut l’admettre, il s’est emparé des hommes une véritable frénésie dans l’idolâtrie du matériel et des capacités humaines. Mais les hommes se rendent-ils compte que cette suprématie de la chair sur l’Esprit revient à adorer indirectement le diable, du moins le monde qu’il propose, via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la vie matérielle. Je le répète, le chrétien aujourd’hui s’efforce de rendre compatible les deux alors que c’est impossible, saint Paul a été très clair là dessus : la chair s’oppose à l’Esprit. La plupart de nos contemporains ne comprennent pas que cette idolâtrie du matérialisme remplace toute vie spirituelle. Ou la fausse. En fait on place son bonheur dans la vie matérielle. Ses prières aussi. Et on prie comme on vit : il n’ya qu’à voir les JMJ qui sont la nouvelle forme de prière collective, plus proche du divertissement que de l’hommage au Seigneur : on prie avec son corps mais pas vraiment avec son âme.
L’organisation de la société est aussi un piège grandeur nature car elle vit totalement selon la chair, elle nous accapare dans un mode de vie et de pensée où le spirituel est complètement absent, et où la mentalité chrétienne est remplacée par une mentalité païenne et laïque qui à la longue nous influence.

Je ne sais pas si les gens perçoivent bien l’ampleur du « remplacement » : au travail, dans la vie civile, dans les institutions, dans les médias, sur nos smartphones, et même dans le foyer familial, Dieu est remplacé en permanence par des préoccupations matérielles. Dans ce contexte, qui préside réellement à nos destinées ? Satan ou le Saint-Esprit ? D’où le cri de l’Apocalypse : sortez de Babylone mon peuple, c’est à dire refusez cette pensée et cette vie matérialiste tueuse d’âmes.

3) L’abolition du péché collectif

Mais finalement, pourquoi devrait-on refuser absolument toute amélioration technique ? En quoi celles-ci mèneraient-elles forcément à perdre la vie éternelle ? Les lecteurs l’ont compris, je ne cherche pas ici à trier entre ce qui est bon ou mauvais dans le progrès technique, mais à démontrer que celui que nous avons vécu ce dernier siècle est anormal dans sa forme, dans sa nature et dans ses proportions, et surtout qu’il s’accompagne d’une nouvelle mentalité, la pensée matérialiste, qui est le point-clé.
En effet grâce à ses avancées techniques et scientifiques, l’homme ne place plus sa confiance en Dieu mais en lui-même. Il est parvenu à un degré de connaissance où il peut s’affranchir de Dieu, il peut l’ignorer totalement. De même la société place sa confiance en l’Etat-Providence, sorte de Messie sauveur, qui a pris la place de la Providence divine.

Si demain un virus apparaissait créant une épidémie mortelle, vers qui se tournera-t-on naturellement ? Vers l’Etat, vers la communauté scientifique et médicale, vers les grandes firmes pharmaceutiques. Personne, y compris chez les catholiques, n’irait sérieusement se tourner vers Dieu pour obtenir la résolution de l’épidémie. Pourtant, il y a encore un peu plus d’un siècle, c’est ce que nous faisions. Cette pratique n’avait pas varié depuis l’Ancien Testament rappelle Mgr Gaume, où « s’il surgit, en quelque matière que ce soit, une difficulté sérieuse, c’est au Seigneur qu’on demande la solution. » (ceci ne s’appliquait donc pas uniquement aux épidémies).

Il y a là une fois de plus un changement de paradigme, d’état d’esprit, de mentalité. Oui mais c’est essentiel. Car au temps béni où nous n’avions pas les qualifications scientifiques suffisantes pour résorber une épidémie par nous-mêmes, nous prenions alors conscience de la présence du Ciel dans nos vies, de ce fameux Dieu vivant qui tantôt punit son peuple quand il est infidèle, et tantôt le récompense en le comblant de grâces. Tout simplement parce que dans le monde d’alors, la proportion de gens vivant selon l’Esprit était encore prépondérante. L’esprit moderne trouvera puéril de résorber une épidémie par des prières publiques et des processions ; il néglige en fait un point essentiel : il y avait alors la prise de conscience collective d’un péché collectif. La foi qui dirigeait alors le monde permettait de déduire que cette épidémie était une réponse méritée du Ciel aux péchés de la cité, de la province ou du pays. Les épidémies et autres catastrophes permettaient de réconcilier l’homme avec son Dieu par la reconnaissance publique de ses péchés. Elles étaient autant de signes de Jonas. Car dans le livre de Jonas, quand celui-ci avertit la ville de Ninive de sa prochaine destruction, que se passe-t-il ? Il est décrété une pénitence publique et collective : la ville reconnaît et expie ses péchés durant 40 jours, évitant du coup la colère divine. Dans l’histoire de France, de nombreuses épidémies ont été résorbées de cette façon : par les prières collectives et une expiation publique et acceptée des péchés du peuple.
Oui mais aujourd’hui, puisque l’homme orgueilleux place sa foi en ses propres capacités et dans le progrès scientifique, que se passe-t-il ? Il n’y a plus de reconnaissance publique du péché, il n’y a plus d’expiation ni d’action salvatrice collective, il n’ya donc plus comme pour Ninive la possibilité de sauver la ville ! Nous allons directement vers la grande catastrophe car le nouvel état d’esprit induit par la pensée matérialiste bloque la prise de conscience et empêche l’adoption des bonnes solutions: c’est le piège ultime du malin. Et pourtant, des « avertissements de Jonas » il y en a : cancers, sida, pour ne rester que dans le domaine de la maladie, sont des maladies typiques de la société de consommation et de la concupiscence de la chair. La solution aurait été de dénoncer publiquement les péchés qui y sont liés, et de les combattre. Mais la pensée matérialiste est passée par là, alors il n’y aura pas de rémission ; cette fois-ci la nouvelle Ninive, Babylone, sera détruite.

4) Le refus et même la négation de la loi naturelle.

Derrière cette nouvelle mentalité se dessine l’esprit de révolte propre au démon, un esprit qu’il insuffle à l’homme dans tous les domaines, y compris celui de la loi naturelle. Prenons quelques exemples :
Les OGM sont des modifications de la nature même des plantes, pour qu’elles contiennent des caractéristiques (notamment de résistance à certains prédateurs) non prévues initialement. Cela veut dire que l’homme conteste la façon dont Dieu a prévu les choses dans sa création, et prétend modifier l’essence même de la plante pour qu’elle réponde à de nouveaux critères qu’il a lui-même formulés, en lieu et place de Dieu. En d’autres termes, la nature, créée par Dieu, est perfectible, et moi, l’homme, je suis capable de l’améliorer.
La contraception illustre bien la volonté humaine de s’affranchir d’une autre loi naturelle, celle de la transmission de la vie. Jusqu’au XXème siècle, l’homme n’avait pas les moyens techniques d’empêcher les conséquences d’une union entre un homme et une femme, conséquences naturelles parce qu’inscrites dans la loi naturelle. En s’y opposant avec succès par les moyens que l’on connaît (contraception), l’homme conduit par Satan non seulement parvient à contourner la loi naturelle, mais cela lui permet de modifier du même coup la perception et la nature de ce geste qu’est l’accouplement, en déconnectant le plaisir de sa fin : la transmission de la vie.
– La théorie dominante du réchauffement et du dérèglement climatique procède de la même mentalité. L’homme se persuade que ses propres actions influent sur le fonctionnement du climat. Il ne croit plus en une loi naturelle indépendante de l’homme, ce qui est pourtant le cas, mais la réécrit et l’adapte selon ses propres vues. Ce signe d’un orgueil démesuré se vérifie avec l’objectif de limiter le réchauffement à 2°C, comme si l’homme était capable d’influer à ce point sur les éléments naturels.

 

L’initiation luciférienne

Démontrer la stratégie d’ensemble de Satan (Diviniser l’homme par la chair parce qu’il en a eu les moyens techniques – chose jamais vue jusqu’à maintenant) permet ensuite de démontrer qu’une fois son système durablement établi, il peut passer à la phase suivante : enfermer les hommes dans un étau dont ils ne peuvent sortir (caractéristique de la toute puissance de la bête) et les y maintenir dès le plus jeune âge grâce à un ensemble de techniques que l’on peut appeler l’initiation luciférienne.

 Celle-ci avait déjà été annoncée en des termes clairs il y a 30 ans par David Spangler, directeur de l’Initiative Planétaire (projet des Nations Unies) :
« Personne n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle ne fasse le serment de vénérer Satan. Personne ne fera partie du Nouvel Age sans recevoir une initiation Luciférienne. »

Nous n’allons pas ici débattre de la notion de Nouvel Age ou New age pour savoir si le monde actuel correspond à la définition qu’en faisait Spangler. Ce n’est pas important. L’essentiel est de savoir que dans l’esprit de tous ces initiés, quelle que soient les définitions qu’ils emploient, le nouvel âge est celui de la domination luciférienne sur le monde ; d’autres l’appelleront le règne de l’Antéchrist ; d’autres encore parleront d’ère du Verseau.. La question est de savoir si effectivement tous les êtres humains aujourd’hui passent par cette initiation luciférienne. La réponse est oui.

Cette initiation, c’est l’exposition passive ou active et l’accoutumance à un monde dont les idées, la mentalité, l’état d’esprit, les actes et les institutions proviennent en droite ligne de Lucifer, prince de ce monde et chef des démons, appelé aussi Satan (son nom de guerre).

Je suis au regret de constater, et d’affirmer, que nous sommes tous, depuis quelques lustres, plongés dans un univers luciférien et initiés à celui-ci. Mais initiation ne veut pas dire adhésion. Seuls ceux qui adhèrent à ce système par leurs idées et/ou leurs actes sont marqués par la bête (voilà la signification de la marque de la bête à la main droite ou au front en Apoc. 13:16).

Il ne s’agit pas ici de brosser un portrait exhaustif de cette initiation luciférienne mais d’en démontrer la réalité au travers de quatre volets qui me paraissent particulièrement représentatifs :
– L’utilisation de l’audio-visuel comme principal vecteur de diffusion ;
– La réécriture de la morale sexuelle imposée à l’ensemble de la collectivité ;
– Ses principes institutionnalisés enseignés par l’Education nationale ;
– Une vision du monde basée sur le socialisme d’Etat et le matérialisme athée.

Le détail de cette initiation est donné dans un article publié sur le Grand Réveil le 26 juillet 2017 ; j’invite les lecteurs à s’y référer. Afin de montrer la réalité autant que le machiavélisme et la toxicité de ces idées, j’en extrairai un seul exemple : celui du statut de la néo-femme dans l’ambiance luciférienne actuelle.

La femme luciférienne
Ainsi on a vu éclore, principalement via les institutions, les lois, la littérature, les médias et bien entendu l’ensemble des contenus audiovisuels (télévision, films, séries, jeux vidéos…), un nouveau modèle de femme : après l’avoir libérée sexuellement, puis professionnellement, le nouveau concept est celui de la virilité féminine qui consiste à placer la femme dans des rôles qui lui sont inhabituels, et même souvent contraires à sa nature. Soit la femme est un objet sexuel, soit elle fait preuve d’une virilité exacerbée, apanage de l’homme. On ne peut nier que cette nouvelle façon de penser le rôle de la femme dans la vie de la société est considérablement mise en scène depuis plus de vingt ans par holy-wood.

D’où l’absence de plus en plus remarquée à l’écran des notions de douceur, délicatesse, bienveillance, tendresse, pitié, amour sincère, gentillesse, sincérité, désintéressement, abnégation, altruisme, courage… au profit de la sensualité, de l’opportunisme, de l’égocentrisme, de la brutalité quand ce n’est pas de la violence, de la bestialité, du vulgaire, du sans-gêne, de l’obscénité, de l’impudicité, et, ce qui est de plus en plus grave, de la violence justifiée, dans une culture de mort permanente.

Le plus grave est que ceci rejoint une autre idée dominante particulièrement perverse : celle de la mort institutionnalisée : la femme ne donne plus la vie mais tue son enfant.
La légalisation de l’avortement a transformé la femme qui enfante en femme qui tue son propre enfant. La démarche est identique à ce qui se passe dans la vraie vie où la femme est invitée à se rebeller contre l’harmonie et l’équilibre familial basé sur l’autorité du père et la bienveillance de la mère (l’un est la tête, l’autre le cœur de la famille, les deux sont indispensables tout en ayant une fonction différente), les deux ne formant qu’un dans l’autorité familiale, mais aussi à se rebeller contre sa première mission, donner la vie, par la liberté sexuelle, la contraception et l’avortement. Donc la femme virilisée dans les films, les bandes dessinées et les livres fait la même chose : elle donne la mort.
Jusqu’à maintenant, la femme était le contrepoids de l’homme dans sa bestialité guerrière légendaire; même si une femme pouvait être à l’origine d’un conflit, elles n’y participaient pas et incarnaient la douceur féminine et la force de l’amour dont l’humanité a besoin pour survivre.
Si la femme donne la mort comme l’homme et ne cherche plus à transmettre la vie, alors l’humanité est condamnée.

 Pas besoin de démontrer que la femme qui donne la mort est majoritaire aujourd’hui au propre (dans la vie) comme au figuré (dans les films) : cette mentalité est propre à l’initiation luciférienne.

Fermons la parenthèse.

 

L’union hypostatique, clé de compréhension de l’enjeu majeur de la fin des temps

Troisième et dernier volet de notre démonstration : nous allons expliquer le sens mystique des agissements de Satan, la raison profonde de sa stratégie malsaine.

Pour expliquer l’union hypostatique, nous utiliserons les excellents passages du Traité du Saint-Esprit de Mgr Gaume (1864).
Mgr Gaume commence par citer Suarez : « Il faut tenir pour extrêmement probable que le péché d’orgueil commis par Lucifer a été le désir de l’union hypostatique, ce qui l’a rendu dès le principe l’ennemi mortel de Jésus-Christ.
« En effet, après avoir déjà une première fois introduit son Fils dans le monde, le Père éternel le proposa une seconde fois à l’adoration des anges et leur révéla le mystère de l’Incarnation. Or à cette révélation, Lucifer et ses anges refusèrent à Jésus-Christ leur adoration et leur obéissance. Suivant la doctrine commune des Pères, le démon a péché par envie contre l’homme. »

 « Quand il sut que le Verbe devait s’unir à la nature humaine afin de la diviniser, et en la divinisant l’élever au-dessus des anges, au-dessus de lui-même Lucifer, alors il ne se tint pas dans la vérité. L’orgueil entra en lui ; l’orgueil amena la révolte ; la révolte, la haine ; la haine, la chute. »

 « Le dogme de l’Incarnation suffit pour expliquer la chute de Lucifer, [car] ce mystère est le fondement et la clef de tout le plan divin. »

La connaissance de l’union hypostatique et de sa nécessité absolue dans le plan divin, éclairent parfaitement le mystère de l’Incarnation, mais éclaire aussi la véritable stratégie de Satan.

En quoi consiste l’union hypostatique ?

Mgr Gaume explique :
« Descendue de Dieu, toute la création, matérielle humaine et angélique, doit remonter à Dieu ; car le Seigneur a tout fait pour lui et pour lui seul. Mais une distance infinie sépare le créé et l’incréé. Pour la combler un médiateur est nécessaire. Formant le point de jonction, et comme la soudure du fini et de l’infini, ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu.
Quel sera-t-il ? Evidemment celui qui, ayant fait toutes choses, ne peut laisser son ouvrage imparfait : ce sera le Verbe éternel. A la nature divine il unira hypostatiquement la nature humaine, dans laquelle se donnent rendez-vous la création matérielle et la création spirituelle. Grâce à cette union, dans une même personne, de l’Etre divin et de l’être humain, du fini et de l’infini, Dieu sera homme et l’homme sera Dieu. Ce Dieu-homme deviendra la déification de toutes choses, principe de grâce et condition de gloire, même pour les anges, qui devront l’adorer comme leur Seigneur et leur maître. »

« Lucifer n’a pas péché en ambitionnant d’être égal à Dieu ; il était trop éclairé pour ignorer qu’il est impossible d’égaler Dieu, puisqu’il est impossible qu’il y ait deux infinis. Aussi le prophète Isaïe ne lui fait pas dire « je serai égal » mais « je serai semblable à Dieu« .

« Il est évident que Lucifer a péché en désirant d’une manière coupable la ressemblance avec Dieu. C’est ainsi qu’il désira l’union hypostatique, l’office de médiateur et la place réservée à l’humanité du Verbe, comme lui convenant mieux qu’à la nature humaine, à laquelle il savait que le Verbe devait s’unir. »

On comprend mieux maintenant la finalité du plan de Satan et son objectif réel en cette fin des temps où Dieu l’a autorisé à jouir d’un pouvoir qu’il n’avait jamais eu. Il ne s’agit pas seulement de pervertir les âmes, de les ravir à Dieu et d’en emporter le plus possible en enfer. Il ne s’agit pas d’un concours pour savoir qui remplira le plus son domaine, s’il y aura plus d’âmes en enfer qu’au Paradis. Non, il s’agit pour Lucifer de parvenir à ce qu’il a toujours ambitionné parce que ce fut la cause de sa chute : être le médiateur entre l’homme et Dieu, usurper au Verbe le trait d’union qu’il est entre les hommes et Dieu.

Puisque « ce médiateur sera le lien mystérieux qui unira toutes les créations entre elles et avec Dieu » alors Satan a pour ambition d’inverser cette médiation, d’être lui-même le médiateur qui unit la création à un faux Dieu, lui-même, qui s’est rendu semblable à Dieu selon la formule d’Isaïe.

Satan ambitionne de prendre la place réservée au Verbe ; non seulement il entraîne les âmes en enfer, mais il détrône son Seigneur et maître en prenant sa place non seulement dans le cœur des hommes, mais dans celui de ses propres enfants. Car il ya deux types d’hommes : ceux appartenant à Dieu (les enfants de Dieu c’est à dire les chrétiens baptisés) et les autres, païens, infidèles, athées etc… qui appartiennent déjà à Satan et constituent le monde selon saint Paul. D’où son attaque, non plus uniquement extérieure comme avant, mais intérieure ; d’où l’unique autorisation du Seigneur de pouvoir -enfin- entrer dans son Eglise, ce qu’il n’avait jamais pu faire, afin de corrompre les enfants de Dieu eux-mêmes.

 

En quoi consiste la divinisation de l’homme par l’union hypostatique du Verbe?

Il est essentiel à ce stade de comprendre en quoi consiste la divinisation de l’homme par l’union hypostatique.
La divinisation de l’homme trouve son accomplissement dans l’utilisation à bon escient de ses capacités spirituelles. Spirituel veut dire « qui vit de l’Esprit » mais le sens de ce mot est très souvent détourné de son contexte et de sa véritable signification : le seul Esprit valable, c’est le Saint-Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité. La divinisation de l’homme consiste donc à le faire vivre du Saint-Esprit, c’est à dire à créer une union entre la créature et son Créateur, créer un lien entre l’homme et Dieu, ce que saint Paul appelle devenir le Temple de Dieu«Ne savez-vous que vous êtes le temple de Dieu (1 Corinthiens 3, 16) ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? (1 Corinthiens 6, 19)».

L’homme divinisé l’est donc par ses facultés spirituelles, mises en sommeil lors du péché originel, que Jésus est venu réveiller, réactiver en quelque sorte, en nous donnant le Saint-Esprit par le baptême et la Sainte Eucharistie.
Tous ceux qui utilisent le mot « Esprit » ou le mot « Spirituel » en dehors de cette définition (relié au Saint-Esprit) font une grave erreur et contribuent à détourner ces mots de leur sens réel.

On comprend mieux pourquoi, à la messe traditionnelle, nous nous agenouillons au moment de la phrase « et Homo factus est » (et il s’est fait Homme). C’est un hommage à l’union hypostatique et au mystère qui a provoqué la chute de Lucifer et de ses anges : l’Incarnation est le plan de Dieu de tous les temps pour diviniser l’homme par son Fils. On s’agenouille pour remercier le Seigneur d’un tel don et on lui rend grâce pour sa magnificence et la grandeur de ce mystère.

Comment cette divinisation s’accomplit-elle dans la vie de tous les jours ?
Jean-Pierre Dickès, dans son livre La blessure, l’explique en quelques mots :
« Pour vivre ainsi dans le Christ, les moyens sont nombreux; Ce sera la pratique de l’oraison mentale, la prière, la messe, la communion. Tout cela doit entraîner une transformation de l’âme. C’est aussi l’examen particulier, issu de la méthode de saint Ignace. C’est, bien sûr, la recherche de ses propres défaillances, tous les jours de la vie. Et enfin l’accomplissement des devoirs d’état en esprit d’oraison. Tout a été humilité au quotidien dans la vie du Christ. A chacun de mettre dans chacune de ses actions, même banales, une intention surnaturelle. »
Monsieur Olier répétait souvent cette phrase de saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis ; c’est le Christ qui vit en moi » (par le Saint-Esprit).

 

Le secret de l’Antéchrist : l’union hypostatique entre l’homme et Satan, c’est à dire la divinisation de l’homme par la chair

Vous commencez  à comprendre à ce stade l’immense supercherie mais aussi l’intelligence suprême de Satan : diviniser l’homme non plus par l’Esprit mais par la chair.

L’homme en union hypostatique avec Dieu n’a qu’un seul but : faire grandir ses facultés divines pour améliorer ses conditions de vie spirituelle.
L’homme en union hypostatique avec Satan utilise ses facultés divines pour améliorer ses conditions de vie matérielle.

L’homme divinisé par Notre-Seigneur souhaite vivre du Saint-Esprit et avec le Saint-Esprit. Il est un temple de Dieu, il le sent et il le sait. Pour lui, les éléments matériels sont au service de sa vie spirituelle, ils sont utiles et nécessaires mais secondaires, ils sont un moyen et non une fin. Les fruits de cette vie selon le Saint-Esprit sont visibles dans sa vie humaine, saint Paul nous les a donnés : « Le fruit de l’Esprit, au contraire, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. » (Galates 5:25)

 L’homme divinisé par Satan cherche à vivre matériellement le mieux possible, il voudra améliorer non seulement son confort de vie, de travail, de vie familiale, mais aussi sa santé et sa vie biologique, mais aussi les relations humaines, c’est à dire améliorer les rapports humains via des solutions matérielles.

Pour la première fois dans l’histoire du monde, la période Antéchristique va permettre à Satan de réaliser la promesse faite à Eve : « Vous serez comme Dieu » (Gen. 3:5)

Pour la première fois, Satan va avoir l’autorisation de réaliser par lui-même cette union hypostatique entre lui et les hommes, via un médiateur : l’Antéchrist qui est à la fois une entité matérielle (le système platonicien exacerbé à l’excès) et une spiritualité, la spiritualité de la matière ou la spiritualité de l’homme-dieu.

Cette prise de pouvoir du diable dans le cœur des hommes s’apparente à la fameuse « abomination de la désolation dans le lieu saint » dont parlent le Christ, saint Paul et Daniel à propos de la fin des temps, car Satan s’installe alors dans le Temple de Dieu, c’est à dire en chaque homme, en lieu et place du Christ, et de la même manière : par une union hypostatique qui divinise l’homme, mais cette fois-ci par la chair et non par le Saint-Esprit.

Le démon s’assoit bien dans le sanctuaire de Dieu puisqu’il prend possession de l’homme ; or l’homme n’est-il pas le sanctuaire de Dieu depuis Jésus-Christ?

Il y a substitution de divinité, récupération et inversion de la médiation divine.

 

La divinisation de l’homme

Récapitulons : le seul moyen pour Satan de parvenir à égaler le Christ n’est pas de faire paraître un homme qui lui soit semblable, l’Antéchrist, mais de parvenir à remplacer l’union hypostatique entre l’homme et Dieu par une union hypostatique entre lui et l’homme, se substituant au Christ et le remplaçant dans les cœurs. L’Antéchrist-Antichrist existe bien, ce n’est pas un homme, mais un démon.

Satan parvient au même résultat que le Christ, diviniser l’homme matériellement là où Dieu le divinise spirituellement, mais il lui permet bien d’accéder à des capacité divines qui étaient jusque là réservées au Créateur et à lui seul.

Quelles sont ces capacités divines données à l’homme par Lucifer, qui l’amènent à se proclamer Dieu, à s’adorer lui-même comme Dieu (puisqu’il en a les mêmes capacités) et à adorer indirectement son bienfaiteur, Satan, qui lui a procuré un tel pouvoir ?
Nous n’en donnerons ici que deux, la génétique et la contraception, mais la liste est longue :
on a parlé tout à l’heure de la santé, de la télévision, aurait pu aussi parler de l’électricité, l’aviation, l’automobile, la société de consommation, la chimie (la matière plastique !), l’agriculture intensive, la conquête de l’espace, l’homme qui commande aux éléments naturels et bien entendu l’audio-visuel et l’informatique… toutes ces choses que l’Ecriture appelle des prodiges, rendues possibles par la divinisation de l’homme selon la chair.

La génétique
Parvenir à connaître puis à maîtriser l’ADN des plantes, des animaux et de l’être humain est une capacité récente. Elle touche aux fondements de la création eux-mêmes, donc de ce qui a été créé par Dieu ; c’est une fonction divine par excellence. D’ailleurs les acteurs du transhumanisme ne se targuent-ils pas d’ambitionner de créer de nouvelles cellules, meilleures que les originales ? Oui vous avez bien lu, l’homme pense pouvoir faire mieux que Dieu. Si ceci n’est pas la preuve de la divinisation de l’homme, qu’est ce que c’est ? L’homme avait-il besoin de posséder un tel pouvoir ? et quand il créée des OGM (organismes génétiquement modifiés) n’a-t-il pas pour ambition de modifier les plantes selon ses désidératas, considérant la nature comme perfectible ? Pourtant la nature est bien faite, et tout a été prévu par le Créateur. Il s’agit donc bien ici, non seulement d’une ambition démesurée de créer une nouvelle vie à l’égal de Dieu, mais aussi d’un cri de révolte vis à vis de l’organisation de la vie naturelle, considérée comme inadaptée aux exigences de la nouvelle humanité. Laquelle ? Celle des enfants de Dieu ou celle des enfants de Satan ? La question ne se pose pas pour celui qui vit selon l’Esprit : il n’en a pas besoin car il se soumet à son Créateur et à sa création, pour laquelle il lui rend grâce. Soulignons que l’homme n’est parvenu à ce pouvoir qu’à partir du moment où Satan régnait en maître, u ne fois l’Antéchrist « incarné » dans le monde, c’est à dire après les années 60.
Et que dire de cette affaire récente d’une jeune américaine vierge qui est enceinte par insémination artificielle : une vraie « vierge mère » : l’imitation satanique dépasse la fiction et devient aujourd’hui réalité.

La contraception
Autre domaine que l’homme rêvait de maîtriser : le processus des naissances. Soumis à la rude loi de la reproduction sexuée, l’homme ne pouvait laisser libre à cours aux pulsions sexuelles que Satan lui insuffle fort opportunément. On sait que le péché d’impureté est celui qui mène le plus de monde en enfer ; il fallait donc « libérer » l’homme de ce carcan pour que puisse déferler la société de la liberté sexuelle, et toutes les abominations qui s’en suivent.
La maîtrise des grossesses par la contraception est là aussi une fonction divine puisque l’homme interfère sur une loi naturelle immuable et inaltérable, jusqu’à ce qu’il ait le pouvoir de la modifier. Seul Satan dans la dernière partie de son règne pouvait lui procurer un tel pouvoir.

 

On le savait tout ça, ces ambitions en réalité n’ont jamais été cachées par le démon.
Par exemple, dans le film La beauté du diable sorti en 1950, dont l’histoire est tirée du Faust de Goethe, donc d’un ouvrage du début du XIXè siècle, le diable dit :
« transformer le monde grâce à la science, voilà le but suprême »
Ce que j’explique n’a rien de nouveau, il fallait juste en prendre conscience, et surtout admettre que c’est accompli !

Quant à l’Eglise…
Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier des Académies Pontificales des Sciences et des Sciences Sociales (prélat argentin) lors d’un discours prononcé le lundi 4 avril 2016 a déclaré que «nous vivons un moment magique parce que pour la première fois, le discours de l’Église et le discours du monde représenté par les Nations Unies vont de pair».
La grande prostituée couche dans le même lit que la bête, elle le dit elle-même et ne s’en cache plus ; là aussi, la vérité est sous nos yeux et l’ennemi a l’outrecuidance de l’affirmer haut et fort. Saurons-nous ouvrir les yeux ?

 

Conclusion

Tout l’art de Satan aura été de créer sa religion sans la nommer, sans l’annoncer, sans la montrer. Elle s’appelle communisme, socialisme, capitalisme, laïcité, athéisme, matérialisme, féminisme, humanisme, naturalisme…. tous ces systèmes, pour la plupart en -isme, relient l’homme au diable (religion vient du latin religere : relier) avec une grande subtilité car les hommes adorent le diable indirectement via l’idolâtrie de l’homme tout puissant, de l’argent, de la nature, et bien entendu de la jouissance de la vie matérielle, et de la chair.

Le mal est trop profond, le cerveau est atteint, cette guerre contre l’esprit a fonctionné. Personne, ou presque, n ‘a envie de sacrifier son confort de vie contre une vie spirituelle intense.
Certains essaient de cumuler les deux, les insensés ! Il faut choisir entre vivre selon la chair et vivre selon l’esprit. Ceci n’implique pas que tous ceux qui vivent selon l’esprit soient pauvres, mais ils ont accompli l’essentiel : le refus de cette mentalité matérialiste qui empoisonne les esprits ; ils ont tous eus de nombreuses et douloureuses épreuves ; et tous ont choisi Dieu premier servi, ce qui implique de très nombreux sacrifices dans la vie babylonienne moderne.

Nous l’avons vu, Babylone (le monde moderne) sera détruite car elle a perdu le lien spirituel avec Dieu ; elle n’a plus la capacité de reconnaître et d’expier publiquement ses péchés comme Ninive. Elle sera donc détruite de fond en comble.
J’estime qu’aujourd’hui, compte tenu de la démonstration qui vient d’être faite, nous avons atteint le point de non-retour.

 Je pense que ce que je viens de décrire correspond aux paroles de Notre-Seigneur dans son évangile de la fin du monde :
« Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.
Et, si ces jours n’étaient abrégés, nul n’échapperait ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » (Matthieu 24: 21-22)

Et nous devons relier cette démonstration au texte cité en introduction, les versets 37 à 39 de ce même évangile :
« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme.
Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge survînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. »

Louis-Hubert Rémy expliquait hier en s’appuyant sur les écrits des frères Lémann que pour qu’il y ait intervention divine, il fallait 2 conditions :
1) que le triomphe des méchants soit sur le point de s’achever ;
2) que la purification des bons soit suffisamment accomplie.

Or tout ce que nous venons de décrire correspond aux tribulations et au châtiment du peuple de Dieu, qui a bien été purifié par ce biais, comme l’or que l’on passe au creuset.
Ce ne sont pas les autres qui souffrent, ils sont à la fête. Ils parlent d’ère post-chrétienne pour la France et l’Europe. Ca va être leur tour.

Oui, le monde est jugé et condamné.
Notre-Seigneur va dire : STOP.
Il va mettre fin à l’iniquité, punir les méchants, libérer et récompenser les bons, séparer le bon grain de l’ivraie, en commençant par l’ivraie.

Et comme le Seigneur l’a écrit, peu de gens seront capables de prévoir cet instant, car jusqu’au bout, le commun des mortels ne se doutera de rien. Sauf ceux missionnés pour le dire. Nous sommes arrivés à cet instant.
Doit-on rappeler que l’instant en question est l’équivalent du déluge ?
Que fut le déluge ? La destruction totale en très peu de temps (40 jours) de tout être vivant sur la terre, à l’exception de ceux entrés dans l’arche.

Or que fait Satan ? Il imitera le Christ jusqu’au bout
– Une longue vie cachée
– 3 ans et quelques de vie publique (commencés en 2015 par les Charlie : je suis Satan)
– il meurt : il provoquera lui-même la chute de Babylone, son monde, le monde moderne dont est lui-même l’artisan
il ressuscite : sauvegarde de son petit reste, ses 500 millions, dûment annoncés par « ses » prophéties sur le Stonhenge américain
– il ne reste qu’en compagnie des siens exclusivement, comme le Christ après la résurrection.

Car il n’est pas question pour Satan d’envisager son monde et son ère avec des restes de chrétiens. N’oublions pas que son action n’aura pas permis d’éradiquer toute la foi chrétienne ; après tout, même apostats, schismatiques ou hérétiques, les chrétiens adorent toujours Jésus-Christ comme Dieu, et vouent une grande dévotion à la Vierge Marie. Deux aspects intolérables dans le futur monde de Satan.
Par conséquent, son projet final est de détruire de fond en comble l’ensemble du monde chrétien, d’où l’objectif affiché de ne rester qu’à 500 millions de personnes sur terre… les siens exclusivement. Comment supprimer 7 milliards de personnes ? par le feu nucléaire, l’épidémie, la dévastation.

Il ne faut pas oublier que les Illuminatis nous l’annoncent depuis bien longtemps par le cinéma ; on peut prendre « Terminator » comme exemple, mais il y en a bien d’autres : il y a le « jugement dernier », la fin du monde, et puis la suite
La suite, en réalité, pour ces messieurs, c’est leur nouveau monde après avoir éradiqué tous ceux qui les gênaient (les chrétiens) ou qui étaient en trop. Physiquement et définitivement.
Ces gens là sont des fous furieux, c’est même encore pire : ils savent qu’ils sont damnés, alors ils n’ont plus rien à perdre, ils iront jusqu’au bout.
Leur seule contrainte consiste à se mettre à l’abri au moment voulu aux endroits prévus à cet effet, dans un scénario digne du film « 2012 ». Or ces gens-là ont le pouvoir d’appuyer sur le bouton du feu nucléaire et du reste.

En somme le grand nettoyage va commencer, car ils ont prévu de détruire eux-mêmes le monde qu’ils ont construit. Une auto-destruction.
Sauf que… nous appelons cet événement le châtiment des méchants, parce qu’il ne finira pas par leur victoire mais par leur perte.
Voilà le jugement : nous savons qu’il correspond au châtiment des méchants, qui sera en même temps la libération des justes. Parce qu’à cet instant précis, Dieu interviendra pour sauver les siens.

Comment le divin interviendra-t-il pour contrecarrer les projets du démon ?
Nous le savons pas, mais nous pouvons espérer une ultime miséricorde.

Le 8 décembre 2016, en revenant d’une procession aux flambeaux parisienne de la fête de l’Immaculée Conception, je notais les pensées suivantes :
« Satan ne nie pas Dieu, il fait en sorte que les hommes se détournent de lui, il organise le « grand remplacement » dans les cœurs : les hommes idolâtrent l’argent, les plaisirs, la chair, le matérialisme, afin d’oublier jusqu’à l’existence même de Dieu. Mais il ne peut pas faire plus.
Il fera croire jusqu’au bout qu’il va remplacer Jésus, qu’il aura son Messie pour être adoré à sa place en chair et en os ; mais ce n’est pas possible.
Donc une fois que son empire est prêt, qu’il est à son apogée, il ne peut que gagner du temps, faire croire à ses fidèles que le Messie va arriver, alors qu’en réalité personne ne viendra. C’est là sa plus grande mystification : il fait croire qu’il faut organiser le chaos pour faire venir son Messie, mais son but réel est la destruction du monde car il sait que s’il enclenche aujourd’hui le chaos et une destruction à grande échelle, il fera une moisson d’âmes dans des proportions gigantesques . Et il n’a plus que ça à faire.
C’est là que Dieu va le contrer : il autorisera juste ce qu’il faut de chaos le temps de permettre une ultime prise de conscience et de laisser ses apôtres des derniers temps prêcher une dernière fois ; et puis ce sera la fin, la fin des bêtes qui n’auront pas tenu leurs promesses car elles ne peuvent le faire : le dragon est menteur jusqu’au bout. »
J’espère que la Sainte Vierge m’a inspiré ces lignes et que les hommes auront la possibilité d’un dernier sursaut avant la chute finale.

Une chute nécessaire pour la purification de la terre et l’avènement du règne conjoint du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie.

 

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